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  • Un groupe israélien d’extrême droite appelle à démanteler le dôme du Rocher le « jour de Jérusalem »
    Par MEE | Vendredi 20 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-jerusalem-lehava-groupe-israelien-extreme-droite-appelle-de

    Le dirigeant d’un groupe israélien d’extrême droite a appelé mercredi à la démolition du dôme du Rocher à Jérusalem-Est occupée.

    Bentzi Gopstein, fondateur et dirigeant de Lehava, a publié sa proposition controversée sur internet. Dans sa publication, il appelle les colons israéliens à s’unir à l’occasion du « jour de Jérusalem » le 29 mai pour faire irruption à al-Aqsa et commencer à démanteler ce monument musulman afin d’ouvrir la voie à la construction d’un temple juif en lieu et place de la mosquée al-Aqsa.

    « Le jour de Jérusalem, qui tombe le 29 mai, est le jour de la démolition du dôme du Rocher », écrit Gopstein.

    Le « jour de Jérusalem » est une fête israélienne annuelle, célébrée le 28e jour du mois de Iyar dans le calendrier hébreu, commémorant « l’unification » de la ville lorsque l’armée israélienne a occupé Jérusalem-Est en 1967 pendant la guerre des Six Jours puis a l’annexée en violation du droit international.

    Le groupe Lehava a publié une affiche sur les réseaux sociaux montrant une pelleteuse près du dôme du Rocher. Sur une autre affiche, une pelleteuse semble déblayer les ruines de la mosquée. (...)

  • Shireen Abu Akleh : la police israélienne avait fait irruption dans l’hôpital avant les funérailles
    Par MEE | Mardi 17 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-shireen-abu-akleh-police-israelienne-hopital-funerailles-en

    De nouvelles images des funérailles la semaine dernière de la journaliste d’Al Jazeera assassinée Shireen Abu Akleh semblent montrer des dizaines de policiers israéliens faire irruption dans l’hôpital avant la procession, frappant et bousculant les gens à l’intérieur, y compris des patients, et tirant dans l’enceinte du centre médical.

    Ces vidéos, images de sécurité de l’intérieur de l’hôpital Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, ont été présentées lors d’une conférence de presse des responsables chrétiens locaux affiliés au Vatican, au cours de laquelle ils ont condamné la conduite des forces israéliennes, ont rapporté les médias israéliens.

    Une séquence montre des policiers pousser au sol un homme en béquilles tandis qu’ils font irruption dans l’hôpital, victime qui se fait piétiner dans ce chaos. (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Palestine occupée : la journaliste Shireen Abu Akleh assassinée par les troupes d’occupation
    11 May 2022 | Par Al-Jazeera | Traduction : Chronique de Palestine
    https://www.chroniquepalestine.com/palestine-occupee-journaliste-shireen-abu-akleh-assassinee-par-t

    Les forces israéliennes d’occupation ont abattu Shireen Abu Akleh d’un tir à la tête alors qu’elle était en mission à Jénine en Cisjordanie occupée.

    Les forces israéliennes ont abattu la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé.

    Elle a été touchée par un tir à balle réelle mercredi alors qu’elle couvrait des raids israéliens dans la ville de Jénine et a été transportée d’urgence à l’hôpital dans un état critique, selon le ministère et des journalistes d’Al Jazeera.

    Elle a été déclarée morte à l’hôpital, a indiqué le ministère.

    Les circonstances de sa mort ne sont pas encore connues dans le détail, mais des vidéos de l’incident montrent qu’Abu Akleh a reçu une balle dans la tête, a déclaré Nida Ibrahim d’Al Jazeera.

    « Ce que nous savons pour l’instant, c’est que le ministère palestinien de la Santé a annoncé sa mort. Shireen Abu Akleh, couvrait les événements qui se déroulaient à Jénine, en particulier un raid israélien dans la ville, située au nord de la Cisjordanie occupée, lorsqu’elle a été touchée par une balle dans la tête », a déclaré Ibrahim, s’exprimant depuis la ville palestinienne de Ramallah. .

    « Comme vous pouvez l’imaginer, c’est un choc pour les journalistes qui ont travaillé avec elle. »

    S’exprimant à travers les larmes, Ibrahim a déclaré qu’Abu Akleh était une « journaliste très respectée » qui travaille avec Al Jazeera depuis le début de la deuxième Intifada palestinienne en 2000.

    Un autre journaliste palestinien a également été touché d’une balle réelle dans le dos, a indiqué le ministère de la Santé. Ali Samoudi, qui travaille pour le journal al-Quds basé à Jérusalem, serait dans un état stable.

    Le chef du bureau d’Al Jazeera à Ramallah, Walid al-Omary, a déclaré qu’il n’y avait pas eu de tirs de combattants armés palestiniens, contestant une déclaration israélienne faisant référence à cette possibilité. (...)


    #Palestine_assassinée
    #Shireen_Abu_Akleh

    • Cisjordanie : la journaliste Shireen Abu Akleh tuée lors d’affrontements - Le Point
      https://www.lepoint.fr/monde/la-journaliste-shireen-abu-akleh-tuee-par-un-tir-de-l-armee-israelienne-11-0

      « L’armée [israélienne] mène une enquête sur ces événements et envisage la possibilité que les journalistes aient été atteints par des hommes armés palestiniens »

      #sionisme #criminel #vitrine_de_la_jungle
      #impunité #complicité

    • Al Jazeera reporter shot, killed by Israeli forces in West Bank city of Jenin
      May 11, 2022 - Quds News Network
      https://qudsnen.co/al-jazeera-reporter-shot-killed-by-israeli-forces-in-west-bank-city-of-jenin

      (...) Another journalist identified as Ali Asmoadi who works for the Jerusalem-based Al-Quds newspaper was also shot in the back by Israeli live bullet during the same raid and he is in a stable condition.

      Middle East Eye reporter Shatha Hanaysha said she and a group of six journalists, including Abu Akleh, were together when they came under fire by Israeli occupation snipers and that there was no fighting in the area.

      The [Israeli] gunfire didn’t stop. Although Shereen was lying on the ground, the gunfire didn’t even stop. People also couldn’t reach her from the other side,” Hanaysha said.

      “People were trying to reach her, even the private vehicle that took her to the hospital was hardly able to reach her [due to the continuing Israeli gunfire]”

      “One young man jumped off a wall and pulled me out. He then pulled Shereen out. This proved to me that we, journalists, were deliberately targeted,” Hanaysha confirmed.

      “We were a group of journalists. We were wearing a press vest. Until this moment, I’m still in my press vest. Shereen was even wearing a press-marked helmet. She was wearing a helmet.”

      “This means he who fired at her was intending to shoot her in an area of her body that’s uncovered. I consider what happened an assassination of all of us, journalists.”

      “If my colleague Mujahed and I had tried to reach her, we would’ve been directly targeted by gunfire. People were warning us that the [Israeli] snipers were not far away from us. We were opposite to the building where the Israeli snipers were positioned. This man was present there and he told us that the snipers were there. He was seeing them. The Israeli soldiers were opposite to us and were seeing us.”

      “We were standing in an area where the soldiers could identify us as journalists. I told one of my colleagues: “let’s go out of this area.””

      “But he insisted that we remained in the same area so that the soldiers could identify us as journalists.”

      “And then we would advance. We stood in an area opposite to the Israeli soldiers. We stood as a group and then we advanced. The gunfire started after we reached an area where we could not pull back.”

      “This means that if the gunfire was not aimed at our killing, then the snipers would’ve started the gunfire before we reached that area,” Hanaysha said.

      “What we know for now is that the Palestinian Health Ministry has announced her death. Shereen Abu Akleh, was covering the events unfolding in Jenin, specifically an Israeli raid the city, which is north of the occupied West Bank, when she was hit by a bullet to the head,” Al Jazeera’s Nida Ibrahim said, speaking from the Palestinian city of Ramallah.

      “As you can imagine, this is a shock to the journalists who have been working with her.”

      Speaking through tears, Ibrahim said Abu Akleh was a “very well respected journalist” who has been working with Al Jazeera since the beginning of the second Palestinian Intifada in 2000.

      Al Jazeera’s bureau chief in Ramallah, Walid al-Omary, said that there had been no shooting carried out by Palestinians, disputing an Israeli statement that claimed the possibility.

    • EU condemns Israel’s killing of Al Jazeera reporter, calls to “independent investigation”
      May 11, 2022 - Quds News Network
      https://qudsnen.co/eu-condemns-israels-killing-of-al-jazeera-reporter-calls-to-independent-inve

      Occupied Palestine (QNN)- The European Union expressed on Wednesday shock by Israel’s killing of Al Jazeera journalist, Shereen Abu Aqleh, calling for a “swift and independent investigation to bring the perpetrators to justice.”

      “Shocked by the killing of Al Jazeera journalist Shireen Abu Aqla who was reporting on ISF incursions in Jenin. We express our deepest condolences to her family and call for a swift and independent investigation to bring the perpetrators to justice,” the EU Delegation to the Palestinians tweeted today.

      “Imperative to ensure the safety and protection of journalists covering conflicts.”

    • Reporter killed in Israeli raid was U.S. citizen; ambassador urges ’thorough investigation’
      Jack KhouryNir Hasson May. 11, 2022 10:44 AM -Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/al-jazeera-reporter-killed-in-jenin-was-u-s-citizen-ambassador-urges-invest

      Shereen Abu Akleh, an al Jazeera reporter killed on Wednesday while covering an Israeli military raid in Jenin, was an American citizen, the U.S. Ambassador to Israel Tom Nides said.

      “Very sad to learn of the death of American and Palestinian journalist Shireen Abu Akleh,” Nides tweeted. “I encourage a thorough investigation into the circumstances of her death and the injury of at least one other journalist today in Jenin.”

      The European Union Delegation to the Palestinians called for an independent investigation into the incident in order to “bring the perpetrators to justice.” (...)

    • @LinahAlsaafin
      11:28 AM · 11 mai 2022
      https://twitter.com/LinahAlsaafin/status/1524319721050542080

      Warning: Graphic video
      Clearly depicts continued Israeli firing after Shireen Abu Akleh went down. Screams of “Ambulance”. One man tries to retrieve Shireen, others scream at him to move back from Israeli sniper range.

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1524316985936523270/pu/vid/848x464/oq3auKfXMfuj_I7D.mp4?tag=12

      other journalist in video, Shatha Hanaysha, is paralyzed with fear and can’t reach Shireen bc of the sniper.

      “I couldn’t even extend my arm to pull her because of the shots,” Hanaysha said. “The one that killed her intended to bc he shot at area of body that was not protected.”

    • B’Tselem בצלם بتسيلم
      @btselem
      1:10 PM · 11 mai 2022
      https://twitter.com/btselem/status/1524346246743396355

      This morning, B’Tselem’s field researcher in Jenin documented the exact locations in which the Palestinian gunman depicted in a video distributed by the Israeli army, fired, as well as the exact location in which Journalist Shireen Abu Akleh was killed.
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1524344718800433152/pu/vid/640x360/wK5-AyUmml-sLQJb.mp4?tag=12

      Location where journalist Shireen Abu Akleh was killed:
      https://www.google.com/maps/place/32%C2%B027'49.9%22N+35%C2%B017'02.3%22E/@32.4638611,35.285184,866m/data=!3m2!1e3!4b1!4m6!3m5!1s0x0:0x6d6a2a88db79175!7e2!8m2!3d32.4638721!4d35.
      Balat Al Shuhada’, Jenin

      Location of armed Palestinian firing in video distributed by Israeli army:
      https://www.google.com/maps/place/32%C2%B027'40.6%22N+35%C2%B017'01.7%22E/@32.4612778,35.2850966,866m/data=!3m2!1e3!4b1!4m6!3m5!1s0x0:0x59595f70b847a1e0!7e2!8m2!3d32.4612725!4d35

      Documentation of Palestinian gunfire distributed by Israeli military cannot be the gunfire that killed Journalist Shireen Abu Akleh

    • Shireen Abu Akleh killing: media deflect responsibility away from Israel
      https://www.thecanary.co/trending/2022/05/11/the-media-absolves-israeli-forces-of-responsibility-for-killing-shireen-ab
      https://www.thecanary.co/wp-content/uploads/2022/05/Palestine-layer.jpg

      Israeli forces have killed an Al Jazeera journalist in the occupied West Bank. They shot Shireen Abu Akleh in the head while she was reporting on a raid they were carrying out. Already, the corporate media has absolved Israeli forces of responsibility for her killing.

    • Mort de Shireen Abu Akleh : les vidéos et la géolocalisation réfutent les allégations israéliennes | Middle East Eye édition française
      https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-mort-shireen-abu-akleh-videos-geolocalisation-refutent-alle

      L’analyse des vidéos, images et récits des témoins oculaires de la mort de la reporter d’Al Jazeera discrédite les allégations israéliennes selon lesquelles elle aurait été touchée par des tirs palestiniens

    • Is blood of iconic journalist redder than blood of anonymous Palestinians?
      Gideon Levy | May 11, 2022 | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/opinion/.premium-the-killing-of-shireen-abu-akleh-now-you-re-appalled-1.10793446

      Is blood of iconic journalist redder than blood of anonymous Palestinians?

      The relative horror expressed over the killing of Shireen Abu Akleh is justified and necessary. It is also belated and self-righteous. Now you’re appalled? The blood of a famous journalist, no matter how brave and experienced she was – and she was – is no redder than the blood of an anonymous high school student who was traveling home in a taxi full of women in this same Jenin a month ago when she was killed by gunfire from Israeli soldiers.

      That is how Hanan Khadour was killed. Then, too, the military spokesman tried to cast doubt on the shooters’ identity: “The matter is being examined.” A month has passed, and this “examination” has yielded nothing, and never will – but the doubts were planted, and they sprouted in the Israeli fields of denial and suppression, where no one actually cares about the fate of a 19-year-old Palestinian girl, and the country’s dead conscience is silenced again. Is there a single crime committed by the military that the right and the establishment will ever accept responsibility for? Just one?

      Abu Akleh seems to be another story: an internationally known journalist. Just this past Sunday a more local journalist, Basel al-Adra, was attacked by Israeli soldiers in the South Hebron Hills, and no one cared. And a couple days ago, two Israelis who attacked journalists during the Gaza war last May were sentenced to 22 months in prison. What punishment will be meted out to soldiers who killed, if indeed they did, Abu Akleh? And what punishment was given to whoever decided on and carried out the despicable bombing of the Associated Press offices in Gaza during the fighting last year? Has anyone paid for this crime? And what about the 13 journalists who were killed during the Gaza war in 2014? And the medical personnel who were killed during demonstrations at the Gaza border fence, including 21-year-old Razan al-Najjar, who was shot dead by soldiers while wearing her white uniform? No one has been punished. Such things will always be covered by a cloud of blind justification and automatic immunity for the military and worship of its soldiers.

      Even if the smoking Israeli bullet that killed Abu Akleh is found, and even if footage is found that shows the face of the shooter, he will be treated by Israelis as a hero who is above all suspicion. It’s tempting to write that if innocent Palestinians must be killed by Israeli soldiers, better for them to be well-known and holders of U.S. passports, like Abu Akleh. At least then the U.S. State Department will voice a little displeasure – but not too much – about the senseless killing of one of its citizens by the soldiers of one of its allies.

      At the time of writing, it was still unclear who killed Abu Akleh. This is Israel’s propaganda achievement – sowing doubts, which Israelis are quick to grab onto as fact and justification, though the world does not believe them and is usually correct. When the young Palestinian boy Mohammed al-Dura was killed in 2000, Israeli propaganda also tried to blur the identity of his killers; it never proved its claims, and no one bought them. Past experience shows that the soldiers who killed the young woman in a taxi are the same soldiers who might kill a journalist. It’s the same spirit; they are permitted to shoot as they please. Those who weren’t punished for Hanan’s killing continued with Shireen.

      But the crime begins long before the shooting. The crime starts with the raiding of every town, refugee camp, village and bedroom in the West Bank every night, when necessary but mainly when not necessary. The military correspondents will always say that this was done for the sake of “arresting suspects,” without specifying which suspects and what they’re suspected of, and resistance to these incursions will always be seen as “a breach of order” – the order in which the military can do as it pleases and the Palestinians cannot do anything, certainly not show any resistance.

      Abu Akleh died a hero, doing her job. She was a braver journalist than all Israeli journalists put together. She went to Jenin, and many other occupied places, where they have rarely if ever visited, and now they must bow their heads in respect and mourning. They also should have stopped spreading the propaganda spread by the military and government regarding the identity of her killers. Until proven otherwise, beyond any shadow of a doubt, the default conclusion must be: the Israeli military killed Shireen Abu Akleh.

  • Un jeune violoniste palestinien raconte les horreurs de la détention israélienne
    Par Akram al-Waara – BETHLÉEM, Palestine occupée - Lundi 2 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/occupation-palestine-israel-mineur-prison-torture-horreurs-detention

    Athal al-Azzeh, 14 ans , affirme que les forces israéliennes l’ont torturé et l’ont privé de ses droits fondamentaux lors de ses douze jours « effrayants » d’incarcération

    Jeune violoniste palestinien investi dans le conseil des élèves de son établissement, Athal al-Azzeh a été arrêté par des soldats israéliens il y a deux semaines. Il a alors craint que ce ne soit la fin de sa vie telle qu’il la connaissait.

    « J’étais terrifié, je ne savais pas ce qui allait m’arriver », raconte l’adolescent de 14 ans à Middle East Eye. « Tout ce à quoi je pouvais penser, c’était à ma famille et à mes amis. Je me demandais si, comme moi, ils étaient tristes et effrayés », poursuit-il en relatant le moment où les soldats israéliens lui ont tendu une embuscade alors qu’il marchait près d’une base militaire dans sa ville natale de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

    Athal al-Azzeh a été arrêté le 15 avril alors qu’il se rendait chez sa grand-mère dans le camp de réfugiés de Beit Jibrin, sur la route principale de Bethléem. Une jeep militaire israélienne s’est arrêtée à côté de lui tandis qu’il marchait. Quatre soldats armés ont sauté du véhicule et l’ont attrapé.

    « L’un des soldats m’a attrapé par le cou et m’étouffait tellement que j’ai défailli et ai commencé à perdre connaissance », raconte Athal. « Puis ils m’ont emmené dans la base militaire et m’ont jeté par terre. Quand ils ont lâché mon cou, j’ai pu respirer à nouveau et j’ai réalisé où j’étais. » (...)

  • Israël : les liens des assaillants palestiniens avec l’État islamique ne sont pas ce qu’ils semblent être
    Par Lubna Masarwa, Huthifa Fayyad, Published date : Jeudi 31 mars 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/israel-attaques-liens-etat-islamique-non-corrobores-cause-palestinien

    Des membres des services de secours israéliens sur les lieux de la fusillade survenue à Bnei Brak, le 29 mars 2022 (AFP)

    Alors que l’État islamique affiche rarement des intérêts ou des intentions liés à Israël, surestimer les relations des assaillants palestiniens avec le groupe pourrait être trompeur et dangereux, estiment des experts (...)

  • #Lowkey says he will ’not be silenced on #Palestine' after push to remove him from Spotify | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/uk-lowkey-rapper-israel-palestine-campaign-spotify-remove-not-silence

    The group We Believe in Israel is lobbying to remove the British rapper’s music off Spotify after calling his songs ’problematic’

    […]

    […] the director of We Believe in Israel, Luke Akehurst, […] is a regular attendee at Israeli government events aimed at developing ideas on how to ban pro-Palestine solidarity from online platforms.

    #sionisme

  • Israël ne peut plus enterrer le massacre de Tantura
    Ilan Pappe | Samedi 5 février 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinionfr/palestine-israel-massacre-tantura-nakba-crime-pappe-katz-histoire

    Un mausolée sur une plage construit sur les ruines de Tantura le 25 janvier 2022 (AFP)

    (...) L’étudiant, Teddy Katz, souhaitait poursuivre l’exploration de 1948 pour son mémoire de maîtrise ; je lui proposai alors d’écrire une micro-histoire des villages touchés par la Nakba. Il en choisit cinq au sud de Haïfa et sur la côte méditerranéenne. Je refusai d’être son superviseur car j’étais déjà en désaccord avec l’université sur la façon d’enseigner et de rechercher l’histoire de la Palestine ; il choisit donc deux superviseurs traditionnels.

    La thèse reçut une note exceptionnellement élevée, et son quatrième chapitre révéla à l’aide de documents et d’entretiens réalisés avec des soldats et des Palestiniens qu’en mai 1948, l’armée israélienne avait perpétré un massacre dans le village de Tantura, au sud de Haïfa - un crime de guerre qui avait échappé à la plupart, mais pas à la totalité, des récits historiques connus jusqu’alors sur la Nakba.

    Son travail se basait sur 60 heures d’entretien sur Tantura et des documents montrant qu’environ 200 villageois avaient été abattus de sang-froid ou tués par des soldats en colère qui avaient saccagé le village en réponse à la mort d’environ huit de leurs camarades. Les exécutions étaient décrites en détail par des témoins oculaires juifs et palestiniens et évoquées dans les documents, lesquels évoquent également des fosses communes creusées près d’un cimetière où se trouve aujourd’hui un parking rattaché au kibboutz construit sur les ruines de Tantura.

    La pression monte

    Katz n’était pas obligé d’enregistrer ses interviews, mais il les partageait avec qui voulait les écouter, moi y compris – et j’ai toujours les copies de l’ensemble des 60 heures. Ces mêmes soldats qui avaient avoué avoir commis le massacre furent horrifiés d’apprendre qu’un journaliste avait trouvé la thèse de Katz intéressante et publié ses conclusions dans le quotidien Maariv. Sous la pression d’autres anciens combattants et avec l’aide d’un avocat étroitement lié à l’université, ils saisirent la justice et nièrent les preuves qu’ils avaient fournies, poursuivant Katz pour diffamation.

    Ce dernier fut invité par les autorités universitaires à remettre ses enregistrements, ce qui fut sa première erreur : il n’était pas obligé de le faire. Sur la base des enregistrements et de quelques divergences insignifiantes entre les entretiens et leur transcription dans la thèse – il y avait six cas de ce type sur des centaines de citations –, les anciens combattants poursuivirent Katz, et l’université annonça son refus de défendre son excellente thèse.

    Puis, une tragédie grecque se déroula. Sous la pression de sa famille et après une expérience éprouvante au cours de la première journée d’audience, Katz fut convaincu d’écrire une confession stalinienne où il prétendit avoir délibérément faussé la vérité sur Tantura. Il le regretta quelques heures après, mais il était trop tard – et ce qui allait suivre était inévitable.

    Le tribunal le força à payer les frais des poursuites judiciaires et il devint un paria dans son propre kibboutz. L’université exigea une nouvelle thèse, qu’il rédigea, ajoutant des preuves encore plus solides du massacre. S’il parvint à décrocher son diplôme, il reçut une note inférieure et sa thèse fut retirée de la bibliothèque. Sans surprise, confronté à autant de pressions, il subit deux accidents vasculaires cérébraux, et aujourd’hui, cet homme autrefois énergique est en fauteuil roulant. (...)

    #Tantoura

  • Israël : les candidates à l’élection de Miss Univers accusées d’« appropriation de la culture palestinienne »
    Par Ghufrane Mounir| Vendredi 10 décembre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-israel-candidates-election-miss-univers-accusees-appropriat

    Les candidates à l’élection de Miss Univers ont suscité l’indignation sur les réseaux sociaux après la publication de photos d’elles dans le cadre d’une campagne de promotion du tourisme en Israël, considérées comme une « appropriation de la culture palestinienne ».

    Dans la série de photos publiée par Beatrice Gomez, Miss Philippines, qui affirme découvrir la culture israélienne, les candidates à l’élection de Miss Univers, vêtues d’une thobe (robe) traditionnelle palestinienne, roulent des feuilles de vigne dans la ville d’Eilat, au bord la mer Rouge. (...)

    #Colonialisme #racisme #appropriation_culturelle

  • Berlin, capitale européenne de la culture arabe | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/allemagne-berlin-culture-arabe-refugies-festivals-librairies-syrie-pa

    Version anglaise https://www.middleeasteye.net/discover/berlin-germany-europe-capital-arab-culture

    7.11.2021 par Par Matt Unicomb - La crise des réfugiés de 2015 a fait de la capitale allemande une plaque tournante pour les communautés arabes et un espace sûr d’expression culturelle

    Un vendredi après-midi à Berlin, vous trouverez peut-être Fadi Abdelnour en train de rouler une cigarette sous un arbre dans une arrière-cour du quartier de Schöneberg.

    Entre deux appels téléphoniques et deux gorgées de thé tiède, il fait signe aux jeunes Syriens et Égyptiens qui traversent la cour pour se rendre dans sa boutique, Khan Aljanub, une librairie arabophone qu’il a ouverte avec deux amis en février 2020.

    Khan Aljanub se situe dans une portion quelconque de la Potsdamer Straße, un axe majeur qui traverse Berlin-Ouest et relie l’historique Potsdamer Platz au Tiergarten, l’un des plus grands parcs d’Allemagne. Malakeh, l’un des restaurants syriens les plus connus de Berlin, se trouve à quelques mètres de là.

    Pour accéder à la librairie, les clients sonnent au niveau d’une grande porte en bois bleue avant de pouvoir entrer. Ils passent ensuite par l’entrée arrière du restaurant marocain voisin avant d’être accueillis dans la cour par Fadi Abdelnour ou son collègue Mohammed.

    Khan Aljanub renferme 3 500 livres issus des quatre coins du monde arabe, acheminés pour la plupart depuis Beyrouth ou Le Caire, qu’ils soient expédiés par des distributeurs ou remis en main propre par des amis après des voyages à l’étranger. Il y a des ouvrages de philosophie, de sociologie, d’histoire, des classiques et des fictions modernes et expérimentales – autrement dit, tout l’air du temps de la littérature arabe.

    Les best-sellers actuels sont Al-Mawt fi Haifa (Mort à Haïfa) de l’auteur palestinien Majd Kayyal, Die Erfindung der deutschen Grammatik (L’invention de la grammaire allemande) de Rasha Abbas et Tareekh Alehat Misr (Histoire des dieux d’Égypte) de Mohammad Rabie, le cofondateur égyptien de la librairie.
    « Des fêtes comme au Liban »

    Un coin accueille une petite section anglophone et germanophone avec une poignée de traductions d’ouvrages depuis l’arabe. Derrière le comptoir se trouvent une machine à café et un réfrigérateur rempli de bières que Fadi Abdelnour et Mohammad Rabie ouvrent le vendredi soir.

    Fadi Abdelnour explique que la boutique compte plusieurs centaines de clients et que ce chiffre ne cesse de croître. Environ 30 % sont des visiteurs réguliers qui ont entendu parler de la boutique par le bouche-à-oreille ou qui l’ont découverte sur ses pages exclusivement en arabe sur les réseaux sociaux.

    La plupart ne sont pas nés en Allemagne : il s’agit notamment d’Arabes qui se sont réinstallés à Berlin au cours de la dernière décennie, en particulier à partir de 2015.

    Ces arrivées relativement récentes sont à l’origine d’une multiplication tangible des événements arabophones dans tout Berlin. Ce coup de fouet se traduit également par des représentations théâtrales, des soirées poésie, des conférences culturelles et politiques, des fêtes gay, des drag shows, des raves et des festivals de cinéma.

    Cette explosion de l’activité a donné naissance à ce qui est sans doute la scène culturelle arabophone la plus dynamique d’Europe. Cependant, si cette scène est plus animée que jamais, elle n’est que l’aboutissement d’un mouvement vieux de plusieurs décennies, qui prend racine dans des restaurants locaux et des résidences étudiantes auparavant dans l’ombre.

    Les Allemands prennent note de cette tendance. En juillet, Renate Künast, ancienne ministre fédérale issue des Verts, s’est arrêtée dans la librairie Khan Aljanub pour afficher son soutien. Des journalistes locaux sont passés pour interviewer Fadi Abdelnour.

    « Lorsque je suis arrivé en 2002, il y avait beaucoup d’activité, mais il n’y avait pas de lieu de rencontre central », raconte à Middle East Eye Fadi Abdelnour, adossé à une chaise de jardin en bois.

    « Il y avait 300 visages et on en retrouvait une cinquantaine un peu partout : rendez-vous politiques, conférences, événements musicaux. Certains organisaient des fêtes comme au Liban, par exemple : des rencontres avec du dabkeh et des discours politiques. Puis il y avait des rassemblements plus intellectuels, comme des conférences. »
    Au grand jour

    Alors que ces événements étaient autrefois relégués dans des lieux excentriques que les participants trouvaient par l’intermédiaire de leurs amis et de leur famille, comme le bar Al Hamra à Prenzlauer Berg, ils se déroulent désormais au grand jour et bénéficient de financements officiels de plus en plus conséquents de la part d’institutions universitaires et culturelles allemandes.

    Le département du Sénat de Berlin pour la Culture et l’Europe et la fondation à but non lucratif Rosa Luxemburg parrainent des festivals de cinéma et des événements musicaux et littéraires arabophones, ainsi que des conférences sur des questions relatives au Moyen-Orient.

    Cette activité a été analysée dans des thèses, des conférences et des documentaires à Berlin et à l’étranger, notamment par le sociologue australien d’origine égyptienne Amro Ali, dont l’essai de 2019 intitulé On the need to shape the Arab exile body in Berlin a finalement donné un nom à un feu qui couvait depuis des années.

    « Les chiffres sont trop importants pour que rien ne se produise », explique Amro Ali par téléphone à MEE. « Les exilés arabes qui vivent ici bénéficient d’un soutien institutionnel plus important que, disons, à Londres ou à New York. Indépendamment de leur programme, de leurs intentions ou des questions de racisme, il est facile d’obtenir un financement. Il y a un gouvernement favorable aux arts et aux sciences sociales. »

    Ces mêmes points forts qui attirent depuis des décennies des artistes, musiciens, écrivains et intellectuels internationaux à Berlin – loyers accessibles, ouverture à la créativité – attirent également des dizaines de milliers de personnes en provenance du monde arabe.

    Il s’agit notamment de réfugiés initialement envoyés dans d’autres villes allemandes, mais qui, à force de détermination, parviennent à rallier la capitale.

    « Traditionnellement, La Mecque des Syriens était Paris », confiait la dramaturge syrienne Liwaa Yazji à Exberliner en début d’année. « Mais maintenant, j’ai l’impression que la jeune génération vient à Berlin. »

    Comme l’a écrit Amro Ali, de nombreux nouveaux arrivants en Allemagne apportent avec eux leur amour de la musique et de la littérature et finissent par créer leurs propres événements ou initiatives. Parmi ces initiatives, on retrouve l’Arabic Music Institute, une école de musique qui enseigne des instruments du Moyen-Orient comme le oud et la darbouka, ainsi que la théorie musicale arabe et le chant choral.

    En 2016, un trio d’activistes et de musiciens originaires de Syrie et de Jordanie a également fondé Baynatna, une bibliothèque et un centre culturel en langue arabe.

    Il y a aussi AL.Berlin, un bar-café dans le quartier branché de Kreuzberg. Son cofondateur, Muhammad Jabali, est un Palestinien de Haïfa. Il s’est installé à Berlin il y a trois ans, lorsque son épouse a été affectée à une université locale. À son arrivée dans la ville, il a fondé une initiative permettant à des musiciens arabes de se produire dans des concerts.
    Une population croissante à satisfaire

    En 2019, la première édition du festival de musique AL.Berlin a rassemblé la chanteuse égyptienne Maryam Saleh, le chanteur palestinien Tamer Abu Ghazaleh et le chanteur égyptien Maurice Louca sur la scène du YAAM, un club de plage situé en bord de rivière, plus connu pour son ambiance reggae et hip-hop. AL.Berlin a organisé neuf autres événements au cours de l’année, avec 28 performances qui ont attiré au total 1 800 personnes.

    Le collectif a ouvert le bar AL.Berlin en février 2020, quelques semaines avant les premières mesures de confinement liées au COVID-19, qui ont entraîné la fermeture de tous les espaces culturels en Allemagne (la plupart des gens du milieu se souviendront à jamais de ce triste 14 mars).

    Malgré les pertes financières, le collectif est parvenu à rester à flot et accueillera la deuxième édition du festival AL.Berlin depuis le 2 novembre.

    Aujourd’hui, alors que la scène culturelle de Berlin revient à la normale, AL.Berlin gère un café-bar qui devient parfois une sorte de club, comme lors de ses soirées de pop arabe organisées un vendredi soir par mois.

    Un samedi soir typique, les employés échangent des anecdotes sur la fête de la veille, qui s’est prolongée bien au-delà de minuit, tandis que la salle se remplit lentement de clients parlant un mélange d’allemand, d’anglais et d’arabe. Les clients, dont beaucoup ont à peine 20 ans, d’autres la quarantaine bien tassée, commandent des bières, des Aperol spritz et parfois de l’arak, un spiritueux levantin, tandis que la file d’attente au bar ne cesse de s’allonger.

    Au bar AL.Berlin, des jeunes Syriens côtoient des Tunisiens, des Égyptiens rencontrent des Palestiniens – un véritable Mischung, comme le disent les Allemands.

    Avec une capacité d’environ 70 personnes, AL.Berlin est vite rempli. L’ambiance musicale est profonde et groovy, un mélange de jazz et de broken beats, diffusé depuis une cabine de DJ en bois dans le coin de la salle par DJ Ioana, une cliente de longue date invitée à présenter son premier set ici à l’occasion de la visite de MEE.

    Le lendemain soir, un stand de restauration éphémère sur le thème de la Tunisie est proposé avec des briks – des chaussons farcis et frits – servis par un cuisinier, tandis qu’un DJ se produit dans la cour.

    Le dimanche, avant la pandémie, des cours d’arabe étaient même proposés aux enfants, principalement ceux des fondateurs et leurs amis. « L’un des seuls cours d’arabe laïcs pour enfants à Berlin », confie Muhammad Jabali en esquissant un sourire, recroquevillé sous un parapluie à l’extérieur du bar.

    Avec ses cheveux longs et sa moustache épaisse, il est facile de l’imaginer derrière les platines. Également auteur de livres pour enfants, il a organisé des fêtes pendant plusieurs années à Haïfa. Tout comme le libraire Fadi Abdelnour, il est convaincu que son bar n’est que le prolongement de fondations établies il y a des années et affirme que des villes comme Bruxelles et Amsterdam connaissent également un essor des événements arabophones.

    « Il y a tout simplement plus d’Arabes à Berlin aujourd’hui, donc c’est plus vaste et plus perceptible », indique-t-il. « C’est élitiste de dire que ce que nous faisons est nouveau et que ce qui se passait avant n’avait rien de culturel. »
    Au moins 40 000 Berlinois ont la nationalité syrienne

    Pourtant, pendant des années, ces événements ainsi que la langue arabe ont été cachés à la vue du public et se cantonnaient principalement au secteur de Sonnenallee, une rue célèbre pour son identité arabe.

    Mirvat Adwan, cofondatrice avec un compatriote syrien de Kalamon, la première école d’arabe privée de Berlin, a été témoin de ce changement. Berlinoise depuis 2007, elle a vu la population arabophone de la ville exploser, en particulier depuis 2015.

    « Par le passé, l’arabe était généralement réservé aux mosquées et aux communautés religieuses » , indique-t-elle. « Les autorités n’ont pas essayé de faire grand-chose pour la communauté arabe ici, c’est pourquoi les arabophones ont commencé à organiser des événements eux-mêmes. »

    Même si les autorités berlinoises ne publient pas de statistiques linguistiques détaillées, le nombre d’arabophones pourrait être supérieur à 150 000. Au moins 40 000 Berlinois ont la nationalité syrienne, ce qui les place en troisième position derrière les Turcs et les Polonais.

    Parmi eux figurent certains des plus d’un million de réfugiés principalement originaires de Syrie qui ont demandé l’asile en Allemagne rien qu’en 2015. Ce que l’on sait moins, c’est que 80 000 de ces personnes sont arrivées en Allemagne entre 2011 et 2014 et que beaucoup se sont réinstallées à Berlin. Au cours de ces années, le gouvernement allemand recherchait des personnes qu’il jugeait persécutées, notamment de nombreux écrivains, journalistes et artistes.

    Des activistes arabes de premier plan comme le Saoudien Ali Adubisi, la Syrienne Wafa Mustafa, le Syrien Anwar al-Bunni ainsi que d’innombrables Palestiniens et Égyptiens se sont installés à Berlin.

    « Je ne glorifierais pas Berlin comme un refuge », concède Marwa Fatafta par téléphone depuis Hambourg.

    Cette journaliste et activiste palestinienne s’est installée dans la ville portuaire allemande il y a quelques mois après avoir vécu sept ans à Berlin.

    Actuellement responsable des politiques pour la région MENA au sein de l’organisation à but non lucratif Access Now, qui s’intéresse aux droits numériques, elle est arrivée dans la capitale allemande en provenance de Ramallah pendant la guerre de Gaza de 2014.

    Elle est devenue depuis lors une conférencière et une commentatrice en ligne renommée. Toutefois, même à Berlin, une ville que l’on pourrait qualifier de capitale européenne de la culture arabe, il y a des limites.

    « Il est très difficile de trouver un espace sûr pour discuter publiquement des questions qui affectent notre présent et notre avenir », explique-t-elle. « Qu’il s’agisse d’Israël ou de la vie de migrants arabes dans un climat de racisme et d’islamophobie en Allemagne. Il y a souvent des perturbations, comme des pressions exercées sur les organisateurs pour qu’ils réduisent des financements ou annulent des interventions. »

    Il est également impossible d’ouvrir une librairie sans voir ses opinions politiques être remises en question, comme l’a découvert Fadi Abdelnour lorsqu’un journaliste l’a interrogé au sujet de la position reflétée par ses livres sur la question israélo-palestinienne.

    Ces limites ne s’appliquent pas seulement aux livres et aux conférences politiques sur le Moyen-Orient. Même des organisations artistiques bien intentionnées ont tendance à avoir une vision creuse des films du monde arabe à présenter, par exemple, puisque la priorité va souvent à ceux qui correspondent à une vision eurocentrique de la région, en particulier sur des sujets comme la guerre et l’oppression des femmes.

    Pendant plusieurs années, Fadi Abdelnour a participé à l’organisation d’ALFILM, un festival du cinéma arabe qui se tient chaque année depuis 2009. ALFILM a tenu sa 12e édition en ligne en avril et organisé plusieurs projections estivales du film palestinien 200 mètres et du long-métrage tunisien L’Homme qui a vendu sa peau dans des cinémas en plein air.

    Fadi Abdelnour, qui s’est retiré de l’organisation mais continue de concevoir les flyers du festival, a lancé ALFILM avec des amis afin d’arracher le discours aux conservateurs et organisations eurocentriques.

    « À l’époque, de nombreux contenus étaient très orientalistes ou concentrés sur le réalisme social », explique-t-il. « Ils ne voulaient pas voir, par exemple, une histoire d’amour égyptienne, car pour eux, ce n’est pas authentique. L’absence de cette diversité est ce qui nous a poussés à lancer notre propre festival. »
    « Nous sommes ici chez nous »

    Là où ALFILM est tourné vers l’extérieur et projette des films en langue arabe sous-titrés en anglais ou en allemand, la librairie Khan Aljanub ne suit pas ce schéma. Toute la communication en ligne est en arabe et les visiteurs voient très peu de livres en allemand ou en anglais une fois à l’intérieur. Les non-arabophones ne trouveront pas grand-chose dans la librairie, ce qui témoigne de l’ampleur de la clientèle potentielle de la boutique.

    Jusqu’à présent, il s’avère difficile d’attirer l’ancienne communauté arabe de Berlin, principalement libanaise et palestinienne, qui fait partie du tissu social de la ville depuis des décennies.

    Selon Fadi Abdelnour, cela s’explique par plusieurs raisons, notamment le fait que ces arabophones et leurs enfants parlent probablement très bien l’allemand et ne recherchent généralement pas de livres en arabe. Et s’ils s’intéressent à la littérature arabe, il n’est probablement pas question de la littérature contemporaine vendue dans sa boutique.

    « La plupart des livres n’intéressent pas les personnes qui vivent ici depuis des décennies », explique-t-il. « Ils demandent des livres qui ne sont plus édités depuis 50 ans. »

    Cette période, dans une ville pleine de nouveaux arrivants apportant avec eux les questions, la musique et le discours qui déferlent sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ne durera pas éternellement. Dans cinq, dix ou vingt ans, les enfants de ces activistes, écrivains, musiciens et universitaires installés à Berlin parleront couramment l’allemand et seront peut-être plus intéressés par le hip-hop ou la techno que par les nouveautés en matière de musique dansante égyptienne.

    Le sociologue Amro Ali y voit une raison de plus pour s’enraciner durablement. « Les activités du moment ont tendance à être très éphémères », explique-t-il à MEE. « J’aime les expositions d’art et les conférences, mais elles ne font que passer. Nous avons besoin d’espaces physiques, de points d’appui. Et si vous voulez faire partie de ce mouvement, il faut venir à Berlin. »

    Dans les années à venir, à mesure que la scène culturelle arabophone se développera, son influence gagnera encore davantage la vie courante allemande, que ce soit par la reconnaissance progressive des films et de la musique arabes ou à travers les questions politiques plus profondes abordées lors des conférences et tables rondes de plus en plus nombreuses organisées chaque année. La librairie Khan Aljanub publiera bientôt un livre trop politique pour sortir dans le pays d’origine de son auteur, l’Égypte.

    De nombreux élèves de l’école d’arabe Kalamon sont des Allemands sans aucun lien avec le monde arabe. Et comme la clientèle de Khan Aljanub, leur nombre ne cesse de croître.

    La professeure d’arabe Mirvat Adwan constate que l’État reconnaît de plus en plus sa culture, comme en témoigne le nombre croissant d’écoles élémentaires proposant des cours d’arabe aux jeunes élèves, qui sont désormais au nombre de douze dans toute la ville.

    « Si les enfants l’apprennent pendant dix ans, leur arabe devrait être assez bon », estime-t-elle. « Ce mouvement va se poursuivre. Il ne s’arrêtera pas. »

    Marwa Fatafta, l’activiste palestinienne des droits numériques, se rend encore souvent à Berlin et, malgré les limites, apprécie la façon dont la communauté arabe et la scène culturelle de la ville se sont développées. « Vous ne voyez pas cela ailleurs en Allemagne », affirme-t-elle. « C’est réel et c’est organisé par des gens de la région, pas par de grandes institutions. »

    De la musique électronique aux arts visuels, Berlin est à la pointe de la culture moderne depuis des décennies. Les musiciens, gérants de clubs, lecteurs, écrivains et activistes du monde arabe qui s’installent ici font en sorte que cette tendance s’étende à leur propre coin de la ville.

    Au fil du temps, d’autres librairies, d’autres écoles de musique et de langue ouvriront leurs portes et étaieront une scène qui existe sous une forme ou une autre depuis l’arrivée de la première vague de Palestiniens à Berlin dans les années 1970.

    « Je n’ai pas le luxe de pouvoir prendre mon passeport et partir aux États-Unis ou au Royaume-Uni », explique Marwa Fatafta. « Si vous êtes ici, vous devez faire en sorte que ça marche. Nous sommes ici chez nous. Cela peut être pénible, mais nous pouvons peut-être faire évoluer positivement les choses. »

    #Berlin #Syrie #culture

  • France : une chercheuse turque menacée d’expulsion pour sa participation à un rassemblement propalestinien
    Par Céline Martelet - Lundi 12 juillet 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/france-menace-expulsion-chercheuse-turque-participation-manifestation

    Depuis près de deux mois, Selma*, 37 ans, vit dans l’angoisse. Installée en France depuis onze ans, l’universitaire turque spécialiste en art ne pensait pas être un jour menacée d’expulsion.

    Tout commence le 15 mai 2021. Ce jour-là, elle est arrêtée au cours d’un rassemblement en soutien au peuple palestinien en pleine attaque israélienne à Gaza et à Jérusalem-Est occupée. Un rassemblement interdit par la préfecture de police de Paris à la demande de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur.

    Ce jour-là, 45 manifestants sont interpellés et conduits au commissariat. Il leur est notamment reproché de ne pas avoir obéi à l’ordre de dispersion des forces de l’ordre.

    Des faits que Selma nie en bloc : « J’étais seule, un peu à l’écart, je ne faisais partie d’aucun groupe », indique-t-elle à Middle East Eye.

    Après une nuit en garde à vue, Selma est relâchée et écope d’un rappel à la loi. Pas d’enquête plus approfondie, pas de procès, pas de jugement, l’affaire semble close.

    Mais le 20 mai, elle reçoit à son domicile un courrier de la préfecture de police de Paris auquel elle ne s’attendait pas : « J’envisage le retrait de votre titre de séjour », écrit un adjoint du préfet de police. Un peu plus haut sont cités plusieurs articles de loi qui « prévoient la possibilité de retrait de la carte de séjour si son titulaire constitue une menace à l’ordre public ». (...)

  • « On dirait une zone de guerre » : affrontements à Sheikh Jarrah avant des expulsions massives de Palestiniens | Middle East Eye édition française
    Par Sheren Khalel, Mustafa Abu Sneineh, Latifa Abd Altif, Lubna Masarwa | Published date : Jeudi 6 mai 2021 - 09:28
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-jerusalem-affrontements-sheikh-jarrah-expulsions-col

    De violents affrontements ont éclaté entre la police israélienne et des jeunes palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupée. Les habitants protestent contre une vague d’expulsions ordonnée par un tribunal, laquelle devrait chasser une quarantaine de Palestiniens, dont une dizaine d’enfants, de leurs maisons.

    Les policiers israéliens, dont certains à cheval, ont tenté de repousser les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes, de grenades étourdissantes et d’« eau puante », rapporte une correspondante de Middle East Eye présente sur place.

    « On dirait une zone de guerre », confie un manifestant à MEE.

    Par ailleurs, la police a battu plusieurs manifestants avec des matraques et en a arrêté au moins cinq, dont trois ont été identifiés : Seif Hammoda, Ahmad Abbasi et Siwar Qasim.

    Une dizaine de Palestiniens au moins ont été blessés, a signalé le Croissant-Rouge palestinien juste avant minuit heure locale. Six des blessés ont inhalé des gaz lacrymogènes, trois ont été touchés par des balles en caoutchouc et un autre a subi un traumatisme contondant, énumère l’organisation. (...)


    #Jerusalem #Sheikh_Jarrah

    • L’observateur de l’ONU pour la Palestine appelle la communauté internationale à contester les violations commises par Israël.
      6 mai 2021 |
      https://imemc.org/article/un-observer-for-palestine-calls-on-international-community-to-challenge-israe

      L’observateur permanent de la Palestine auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a envoyé mercredi une lettre au secrétaire général des Nations unies, au président du Conseil de sécurité des Nations unies et au président de l’Assemblée générale des Nations unies.
      Il a demandé à la communauté internationale d’agir pour mettre fin à la confiscation illégale par Israël de terres palestiniennes et au déplacement des propriétaires palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem.

      Voici sa lettre, dans son intégralité :
      La situation en Palestine occupée continue de s’aggraver alors qu’Israël intensifie ses violations des droits humains et ses crimes de guerre contre le peuple palestinien. En particulier, la puissance occupante a intensifié la confiscation de maisons, de terres et de propriétés palestiniennes, cherchant à accélérer le transfert forcé de civils palestiniens et ses projets de colonisation, notamment dans les zones situées à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est occupée. Il est désormais évident que tout cela fait partie d’un plan systématique et délibéré visant à éliminer les Palestiniens - c’est-à-dire à procéder à un nettoyage ethnique de ces zones - en vue de leur annexion.
      De nombreuses lettres ont été envoyées au Conseil de sécurité ces derniers mois pour attirer l’attention sur ces violations, notamment sur le sort des familles palestiniennes des quartiers de Sheikh Jarrah et de Silwan, à Jérusalem-Est occupée, qui sont confrontées à la menace constante d’être expulsées de leurs maisons et de subir une dépossession massive, comme tant d’autres avant elles dans la ville, dans le cadre des mesures illégales prises par Israël pour les remplacer par des colons israéliens. À ce jour, à Sheikh Jarrah, 169 Palestiniens - dont 46 enfants - n’ont nulle part où aller, alors qu’Israël intensifie ses intimidations judiciaires et ses attaques contre les familles palestiniennes de Jérusalem et de ses environs, dans le seul but de consolider le contrôle israélien de la ville en modifiant illégalement sa composition démographique, son caractère et son statut.
      Nous attirons une fois de plus l’attention sur cette crise, en appelant la communauté internationale à agir pour mettre un terme aux actions illégales d’Israël et pour protéger les civils palestiniens des crimes de la puissance occupante, une protection à laquelle ils ont droit en vertu du droit humanitaire international. Les mesures de responsabilisation sont le seul recours pour faire respecter la loi, dissuader de nouveaux crimes, y compris le déracinement de centaines de familles palestiniennes supplémentaires, et sauver les perspectives d’une paix juste qui s’amenuisent.(…)
      Aujourd’hui, plus de 1 500 Palestiniens de Jérusalem sont menacés de déplacement forcé et de démolition de leur maison pour faire place à une colonie illégale appelée « Shimon Hatzadik », ainsi qu’à un parc pour colons sous le nom de « Parc du Roi David ». Alors que ces groupes de colons bénéficient du soutien et des services des tribunaux et de la législation israéliens pour leurs projets illégaux, les familles palestiniennes sont confrontées à des attaques incessantes visant à amasser le plus de terres palestiniennes possible, avec le moins de civils palestiniens possible, et à maintenir l’occupation, ce qui montre à quel point un groupe est fortement privilégié par rapport à un autre dans un système à deux vitesses fondé sur la discrimination et l’oppression. (...)

      Cette lettre fait suite à nos 712 lettres concernant la crise actuelle dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, qui constitue le territoire de l’État de Palestine. Ces lettres, datées du 29 septembre 2000 (A/55/432-S/2000/921) au 26 avril 2021 (A/ES-10/xxx-S/2021/xxx) constituent un registre de base des crimes commis par Israël, la puissance occupante, contre le peuple palestinien depuis septembre 2000. Pour tous ces crimes de guerre, actes de terrorisme d’État et violations systématiques des droits humains commis à l’encontre du peuple palestinien, Israël, puissance occupante, doit être tenu pour responsable et les auteurs doivent être traduits en justice.
      Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire le nécessaire pour que le texte de la présente lettre soit mis à la disposition des membres du Conseil de sécurité afin qu’ils puissent l’examiner immédiatement et le distribuer comme document officiel du Conseil de sécurité.
      Je vous prie d’agréer, Excellence, l’assurance de ma très haute considération.
      Dr. Riyad Mansour , Ministre, Observateur permanent

    • Que se passe-t-il dans le quartier de Sheikh Jarrah de Jérusalem Est ?
      Par Lina Alsaafin, le 1er mai 2021, Al Jazeera, Traduction J. Ch. pour l’Agence média Palestine
      https://agencemediapalestine.fr/blog/2021/05/05/que-se-passe-t-il-dans-le-quartier-de-sheikh-jarrah-de-jerusale

      (...) Quelle est l’histoire de Karm al-Jaouni à Sheikh Jarrah ?

      En 1956, 28 familles de réfugiés ont été délogées de chez elles dans les villes côtières de Yafa et Haïfa, huit ans avant de finalement s’installer dans la zone de Karm al-Jaouni à Sheikh Jarrah.

      La Cisjordanie, dont Jérusalem Est, était à l’époque sous mandat de la Jordanie, qui a conclu un accord avec l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNRWA) pour construire des unités d’habitation pour ces familles. L’accord stipulait que ces familles devaient renoncer à leur statut de réfugiés en échange de titres de propriété signés à leur nom après trois ans de vie dans cette zone.

      Cependant, cela n’a pas eu lieu et, en 1967, la Jordanie a perdu son mandat alors que Jérusalem Est était occupée par Israël.

      Khalil Toufakji, cartographe palestinien et expert sur Jérusalem, a dit qu’il était allé en 2010 à Ankara pour rechercher dans les archives de l’époque ottomane un document qui nie toute propriété juive sur Karm al-Jaouni.

      « J’ai trouvé l’acte et l’ai présenté au tribunal de district israélien, qui l’a promptement rejeté », a dit Toufakji à Al Jazeera.

      Après des recherches plus approfondies, Toufakji a découvert en 1968 que le parlement d’Israël, la Knesset, avait émis un décret – signé par le ministre des Finances de l’époque – qui déclarait qu’Israël était tenu par l’accord entre la Jordanie et l’UNRWA.

      « C’est ce fait qui a été soulevé devant la Haute Cour de Jérusalem au nom des familles palestiniennes de Sheikh Jarrah », a-t-il dit, mais en ajoutant qu’il y avait peu de raisons de croire que la cour statuerait en leur faveur.

      « Les tribunaux israéliens – juge, jury et législation – sont tous au service des colons juifs », a-t-il dit. (...)

    • EN IMAGES : L’histoire de Sheikh Jarrah en sept clichés d’époque | Middle East Eye édition française
      https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-palestine-jerusalem-sheikh-jarrah-histoire-cliches-occupation-

      Ce quartier historique de Jérusalem-Est occupée connaît de vives tensions à la suite de la décision d’un tribunal israélien d’en expulser plusieurs familles palestiniennes. MEE revient, en images, sur l’histoire de ce quartier
      Shafik Mandhai
      Vendredi 7 mai 2021 - 09:56 (...)

  • Jordanie : l’ancien prince héritier et plusieurs personnalités arrêtés pour complot présumé de coup d’État
    Par MEE et agences – Published date : Dimanche 4 avril 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/jordanie-roi-abdallah-prince-hamza-ben-hussein-coup-detat

    Hamza ben Hussein, 41 ans, ancien prince héritier et demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie a annoncé samedi avoir été « assigné à résidence » dans son palais d’Amman, après avoir été accusé par l’armée d’activités contre « la sécurité du royaume », des termes repris dans la journée de dimanche par le vice-Premier ministre jordanien.

    Dans une vidéo transmise à la BBC par son avocat, le prince Hamza a affirmé que le chef d’état-major de l’armée s’était rendu à son domicile et lui avait signifié qu’il n’était « pas autorisé à sortir ». Il a nié avoir pris part à un complot et a accusé les autorités de son pays de « corruption », d’« incompétence » et de « harcèlement ». (...)

    #Jordanie

    • Jordan claims businessman who offered to help arrested prince is former Mossad agent
      Barak Ravid, author of from Tel Aviv- 4 avril 2021 - Axios
      https://www.axios.com/jordan-crown-prince-hussein-coup-2c37aca9-b49f-4398-a407-c71ee1e8ea03.html

      An Israeli businessman with ties to the U.S. government was in touch with former Jordanian Crown Prince Hamzah bin Hussein when he was put on house arrest on Saturday, and proposed to send a private jet to take his wife and kids to Europe.

      The intrigue: The Jordanian government claims the Israeli has connections to the Mossad spy agency, while the businessman stresses he’s only a friend of the prince.

      Why it matters: The Jordanian government is pushing the narrative that Prince Hamzah and his associates conspired against King Abdullah with people outside of Jordan.

      Broaching connections to Israel and the Mossad are effective lines for the Jordanian government’s campaign against Prince Hamzah. Public opinion of Israel is generally negative among Jordanians.

      State of play: Jordanian Foreign Minister Ayman Safadi said at a press conference Sunday that a person with connections to a foreign security service had approached Prince Hamzah’s wife and offered to arrange a private jet to escort her and her family to a foreign country.

    • Report: Israel PM knew of Jordan security unrest as it happened
      April 5, 2021 at 12:26 pm
      https://www.middleeastmonitor.com/20210405-report-israel-pm-knew-of-jordan-security-unrest-as-it-ha

      Israel’s Prime Minister, Benjamin Netanyahu, was aware of the security unrest in Jordan and the arrests campaign against senior officials including former Crown Prince Hamzah bin Hussein the minute they happened, Israel’s Yedioth Ahronoth newspaper reported on Sunday.

      An Arab affairs analyst at the paper, Smadar Perry said Netanyahu and others have been very familiar with the events taking place in Jordan over the past few weeks, which explains why King Abdullah II of Jordan has been very keen to prevent Netanyahu from using the Jordanian airspace to travel to the Gulf region.

      According to Perry, it is clear that Amman has suspicions regarding Netanyahu who made it clear that he would be very happy to get rid of Abdullah, and see another Jordanian ruler take his place; either another member of the royal family or from the army.

      She added that the Jordanian royal court suspects that Netanyahu did not even bother to conceal his preference and shared it with his new friends in the Gulf.

      The report noted that despite the political estrangement between Amman and Tel Aviv and the personal anger that King Abdullah II has shown towards Netanyahu, two years ago, the Jordanian king has ensured that his army officers conveyed messages of assurances to their Israeli counterparts that “things are under control”. (...)

  • Israeli forces fatally shoot Palestinian child during village protest
    By MEE staff |Published date: 4 December 2020
    https://www.middleeasteye.net/news/israeli-forces-fatally-shoot-palestinian-child-ali-abu-aalya
     

    Israeli forces fatally shot a Palestinian child near the occupied West Bank city of Ramallah on Friday evening, the local health ministry has confirmed.

    The boy has been identified as Ali Abu Aalya and is believed to be either 13 or 14 years old. The teen was killed during clashes that broke out between Palestinian residents and Israeli soldiers in his village of al-Mughayir, northeast of Ramallah, the ministry said.

    The Palestinian Red Cross told Israeli newspaper Haaretz that Israeli forces shot Abu Aalya in the stomach. He was then rushed to a local hospital where he succumbed to his wounds.

    Clashes broke out in the village on Friday after Israeli forces responded to a protest held by local residents against a new settlement outpost in the area. Haaretz reported that the demonstration had taken place “far from the outpost”.

    Palestinian communities often use Friday after midday prayers as a time to protest the Israeli policies of land confiscation, road blockades, and settlement expansion - among other issues.

    Rights groups, including Human Rights Watch and Amnesty International, have condemned Israel’s response to such protests, which frequently result in the loss of life, accusing the army of carrying out a “shoot-to-kill” policy that encourages “extrajudicial killings”.

    (...)

    #Palestine_assassinée

    • Israeli Soldiers Kill A Palestinian Child Near Ramallah
      Dec 5, 2020
      https://imemc.org/article/israeli-soldiers-kill-a-palestinian-child-near-ramallah-2

      Israeli soldiers shot and killed, Friday, a Palestinian child in the al-Mughayyir village, northeast of the central West Bank city of Ramallah.

      Amin Abu Alia, the head of al- Mughayyir Village Council said several army jeeps invaded the eastern area of the village, and attacked unarmed protesters with live fire, rubber-coated steel bullets, gas bombs and concussion grenades.

      He added that the soldiers shot Ali Ayman Abu Alia, 13, with a live round in the abdomen, before Palestinian medics rushed him to Palestine Medical Complex in Ramallah, where he was immediately sent to surgery, but succumbed to his serious wounds despite all attempts to save his life.

      Abu Alia also stated that the soldiers shot four young Palestinian men with rubber-coated steel bullets, and caused many others to suffer the effects of teargas inhalation.

      Nickolai Mladenov, the United Nations’ Special Coordinator to the Middle East, called for a credible and independent investigation into the death of the child.

      In a tweet, the UN official said, “Israel must swiftly and independently investigate the shocking incident,” and added that “Children enjoy special protection under International Law, and must be protected from violence.”

      The Office of Palestinian President Mahmoud Abbas denounced the slaying of the child, and said that this incident is part of Israel’s continued brutal and criminal violations against the Palestinian people, especially the children.

      It also called on the international community to provide protection to the Palestinian people, and to ensure the establishment of an independent, contiguous, and sovereign Palestinian state, with East Jerusalem as its capital.

    • Israel’s war on Palestinian children
      Gideon Levy | Dec. 5, 2020 | 11:17 PM

      https://www.haaretz.com/opinion/.premium-israel-s-war-on-palestinian-children-1.9350708

      Last week, we were in the Al-Arroub refugee camp, searching for an open area in which to sit, for fear of the coronavirus. There wasn’t one. In a camp in which house touches house, whose alleys are the width of a man and strewn with garbage, there’s nowhere to sit outside. One can only dream of a garden or a bench; there isn’t even a sidewalk. This is where Basel al-Badawi lives. A year ago, soldiers shot his brother dead, before his eyes, for no reason. Two weeks ago, Basel was snatched from his bed on a cold night and taken, barefoot, for questioning. We sat in his family’s cramped home and realized there was no “out” to go to. While we were there, Israeli soldiers blocked the entrance to the camp, as they occasionally do, arbitrarily, and the sense of suffocation only grew.

      This is Basel’s world and this is his reality. He is 16, a bereaved brother, who was abducted from his bed in the dark of night by soldiers. He has nowhere to go to except for school, which is closed for part of the week due to COVID-19. Basel is free now, more fortunate than certain other children and teenagers. Around 170 of them are currently detained in Israel. Other children are shot by soldiers, wounded and sometimes killed, with no distinction made between children and adults – a Palestinian is a Palestinian – or between a life-threatening situation and a “public disturbance.”

      On Friday they killed Ali Abu Alia, a 13-year-old boy. It was a lethal shot to the abdomen. No one could remain indifferent to the sight of his innocent face in photographs, and his last picture – in a shroud, his face exposed, his eyes closed, as he was carried to burial in his village. Ali, as he did every week, went with his friends to demonstrate against the wild and violent outposts that sprouted out of the settlement of Kokhav Hashahar, taking over the remaining land of his village, al-Mughayir. There is nothing more just than the struggle of this village, there is nothing more heinous than the use of lethal force against protesters and there is no possibility that shooting Ali in the abdomen could have been justifiable. In Israel, of course, no one showed any interest over the weekend in the death of a child, one more child.

      Up until the current school year, around 50 children from the shepherding community of Ras a-Tin studied at the school in al-Mughayir, the village of the deceased boy. They had to walk about 15 kilometers (9.3 miles) each day, round trip, to attend. This year their parents, with the help of a European Commission aid organization based in Italy, built them a modest, charming school in the village. Israel’s Civil Administration is threatening to demolish it, and in the meantime it is harassing the pupils and teachers with surprise visits to check whether the toilets had been, God forbid, connected to a water pipe – in a village that was never connected to the power grid or the water supply. The children of Ras a-Tin must have known Ali, their former classmate, now dead.

      The children did not know Malek Issa, of Isawiyah, in East Jerusalem. The 9-year-old boy lost an eye after it was hit by a sponge-tipped bullet fired by an Israeli police officer. On Thursday the Justice Ministry department that examines allegations of police misconduct announced that no one would be charged in the shooting, after 10 months of intensive investigation. It was enough for the policemen involved to claim that stones had been thrown at them, perhaps one of them hit the boy. But no video shows stones being thrown, nor is there any other evidence of this. Ali’s killers can also sleep in peace: No one will prosecute them. All they did was to kill a Palestinian child.

      These and many other incidents are taking place during a period that is among the quietest in the West Bank. This is the terror taking place, committed by the state. When we hear of such incidents in vicious dictatorships – children who are snatched from their beds in the middle of the night, one boy who was shot in the eye, another who was shot and killed – it sends shivers down our spine. Shooting at demonstrators? At children? Where do such things happen? Not in some faraway land, but rather just an hour’s drive from your home; not in some dark regime, but in the only democracy.

      What would you think of a regime that allows the shooting of children, that abducts them in their sleep and razes their schools? That’s exactly what you must think of the regime here in our country.

    • In New Crime of Excessive Use of Force, IOF Kill Palestinian Child and Wound 4 Civilians Northeast of Ramallah
      Date: 05 December 2020 - Time: 17:00 GMT
      https://www.pchrgaza.org/en/?p=15455

      According to investigations conducted by the Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), at approximately 11:00 on Friday, a peaceful protest took off in the center of al-Mughayyir village, northeast of Ramallah, at the call of the villagers, towards lands under the threat of confiscation and in protest to the establishment of new settlement outposts in Ras al-Teen area near the eastern entrance to the village. The protestors raised Palestinian flags and chanted slogans against the Israeli occupation, settlers and annexation wall. When the protestors arrived at the area, they found a large number of Israeli soldiers awaiting them. Following the Friday prayer, the protestors chanted slogans again the Israeli occupation and settlers. IOF immediately suppressed the protest and fired live and rubber bullets, sound bombs and tear gas canisters at the protestors. As a result, 4 civilians sustained rubber bullets wounds in their lower extremities and received treatment on the spot. At approximately 13:30, as the clashes were ongoing, Israeli soldiers shot at ‘Ali Ayman Naser Abu ‘Aliya (14), wounding him with a live bullet in his abdomen below the lung on the right side of his body. Abu ‘Aliya was immediately taken via a Palestinian Red Crescent Socitey (PRCS) ambulance to the Palestine Medical Complex in Ramallah, where he underwent a surgery. At approximately 18:00 on the same day, medical sources pronounced him dead. The medical report showed that the bullet penetrated the liver and ruptured it.

    • Un adolescent palestinien tué par l’armée israélienne enterré à Ramallah
      Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard - RFI - Publié le : 05/12/2020
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20201205-un-adolescent-palestinien-tu%C3%A9-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-en

      Des centaines de personnes étaient rassemblées à Ramallah pour l’enterrement d’une jeune palestiniens tué par l’armée israélienne. AP - Majdi Mohammed

      Dans les Territoires palestiniens, l’émotion est vive après la mort d’un jeune Palestinien de 13 ans, tué vendredi 4 décembre en Cisjordanie occupée par des tirs de l’armée israélienne alors qu’il participait à une manifestation dans le village d’al Mughayir. Son enterrement, qui a eu lieu ce samedi, a rassemblé des centaines de personnes.

    • Israël/Territoires palestiniens - Q&R - Extrait du point de presse (07.12.20) - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
      https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/relations-bilaterales-4261/evenements/article/israel-territoires-palestiniens-q-r-extrait-du-point-de-presse-07-12

      ❝Q : Le décès d’un jeune Palestinien lors d’une manifestation organisée dans le village d’Al Mughair, près de Ramallah, contre la politique israélienne de colonisation, est-il susceptible de relancer les tensions entre Israéliens et Palestiniens ?

      R : La France déplore la mort d’un jeune adolescent palestinien, Ali Abu Alia, survenue le 4 décembre, après qu’il a été touché par des tirs de l’armée israélienne lors d’une manifestation dans le village d’Al Mughair, près de Ramallah.
      #FranceDiplo

  • Le traumatisme « banal » des raids nocturnes israéliens visant des enfants palestiniens
    Par Lily Galili – TEL AVIV, Israël - Mardi 1 décembre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-enfants-traumatisme-raids-nocturnes-armee

    Des soldats israéliens interrogent une Palestinienne lors d’un raid nocturne dans le camp de réfugiés de Jalazone, au nord de Ramallah, le 16 juin 2014 (AFP)

    Un bruit soudain rompt le silence de la nuit noire.

    Les coups violents sur le portail d’une maison peinte en bleu terrifient non seulement la famille qui y habite, mais également tout le quartier.

    Les pleurs de bébés effrayés par ce tumulte se mêlent au bruit sourd des poings qui cognent le fer.

    Ce ne sont pas les premières lignes typiques d’une mystérieuse œuvre de fiction. Il s’agit du quotidien de familles palestiniennes dans des centaines de villages à travers les territoires occupés : des soldats israéliens se présentent à la porte d’une famille profondément endormie, entre 22 heures et 5 heures du matin, pour perquisitionner un membre du foyer, l’arrêter ou le placer en détention. (...)

  • From Balfour to the Nakba: The settler-colonial experience of Palestine Ilan Pappe | 4 November 2020 | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinion/balfour-nakba-settler-colonial-experience-palestine

    Members of the Haganah paramilitary group escort Palestinians expelled from Haifa after Jewish forces took control in April 1948 (AFP)

    The late prominent scholar of settler-colonialism, Patrick Wolfe, reminded us repeatedly that it is not an event, it is a structure. While settler-colonialism in many cases has a historical starting point, its original motivation guides its maintenance in the present.

    By and large, settler-colonial projects are motivated by what Wolfe defined as “the logic of the elimination of the native”. Settlers’ wish to create a new homeland almost inevitably clashes with the aspirations of the local native population. In some cases, this clash leads to the physical elimination of native populations, as seen in the Americas and Australia; in others, such as South Africa, settlers enclave the indigenous population in closed areas and impose an apartheid system.

    Zionism in Palestine is a settler-colonial project, and Israel remains to this day a settler-colonial state. This depiction is now widely accepted in the scholarly world, but rejected by mainstream Israeli scholars.

    On 2 November 1917, Arthur Balfour, then British foreign secretary, endorsed the idea of a “national home for the Jewish people” without “prejudice” against the “civil and religious rights” of the “non-Jewish communities in Palestine”. While this might imply that Jews were the native and majority population of Palestine, in reality, they comprised 10 percent of the population. (...)

    #colonialisme_de_peuplement

  • Erdoğan/Macron : quand les crimes de lèse-majesté occultent les crimes contre les peuples
    Pierre Tevanian - Jeudi 29 octobre 2020 - 15:35 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/france-turquie-erdogan-macron-tensions-lese-majeste

    Un président traité de « malade mental » par un autre, lequel est figuré en slip par une caricature : le crime de lèse-majesté s’est installé, ces derniers jours, à la une de nos journaux. Au détriment des peuples, une fois de plus (...)

    • Charlie Hebdo : Par quelles méthodes tordues s’est opéré le glissement d’une petite publication « satirique » irrévérencieuse vers un organe de presse idéologique d’état :

      L’histoire tragique de Cavanna mais aussi celle de Charlie Hebdo, jusqu’aux évènements de janvier, pourraient se résumer par : comment Val et Malka ont amené au casse-pipe toute une équipe, tout un journal. Ce qui me fait hurler, c’est que tout cela s’est construit au fil du temps au nom de la liberté d’expression

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-heb

      I - Charlie-Hebdo : Comment Philippe Val prend le pouvoir ?

      Cette question nous amène à suivre, depuis le début, les tribulations de Philippe Val et de son compère Richard Malka : deux coucous sans scrupules, qui entreprirent de faire prospérer leur ambition dans le nid patiemment édifié par François Cavanna, le professeur Choron, Reiser et les autres : Charlie Hebdo.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-heb

      II - Spoliation de la marque « Charlie Hebdo » et autres manipulations

      Maître Malka quitta le cabinet Dartevelle début 1999 pour s’installer à son propre compte en amenant avec lui, comme client, Charlie-Hebdo. En effet, le 09 janvier 1999, Maître Dartevelle reçut un courrier de Richard Malka lui annonçant sa démission. Dans la foulée lui parvint une lettre émanant de Philippe Val demandant le transfert de l’intégralité des dossiers de Charlie-Hebdo et de son personnel à maître Malka.

      Pour pouvoir relancer le célèbre journal satirique, il y avait un préalable indispensable : récupérer la « marque Charlie-Hebdo ». Qu’à cela ne tienne : Cavanna devrait pouvoir revendiquer cette marque : il était membre du binôme fondateur de Charlie-Hebdo comme de ses aînés Hara Kiri et Charlie Mensuel. Ça, c’était du ressort de l’avocat Richard Malka : il mit aussitôt en branle une procédure qui amena les collaborateurs historiques du premier Charlie-Hebdo à attester abusivement que le titre appartenait à François Cavanna.

      Un jugement intervint sur cette base et donna la propriété du titre à ce dernier. 1992, le professeur Choron perdit en première instance.1996, il perdit encore en appel. Cavanna se vit attribuer la marque Charlie-Hebdo.

      Pendant ce temps, nos larrons ourdissaient leur piège. Ils obtinrent de Cavanna l’exclusivité de l’usage de l’appellation Charlie-Hebdo.

      Où l’on ne peut sans effroi que constater un certain « bégaiement de l’Histoire » ...

  • EXCLUSIF : Israël cesse de délivrer des visas à l’agence des droits de l’homme de l’ONU
    Alors qu’Israël avait annoncé en février la suspension de ses relations avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, les demandes de nouveaux visas restent sans réponse et les passeports envoyés pour renouvellement reviennent vierges
    Par Joe Dyke | Published date : Jeudi 15 octobre 2020 - 13:28 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-visas-onu-boycott-droits-de-l-homme-occupation

    Selon les informations recueillies par Middle East Eye, Israël a cessé de délivrer des visas aux employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), contraignant les cadres de l’agence à partir.

    En février, Israël avait annoncé la suspension de ses relations avec l’agence des droits de l’homme de l’ONU après la publication d’une liste de plus d’une centaine d’entreprises opérant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

    Depuis le mois de juin, toutes les demandes de nouveaux visas restent sans réponse et les passeports envoyés pour renouvellement reviennent vierges.

    Neuf membres étrangers sur les douze de l’organisation ont déjà quitté Israël et les territoires palestiniens par crainte de se trouver en situation d’illégalité, a confirmé le HCDH. Parmi eux, le directeur James Heenan.

    Les trois autres verront leurs visas expirer dans les mois à venir. Par ailleurs, trois employés qui devaient arriver en Israël pour commencer à travailler n’ont pas été en mesure de le faire.

    Le personnel israélien et palestinien continue toutefois à travailler et les bureaux de l’organisation ne sont pas fermés.

    « L’absence de personnel international dans les territoires occupés est une situation particulièrement irrégulière et aura un impact négatif sur notre capacité à exercer notre mandat », affirme un porte-parole du HCDH à MEE. (...)

  • Remembering Rachid Taha, voice of the oppressed and dispossessed | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinion/remembering-rachid-taha-voice-oppressed-and-dispossessed

    by Malia Bouattia The Algerian singer’s life was defined by his uncompromising political stand in solidarity with oppressed groups, wherever they may be — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?dzy_gA&quot; title="Permalink">Permalink</a>

    #arabe #critique #international #moyen-orient #musique

  • Nasrallah à Macron : « Si vous voulez savoir qui a fait échouer votre initiative, cherchez du côté des Américains et du roi Salmane »
    Par MEE et agences - Published date : Mercredi 30 septembre 2020 - 08:39 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/liban-hezbollah-france-nasrallah-macron-initiative-crise-gouvernement

    (...) « Nous saluons toujours l’initiative française et sommes prêts au dialogue et à la coopération avec les Français et avec tous les amis du Liban, mais la manière dont les choses ont été faites le mois écoulé, l’intimidation qui a eu lieu ne doivent pas se poursuivre, sinon nous ne parviendrons pas à un résultat », a déclaré Hassan Nasrallah lors d’un discours télévisé.

    « Nous espérons que cette initiative réussira. J’appelle à reconsidérer la méthode, le travail et le langage [utilisé] », a-t-il ajouté.

    Le président français Emmanuel Macron avait fustigé dimanche la « trahison collective » de la classe politique libanaise, au lendemain du renoncement par le Premier ministre Moustapha Adib de former un gouvernement de « mission », exigé par Paris, sur fond de querelles politiciennes.

    « Nous n’acceptons pas que vous nous accusiez de trahison. Nous rejetons et condamnons catégoriquement ce comportement condescendant à notre égard et à l’égard de toutes les forces politiques au Liban », a répliqué mardi soir Hassan Nasrallah.

    « Nous n’acceptons pas ce langage ; le plus important est le respect », a-t-il ajouté.

    « Nous avons salué le président Macron lors de sa visite au Liban, mais pas sur la base qu’il soit le procureur, l’enquêteur, le juge, le dirigeant et le gouverneur du Liban », a poursuivi le chef du Hezbollah. (...)

    #Liban #MacronLiban

  • Comment la Ligue arabe a contribué à la dissolution de la question palestinienne
    Joseph Massad - Jeudi 17 septembre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/ligue-arabe-dissolution-question-palestinienne-normalisation-israel

    Le roi Abdallah de Transjordanie (à droite) s’entretient avec le secrétaire général de la Ligue arabe Abdel Rahman Azzam (à gauche) et le prince irakien Abdelilah ben Ali, le 13 mai 1948

    Alors que les États du Golfe se succèdent pour nouer des liens formels avec Israël, certains se sont tournés vers la Ligue arabe pour condamner cette normalisation. Mais pour comprendre pourquoi la ligue ne fera rien, il faut revenir à sa fondation.

    La Ligue des États arabes a été fondée en 1945 à l’instigation de la Grande-Bretagne dans le but de protéger ses intérêts impériaux.

    Les Britanniques firent en sorte que la question palestinienne soit sous-traitée aux États arabes indépendants pour se délester de toute responsabilité pour ce qu’ils avaient provoqué dans le pays. Soixante-quinze ans plus tard, la ligue est méconnaissable dans la plupart de ses aspects, si ce n’est son rôle majeur consistant à servir les intérêts impériaux.

    Après la révolte palestinienne de 1936-1939, au cours de laquelle les Britanniques tuèrent 5 000 Palestiniens et exécutèrent ou exilèrent plusieurs de leurs leaders, l’hostilité envers la Grande-Bretagne grandissait aux quatre coins de l’Orient arabe. Cela se manifesta plus clairement lors du coup d’État d’avril 1941 initié en Irak par Rachid Ali al-Gillani, que les Britanniques réussirent à renverser un mois plus tard. (...)