https://www.middleeasteye.net

  • Comment les élites palestiniennes n’ont pas su empêcher le vol de terres par Israël
    Joseph Massad | Lundi 27 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/israel-palestine-occupation-elites-echec-lutte-vol-terres-collaborati

    La classe terrienne palestinienne aurait pu s’organiser pour lutter contre l’accaparement sioniste des terres. Mais à cause de sa négligence et de sa collaboration avec l’occupation, les Palestiniens ordinaires se sont retrouvés seuls à résister (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • L’accord gazier entre Israël, l’Égypte et l’UE est un autre feu vert à l’occupation et aux atteintes aux droits
    Inès Abdel Razek | Mardi 28 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-egypte-union-europeenne-accord-gaz-tripartite-violation-droits
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/israel+leviathan%20natural%20gas%20field%20afp.jpeg

    L’Union européenne (UE) vient de signer un accord gazier tripartite avec l’Égypte et Israël, lequel va accroître sa dépendance au gaz israélien. Qualifié par la présidente de la Commission européenne d’« accord historique », celui-ci prouve qu’en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et du droit international, l’UE et ses membres n’ont aucune crédibilité.

    Cet accord s’inscrit dans le cadre de la recherche d’alternatives au gaz et au pétrole russe par l’UE dans le contexte de la guerre en Ukraine. Charles Michel, président du Conseil européen, affirme que l’embargo sur les importations de pétrole russe suspend « une énorme source de financement pour sa machine de guerre ».

    En remplacement, l’UE s’engage sur un chemin qui va la rendre plus dépendante du gaz israélien, malgré l’occupation militaire depuis plus d’un demi-siècle et les 74 années de dépossession coloniale des Palestiniens par Israël, lequel commet des atteintes flagrantes au droit international qui s’apparentent à un crime d’apartheid.

    Cet accord gazier fait suite à la mise en œuvre des accords d’Abraham, l’initiative négociée par les États-Unis pour normaliser les relations entre Israël et les États arabes. Cet accord rendra également l’UE plus dépendante de l’Égypte, régime dictatorial qui compte environ 60 000 prisonniers politiques et enfreint couramment les droits de l’homme, ce que l’Union normalise également.

    En début d’année, l’UE a alloué 657 millions d’euros à EuroAsia Interconnector, une ligne sous-marine qui relie les réseaux d’électricité d’Israël, de Chypre, de la Grèce et de l’Europe. (...)

    #IsraelUE

  • Israël attise une guerre civile contre ses citoyens palestiniens | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-attise-guerre-civile-contre-citoyens-palestiniens-colons-milic

    « Tout ce qui ne peut être réglé par la violence peut être réglé par plus de violence encore »

    #vitrine_de_la_jungle

  • Palestinian Authority grants bail to accused killers of activist Nizar Banat
    By MEE staff | Published date: 22 June 2022 | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/palestinian-authority-grants-bail-accused-killers-nizar-banat

    The Palestinian Authority has ordered the release of 14 security officers who stand accused of killing activist Nizar Banat last year.

    The officers have been freed on the condition that they attend court hearings on time, a top Palestinian security official who requested anonymity told AFP.

    The risk of Covid-19 spreading in the West Bank prison where they were held was cited as grounds for their release in a letter seen by the news agency, written by the prosecutor responsible for oversight of Palestinian security forces, Abdelnasser Jarrar. (...)

    #AP

  • Updated : Israeli Army Assassinates Three Palestinians In Jenin – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-army-assassinates-three-palestinians-in-jenin

    Undercover Israeli soldiers assassinated, on Friday dawn, three young Palestinian men, and injured nine, after the army opened fire at a car in an ambush in Jenin city, in the northern part of the occupied West Bank.

    Eyewitnesses said the soldiers infiltrate the Eastern Neighborhood of Jenin city, ambushed a Palestinian car, and fired dozens of live rounds at it, killing the three young men in it.

    Medical sources at the Jenin governmental hospital have confirmed that the soldiers killed Bara’ Kamal Lahlouh, 23, from Jenin refugee camp, Yousef Nasser Salah, 23, and Laith Salah Abu Srour, 24, from Jenin city.
    The soldiers fired dozens of live rounds at the car and its surrounding area, wounding ten Palestinians, one seriously after he was shot in the neck and three who suffered moderate-to-severe wounds. (...)

    #Palestine_assassinée

    • West Bank: Israeli forces kill three Palestinians in a car during Jenin raid
      By Shatha Hammad in Ramallah, occupied Palestine | Published date: 17 June 2022 06:57 UTC | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/news/west-bank-israel-forces-kill-palestinians-car-jenin-raid

      Israeli forces killed three Palestinians in the early hours of Friday during a raid by the army in Jenin in the occupied West Bank.

      The three armed men died when Israeli forces opened fire on the vehicle in which they were travelling.

      They were identified as Yusef Salah, 23, Baraa Lahluh, 24, and Laith Abu Srur, 24, all from Jenin, according to the Palestinian Ministry of Health. Eight more people were moderately wounded in the raid.

      The raid started at 2am local time when a large number of Israeli forces stormed the city’s eastern neighbourhood, taking positions atop residential buildings and conducting field interrogations.

      Mujahid al-Saadi, a journalist from the area, told Middle East Eye that Palestinian fighters from the city responded to the raid with fire - as has been the case in Jenin in recent months - leading to gunfights with Israeli soldiers.

      While Palestinian fighters were retreating from the area, the car carrying the three men got jammed and they were forced to take cover inside it.

      Israeli soldiers then surrounded the vehicle and shot directly at it, killing the three men inside and seizing their weapons, Saadi told MEE. (...)

  • Une fois encore, l’Europe capitule devant Israël
    Sami Abu Shehadeh | Mardi 14 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-palestine-europe-roberta-metsola-capitule-occupation

    Le discours prononcé par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola devant la Knesset israélienne fin mai est peut-être l’un des discours les moins responsables que j’aie jamais entendus de la part d’un dirigeant étranger à l’égard d’Israël.

    On aurait pu s’attendre à ce que cette dirigeante originaire de Malte, un pays traditionnellement solidaire du peuple palestinien et qui représente un bloc favorable à une politique étrangère fondée sur des valeurs, l’État de droit et la responsabilité, parle sans détours aux puissants.

    Au lieu de cela, nous avons entendu tout l’inverse : une capitulation de l’Europe face aux politiques d’annexion et d’apartheid d’Israël que dénoncent Amnesty International et Human Rights Watch. Le soutien de façade apporté à la solution à deux États à la fin de son discours ne change rien au fait que la dirigeante n’a pas mentionné les mots « occupation », « colonisation » ou « annexion », pas plus qu’elle n’a évoqué les droits des Palestiniens, le droit international ou les résolutions de l’ONU.

    Roberta Metsola n’a manqué aucune occasion de réaffirmer sa position, ignorant qu’Israël n’est pas un pays uniquement réservé aux juifs, mais un pays où 20 % de la population est composée de citoyens palestiniens.

    Elle a fait part de sa grande admiration pour l’ancienne Première ministre israélienne Golda Meir, tristement célèbre pour avoir déclaré que « les Palestiniens n’exist[aient] pas ».

    Elle n’a même pas mentionné Shireen Abu Akleh (...)

    #IsraelUE

  • Liban-Israël : gros enjeux gaziers, risques de guerre limités
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban | Vendredi 10 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-israel-gaz-offshore-risques-guerre-frontiere-maritime

    La situation semble assez délicate pour que le médiateur américain chargé de la délimitation de la frontière maritime entre le Liban et Israël, Amos Hochstein, décide de se rendre d’urgence à Beyrouth.

    Le haut conseiller pour la sécurité énergétique mondiale au département d’État, attendu dimanche dans la capitale libanaise, n’y était plus venu depuis l’automne dernier, après les blocages apparus dans les négociations indirectes entre les deux pays, techniquement en guerre depuis 1948.

    Amos Hochstein a été invité par les autorités libanaises après la décision d’Israël de commencer l’exploitation du champ gazier disputé de Karish, entraînant une vive polémique couplée à des menaces entre les deux pays.

    Cette démarche, qui intervient alors que les négociations sur la délimitation de la frontière maritime sont toujours en cours, a été qualifiée de « provocation » et d’« acte hostile » par le président libanais Michel Aoun.

    Pour le Premier ministre Nagib Mikati, la procédure israélienne est « extrêmement dangereuse » et risque de « créer des tensions dont personne ne peut prévoir les répercussions ».

    L’accélération par Israël de l’exploitation du gisement de Karish s’inscrit dans le cadre d’une vaste stratégie initiée par les États-Unis et les pays occidentaux pour une réorganisation du marché du gaz. (...)

    #Liban

    • c’est pas comme si Total pouvait pas exploiter d’office, pour le compte du Liban, le gisement que les Israeliens ont commencé a exploiter de leur côté de la frontière :-)

      Il fait quoi Manu, avec nos amis Libanais et son fleuron carboné ?

  • Argent et soft power : l’Arabie saoudite a fait de l’entrisme au Festival de Cannes
    Caspar Salmon | Vendredi 10 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/arabie-saoudite-cannes-festival-film-cinema-mer-rouge-soft-power-droi

    Au milieu du culte voué aux stars et des remises de prix, il est facile d’oublier que le Festival de Cannes est avant tout un énorme marché destiné à la vente de films et plus généralement au business.

    À cet égard, l’édition 2022 du festival a été marquée de son empreinte par le Festival du film de la mer Rouge, le festival saoudien qui organise sa deuxième édition du 1er au 10 décembre 2022.

    Cette année, le festival du film de la mer Rouge a investi dans des affichages publicitaires accrocheurs à l’aéroport de Nice – passage incontournable des festivaliers internationaux – et s’est offert la couverture du magazine consacré à l’industrie du cinéma Screen Daily, distribué chaque jour à des milliers de participants au Palais des Festivals.
    (...) La première édition du festival s’est déroulée en présence de Thierry Frémaux en personne, délégué général du Festival de Cannes, tandis que les films ont été programmés par Édouard Waintrop, ancien programmateur de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

    Catherine Deneuve s’est vu décerner une distinction spéciale du festival et s’est présentée pour la recevoir dans un pays qui réprime régulièrement les dissidents et enfreint le droit international, quand il ne commet pas de véritables crimes de guerre.

    Des célébrités telles que Clive Owen, Vincent Cassel et Hilary Swank ont également honoré de leur présence le lancement d’un festival dans un pays dont le dirigeant a ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi.

    Vincent Cassel, qui a également profité de son séjour pour assister au Grand Prix de Formule 1 controversé organisé à Djeddah, a offert en échange de son séjour une sortie médiatique pro-saoudienne : « J’étais au circuit de F1, maintenant je suis ici, c’est loin de l’image qu’on a de ce pays, on sent que ça bouge, qu’il y a du changement. » (...)

    #Arabie_saoudite

  • Army Abducts Ten Palestinians, Injures 79, In Jerusalem
    May 30, 2022 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/army-abducts-ten-palestinians-injures-79-in-jerusalem

    On Sunday, Israeli soldiers abducted at least ten Palestinians and injured 79, in several parts of occupied Jerusalem after illegal Israeli colonizers conducted provocative marches in the Al-Aqsa Mosque, the Old City, and several parts of occupied Jerusalem.

    Hundreds of Israeli colonizers marched from the Bab al-Amoud area in the Old City while carrying Israeli flags and chanting racist slogans, calling for removing the Palestinians from Jerusalem and denying the Muslims access to the Al-Aqsa Mosque.

    The WAFA Palestinian News Agency said the colonizers were hurling insults at the Palestinians and chanting slurs and racist slogans against the Muslim prophet Mohammad and chanting “Death To Arabs” and other slogans calling for demolishing Al-Aqsa and expelling the Palestinians from occupied Jerusalem.

    |Right-Wing Israeli Settler Leader and Israeli Soldiers Invade Al-Aqsa Mosque – IMEMC|

    Dozens of Israeli soldiers accompanied large groups of colonizers into the courtyards of the Al-Aqsa Mosque and abducted ten young men.

    The Wadi Hilweh Information Center In Silwan (Silwanic) said the soldiers assaulted and injured an elderly Palestinian man, Mousa Hijazi. and prevented dozens of schoolchildren from entering the courtyards of Al-Aqsa. (...)

    #Jerusalem

    • Jalal
      @JalalAK_jojo
      12:21 AM · 30 mai 2022
      https://twitter.com/JalalAK_jojo/status/1531037973902508032

      A pogrom took place in Sheikh Jarrah this evening, it lasted for hours. When Israeli forces intervened, they secured the perimeter to the aid of raiding settlers.
      they used bullets, gas & water cannon against🇵🇸, while a State-Sponsored Pogrom took place uninterrupted inside SJ.
      Same in the Old City of Jerusalem, where another pogrom took place, conducted in coordination between 🇮🇱 police & flag-waving 🇮🇱marchers.

      All the videos I see from the Old City are settlers insulting & assaulting Palestinians INSIDE THEIR HOMES.

      Police was aiding & abetting.
      Last but not least, all journalists inside old city were harassed, some attacked & had objects thrown at them. I’ve seen plenty of evidence &got told by journo friends who had a press pass.

      The videos again show 🇮🇱police aid & abet by allowing the violence to go uninterrupted.
      This looks and feels like a literal State-Sponsored pogrom, because the Israeli state is now waging a propaganda campaign glorifying the #FlagMarch and showing clips of the dancing outside, while no one is showing the horrors Palestinians witnessed by fascists at their doorsteps.
      In the following thread, I’ll share a few videos I collated, but none of the footage below is mine.

      Starting with this: joint attack by 🇮🇱marchers & 🇮🇱police against Palestinian home in the Old City (...)

    • Nationalist Flag March Returns to Jerusalem in All Its Ugliness
      Nir Hasson - May. 29, 2022 11:38 PM - Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/2022-05-29/ty-article/nationalist-flag-march-returns-to-jerusalem-in-all-its-ugliness/00000181-1159-d3ed-a7a3-375fa3a50000

      After a few relatively quiet years, then a year in which the parade was cancelled due to the coronavirus pandemic, and a year in which it was rerouted due to security tensions, the Flag March returned to Jerusalem’s Damascus Gate and Muslim Quarter, in all its ugliness.

      In the years before 2020, under pressure from the High Court of Justice, the media and police, organizers of the march tried hard to minimize the violently racist chants of participants, and it seemed to work. Marchers who started singing “Death to the Arabs” and “May your village burn” were silenced by organizers and threatened with arrest by police. The marches continued in relative quiet, with some Palestinian stores along the route even remaining open.

      This year, everything was reversed. From the morning hours, hundreds of marchers and celebrants started filling the streets of the Old City. At Moghrabi Gate, Temple Mount organizations racked up the highest number of Jews coming to the Mount in one day since 1967, with 2,600 arriving at the compound. Some of them bowed, some raised flags.

      In nearby alleys, dozens of groups of Jewish youths chanted, cursed and blocked access to Palestinians. Police officers started to remove Palestinians from the streets and merchants understood what was about to happen and closed their shops. Some groups found alleys with no policemen and entered private yards, cursing and confronting Arab residents. But this was only the beginning.

      “שועפט עולה האש”
      “יהודי זה נשמה, ערבי זה בן זונה”
      “מוות לערבים”
      “מוחמד מת”
      “שיישרף לכם הכפר”
      מפגן גזענות של היציע המזרחי ותומכיהם בשער שכם. pic.twitter.com/DpyLZCmWzB
      — Josh Breiner (@JoshBreiner) May 29, 2022
      https://twitter.com/JoshBreiner/status/1530928525569572864

      At noon, other groups of Jews started streaming into the Old City, and the tide grew until the march began. Thousands of people passed through Damascus Gate, with the most popular song on their lips being a religious song that was sung at the ill-famed wedding of hate, following the lethal arson attack in Duma, ending with Biblical words taken out of context, calling for blinding Palestinians, “may their name be accursed,” the last words uttered in a scream. This song has replaced a song extolling Jerusalem, which used to be sung on this march in earlier years.

      The more extremist groups went through the gate with ecstatic enthusiasm, singing “Death to the Arabs” and “May your village burn,” “Mohammed is dead,” “Shoafat is burning” and more. Other less extreme groups, singing less inflammatory songs, couldn’t walk by without banging on the tin doors of the shuttered stores. One can only imagine what this sounded like to the hundreds of Palestinian families who were locked in their homes for hours.

      At times it seemed the police had lost control. In one case, an elderly Palestinian woman raised her arms in response to the cursing and was met with pepper spray and kicks by the celebrants. When she was evacuated on a stretcher, water bottles were thrown at it. The Palestinians responded by throwing chairs and other objects. The Jews used tear gas. In another case, a Palestinian journalist was attacked, and in a third instance, a marcher pulled a gun and threatened Palestinians in the plaza outside Damascus Gate.

      Clashes erupted in adjacent streets, with some injuries reported after both sides threw stones. Towards the end of the march, dozens of Jews attacked Palestinian houses and vehicles in Sheikh Jarrah. Palestinians responded by throwing stones. One Jew was injured.

      The answer to the question of why did the march return to its earlier format this year can be found in two places. The first is the extremist campaign by Bibi-ists, which has been sweeping over the right wing in the course of the last year. Among Israeli flags there were three other flags at the march – Likud flags, flags with Benjamin Netanyahu’s face, and flags of the Lehava Jewish supremacist organization.

      It seems that the hatred toward anything perceived as Arab, leftist or linked to the media has percolated for many months in the minds of the marchers, finding a vent as soon as they crossed Damascus Gate or encountered Palestinian passersby.

      The second explanation is what happened to the march last year. The fact that after 30 years the march did not go through the gate and the Muslim Quarter was perceived as a debacle that must be amended, by holding a larger, more extremist march this year.

      Here and there were people trying to silence the racist cries and calm things down, but this was usually met with disdain, if not vilification. One such person was Yaki Saada from the religious village Givat Washington, who argued with dozens of youths in an effort to stop the racist chants. “It drives me crazy,” he said. “I come here every year, it’s important for me to celebrate but not to provoke people. These are small children with no shepherd, it’s not Judaism,” he says. But voices such as his were drowned out by the banging of doors and racist chants.

      In the days preceding Jerusalem Day, a war of flags broke out in Jerusalem. It began with the funeral of journalist Shireen Abu Akleh, which included the flying of Palestinian flags on the Temple Mount and in Palestinian neighborhoods. Jews responded with thousands of flags during the march, but also with huge flags hung on the old municipality and on the Chords Bridge at the entrance to Jerusalem.

      The Old City walls were illuminated with Israeli flags as well. It seemed Israelis were winning this war. But then Palestinian activists managed to fly a drone carrying the Palestinian flag above the celebrants at Damascus Gate. This was no simple feat, requiring the evasion of police monitoring. Police managed to bring it down using technological methods, but it still amounted to a small Palestinian victory.

      At the end of the day, at the time of this writing, Jerusalem Day ended in a relatively calm manner. It may be too early to say a blessing, since past experience shows that thugs will roam the streets of Jerusalem at night, looking for Palestinian victims.

      In Sheikh Jarrah, stone throwing was intensifying. Hamas, as expected, did not launch a new round of hostilities and police managed to control most of the incidents without serious injuries. The marchers will return home and we’ll move on to the next story. It’s Shavuot soon, with people going to the Temple Mount amid more tension.

      But what are the real implications of such a march? What imprint will it leave in the minds of thousands of youths who were fired up with racist and ultra-nationalist hatred? What imprint will it leave on Palestinian residents? At 8:30 P.M., outside Damascus Gate, the ground covered with plastic bottles, stickers and broken flag poles, with the last celebrants walking by, the future looked grim.

    • Jérusalem : des Palestiniens agressés par des ultra-nationalistes israéliens lors de la Marche des drapeaux
      MEE - Par Lubna Masarwa, Huthifa Fayyad Published date : Lundi 30 mai 2022
      https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/jerusalem-palestine-israel-violences-marche-drapeaux-ultra-nationalis

      Des Palestiniens ont été frappés et aspergés de gaz poivré par des Israéliens qui scandaient « Mohammed est mort ! » lors de cette marche de l’extrême droite dans le quartier musulman de la vieille ville (...)

  • New evidence suggests Shireen Abu Akleh was killed in targeted attack by Israeli forces - CNN
    https://www.cnn.com/2022/05/24/middleeast/shireen-abu-akleh-jenin-killing-investigation-cmd-intl/index.html

    ’They were shooting directly at the journalists’: New evidence suggests Shireen Abu Akleh was killed in targeted attack by Israeli forces

    By Zeena Saifi, Eliza Mackintosh, Celine Alkhaldi, Kareem Khadder, Katie Polglase and Gianluca Mezzofiore, CNN
    Video by Livvy Doherty and Oscar Featherstone, CNN

    Updated 1804 GMT (0204 HKT) May 24, 2022

    (CNN)Several shots ring out in quick succession, cutting through a clear, blue spring morning in Jenin, in the West Bank. Crack, crack, crack, crack, crack, crack, crack.
    The cameraman filming the scene scrambles backwards to take cover behind a low concrete wall. Then a man cries out in Arabic: “Injured! Shireen, Shireen, oh man, Shireen! Ambulance!”
    When the camera operator pans around the corner, Al Jazeera journalist Shireen Abu Akleh can be seen lying motionless, face down on the ground as another Palestinian reporter, Shatha Hanaysha, crouches down beside her, using a tree trunk for cover. Hanaysha reaches out and tries to rouse her as gunshots continue. There’s no response. Both women are wearing helmets and blue protective vests marked “Press.”
    In the moments that follow, a man in a white T-shirt makes several attempts to move Abu Akleh, but is forced back repeatedly by gunfire. Finally, after a few long minutes, he manages to drag her body from the street.
    The shaky video, filmed by Al Jazeera cameraman Majdi Banura, captures the scene when Abu Akleh, a 51-year-old Palestinian-American was killed by a bullet to the head at around 6:30 a.m. on May 11. She had been standing with a group of journalists near the entrance of Jenin refugee camp, where they had come to cover an Israeli raid. While the footage does not show Abu Akleh being shot, eyewitnesses told CNN that they believe Israeli forces on the same street fired deliberately on the reporters in a targeted attack. All of the journalists were wearing protective blue vests that identified them as members of the news media. ​
    “We stood in front of the Israeli military vehicles for about five to ten minutes before we made moves to ensure they saw us. And this is a habit of ours as journalists, we move as a group and we stand in front of them so they know we are journalists, and then we start moving,” Hanaysha told CNN, describing their cautious approach toward the Israeli army convoy, before the gunfire began. (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

    • Mort de Shireen Abu Akleh : une enquête de CNN pointe la responsabilité de l’armée israélienne
      Le Monde | Publié le 25 mai 2022
      https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/25/mort-de-shireen-abu-akleh-une-enquete-de-cnn-pointe-la-responsabilite-de-l-a

      S’appuyant notamment sur l’analyse de plusieurs vidéos, la chaîne américaine affirme que, contrairement aux déclarations d’Israël, aucun affrontement ne se déroulait près de la journaliste, qui a été tuée, selon CNN, dans une attaque ciblée de l’armée israélienne.
      (...)
      Naftali Bennett, a même affirmé que la responsabilité de « Palestiniens armés » dans la « mort malheureuse de la journaliste » était « probable ». L’enquête préliminaire a, pour sa part, établi que si l’un de ces soldats avait tiré la balle qui a tué Mme Abu Akleh, il ne semblait pas coupable d’un crime, notamment parce que la journaliste se trouvait, au moment de sa mort, « au milieu d’une zone de combats intenses ».

      Une défense qu’une enquête menée par CNN – notamment à partir de deux vidéos de la scène, d’une analyse audio et de l’expertise d’un professionnel des armes explosives – déconstruit presque entièrement. Plus : la chaîne américaine affirme même que la journaliste a été tuée dans une attaque ciblée menée par l’armée israélienne. (...)

  • Pour les Israéliens, il est impossible de voir l’avenir
    Gideon Levy | Mardi 24 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israeliens-impossible-voir-avenir-palestine-occupation-apartheid-egal

    S’il y a une chose qui manque complètement au débat public en Israël, c’est une vision à long terme. Israël ne regarde pas vers l’avenir, pas même une demi-génération plus loin.

    Les enfants occupent une grande place en Israël : le temps et l’énergie qui leur sont consacrés dépassent largement ce que l’on connaît généralement dans la plupart des autres sociétés. Et pourtant, personne ne parle de ce qui les attend, eux ou leurs propres futurs enfants.

    Pas un seul Israélien ne sait où va son pays.

    Adressez-vous à n’importe quel Israélien ordinaire ou à n’importe quel responsable politique, journaliste ou scientifique, du centre, de droite ou de gauche et demandez-lui où va son pays, à quoi son pays ressemblera dans vingt ans, ou cinquante. Ils ne sont même pas capables de décrire ce à quoi le pays pourrait ressembler dans dix ans. Peu d’Israéliens pourraient même dire quelle direction ils aimeraient voir leur pays prendre, au-delà de slogans creux prônant la paix, la sécurité et la prospérité.
    Une question troublante

    La seule question qui se pose au sujet du long terme est également très instructive : Israël existera-t-il encore dans vingt ou cinquante ans ? C’est la seule question que vous entendrez en Israël à propos de l’avenir. Et pendant ce temps, une autre question – « Y aura-t-il un jour la paix ? » –, pourtant omniprésente il y a une ou deux générations, n’est plus à l’ordre du jour et n’est presque jamais posée. (...)

  • Un groupe israélien d’extrême droite appelle à démanteler le dôme du Rocher le « jour de Jérusalem »
    Par MEE | Vendredi 20 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-jerusalem-lehava-groupe-israelien-extreme-droite-appelle-de

    Le dirigeant d’un groupe israélien d’extrême droite a appelé mercredi à la démolition du dôme du Rocher à Jérusalem-Est occupée.

    Bentzi Gopstein, fondateur et dirigeant de Lehava, a publié sa proposition controversée sur internet. Dans sa publication, il appelle les colons israéliens à s’unir à l’occasion du « jour de Jérusalem » le 29 mai pour faire irruption à al-Aqsa et commencer à démanteler ce monument musulman afin d’ouvrir la voie à la construction d’un temple juif en lieu et place de la mosquée al-Aqsa.

    « Le jour de Jérusalem, qui tombe le 29 mai, est le jour de la démolition du dôme du Rocher », écrit Gopstein.

    Le « jour de Jérusalem » est une fête israélienne annuelle, célébrée le 28e jour du mois de Iyar dans le calendrier hébreu, commémorant « l’unification » de la ville lorsque l’armée israélienne a occupé Jérusalem-Est en 1967 pendant la guerre des Six Jours puis a l’annexée en violation du droit international.

    Le groupe Lehava a publié une affiche sur les réseaux sociaux montrant une pelleteuse près du dôme du Rocher. Sur une autre affiche, une pelleteuse semble déblayer les ruines de la mosquée. (...)

  • New video shows no fighting before journalist Abu Akleh’s killing | Israel-Palestine conflict News
    By Al Jazeera Staff - Published On 20 May 2022
    https://www.aljazeera.com/news/2022/5/20/new-video-shows-no-clashes-during-shireen-abu-aklehs-killing

    A new video that begins moments before Al Jazeera journalist Shireen Abu Akleh was killed has emerged showing relative calm and quiet, contrary to claims by Israeli officials that fighting was taking place in the area.

    Abu Akleh, 51, was killed by an Israeli soldier on May 11, according to colleagues and witnesses who were present at the scene, while covering a military raid by Israeli forces in the occupied West Bank city of Jenin.

    The clip, which was filmed by a Jenin resident and verified by Al Jazeera, shows initial quiet with no sounds of fighting, corroborating witness reports that there were no clashes between Israeli forces and Palestinian fighters at the time of the shooting, as the Israelis have suggested.

    Some people are seen to be talking and laughing in the foreground, with people in the background, including Abu Akleh and some of her colleagues wearing blue press flak jackets, also visible.

    https://twitter.com/tombateman/status/1527306058359656449?ref_src=twsrc%5Etfw
    New video emerges of moment #ShireenAbuAkleh was shot dead. Significantly, the group is relaxed and no gunfire is apparent as they prepare to work. There are two instances of repeat single shots, not bursts, that appear to come towards them. Warning : distressing content pic.twitter.com/XpkOKFwizc

    — Tom Bateman (@tombateman) May 19, 2022

    Abu Akleh and the other journalists are walking in the direction of where Israeli forces were located, before gunfire shots start ringing out.

    Once the shooting starts, people in the foreground start running away from where the Israeli forces were positioned. Abu Akleh can be seen lying in the street after being shot.

    A Palestinian American citizen, Abu Akleh’s killing by Israeli forces has led to global outrage and widespread calls for an independent investigation.

    #Shireen_Abu_Akleh

    • « On a délibérément tenté de nous tuer »
      La journaliste palestinienne Shatha Hanaysha se trouvait avec Shireen Abu Akleh lorsqu’elles ont été la cible de tirs.
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-occupation-mort-shireen-abu-akleh-jenine-temoignage

      Nous nous sommes montrés aux soldats qui étaient postés à quelques centaines de mètres de nous. Nous sommes restés immobiles pendant une dizaine de minutes pour nous assurer qu’ils savaient que nous étions là en tant que journalistes.

      Comme nous n’avons reçu aucun coup de semonce, nous sommes montés vers le camp.

      Nous avons alors entendu le premier coup de feu, sorti de nulle part. Je me suis retournée et j’ai vu mon collègue Ali al-Sammoudi à terre, touché par une balle dans le dos. Mais sa blessure n’était pas grave et il est parvenu à s’éloigner.

      Une scène de chaos a suivi. Mon collègue Mujahed a sauté par-dessus une petite barrière à proximité pour rester à l’abri des tirs. « Venez par ici ! », nous a-t-il lancé, à Shireen et moi. Mais nous étions de l’autre côté de la rue et nous ne pouvions pas prendre le risque de traverser.

      « Al-Sammoudi est touché ! », a hurlé Shireen, qui se tenait juste derrière moi, alors que nous étions toutes les deux adossées à un mur pour nous mettre à l’abri.

      À ce moment-là, une autre balle a transpercé le cou de Shireen, et elle s’est écroulée juste à côté de moi.

  • VIDÉO : #SaveMasaferYatta, une campagne contre l’expulsion d’un millier de Palestiniens
    Mercredi 18 mai 2022 - Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/videos/palestine-masafer-yatta-savemasaferyatta-campagne-expulsion-palestini

    VIDÉO : #SaveMasaferYatta, une campagne contre l’expulsion d’un millier de Palestiniens

    La campagne #SaveMasaferYatta, lancée début mai, a pris de l’ampleur sur internet, tirant la sonnette d’alarme après le jugement de la Cour suprême israélienne autorisant l’expulsion de plus d’un millier de Palestiniens de Masafer Yatta, en Cisjordanie occupée.

    Des démolitions ont eu lieu la semaine passée.

    #Masafer_Yatta

  • Shireen Abu Akleh : la police israélienne avait fait irruption dans l’hôpital avant les funérailles
    Par MEE | Mardi 17 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-shireen-abu-akleh-police-israelienne-hopital-funerailles-en

    De nouvelles images des funérailles la semaine dernière de la journaliste d’Al Jazeera assassinée Shireen Abu Akleh semblent montrer des dizaines de policiers israéliens faire irruption dans l’hôpital avant la procession, frappant et bousculant les gens à l’intérieur, y compris des patients, et tirant dans l’enceinte du centre médical.

    Ces vidéos, images de sécurité de l’intérieur de l’hôpital Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, ont été présentées lors d’une conférence de presse des responsables chrétiens locaux affiliés au Vatican, au cours de laquelle ils ont condamné la conduite des forces israéliennes, ont rapporté les médias israéliens.

    Une séquence montre des policiers pousser au sol un homme en béquilles tandis qu’ils font irruption dans l’hôpital, victime qui se fait piétiner dans ce chaos. (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Liban : blocages institutionnels en vue après les législatives
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban - Mardi 17 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-elections-legislatives-resultat-morcellement-blocages-instituti

    (...) À l’issue de ce premier scrutin organisé depuis le début de la crise économique au Liban, en octobre 2019, le parti chiite et ses alliés ne sont pas parvenus à conserver la majorité au Parlement.

    Malgré des surprises ici et là, cette élection n’a toutefois pas apporté le changement souhaité par une majorité de Libanais.

    Les partis traditionnels et les représentants des grandes familles politiques, donnés pour mort il y a deux ans, continueront de dominer la prochaine Chambre des députés.

    Le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, ont raflé la totalité des 27 sièges chiites, ce qui leur confère une situation de monopole sur la représentation de cette communauté dans le système confessionnel libanais, où les hautes fonctions de l’État et de l’administration sont réparties sur des bases communautaires.

    Face à un électorat chiite qui a resserré les rangs derrière le tandem Hezbollah-Amal, la rue chrétienne sort profondément divisée de cette consultation.

    L’allié chrétien du Hezbollah, le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le président Michel Aoun), perd quelques sièges mais tire son épingle du jeu malgré l’appauvrissement généralisé de la population, la destruction du pouvoir d’achat des Libanais et l’explosion du chômage.

    Compte tenu de l’étendue du désastre économique, les observateurs auraient pu s’attendre à un vote sanction qui, même s’il s’est manifesté dans certaines circonscriptions, ne s’est pas transformé en phénomène destructeur pour le CPL.

    Son rival chrétien des Forces libanaises devient aussi une formation incontournable au sein de cette communauté. Ce parti pro-saoudien, qui a développé un discours électoral résolument hostile au Hezbollah, a arraché quelques sièges au CPL et en a perdu d’autres, même dans son fief historique de Bécharré, dans le Nord du Liban.

    Les candidats se revendiquant du mouvement de contestation hostile à la classe politique ont opéré des percées significatives mais insuffisantes pour initier des réformes et un changement profond dans la donne politique. Ils auront un bloc d’une douzaine de députés sur les 128 que compte le Parlement.

    Autre fait marquant de ce scrutin, la forte abstention de l’électorat sunnite, qui a boudé les urnes dans les grandes villes (un peu moins à Beyrouth), en signe de solidarité avec l’ancien Premier ministre Saad Hariri, poussé à une retraite politique anticipée par l’Arabie saoudite. (...)

    #Liban

  • Pour Bella Hadid, les funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh montrent ce qu’« est l’occupation »
    Lundi 16 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/occupation-palestine-bella-hadid-shireen-abu-akleh-funerailles-instag

    Aussi – sinon plus – efficaces qu’un média : les sœurs Hadid, Gigi et Bella, top models stars des podiums, se sont aussi imposées, grâce à leurs (respectivement) 74 millions et 52 millions d’abonnés sur Instagram, comme de très influentes défenseuses de la cause palestinienne.

    Samedi, Bella Hadid a posté sur son fil une vidéo où l’on voit les forces de sécurité israéliennes attaquer le cortège funéraire de Shireen Abu Akleh, la célèbre journaliste d’Al Jazeera assassinée par un sniper israélien mercredi 11 mai dans un camp de Jénine, dans les territoires palestiniens occupés.
    (...)
    La mannequin américaine d’origine néerlando-palestinienne, qui avait publié plusieurs photos de Shireen Abu Akleh après sa mort, a commenté son post : « C’est l’occupation ».

    « C’est le genre de torture et d’abus auxquels les Palestiniens sont confrontés sous occupation militaire israélienne », a-t-elle écrit dans un long texte. « Peu importe qui vous êtes, comment pouvez-vous regarder cela sans crier de rage et sans pleurer de douleur ? », a-t-elle demandé à ses abonnés.

    « On ne cesse de nous rappeler que notre existence en tant que Palestiniens est une menace, que l’on soit journaliste ou non. Elle [Shireen] n’avait pas d’armes, ne montrait aucune violence, juste un appareil photo. En retour ? Une balle de sniper dans la tête et des tirs répétés sur tous ceux qui ont essayé de la réanimer. Qu’avez-vous à cacher pour continuer à tuer nos journalistes ? Cela en dit assez sur ce système militaire, son gouvernement et le jeu géopolitique auquel ils livrent leur peuple. » (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Shireen Abu Akleh was executed to send a message to Palestinians
    Jonathan Cook | 12 May 2022 21:12 UTC | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinion/shireen-abu-akleh-was-executed-send-message-palestinians

    (...) But in fact, even in Hook’s case, the UN investigation was quietly shelved. Accusing Israel of executing a UN official would have forced the international body into a dangerous confrontation both with Israel and with the United States. Hook’s killing was hushed up, and no one was brought to book.

    Nothing better can be expected for Abu Akleh. There will be noises about an investigation. Israel will blame the Palestinian Authority for not cooperating, as it is already doing. Washington will express tepid concern but do nothing. Behind the scenes, the US will help Israel block any meaningful investigation.

    For the US and Europe, routine statements of “sadness” and calls for investigation are not intended to ensure light is shed on what happened. That could only embarrass a strategic ally needed to project western power into the oil-rich Middle East.

    No, these half-hearted declarations from western capitals are meant to defuse and confuse. They are intended to take the wind out any backlash; indicate western impartiality, and save the blushes of complicit Arab regimes; suggest there is a legal process that Israel adheres to; and subvert efforts by Palestinians and the human rights community to refer these war crimes to international bodies, such as the Hague court.

    The truth is that a decades-long occupation can only survive through wanton - sometimes random, sometimes carefully calibrated - acts of terror to keep the subject population fearful and subdued. When the occupation is sponsored by the main global superpower, there is absolute impunity for those who oversee that reign of terror.

    Abu Akleh is the latest victim. But these executions will continue so long as Israel and its soldiers are shielded from accountability.

    #Shireen_Abu_Akleh

    • https://twitter.com/LocalFocus1/status/1525072190927998976

      Video: Dozens of ISF beating elements seen beating several Palestinians carrying the body of Shireen Abu Aqla; ISF elements kidnapped the body and are currently heading toward Jaffa Gate

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525072028730023936/pu/vid/426x240/eOZ7ZxlAic1wQvyL.mp4?tag=12

      https://twitter.com/LocalFocus1/status/1525076269729296384
      Une autre vidéo montre des FSI qui ont pris d’assaut l’hôpital Saint-Joseph en frappant un groupe de Palestiniens portant le corps de la journaliste Shireen Abu Aqla, abattue par les FSI lors d’une opération des FSI à Jénine il y a trois jours.
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525076150065717249/pu/vid/640x352/Lh2C23nVVJD4D5EO.mp4?tag=12

      https://twitter.com/LocalFocus1/status/1525077361762476033
      Vidéo : Dehors l’église à la porte de Jaffa ; maintenant
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525077250571386886/pu/vid/352x640/6-pzUZFsWJNOx-W-.mp4?tag=12

      https://twitter.com/AJEnglish/status/1525072444385636352
      57 min
      ⭕ LIVE : les forces d’occupation israéliennes frappent la foule portant le cercueil de la journaliste d’Al Jazeera tuée Shireen Abu Akleh ⤵️.
      Al Jazeera English
      @AJEnglish
      « L’armée israélienne demande aux gens s’ils sont chrétiens ou musulmans. Si vous êtes musulman, vous n’avez pas été autorisé à entrer ». - @ajimran

      Les forces d’occupation israéliennes attaquent les Palestiniens pendant les funérailles de la journaliste d’Al Jazeera tuée, Shireen Abu Akleh.
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525071651464957952/pu/vid/1280x720/Ay2FNG6pmExl62PS.mp4?tag=12


      https://twitter.com/PierreABISAAB/status/1525376182283288577
      autre angle de vue avec le son des grenades asourdissantes :
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525427771996098560/pu/vid/1280x720/bgW7-ekSDG3LX8_X.mp4?tag=12

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525151065582276610/pu/vid/778x360/g2pWKImgQjiX0lCY.mp4?tag=12

      https://twitter.com/i/status/1525121116339060737
      Des images montrant un autre angle de vue des forces israéliennes agressant des personnes en deuil, faisant presque tomber le cercueil de la journaliste Shireen Abu Akleh, avant son service funèbre dans la vieille ville de Jérusalem.
      https://video.twimg.com/amplify_video/1525120792492654593/vid/720x1280/ivrVjhKrHaKwVafm.mp4?tag=14

      https://twitter.com/HadiNasrallah/status/1525158893667635200
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1525114145087045637/pu/vid/720x1280/52b8XE5kTVlSCpKq.mp4?tag=12

    • Israeli Police Attack Funeral of Slain Palestinian Journalist
      By Patrick Kingsley and Raja Abdulrahim
      May 13, 2022, 9:31 a.m. ET - The New York Times
      https://www.nytimes.com/2022/05/13/world/middleeast/israel-funeral-shireen-abu-akleh.html

      JERUSALEM — Israeli police officers on Friday assaulted mourners at the funeral procession of a prominent Palestinian journalist killed this week in the occupied West Bank, forcing pallbearers to nearly drop the coffin.

      Video showed police officers in Jerusalem beating and kicking a mourner beside the coffin containing the body of the journalist, Shireen Abu Akleh, forcing him to the ground and the pallbearers backward. Many around them waved Palestinian flags.

      In a statement, the Israeli police said they had been “forced to act” during the funeral because “rioters began throwing stones toward the policemen” and some mourners had been chanting “nationalist incitement.”

      Ms. Abu Akleh, a prominent Palestinian American journalist, was shot dead on Wednesday morning in the occupied West Bank during an Israeli raid on the city of Jenin. Witnesses said she was killed by an Israeli soldier.

      The Israeli Army said on Friday that while it was possible that Ms. Abu Akleh was mistakenly killed by Israeli fire, its initial investigation suggested that she might also have been hit by a Palestinian gunman.

    • Le temps des funérailles de Shireen Abu Akleh, Jérusalem s’affirme palestinienne
      Par Louis Imbert(Jérusalem, correspondant)
      Publié samedi 14 mai 2022 à 03h33, mis à jour à 08h18
      https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/14/le-temps-des-funerailles-de-shirin-abou-akleh-jerusalem-s-affirme-palestinie

      Ce jour de funérailles nationales palestiniennes commence sous les coups de matraque. Peu avant 14 heures, vendredi 13 mai, la police israélienne fait irruption dans la cour de l’hôpital Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, d’où le corps de la journaliste Shireen Abu Akleh doit rejoindre la Vieille Ville. Des milliers de Palestiniens attendent de rendre un dernier hommage à cette femme, convaincus qu’elle a été tuée par un tir de l’armée israélienne, durant un raid à Jénine (nord de la Cisjordanie), le 11 mai.

      Les policiers chargent ceux qui se sont rassemblés dans la cour de l’hôpital. Ils poussent contre un mur les hommes qui s’étaient saisis du cercueil et qui avançaient vers les grilles, vers la rue. Ils s’acharnent sur deux des porteurs. L’un d’eux reçoit au moins dix coups de matraque dans les côtes et sur l’épaule, un coup de pied aux fesses, et finit par s’écrouler. Le cercueil bascule à 45 degrés, en direct devant les caméras, mais ne tombe pas.

      « Les policiers voulaient empêcher qu’ils l’emmènent en procession à travers le quartier de Cheikh Jarrah. Ils ont frappé sans distinction hommes, femmes âgées et enfants. Ils ont tiré des grenades assourdissantes à l’entrée du bâtiment, y sont entrés et ont terrifié des patients », raconte le directeur de l’établissement, Jamil Koussa. Quatorze personnes ont été blessées, dont trois touchées à la tête par des balles de métal cerclées de caoutchouc. Toutes sont rentrées chez elles en fin de journée.

      Un officier israélien avait mis en garde au préalable M. Koussa, le représentant de l’Union européenne et le consul de France – héritage de l’époque ottomane, Paris demeure le protecteur symbolique de l’hôpital Saint-Joseph. Il ne voulait pas voir de drapeaux palestiniens, ni entendre des chants nationalistes. « Mais personne ne peut contrôler cela ! Ce n’est pas dans nos mains ni dans celles de la famille », soupire le directeur. La veille, la police avait fait la même demande aux proches de Shireen Abu Akleh, selon le député arabe israélien Ahmad Tibi. L’après-midi de sa mort, déjà, des policiers avaient tenté de faire retirer un drapeau de leur maison à Jérusalem, où ils recevaient des condoléances.

      « Provocations nationalistes »

      La police affirme avoir réagi vendredi à des chants qu’elle qualifie de « provocations nationalistes ». Elle dit avoir reçu des pierres. Elle diffuse des vidéos, où l’on voit des hommes jeter des objets qui ressemblent à des bouteilles d’eau, peu avant son assaut, ainsi que d’autres images de cailloux sur le sol, sans contexte. A Washington, la Maison Blanche s’est dite « profondément troublée ». Puis, Jen Psaki, la porte-parole dont c’était le dernier briefing, a poursuivi : « Nous déplorons l’intrusion dans ce qui aurait dû être une procession dans le calme. »

      Depuis une décennie, la police de Jérusalem s’emploie avec une vigueur renouvelée à faire disparaître les drapeaux palestiniens de la ville. Quand bien même le droit israélien n’interdit pas de lever cet emblème, ni de chanter. Cette obsession a atteint un sommet ces trois derniers jours, mais en pure perte. L’ampleur nationale de l’enterrement de Mme Abu Akleh est indéniable.

      Des Palestiniens s’étaient rassemblés sur les trottoirs de Cisjordanie, pour voir passer l’ambulance qui transportait son corps à Jénine et à Naplouse, où il a été autopsié mercredi, puis à Ramallah jeudi. Ils avaient pénétré, intrigués, le bunker qu’est devenu le palais présidentiel, où Mahmoud Abbas, âgé de 87 ans, s’isole en fin de règne, auprès du mausolée de Yasser Arafat. Après une cérémonie d’hommage, dans la cour, un petit groupe a lancé des slogans, critiquant la coopération sécuritaire qu’entretient l’Autorité palestinienne avec Israël.

      M. Abbas a réaffirmé qu’il tenait Israël pour « pleinement responsable » de la mort de Mme Abu Akleh, à l’unisson de son employeur, la chaîne panarabe Al-Jazira, et de plusieurs confrères qui ont été témoins de sa mort à Jénine.

      L’Autorité palestinienne ne transmettra pas les résultats de l’enquête médico-légale aux autorités israéliennes « parce que nous ne leur faisons pas confiance », a précisé M. Abbas. Il
      les réserve à la Cour pénale internationale, qui a ouvert en 2021 une enquête sur les crimes perpétrés dans les territoires depuis 2018.

      L’armée israélienne, pour sa part, envisage que la journaliste ait été tuée par des tirs de Palestiniens. Mais elle a avancé vendredi la possibilité qu’un soldat ait fait feu sur elle depuis un véhicule situé à quelque 200 mètres de distance, alors qu’il visait à la lunette un tireur palestinien.

      Une messe « confuse, tendue »

      Après la cérémonie à la Mouqata’a, jeudi, des centaines de Palestiniens ont encore accompagné le cercueil jusqu’au point de contrôle de Qalandia, barrière de la Ville sainte. Sur Al-Jazira, le chef de bureau de Mme Abu Akleh, qui suivait l’ambulance, a raconté que des soldats israéliens l’y ont arrêté, ont fouillé sa voiture et confisqué le keffieh taché de sang de sa défunte consœur. Des Palestiniens de Jérusalem, brandissant encore des drapeaux, les attendaient de l’autre côté.

      Vendredi, une ambulance a fini par porter la dépouille jusqu’à la cathédrale grecque melkite catholique, près de la porte de Jaffa.

      Dans cette ruelle de la Vieille Ville, un chant est lancé en
      l’honneur de Mohammed Deif (dit « l’invité »), le chef militaire du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza. Il ne recueille que peu d’écho parmi les chrétiens. La messe est
      « confuse, tendue, parce que tout le monde veut être près de Shireen », note à la sortie l’évêque officiant, Yasser Ayyash, étole de fil d’or en main. Il n’avait pas vu sa ville se rassembler ainsi autour d’un mort depuis les funérailles de Fayçal Husseini, le représentant de l’Organisation de libération de la Palestine à Jérusalem, en 2001.

      Sous les fenêtres de l’hôtel de Pétra, dont une association de colons israéliens s’est arrogé le contrôle en mars, après dix-huit ans de bataille judiciaire, la porte de Jaffa est pleine à craquer. Des scouts catholiques – shorts kaki, bérets rouges en travers du crâne, tuyaux de cornemuse aux lèvres – descendent la rue du Patriarcat, en avant du cercueil qui flotte au-dessus des têtes. Ils battent un tambour grave, puis entraînent la foule sur un vieil air nationaliste – « J’écris le nom de mon pays sur le soleil. » D’autres suivront, alors qu’un cortège impressionnant s’étire vers le sud, le long du mur de la Vieille Ville, au-dessus de la vallée de la Géhenne. Des policiers voltigeurs y plongent, pour saisir un drapeau au vol. Mais ils ne peuvent accéder à ceux qui couvrent et entourent le cercueil.

      Cette procession est un rappel au réel. Israël a beau considérer Jérusalem comme sa capitale « réunifiée », depuis qu’il a conquis sa part orientale en 1967, la population palestinienne ne cesse de croître. La Ville sainte est aujourd’hui arabe à 40 % (25 % en 1967), la Vieille Ville à 90 %. Il est toujours difficile de prédire ce qui peut mettre cette cité en branle, ce qui peut la
      rassembler en dehors de la « défense » des lieux saints musulmans d’Al-Aqsa. Mais ce vendredi, elle se presse autour de la dépouille d’une femme de 51 ans, chrétienne, qui n’a joué
      aucun rôle politique ou militaire. Depuis deux décennies, elle tenait la chronique des petits et grandes misères de l’occupation des territoires, en direct dans les salons et les chambres à
      coucher.

      Après 16 heures, le cercueil de Shireen Abu Akleh rejoint la tombe de ses parents sur le mont Sion. Cette colline située hors les murs, au sud, a donné son nom au sionisme, mais elle
      demeure pour l’essentiel un cimetière chrétien. Des gardiens font poliment descendre de jeunes gens des toits des caveaux familiaux, où ils tentent de trouver un angle de vue. Les
      cloches de toutes les églises de la Vieille Ville résonnent de concert. Elles couvrent le vrombissement d’un hélicoptère israélien, qui demeure en vol stationnaire, pas bien haut à la
      verticale des tombes.

    • Tollé international après la charge de la police israélienne aux funérailles de Shireen Abu Akleh
      France 24 Publié le : 14/05/2022
      https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20220514-la-journaliste-shireen-abu-akleh-inhum%C3%A9e-%C3%A0-j%C3%A9rusal

      La communauté internationale a dénoncé l’intervention violente de la police israélienne, vendredi, aux funérailles, à Jérusalem, de la journaliste Shireen Abu Akleh. De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU a « fermement condamné » le meurtre de la reporter et réclamé « une enquête immédiate, approfondie, transparente et impartiale » sur cette affaire. La police israélienne a, de son côté, annoncé l’ouverture d’une enquête.

      La police israélienne a annoncé samedi 14 mai l’ouverture d’une enquête après le tollé international provoqué par l’intervention de ses membres lors des funérailles de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, dont le cercueil a failli tomber après les coups de matraque contre les porteurs. (...)

  • À Gaza, Israël utilise des bombes de l’époque de la guerre du Vietnam
    Par Frank Andrews, Shir Hever | Mardi 10 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-palestine-gaza-guerre-mai-2021-bombes-vietnam-crimes-de-guerre

    Il y a un an, Israël déclenchait une guerre de onze jours à Gaza. On sait aujourd’hui que les bombes larguées au cours des 2 750 attaques aériennes de cette offensive étaient en majorité des MK84, dénoncées pour leurs dégâts sur les civils

    (...) Pourtant, des experts en déminage à Gaza indiquent à Middle East Eye que sur les 2 750 attaques aériennes lancées sur la bande de Gaza au cours de l’offensive de mai 2021, qui a tué 260 Palestiniens dont 66 enfants en onze jours, Israël a majoritairement largué des MK 84.

    L’équipe de démineurs du ministère gazaoui de l’Intérieur passe l’enclave assiégée au peigne fin après chaque bombardement israélien afin d’éliminer les munitions non explosées qui jonchent la bande de territoire. Les restes qu’elle retrouve le plus fréquemment depuis mai proviennent de MK 84, indique-t-elle.

    Ce sont des MK 84 qui ont par exemple tué au moins 42 personnes – dont cinq membres d’une même famille – lors du bombardement de la nuit du 15 mai dans la rue al-Wahda, une artère commerciale et résidentielle densément peuplée du centre de Gaza, précise l’équipe de démineurs. (...)