• Cher·e @seenthis yakafokon gogogo
    depuis le temps je devrais savoir le faire et recoder cela proprement,
    n’empêche c’est peut-être plus profond,
    car je voudrais échapper à l’actualité
    et que tu me le permettes,
    quand j’étoile un post de 2015
    fais le moi remonter sur mon fil à la date ou je l’ai étoilé.
    Merci de ne pas me contraindre à un tempo que je n’ai pas choisi.

    • Post étoilé hier

      https://seenthis.net/messages/431121

      J’en parlais ce soir, (de la domination des adultes) me suis pris un retour de merde me renvoyant à ma condition personnelle avec en sus une proclamation anti intellectuel·les, me suis retrouvée triste.

      Merci @seenthis, à vous tout·es de me maintenir la tête hors de l’eau, hors de l’asphyxie intellectuelle, justement.

      Donc sorte de révélation sur la condition des enfants que j’aurai voulu partager autrement.

    • Pour le truc technique, peut-être que c’est possible mais à mon avis compliqué, en tout cas là intuitivement je ne vois pas comment. Car faudrait une requête bien plus compliquée pour trier chacun pour soi suivant un critère qui n’est pas « dans les seens » mais en lien entre le seen et chaque personne. À réfléchir, suivant comment les infos sont stockées (me rappelle pas par cœur).

    • @intempestive oui ça va mieux :)
      Merci des références.
      Je reste coite à chaque fois de voir mes contemporain·es penser le monde par l’unique prisme de l’individu. Ça me fait réviser mes croyances sur les modifications socio politiques des années 70 pour mieux capter la construction de l’égoïsme qui sévit aujourd’hui.
      Certes on le fait tous, (et moi la première) puisque c’est notre position qui fait notre point de vue, mais je vois ça de façon quasi systématique.
      La dernière fois, j’aborde le sujet des conditions carcérales bêtement persuadée qu’il était évident que pour avancer toute société devrait au moins s’interroger dessus. On m’a fermé le bec sous prétexte que je n’avais pas été en prison, ou que je n’avais pas d’amis qui y était. Donc il était inutile d’en parler.

      Là, je parle de ce livre que j’aimerai me procurer et pouvoir discuter autour du sujet de la domination des adultes et on me rétorque qu’heureusement j’ai bien élevé ma fille ou bien qu’on ne peut pas aborder le sujet parce que mon interlocutrice n’a pas eu d’enfant. Je ne sais pas comment s’appelle ce phénomène, j’avoue que c’est super frustrant de tenter d’élargir au politique en vain, et le vent de la solitude s’est mis à souffler un peu fort pour me faire taire.

    • @rastapopoulos je n’ai pas été voir ce qui existe, effectivement ça n’a pas l’air aussi simple que mon idée simpliste d’un grand panier de seens ou chacun·e contribue et pioche à une date donnée.

    • Pff, mais oui ça marche bien ici, quand j’ai détoilé réentoilé visité la lune et le ciel, et hop voila que le post de 2015 est bien en tête des seens que je suis. Merci @seenthis il devait juste y avoir un petit temps de rafraichissement stellaire :)

      @aude_v oui, ce n’est même plus not in my garden, c’est only in my garden. Après 2007, je me suis orientée vers une parole politique au quotidien ou je ne choisis pas forcément mes interlocuteurs ou interlocutrices, ceci par refus d’un confort intellectuel entre pair·es et parce que c’est encore la seule voie qui me semble porteuse. Donc je ne dois pas trop m’étonner d’avoir de tels retours et aussi vous remercier tout·es ici de maintenir cette ouverture de pensée.
      #refaire_le_monde

    • @aude_v ce sont parfois les désillusions qui nous font avancer, obligé de lâcher nos croyances on doit penser sans ces soutiens devenus inutiles. Il me semble que dans ces cas là c’est surtout ne pas rester seul·e qui est important justement pour ne pas céder au désespoir ou au cynisme.

  • Onques ne vit si misérable engeance qui prohiba, interdit, défendit, cloua au pilori ! | Culture numérique
    https://www.culture-numerique.fr/?p=7653

    L’Assemblée nationale vient de voter, en deuxième lecture (62 voix pour, une seule contre !) , l’article additionnel au Code de l’éducation qui, de fait, interdit, sauf disposition dérogatoire au règlement intérieur, l’usage des téléphones mobiles et autres moyens de communication (tablettes, objets connectés…) dans les écoles et collèges de France. Rappelons que d’éventuelles dispositions dérogatoires au principe général d’interdiction sur les circonstances et lieux peuvent êtres votées par le Conseil d’administration, que le règlement intérieur dans sa globalité doit être validé par les proviseurs vie scolaire des directions académiques et que ces gens-là ont la réputation d’avoir l’œil sourcilleux…

    • Alors effectivement d’accord avec mes deux collègues précités, en revanche je ne peux m’empêcher de relever cette aimable contradiction : ne remarquez vous rien sur cette photo ?

      J’en avais vu une autre sur la palissade de l’assemble en travaux l’année dernière mais je ne parviens pas à remettre la main dessus et sur laquelle c’était encore plus flagrant, en fait ils et elles étaient toutes et tous sur Facebook et Twitter (et aucun ou aucune sur Seenthis, ce qui est uen bénédiction)

    • Tout cela est très ambivalent. Il est évident que ces outils sont utiles. Il est consternant de constater comme nous ne sommes pas dupes : leur utilisation réelle consiste essentiellement à faire des trucs qui détournent l’attention de l’instant présent.
      Mais je ne peux qu’être consterné par l’interdiction par la loi... quoique l’ouverture aux exceptions peut laisser présager qu’il sera possible aux équipes enseignantes d’intégrer ces outils dans un cadre plus à même d’éviter les usages délétères dont ils souhaitent se prémunir ?

    • Pour moi, #interdire est toujours la réponse des faibles et des incompétents. #Éduquer me semble bien plus efficace : ma fille a eu son premier ordinateur à 3 ans, mais on lui a appris à s’en servir et surtout à en comprendre les limites. Le portable est arrivé bien plus tard (après les camarades) et là aussi, avec toute une éducation sur les problèmes d’attention, de concentration, de dispersion, de distraction, incidences sur le sommeil et donc la mémorisation.
      Quand j’étais gosse, c’était la calculatrice toute simple qui était interdite. Ensuite, seulement celle qui faisait des graphiques… maintenant, ils en font des tonnes avec la calculatrice quasi-ordinateur avec verrouillage à la con.

      Plutôt que d’interdire les outils de notre temps, on ferait mieux d’éduquer non seulement à leur usage, mais aussi à travailler les aptitudes qui sont indispensables. Je crois voir que l’éducation à la concentration, aux techniques de mémorisation, aux processus cognitifs, c’est un peu au petit bonheur la chance. D’où l’appétence pour les prothèses.

      Je trouve ça con de se priver d’outils efficaces. Je trouve encore plus con qu’on n’apprenne pas à s’en servir avec efficience et à se prémunir des comportements addictifs. Comme toujours, on interdit un truc pour le rendre désirable et on en favorise ainsi les #mésusages.

    • Discussion ce WE avec une instit’ de maternelle. Ils vont installer les tableaux numériques cet été. En maternelle. La formation des instits aura lieu en novembre. D’ici là, les tableaux resteront éteints. Et ensuite... il faudra voir les cas d’usage. Personnellement, je ne vois pas. Mais chuis pas instit’. Il y a déjà tellement à faire sans écran à cet âge... Et... pour quoi faire ?
      Et puis il y a la formation des formateurs. Ils ont déjà tellement à enseigner, on leur demande en plus d’utiliser un outil mal conçu. J’ai eu ce souci dans tous les cours d’informatique depuis que je suis gamin : des profs à qui on demande d’être sachant sur une matière qui ne permet pas de l’être sans y avoir passé un temps qu’ils n’ont pas... ça donne des cours mal foutus avec des élèves qui voient bien que leur enseignant est mal à l’aise...

    • La semaine dernière j’ai offert un jeu de memory avec des cartes en bois pour les trois ans de ma petite-fille. Elle kiffe grave. Et elle trouve que Pépé-Phil déchire au memory.

      Cette année en classe d’anglais en quatrième d’Adèle-Zoé, l’enseignante a fait conduire un sondage à propos des usages connectés des unes et des autres, les élèves devaient répondre en anglais à un questionnaire en anglais à propos de leurs usages connectés, temps passé quotidiennement devant un écran de télévision, d’ordinateur, de téléphone, tablette, de console que sais-je, type d’activité, puis ensuite calculs de pourcentages et représentation des résultats toujours en anglais.

      La prof a ensuite emporté les résultats de cette enquête qu’elle conduisait uniquement, croyait-elle, à des fins pédagogiques (avec notamment le croisement des matières très en vogue à Decroly, d’où le calcul des pourcentages en anglais) lors d’un conseil de profs et ils et elles se sont regardées effarées, moins les élèves étaient connectés et consommateurs et consomatrices d’écran et plus forte était leur concentration en classe ou réputée telle dans les devoirs à la maison.

      Chaque année lors des réunions de parents d’élèves, il y a quelques parents pour réclamer à corps et à cri que les cahiers de texte et/ou toutes sortes d’autres organes de communication soient en ligne parce que pour elles et eux c’est plus facile à suivre sur leur téléphone et toutes les applications suggérées pour ce faire sont des trucs de google et autres et quand on argue en retour qu’on n’est pas super pressé (je parle pour moi) que des données concernant nos enfants entrent dans des silos de données, on passe pour un dangereux paranoïaque (et comme sa propre fille est réputée bonne élève, on voit bien comment certains et certaines soupçonnent que cette dernière ne doit pas rire tous les jours à force de méthodes coercitives et forcément paranoïaques, alors que ma méthode est simple, je ne regarde jamais dans le cahier de texte de mes enfants)

    • Ah tiens, c’est drôle, j’écoutais à l’instant l’interview radio de Yves Bonnardel à propos de son livre La domination adulte https://seenthis.net/messages/431121 où l’on parle de l’éducation à l’incompétence et du statut d’enfermement et de non-droits des enfants.
      Cette loi est censée résoudre un problème de désintérêt de l’école. Ce désintérêt patent se fait au profit de facebook et des textos qui sont addictifs ? Alors, suivons les recherches intelligentes sur le traitement des addictions, avec des lieux encadrés et dédiés pour accompagner les drogués, avec les drogués : des salles de shoot, des échanges de paroles, du respect pour les personnes.
      Sinon ce n’est qu’une façon de masquer le manque de remise en question du #dressage_scolaire en renforçant un peu plus l’exaspération des enfants et en les soumettant à un nouveau type d’humiliation.