AURDIP Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine

https://www.aurdip.org

  • Dans la zone de tir : après la décision de la Cour, les expulsions commencent dans les villages de Cisjordanie
    26 mai | Bethan McKernan, Bethan McKernan et Quique Kierszenbaum pour The Guardian | Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/dans-la-zone-de-tir-apres-la.html

    (...) Les Palestiniens l’appellent Masafer Yatta, une collection de villages avec une population d’environ 1000 personnes. Pour l’Etat israélien, cependant, c’est la Zone de tir 918, une zone d’entraînement militaire dans laquelle les civils sont interdits. Le combat pour le contrôle de ces 3000 hectares (7410 acres) est l’une des batailles les plus féroces de l’occupation israélienne.

    Plus tôt ce mois-ci, la Cour suprême d’Israël a finalement tranché dans une affaire vieille de deux décennies sur le sort de la région : la terre doit être reconvertie à l’usage militaire, en appuyant l’argument des Forces de défense israéliennes (FDI) selon lequel les Palestiniens vivant ici ne pouvaient pas prouver qu’ils y étaient des résidents avant l’établissement de la zone de tir en 1981. La décision — une des plus importantes sur les expulsions depuis le début de l’occupation en 1967 – ouvre la voie à l’expulsion de quiconque vit ici.

    Les démolitions longtemps craintes, dont les experts des Nations Unies ont dit qu’elles pourraient représenter des crimes de guerre, ont déjà commencé. La semaine dernière, 11 maisons et ateliers de

    Fakhiet ont été démolis. Neuf structures supplémentaires à al-Majaz, à proximité, ont été détruits avec des bulldozers par une entreprise israélienne, à laquelle l’Etat a sous-traité le travail de démolition. Des soldats des FDI et la police, chargés de sécuriser le périmètre, regardent.

    Mohammed Ayoub, un fermier, et 17 membres de sa famille étendue à Fakhiet, sont devenus des sans-abris en l’espace de 30 minutes et tous vivent maintenant sous une unique tente.

    « C’est trop chaud pour les petits enfants et trop serré pour tant de personnes », a-t-il dit. « Nous reconstruirons parce que c’est notre maison. Ils peuvent bien revenir et la détruire encore … Une maison est supposée être un endroit sûr. » (...)

    #Masafer_Yatta

  • Une autre phase de la Nakba palestinienne, avec l’approbation de la Justice israélienne
    10 mai | Hagai El-Ad pour Haaretz | Traduction J.Ch. pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/une-autre-phase-de-la-nakba.html

    e Caterpillar D9 est une série spécifique de tracteurs à chenilles. On exige un permis spécial pour conduire ces bulldozers contre les maisons palestiniennes. La même exigence est requise pour le tractopelle que l’Administration Civile utilise pour détruire les pauvres routes poussiéreuses et les misérables canalisations d’eau des Palestiniens dans les Collines du Sud d’Hébron. Pour une balayeuse aussi – comme celle qu’utilisent les juges de la Cour Suprême pour se donner bonne conscience – un permis spécial d’Israël est nécessaire.

    Mais on n’a pas encore inventé la balayeuse qui peut effacer l’expulsion de leurs maisons et la destruction de leurs communautés de plus de 1.000 personnes, les Palestiniens qui vivent dans la zone frontière du désert dans les Collines du Sud d’Hébron, Masafer Yatta , regroupement de villages palestiniens – appelée Zone de Tir 918 dans l’ordre militaire qui l’a proclamée et dans le honteux jugement que la Cour Suprême, qui siège en tant que Haute Cour de Justice, a prononcé la veille du Jour de l’Indépendance 5782. Après plus de 20 ans de procédures judiciaires, les juges de Jérusalem ont donné au gouvernement le feu vert, qu’ils sont seuls à pouvoir donner, pour commettre le crime de guerre de transfert forcé de population.

    Non pas que les Israéliens aient mis fin à leurs tortures et à leurs efforts pour déposséder les Palestiniens dans la zone pendant les années de procédures de la Haute Cour. Les habitants ont dû mettre leur vie en suspens – ne rien construire, ignorer l’agrandissement de leurs familles et le besoin d’infrastructures élémentaires. Simplement attendre pendant plus d’une génération. Et pendant tout ce temps, voir les colonies et leurs avant-postes les cerner, prospères, jouissant de l’électricité, de l’eau courante et du financement de l’État.

    #Masafer_Yatta

  • Regarder l’Ukraine avec des yeux palestiniens
    8 mars | Yousef Munayyer pour The Nation | Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/regarder-l-ukraine-avec-des-yeux.html

    (...) Lorsque l’invasion de l’Ukraine par la Russie a commencé la semaine dernière, mes premières pensées ont été pour la population civile d’Ukraine, qui sera confrontée au fardeau le plus lourd alors qu’une force bien plus puissante cherche à lui imposer sa volonté. Combien devront-ils mourir ? Combien de civils seront-ils tués par des « tirs de précision » qui sont tout sauf précis ? Quand la liberté viendra-t-elle pour eux ? La verront-ils pendant leur vie ? Ou, comme nous, Palestiniens, verront-ils leur lutte durer pendant des générations ? J’espère pour eux que ce sera la première possibilité.

    Pourtant, s’il était facile en tant que Palestinien de s’identifier avec les scènes de bombardement, de destruction, et avec les réfugiés, la réponse internationale à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, nous a été tout à fait étrangère.

    En une nuit, le droit international a semblé avoir à nouveau de l’importance. L’idée qu’un territoire ne pouvait pas être pris par force a été soudain une norme internationale digne d’être défendue. Des pays occidentaux ont cherché à promouvoir une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant les actions de la Russie, tout en sachant parfaitement que la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, y opposerait son veto. « La Russie peut mettre son veto sur cette résolution, mais elle ne peut le mettre sur nos voix », a dit l’ambassadrice des Etats-Unis, Linda Thomas-Greenfield. « La Russie ne peut mettre son veto sur la charte des Nations Unies. Et la Russie ne peut mettre son veto sur le fait de rendre des comptes. »

    Quand l’inévitable veto de la Russie est tombé, les diplomates occidentaux ont souligné qu’il mettait en lumière l’isolement de la Russie. Effectivement, la Russie était isolée. De même que les Etats-Unis l’ont été chaque fois qu’ils ont mis l’unique veto du Conseil de sécurité des Nations Unies sur plus de 40 résolutions condamnant les violations par Israël du droit international et les mauvais traitements infligés aux Palestiniens. (...)

    #Ukraine #Palestine

  • Un ancien procureur général d’Israël : Avec une grande tristesse, je conclus que mon pays est maintenant un régime d’apartheid
    13 février | Michael Benyair | Traduction SF pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/un-ancien-procureur-general-d.html

    (...) La domination d’Israël sur ces territoires est une grave injustice que doit être urgemment rectifiée.

    C’est avec une grande tristesse que je dois aussi conclure que mon pays a sombré dans de telles profondeurs politiques et morales qu’il est maintenant un régime d’apartheid. Il est temps pour la communauté internationale, elle aussi, de reconnaître cette réalité.

    Depuis 1967, les autorités israéliennes ont justifié l’occupation en la prétendant temporaire jusqu’à ce qu’une solution pacifique puisse être trouvée entre Israéliens et Palestiniens. Or, cinq décennies ont maintenant passé depuis que ces territoires ont été conquis et Israël ne montre aucun intérêt à abroger ce contrôle.

    Il est impossible de conclure autrement : l’occupation est une réalité permanente. C’est la réalité d’un État unique avec deux peuples différents n’ayant pas les mêmes droits.

    En violant le droit international, Israël a transféré plus de 650,000 de ses citoyens qui se sont installés dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem Est. Ces colonies sont établies dans des zones qui entourent des villages palestiniens et fragmentent intentionnellement les communautés palestiniennes les unes par rapport aux autres, pour, au bout du compte, empêcher la possibilité d’un État palestinien attenant. À Jérusalem Est, des lois discriminatoires sur la propriété expulsent des Palestiniens hors de leurs maisons dans une politique de judaïsation de la ville appuyée par l’État. (...)

  • Avec Tantura, Israël confronté au massacre de Palestiniens en 1948
    Par AFP | Mercredi 26 janvier 2022 - 11:07 | Middle East Eye édition française

    L’Autorité Palestinienne a appelé à la création d’une « commission internationale pour enquêter » sur les « crimes et massacres » qu’auraient commis les forces israéliennes en 1948
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-palestine-jerusalem-tantura-massacres-1948-nakba

    Conscient du risque de polémique mais persuadé que son pays doit « comprendre son histoire », le cinéaste israélien Alon Schwarz a jeté un pavé dans la mare avec Tantura, documentaire sur un massacre présumé de Palestiniens en 1948.

    Projeté pour la première fois la semaine dernière au festival de Sundance, aux États-Unis, Tantura revient sur la prise par l’armée israélienne du village palestinien éponyme en mai 1948, juste après la création d’Israël.

    Le documentaire se base essentiellement sur le travail de Theodore Katz, qui, tout au long des années 1990 alors qu’il était étudiant en master d’histoire à l’université de Haïfa (nord), a recueilli dans le cadre de sa thèse des témoignages de soldats israéliens et de résidents palestiniens assurant que des troupes avaient massacré des habitants non armés dans ce village du nord d’Israël.

    Le film réinterroge ces soldats. Certains nient fermement que des civils ont été tués en dehors des combats et parlent d’un « mythe ». D’autres confirment sans détour que les forces israéliennes ont abattu des habitants alors même que la bataille était terminée, parfois à bout portant sur la plage.

    « C’est arrivé », confesse ainsi Yossef Diamant, un vétéran de la brigade Alexandroni. « Ça a été passé sous silence […]. Je ne vais pas parler [davantage], ça pourrait faire un grand scandale. »

    D’abord saluée par d’excellentes notes à l’université, la thèse de Theodore Katz s’est retrouvée au centre d’une polémique nationale lorsque les conclusions de ses recherches ont été publiées dans un média israélien en 2000.

    Des vétérans de la brigade Alexandroni, l’unité ayant combattu à Tantura, l’ont poursuivi pour diffamation. (...)

    #Tantura

    https://seenthis.net/messages/945154

    • traduction en français de https://seenthis.net/messages/945154

      Il y a une fosse commune palestinienne sur une populaire plage israélienne, confessent des vétérans
      24 janvier | Adam Raz pour Haaretz | Traduction CG pour l’AURDIP |
      https://www.aurdip.org/il-y-a-une-fosse-commune.html

      « Ils ont gardé le silence », dit l’ancien combattant Moshe Diamant, essayant d’être économe de ses paroles. « On ne doit pas le dire, cela pourrait causer un vrai scandale. Je ne veux pas en parler, mais c’est arrivé. Qu’est-ce qu’on peut faire ? C’est arrivé. »

      Vingt-deux ans ont passé depuis que la fureur s’est déchainée sur le récit de ce qui s’est passé pendant la conquête par les troupes israéliennes du village de Tantura, au nord de Césarée, sur la côte de la Méditerranée, pendant la Guerre d’indépendance. La controverse a jailli à la suite d’un mémoire de master écrit par un étudiant israélien nommé Theodore Katz, mémoire qui contenait des témoignages sur les atrocités perpétrées par la brigade Alexandroni contre les prisonniers de guerre arabes. Le mémoire a mené à la publication d’un article dans le journal Maariv intitulé « Le massacre de Tantura ». Finalement, une plainte en diffamation contre Katz de la part des vétérans de la brigade l’a amené à se rétracter sur le récit du massacre.

      Pendant des années, les découvertes de Katz ont été archivées et la discussion de l’épisode a pris la forme d’un débat professionnel entre historiens. Jusqu’à maintenant. Maintenant, à l’âge de 90 ans et plus, plusieurs combattants de la brigade des forces de défense d’Israël ont admis qu’un massacre avait effectivement eu lieu en 1948 à Tantura — aujourd’hui la populaire plage de Dor, adjacente au kibboutz Nahsholim. Les anciens soldats décrivent diverses scènes de façon différente et le nombre de villageois qui ont été abattus ne peut être établi. Les nombres émergeant des témoignages vont d’une poignée de tués à de nombreuses dizaines. Selon un témoignage, fourni par un résident de Zichron Yaakov qui a aidé à enterrer les victimes, le nombre des morts excédait 200, bien que ce chiffre élevé n’ait pas été confirmé.

      Selon Diamant, qui s’est maintenant mis à parler, les villageois ont été abattus par un « sauvage » utilisant une mitraillette, à la fin de la bataille. Il ajoute qu’en connexion avec la plainte en diffamation de 2000, les anciens soldats ont tacitement compris qu’ils prétendraient que rien d’inhabituel ne s’était produit après la conquête du village. « Nous ne savions pas, nous n’avons pas entendu. Naturellement tout le monde savait. Ils savaient tous ».

  • Avec la reconnaissance faciale, Israël interdit aux Palestiniens tout semblant de vie privée
    9 novembre | Elizabeth Dwoskin pour The Washington Post | Traduction CZ pour l’AURDIP & Chronique de Palestine
    https://www.aurdip.org/avec-la-reconnaissance-faciale.html

    HEBRON, Cisjordanie – L’armée israélienne a conduit un vaste projet de surveillance en Cisjordanie occupée pour contrôler les Palestiniens en intégrant la reconnaissance faciale dans un réseau croissant de caméras et de smartphones, selon de récentes descriptions du programme faites par des soldats israéliens.

    Le projet de surveillance, déployé au cours des deux dernières années, repose en partie sur une technologie de smartphone appelée Blue Wolf, qui capture des photos de visages de Palestiniens et les compare à une base de données d’images si considérable qu’un ancien soldat l’a qualifiée de “Facebook pour Palestiniens” secret de l’armée.

    L’application du téléphone clignote en différentes couleurs pour alerter les soldats si une personne doit être détenue, arrêtée ou laissée à elle-même.

    Pour constituer la base de données utilisée par Blue Wolf, les soldats ont participé l’année dernière à une compétition pour photographier des Palestiniens, dont des enfants et des personnes âgées, avec des prix pour le plus grand nombre de photos recueillies par chaque unité.

    Le nombre total de personnes photographiées n’est pas clair mais, au minimum, il s’agit de plusieurs milliers.

    Le programme de surveillance a été décrit dans des entretiens menés par le Post avec deux anciens soldats israéliens et dans des comptes rendus séparés qu’eux-mêmes et quatre autres soldats récemment démobilisés ont remis au groupe de défense israélien des droits Breaking the Silence, et qui ont ensuite été communiqués au Post.

    Une grande partie du programme n’avait fait l’objet d’aucune information auparavant. Alors que l’armée israélienne a reconnu l’existence du projet dans une brochure mise en ligne, les entretiens avec les anciens soldats offrent la première description publique de la portée du programme et de ses opérations.

    En plus de Blue Wolf, l’armée israélienne a installé des caméras à reconnaissance facial dans la ville d’Hébron pour aider les soldats aux points de contrôle à identifier les Palestiniens avant même qu’ils ne présentent leur carte d’identité. Un réseau plus large de caméras de télévision en circuit fermé, baptisé “Hebron Smart City”, permet de surveiller en temps réel la population de la ville et, selon un ancien soldat, de voir parfois dans les maisons privées. (...)

    #bigbrother

  • Facebook didn’t even bother to reply
    Amira Hass | Jul. 21, 2021 - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/palestinians/.premium-facebook-didn-t-even-bother-to-reply-1.10015989

    The giant corporation Facebook has spokespersons and a PR department in Israel, which publishes the names of its employees.

    On Saturday, I sent them questions regarding the blocking of the account of a Palestinian user, Omar Nazzal. That is, I wanted to understand why Facebook put up a roadblock in its cyberspace. The Israel Defense Forces puts up roadblocks in the geographical space and denies the Palestinians their right to freedom of movement, and Facebook does the same in virtual space.

    Reports and investigations prove that Nazzal is not the only Palestinian targeted by Facebook’s restriction of movement policy. At the same time, this social-corporate network is filled with the accounts of settlers and settlements and with ads for settlements. In other words, Facebook systematically provides total freedom of movement to serial criminals who violate international law, and encourages crimes such as moving to settlements.

    From Facebook’s notification to Nazzal about the suspension of his account, it could be inferred that it was because he posted a letter written by political prisoner Khalida Jarrar after the funeral of her daughter Suha – a funeral the mother was not permitted to attend. I asked Facebook about the reason for the suspension and how the decision was made. I didn’t get an answer.

    We, the journalists who cover the Israeli occupation from an explicitly stated starting point of opposing it as a matter of principle, are accustomed to government spokespersons who evade giving answers, do not provide information and sometimes lie. But they – the spokespersons for the army, the Civil Administration, the Israel Prison Service and even the Shin Bet security service – at least send some sort of generic reply. Sometimes they may surprise us and supply a little information, on or off the record.

    I don’t know if it was a personal decision by Israeli Facebook spokespersons not to answer me, or if the directive came from above. But failure to reply to a journalist’s question – which is rude in itself – is a type of statement: “After all, we know that nothing will reduce our power, certainly not the failure to discuss Facebook’s discriminatory treatment of Palestinian users. So why should we bother to reply?”

    In the absence of an official response, it is left for us to answer: Presumably there were Israelis who demanded the suspension of Nazzal’s account, and Facebook obeyed. On May 13, during the war in Gaza, Defense Minister Benny Gantz – who was then also the justice minister – met with company representatives and pressed them to take more serious steps against “extremist elements that are seeking to do damage to our country” (Time Magazine, May 21, citing a statement from his office).

    In fact, Time reported, in the week since the meeting, the Justice Ministry noticed that Facebook had responded more quickly to Israeli requests to remove content. “We would like to see even greater responsiveness going forward,” Time quoted a ministry official as telling the magazine.

    Israel has the personnel resources, the money and the unlimited chutzpah to pressure Facebook and its ilk to hobble the movement of the Palestinians and their supporters in cyberspace. Just as it has the power to deter mainstream international media outlets from investigating its actions against the Palestinians.

    Israel has the power to influence Facebook’s algorithms to interpret as incitement or violence any Palestinian definition of the nature of the oppressive Israeli regime that dispossesses them, any criticism or any incriminating photograph of Israeli killings or home demolitions.

    Whether it was the Israel National Cyber Directorate, supposedly “neutral users” or Facebook’s existing algorithms that demanded the suspension of Nazzal’s account, Israel’s aggressive footprint is in evidence here too. And Facebook again proved that it sides with the center of power and money. Had the company existed in apartheid-era South Africa, its blocking policy would undoubtedly have adapted to the demands and persecution methods of the white racist regime.

    P.S. On Tuesday morning, after this article was published in Hebrew, Facebook unblocked Nazzal’s account and apologized. “We are sorry we got this wrong,” the new announcement to Nazzal said.

    I don’t know if it was a personal decision at Facebook Israel not to answer me, or if the directive came from above.

    • Facebook bloque le compte qui a publié une lettre d’une ancienne députée palestinienne emprisonnée
      19 juillet | Amira Hass pour Haaretz | Traduction BP pour l’AURDIP |
      https://www.aurdip.org/facebook-bloque-le-compte-qui-a.html

      Khalida Jarrar écrit à sa fille, après ses funérailles, mardi dernier : ta vie est « la vie d’une Palestinienne qui aime la vie et l’espoir et la liberté, et qui déteste l’esclavage et le colonialisme ».

      Facebook a suspendu pour deux mois le compte d’un utilisateur qui avait posté une lettre de Khalida Jarrar, militante politique palestinienne et ancienne membre du parlement qui subit une peine de prison en Israël, une lettre écrite après les funérailles de la fille de Jarrar mardi.

      Omar Nazzal, ami proche des Jarrar, a été informé cette semaine que son compte Facebook était suspendu pour deux mois, peu après avoir posté cette lettre. (...)

  • Les tribunaux militaires israéliens pour les Palestiniens sont une tache sur la justice internationale
    8 mars | Sahar Francis pour The Guardian |Traduction : JPB pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/les-tribunaux-militaires.html

    (...) L’écrasante majorité des Palestiniens de Cisjordanie sont nés et ont passé toute leur vie sous une occupation militaire israélienne qui viole leur droit à l’autodétermination. Un nouveau rapport de l’organisation caritative War on Want révèle qu’un élément essentiel de ce qui soutient cette occupation est un système judiciaire militaire caractérisé par des violations du droit international.
    Le rapport - Juge, jury et occupant - est une plongée profonde dans les diverses façons dont les droits des Palestiniens sont violés - depuis l’arrestation, en passant par l’interrogatoire, la condamnation et la peine de prison. Il reflète les expériences des avocats palestiniens et des groupes de défense des droits humains. L’organisation de défense des droits des prisonniers que je dirige, Addameer, est fière d’apporter des preuves. (...)

    #Occupation_de_peuplement #tribunaux_militaires

  • En défense de Ken Loach
    21 février | Yanis Varoufakis pour Sidecar |Traduction SF pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/en-defense-de-ken-loach.html

    Donc, voilà où nous sommes rendus : Ken Loach est désormais la cible d’une campagne de diffamation menée par ceux que rien n’arrêtera dans leur projet de protéger la politique d’apartheid d’Israël. Leur message aux gens de conscience est simple : à moins que vous ne vouliez, vous aussi, être terni comme antisémite, gardez le silence sur les crimes contre l’humanité et les attaques contre les droits humains sur la terre de Palestine. Ils nous avertissent tous : si nous pouvons traiter ainsi Ken Loach, un homme qui a passé sa vie à défendre les victimes de l’oppression, du racisme et de la discrimination, imaginez ce que cela sera pour vous. Si vous osez soutenir les droits humains des Palestiniens, nous affirmerons que vous haïssez les Juifs. (...)

  • La censure des séminaires sur la Palestine par Zoom déclenche un combat pour la liberté académique
    17 novembre | Alice Speri & Sam Biddle pour The Intercept |Traduction SF pour l’AURDIP, Traduction J.Ch. pour l’AURDIP, Traduction : JPB pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/la-censure-des-seminaires-sur-la.html

    Zoom a cité les lois anti-terroristes pour mettre fin à un événement avec la militante palestinienne Leila Khaled - et à d’autres événements critiquant sa censure.

    Peu d’entreprises ont autant bénéficié de la pandémie de coronavirus que Zoom, la plateforme de conférence en ligne qui est devenue un substitut omniprésent aux interactions présentielles, au travail et à l’école. Mais une lutte sur le droit de Zoom à censurer la parole se prépare actuellement dans le monde universitaire, après que l’entreprise ait mis fin à un séminaire à l’université d’État de San Francisco (SFSU) plus tôt dans l’année en raison de la participation de la militante palestinienne Leila Khaled. Le mois dernier, Zoom a poursuivi sa répression et a annulé plusieurs événements en ligne organisés dans d’autres universités, qui n’incluaient pas Khaled elle-même mais qui critiquaient la censure de Zoom à son égard.

    Khaled, 76 ans, est membre du Front populaire pour la libération de la Palestine, un groupe de résistance et un parti politique que le gouvernement américain liste comme une organisation terroriste étrangère. Elle s’est fait connaître après son rôle dans deux détournements d’avion en 1969 et 1970 - et en tant que première femme à avoir détourné un avion, elle a depuis gagné une reconnaissance mondiale, considérée comme une terroriste par certains et comme une icône féministe par d’autres. Le 23 septembre, Khaled, qui s’exprime depuis longtemps en solidarité avec les mouvements de libération du monde entier, était l’un des nombreux orateurs qui devaient participer à un séminaire sur les récits de résistance et de genre à la SFSU, une université publique. Mais le séminaire est devenu la cible d’une campagne coordonnée par des groupes pro-israéliens, qui ont fait pression sur l’université et sur Zoom pour l’annuler. (...)

    #Zoom #censure

  • Quand les scientifiques deviennent des dissidents politiques
    Ahmed Abbes, Michel Broué, Chandler Davis, Adrien Deloro, Ivar Ekeland, Michael Harris, Masha Vlasenko, Scientific American, le 16 octobre 2020
    https://www.aurdip.org/quand-les-scientifiques-deviennent.html

    Trois cas à travers le monde mettent en évidence les dangers de remettre en cause le statu quo : le mathématicien turc #Tuna_Altınel, le doctorant russe en mathématiques #Azat_Miftakhov et l’astrophysicien palestinien #Imad_Barghouthi .

    #Science #Politique #Justice #Injustice #Turquie #Russie #Palestine

  • Après que la campagne BDS et des personnalités scientifiques importantes, telles que le Prix Nobel de Chimie George Smith et l’académicien anglais Malcolm Levitt, ont demandé à la revue de chimie Molecules, de reconnaître que l’université d’Ariel se situait dans une colonie sur un territoire occupé et non pas en israel, la revue a fini par annuler complètement le numéro qui devait être coordonné par une professeure de cette université !
    https://www.mdpi.com/img/journals/molecules-logo.png?5fe518980f948bff

    Une revue scientifique refuse de normaliser l’université Ariel basée dans une colonie israélienne illégale
    No Ariel Ties, le 28 septembre 2020
    https://www.aurdip.org/une-revue-scientifique-refuse-de.html

    #BDS #Boycott_universitaire #Palestine #Science #colonies #occupation #Ariel #George_Smith #Malcolm_Levitt

  • À propos de ma détention administrative : un astrophysicien palestinien écrit depuis la prison
    14 septembre | Imad Barghouthi pour Scientists for Palestine |Traduction SF pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/a-propos-de-ma-detention.html
    Le Professeur Imad Barghouthi, l’astrophysicien palestinien arrêté en juillet, qui était alors censé être libéré sous caution, a été placé en détention administrative jusqu’au 15 novembre, sur ordre d’un commandant militaire israélien. La détention administrative est une procédure employée par les autorités israéliennes pour emprisonner indéfiniment sans procès ni accusation et mise en œuvre quotidiennement contre les Palestiniens ; elle a été condamnée par l’ONU.
    Nous partageons ici une lettre du professeur Barghouti sur sa situation actuelle

    J’écris cette lettre alors que je suis en attente d’une révision par le tribunal de l’occupation militaire israélienne, de la décision d’un commandant de l’armée israélienne de me placer en détention administrative pour quatre mois. Cet ordre a annulé une décision du tribunal de me libérer sous caution, alors que je suis en attente d’un autre procès pour l’exercice protégé par le droit international d’exprimer mon opinion sur mes réseaux sociaux. Et ma prochaine comparution devant le juge/tribunal militaire se fera à huis clos, ce qui montre que même les autorités israéliennes ont honte de procéder ainsi.

  • La répression israélienne s’en prend aussi à la Science et à la Culture palestiniennes, pour effacer toute trace d’une créativité et d’une vitalité palestinienne...

    De la science à la musique classique, Israël resserre son contrôle de la culture palestinienne
    Robert Swift, +972, le 26 août 2020
    https://www.aurdip.org/de-la-science-a-la-musique.html

    #Palestine #Science #Culture #Répression #Prison #BDS #Boycott_culturel #Boycott_universitaire #Censure #Liberté_d'expression #Ethnocide #justice #injustice

  • Israeli Soldiers Kill A Palestinian Teen Near Ramallah
    August 20, 2020 9:32 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldiers-kill-a-palestinian-teen-near-ramallah-4

    Israeli soldiers killed, late on Wednesday at night a Palestinian teen, and injured at least two others, in Deir Abu Mashal town, west of Ramallah, in central West Bank. The corpse of the slain Palestinians remains in the hands of the Israeli army.

    The Palestinian Health Ministry said it was informed that the teen [ Mohammad Hreiz ] , 17, died from serious wounds he suffered after the soldiers shot him with live fire, on Wednesday at night, after the soldiers and undercover officers invaded the town.

    The Palestinian teen was one of at least three who were shot by the soldiers, during protests that erupted after the army invaded their town.

    The Palestinian Red Crescent Society (PRCS) said its medics provided the needed treatment to two Palestinians; one of them suffered a moderate-but-stable injury, and the second suffered mild wounds, before they were rushed to Palestine Medical Complex In Ramallah.

    The Palestinian medics were never able to reach the slain Matar and provide him with the urgently-need treatment, as he was taken by the soldiers, and the family was officially informed of his death on Thursday morning.

    The Israeli army claimed it observed Palestinian preparing Molotov cocktails to use them in attacks against military vehicles and settlers’ cars, before targeting the Palestinians with live fire.

    #Palestine_assassinée

    • « La confiscation de son corps est une nouvelle souffrance » : une famille palestinienne se bat pour la dépouille de son fils
      Mohammad Hreiz a été tué par les forces israéliennes dans des circonstances obscures le mois dernier – et sa famille se bat depuis pour pouvoir l’inhumer
      Par Shatha Hammad – RAMALLAH, Cisjordanie occupée- Mardi 8 septembre 2020
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-confiscation-corps-souffrance

      Les autorités israéliennes retiennent le corps d’un Palestinien de 16 ans qui a été tué par les forces israéliennes dans des circonstances obscures pendant un raid en Cisjordanie il y a près de trois semaines. Ses parents craignent de ne pas pouvoir enterrer leur fils.

      Mohammad Hreiz, originaire du village de Deir Abu Meshaal, dans le centre de la Cisjordanie occupée, a succombé à ses blessures le 20 août, le lendemain du jour où les forces israéliennes ont ouvert le feu contre lui et deux de ses amis.

      Les forces israéliennes auraient prétendu que Mohammad – qui a été initialement identifié comme Mohammad Matar – et ses amis avaient disposé des pneus sur le sol afin de les incendier.

      Cependant, selon un rapport de l’ONU citant des témoins oculaires palestiniens, il n’y avait aucun affrontement ou incendie de pneus à ce moment-là.

      Mohammad a été gravement blessé dans l’incident et arrêté par les soldats israéliens, tandis que ses amis ont réussi à s’échapper après avoir subi des blessures mineures à modérées.

      Selon sa famille, Mohammad a succombé à ses blessures, seul, sans la présence de ses parents à ses côtés.

      Toujours sous le choc de la perte de leur enfant, la famille Hreiz doit désormais gérer le chagrin de savoir que son corps repose désormais dans la cellule réfrigérée d’une morgue israélienne et pourrait y rester indéfiniment : les autorités israéliennes ont renforcé leur politique de confiscation des corps la semaine dernière.(...)

  • « Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël », dit un tribunal italien à RAI TV
    11 août | The Palestine Chronicle |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP AURDIP
    https://www.aurdip.org/jerusalem-n-est-pas-la-capitale-d.html

    Flavio Insinna, invité du show populaire de la télévision italienne « L’Eredità » devra transmettre ce message la prochaine fois qu’il passera à l’antenne : « Le droit international ne reconnaît pas Jérusalem comme la capitale de l’État d’Israël. »

    La décision officielle a été dictée par le Tribunal de Rome (Tribunale di Roma) qui, le 5 août, a donné raison à deux organisations italiennes pro-palestiniennes contre la société nationale publique de télédiffusion italienne la RAI.

    L’histoire remonte au 21 mai lorsqu’on a demandé à un participant à un jeu télévisé quelle était la capitale d’Israël. La réponse « Tel Aviv » a été jugée fausse. La bonne réponse, a-t-on dit au participant, c’est « Jérusalem ».

    L’incident a déclenché un débat public en Italie. La politique étrangère italienne reste conforme au droit international, qui ne reconnaît pas Jérusalem comme capitale d’Israël. (...)

  • La lettre d’un prisonnier, celle du professeur Imad Barghouthi - AURDIP
    https://www.aurdip.org/la-lettre-d-un-prisonnier-celle-du.html

    Les scientifiques pour la Palestine, Camp d’incarcération israélien d’Ofer

    Le lundi 10 août 2020

    Chers collègues,

    Les autorités israéliennes m’ont arrêté le 16 juillet 2020, simplement pour avoir exprimé publiquement mes opinions et mon activité sur les médias sociaux. Je suis actuellement au camp d’incarcération d’Ofer. Je considère cette arrestation comme une violation de mon droit à la liberté d’expression, laquelle est protégée par le droit international. J’ai le droit d’exprimer ma propre opinion et de m’exprimer fort pour défendre mon pays contre l’occupation militaire. En plus, ma détention va à l’encontre des droits de mes étudiants, de ma recherche et de mes activités scientifiques. (...)

    #Imad_Barghouthi

  • Deux grandes victoires au Royaume Uni dans le domaine du boycott universitaire

    Première victoire de BDS sur l’Université SOAS de Londres
    Apartheid Off Campus, le 4 août 2020
    https://www.aurdip.org/premiere-victoire-de-bds-sur-l.html

    L’université de Manchester se désinvestit d’entreprises complices de l’occupation israélienne
    Asa Winstanley, The Electronic Intifada, le 6 août 2020
    https://www.aurdip.org/l-universite-de-manchester-se.html

    #Palestine #UK #Universités #SOAS #Londres #Manchester #BDS #Boycott_universitaire

  • Liberté pour Mahmoud Nawajaa, coordinateur de la campagne BDS en Palestine
    Solidaires, le 6 août 2020

    L’État israélien vient d’arrêter en pleine nuit, les yeux bandés, avec des dizaines de militaires et sans aucun motif d’inculpation, le coordinateur actuel de la campagne BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) en Palestine, Mahmoud Nawajaa, 34 ans. Loin d’arrêter le boycott, ce type d’action ne fera que le renforcer...

    La campagne BDS exhorte les individus, associations, syndicats, partis etc. à faire pression sur leurs chancelleries pour qu’elles obtiennent la libération de ce militant pacifiste.

    L’Union syndicale Solidaires a envoyé le courrier suivant au Ministre des affaires étrangères :

    #Palestine #BDS #Mahmoud_Nawajaa #prison #injustice #criminalisation_des_militants #Solidaires #syndicat #France #Affaires_étrangères