Middle East Eye édition française

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  • La vérité derrière la propagande israélienne sur « l’expulsion » des juifs arabes | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-juifs-arabes-mensonges-propagande-expulsion-palestine

    Les mensonges scandaleux d’Israël sur l’immigration des juifs arabes en Israël dans les années 1940 et 1950 visent à masquer les injustices infligées aux Palestiniens

    #mensonges #chutzpah #sionisme

  • EN IMAGES : Au #Liban, des producteurs de haschisch misent sur l’industrie du bien-être pour contrer la crise économique | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/liban-chanvre-producteurs-haschisch-industrie-bien-etre-crise-economi

    Même si leur nouvelle offre [d’#aliments à base de #chanvre] est conforme à la législation libanaise du mois d’avril, qui légalise le commerce de chanvre pour des usages médicaux et industriels, les Chamas s’opposent à la nouvelle loi et y voient une manœuvre relevant de l’exploitation opérée par un gouvernement notoirement corrompu qui ferait n’importe quoi pour faire rentrer de l’argent afin de soutenir l’élite politique.

    « Nous sommes pour la légalisation mais nous sommes contre cette loi », soutient Talal Chamas, membre de la famille de Hamza. « Ce n’est pas une loi pour protéger les gens, c’est une loi pour faire du profit [en faveur des responsables politiques] ».

    Qu’il soit légal ou non de cultiver et de transformer les plantes, les Chamas étaient de toute façon prêts à emprunter cette voie, affirment-ils. Ils ne veulent pas que le gouvernement y participe : leur objectif est plutôt de construire leur propre économie circulaire locale.

    Les Chamas craignent que la nouvelle loi ne donne lieu à un monopole commercialisé de l’industrie par l’élite politique. « En tant qu’agriculteur, je devrai aller leur acheter des graines. Et plus tard, je leur achèterai [des insecticides et de l’engrais], puis je leur donnerai le produit et ils me donneront 1 000 dollars pour en gagner un million », déplore Talal.

    [...]

    [...] « Ce lait est fantastique », déclare Michel Cheblis. Enthousiasmé par le potentiel des nouveaux produits issus du chanvre pour le Liban, il prévoit une certaine résistance politique de la part des partis désireux de maintenir des zones rurales sous-développées – mais « il serait certainement judicieux de produire localement et d’exporter », estime-t-il.

  • Les États du Golfe, nouveaux partenaires de l’occupation israélienne
    Jonathan Cook | Mercredi 16 décembre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/normalisation-israel-etats-golfe-occupation-annexion-colonies-palesti

    (...) Lors d’une visite en Israël, son ministre du Commerce Zayed ben Rachid al-Zayani, a déclaré que Bahreïn était ouvert à l’importation de produits d’Israël, qu’importe leur lieu de fabrication. « Nous n’avons aucun problème avec l’étiquetage ou l’origine », a-t-il assuré.

    Cette remarque suggère que Manama est prêt à devenir une porte d’entrée pour l’exportation de produits issus des colonies israéliennes dans le reste du monde arabe, contribuant à encourager la légitimité et la viabilité économique des colonies.

    La politique commerciale de Bahreïn avec Israël serait alors encore plus laxiste que celle de l’Union européenne, grand partenaire commercial d’Israël. Les pâles lignes directrices de l’UE recommandent l’étiquetage des produits issus des colonies.

    Peu après la médiatisation des remarques de Zayani, l’agence de presse étatique de Bahreïn a publié un communiqué affirmant qu’il avait été « mal compris » et qu’il n’y aurait aucune importation de marchandises issues des colonies.

    Mais il est difficile de ne pas interpréter ces remarques comme une indication selon laquelle, en coulisse, Bahreïn n’est que trop prompt à acquiescer au refus d’Israël de distinguer les produits israéliens et ceux fabriqués dans les colonies.

    Le fait que cela constitue la base commerciale des accords d’Abraham est également souligné par les informations selon lesquelles les EAU font déjà affaire avec les colonies illégales d’Israël.

    Un établissement vinicole israélien, utilisant des raisins cultivés sur le plateau du Golan, (grand plateau du territoire syrien pris par Israël en 1967 et annexé illégalement en 1981), aurait commencé à exporter vers les Émirats arabes unis, qui ont libéralisé sa législation sur l’alcool pour les ressortissants étrangers.
    Miel, huile d’olive et pâte de sésame

    Cette tournure des événements s’avère fructueuse pour les 500 000 colons israéliens en Cisjordanie occupée. Ils n’ont pas perdu de temps pour faire miroiter des affaires.

    La première délégation est arrivée à Dubaï le mois dernier en espérant conquérir de nouveaux marchés dans le monde arabe via les EAU. La semaine dernière, une délégation de colons serait retournée à Dubaï pour signer un accord avec une société émiratie pour l’importation de marchandises issues des colonies, notamment de l’alcool, du miel, de l’huile d’olive et de la pâte de sésame.

    Une nouvelle période difficile s’annonce, marquée par des États arabes toujours plus éloignés de leur position originale selon laquelle Israël est une implantation coloniale dans la région, financée par l’Occident, et qu’il ne peut y avoir aucune normalisation – ou de relations normales – avec celui-ci.

    En 2002, l’Arabie saoudite a lancé l’initiative de paix arabe qui offrait à Israël des relations diplomatiques totales en échange de la fin de l’occupation. Mais non seulement les États du Golfe normalisent leurs relations avec Israël tandis que l’occupation s’intensifie, mais ils normalisent leurs relations avec l’occupation elle-même ainsi qu’avec sa progéniture bâtarde, les colonies. (...)

  • Highway-to-Annexation-Final.pdf
    December 2020 - Breaking the Silence
    https://www.breakingthesilence.org.il/inside/wp-content/uploads/2020/12/Highway-to-Annexation-Final.pdf

    (...) Introduction While the threat of de jure Israeli annexation of West Bank territory has lessened, de facto annexation is accelerating at a rapid and alarming pace. The Israeli political Right has stated that it hopes to grow the population to 1,000,000 settlers.1 Even if such a number is not reached, the significant road and transportation development projects that the Israeli government has advanced in the past five years make it plausible that the current settler population could double in the coming decades.Settlement expansion cannot take place without the parallel development of road, water, and electricity infrastructure. Because of this, when tracking settlement expansion, it is important to track not only the number of new housing units, which is the most common benchmark used today, but also the development of settlement infrastructure. The last major wave of transportation infrastructure development in the West Bank occurred following the Oslo Accords in the second half of the 1990s. Since then, the settler population has almost tripled. Yet infrastructure growth has not tripled correspondingly, such that today’s road and transportation infrastructure in the West Bank is at its limits and no longer suffices to serve the population, posing a significant obstacle to further settlement expansion. In order to continue to advance the Israeli settlement enterprise, massive infrastructure development and growth is necessary. There are currently dozens of new road construction projects underway or in planning in the West Bank. This construction work, which is part of the vision described in a new Israeli master plan for road and transportation development in the West Bank for the year 2045, points to continued and intensified de facto annexation. Following the formation of a coalition government in Israel in April 2020, the terms of which allowed for annexation of West Bank territory as early as July 1, 2020, attention was rightfully drawn towards the looming threat of de jure annexation. Due to the terms of the recent normalization agreements between Israel and both the United Arab Emirates and Bahrain, as well as the election of US President-Elect Joe Biden, the threat of dejure annexation has lessened. However, Israel’s West Bank infrastructure development work demonstrates that its longstanding policy of de facto annexation is accelerating at an unprecedented and devastating pace. This report details the ways in which road and transportation infrastructure projects further entrench Israel’s deepening hold on the occupied territories through continued suburbanization of Israeli settlements and the fragmentation of Palestinian territory, which together contribute to further cementing the reality of one state with unequal rights. All those invested in an equitable and peaceful solution to the Israeli-Palestinian conflict should see these projects as a clear declaration of Israel’s intent to further advance annexation, and the international community must intervene to halt such moves (...)

    #routes_apartheid

  • « Je me sens encore plus isolée » : en France, la pandémie exacerbe la détresse des étudiants algériens | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/je-me-sens-encore-plus-isolee-en-france-la-pandemie-exacerbe-la-detre

    « Je me sens encore plus isolée » : en France, la pandémie exacerbe la détresse des étudiants algériens
    Déjà fragilisés par une réglementation spécifique et discriminatoire qui les précarise et menace leur droit de séjour en France, les étudiants algériens – un des effectifs étrangers les plus importants – ont vu leurs conditions de vie se dégrader avec la pandémieRanda Belaidi ne veut pas que son témoignage soit anonyme. Elle tient à faire connaître sa vie, ses déboires et tous ces passages à vide qui lui donnent des idées de suicide, la nuit, dans son 18 m2dépourvu de toilettes et de cuisine, à Drancy, au nord-est de Paris.Sans titre de séjour – il a expiré –, sans travail et loin de sa famille, l’étudiante algérienne de 28 ans est prisonnière de ses pires cauchemars : finir à la rue, tomber définitivement dans la clandestinité ou retourner en Algérie avec le sentiment d’avoir raté sa vie. « Cela fait presqu’un mois que je ne dors pas. Depuis le reconfinement, je me sens encore plus isolée », témoigne la jeune fille à Middle East Eye par téléphone. D’une voix tremblante, elle dresse la liste de toutes les dépenses qui risquent de vider son compte en banque. D’abord, le loyer à 450 euros par mois, les courses, puis cette inscription de 2 600 euros dans une école privée de langue anglaise qu’elle vient de payer dans l’espoir d’obtenir le droit de rester en France. « Comme les préfectures se méfient souvent des formations en établissement privé, j’ai dû accompagner mon dossier d’un courrier dans lequel j’explique que cet enseignement est nécessaire pour compléter mon master en management des entreprises », fait savoir la jeune femme.
    En France depuis trois ans, d’abord étudiante à Toulouse, elle a ensuite déménagé à Paris pour un stage. Croyant trouver rapidement un emploi qui corresponde à ses qualifications, Randa patiente puis finit par accepter un poste d’éducatrice dans un établissement privé.Le salaire, de 1 300 euros, lui permet de survivre mais pas de basculer vers le statut de salarié.
    En cause, une législation discriminatoire qui entrave spécifiquement le passage des étudiants algériens à la vie active. Le règlement s’inspire de l’accord franco-algérien sur la libre circulation des personnes, conclu après l’indépendance, en 1968.Pour éviter la déperdition de compétences, l’Algérie a fait en sorte que les étudiants soient entravés dans leur souhait de se maintenir sur le territoire français par l’accès à l’emploi. Parmi les obstacles, figure le montant du salaire. Celui-ci doit correspondre à la valeur du diplôme universitaire. Une sorte de cercle vicieux complique aussi les perspectives professionnelles des diplômés algériens : les recruteurs leur demandent souvent de fournir des permis de travail que les préfectures délivrent uniquement sur présentation d’une promesse d’embauche. « Comme je ne suis pas arrivée à obtenir un changement de statut, mon employeur a fini, au bout de dix mois, par résilier mon contrat. C’était en avril dernier », déplore Randa. En 2017, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a publié un rapport très critique sur l’accord de 1968, exhortant les États algérien et français à le revoir pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés algériens. Des associations d’étudiants algériens en France militent également pour l’évolution de la législation. Mais rien ne change. Par exemple, en mai 2020, le gouvernement français a mis en place un dispositif dérogatoire autorisant les étudiants étrangers à exercer exceptionnellement durant les vacances estivales, une activité professionnelle salariée dans la limite de 80 % du temps de travail annuel. Cette mesure, destinée à compenser les pertes de revenus induites par le premier confinement, n’a toutefois pas profité aux Algériens, car comme pour le changement de statut, leur temps de travail pendant la scolarité (pas plus de 50 %) est régi par l’accord de 1968.
    Alertés par la précarisation de leurs compatriotes, des responsables associatifs algériens ont interpellé les autorités de leur pays. L’association des étudiants et cadres algériens de France (ECAF) a envoyé un courrier à l’ambassadeur d’Algérie en France. Mais celui-ci n’a pas répondu.

    #Covid-19#migrant#migration#france#algerie#sante#précarisation#sante#economie#etudiant

  • Le traumatisme « banal » des raids nocturnes israéliens visant des enfants palestiniens
    Par Lily Galili – TEL AVIV, Israël - Mardi 1 décembre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-enfants-traumatisme-raids-nocturnes-armee

    Des soldats israéliens interrogent une Palestinienne lors d’un raid nocturne dans le camp de réfugiés de Jalazone, au nord de Ramallah, le 16 juin 2014 (AFP)

    Un bruit soudain rompt le silence de la nuit noire.

    Les coups violents sur le portail d’une maison peinte en bleu terrifient non seulement la famille qui y habite, mais également tout le quartier.

    Les pleurs de bébés effrayés par ce tumulte se mêlent au bruit sourd des poings qui cognent le fer.

    Ce ne sont pas les premières lignes typiques d’une mystérieuse œuvre de fiction. Il s’agit du quotidien de familles palestiniennes dans des centaines de villages à travers les territoires occupés : des soldats israéliens se présentent à la porte d’une famille profondément endormie, entre 22 heures et 5 heures du matin, pour perquisitionner un membre du foyer, l’arrêter ou le placer en détention. (...)

  • Décès de Saeb Erekat : qui était le « négociateur en chef » des Palestiniens ? 
    Par Shatha Hammad – RAMALLAH, Cisjordanie occupée
    Published date : Mardi 10 novembre 2020 - 09:44 | Last update : 5 hours 6 mins ago | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/saeb-erekat-negociateur-palestinien-israel-mort

    Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saeb Erekat, 65 ans, est décédé ce mardi 10 novembre des suites de son infection au coronavirus, rendue fatale par des problèmes respiratoires chroniques, à l’hôpital Hadassah de Jérusalem, où il avait été admis le 18 octobre. Il était l’une des personnalités politiques palestiniennes les plus connues des 30 dernières années.

    Il fut le visage des accords d’Oslo, tentative finalement ratée de forger un accord de paix permanent avec Israël et de construire un État palestinien indépendant. Impliqué dans les premiers cycles de pourparlers avec Israël, il détenait le titre de négociateur palestinien en chef depuis le début des années 1990. (...)

  • VIDÉO : Trois musulmanes élues à la Chambre des représentants des États-Unis
    Jeudi 5 novembre 2020 - | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/videos/elctions-americaines-femmes-elues-musulmanes

    VIDÉO : Trois musulmanes élues à la Chambre des représentants des États-Unis

    Iman Jodeh, politicienne d’origine palestinienne, est la première députée musulmane de l’histoire du Colorado. Avec la réélection d’Ilhan Omar et Rashida Tlaib, la Chambre des représentants des États-Unis compte désormais trois femmes musulmanes

  • Le retrait d’une série palestinienne par MBC interroge sur une #normalisation saoudienne avec Israël | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/retrait-serie-palestinienne-mbc-normalisation-israel-arabie-saoudite

    Riyad n’entretient aucune relation diplomatique officielle avec Israël et le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhan al-Saoud, a déclaré en septembre que la position de son gouvernement en faveur d’un État palestinien avec Jérusalem pour capitale n’avait pas changé.

    Cependant, la récente décision de l’Arabie saoudite d’autoriser le premier vol entre Israël et les Émirats arabes unis à traverser son espace aérien a été saluée comme une « énorme avancée » par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

    Le prince saoudien Bandar ben Sultan ben Abdelaziz a également suscité l’indignation la semaine dernière après avoir vilipendé les dirigeants palestiniens lors d’une interview télévisée.

    L’ancien chef de l’espionnage et ambassadeur aux États-Unis a fait ces remarques sur la chaîne saoudienne al-Arabiya, qui fait également partie du réseau MBC.

    « Shahid.net a effacé la série L’#Exode palestinien moins d’une semaine après l’attaque de Bandar ben Sultan contre la cause palestinienne », a fait observer l’activiste saoudien Turki Shalboub.

    « Les outils d’Israël dans la région fonctionnent avec une remarquable accélération chaque jour pour effacer les faits à propos de la #Palestine de l’esprit du public. Voilà la main tendue vers la normalisation. »

    #Al-Taghreba_al-Falastenya

  • Erdoğan/Macron : quand les crimes de lèse-majesté occultent les crimes contre les peuples
    Pierre Tevanian - Jeudi 29 octobre 2020 - 15:35 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/france-turquie-erdogan-macron-tensions-lese-majeste

    Un président traité de « malade mental » par un autre, lequel est figuré en slip par une caricature : le crime de lèse-majesté s’est installé, ces derniers jours, à la une de nos journaux. Au détriment des peuples, une fois de plus (...)

    • Charlie Hebdo : Par quelles méthodes tordues s’est opéré le glissement d’une petite publication « satirique » irrévérencieuse vers un organe de presse idéologique d’état :

      L’histoire tragique de Cavanna mais aussi celle de Charlie Hebdo, jusqu’aux évènements de janvier, pourraient se résumer par : comment Val et Malka ont amené au casse-pipe toute une équipe, tout un journal. Ce qui me fait hurler, c’est que tout cela s’est construit au fil du temps au nom de la liberté d’expression

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-heb

      I - Charlie-Hebdo : Comment Philippe Val prend le pouvoir ?

      Cette question nous amène à suivre, depuis le début, les tribulations de Philippe Val et de son compère Richard Malka : deux coucous sans scrupules, qui entreprirent de faire prospérer leur ambition dans le nid patiemment édifié par François Cavanna, le professeur Choron, Reiser et les autres : Charlie Hebdo.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-heb

      II - Spoliation de la marque « Charlie Hebdo » et autres manipulations

      Maître Malka quitta le cabinet Dartevelle début 1999 pour s’installer à son propre compte en amenant avec lui, comme client, Charlie-Hebdo. En effet, le 09 janvier 1999, Maître Dartevelle reçut un courrier de Richard Malka lui annonçant sa démission. Dans la foulée lui parvint une lettre émanant de Philippe Val demandant le transfert de l’intégralité des dossiers de Charlie-Hebdo et de son personnel à maître Malka.

      Pour pouvoir relancer le célèbre journal satirique, il y avait un préalable indispensable : récupérer la « marque Charlie-Hebdo ». Qu’à cela ne tienne : Cavanna devrait pouvoir revendiquer cette marque : il était membre du binôme fondateur de Charlie-Hebdo comme de ses aînés Hara Kiri et Charlie Mensuel. Ça, c’était du ressort de l’avocat Richard Malka : il mit aussitôt en branle une procédure qui amena les collaborateurs historiques du premier Charlie-Hebdo à attester abusivement que le titre appartenait à François Cavanna.

      Un jugement intervint sur cette base et donna la propriété du titre à ce dernier. 1992, le professeur Choron perdit en première instance.1996, il perdit encore en appel. Cavanna se vit attribuer la marque Charlie-Hebdo.

      Pendant ce temps, nos larrons ourdissaient leur piège. Ils obtinrent de Cavanna l’exclusivité de l’usage de l’appellation Charlie-Hebdo.

      Où l’on ne peut sans effroi que constater un certain « bégaiement de l’Histoire » ...

  • MBS aurait déclaré que son « propre peuple » le tuerait si Riyad normalisait les relations avec Israël
    Par MEE- Published date : Lundi 26 octobre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/arabie-saoudite-israel-normalisation-mbs-palestine
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/MBS+Saudi%20Arabia%20AFP.jpg

    Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a déclaré au milliardaire israélo-américain Haim Saban qu’il craindrait pour sa vie s’il concluait un accord de normalisation avec Israël, a rapporté Haaretz.

    Le prince héritier d’Arabie saoudite a affirmé que s’il emboîtait le pas aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, il se ferait tuer « par l’Iran, par le Qatar et par [son] propre peuple », a précisé Haim Saban.

    Le magnat du divertissement a tenu ces propos lors d’un événement de campagne en ligne intitulé « La sécurité et la prospérité d’Israël avec Biden à la Maison-Blanche », organisé mercredi dernier depuis la Floride en soutien à Joe Biden et Kamala Harris, a rapporté Haaretz.

    Les Émirats arabes unis et Bahreïn, qui coordonnent étroitement leur politique étrangère avec l’Arabie saoudite, ont normalisé leurs relations avec Israël en août, une démarche consolidée par une cérémonie de signature qui s’est tenue le mois dernier à la Maison-Blanche.

    Haim Saban, un milliardaire qui a fondé le Saban Center for Middle East Policy à la Brookings Institution, était l’un des rares démocrates présents lorsque les « accords d’Abraham » ont été signés le 15 septembre.

    Vendredi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il s’attendait à ce que l’Arabie saoudite accepte également de resserrer ses liens avec Israël dans les mois à venir. (...)

    #IsraelArabieSaoudite

  • Ismaël Haniyeh : « Pas de pitié » pour les États arabes qui trahissent la cause palestinienne
    Par David Hearst – ISTANBUL, Turquie - Lundi 19 octobre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/entretiens/ismael-haniyeh-palestine-normalisation-pas-de-pitie-etat-arabe

    L’histoire ne montrera aucune pitié envers les nations arabes qui reconnaissent Israël, affirme Ismaël Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, à Middle East Eye.

    Interrogé sur les pactes de « normalisation » conclus récemment avec Israël par les Émirats arabes unis (EAU) et Bahreïn, Haniyeh prédit que tout accord conclu par un pays arabe avec Israël finira par constituer une menace pour ledit pays.

    « Nous connaissons les dirigeants israéliens mieux qu’eux. Nous connaissons leur façon de penser. Nous aimerions dire à nos frères aux Émirats arabes unis que ces accords vont les conduire à leur perte car Israël cherche seulement à avoir un point d’appui militaire et économique dans les zones voisines de l’Iran », déclare Haniyeh.

    « Ils utiliseront votre pays comme seuil. Nous ne voulons pas voir les EAU utilisés comme un tremplin israélien. »

    Ismaël Haniyeh qualifie les Émiratis de « frères » qui ont autrefois toujours soutenu la cause palestinienne et ajoute que le Hamas a hâte d’être au jour où ils se dissocieront de cet accord.

    « Le projet sioniste est un projet expansionniste. Son objectif est de créer un Grand Israël. Nous ne voulons pas voir les Émiratis ou les Bahreïnis ou encore les Soudanais être utilisés comme des véhicules pour ce projet. L’histoire ne montrera aucune pitié, le peuple n’oubliera pas et le droit humanitaire ne pardonnera pas », affirme-t-il. (...)

  • Attentat de Conflans : opérations de police contre « des dizaines » de personnes
    AFP- 19/10/2020 | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/conflans-sainte-honorine-operations-police-darmanin_fr_5f8d31a7c5b62d

    (...) “Depuis ce matin, et à la suite du conseil de défense (de dimanche soir, ndlr), des opérations de police ont lieu et auront lieu dans les heures, dans les jours qui viennent”, a annoncé le ministre, précisant que ces opérations étaient “très nombreuses” et “concernent des dizaines d’individus pas en lien forcément avec l’enquête” sur l’assassinat de Samuel Paty.

    “Nous avons manifestement envie de passer un message : pas une minute de répit pour les ennemis de la République”, a ajouté Gérald Darmanin, reprenant les mots utilisés par Emmanuel Macron lors du conseil de défense.
    (...)
    “51 structures associatives verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l’État et plusieurs d’entre elles, sur ma proposition, se verront dissoudre en Conseil des ministres”, a annoncé Gérald Darmanin.

    Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”. (...)

    • Oui ignoble cet opportunisme. Ca me fait pensé à ce gouv qui supprime l’observatoire des violences faites aux enfants pour la journée de lutte contre les violences faites aux enfants ou qui nomme Darmanin ministre comme bilan du grenelle sur la violence faite aux femmes. Ou qui laisse une centaines de mecs armés terrorisé une ville sans intervenir durant plusieurs jours. Après avoir laisser pourrir la situation les voila qui profite de la monté de l’islamophobie pour faire monter l’islamophobie.
      Il y a quelques jours sur mediapart il y avait ceci :
      Un député tire à boulets rouges sur une association de soutien aux immigrés
      https://www.mediapart.fr/journal/france/161020/un-depute-tire-boulets-rouges-sur-une-association-de-soutien-aux-immigres

      Lorsque la mission d’information « sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme et les réponses à y apporter » a commencé ses travaux, fin juin, son président Robin Reda (rattaché au groupe LR) promettait de « dépassionner un sujet “épidermique” ». De fait, les universitaires, associatifs et acteurs institutionnels auditionnés par les députés depuis le début de l’été ont pu s’exprimer sans entraves sur leur objet d’étude, leur conception du racisme ou leurs observations de terrain.

      Le traitement réservé à la présidente honoraire du Gisti, le 24 septembre dernier, est d’autant plus surprenant qu’il est sans précédent. Prise à partie par le président de la mission, qui a sèchement mis en cause son association, Danièle Lochak, professeure émérite de droit public à l’université de Nanterre et âgée de 74 ans, a passé l’essentiel de l’audition à se défendre.

      Dans un courrier daté du 12 octobre et rendu public jeudi, la présidente du Gisti Vanina Rochiccioli a alerté le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et les 21 membres de la mission d’information sur « les dérapages » de Robin Reda et « la violence » de ses propos.

      « Par son comportement, le président a clairement outrepassé ses prérogatives, dévoyé sa fonction et dénaturé cette audition […]. Il l’a utilisée comme une tribune pour afficher des positions partisanes, en agressant la personne auditionnée, non sans proférer une série d’erreurs grossières et de contre-vérités. » Vanina Rochiccioli indique n’avoir reçu aucune réponse à ce jour.

      Que s’est-il passé lors de cette audition ? Robin Reda s’est d’abord dit « choqué » par le propos liminaire de Danièle Lochak, dans lequel l’universitaire et militante évoquait notamment « l’obsession du risque migratoire » et les discriminations systémiques que subissent les étrangers.

      Le président de la mission parlementaire s’est ensuite lancé dans une longue critique de la marche des sans-papiers qui doit se dérouler ce samedi, avec le soutien d’une centaine de collectifs et d’associations, dont le Gisti. « La démocratie a ceci de beau qu’elle permet d’entendre des organisations qui appellent ouvertement à enfreindre la loi », a-t-il affirmé calmement, ajoutant que « si on est sans-papiers et que l’on défile ouvertement sans se faire arrêter, on viole la loi mais en plus, l’État est trop faible pour vous interpeller ».

      Alors que Danièle Lochak tentait de faire valoir son point de vue, rappelant que « même la droite la plus dure a toujours laissé défiler les sans-papiers » qui demandent leur régularisation, le président de la mission parlementaire a reproché au Gisti de « défiler allègrement avec des mouvements proches des Indigènes de la République » (le PIR faisant partie des organisations soutenant la marche). Puis, interrogatif :

      « Considérez-vous que la France soit toujours coloniale et qu’il faudrait lui imposer une forme de démarche vengeresse qui remettrait en cause la République elle-même ? […] Vous-même l’avez dit : vous n’êtes pas forcément à l’aise, sur certains points, avec l’idée républicaine. »

      Quelques secondes plus tard, le député explique : « Je me suis demandé, en vous écoutant, si nous ne devrions pas intituler notre mission “mission d’information sur l’émergence d’une forme d’antiracisme dangereux en ce qu’il antagonise les positions des uns et des autres et qu’il menace l’ordre républicain”. »

      Ces reproches n’ont pris fin que quand la rapporteure de la mission, Caroline Abadie (LREM), a pris la parole pour « sortir de cette discussion passionnée, d’un côté comme de l’autre ». Contactée par Mediapart ce vendredi, Caroline Abadie n’a pas donné suite avant la publication de cet article. De même que la troisième et dernière députée physiquement présente ce jour-là, Michèle Victory (PS).

      Vanina Rochiccioli, la présidente du Gisti, regrette que les parlementaires ne s’emparent pas du sujet. « Au-delà de la manière dont le Gisti est attaqué, qui est assez grotesque, je m’étonne que, selon Robin Reda, les sans-papiers n’aient même pas le droit de revendiquer. Il faudrait qu’ils soient totalement invisibles, qu’ils se terrent ? C’est quand même une première. Parmi les gens qui marchent, beaucoup ont vocation à obtenir un titre de séjour. »

      Une fois la lettre du Gisti publiée, jeudi après-midi, Robin Reda a assumé sa position dans un tweet répondant à l’association : « Merci par ce courrier de prouver une nouvelle fois votre dangerosité menaçante pour notre pays et notre cohésion nationale. Le Gisti comme tous les mouvements qui s’associent aux indigénistes aux mouvances anti-flics et/ou pro islamogauchisme sont insupportables à la République. »

      L’audition complète de Danièle Lochak, disponible en vidéo, fait l’objet d’une retranscription écrite publiée sur le site de l’Assemblée nationale. « Comme je n’ai pas assisté à cette audition, je n’ai pas de commentaire à faire », a éludé Alexandra Valetta Ardisson (LREM), tout en confirmant avoir pris connaissance du compte-rendu.

      Après lecture, la députée Fiona Lazaar (LREM) estime « qu’il s’agit là plus d’un débat politique que d’une audition ». « La richesse de cette mission est précisément d’entendre des acteurs de différentes compétences, sensibilités et expertises pour en restituer un rapport étayé, et toutes les auditions s’étaient jusque-là déroulées en toute sérénité. Je crois qu’il y a quelques erreurs d’appréciation de la part du président de la mission. Le Gisti est dans son bon droit lorsqu’il défend certaines libertés fondamentales, j’espère que cela sera stipulé dans le rapport. »

      « Robin Reda sort de son rôle de président », estime de son côté Sabine Rubin (LFI), qui pointe une « dérive ». « Il n’est pas là pour donner son opinion, ni pour agresser ou remettre en cause les personnes auditionnées. Dans son introduction, il dit qu’il est là pour trouver des réponses. Eh bien, il n’a qu’à écouter et réinterroger ses propres préjugés. » La députée déplore que son collègue « s’en prenne aux sans-papiers, qui ont travaillé pendant tout le confinement », et ajoute qu’elle-même compte participer à la marche ce samedi.

      Depuis la mise en place de la commission, Robin Reda a plusieurs fois laissé transparaître ses opinions, par des allusions répétées à « la concurrence mémorielle » ou à « l’ethnicisation de la société française », qui menaceraient « l’universalisme ». Il n’était toutefois jamais allé jusqu’à invectiver l’un de ses invités. Après les députés qui claquent la porte parce qu’une syndicaliste porte le voile, après la commission d’enquête qui refuse d’entendre certaines voix critiques sur le maintien de l’ordre, l’espace de débat à l’Assemblée nationale paraît bien étriqué.

    • Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”.

      Le #CCIF ?! Dont la principale mission est de recenser, dénoncer les actes islamophobes et l’#islamophobie d’Etat, et tenter parfois d’obtenir réparation ?! C’est sûr que sa dissolution résoudra beaucoup de problèmes... pour les fachos et le gouvernement...

      Elle a bon dos la République, pour en profiter pour éliminer toute contestation...

    • Ce matin, mon père  : « Tu as vu les profs qui ne respectent pas les règles et se réunissent à plusieurs milliers  ?
      -- 🤔… mais ce sont les vacances et où…
      -- Dans la rue  !
      -- Mais, papa, ils font une manifestation  !
      -- Oui, mais moi, je dois mettre en masque dans la rue  !
      -- Mais ça fait des mois que je te dis d’arrêter de regarder cette merde de BFMTV  !!!  »

      Je débriefe mon père chaque foutu jour depuis le début du covid et paf, un coup de BFMTV et il rechute aussi sec  !

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Début octobre, il avait accompagné au collège où exerçait Samuel Paty le père d’une élève pour demander le renvoi de l’enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mohammed à ses élèves.

      Se présentant comme « membre du Conseil des imams de France », il avait aussi diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur, en le qualifiant de « voyou ».

      « Né en 1959 au Maroc, devenu Français après son mariage avec une convertie qui milite avec lui, l’homme est un vieux briscard de l’islamisme. Il est fiché S, inscrit au FSPRT [le fichier des radicalisés] et sa carrière d’extrémiste est impressionnante : imam autoproclamé, responsable d’une librairie islamique, activiste antisioniste aux franges de l’antisémitisme.

      Il appel au renvoi, pas au meurtre, c’est son droit, non ? Imam, libraire, antisioniste : jusqu’ici rien d’illégal ?

      « Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu », insiste-t-elle, « ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ».

      C’est quoi ce délire ? Une « source proche du gouvernement » ?! Qui, dans ses rêves les plus fous, imagine installer la charia en France ?! Qui en revanche instaure la guerre civile avec des lois sur un supposé séparatisme musulman ?

      La France, État raciste et islamophobe ? Difficile de trancher, mais le doute est permis...

    • La France est raciste, donc « islamophobe » , puisque faut bien utiliser ces catégories qui valident « l’insécurité culturelle », chère aux Camus (Renaud) et aux « printemps républicains » (Valls revient parce que Laurent Bouvet est dans les têtes), et le prof en question a été recadré par l’inspection (pas de vagues !) avant de se faire égorger par une ordure littéralement exécuté par la police dans la foulée et l’élève qui a lancé l’histoire a menti à son père (elle n’était pas au cours qu’elle évoqué) et lui même islamiste a été ravi de se saisir de ce bobard concoté à son usage et Sefrioui est un fasciste qui avec son groupe, Forsane Alizza, avait manifesté avec le FN et le GUD (mais sans l’ex Action française Darmanin).

      Conflans : Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste aux racines de l’engrenage
      https://www.liberation.fr/france/2020/10/17/conflans-abdelhakim-sefrioui-un-militant-islamiste-aux-racines-de-l-engre

      Son groupe, Forsane Alizza, manifestait en 2011 « contre la christianophobie » au prétexte d’une pièce de théâtre :
      Face à face tendu entre les forces de l’ordre et 200 à 300 manifestants d’extrême droite catholique
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/face-a-face-tendu-entre-les-forces-de-l-ordre-et-200-a-300-manifestants-d-ex

      @sinehebdo que par désintérêt ou méconnaissance tu nommes « fête du travail », le Premier mai est une chose - il est possible d’ignorer l’histoire des luttes ouvrières, de pas savoir que le terme de « fête du travail » est celui choisi à dessein par le maréchal Pétain pour sanctifier le travail (comme la création de la « fête des mères » sacralise la famille et la subordination des femmes), même si c’est bien embêtant de gommer que le Premier mai célèbre en fait les luttes des travailleurs, mais puisque tu t’intéresse davantage semble-t-il à la Palestine ou au racisme, c’est pour le moins étonnant que tu ne voie pas que certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers (et pas seulement musulmans).

    • Ouh la, tu mélanges plein de choses et plein de posts.

      Si j’ai relié le Premier mai à la fête du travail, c’était pour célébrer, avec @mad_meg la lutte contre le travail, ou pour la paresse qui est un rêve partagé par de nombreu.ses travailleu.ses...
      https://seenthis.net/messages/881052

      Il est possible que « certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers », mais dans ce cas, il faut dénoncer leur antisémitisme, pas leur antisionisme.

      Merci de m’éclairer sur ce triste personnage que semble être Sefrioui, mais là encore, dénonçons-le pour ce qu’il mérite, pas parce qu’il tente de porter plainte (donc légalement) contre un prof, plainte qui de toutes façons n’aurait pas abouti, ou parce qu’il est antisioniste...

    • Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : plusieurs opérations en cours contre la mouvance islamiste
      La Croix, le 19 octobre 2020
      https://www.la-croix.com/France/Attentat-Conflans-Sainte-Honorine-plusieurs-operations-cours-contre-mouvan

      Des opérations de police ont été lancées contre « des dizaines d’individus » qui n’ont pas un « lien forcément avec l’enquête mais à qui nous avons envie de faire passer un message », a déclaré Gérald Darmanin ce matin.

      Peut-être innocents, mais condamnés par l’Etat quand même

    • Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.
      [...]
      L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’#islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du #racisme et de l’#islamophobie.

      Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les #musulmans.

      https://seenthis.net/messages/881840

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Un mec qui vient faire pression sur un prof alors que lui même n’a pas d’enfants dans ce collège, tu ne vois pas le problème ? Il n’a même pas le droit de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Ce serait un cureton, il y aurait des réactions bien plus virulentes (à gauche) et je ne crois pas qu’ici quelqu’un s’aventurerait à dire « je ne vois pas où est le problème ».

      Darmanin est un problème mais l’islamisme aussi, faut pas être naïf non plus.

    • Le plus important (après le fait de ne pas assassiner un être humain) est de ne pas faire justice soi même, même quand on est en colère, et donc de choisir la voie judiciaire, y compris, pourquoi pas, de venir au collège (sans arme) et de se plaindre, non ?

    • Mais d’où est-ce que ce mec aurait une quelconque légitimité à venir emmerder un enseignant ? C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève (mais dans ce cas il y a un cadre donné pour rencontrer un enseignant).

    • Donc, entre En marche (slogan pétainiste), l’ex Action française de fraiche date Darmanin, les fafs islamistes et les identitaires et FN français qu’on ne vienne pas dire « je ne connais pas bien Damien Rieu mais je vois pas ce qu’il y a de répréhensible à s’installer sur le toit des mosquées pour défendre l’occident chrétien »

      En 2009, les deux proches de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon et Axel Loustau, étaient présents dans le cortège du Collectif Cheick Yassine... fondé par Abdelhakim Sefrioui (celui qui a mené campagne contre Samuel Paty)

      #islamistes : À propos d’Abdelhakim Sefrioui et du collectif Cheikh Yassine
      https://lahorde.samizdat.net/2020/10/20/a-propos-dabdelhakim-sefrioui-et-du-collectif-cheikh-yassine

      Voici quelques éléments sur celui qu’on soupçonne d’avoir mené campagne contre Samuel Paty, l’enseignant décapité dans les Yvelines le week-end dernier, en particulier sur ses fréquentations antisémites.

      Il y aurait beaucoup à dire sur la pertinence des caricatures publiées par Charlie hebdo et sur la façon dont la liberté d’expression peut être abordée en classe, mais rien ne peut évidemment ni justifier ni excuser le meurtre qui s’est déroulé samedi à Conflans-Sainte-Honorine. Bien que l’on sache par avance comment cette agression mortelle va être instrumentalisée, en particulier dans les rangs des islamophobes médiatiques et politiques, pour tirer à boulets rouges sur les réfugiés et sur les musulmans en général, ce meurtre montre aussi à quoi peut aboutir l’activisme politique de personnalités islamistes.

      #Dieudonné (aussi)

    • C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève

      Tout à fait. Mais je croyais qu’il accompagnait un parent d’élève.

      Cela dit, je ne suis pas là pour défendre ce mec, juste dire que si on doit le poursuivre en justice, il ne faudrait quand même pas créer des lois spéciales juste pour lui...

    • Je ne savais pas que les parents d’élève pouvaient se faire accompagner par un gus de leur choix pour s’imposer auprès d’un prof... Donc oui je suis à peu près certain que ce genre de choses est répréhensible (qu’on trouve ça compréhensible ou normal est effectivement une autre affaire).

  • EXCLUSIF : Israël cesse de délivrer des visas à l’agence des droits de l’homme de l’ONU
    Alors qu’Israël avait annoncé en février la suspension de ses relations avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, les demandes de nouveaux visas restent sans réponse et les passeports envoyés pour renouvellement reviennent vierges
    Par Joe Dyke | Published date : Jeudi 15 octobre 2020 - 13:28 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-visas-onu-boycott-droits-de-l-homme-occupation

    Selon les informations recueillies par Middle East Eye, Israël a cessé de délivrer des visas aux employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), contraignant les cadres de l’agence à partir.

    En février, Israël avait annoncé la suspension de ses relations avec l’agence des droits de l’homme de l’ONU après la publication d’une liste de plus d’une centaine d’entreprises opérant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

    Depuis le mois de juin, toutes les demandes de nouveaux visas restent sans réponse et les passeports envoyés pour renouvellement reviennent vierges.

    Neuf membres étrangers sur les douze de l’organisation ont déjà quitté Israël et les territoires palestiniens par crainte de se trouver en situation d’illégalité, a confirmé le HCDH. Parmi eux, le directeur James Heenan.

    Les trois autres verront leurs visas expirer dans les mois à venir. Par ailleurs, trois employés qui devaient arriver en Israël pour commencer à travailler n’ont pas été en mesure de le faire.

    Le personnel israélien et palestinien continue toutefois à travailler et les bureaux de l’organisation ne sont pas fermés.

    « L’absence de personnel international dans les territoires occupés est une situation particulièrement irrégulière et aura un impact négatif sur notre capacité à exercer notre mandat », affirme un porte-parole du HCDH à MEE. (...)

  • Remembering Rachid Taha, voice of the oppressed and dispossessed | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/opinion/remembering-rachid-taha-voice-oppressed-and-dispossessed

    by Malia Bouattia The Algerian singer’s life was defined by his uncompromising political stand in solidarity with oppressed groups, wherever they may be — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?dzy_gA&quot; title="Permalink">Permalink</a>

    #arabe #critique #international #moyen-orient #musique

  • L’ex-otage Sophie Pétronin à TV5MONDE :"J’ai toujours été très respectée pendant ma captivité"
    09 oct 2020 - Nicolas George - Anthony Fouchard | TV5MONDE
    https://information.tv5monde.com/video/l-ex-otage-sophie-petronin-sur-sa-captivite-tv5monde-j-ai-touj

    L’humanitaire franco-suisse, Sophie Pétronin, accorde un entretien inédit à TV5MONDE en duplex à Paris. Elle assure avoir « toujours été très respectée » pendant sa captivité. « La nourriture était saine, propre bien faite », assure l’ex-otage qui se dit « en excellente forme ». A la question « allez-vous retourner au Mali ? », Sophie Pétronin répond que « c’est fort possible ». Entretien réalisé aux côtés de son fils, Sébastien Chadaud Pétronin, dont elle se dit « fière ».

  • Les accords d’Israël avec le Golfe sont un désastre pour l’Égypte | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/accords-normalisation-israel-golfe-desastre-egypte-sissi

    Commençons par le péril à long terme. Un oléoduc dans le désert qui était autrefois exploité comme une joint-venture secrète par l’Iran du shah et Israël pourrait jouer un grand rôle dans la connexion du réseau de pipelines arabes à la Méditerranée. Le réseau de la société Europe Asia Pipeline Company, qui s’étend sur 254 kilomètres, relie la mer Rouge au port israélien d’Ashkelon.

    Parallèlement au pipeline, DP World, propriété de l’État de Dubaï, s’est associée à DoverTower d’Israël pour développer les ports et zones franches d’Israël et ouvrir une ligne de navigation directe entre le port israélien d’Eilat sur la mer Rouge et celui de Jebel Ali à Dubaï.

    Ni le pipeline ni ce raccordement de ports ne constituent de bonnes nouvelles pour le canal de Suez, dont l’élargissement vient de coûter au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi 8 milliards de dollars. Ceci inclut l’argent qu’il a forcé des hommes d’affaires égyptiens et des actionnaires ordinaires à investir dans ce projet voué à l’échec. Du jour au lendemain, le canal de Sissi sera dépassé par un moyen moins coûteux d’acheminer le pétrole de la mer Rouge à la Méditerranée.

    Le régime égyptien fait face à d’autres périls plus immédiats. Avec l’accord de normalisation, Le Caire perd le rôle de médiateur entre les États arabes et Israël qu’il a joué pendant des décennies.

    [...]

    « Tout au long des années de confrontation avec Israël, l’Égypte a joué le rôle principal dans la détermination des réactions arabes malgré ses désaccords avec tel ou tel État arabe. Cependant, cette situation ne continuera pas. Israël aspire à remplacer l’Égypte et à diriger la région arabe selon de nouvelles équations qui feront tomber toutes les institutions de l’action arabe commune, au premier rang desquelles se trouve la Ligue arabe elle-même. »

    [...]

    L’Égypte ne peut plus supporter autant de mauvaise gestion et de corruption, et bientôt viendra le temps où la colère populaire se retournera contre le régime lui-même. Beaucoup de ces villageois sont, par tradition, armés – et ils agiront selon les codes tribaux de la vengeance si l’armée ou la police leur tire dessus. Leurs manifestations, jusqu’à présent, ont été pacifiques.

    Ce régime militaire brutal, cruel et néfaste a été installé par les familles royales émiratie et saoudienne. Sissi n’aurait pas rompu les rangs et trahi le président Mohamed Morsi, qui l’avait choisi comme ministre de la Défense, sans l’argent que Riyad et Abou Dabi lui avaient promis.

    S’ils perdent Sissi et l’Égypte dans son ensemble, les plans de domination régionale d’Abou Dabi et Riyad s’effondreront rapidement. Alors, la région atteindrait effectivement un tournant – mais pas celui que Mohammed ben Zayed et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avaient prévu.

  • Nasrallah à Macron : « Si vous voulez savoir qui a fait échouer votre initiative, cherchez du côté des Américains et du roi Salmane »
    Par MEE et agences - Published date : Mercredi 30 septembre 2020 - 08:39 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/liban-hezbollah-france-nasrallah-macron-initiative-crise-gouvernement

    (...) « Nous saluons toujours l’initiative française et sommes prêts au dialogue et à la coopération avec les Français et avec tous les amis du Liban, mais la manière dont les choses ont été faites le mois écoulé, l’intimidation qui a eu lieu ne doivent pas se poursuivre, sinon nous ne parviendrons pas à un résultat », a déclaré Hassan Nasrallah lors d’un discours télévisé.

    « Nous espérons que cette initiative réussira. J’appelle à reconsidérer la méthode, le travail et le langage [utilisé] », a-t-il ajouté.

    Le président français Emmanuel Macron avait fustigé dimanche la « trahison collective » de la classe politique libanaise, au lendemain du renoncement par le Premier ministre Moustapha Adib de former un gouvernement de « mission », exigé par Paris, sur fond de querelles politiciennes.

    « Nous n’acceptons pas que vous nous accusiez de trahison. Nous rejetons et condamnons catégoriquement ce comportement condescendant à notre égard et à l’égard de toutes les forces politiques au Liban », a répliqué mardi soir Hassan Nasrallah.

    « Nous n’acceptons pas ce langage ; le plus important est le respect », a-t-il ajouté.

    « Nous avons salué le président Macron lors de sa visite au Liban, mais pas sur la base qu’il soit le procureur, l’enquêteur, le juge, le dirigeant et le gouverneur du Liban », a poursuivi le chef du Hezbollah. (...)

    #Liban #MacronLiban

  • Des milliers de personnes manifestent contre Netanyahu à Jérusalem et Tel Aviv
    Par Times of Israel Staff et Aaron Boxerman 27 septembre 2020 13:18
    https://fr.timesofisrael.com/des-milliers-de-personnes-manifestent-contre-netanyahu-a-jerusalem

    Des milliers de personnes ont pris part au mouvement de protestation anti-Benjamin Netanyahu, samedi, dans tout le pays, mais aussi sur Internet. Les plus grands rassemblements ont eu lieu à Jérusalem, Tel Aviv et Césarée.

    Cinq manifestants ont été arrêtés à Jérusalem au cours du regroupement, qui a été l’un des plus violents de ces dernières semaines. La police et les participants se sont affrontés alors que les agents s’efforçaient de faire respecter les restrictions de distanciation sociale. Les manifestants ont dénoncé un usage excessif de la force.

    Ces regroupements ont eu lieu malgré le confinement national dû au coronavirus, mais conformément toutefois à ses réglementations actuellement encore en vigueur – les députés israéliens ayant échoué, vendredi, à faire approuver une législation qui aurait sévèrement restreint les manifestations et la prière publique. (...)

    #Israelmanif #Israelmanifs

  • Comment la Ligue arabe a contribué à la dissolution de la question palestinienne
    Joseph Massad - Jeudi 17 septembre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/ligue-arabe-dissolution-question-palestinienne-normalisation-israel

    Le roi Abdallah de Transjordanie (à droite) s’entretient avec le secrétaire général de la Ligue arabe Abdel Rahman Azzam (à gauche) et le prince irakien Abdelilah ben Ali, le 13 mai 1948

    Alors que les États du Golfe se succèdent pour nouer des liens formels avec Israël, certains se sont tournés vers la Ligue arabe pour condamner cette normalisation. Mais pour comprendre pourquoi la ligue ne fera rien, il faut revenir à sa fondation.

    La Ligue des États arabes a été fondée en 1945 à l’instigation de la Grande-Bretagne dans le but de protéger ses intérêts impériaux.

    Les Britanniques firent en sorte que la question palestinienne soit sous-traitée aux États arabes indépendants pour se délester de toute responsabilité pour ce qu’ils avaient provoqué dans le pays. Soixante-quinze ans plus tard, la ligue est méconnaissable dans la plupart de ses aspects, si ce n’est son rôle majeur consistant à servir les intérêts impériaux.

    Après la révolte palestinienne de 1936-1939, au cours de laquelle les Britanniques tuèrent 5 000 Palestiniens et exécutèrent ou exilèrent plusieurs de leurs leaders, l’hostilité envers la Grande-Bretagne grandissait aux quatre coins de l’Orient arabe. Cela se manifesta plus clairement lors du coup d’État d’avril 1941 initié en Irak par Rachid Ali al-Gillani, que les Britanniques réussirent à renverser un mois plus tard. (...)