https://www.santepubliquefrance.fr

  • L’affection post-COVID-19 (appelée aussi COVID long) en France. Point au 21 juillet 2022.
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/enquetes-etudes/l-affection-post-covid-19-appelee-aussi-covid-long-en-france.-po

    • 4 % des répondants d’un panel de volontaires adultes résidant en France métropolitaine présentent les critères d’une affection post-COVID-19 selon la définition consensuelle de l’OMS, qui requiert au moins trois mois de délai depuis l’infection, soit 30 % des personnes ayant eu une infection par le SARS-CoV-2 plus de trois mois auparavant. Cela correspondrait à 2,06 millions de personnes de plus de 18 ans concernées dans la population française début avril 2022.

    […]

    • La prévalence de l’affection post-COVID-19 diminuait avec le temps écoulé depuis l’infection par le SARS-CoV-2 mais plus de 20 % des personnes ayant eu une infection par le SARS-CoV-2 présentaient encore les critères d’une affection post-COVID-19 18 mois après l’infection.

    • Et là c’est Santé Publique France…

      À quel moment le fait qu’une personne sur 5 ayant fait un Covid souffre encore d’un Covid long un an et demi plus tard, ça devient un vrai sujet de préoccupation ?

      À quel moment le fait que ça risque de se transformer en maladie longue dans un tiers des cas (et en maladie chronique pour un cas sur cinq) ça va un tout petit peu inquiéter les gens ?

    • « C’est la vie ».

      Comme les cancers, la pollution sonore et respiratoire... on doit faire avec, car « c’est la vie ».

      Mais par contre, faut lutter contre la 5G et Linky, le masque qui rend fou et le vaccin qui estropie et qui tue, les chemtrails qui nous tombent sur la tête et les pédosatanistes qui enlèvent et violent les enfants, et surtout, faire comme si le virus n’existait pas. Et pour ceux qui feraient le pari pascalien que le virus pourrait exister, il faudrait le soigner avec des antibiotiques et du zinc.

      Comme le dit Ellen sur Twitter, on est entouré de crétins auto-satisfaits choyés par ceux qui sont au pouvoir. Comment pourrait-on s’en sortir à court, moyen ou long terme ?

    • Je ne sais pas comment formuler ça sans dire une horreur, mais je me demande même si l’argumentaire sur les immunodéprimés, les vieux, les fragiles, qu’il faudrait « continuer » à protéger, ne devient pas contre-productif à la longue.

      Parce qu’on est clairement arrivés au point où les gens acceptent une posture eugéniste et validiste de plus en plus explicite (hier encore sur touiteur : hé pauvre conne, si tu te sais immunodéprimée, t’as qu’à pas prendre le bus, plutôt que de faire chier les gens normaux), basée sur l’idée que c’est ni eux ni leurs enfants qui vont crever de ce truc. Par contre le fait que 30% de la population (surtout active, plutôt jeune) fait une maladie longue après un Covid, pas juste un gros rhume, ça devrait leur parler, non ? (Non ?)

      Et d’un point de vue purement macronard, à quel moment ces gens se demandent qui paie pour ces frais médicaux de longue durée ? Comment les entreprises font avec des employés qui fonctionnent à moitié ? Ta boîte trop sympa elle te fait un cluster trop sympa parce qu’on se fait la bise sans masque, et derrière tu as un tiers des employé·es qui traînent la patte pendant des mois, ça se gère comment ?

    • Il y a déjà épidémie de diabètes et de maladies cardio-vasculaires, et c’est déjà chacun pour sa gueule.

      Là en dessous, j’ai la crèche, y-a des gamins et des adultes qui toussent, et personne ne porte de masque ni ne se demande si ça ne va pas se transmettre par hasard. Mieux, ils arrosent les gamins pour pas qu’ils prennent chaud, le gamin qui tousse des glaires aussi.

      C’est « naturel » d’être malade en été, désormais et d’ailleurs, ça n’existe pas les maladies en été.

    • Je ne sais pas non plus, et c’est l’aspect qui me déprime épouvantablement depuis le début de l’épidémie, parce qu’une des choses qui m’a permis de survivre jusqu’à mon âge avancé de 52 ans, c’est d’avoir fait le choix très conscient autour de 25 ans de refuser toute forme de misanthropie. Et que là c’est tout de même vachement dur…

      Pour aller dans « le bon sens », je me dis que l’imposition de ce discours fascisant n’est pas devenu majoritaire du jour au lendemain : malgré la tentation initiale du Grand Barrington, nos dirigeants ont tout de même bien été obligés de recourir à deux confinements, puis de maintenir des mesures sanitaires relativement longtemps.

      En France, je pense qu’il a fallu le « pari » monstrueux de Macron de novembre à mai 2021 de ne rien faire, avec son matraquage politique/médiatique quotidien pour faire accepter le discours eugéniste. On a tout de même dû recourir à des mises en scène indignes d’une démocratie libérale pour arriver à imposer cette gestion validiste de l’épidémie (notamment : le Guide suprême qui connaît mieux la science que les scientifiques, le Guide suprême qui impose sa vision aux experts, le Guide suprême qui ordonne au Conseil scientifique de fermer sa gueule, les odes ridicules des ministres à leur Guide suprême bien-aimé…).

    • En fait on EST dans un zeitgeist fasciste. Et depuis un moment. 20 ans, je dirais, à la louche. Je précise tout de suite que ce n’est PAS du fascisme, mais plutôt un truc ressemblant au régime de Franco ou Salazar. Mais comme j’ai la flemme de faire des periphrases, j’emploierais le mot fascisme.

      On est dans du 50 % fascisme en permanence. 42 % à la présidentielle, quand même. Aux USA, trump a zéro chance de se faire élire au prochain tour ? Euh, non... Au Brésil ? En Italie ? Sans compter ceux qui sont déjà fermement en place, y compris dans l’UE.
      A un moment, il faut arrêter de se raconter des histoires. L’eugénisme ? Mais putain, il faut vraiment ne PAS être handicapé pour s’imaginer que ça avait disparu.
      Les fâchés pas fachos ? Il faut vraiment être Ruffin pour s’imaginer que ça existe. Mais ils ont toujours été fascistes ! Simplement, avant, on balançait du blé en pagaille et ils se tenaient calmes.
      Sans compter, que toutes les excuses qu’on sert au électeurs RN, elles pourraient s’appliquer aux membres de la SA, et, ok, ce serait bon, rien de délirant. Mais on trouverait ca honteux. Mais jusqu’à quand ?

    • Sur cette courbe des hospitalisations, je te mets en rouge la partie concernée par « il y a plus de 18 mois »

      j’ai un ou deux retours de gens jeunes et bien portants avant d’avoir le coviiid, qui sont pas du tout allés à l’hosto, et qui traînent des migraines semi-invalidantes [ils travaillent avec leurs têtes] par crise périodiques depuis plus d’un an ; si tu prends comme base les seules hospi, c’est probablement sous-évaluer le léger problème de santé publique tapis sous le tapis.

    • @olaf : oui, tout à fait, le risque de Covid long est certes plus élevé après hospitalisation, mais ça ne concerne effectivement pas que les cas graves. Je n’ai pris cette courbe que pour souligner que la situation ne s’est pas améliorée depuis : d’un côté on aura aura certainement l’effet du vaccin sur le risque de Covid long par rapport au nombre de contaminés, que les estimations de nombres de contaminés sont de toute façon fluctuantes (et ça semble de pire en pire), donc la courbe des contaminations n’est pas très fiable pour imaginer l’évolution des Covid longs ; alors que les évolutions des hospitalisations est sans doute plus fiable (mais en tendance, pas en chiffres absolus, donc).

  • Monkeypox : même pas peur | The Economist | 20.05.22

    https://www.economist.com/the-economist-explains/2022/05/20/monkeypox-is-popping-up-in-more-countries-how-worrying-is-this

    The virus is not very good at spreading, and existing vaccines can protect those at risk

    A GROWING NUMBER of countries are reporting cases of monkeypox, a rare viral illness typically found in parts of Africa. On May 7th Britain reported a case in a traveller from Nigeria. By May 20th America, Australia, Canada and at least eight European countries had reported dozens of confirmed or suspected cases. Britain reported 11 new cases on May 20th, more than the total in the previous two weeks. Many have no links to African travel, which means they were transmitted locally. In the past sporadic cases were almost always imported. All of this is alarming. But the world is far from helpless.

    Monkeypox is caused by a virus similar to smallpox, which was declared eradicated in 1980. Infections are usually mild, with flu-like symptoms. A rash that spreads all over the body can develop, turning into blisters and scabs. Infected people usually recover in a few weeks. As with other poxviruses, the disease is more severe in young children and people with weaker immune systems. How dangerous it is depends on which of the two strains of the virus is involved. One, mostly found in past outbreaks in the Congo basin, is fatal about 10% of the time. The other, west African strain is less severe, with mortality estimated to be around 1%. These estimates are from outbreaks in remote places in Africa with poor health care. In rich countries monkeypox would probably be a lot less deadly.

    A vaccine for monkeypox developed by Bavarian Nordic, a Danish biotechnology firm, was approved by American regulators in 2019. The vaccine is also approved for smallpox and data from Africa suggest that past smallpox vaccination is at least 85% effective in preventing monkeypox. America’s Centres for Disease Control and Prevention says the jab is most useful if given before or within four days of exposure to the virus. Even if it is given up to 14 days after exposure it may still help, by reducing symptoms. Evidence from animal studies suggests that some antiviral medicines used for other poxviruses may be useful too.

    Also encouraging is that the monkeypox virus is not particularly good at spreading between people, and nowhere near as contagious as (for example) measles. It was first discovered in Denmark, in a laboratory monkey (hence the name), but is thought to be mostly harboured by small rodents in Africa. In that continent many cases are acquired from wild animals, when people hunt them, handle the raw meat or eat it. For the virus to spread from one person to another requires close contact. It spreads through droplets from coughs and sneezes that enter the nose, throat or eyes. It can also be picked up through contact with the skin, clothes or bedding of an infected person who is shedding the virus from pustules or scabs. Symptoms usually appear five to 21 days after infection.

    The tricky part is diagnosis. A monkeypox rash looks a lot like chickenpox. Confirming it requires sending samples to a specialist laboratory equipped to handle highly dangerous pathogens. At the moment, Britain has only one rare-pathogens laboratory designated to run tests for monkeypox.

    That said, containing outbreaks of monkeypox should be relatively easy. Isolating confirmed or suspected cases and tracing their potentially infected contacts can stop chains of transmission. The smallpox jab will probably be used for “ring” vaccination of the close contacts of infected people and health workers at high risk. Britain and Spain are looking to stock up on the vaccine already. Ring vaccination of close contacts was successful in curbing some of the recent Ebola outbreaks in Africa.

    In the next few days and weeks more cases of monkeypox are sure to be found. But it is unlikely that the outbreaks will spread out of control. Covid-19 caught the world unprepared, with no drugs or vaccines at the ready. Monkeypox, however, is in an entirely different—and lesser—league.■

    • Je suis tombé sur le journal de midi à la télé, et ils en parlaient dans les mêmes termes. Pas grave, pas dangereux, et transmission par toucher et surface. Et oubli de la mention des aérosols.
      La politique de santé publique réduite au rassurisme. Parce que le plus dangereux, c’est la panique, pas le reste. Parce que le plus certain, c’est la panique, pas le reste.

    • je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a un gars qui semble s’y connaitre qui a fait un bon tour d’horizon de ce qu’on sait sur cette famille de virus ; il me semble que ça n’a pas vraiment été repéré ici :
      https://seenthis.net/messages/961351

      But it is unlikely that the outbreaks will spread out of control.

      C’est aussi ce que dit le gars, mais il dit aussi que l’éradication de la variole laisse la niche ouverte à un membre de la famille qui jouera dans la catégorie supérieure (higher league…)

    • Hier, j’ai maté le doc Netflix sur l’accident de la centrale de Three Miles Island. En dehors du fait que ça a les mêmes défauts que la plupart des docs Netflix (tout en prétendant le contraire, ça passe beaucoup de temps à te démontrer que lanceur d’alerte, c’est pas une bonne idée, en vrai), c’est intéressant du point de vue de la gestion du merdier  : on cache, on minimise, on rassure, on ment et quand la bombe à crottes explose, on perd la mémoire et on intimide les témoins.
      L’idée de base  : ne pas perdre de pognon, garder le pouvoir, quoi qu’il en coute, avoir ea + profond mépris pour la vie des #dispensables.

      C’est toujours la même histoire, scandale après scandale, avec un ou deux hommes de paille sacrifiés sur la place publique et la reprise ensuite de la même merde avec les mêmes pourris qui ne sont jamais inquiétés et qui continuent le business pendant que ceux qui «  ont fait leur devoir  » crèvent seuls et dans la misère.

    • @simplicissimus : Oui, j’ai lu, bien sûr. Oui, de toute façon, les quantités de contaminés seront faibles, parce qu’il n’y a pas de raison que ça parte en pandémie, parce que c’est un virus déjà connu, parce que les remèdes sont déjà connus et qu’ils vont à priori être mis en œuvre.
      Enfin...
      Oui.
      On écrit tous « à priori ».
      Comme pour le reste, à priori, on peut te soigner, et on peut faire en sorte que ça se passe bien.
      Et pour tous ceux pour qui ça ne se passera pas comme on aurait imaginé que ça aurait pu se passer, ce sera la faute à pas de chance.
      La faute à pas de chance a dézingué du monde ces temps-ci. Fallait pas vivre dans la vallée de la Roya. Fallait pas avoir des comorbidités tout en chopant le virus de la trottinette. Fallait pas vivre au Pakistan ou en Inde ce printemps. Fallait pas choper la variole en mai 2022. En Juin, ça ira mieux, on aura assurément établi le contact-tracing qu’on n’a pas voulu mettre en place pour le covid, et ça aura permis de découvrir toutes les personnes qui ont chopé le virus dans les dernières semaines. Faut être optimiste après tout. Nous sommes les occidentaux, et nous sommes les maîtres du monde.

    • en attendant, les conspi ont vu passer un scénario d’extermination massive bio terroriste des impies à base de pox de léopard ; document de 2021, comme de par hasard ; bon ok, là, c’est la pox de singe, mais c’est bien une preuve que l’état profond veut nous tueR ; on va tous mourir

    • sur la transmission via aérosol, je sais pas si le spécialiste déniché par @simplicissimus indique la prévalence de cette méthode ; me semble avoir plutôt vu fomites et postillons pour l’aéroporté ; mais bon, j’ai vu que de loin, hein.

      aussi, je me demandais si le tracking/backtracking covid était toujours actif, et s’il servait pour la pox.

    • Sur la transmission aéroportée, j’ai lu que du fait des petits effectifs observés jusqu’alors, ça n’avait pas pu être formellement prouvé, mais que c’était possible. Et quand y-a pas de preuves académiques et qu’on ne veut pas porter de masque, on dit qu’y-a pas de transmission par ce biais. Mais des sources non-polémiques disent que ça se transmet aussi par aérosols. On va le savoir tôt ou tard. Là, je trouve que ça se propage trop bien pour qu’on puisse exclure les aérosols. Mais peut-être que c’est vrai qu’on ne se lave plus les mains et qu’on recommence à se postillonner dessus les uns les autres.

    • re : vague rassuriste anti pox : si c’est un tir de barrage pour calmer les consommateurs avant les vacances d’été, ça arrose large et c’est coordonné, cf RTBF [au moins] citant le CDC Europe où l’on parle de 85 cas en tout dans 8 pays .eu :

      https://seenthis.net/messages/961436#message961476

      en « comparaison », incidence d’une autre maladie « rare » et petrifiante dont on pourrait faire des titres : tuberculose, 4606 cas en France en 2020 ; mais bon, celle là, elle baisse depuis plus de 30 ans.

      https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2021/tuberculose-en-france-les-chiffres-2020

    • et toujours sur rtbf, un petit tour du pox internationnal, avec recommendations [et pour les fétichistes du festival Darklands, surveillez vous, bande d’invertis] :

      https://www.rtbf.be/article/variole-du-singe-un-festival-fetichiste-a-anvers-vecteur-de-la-transmission-en-

      Depuis la mi-mai, une vingtaine de cas ont été recensés au Royaume-Uni, au moins cinq au Portugal, deux au Canada, un aux Etats-Unis, un en Italie, un en Suède et un en France.

      Selon le ministère de la Santé, cette maladie virale rare, aux symptômes généralement légers, présente « un risque faible pour la population générale ».

      « Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes, ou les personnes qui ont des partenaires sexuels multiples, doivent être particulièrement vigilants », ont toutefois prévenu les autorités dans un communiqué.

    • Ce tweet est arrivé sur mon fil je ne sais pas comment, dans la mesure où j’utilise uniquement le fil « par ordre d’arrivée », où il n’est pas supposé y avoir de suggestions...

      https://twitter.com/NaphiSoc/status/1529275626217013248

      linear on a log scale means exponential in reality

      there is *possibility* of small numbers issues
      and new disease being discovered issues - but fr here on out now that we hit 100 - will keep an eye on Monkey Pox.

      I repeat again: the prudent, wise thing is EXTREME containment

    • 16 cas officiels en France selon l’AFP ce dimanche 29.05.22

      zéro détails chez eux ; ils citent les « zautorités de santé »

  • INFERTILITÉ TOTALE EN 2045

    Dans un livre récemment paru, le duo de scientifiques Shanna H. Swan et Stacey Colino montre que le nombre de spermatozoïdes produits dans les pays occidentaux a chuté de 59 % entre 1973 et 2011. Si la trajectoire actuelle se poursuit, ce chiffre pourrait atteindre zéro dès 2045. 

    La pandémie va-t-elle faire chuter le taux de fécondité  ? D’après l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), en tout cas, le nombre de naissances enregistrées en France en janvier a chuté de 13 % par rapport à janvier 2020. Une baisse inédite depuis 1975, dans un contexte « de crise sanitaire et de forte incertitude, [qui] a pu décourager les couples de procréer ou les inciter à reporter de plusieurs mois leurs projets de parentalité », selon l’Institut d’études statistiques. Certes, le nombre de naissances en France est en baisse constante depuis six ans, mais l’Insee note que la chute observée en janvier est « sans commune mesure avec les baisses qui ont pu être observées dans le passé ».
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000436391

    Une tendance qui reste à confirmer, donc… et à laquelle pourrait bien s’ajouter un autre phénomène encore plus global. Celui de la présence, dans notre organisme, de certaines substances chimiques aux effets nocifs sur la fertilité. C’est ce que met en évidence le duo de scientifiques Shanna H. Swan et Stacey Colino dans un nouveau livre récemment paru en anglais, Count Down – How Our Modern World Is Threatening Sperm Counts, Altering Male and Female Reproductive Development, and Imperiling the Future of the Human Race.
    https://www.simonandschuster.com/books/Count-Down/Shanna-H-Swan/9781982113667

    Dans une étude qu’elle avait co-signée en 2017, Swan montrait en effet que le nombre de spermatozoïdes produits dans les pays occidentaux avait chuté de 59 % entre 1973 et 2011. Si cette courbe poursuit sa trajectoire actuelle, prévient-elle aujourd’hui, ce chiffre pourrait atteindre zéro dès 2045. Dans le détail, Count Down démontre que ce sont les « substances chimiques du quotidien » que l’on trouve dans les emballages alimentaires, les jouets, les cosmétiques ou encore les pesticides qui affectent durablement notre système endocrinien. Les phtalates et le bisphénol A sont plus particulièrement visés par les deux auteurs « car ils font croire au corps humain qu’il dispose de suffisamment d’hormones – testostérone ou œstrogènes – et qu’il n’a donc pas besoin d’en fabriquer davantage ». La taille et la forme des organes génitaux seraient aussi affectées.
    https://academic.oup.com/humupd/article/23/6/646/4035689
    https://usbeketrica.com/fr/article/la-baisse-de-la-fertilite-masculine-menace-l-humanite
    https://www.theguardian.com/us-news/2021/feb/26/falling-sperm-counts-human-survival
    https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/environnement/phtalates/quels-risques-pour-sante
    https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-bisphenol-6185
    https://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/pollution-penis-shrink-sperm-count-b1821863.html

    « Les phtalates abaissent les taux de testostérone et ont donc une influence particulièrement mauvaise côté masculin, par exemple en provoquant la diminution du nombre de spermatozoïdes, détaille Swan dans son interview au Guardian. Le bisphénol A, lui, imite les œstrogènes et est donc particulièrement nocif côté féminin, augmentant les risques de problèmes de fertilité. Mais il peut également faire chuter la qualité du sperme, la libido et provoquer des taux plus élevés de dysfonction érectile. »

    « Une grande partie de l’exposition à ces matières se produit in utero, lorsque le fœtus se forme pour la première fois » Shanna H. Swan

    Le constat est d’autant plus inquiétant que l’exposition à ces substances commence… avant même la naissance. « Une grande partie de l’exposition à ces matières se produit in utero, lorsque le fœtus se forme pour la première fois, renchérit Swan. Les effets se poursuivent ensuite pendant l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. C’est un phénomène cumulatif : un fœtus femelle, in utero, développe déjà les ovules qu’il utilisera pour avoir ses propres enfants. »

    Preuve de l’étendue du problème, une enquête publiée par Santé publique France en 2019 révélait que la présence de bisphénols et de phtalates dans le corps est généralement plus importante chez les enfants que chez les adultes. « L’alimentation participerait à 90 % de l’exposition totale », précisait à l’époque Santé publique France. Seules manières de minimiser les risques à l’échelle individuelle, selon Shanna H. Swan : manger, « dans la mesure du possible », des aliments non transformés comme « des carottes ou des pommes de terre cuisinés naturellement »  ; éviter les poêles qui contiennent du téflon ou des molécules toxiques  ; et « ne pas passer de matières plastiques au micro-ondes ».
    https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/esteban

    https://usbeketrica.com/fr/article/l-occident-pourrait-devenir-totalement-infertile-en-2045
    https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-lundi-18-avril-2022
    https://www.facebook.com/franceinter/posts/5333622433339500
    --

  • Covid - Omicron : 25 millions d’habitants confinés en deux temps à partir de lundi pour stopper l’épidémie à Shanghai - lindependant.fr
    https://www.lindependant.fr/2022/03/27/covid-omicron-25-millions-dhabitants-confines-en-deux-temps-a-partir-de

    Les autorités sanitaires chinoises ont signalé ce dimanche 27 mars plus de 4 500 nouveaux cas, un chiffre en baisse mais toujours largement au-dessus de la moyenne des nouvelles infections quotidiennes, rarement à plus de deux chiffres par jour au cours des deux dernières années.

    Je ne sais pas trop comment il faut prendre les données #covid transmises par les autorités de la RPC mais une chose est sûre : c’est que, là-bas, ils prennent très au sérieux la possible survenue d’une vague de contaminations.

    Pendant ce temps-là, ici, dans notre petit microcosme hexagonal :

    https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/coronavirus-chiffres-cles-et-evolution-de-la-covid-19-en-france-

  • A quoi peut-on attribuer la hausse de la mortalité observée depuis novembre 2021 ? Point au 10 février 2022
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/enquetes-etudes/a-quoi-peut-on-attribuer-la-hausse-de-la-mortalite-observee-depu

    - Une hausse de la mortalité est observée depuis novembre 2021 dans toutes les sources de données disponibles à Santé publique France pour l’analyse de l’évolution de la mortalité : hausse du nombre de décès toutes causes confondues (données Insee), du nombre de décès avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès (données de certification électronique des décès), du nombre de décès de patients avec infections SARS-CoV-2 à l’hôpital (données SIVIC) et du nombre de décès de résidents avec infection SARS-CoV-2 en ESMS (données SurvESMS).
    – La hausse de la mortalité sur cette période a été plus particulièrement observée chez les personnes âgées de 60 ans et plus.
    – Le nombre de décès sans mention de COVID-19 reste stable sur cette période. Cette observation est en faveur d’une contribution majoritaire de l’épidémie de COVID-19 dans la hausse de la mortalité observée depuis novembre 2021.
    – La hausse de la mortalité fait suite à la très forte hausse des contaminations COVID-19 et des hospitalisations enregistrées depuis le début de la cinquième vague épidémique en novembre 2021 (S45-2021).

    • Pr. Logos :
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1491868234387181569

      410/ SPF commence à constater l’écart entre les morts déclarés du Covid et les morts surnuméraire. Ils ne vont pas encore jusqu’à expliciter que le mort « avec » et mort « du » Covid sont une fumisterie « m-i-l-d-e-n-d-e-m-i-c » mais on y arrive.

      411/ En particulier, on constate que les morts « avec » le Covid ne suffisent même pas à expliquer le sous-comptage d’un facteur 2 du nombre de morts des vagues Delta et Omicron.

      Mais le rapport SPF pose les questions honnêtement sur les morts à domicile, par exemple.

      412/ C’est donc bien, a minima, les décès diagnostiqués Covid qui donne l’ampleur de la vague d’Omicron (graphe @nicolasberrod).

      Comme chaque jour, je pense aux soignants en première ligne, pendant qu’on souffle un peu du côté des contaminations, en attendant BA.2.

  • Thread by Panda31808732 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1471598789479878980.html

    Carte du taux d’incidence par département (nombre de cas détectés pour 100 000 habitants sur les 7 derniers jours disponibles, ici du 7 au 13 décembre).

    La France était à 469,8 jeudi dernier (471,7 après consolidation), aujourd’hui elle est à 515,4. Image
    Du fait de la nullité sidérante du gouvernement, combien de semaines supplémentaires la carte va-t-elle rester entièrement unicolore en métropole ?
    Nouveau record de gens testés positifs en 24 heures depuis le début de la pandémie. Image
    Le taux d’incidence par classe d’âge.

    Le pic est passé chez les 60+, début de décrue.

    Légère tendance à la hausse chez les 10-39 ans… qui sont toujours à la pointe des nouvelles vagues (comme celle en cours de B.1.1.529). Image
    Sur le point hebdo SPF (S49-2021).

    Diminution du R tests vers 1,2.

    santepubliquefrance.fr/maladies-et-tr… Image
    COVID-19 : point épidémiologique du 16 décembre 2021
    COVID-19 : point épidémiologique du 16 décembre 2021
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/bulletin-national/covid-19-point-epidemiologique-du-16-decembre-2021
    Depuis la semaine dernière, hausse de l’incidence (+9%) et du dépistage (+7%). Image
    Les indicateurs hospitaliers (en moyenne sur 7 jours).

    • 1219 hospitalisations/jour (+9% par rapport à la semaine dernière)
    • 257 entrées en soins critiques (+6%)
    • 138 décès à l’hôpital (+19%) Image
    Synthèse. Image
    Nombre de personnes ayant reçu au moins 1 dose au 14 décembre : 52,4 millions (78,0%)
    Nombre de personnes vaccinées au moins 2 doses ou équivalent : 51,3 millions (76,4%)
    Nombre de personnes giga-vaccinées : 15,9 millions (23,8%) Image
    Avancement de la giga-vaccination par classe d’âge. Image
    La politique criminelle du laissez-circuler n’avait jamais envoyé autant d’enfants à l’hôpital en une semaine depuis le début de la pandémie. Image
    Le niveau relatif des admissions dans chaque classe d’âge par rapport au pic d’avril 2020. Image
    Séroprévalence à 30% (intervalle 25-36) des 0-9 ans en S42 (du 18 au 24 octobre), soit minimum* 2,3 millions d’enfants infectés AVANT l’actuelle vague Blanquer.

    Minimum car séroréversion/non-séroconversion Image
    334 000 cas détectés en métropole chez les 0-9 ans à la mi-octobre = moins de 15% des infections détectées (inclut le dépistage quasi-nul de la première vague).

    3690 hospitalisations 0-9 ans cumulées en S42 = taux d’hospitalisation < 0,16% (tous lignages confondus).
    Sur le front Delta, la croissance de l’incidence et des hospitalisations a été considérablement ralentie.

    Ce n’est pas encore tout à fait stabilisé, mais pour comparer les indicateurs à ceux de la période pré-vaccins, pré-variants (l’âge moyen des patients diffère également) : Image
    Sur le front B.1.1.529, la France fait des miracles. Dans tous les pays européens qui ont une veille sanitaire correcte, ils trouvent que B.1.1.529 progresse très rapidement. En France, le bestiau refuse obstinément de décoller de son 1%. On est des champions ! ImageImage
    Les autres pays européens ont un R(B.1.1.529) énorme et une progression fulgurante avec des temps de doublement jamais vus, mais en France il ne se passerait rien de tel. Un vrai miracle ! Image
    Le % de cas L452R- au criblage a l’air de commencer à décliner en IDF et PDL, mais le taux de criblage est bas, donc est-ce qu’on mesure réellement quelque chose ?
    A priori, même si ce système n’est pas dingue, on le verrait quand même si la prévalence de B.1.1.529 était à 2 chiffres, donc on doit bien avoir quelques doublements de retard sur l’Angleterre et le Danemark (6-10 jours ?).
    Véran, toujours aussi tragiquement incompétent, interprète cela comme le signe que la ligne Maginot tient. Si on ne se dirigeait pas à toute vitesse vers le pire mur d’infections depuis le début de la pandémie à la fin du mois, ce serait presque comique.

    Grâce à la qualité exceptionnelle de la veille sanitaire française, on dispose donc en tout et pour tout de 2 points de données sur la prévalence de B.1.1.529 : 0,4% sur Flash 48 ("semaine du 29 novembre") — on met au milieu de la S48.

    Et 1% au 8 décembre (S49).
    Voici ce que donnerait la croissance de B.1.1.529 à partir d’un peu moins de 500 cas au 8 décembre et un temps de doublement entre 2 et 3 jours.

    (À quoi il faut rajouter les >500 d’incidence de Delta, naturellement.) Image
    Vu la vitesse foudroyante à laquelle se répand B.1.1.529 en Europe, il faudrait des mesures drastiques (comme ces *******
    obscurantistes n’ont rien foutu pour prévenir la transmission par l’air…
    … et qu’on doit immédiatement diviser le R de B.1.1.529 par 4 ou 5, dans l’urgence il faut une réduction massive des contacts sans masques).

    Évidemment, Noël et campagne électorale obligent, il n’y a aucune chance qu’ils fassent ça, donc on va bientôt déguster. Image

    https://twitter.com/Panda31808732/status/1471598789479878980

    #Covid #variant #Omicron : ça craint ...

  • Il faut en finir, en France, avec le mythe de l’enfant non concerné par le Covid-19 - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/il-faut-en-finir-en-france-avec-le-mythe-de-l-enfant-non-concerne-par-le-co

    Les infections, même asymptomatiques, peuvent avoir des conséquences à long terme. Les preuves de séquelles neurologiques, de phénomènes qui pourraient prédisposer certains malades à développer des troubles neurodégénératifs, voire des démences, s’accumulent. Focaliser sur le taux de mortalité, c’est ignorer le risque d’handicap ou de dommages aux organes chez les survivants, qui peuvent compromettre la qualité et l’espérance de vie des plus jeunes. Enfin, minimiser l’impact sur les enfants par une comparaison avec les adultes est un biais cognitif dont les experts devraient s’affranchir et les parents se préoccuper : savoir que "très peu d’enfants en mourront", comme a déclaré la présidente de la SFP, ou faire l’hypothèse que les "Covid longs" seront plus rares que chez l’adulte, (...)

    #covid19

  • « Considérer que ceux qui ne se font pas vacciner sont forcément anti-vaccins est une grosse erreur » - Basta !
    https://www.bastamag.net/pass-sanitaire-obligation-vaccinale-tests-PCR-payants-annonces-Macron-aucu

    Obligation vaccinale, pass sanitaire... Les nouvelles mesures de Macron pour contrer l’épidémie misent sur la contrainte. « Il n’y a aucune pédagogie », déplore Jérôme Martin, de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament.

    Basta ! : Obligation vaccinale pour les soignants, pass sanitaire pour entrer dans certains lieux, tests PCR rendus payant... Pourquoi jugez-vous inadéquates ces mesures annoncées par le président de la République le 12 juillet ?

    Jérôme Martin [1] : Il y a l’obligation vaccinale pour les soignants, et aussi une obligation vaccinale indirecte. Quand on conditionne la liberté de circulation à la vaccination, on rend le vaccin obligatoire de fait, mais indirectement, par la contrainte, ce qui pose déjà un problème de clarté. Sur la remise en cause de la gratuité des tests PCR, en matière de santé publique, c’est totalement aberrant. Puisqu’avec cette mesure, on va limiter l’accès au dépistage pour la population non vaccinée, c’est-à-dire la population pour laquelle c’est le plus important d’avoir un dépistage précoce. Ce choix part peut-être d’un jugement moral des autorités selon lequel les personnes non vaccinées devraient être punies, mais du point de vue de la santé publique, les personnes qui sont le plus exposées au virus seront finalement celles qui auront le moins facilement accès à un test PCR.

    Cela risque-t-il d’accentuer les inégalités d’accès au dépistage, alors qu’il existe déjà de fortes inégalités dans l’accès au vaccin ?

    Dans le discours de Macron, on a l’impression que les non-vaccinés le seraient tous volontairement. Or, on sait qu’il existe des facteurs sociaux qui sont des freins à la vaccination, y compris dans la volonté ou pas de se faire vacciner ; car l’accès à l’information est aussi inégalement réparti. La Seine-Saint-Denis est un des départements les moins vaccinés, alors qu’il a été pourtant parmi les plus touchés par la première vague de l’épidémie en 2020. Ce n’est pas parce qu’il y aurait plus d’anti-vaccins en Seine-Saint-Denis, c’est parce que c’est une population qui, du fait notamment des revenus, aussi parfois à cause de la barrière de la langue, de l’exclusion de certains étrangers de la couverture maladie, est confrontée à des inégalités dans l’accès au vaccin. On connaît ces inégalités, elles sont parfaitement documentées. Les collectivités territoriales ont tenté de compenser cela, mais les moyens donnés par l’État ont été totalement insuffisants pour y faire face. Il n’y a pas de traducteurs pour appeler les gens, aucun relais directement sur le terrain.

    Nous sommes dans un pays où les autorités ne veulent pas faire de santé communautaire (voir à ce sujet notre entretien avec le sociologue Gabriel Girard) [2]. Donc, en dehors d’initiatives locales, on s’est très peu appuyé sur des relais communautaires directement auprès des populations. C’est une vision assumée des autorités de nier les inégalités, avec le discours que « quand on veut on peut », et que ceux qui ne se font pas vacciner sont forcément des anti-vaccins. C’est une grosse erreur. Ce sont les mêmes personnes à qui on va maintenant demander de payer les tests PCR, ou de passer par un médecin pour pouvoir se le faire rembourser, ou encore de limiter leur circulation.

    Il n’y a aucune pédagogie. Les spots publicitaires du gouvernement pour inciter à se vacciner sont des spots d’injonction. Si on aime jouer au rugby en écoutant Johnny Hallyday, c’est très bien (voir le spot), mais ces spots n’expliquent pas du tout pourquoi il faut vacciner, comment ça fonctionne, ils ne rassurent pas sur ce qu’est l’ARN messager, ils ne répondent pas aux préoccupations des personnes. Or, il faut y répondre, même si ces préoccupations peuvent paraître parfois idiotes aux spécialistes. C’est légitime que des personnes puissent se poser des questions sur des produits qui ont été développés en si peu de temps. La pédagogie prend certes du temps, mais c’est bien plus efficace.

    Vous n’êtes pas pour une obligation vaccinale généralisée ?

    Pour nous, l’obligation vaccinale n’est pas la solution. La question peut se poser de façon résiduelle sur les soignants, mais de façon générale, c’est la pédagogie qu’il faut nourrir. Et qu’on ne vienne pas nous dire que cela n’a pas marché en France, puisque cela n’a pas été fait. Le travail sur les inégalités non plus n’a pas été fait. Les dernières annonces de Macron sont d’une très grande violence, avec encore un ton autoritariste. Elles viennent de la personne, le président, qui n’a pas suivi les recommandations médicales en janvier, et qui est en cela responsable de nombreuses contaminations et morts, et qui nous fait aujourd’hui la leçon. Elles viennent d’un chef de l’État qui était incapable de fournir masques et dépistage en mars dernier, incapable de prendre les mesures indispensables pour contrôler l’épidémie avant la deuxième vague.

    Même en imaginant que le problème ne soit que la défiance vaccinale, cette façon de considérer le courant anti-vaccin comme une réalité contre laquelle on ne peut rien faire sinon donner des coups de marteau, c’est une erreur. La confiance vaccinale se construit par la transparence, sur les essais des laboratoires, sur le suivi des remontées des effets indésirables. Il faut aussi une transparence pour comprendre sur quelle base sont prises les décisions. Sans cette transparence, cela ne peut pas marcher. Aujourd’hui, il y a une très grande opacité d’un bout à l’autre, depuis la recherche la plus fondamentale jusqu’à la prise de décision. Ce qui a aussi nourri la défiance vis-à-vis des vaccins, ce sont les grands ratés de la mise en place de la campagne de vaccination en janvier. Mes parents, qui ont plus de 75 ans, ont par exemple dû reporter leur rendez-vous deux fois parce que les doses n’étaient pas là.
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    Comprenez-vous la méfiance sur la vaccination des adolescents notamment ?

    Je pense qu’il faut vraiment faire la différence entre les craintes légitimes de la plupart des personnes et des personnalités qui ont un intérêt politique à exploiter les peurs et les angoisses, des stars en mal de reconnaissance, qui sont des personnes qu’il faut ouvertement dénoncer comme anti-vaccins, comme obscurantistes, comme dangereuses pour la santé publique et la sécurité des citoyens.

    Nous sommes ici face à des produits qui se basent sur une technologie nouvelle et qui ont fait l’objet d’autorisations accélérées. Le rapport bénéfice-risque est complètement en faveur des vaccins, mais c’est tout à fait logique que les personnes aient besoin de temps pour réfléchir, se posent des questions, que cela suscite des interrogations. C’est précisément le rôle des pouvoirs publics que de faire de la pédagogie.

    Comment a évolué ces derniers mois l’action de la France pour l’accès aux vaccins dans les pays à faible revenus ?

    Macron avait dit en juin à des ONG qu’il soutiendrait la demande de levée des brevets sur les vaccins contre le Covid pour en garantir l’accès partout. Mais il n’en a plus du tout parlé dans son discours du 12 juillet. En revanche, il a annoncé qu’il y aurait dès janvier une troisième dose de vaccin en France pour les personnes déjà vaccinées [3]. Je n’ai pourtant vu aucune recommandation officielle indiquant qu’il y avait besoin d’une troisième dose. Les laboratoires ont dit que ce serait bien de faire ça, c’est tout. Nous avons donc un président de la République qui reprend immédiatement les discours des laboratoires sans aucun filtre. Et cette annonce est aussi problématique quand on voit la situation dans le monde : on est en train de pré-réserver des doses pour une troisième injection pour les personnes qui n’en ont pas forcément besoin ici alors même que seulement 2 % des personnes sont vaccinées en Afrique.

    [1] Ancien président d’Act Up-Paris, Jérôme Martin est cofondateur de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament.

    • Il y a quand même un courant anti-vaccinal assez fort en France, qui date de bien avant le Covid. Cela me paraît assez utopique de parier sur la pédagogie auprès de celleux qui adhèrent à ce genre d’idées. On se rapproche plus du Trumpisme les concernant que d’une opposition qui se baserait sur de vrais arguments. Dès lors je ne vois pas comment on peut échapper à une certaine confrontation.

    • @alexcorp « Il y a quand même un courant anti-vaccinal assez fort en France »

      Tu as des chiffres, des sources ? Parce que le taux de vaccination contre la rougeole (par exemple) dit plutôt que cette tendance est faible : moins de 10% des enfants et adolescents ne sont pas vaccinés.
      (source : https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/vaccination/articles/donnees-de-couverture-vaccinale-rougeole-rubeole-oreillons-par-g )

      Personnellement j’en ai un peu raz-le-bol d’entendre et de lire ces assertions sur le courant antivax. Il est ridiculement faible mais sur-représenté dans les médias. Ça me fait penser à ce que les mêmes nous assènent sur le RN, fort dans les sondages, et dont on a vu dernièrement qu’il ne s’agit que d’un fantasme, un chiffon rouge agité sous nos yeux. On va continuer longtemps encore à tenter de nous faire gober n’importe quoi pour mieux nous convaincre « du vote républicain » ou de la nécéssité d’un vaccin bricolé à la va-vite dans des labos soumis à la volonté de l’actionnariat ?

    • #Bruxelles : Pas d’ordinateur, pas de vaccin C’est donc que vacciner n’est pas si important que cela
      https://bx1.be/categories/news/probleme-informatique-au-centre-de-vaccination-du-heysel-les-files-sallongent/?theme=classic

      Problème informatique au centre de vaccination du Heysel : les files s’allongent
      https://bx1.be/categories/news/probleme-informatique-au-centre-de-vaccination-du-heysel-les-files-sallongent/?theme=classic

      Les vaccinations ont été à l’arrêt.

      Devant le centre de vaccination du Heysel, les files d’attente s’allongent ce samedi après-midi : en effet, un problème informatique a empêché la poursuite des vaccinations, nous signale notre journaliste sur place.

      Contactée, la Commission communautaire commune nous indique qu’il s’agit “d’un routeur Internet qui est tombé en panne. Le temps de le réparer, cela a pris une heure… Et puisque le samedi est une journée chargée au Heysel, la file s’est allongée“, explique Fatima Boudjaoui, porte-parole de la COCOM.

      “Les personnes à l’extérieur ont été informées de la panne, et qu’un délai supplémentaire serait nécessaire pour être vacciné“, ajoute-t-elle.
      . . . . . . .

    • Personnellement j’en ai un peu raz-le-bol d’entendre et de lire ces assertions sur le courant antivax. Il est ridiculement faible mais sur-représenté dans les médias. Ça me fait penser à ce que les mêmes nous assènent sur le RN, fort dans les sondages, et dont on a vu dernièrement qu’il ne s’agit que d’un fantasme, un chiffon rouge agité sous nos yeux. On va continuer longtemps encore à tenter de nous faire gober n’importe quoi pour mieux nous convaincre « du vote républicain » ou de la nécéssité d’un vaccin bricolé à la va-vite dans des labos soumis à la volonté de l’actionnariat ?

      @fsoulabaille : si je suis assez d’accord avec ton analyse de la surmédiatisation des antivax, qui tient probablement plus de la posture rebelle mal ciblée que de la conviction, en revanche je te suis moyennement sur le bricolage à la va-vite des vaccins actuels. Pour avoir lu pas mal de littérature en source primaire (revues scientifiques, secondé par ma fille qui est en master dans le même domaine, parce que c’est pas le mien), ça n’a rien du bricolage (nombreuses références disponibles, il suffit de suivre @kassem ). C’est une technologie qui certes est arrivée plus vite que prévu à une telle échelle, urgence oblige, mais qui est développée depuis des années. Et visiblement, de ce que je lis, il y a bien moins de pari ou d’aléa dans la diffusion de ces vaccins que dans la bouche de Prépotent 1er quand il a fait son pari à la con de « la troisième vague même pas mal » en février...

    • @alexcorp
      1/ tu n’est pas obligé de me traiter d’antivax.
      2/ un sondage cité par wikipédia n’est pas une référence.
      3/ Déjà il y a 25 ans quand j’ai fait vacciner mes gosses (vaccin ROR) les médias nous gonflaient avec les antivax. C’est d’ailleurs à cette époque qu’ils les ont mis en lumière, jusque là seuls quelques illuminé·es les connaissaient. Désormais ce sont les gens comme toi qui me gonflent à me traiter d’antivax.
      4/ je ne suis pas antivax, j’ai tous mes vaccins, y compris celui contre l’hépatite pour lequel j’ai accepté d’être testeur dans les années 80. J’ai même eu droit au TABDT pendant mon service militaire (effets secondaires : fièvre et 2 jours de diète sous peine de coma). Donc va jouer ailleurs, merci.

    • Je n’ai pas dit que tu étais anti-vax, mais cette phrase

      la nécéssité d’un vaccin bricolé à la va-vite dans des labos soumis à la volonté de l’actionnariat

      reprend les éléments de langage des anti-vax. Et moi j’en ai ras-le-bol des discours anti-vax.
      Et encore une fois, on n’est pas sur quelque chose d’ultra minoritaire (on ne parle pas des partisans de la terre plate), je pourrais te donner encore d’autres sources, ça se trouve facilement sur le net (mais puisque tu as décidé que ça ne représentait rien, je ne vais pas faire d’effort supplémentaire). Une dernière chose : il y a un peu plus d’une dizaine d’années, je frayais un peu avec le milieu altermondialiste et je me souviens très bien avoir vu des stands antivax dans les forums, ils étaient vus avec bienveillance. On retrouve d’ailleurs aujourd’hui cette sorte d’alliance gauche alter et extrême droite (Rivasi d’EELV utilise les mêmes mots que Philippot et je commence à voir au niveau local des anciens « insoumis » ne pas voir de problème à manifester avec les « patriotes »).
      Tout le monde n’est pas radicalement anti-vaccin (la preuve, il suffit d’une obligation pour que la plupart s’y soumettent) mais la méfiance est très répandue, je l’entends partout autour de moi. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune responsabilité du côté des autorités évidemment, qui ont accumulé les erreurs ces derniers mois (et si on remonte plus loin, on retrouvera d’autres erreurs du même type)...

    • On le signalait en toute fin d’année dernière, les premiers antivaxxx sont au gvt, et ils ont obtenus la mise en place d’une commission de 35 citoyens pour évaluer les vaccins... et faire perdre quelques semaines.

      Le gvt n’a mis en œuvre la campagne de vaccination que contraint et forcé par la société civile.

      Les transfuges au gvt de la manif pour tous nous pourrissent gravement la vie collective.

    • je vois moi aussi ce type de subjectivités et de convergences se manifester, contre le big pharma (cosmopolite), tablant sur on ne sait quelle bonté de la nature. Des proches FI, des anars (la FA de Besançon a diffusé un tract anti vax le 17/7, mais c’est beaucoup plus diffus que ça). si la minorité anti vax est plus présente ici, on peut pas y assimiler ceux qui manifestent ou se méfient. la recherche d’une appropriation politique, collective, de la pandémie passe pour l’heure par de très mauvais moments, c’est là que sont les « erreurs » (Philippot, Lalane, étoiles jaunes, etc), dont on peut escompter qu’elles deviennent des passages dans un apprentissage, une découverte, une action plus autonome qui sache s’écarter de diverses représentations idéologiques en circulation, comme ce fut le cas pour les Gilets jeunes, avant que la défaite fasse refluer beaucoup d’entre eux vers des positions conspis et droitières.

      en revanche, je parlerais pas d’erreurs pour ce qui concerne le gouvernement. il en est de même avec Johnson (qui avait su opérer un revirement complet, contrairement aux nôtres) qui réouvre les boites de nuit et lève les mesures barrières en se fondant sur un seul critère : delta entrainera beaucoup moins d’hospitalisations grâce à la vaccination. c’est un pari qui sera gagné (ici on a pu « accepter » 300 morts par jours durant des semaines). là-bas comme ici, il le sera au détriment des morts et covid longs que cette vague va causer. leurs politiques, nos sacrifices, c’est aussi banal que ça, et c’est criminel.

    • @alexcorp « je pourrais te donner encore d’autres sources, ça se trouve facilement sur le net (mais puisque tu as décidé que ça ne représentait rien »

      Tu peux te draper dans un manteau de vertu et tenter de faire croire que tu ne m’insultes pas, personne n’est dupe.

      Je n’ai rien ’décidé’, tu proposes un sondage cité par science et vie et repris dans wikipedia. Ce n’est pas une source fiable : c’est un sondage d’opinion dont on ne connait pas la méthodologie d’enquête ni le commanditaire.

      Et oui, le vaccin a été développé en moins de deux ans, donc oui il a été fait à la va vite.

      Et oui, il a été bricolé, ce n’est pas un vaccin classique c’est une technologie qui n’a encore jamais été employée sur l’humain et encore moins à une telle échelle et avec une efficacité plutôt douteuse puisque :
      1/ il n’est efficace qu’à 90% pour les meilleurs
      2/ il n’est absolument pas certain qu’il fonctionne contre certains variants actuels et futurs.

      On n’est plus à l’époque de Pasteur qui pouvait vacciner un gamin mordu par un chien enragé. Ni même à celle de Jenner qui pouvait inoculer la vaccine à un gosse atteint de variole. Aujourd’hui c’est 8 milliards de personnes d’un seul coup qu’on veut faire vacciner avec ce truc. On joue avec le feu et on n’a pas de quoi l’éteindre si ça crame.

    • 1/ il n’est efficace qu’à 90% pour les meilleurs

      Cette affirmation est bancal voire fallacieux surtout quand on se dit « pas anti vaccins », car justement, tous les vaccins pour lesquels tu serais apparemment ok, « super bien testés », etc… ils ont pour beaucoup une efficacité moindre que celui contre le covid ! Tu connais beaucoup de médicaments (vaccins ou autre d’ailleurs) qui ont une efficacité de 99% ? Au contraire, « peu de vaccins ont montré une telle efficacité » comme le rappelle Dominique Dupagne.

      C’est un grand classique de l’argumentation de faire comme si on devait attendre qu’un produit résolve 100% d’un problème alors que ça n’arrive à peu près jamais dans la vie, et ensuite de dire que tel produit qu’on critique ne remplit pas le cahier des charges… alors que personne n’a jamais attendu ce niveau pour autoriser l’utilisation.

      D’ailleurs pour ce qui est des formes graves, qui est l’objectif principal à réduire voire supprimer, il réduit « quasiment à zéro le risque de faire une forme grave de la maladie », ce qui est bien plus que 90%.

      https://www.atoute.org/n/article401.html

    • 1/ il n’est efficace qu’à 90% pour les meilleurs
      2/ il n’est absolument pas certain qu’il fonctionne contre certains variants actuels et futurs.

      À ce compte là, que dire du vaccin contre la grippe ? (disclaimer : je ne suis pas vacciné contre la grippe, et n’envisage pas de l’être à moyen terme)

      1. son efficacité varie entre 40% et 60% (10% les mauvaises années !…), malgré son ancienneté (1945, mais surtout depuis 1985, à grande échelle pour les personnes âgées en France)
      (source WP, citant le Lancet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccin_contre_la_grippe_saisonnière#Efficacité_et_utilité_du_vaccin_an )

      2. il faut un nouveau vaccin annuel pour les variants des virus grippaux. Il est probable, d’ailleurs, que les labos anticipent une telle évolution pour les coronavirus, ce qui leur promettrait une jolie vache à lait.

      btw :

      On n’est plus à l’époque de Pasteur…

      la rage était mortelle à 100%, le rapport coût/bénéfice est vite fait

      de ce point de vue, on est TOUJOURS à l’époque de Pasteur : voir, Le protocole compassionnel où la démarche est rigoureusement la même avec, en plus, le comité d’éthique.
      cf. p. ex : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Protocole_compassionnel

    • @simplicissimus je me fais régulièrement vacciner contre la grippe, son efficacité moyenne est due à la multiplicité des virus grippaux. ça n’est pas comparable. Dans le cas de la grippe les labos choisissent le virus le plus susceptible d’être la cause d’une épidémie.

      @rastapopoulos

      ROR :

      On estime que l’efficacité d’une dose unique du vaccin antirougeoleux administrée entre l’âge de 12 à 15 mois, varie de 85 % à 95 %. Avec l’administration d’une deuxième dose, l’efficacité est d’environ 97 %

      https://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/immune/mmr.aspx

      Hépatite :

      Les meilleurs taux sont obtenus chez les nourrissons (99%), puis les enfants (95%) et les adultes immunocompétents (90-95%). Les données actuelles montrent que la protection reste efficace au moins jusqu’à 30 ans après la vaccination et peut s’étendre sur la vie entière

      http://www.bichat-larib.com/revue.presse/revue.presse.resume.affichage.php?numero_etudiant=&numero_resume=770

      Tétanos :

      La vaccination contre le tétanos est efficace à 100 % et cette maladie a quasiment disparu dans les pays, dont la France, où une politique vaccinale complète est appliquée et réalisée.

      https://www.vidal.fr/medicaments/utilisation/vaccins/vaccin-tetanos.html

      Je continue ou bien tu sources tes affirmations ?

    • pourquoi continuer ? c’est pourtant clair : je ne parlais que du vaccin contre la grippe et cette affirmation est sourcée. (c’est un peu fatigant, cette mise en demeure)

      Le virus de la grippe, comme le coronavirus, est extrêmement mutable. Comme ça fait bien longtemps qu’il circule, il s’est diversifié en plusieurs familles qui, toutes continuent leurs nombreuses mutations

      Le coronavirus, du moins celui-là, est plus récent ; il est plus que probable que ses – très nombreuses – mutations débouchent sur différentes familles (en fait avec les divers nCoV, on en a déjà plusieurs). Et donc, à terme – puisqu’il est là pour rester, il est probable que la situation devienne comparable à celle des virus grippaux. Avec une technologie de vaccin (à ARN messager) disposant d’un temps de mise au point beaucoup plus court que les vaccins classiques contre la grippe.

    • Partons plutôt sur les points d’accord. Il me semble que nous en avons quelques uns :
      • chaque vaccin est un cas particulier et doit être considéré pour lui-même en fonction du rapport avantages/inconvénients
      • d’où la vaccination est un choix individuel, sauf…
      • pour un certain nombre d’entre eux où une approche de santé publique décrète l’obligation (voir plus bas)
      • le gouvernement, pour ne pas dire M. Macron, fait absolument tout ce qu’il peut pour saboter une démarche intelligente et provoquer le clivage, massif, que l’on peut constater

      Pour le caractère obligatoire de la vaccination, il existe, normalement, un Comité technique des vaccinations, créé en 2017, dont s’est exactement la fonction.

      La commission a pour missions, dans le cadre de la participation de la HAS à l’élaboration de la politique de vaccination, de préparer les délibérations du collège relatives notamment :
      • aux recommandations vaccinales, y compris en urgence à la demande du ministre chargé de la santé ;
      • au calendrier vaccinal arrêté par le ministre chargé de la santé ;
      • aux mentions minimales obligatoires des campagnes publicitaires portant sur des vaccins.

      La CTV collabore également à la préparation des avis de la commission de la transparence et la commission évaluation économique et de santé publique portant sur des vaccins.

      La CTV propose au collège les outils méthodologiques nécessaires à l’exercice de ses missions en matière de vaccination.

      https://www.has-sante.fr/jcms/c_2755844/fr/commission-technique-des-vaccinations

      Emmanuel Macron considérant sans doute que rien de valable n’existe en dehors de lui (cf. l’ignorance totale du Plan de préparation à la pandémie grippale (p. ex. https://www.gouvernement.fr/risques/plan-pandemie-grippale en 2011) qui avait été élaboré exactement pour faire face à ce type de situation) et, surtout, que c’est quand même mieux d’avoir un comité ad hoc à sa main, l’a doublé, fin 2020, d’un Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.
      https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/covid-19-conseil-d-orientation-de-la-strategie-vaccinale

      À qui, semble-t-il, on n’a même pas été demander son avis. Ah oui, c’est vrai, la vaccination n’est pas obligatoire, c’est le passe sanitaire qui le sera pour une liste d’activités au départ restreinte, mais dont on voit bien qu’elle a vocation à s’étendre de façon incontrôlée. Obligation qui sera vérifiée par des agents dispensés de ladite obligation.

      Autre exemple récent, le passage de 4 à 11 du nombre de vaccins obligatoires qui ne répond pas à un choix raisonné pour chacun des 7 nouveaux vaccins obligatoires mais bien à une pression intense des labos pharmaceutiques mettant en avant une logique industrielle, ou plutôt commerciale de pure protection de leurs fabrications brevetées et de barrage aux vaccins génériques.

      Personnellement, je considère cette décision désastreuse (et je me trouve de ce fait régulièrement assimilé à un antivax pur et dur) entre autres parce qu’elle sape la confiance en la puissance publique pour décider de la #santé_publique, celle-ci n’étant plus que l’affaire des labos.

      Et on (Macron) continue ostensiblement dans cette approche de mépris absolu des instances de concertation, tout doit devenir courroie de transmission des décisions du présipotent.

    • @simplicissimus « Personnellement, je considère cette décision désastreuse (et je me trouve de ce fait régulièrement assimilé à un antivax pur et dur) »

      Non non, je pense qu’on est un paquet à penser que cette obligation des 11 vaccins est une connerie monumentale (ça fait partie de ce que j’appelais plus haut « erreurs », quand je dis erreur je ne préjuge pas de l’intentionnalité derrière, il s’agit parfois d’actes délibérés).

      L’obligation vaccinale est vraiment à manier avec des pincettes. Pour le Covid ça ne me choquerait pas qu’elle soit mise en place, ce serait beaucoup plus simple et égalitaire que ce foutu pass (et cela créerait un véritable droit à la vaccination, bref l’État aurait une obligation de résultat lui aussi).

    • @colporteur les « primo dose récente » sont 4 fois moins contaminés que les « primo dose efficace » et 2 fois moins que les « totalement vaccinés ». C’est très étrange.

      Les personnes qui n’ont reçu qu’une dose il y a moins de 14 jours (primo dose récente) représentent 3% des cas, ceux qui l’ont reçu il y a plus de 14 jours ou qui ont reçu leur deuxième il y a moins de sept jours (primo dose efficace) sont à 11% positifs. Quant aux personnes totalement vaccinées, elles ne représentent que 6% des contaminations, alors qu’au même moment, 32% de la population française a terminé son cycle vaccinal. En se restreignant aux seuls patients déclarés symptomatiques, la proportion des vaccinés complets testés positifs chute à 4%.

    • Ce qui est très étrange, c’est la rédaction du Figaro, plus qu’étrange d’ailleurs, elle est fautive : en aucun cas, les primo dose efficace ne sont à 11% positifs, mais ils représentent 11% des test positifs.

      Dans tout ce paragraphe, il s’agit bien du statut vaccinal des 2120 personnes dont le test a été positif dans la semaine étudiée. Ils se répartissent ainsi (d’après l’article) :
      • 80% : 0 dose
      • 3% : primo dose récente
      • 11% : primo dose efficace
      • 6% : totalement vacciné
      soit un total de 100%

      en prenant les chiffres de SPF (fichier vacsi-fra.csv sur https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/donnees-relatives-aux-personnes-vaccinees-contre-la-covid-19-1 et si je ne me trompe pas dans les calculs, vu les différents concepts…), à la date du 4 juillet, la répartition des statuts vaccinaux dans la population était la suivante :
      • 3,6% vaccinés primo dose récente
      • 25,3% vaccinés primo dose efficace
      • 31,8% vaccinés totalement (ça me rassure, ça correspond au 32% du texte)
      • le complément à 100% vaut 39,3%, qui ne sont donc dans aucune des cases précédentes

      Il faut donc comparer les deux distributions :

    • @simplicissimus Le cas des « primo dose efficace » (et des « vaccinés totalement ») me laisse perplexe et je n’arrive pas à comprendre pourquoi ils ont un taux de positifs plus élevé que les « primo dose récente ». Il faudrait connaitre des valeurs qui ne sont pas données dans l’article : le nombre de tests global de cette semaine et le nombre de négatifs pour chaque catégorie.
      On peut supposer que certains se font proportionnellement plus tester que d’autres (les PDE ?) et que par conséquent leur nombre de positifs est sur-représenté. Mais si ça n’était pas le cas le mystère resterait.

    • Phénomène assez évident, et très bien illustré la semaine dernière dans Le Parisien :
      https://seenthis.net/messages/921028

      Par ailleurs, on étudie juste le fait de faire un PCR positif. Il faudrait aussi ajouter :
      – a priori, parmi les gens positifs, les non-vaccinés représentent « seulement » 80% des cas, mais sans doute plus 95% à 98% des gens qui finissent à l’hôpital ;
      – comme des nombreuses études montrent par ailleurs que la vaccination réduit considérablement la charge et donc la transmissibilité du virus, on peut aussi se douter que tout le monde a été contaminé par des non-vaccinés. Dans toutes les « failles » de la vaccination, ce sont les non-vaccinés qui provoquent la perpétuation des épidémies.

    • @arno oui mais non, ce n’est pas ce phénomène dont il est question.
      Il s’agit uniquement des vaccinés. Il y en a 3 catégories :
      – les « dose récente » (DR)
      – les « dose efficace » (DE)
      – les « vaccinés totalement » (VT)

      A priori, les DR devraient être plus nombreux à être positifs, suivis des DE et les VT devraient être les moins nombreux.
      Mais ici on voit que les DE sont étrangement 4 fois plus nombreux que les DR (et 2 fois plus que les VT, ici c’est logique). On voit aussi que les VT sont 2 fois plus nombreux que les DR.
      Bref, à lire ces chiffres on pourrait se dire qu’un phénomène étrange se passe : on serait très immunisé juste après une dose, puis beaucoup moins quelques jours après, puis la deuxième dose protègerait moins qu’après la première.
      Tout cela est absurde. J’insiste : Il faudrait connaitre le nombre global de tests, négatifs et positifs pour chaque catégorie. car on voit bien que cette incohérence n’a aucun sens.

    • ici on nous dit que 1,6% des tests effectués sont positifs, mais sans plus de détails. On peut seulement calculer qu’il y a eu a-peu-près 100.000 tests effectués et que 98.000 étaient négatifs. Mais on ne connait pas la répartition des 4 catégories de l’article du Figaro.

      https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/coronavirus-chiffres-cles-et-evolution-de-la-covid-19-en-france-

    • [Les] « primo dose efficace » […] ont un taux de positifs plus élevé que les « primo dose récente ».

      Je me répète, à aucun moment on ne parle de taux de positifs ! Il s’agit de la part des DR dans les positifs, ce qui n’a rien n’a voir.

      Les DR sont peu nombreux parmi les positifs tout simplement parce que ce sont les moins nombreux dans la population. Fatalement, puisque c’est un statut transitoire (les primo vaccinés des 14 derniers jours). Et leur part dans les positifs est à peu près la même que leur part dans la population, entre 3 et 4%, ce qui donne un OR voisin de 1.

      Comme je disais, il faut comparer les distributions entre elles. Et c’est exactement à cela que servent les OR et on a tout ce qu’il faut pour le faire.

      En assimilant les OR à des risques relatifs (ce qu’ils ne sont pas exactement) et en prenant le vacciné total comme référence,
      le DE a 2,7 fois plus de « chances » d’être positif,
      le DR 6 fois plus
      et le non vacciné, 45 fois plus

      ce qui correspond bien à une protection croissante avec l’évolution du statut du vacciné dans son parcours.

    • Le rapport de l’étude de la DREES est en lien dans l’article et page 7 (paragraphe 2.3) il donne un début d’explication du phénomène qui m’intrigue. (la partie du pdf que j’aimerais citer est au format image...)
      https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/note_drees_suivi_de_la_crise_sanitaire_.pdf

      La part des vaccinés dans l’ensemble des tests est de 35% (19% pour les totalement vaccinés), alors qu’ils sont 51 % (et 32%) dans la population. Les non-vaccinés sont donc sur-représentés.

      et le paragraphe de conclure

      Tous ces facteurs affectant les résultts agrégés montrent bien qu’il n’est pas possible d’estimer précisément l’efficacité vaccinale via de simples statistiques descriptives. Les estimations d’efficacité vaccinale produites par Santé publique France sur les cas de Covid 19 apportent à coup sur des réponses plus précises sur ce point.

      Mais bien évidemment, le journaliste du Figaro n’a pas lu ce passage, sinon il n’aurait déontologiquement pas produit cet article.

    • @simplicissimus « Je me répète, à aucun moment on ne parle de taux de positifs ! Il s’agit de la part des DR dans les positifs, ce qui n’a rien n’a voir. »
      Oui, tu te répète mais personnellement j’avais bien compris (cf mon commentaire de départ sur l’article « un cas positif sur 5 était vacciné ») du coup je ne sais pas à qui tu t’adresses ni ce que tu tentes de m’expliquer que je n’aurais pas compris.

    • bon, pour en finir (pour ma part) avec ce post je me suis fait un petit tableau excel.
      J’ai considéré qu’il y a eu 100.000 tests (c’est autour de cette valeur), j’ai repris les données du rapport (35% des testés sont vaccinés dont 19% qui ont eu les 2 doses, et les chiffres des résultats positifs : 287 primo vaccinés, 127 totalement vaccinés et 1705 non vaccinés)

      ce qui donne :
      – 3% des testés non vaccinés étaient positifs
      – 2% des testés primo vaccinés étaient positifs
      – 1% des testés totalement vaccinés étaient positifs

      La logique est respectée cette fois. Je suis satisfait. Même si j’ai bien conscience du manque de précision de ces valeurs.

    • en effet, on ne se comprend vraiment pas !

      Je reprends donc ton autre commentaire…

      A priori, les DR devraient être plus nombreux à être positifs, suivis des DE et les VT devraient être les moins nombreux.

      … et bien, c’est exactement le cas ! voici le paragraphe que tu cites (2.3) (et là, on parle bien de taux de positivité) :

      Les taux de positivité (TP) diffèrent nettement selon le statut vaccinal : le TP des non-vaccinés s’élève à 1,5% sur la période du 28 juin au 4 juillet (tableau 1 bis qui reprend et complète les informations présentées dans le tableau 1) contre 1,3% pour les premières doses récentes, 1,0% pour les premières doses efficaces et 0,38% pour les complètement vaccinés. Sur le sous-champ des personnes se déclarant symptomatiques, le TP des non-vaccinés est de 8,4% contre 1,8% pour les complètement vaccinés. Il faut souligner que ces estimations portent sur des effectifs de positifs et a fortiori de positifs symptomatiques faibles.

      Prendre le nombre de DE dans les tests positifs et le trouver plus élevé que le nombre de DR dans ces mêmes tests positifs – qui me semble être le constat qui fonde ton intervention – n’apporte guère d’information en soi. Pour pouvoir l’interpréter, il faut tenir compte du nombre de DE et de DR dans la population.

      De deux choses l’une :
      • soit on compare les proportions de chaque catégorie (DR, DE, VT) dans la population d’une part et dans l’ensemble des tests positifs de l’autre (ce que les données de l’article du Figaro permet de faire)
      • soit on compare les taux de positivité des différentes catégories (ce que le paragraphe 2.3 de la note fait

      les deux comparaisons vont dans le même sens.

  • Covid-19. La France cernée par le variant delta (et loin d’être épargnée) (article du 22/06/2021)
    https://www.republicain-lorrain.fr/sante/2021/06/22/la-france-cernee-par-le-variant-delta-(et-loin-d-etre-epargnee)

    Selon les données officielles, le variant delta ne représente « que » 6,9% des contaminations en France. Un chiffre très en dessous de ceux de la plupart de nos voisins, ce qui laisse planer la menace d’une résurgence épidémique forte, comme au Royaume-Uni.

    Le variant delta (ex-"indien") du virus responsable du Covid-19 poursuit sa propagation à travers le monde. Et à vitesse grand V : au Royaume-Uni, il est devenu dominant en seulement quelques semaines. Plus contagieux, il remplace peu à peu les souches précédentes. A savoir, en Europe, le variant alpha (ex-"britannique").

    La France peut, pour l’instant, sembler moins touchée que d’autres pays, les excellents indicateurs actuels faisant oublier que le virus circule encore.

    Présent presque partout
    Des foyers sont confirmés sur tous les continents, comme le montre la base de données mondiale des variants du virus Gisaid. A l’exception notable de l’Amérique du Sud, elle sous pression du variant gamma ("brésilien").


    .
    Ce variant est désormais responsable d’une flambée épidémique en Indonésie, ou encore d’une résurgence au Vietnam, pays jusqu’ici plutôt épargné.

    Actuellement aux États-Unis, (le variant) représente près de 10 % des infections. Et elles doublent toutes les deux semaines. Je pense que le risque sera vraiment que cela puisse provoquer une nouvelle épidémie à l’automne
    Dr Scott Gottlieb dans « Face The Nation »

    En France également, les foyers se multiplient.

    Jusqu’à 99% chez nos voisins
    Combien de foyers de contaminations au variant delta chez nous, chez nos voisins ? Première difficulté, au niveau français : les autorités sanitaires ont décidé de ne plus détecter les variants en tant que tels, mais « seulement » les mutations qu’ils arborent, comme nous vous l’expliquions dans cet article. 

    Un criblage ciblé sur les mutations
    En raison de la détection des mutations d’intérêt et non plus des variants, Santé publique France a prévenu : les pourcentages de répartition des différents variants préoccupants étaient « à interpréter avec précaution ».

    La dernière enquête « flash » réalisée en France date... du 25 mai. Autant dire une éternité : elle ne révélait que 1% de variant delta, contre 0,2% le 11 mai. Soit, tout de même, une multiplication par cinq en deux semaines.

    Depuis, Olivier Véran avait estimé début juin que le variant delta représentait 2 à 4% des tests positifs en France. Un nombre amené à augmenter, à la faveur des migrations estivales...

    D’ici peu, les statistiques ne feront plus figurer « variant delta » ou « variant alpha », mais mutation « L452R » - assez typique du delta - ou « E484K » par exemple.

    En attendant, le variant delta atteint parfois des niveaux affolants. Le graphique ci-dessous indique son pourcentage de détection sur les quatre dernières semaines (en jaune), mais aussi sur les dernières 24 heures (en bleu) :

    Ainsi, en Italie, le taux de variant delta n’est « que » de 7,4 sur les quatre dernières semaines, mais monte à un quart sur les derniers tests criblés. Au Royaume-Uni, il représente 84% des cas des quatre dernières semaines, et 98% des derniers tests analysés, à peu près comme en Russie.

    A noter que le « criblage » des tests varie de moins de 2% en France ou en Italie, à 5% au Portugal ou aux Etats-Unis, et monte à 30% des tests positifs analysés au Royaume-Uni.

    Ces données permettent de constater l’envolée rapide du variant delta dès lors qu’il est présent. Au Royaume-Uni, il est devenu majoritaire en moins de quatre semaines, avant de remplacer presque totalement le variant alpha en six semaines.

    Un variant plus contagieux
    Le variant est environ 60 % plus transmissible que son « prédécesseur » alpha, qui était déjà 40 à 70% plus contagieux que la souche dominante précédente. Avec ces données, il ne devrait pas mettre plus longtemps à remplacer la souche alpha, partout où le virus circule activement et où ce variant est déjà présent.

    Cela a des conséquences concrètes : en France, le « R effectif » (taux de reproduction du virus) est actuellement autour de 0,7, ce qui indique que l’épidémie régresse. Avec un variant plus contagieux, ce taux passe à 1,03, et l’épidémie progresse à nouveau. En revanche, grâce à la vaccination des plus fragiles, cela ne devrait pas affecter le système hospitalier.

    La vaccination toujours efficace
    Car face à ce nouvel avatar du virus, les vaccins sont un peu moins efficaces, même avec deux doses. Avec une dose en revanche, ce n’est plus le cas. Ce qui a poussé les gouvernements, notamment français et britanniques, à raccourcir le délai entre les deux doses.

    L’avancement de la vaccination dans de nombreux pays a en revanche permis d’éviter une hécatombe : l’envolée du nombre de cas ne se traduit plus par une explosion des décès. Mais la couverture vaccinale reste insuffisante pour freiner la diffusion du virus.

    Il semble aussi que ce variant soit moins facilement détectable : il a ainsi « échappé » aux contrôles aux frontières parfois stricts, comme en Australie : malgré des mesures drastiques en vigueur sur cette île-pays, des cas ont été détectés - tardivement - à Melbourne.

    L’assouplissement des mesures sanitaires peut entraîner, aussi, un certain relâchement chez des populations lassées de la persistance de la pandémie.

    Des symptômes plus « banals »
    Le variant delta, enfin, entraîne parfois des symptômes différents, facilement assimilables à ceux... d’un rhume. Mais avec les mêmes risques de formes graves chez les personnes les plus fragiles.

    Les gens peuvent penser qu’ils viennent d’avoir une sorte de rhume saisonnier et continuer à aller à des fêtes, et contaminer d’autres personnes. Nous pensons que cela alimente une grande partie du problème

    Tim Spector, épidémiologiste au King’s College de Londres

    Quels symptômes ?
    Les symptômes les plus fréquemment associés au variant delta sont des maux de tête, maux de gorge et un écoulement nasal.

    Selon l’épidémiologiste Tim Spector, professeur au King’s College de Londres, les jeunes qui contractent le variant delta peuvent avoir « l’impression d’avoir un mauvais rhume ».

    Les symptômes habituels de la maladie (toux, fièvre, perte éventuelle d’odorat et/ou de goût) sont moins fréquents.

  • Santé Publique France, 15/04/2021 :
    • décès covid à l’hôpital : 296 (cvh :266)
    • hospitalisations covid : 30 608 (-200)

    note : j’ai remis à jour les coefficients quotidiens, ce que je n’avais pas fait depuis longtemps ; ce sont des moyennes des rapports à la moyenne mobile calculés pour les semaines 8 à 13
    les courbes cvh sont donc modifiées rétrospectivement, ce qui n’est pas grave puisque leur (seule) utilité est pour l’analyse de l’évolution à très court terme
    j’ai également laissé (remis) les valeurs atypiques de la semaine de Pâques (semaine 14) ce qui se voit beaucoup dans la cvh

    décès, ils ont baissé par rapport à la semaine précédente mais semble amorcer un plateau
    admissions en réanimation, après la baisse marquée depuis une semaine, reprise (ou correction)

    pour les incidences, on a, une semaine après, le mouvement inverse de la rupture du 5/04, impossible donc d’interpréter l’évolution récente. Il s’agissait bien de l’impact du lundi de Pâques, contrairement à mon hypothèse.

    Paris, Marseille, Lyon, Rouen reviennent pratiquement à leurs niveaux d’avant rupture
    Saint-Etienne et Strasbourg ont beaucoup augmenté par rapport au 4/04

    même constant pour les départements d’Île-de-France qui retrouvent presque tous des niveaux voisins de ceux d’avant rupture
    seuls 77 et 95 sont nettement inférieurs à leurs valeurs du 4/04

    pour les taux d’occupation en réa, les régions les plus élevées continuent à croître doucement, les Hauts-de-France dépassent leur précédent record (à 162%)
    au milieu, Corse, Bourgogne-Franche-Comté, Normandie baissent

  • Covid-19 : la barre des 100 000 morts en France est déjà franchie depuis des semaines
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/14/covid-19-en-france-la-barre-des-100-000-deces-est-deja-franchie-depuis-des-s


    Lors de la messe d’enterrement d’une victime du covid-19 à Malo-les-Bains, le 7 avril 2021.
    AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »

    Les données du centre d’épidémiologie sur les causes de décès de l’Inserm, plus fiables car établies à partir des certificats de décès, confirment que le bilan officiel de Santé publique France est largement sous-estimé.

    Le nombre est hautement symbolique mais sous-estimé : le cap des 100 000 décès liés au Covid-19 en France, issu du décompte quotidien de l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SPF), est en réalité franchi depuis déjà des semaines.
    C’est ce qu’il ressort des dernières données du centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm (CépiDc). Encore partielles, celles-ci ont été présentées par le démographe et épidémiologiste Jean-Marie Robine (directeur de recherches émérite à l’Inserm), vendredi 9 avril, lors d’un séminaire en ligne sur la mortalité du Covid-19.

    En matière de surveillance de la mortalité et de ses causes en France, les chiffres du CépiDc ne sont pas les plus rapides à être rendus publics, mais ils sont les plus fiables car réalisés à partir de l’ensemble des certificats de décès remplis par les médecins. Ils permettent des études par sexe, tranche d’âge, selon la zone géographique du décès et du lieu de celui-ci (hôpital, domicile…).
    « Pour la période allant du 1er mars au 31 décembre 2020, il y a déjà 75 732 certificats mentionnant le Covid-19 comme cause initiale ou associée de la mort, révèle M. Robine, également conseiller scientifique auprès de la direction de l’Institut national d’études démographiques (INED). Au 31 décembre 2020, le tableau de bord de l’épidémie de SPF faisait, lui, état de 64 632 décès, 44 852 dans les hôpitaux et 19 780 dans les Ehpad [établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes] et autres établissements médico-sociaux. »

    « Une usine à gaz »
    En clair, pour les dix derniers mois de 2020 – qui correspondent aux deux premières vagues de l’épidémie sur le territoire –, l’écart est déjà de plus de 11 000 décès entre les données de SpF et celles du CépiDc. Il a sans doute continué à se creuser depuis début 2021. De son côté, l’INED avait récemment évalué à 68 000 le nombre de décès par Covid-19 en France en 2020, à partir des données de l’Insee, soit un delta de près de 8 000 avec les chiffres de l’Inserm.

    Au total, le CépiDc a réceptionné 538 972 certificats de décès exploitables (vingt ne l’étaient pas) pour la période du 1er mars au 31 décembre 2020, dont 75 732 avec la mention Covid-19. L’infection à SARS-CoV-2 est donc impliquée dans 14 % des décès. Les hommes ont payé un plus lourd tribut que les femmes (38 324 décès contre 37 408). Les tranches d’âge 75-84 ans et 85-94 sont les plus touchées.

    • Ces chiffres sont encore provisoires : les certificats reçus représentent 97 % de ceux attendus pour les mois de mars à novembre 2020, et 90,6 % pour décembre (les analyses ne sont effectuées que lorsque le CépiDc a obtenu plus de 90 % des certificats attendus pour un mois donné, ce qui n’est pas encore le cas pour janvier, février et mars 2021).
      Pourquoi de telles différences entre les institutions ? Comme l’avait déjà souligné Jean-Marie Robine dans nos colonnes https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/19/le-decompte-de-la-mortalite-liee-au-covid-19-est-une-usine-a-gaz_6066788_324, le comptage des morts du Covid-19 est « une usine à gaz » . La surveillance est assurée par plusieurs organismes, qui travaillent à partir de bases de données différentes.

      « Plusieurs angles morts »

      SPF comptabilise quotidiennement les décès à partir des remontées des hôpitaux, par le biais de Si-Vic (système d’information pour le suivi des victimes d’attentats et de situations sanitaires exceptionnelles). S’y ajoutent deux fois par semaine les données des Ehpad et autres établissements médico-sociaux.

      « Cette surveillance comporte plusieurs angles morts, explique M. Robine. D’abord, elle ne tient pas compte des #morts_à_domicile. Ensuite, Si-Vic ne comptabilise pas les décès dans les #unités_de_soins_de_longue_durée [USLD], soit 30 000 lits d’hôpitaux en France. Or, les patients des USLD sont particulièrement fragiles et sensibles aux maladies opportunistes. Les décès survenant aux #urgences, dans les services de #psychiatrie et de #soins_de_suite et de réadaptation ne sont pas bien dénombrés, ce qui sous-estime beaucoup de cas nosocomiaux. » Quant aux remontées concernant les décès en Ehpad, le démographe regrette qu’elles n’aient, jusqu’à récemment, pas précisé l’âge et le sexe de la victime.

      Les données : la France a connu en en 2020 la plus importante mortalité de son histoire récente https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/15/avec-667-400-deces-enregistres-la-france-a-connu-9-d-excedent-de-mortalite-e

      L’Insee, pour sa part, évalue le nombre de décès de façon réactive à partir des actes d’état civil, en principe transmis dans les vingt-quatre heures. Ces données présentent l’avantage d’être exhaustives, mais l’inconvénient de ne pas permettre une analyse fine de surmortalité faute d’information sur les causes du décès.

      Dans leur analyse publiée en mars https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/17/en-france-68-000-personnes-seraient-mortes-du-covid-19-en-2020_6073436_3244., où ils évaluaient le nombre de décès dus au Covid-19 à 68 000 pour 2020, Gilles Pison et France Meslé de l’INED notaient que ce chiffre était supérieur à l’augmentation du nombre de décès entre 2019 et 2020 : 55 000. « Cela vient du recul d’autres causes de décès comme la grippe et les accidents de la circulation », écrivaient les deux chercheurs.

      « Rendre obligatoire la certification électronique des décès »

      Quant au CépiDc de l’Inserm https://opendata.idf.inserm.fr/cepidc/covid-19, il suit une partie des décès en temps réel, grâce aux certificats électroniques de décès. Mais ceux-ci restent très minoritaires (20 % au début de la pandémie, de 25 % à 30 % actuellement) par rapport aux certificats papiers, envoyés avec des semaines voire des mois de décalage.
      Pour Jean-Marie Robine, qui plaide pour un système réactif de suivi de la mortalité depuis la canicule de 2003 – à la suite de laquelle avaient été mis en place les certificats de décès électroniques –, la situation actuelle est incompréhensible. « Dans cette épidémie, on devrait pouvoir communiquer avec fiabilité sur les décès de la veille. La solution serait simple : rendre obligatoire pour tout médecin la certification électronique des décès dans les quarante-huit heures », martèle le démographe.

      En juillet 2020 https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2020/mortalite-en-france-d-ou-viennent-les-chiffres, Anne Fouillet (SPF) jugeait de son côté « fondamental de déployer dans les meilleurs délais l’utilisation de la certification électronique sur tout le territoire (…) afin d’assurer une surveillance exhaustive et réactive de la mortalité par cause de décès en routine et en particulier en cas de menace sur la santé de la population ».

      100 000 morts du Covid-19 en France : notre sélection d’articles sur le sujet

      Le décryptage : La barre des 100 000 morts en France est déjà franchie depuis des semaines selon l’Inserm

      La synthèse : La mortalité de la pandémie est encore sous-estimée dans le monde

      L’entretien de Marie-Frédérique Bacqué : « Les morts du Covid-19 n’ont été ni identifiés ni pleurés collectivement »

      Le reportage : La troisième vague de Covid-19 vue de l’hôpital Bichat

      #Covid-19 #bilan #mortalité #CépiDc #certificats_de_décès #Covid-19_nocosomial

  • Santé Publique France, 08/04/2021 :
    données publiées tardivement (après 21h) et avec un gros remaniement des calculs d’incidence introduisant une énorme rupture
    • décès covid à l’hôpital : 343 (cvh : 302)
    • hospitalisations covid : 30 555 (-349)

    décès à l’hôpital, on a bien la correction attendue du pic d’hier, mais on reste sur une hausse prononcée
    même chose pour les admissions en réanimation, hausse peut-être un peut moins prononcée
    hospitalisations, première baisse depuis 7 jours, la deuxième en 20 jours

    incidences dans les métropoles, correction générale des incidences, aucun commentaire possible

    idem pour l’incidence en Île-de-France, pas de commentaire

    les taux d’occupation en réa pas de modifications de mode de calcul… , en Hauts-de-France, on plafonne à 160%, en Île-de-France, ça continue à grimper à - seulement - 150%

    • Donc, si je comprends bien, l’élimination des doubles comptes (le test antigénique positif devant être doublé d’un test PCR) réévalue l’incidence
      • à la baisse de 19% en Île-de-France (15% à Paris)
      • à la baisse de 17% en moyenne pour les métropoles (de -13% à Clermont-Auvergne et Nantes à -22% à -24% à Nice, Strasbourg et Metz)

    • commentaires SPF sur les données du 8/04

      COVID-19 : chiffres clés et évolution – Santé publique France
      https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/coronavirus-chiffres-cles-et-evolution-de-la-covid-19-en-france-

      COVID-19 : bilan et chiffres clés en France au 08/04/2021

      Information : suite à l’incident survenu hier sur le flux des données de la base SI-DEP, le nombre total de cas confirmés publié ce jour intègre un rattrapage des données non publiées la veille. Il n’est donc pas à interpréter comme une augmentation exceptionnelle du nombre de cas quotidien. Les 84 999 cas positifs sont des résultats de tests positifs en date de prélèvement du 5 avril (1 542 cas), du 6 avril (49 754 cas) et du 7 avril (30 785 cas) ou des jours précédents. Nous remercions chacun de ceux qui utilisent quotidiennement ces indicateurs de leur compréhension.

      Avertissement : en raison des jours fériés, les indicateurs épidémiologiques (calculés en date de prélèvement sur 7 jours glissants, J-9 à J-3) sont à interpréter avec prudence par comparaison avec une semaine sans jour férié, compte tenu de la moindre activité des lieux de prélèvement les jours fériés. Il ne s’agit pas d’une baisse exceptionnelle dans une situation où le nombre quotidien de cas confirmés est élevé.

      donc, pas forcément une modification du comptage, mais un gros trou dû au lundi de Pâques…

      note : on est sur des MM7, donc on devrait voir se poursuivre l’impact du trou sur les jours à venir, donc difficile d’interpréter incidence et positivité jusqu’au milieu de semaine prochaine

  • Santé Publique France, 23/03/2021 :
    • décès covid à l’hôpital : 287 (cvh : 216)
    • hospitalisations covid : 26 756 (+258)

    décès, amorce de baisse
    admissions en réanimation, toujours oscillant (à la baisse, aujourd’hui) mais toujours orienté à la hausse

    incidence dans les métropoles, Nice, Marseille et Brest en baisse (sur 7 jours) croissance un peu partout, Paris et Rouen plafonnent

    • encore un incident sur les remontées SI-DEP, sans incidence :-) sur les chiffres ci-dessus

      COVID-19 : chiffres clés et évolution – Santé publique France
      https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/coronavirus-chiffres-cles-et-evolution-de-la-covid-19-en-france-

      Information : Suite à un incident sur le flux des données, environ 200 000 résultats de tests (non dédoublonnés, résultats positifs ou négatifs) n’ont pas pu être intégrés dans la base SI-DEP transmise à Santé publique France. Le nombre total de cas confirmés enregistrés ce jour [23/03] est donc sous-estimé, il ne sera pas publié. Cet incident n’a pas d’impact sur les indicateurs consolidés à J-3 disponibles sur la plateforme Géodes. La résolution de l’incident est en cours avec les acteurs concernés. Aucun résultat de test n’a été perdu et cet incident n’a pas d’impact sur l’information du patient sur son résultat de test. Les résultats de tests de ce jour seront également réintégrés dans les chiffres consolidés dès résolution.

    • CHIFFRES COVID. Bilan du coronavirus en France, mardi 23 mars 2021
      https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489651-chiffres-covid-bilan-du-coronavirus-en-france-mardi-23-mars-202

      BILAN COVID. Santé publique France a de nouveau été dans l’incapacité de délivrer des données fiables ce mardi 23 mars 2021, concernant le nombre de cas de coronavirus recensés dans les dern*ières 24 à 48 heures dans le pays. Les chiffres sont impactées par d’importantes perturbations depuis vendredi. On compte néanmoins plus de 4600 personnes en réanimation...*

      Après avoir annoncé 14 678 cas supplémentaires de coronavirus dans le bilan de ce 23 mars 2021 (un chiffre en forte baisse avec 1114 cas de moins que lundi et 15 297 cas de moins que mardi dernier), Santé publique France a indiqué dans la soirée que « suite à un incident sur le flux des données, environ 200 000 résultats de tests (non dédoublonnés, résultats positifs ou négatifs) n’ont pu être intégrés dans la base SI-DEP ». Le nombre de cas de coronavirus était donc « sous-estimé » et sa publication a été annulée. Après leur mise en ligne en début de soirée, nous avons nous aussi préféré retirer ces chiffres de nos tableaux de bord ci-dessous.

      Les autres chiffres du jour ne semblent en revanche pas impactés, si ce n’est que, contrairement aux mardis précédents, aucune actualisation du nombre de cas et du nombre de décès en Ehpad n’a été fournie ce soir. Si on s’en tient aux données consolidées de ce 23 mars donc, le taux d’incidence est de 309,75 cas pour 100 000 habitants en France actuellement (307,80 hier). Le nombre de décès enregistrés en 24 heures à l’hôpital est de 287 morts (hors Ehpad), soit 56 de moins qu’hier et 28 de moins que mardi dernier.

  • Santé Publique France, 19/03/2021 : 20h passées, aucune donnée publiée, pas plus que d’info sur ce qu’il se passe.

    En même temps, il y a une certaine logique : on communique pour dire qu’on va annoncer quelque chose, on ne va pas communiquer pour dire qu’on ne va pas publier.

    • https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2021/absence-exceptionnelle-de-publication-des-indicateurs

      Suite à des incidents techniques détectés ce jour dans la chaine de remontée de données vers Santé publique France, les indicateurs épidémiologiques quotidiens ne peuvent être produits aujourd’hui.
      Mis à jour le 19 mars 2021

      Contacts presse

      Santé publique France
      presse@santepubliquefrance.fr
      Vanessa Lemoine : 01 55 12 53 36
      Marie Delibéros : 01 41 79 69 61
      Stéphanie Champion : 01 41 79 67 48
      Cynthia Bessarion : 01 71 80 15 66
      Charlène Charbuy : 01 41 79 68 64

      Ces incidents concernent les données issues des systèmes d’information Sidep et Vaccin Covid.

      Concernant Sidep, des écarts ont été constatés entre les données reçues par Santé Publique France ce jour et celles observées dans les territoires notamment en lien avec ses cellules régionales. Les indicateurs issus de la base Vaccin Covid, quant à eux, n’ont pas pu être produits en raison d’une indisponibilité des données.

      L’Agence a donc pris la décision de ne pas publier ces indicateurs.

      Depuis le début de l’épidémie, grâce à un large réseau d’acteurs sur le terrain et de systèmes d’information construits dans des conditions exceptionnelles, les équipes de Santé publique France sont mobilisées pour assurer ses missions en termes de cohérence du système de surveillance, de recueil et d’analyse des données en temps réel, et de mise à disposition de tous d’une information expertisée et de référence.

      L’Agence en a fait une priorité, ce qui se traduit par la publication quotidienne de plus de 140 indicateurs permettant de suivre la dynamique de l’épidémie.

      Cette priorité s’accompagne d’une responsabilité : fournir des données vérifiées, consolidées et fiables. Cela implique aujourd’hui de communiquer en transparence sur cet incident ponctuel sur lequel l’Agence, en lien avec tous les acteurs concernés, est pleinement mobilisée.

      Des investigations sont en cours avec l’ensemble de ces acteurs impliqués dans la chaine de production des données dans l’objectif de les rétablir dans les meilleurs délais.

      Nous remercions chacun de ceux qui utilisent quotidiennement ces indicateurs de leur compréhension.

    • Je reviens sur le tableau des gens passés par les urgences pour Covid entre octobre et fin janvier :

      Il y a une forte différence dans les pourcentages entre les gens qui entrent en réanimation, et les gens qui décèdent.

      Notamment, si on vaccine les plus de 75 ans :
      – on devrait faire baisser la mortalité de moitié ;
      – en revanche, on n’aura diminué les passages aux urgences que d’un quart.

      Une fois qu’on a vacciné les plus de 65 ans :
      – on devrait faire baisser la mortalité de 83% ; et il restera une mortalité quasiment « résiduelle » chez les 45-64 ans (qui représentent 16% des décès)
      – en revanche, cette même tranche des 45-64 représente un tiers (32%) des passages en réanimation.

      Donc le risque me semble très fort qu’une fois les retraités vaccinés, on décrète que c’est fini (ça va, hein, il n’y a presque plus de morts !), « laissez-nous vivre », et qu’en conséquence le niveau de contamination explose et on expédie une armée absolument terrifiante de quinquagénaires aux urgences.

    • Les comorbidités associées aux décès :

      Ce que je constate, c’est que l’obésité est quasiment la comorbidité la moins souvent associée au décès par Covid.

      Et dans l’ensemble, je trouve que ça ne valide pas la thèse, fréquente (encore entendue avec Barbara Steigler), selon laquelle on meurt certes du Covid, mais avec des comorbidités directement liées à notre mode de vie. Ce qui les mène à dire qu’on mourrait moins du Covid que de notre mode de vie (diabète, obésité…) – thème de la syndémie chez Steigler.

    • Je ne sais pas ce que tu en conclus, mais je le lis dans le sens de ce que j’écris : ces comorbidités sont certainement en partie liées à notre mode de vie, mais j’ai l’impression qu’il s’agit nettement de choses liées au fait qu’on vit vieux, et que quand on vieilli, on a des problèmes cardiaques, de l’hypertension, des pathologies respiratoires, et qu’on grossit… Ce que, du temps de mes parents, on appelait « des maladies de vieux ».

      Et donc je ne partage pas cette idée (qu’on avait déjà avec le gourou suisse) selon laquelle Covid serait essentiellement le « révélateur » d’un mode de vie malade et d’un système de santé déficient. (Le simple fait que le virus tue surtout dans les sociétés où l’on vit le plus longtemps me semblant déjà être l’indication que ce n’est pas la bonne explication.)

      Dans mon souvenir, c’est un point que tu avais abordé au sujet de l’obésité avec @supergeante) il y a presque un an :
      https://seenthis.net/messages/842846

    • c’est pas un peu large et surtout mal placé leur tranche 45-64 ? déjà, c’est deux fois plus large que l’autre, et probablement que les 55-64 sont plus à risque que les 45-54, et dans les 55-64, les 60-64 certainement plus que les autres, non ?

    • Peut-être, mais ça ne me semble pas changer mon propos : il y a une nette différence entre les hospitalisations en réa, et les décès, et le fait qu’à partir du moment où l’on aura vacciné les plus de 65 ans, on aura fait réduit la mortalité à une valeur relativement marginale, alors que les passages en réanimation sont nettement moins impacté.

      Ce sera déjà le cas, politiquement, à partir de la vaccination des 75ans et plus (mortalité divisée par deux, mais impact de seulement un quart sur les réanimations). Et sans doute intenable quand ça concernera les plus de 65 ans. Qu’ensuite la tranche survivante qui finit en réa est sans doute bien plus parmi les 60-65 que les 45-50 ans ne change pas le propos.

    • Sinon, pour pondérer le propos  :
      -- Les vaccins marchent toujours moins bien chez les vieux.
      -- Les variants aiment les jeunes.
      -- Des pays africains remarquablement épargnés depuis un an sont en train de prendre le bouillon, ce qui tend à invalider les hypothèses de pyramide des âges ou de mode de vie de nature à faciliter le boulot.
      -- Bien sûr, la situation africaine a peut-être beaucoup à voir avec la diffusion des variants.
      -- Un virus, c’est con comme une clé à molette et comme une clé à molette, c’est monstrueusement efficace pour le job qu’il a à faire.

    • « Un virus, c’est con comme une clé à molette » (mdr) et c’est très bien, paske du coup, ça se laisse blouser très très très efficacement par un leurre peptidique engineered by CNRS/Sorbonne cf https://chi-pharma.fr ; projet bloqué par le gouv, non merci, démerde toi pour trouver un million ; c’est un bête spray hi-tech

  • Covid-19 : pourquoi le Royaume-Uni affiche-t-il un bilan aussi catastrophique, avec plus de 100 000 morts recensés ?
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-pourquoi-le-royaume-uni-affiche-t-il-un-bilan-aussi-catastroph

    Le voisin britannique est devenu, mardi, le premier pays d’Europe à dépasser ce seuil. Si l’émergence, ces dernières semaines, d’un variant du virus beaucoup plus contagieux aggrave la situation sanitaire, ce n’est pas la seule explication.

    Verra-t-on d’ici 1 mois et demi, les mêmes articles cruels sur la gestion de crise française, quand ici aussi, ils pourront titrer « plus de 100 000 morts recensés en France » ?

    Je mets les sous-titres, c’est tellement fort de mise en abime :
    Parce que les soignants manquent de moyens
    Parce que le gouvernement a tardé à imposer des restrictions sanitaires
    Parce que la stratégie de dépistage-traçage a connu de gros ratés
    – Parce que la population est âgée, dense et mobile
    Et évidemment, la seule cause que l’on retient, par chez nous :
    – Parce que le Royaume-Uni est frappé par une troisième vague très virulente

  • Virus : plus de 50.000 morts en Allemagne depuis le début de la pandémie
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/virus-plus-de-50-000-morts-en-allemagne-depuis-le-debut-de-la-pandemie-2021

    L’institut a enregistré un total de 50.642 décès depuis le début de la pandémie lors de l’hiver 2020. 859 personnes sont décédées lors des dernières 24 heures, un chiffre en baisse en comparaison hebdomadaire. Ces chiffres se basent à la fois sur les personnes décédées directement de la maladie causée par le virus et les personnes atteintes de maladies antérieures qui ont été infectées par le coronavirus et pour lesquelles la cause exacte du décès ne peut être prouvée de manière concluante.

    Juste pour de rire (jaune), issu de SPF :

    On se rapproche des 80000... Et en France, on est moins nombreux.

    • Titanic : Frédérique Vidal a parlé, et l’université a coulé.

      Frédérique Vidal a parlé. C’était hier soir lors de la conférence de presse désormais presqu’habituelle et qui rythme nos vies consenties comme une respiration dont on craint à chaque fois qu’elle soit plus oppressante que la précédente.

      Frédérique Vidal a parlé. Depuis le début de la crise en Janvier dernier, depuis le premier confinement de Mars dernier, c’est la première fois, la première fois qu’elle apparait ainsi et qu’avec elle apparaissent un peu les plus de 2,5 millions d’étudiant.e.s qui sont nos avenirs et nos destins communs.

      Pour cette apparition, pour qu’au moins symboliquement la ministre des étudiant.e.s apparaisse enfin et pas uniquement les ministres des transports, de l’économie, de la santé ou des collèges, écoles et lycées, pour que Frédérique Vidal ait l’autorisation d’avancer au pupitre il aura fallu deux tentatives de suicide à Lyon en moins de trois jours et des alertes constantes depuis des semaines sur la #détresse_étudiante émanant de l’ensemble de la communauté universitaire. Alors voilà.

      Frédérique Vidal a parlé. Elle a dit à quel point elle était consciente de la détresse des étudiant.e.s. La preuve ? Elle a doublé le nombre de #psychologues universitaires (en tout cas elle dit qu’elle va le faire). Nous étions avant ce doublement à 1 psy pour 30 000 étudiant.e.s. Nous aurons donc désormais 2 psys pour 30 000 étudiants. Sachant que d’après la dernière étude de Santé Publique France datée du 9 Janvier 2021 (https://www.santepubliquefrance.fr/docs/stress-isolement-avenir-des-etudiants), « un étudiant sur trois a des difficultés à gérer son #stress et un sur dix présente des signes de #dépression de par son #isolement. » Je vous laisse faire la règle de trois et vous réjouir que devant tant de munificence les délais d’attente pour des urgences psy sur les campus soient potentiellement ramenés de plus de 6 mois à plus de 3 mois. La dernière fois que Frédérique Vidal a osé prétendre que cette mesure était exemplaire devant un journaliste (Thomas Sotto sur RTL, réécoutable ici à partir de 3’30 : https://www.rtl.fr/actu/politique/universites-pour-vidal-ce-n-est-absolument-pas-une-annee-blanche-7800954693) et qu’il lui a rappelé ces chiffres qui font des services psychologiques à l’université et plus globalement de la médecine universitaire un service digne d’un pays du tiers-monde, Frédérique Vidal a bafouillé que oui bon ben non mais faut aussi ajouter le « temps de psychologues mis à disposition des étudiants et qui ne sont pas des titulaires » (https://www.rtl.fr/actu/politique/universites-pour-vidal-ce-n-est-absolument-pas-une-annee-blanche-7800954693). Car oui bien sûr hein, ce doublement sera provisoire, les psys recrutés en contrats précaires le temps que cette épidémie passe car c’est bien connu dès que la crise sera passée les symptômes et syndromes dépressifs et compulsifs accumulés depuis deux années (universitaires) s’effaceront comme par enchantement (et je ne vous parle même pas du salaire des psys titulaires qui est à lui seul un invitation à se pendre).

      Frédérique Vidal a parlé. Et après la « bonne » nouvelle du doublement des psychologues sur les campus, elle a annoncé une autre « bonne nouvelle ». Les étudiant.e.s, mais seulement de première année, pourront retourner à l’université à partir du 25 Janvier, pour les TD (travaux dirigés, soit des groupes équivalents à une classe de lycée, une trentaine ou une quarantaine d’étudiant.e.s), mais seulement en demi-groupes (donc pas plus de 15 ou 20 étudiants soit toujours 2 fois moins que dans la plupart des classes préparatoires qui ont toujours cours en présentiel total depuis le début de l’année).

      Alors bon dans l’état où sont les étudiant.e.s de première année c’est bien sûr déjà un horizon et déjà en effet une presque bonne nouvelle. Nous allons leur annoncer avec les précautions d’usage car personne hélas n’est dupe des réserves et restrictions qui ne manqueront pas d’être émises à l’issue des réunions techniques se tenant aujourd’hui au ministère avec la conférence des présidents d’université. D’autant que bien sûr pour la mise en place, on se démerde « à moyens constants » (on a l’habitude ...) vu que rien n’est prévu pour permettre de dédoubler concrètement (bah oui, quand on a la moitié des étudiant.e.s en présentiel, faut aussi proposer un truc à l’autre moitié ...)

      Frédérique Vidal a parlé. Mais il manque un truc non ? Attendez je cherche. Ah ça y est j’ai trouvé. Il manque les étudiant.e.s de 2ème année, et de 3ème année, et puis aussi les étudiant.e.s en master 1 et en master 2. Ah ben oui c’est ballot. Il manque tou.te.s les étudiant.e.s sauf celles et ceux en première année. Tout.te.s ces étudiant.e.s à qui la ministre des gymnases (https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/01/gymnases-brulent-etudiants-defenestrent-bonbons.html) a dit hier soir qu’ils reprendraient « plus tard » et bien sûr « si les conditions sanitaires le permettent ». C’est con quand même.

      C’est con parce qu’ils n’ont toujours pas trouvé le totem d’immunité de #santé_mentale qui les dispense de troubles anxieux, de comportements compulsifs, et d’idées suicidaires.

      C’est très con parce que pour beaucoup de ces étudiant.e.s l’année universitaire sera terminée en Mars (ils partent ensuite en stage), c’est à dire pile au moment où la ministre leur indique qu’il pourraient potentiellement revenir un peu en présentiel (puisqu’il y a entre temps les vacances de février).

      C’est super con parce que beaucoup des promotions de master 1 et de master 2 sont de toute façon des promotions avec (beaucoup) moins de 20 étudiant.e.s et que donc il n’y aurait même pas eu besoin de les accueillir en demi-groupes ...

      Il y avait à la rentrée 2020, 284’800 nouveaux bacheliers inscrits en première année de cursus licence à l’université. 284’000 étudiant.e.s en première année (https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid155524/inscriptions-des-nouveaux-bacheliers-entrant-en-premi). Il y avait à la rentrée 2020, 1’675’100 étudiant.e.s à l’université publique (https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid156061/les-etudiants-inscrits-dans-les-universites-francaise), le reste des 2,5 millions d’étudiant.e.s en France se répartissant entre les écoles privées, les BTS, les classes préparatoires, etc.

      Frédérique Vidal propose donc un horizon à 284’000 étudiant.e.s. Il reste donc 1’390’300 étudiant.e.s à l’université sans horizon ni perspective autre que « bon bah continuez d’attendre et puis on verra bien ». La réalité la voilà.

      Alors bien sûr personne (et surtout pas moi) n’explique qu’il fallait accueillir tout le monde et tout de suite. Personne. Mais il y avait d’autres solutions proportionnées à mettre en place. A l’échelle de la réalité des campus. Je les ai notamment indiquées dans cet article : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid156061/les-etudiants-inscrits-dans-les-universites-francaise

      Et puis merde.

      Tout honte bue, comment une femme qui a tout de même été une (très décriée) présidente d’université (à Nice) peut-elle imaginer un seul instant que proposer un maigre horizon a à peine 15% de la totalité des étudiant.e.s à l’université, comment peut-elle un instant s’imaginer être à la hauteur de la tâche et se regarder dans un miroir ?

      Tout honte bue comment cette femme et les services et directions du ministère peuvent-ils s’imaginer que l’on ne va tenter de sauver que les premières années et que cela suffira ?? D’où sortent-ils l’idée parfaitement stupide et hors-sol que seul.e.s les premières années seraient en souffrance à l’université et en attente d’une bouée de sauvetage ? Bien sûr que la violence et l’injustice de la situation est éreintante pour les premières années qui ont déjà vécu une année de terminale chaotique. Mais nos 2èmes années ?? Et les licence pro (3èmes années) dont beaucoup débarquent pour un an dans un nouveau campus, sans repères et sans ami.e.s ? Et les master ? Faut-il leur rappeler que l’étudiant qui s’est défenestré à Lyon samedi dernier était étudiant en Master ?

      On utilise souvent l’image du Titanic et de l’orchestre qui continue de jouer pour dépeindre les systèmes régaliens qui s’effondrent. L’université publique est aujourd’hui un Titanic. Depuis le mois de Mars dernier nous avons trouvé notre iceberg comme tant d’autres secteurs et services. En capitaine du Titanic universitaire Frédérique Vidal a choisi, mais elle n’a pas choisi de tenter de sauver « les femmes et les enfants d’abord », seulement « les femmes de moins de 35 ans et les enfants de moins de 5 ans ». Les autres, prenez une grande inspiration.

      Bonus Tracks.

      Je suis un peu monomaniaque en ce moment. C’est certainement ma manière à moi de continuer à pouvoir regarder en face mes étudiant.e.s, en visio ou en présentiel. Mais je ne désespère pas de pouvoir vous reparler d’autres choses, comme l’anniversaire (20 ans) de Wikipédia. En attendant, j’étais l’invité hier de la Midinale de Regards.fr pour évoquer la situation que vivent les étudiant.e.s. A regarder et écouter par ici : « Il faut rouvrir les facs, sinon il faudra désobéir (http://www.regards.fr/la-midinale/article/olivier-ertzscheid-il-faut-rouvrir-les-facs-sinon-il-faudra-desobeir). »

      Et l’émission n’étant pas disponible en replay, j’ai mis en ligne l’une des toutes premières interventions que j’avais faite sur le sujet, avant mon cours de rue, dans l’émission de Christophe Beaugrand sur LCI, a regarder et écouter par ici : https://www.youtube.com/watch?v=iZ_gtDDpmnI

      https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/01/titanic-universite.html

      #Frédéric_Vidal #Vidal #université #France #confinement

      –—

      ajouté à ce fil de discussion :
      Sommes-nous encore une communauté ?
      https://seenthis.net/messages/894951

    • La ministre n’a rien dit pour les morts dans l’université et la recherche. Pas un mot. Ils sont en dessous de tout. Ils n’ont plus le minimum d’humanité que l’on attend de responsables politiques. Ils ont perdu l’intelligence et la décence, ils ont perdu la compétence et ils ne sont plus que des technocrates, des stratèges qui ne pensent qu’à leur survie politique. Ce sont des communicants, sans éthique. La politique sans l’éthique, c’est ça le macronisme.

      Aujourd’hui, les universitaires ont à l’esprit deux choses. D’une part la mise en pièces du statut des enseignants-chercheurs avec la LPR qui conduit à la destruction du Conseil national des universités : nous avons appris cette semaine que la fin de la qualification pour devenir professeur des universités étaient effective pour les maîtres de conférences titulaires, là immédiatement, sans décret d’application. Des centaines de collègues ont envoyé leur demande de qualification au CNU. Ce pouvoir bafoue tous nos droits, il bafoue le droit en permanence. D’autre part, bien sûr, les conditions calamiteuses et l’impréparation de cette rentrée. Aujourd’hui, on ne sait pas si l’on va pouvoir rentrer la semaine prochaine. On ne sait rien ! Rien n’a été préparé et je pense que c’est volontaire. Cette impréparation est politique, elle est volontaire et criminelle. Je pèse mes mots et j’assume. C’est criminel aujourd’hui de ne pas préparer une rentrée quand des milliers d’étudiants et d’enseignants sont dans la plus grande souffrance qui soit !