Toute l’actualité en direct - photos et vidéos avec Libération

https://www.liberation.fr

  • Grand #débat : des intellectuels pris en otage - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/19/grand-debat-des-intellectuels-pris-en-otage_1716086

    En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir.

    Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée. La réponse aux toutes premières questions a clairement indiqué la voie : il n’y aura ni augmentation des dépenses publiques (ici litanie sur la dette léguée aux générations futures) ni augmentation des impôts des plus aisés (là refrain sur le poids de la pression fiscale) ni grand plan d’investissement dans la transition écologique et sociale (Nicolas Sarkozy l’a fait, et cela n’a rien changé…) ni expérimentation du revenu de base. Fermez le ban.

    • Avec toutes ces boules à facettes, je propose que ce soit un jour sur deux la salle de bains collective parce que danser c’est bien mais se laver c’est pas mal aussi, faudra repeindre les machins romains dorés en jaune, c’est moins cher. Et virer ces chaises qui sont d’un triste.

    • Frédéric Lordon ainsi que Gérard Noiriel ont refusé cette prise d’otage. La réponse de Lordon :

      Cher Monsieur Macron,

      Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron, je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même n’y croyez pas davantage. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous réattaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau.

      En réalité, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement – au moins, après la grande réussite de votre itinérance mémorielle, on ne pourra pas dire que vous n’avez pas le sens des dates anniversaires. C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge.

      Bien sûr, dans vos institutions, on continue de mentir, grossièrement, éhontément. Vos procureurs mentent, votre police ment, vos experts médicaux de service mentent – ce que vous avez tenté de faire à la mémoire d’Adama Traoré par experts interposés, par exemple, c’est immonde. Mais, serais-je presque tenté de dire, c’est du mensonge tristement ordinaire.

      Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage. Quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur la fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISF s’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots.

      Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère. De tous les arguments qui justifient amplement la rage qui s’est emparée du pays, il y a donc celui-ci qui, je crois, pèse également, à côté des 30 ans de violences sociales et des 3 mois de violences policières à vous faire payer : il y a que, face à des gens comme vous, qui détruisent à ce point le sens des mots – donc, pensez-y, la possibilité même de discuter –, la seule solution restante, j’en suis bien désolé, c’est de vous chasser.

      Il y a peu encore, vous avez déclaré : « Répression, violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit ». Mais M. Macron, vous êtes irréparable. Comment dire : dans un Etat de droit, ce ne sont pas ces mots, ce sont ces choses qui sont inacceptables. À une morte, 22 éborgnés et 5 mains arrachées, vous vous repoudrez la perruque et vous nous dites : « Je n’aime pas le terme répression, parce qu’il ne correspond pas à la réalité ». La question – mais quasi-psychiatrique – qui s’en suit, c’est de savoir dans quelle réalité au juste vous demeurez.

      Des éléments de réponse nous sont donnés par un article publié il y a de ça quelques jours par le Gorafi sous le titre : « Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le LBD est bon pour la santé ». On peut y lire ceci : « Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecins et a aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en cause la fiabilité de cette étude ». M. Macron, voyez-vous la minceur de l’écart qui vous tient encore séparé du Gorafi ? Vous êtes la gorafisation du monde en personne. Sauf que, normalement, le Gorafi, c’est pour rire. En réalité, personne ne veut vivre dans un monde gorafisé. Si donc le macronisme est un gorafisme mais pour de vrai, vous comprendrez qu’il va nous falloir ajuster nos moyens en conséquence. Et s’il est impossible de vous ramener à la raison, il faudra bien vous ramener à la maison.

      Tous les glapissements éditorialistes du pays sur votre légitimité électorale ne pourront rien contre cette exigence élémentaire, et somme toute logique. En vérité, légitime, vous ne l’avez jamais été. Votre score électoral réel, c’est 10%. 10% c’est votre score de premier tour corrigé du taux d’abstention et surtout du vote utile puisque nous savons que près de la moitié de vos électeurs de premier tour ont voté non par adhésion à vos idées mais parce qu’on les avait suffisamment apeurés pour qu’ils choisissent l’option « ceinture et bretelles ».

      Mais quand bien même on vous accorderait cette fable de la légitimité électorale, il n’en reste plus rien au moment où vous avez fait du peuple un ennemi de l’État, peut-être même un ennemi personnel, en tout cas au moment où vous lui faites la guerre – avec des armes de guerre, et des blessures de guerre. Mesurez-vous à quel point vous êtes en train de vous couvrir de honte internationale ? Le Guardian, le New-York Times, et jusqu’au Financial Times, le Conseil de l’Europe, Amnesty International, l’ONU, tous sont effarés de votre violence. Même Erdogan et Salvini ont pu s’offrir ce plaisir de gourmets de vous faire la leçon en matière de démocratie et de modération, c’est dire jusqu’où vous êtes tombé.

      Mais de l’international, il n’arrive pas que des motifs de honte pour vous : également des motifs d’espoir pour nous. Les Algériens sont en train de nous montrer comment on se débarrasse d’un pouvoir illégitime. C’est un très beau spectacle, aussi admirable que celui des Gilets Jaunes. Une pancarte, dont je ne sais si elle est algérienne ou française et ça n’a aucune importance, écrit ceci : « Macron soutient Boutef ; les Algériens soutiennent les Gilets Jaunes ; solidarité internationale ». Et c’est exactement ça : solidarité internationale ; Boutef bientôt dégagé, Macron à dégager bientôt.

      Dans le film de Perret et Ruffin, un monsieur qui a normalement plus l’âge des mots croisés que celui de l’émeute – mais on a l’âge de sa vitalité bien davantage que celui de son état civil –, un monsieur à casquette, donc, suggère qu’on monte des plaques de fer de 2 mètres par 3 sur des tracteurs ou des bulls, et que ce soit nous qui poussions les flics plutôt que l’inverse. C’est une idée. Un autre dit qu’il s’est mis à lire la Constitution à 46 ans alors qu’il n’avait jamais tenu un livre de sa vie. M. Macron je vous vois d’ici vous précipiter pour nous dire que voilà c’est ça qu’il faut faire, lisez la Constitution et oubliez bien vite ces sottes histoires de plaques de fer. Savez-vous qu’en réalité ce sont deux activités très complémentaires. Pour être tout à fait juste, il faudrait même dire que l’une ne va pas sans l’autre : pas de Constitution avant d’avoir passé le bull.

      C’est ce que les Gilets Jaunes ont très bien compris, et c’est pourquoi ils sont en position de faire l’histoire. D’une certaine manière M. Macron, vous ne cessez de les y inviter. En embastillant un jeune homme qui joue du tambour, en laissant votre police écraser à coups de botte les lunettes d’un interpellé, ou violenter des Gilets Jaunes en fauteuil roulant – en fauteuil roulant ! –, vous fabriquez des images pour l’histoire, et vous appelez vous-même le grand vent de l’histoire.

      Vous et vos semblables, qui vous en croyez la pointe avancée, il se pourrait que vous finissiez balayés par elle. C’est ainsi en effet que finissent les démolisseurs en général. Or c’est ce que vous êtes : des démolisseurs. Vous détruisez le travail, vous détruisez les territoires, vous détruisez les vies, et vous détruisez la planète. Si vous, vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple, lui, a entièrement celle de résister à sa propre démolition – craignez même que dans l’élan de sa fureur il ne lui vienne le désir de démolir ses démolisseurs.

      Comme en arriver là n’est souhaitable pour personne, il reste une solution simple, logique, et qui préserve l’intégrité de tous : M. Macron, il faut partir. M. Macron, rendez les clés.


  • Loi contre le voile à l’école : l’heure des bilans (Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/18/loi-contre-le-voile-a-l-ecole-l-heure-des-bilans_1715972

    Les données montrent cependant que si, jusqu’en 2004, le taux d’obtention du bac était plus faible pour les jeunes filles du premier groupe [père est né au Maghreb ou au Moyen-Orient], il augmentait régulièrement et tendait à se rapprocher de celui de la population générale ; mais ce taux baisse brutalement pour les jeunes filles d’origine musulmane nées après 1984, et donc encore scolarisées lorsque la loi fut mise en application.

    […] les auteures montrent également que le nombre de jeunes filles déclarant avoir été victimes de racisme ou de discrimination s’est accru, que la confiance dans l’école a diminué, et que le sentiment d’identité nationale s’est accru, les jeunes enquêtées déclarant un attachement plus fort au pays d’origine, mais aussi, ce qui peut sembler paradoxal, à leur identité française. En poussant chacune à se définir selon cette dimension, la loi pourrait avoir contribué à renforcer l’importance de la question identitaire, et encouragé une forme de polarisation. Quant aux différences de parcours à l’âge adulte entre celles assez âgées pour avoir échappé à la loi et celles qui y ont été confrontées, elles sont importantes et vont toutes dans le même sens : les secondes sont plus souvent inactives, ont davantage d’enfants, vivent plus souvent chez leurs parents, et exercent moins fréquemment un emploi.

    #éducation #laïcité #voile #stigmatisation


  • Etats-Unis : « C’est l’ensemble du système des admissions à l’université qui est truqué » - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/03/15/etats-unis-c-est-l-ensemble-du-systeme-des-admissions-a-l-universite-qui-

    Inédit, ce scandale jette une lumière crue sur le processus d’admission ultra-compétitif dans les grandes universités du pays, avec des parents, même issus de la classe moyenne, prêts à des investissements financiers massifs, dans un pays où les inégalités ne cessent de se creuser. Il matérialise l’injustice de l’éducation supérieure d’élite et privée aux Etats-Unis, qui représente pour la classe moyenne un sacrifice financier considérable : 44 millions de jeunes Américains doivent rembourser de colossaux prêts étudiants, contractés pour régler des frais de scolarité toujours en augmentation (ils varient de 35 000 à 60 000 dollars par an pour les meilleures universités). La dette étudiante frise aujourd’hui les 1 500 milliards de dollars.


  • #justice_de_classe
    Au tribunal, une « dichotomie » entre la télé et les dossiers - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/18/au-tribunal-une-dichotomie-entre-la-tele-et-les-dossiers_1716017

    Il demandera la même peine contre Vincent, ce « street medic » venu de Caen et arrêté avec des bouts de marbre et de bitume dans la poche. « Pour ma mère », « un souvenir », a-t-il justifié lors de sa garde à vue. Il écoute, sonné, la présidente prononcer : « Quatre mois d’#emprisonnement avec mandat de dépôt. »


  • Un éborgné de plus samedi d’après une journaliste de BFMTV, mais

    « Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l’usage » des lanceurs de balles de défense (LBD), a déploré Edouard Philippe lundi.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/18/gilets-jaunes-les-manifestations-dans-certains-quartiers-interdites-en-cas-d

    « Depuis le début du mouvement, on a mis en œuvre tous nos moyens et tous nos schémas, poursuit, las, le gradé de la gendarmerie. On retournera sur le terrain sans état d’âme, même si on a l’impression de vider la mer avec une petite cuillère, parce que si on veut vraiment le régler, le problème, il faut apporter des réponses politiques. »

    https://www.liberation.fr/france/2019/03/17/violences-sur-les-champs-elysees-forces-de-l-ordre-usees-gouvernement-dep

    Ça promet...

    • Et donc ( @EPhilippePM Premier ministre.):

      Nous avons organisé le plus grand débat que ce pays ait connu. Ce n’est pas un hasard si les casseurs se remobilisent alors que le débat est un succès. Ce que veulent ces gens, ce n’est pas le dialogue. Leur seule revendication, c’est la violence.

      La protection de nos forces de l’ordre sera notre priorité. Je sais que, même sous la pression, ils continuent de faire preuve de maîtrise et d’exemplarité. J’attends que le pays tout entier se regroupe derrière eux.





  • « Un public éloigné des traits sociologiques des gilets jaunes » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/14/un-public-eloigne-des-traits-sociologiques-des-gilets-jaunes_1715170


    « Un public éloigné des traits sociologiques des gilets jaunes »
    Infographie Julien Guillot

    Le directeur du Cevipof livre en exclusivité les résultats d’une enquête d’observation de plus de 200 débats en France.

    Professeur des universités à Sciences-Po et directeur du Centre d’études de la vie politique (Cevipof), Martial Foucault a coordonné un réseau d’observateurs qui se sont penchés sur 240 débats sélectionnés chaque semaine par tirage au sort dans l’ensemble de la France métropolitaine. Au total, 2 500 questionnaires ont pu être exploités.

    Quels enseignements pouvez-vous tirer de votre enquête ?
    J’insisterai à ce stade sur une question majeure : qui a pris part aux 10 000 débats déclarés officiellement ? Chiffre qu’il faudra réviser à la baisse, d’environ 10 %, en raison de doublons et de faux débats. A l’arrivée, près de 70 % des participants ont accepté de répondre aux questionnaires que nous avons administrés sur place, un chiffre très élevé. Grâce à ces réponses, nous pouvons dresser à grands traits un portrait sociologique. Ce sont majoritairement des hommes (55 %), âgés (60 ans en moyenne), retraités (50 %) et actifs de plus de 50 ans (34 %), dotés d’un fort capital humain (64 % déclarent détenir un diplôme de l’enseignement supérieur) et propriétaires de leur logement (75 %).

    En quoi cette sociologie est-elle singulière ?
    Tout d’abord, elle n’est pas un miroir de la société française dans son ensemble. Ensuite, elle semble, même s’il faut rester prudent, éloignée des traits sociologiques des gilets jaunes et par extension du soutien des gilets jaunes. Par exemple, sur le terrain des caractéristiques sociales subjectives, les participants au débat nous ont indiqué s’en sortir soit « plutôt facilement » (55 %) avec leurs revenus, soit « très facilement » (11 %). Mais allons plus loin sur le terrain des attitudes mesurées par leur rapport à leur propre existence sociale. Il est frappant d’observer qu’ils sont nombreux à être satisfaits de la vie qu’ils mènent et plus encore très satisfaits de leur lieu de résidence.

    Les participants sont-ils des soutiens du Président, qui fut l’initiateur du grand débat ?
    C’est loin d’être évident. Car par rapport à cette impression de bien-être personnel, plus de 80 % d’entre eux anticipent que leur propre situation économique et sociale va se dégrader dans les prochaines années. Ce n’est donc pas la France des électeurs optimistes, heureux, qui avaient contribué à la victoire d’Emmanuel Macron qui s’est empressée de participer aux débats pendant deux mois. Mais ce n’est pas non plus une France défiante, conservatrice, fermée sur elle-même qui s’est mobilisée. Il y a clairement une France plurielle qui se sent soit menacée par le contexte de crise des gilets jaunes, soit déboussolée par les choix d’action publique de l’exécutif et qui souhaite proposer des alternatives. Je précise que cette inquiétude n’est pas psychologisante. Elle est bien réelle et verbalisée.
    […]
    La cartographie du grand débat est-elle différente de celle des « vrais débats » organisés par des gilets jaunes ?
    Lorsqu’on cartographie les débats officiels, on observe qu’ils sont organisés dans des territoires où la mobilisation des gilets jaunes a été la plus faible.

    A l’inverse, sans trop vouloir généraliser, on a observé l’organisation de « vrais débats » dans des départements où la mobilisation est la plus forte. Il s’agit de territoires plus enclavés, précarisés, dépendants fortement de l’Etat et dépourvus de métropole : le Loiret, l’Yonne, la Picardie, le Puy-de-Dôme ou la Haute-Loire. Dans ces territoires, il y a moins d’appétence pour le débat officiel, avec moins de 10 % de gilets jaunes dans ces réunions. Par souci de transparence, il serait intéressant de pouvoir indiquer la hiérarchie et la nature des doléances qui émanent de participants au grand débat national et celles, plus spontanées, issues des « vrais débats ».


    Infographie Clara Dealberto et Julien Guillot



  • Sexisme, violences sexuelles : non, « le Figaro » n’est pas épargné - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/12/sexisme-violences-sexuelles-non-le-figaro-n-est-pas-epargne_1714317

    Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, a ainsi demandé à Libé de « laver son linge sale en famille » sans « mouiller » les autres médias.

    Judith Waintraub, journaliste au Figaro Magazine, ironisait sur le fait que les médias touchés étaient tous de gauche. Idem pour ses collègues Jean-Christophe Buisson ou Eric Zemmour. D’autant que plusieurs autres affaires ont depuis été mises au jour, avec des licenciements ou suspensions à la clé, dans plusieurs médias dits « progressistes » : le Monde, le Huffington Post, Vice ou les Inrocks par exemple.
    Sexisme à l’ancienne

    Si rien n’est sorti concernant le Figaro, cela ne veut pas dire que le journal est pour autant épargné. C’est ce qui ressort de l’enquête et des entretiens que CheckNews a pu mener avec près de 30 personnes.

    Malgré l’omerta qui règne au sein de la rédaction sur les questions de harcèlement, CheckNews a pu établir l’existence de pratiques sexistes, proches du harcèlement et parfois connues de la direction, du fait d’un groupe restreint d’hommes, qui occupent des positions de pouvoir.

    Selon nos informations, une université dissuade par exemple ses étudiants de postuler dans un service du journal après l’expérience d’une jeune journaliste ayant postulé. Plus récemment, quelques semaines avant les révélations sur la Ligue du LOL, une dizaine de journalistes femmes du quotidien se sont plaintes auprès d’une cheffe de service d’un rédacteur en chef adjoint pour des avances répétées et insistantes faites à des journalistes précaires. Deux témoignages d’agression sexuelle nous ont aussi été rapportés. Dans les deux cas, par peur de représailles professionnelles, les victimes n’ont pas averti la direction, ni porté plainte.
    « Le dimanche, il n’y avait que des femmes : c’était le jour des adjointes »

    Dès les premiers moments de l’enquête, les premières personnes interrogées nous ont prévenus : « Le Figaro c’est une forteresse. Personne ne parle. » Autre difficulté : la réticence politique de certains ou de certaines envers #MeToo, perçu comme un mouvement de « délation organisée ». Mais le plus grand obstacle a été la peur de certaines sources d’être identifiables en interne, y compris quand il s’agit de personnes qui n’y travaillent plus. La quasi-totalité des propos et témoignages rapportés le sont donc de façon anonyme.

    C’est le cas par exemple d’un ancien journaliste et chef au Figaro qui l’assure d’emblée : « C’est une boîte de gens bien élevés. Donc il n’y a pas de Ligue du LOL. Personne ne harcèle publiquement, personne n’insulte. Mais oui, il y a une rédaction machiste. Un machisme ordinaire je dirais. » Il se souvient ainsi d’une époque pas si lointaine où « le comité de rédaction était composé à 99 % d’hommes ». Sauf le dimanche, « où il n’y avait que des femmes : c’était le jour des adjointes ». S’il se félicite qu’il y ait « depuis quelques années une politique volontariste de rattrapage », il reconnaît que la rédaction du Figaro « part de loin ». D’ailleurs, à chaque fois « qu’une femme est nommée » à un poste de responsabilité, « ça fait jaser ».

    Plusieurs journalistes interrogées par CheckNews confirment cette analyse : « Globalement, au Figaro, j’ai plutôt l’impression de travailler avec des gens bien, assure Marie*, une journaliste en poste depuis plusieurs années dans le quotidien. Après, on a nos quelques mecs lubriques bien insistants, bien gênants… » Une autre ajoute : « A ma connaissance il n’y a jamais eu de comportement façon Ligue du LOL. En revanche, un sexisme à l’ancienne chez certains. Pas tous, il y a beaucoup de gens super ! »
    « Le Figaro, c’est Mad Men »

    Pour résumer l’ambiance qui règne au sein de la rédaction, un journaliste a cette formule : « Le Figaro c’est Mad Men : des hommes d’un certain âge qui parlent beaucoup des femmes beaucoup plus jeunes. » Il ajoute : « J’ai assisté à des pauses clopes où c’était une boucherie dès qu’une petite nouvelle arrivait. Ils parlent d’elle comme d’un morceau de viande. C’est des conversations de lycéens, sauf que ces personnes ont 3 enfants. »

    Quelle forme prend, concrètement, ce « sexisme à l’ancienne » ? L’une des journalistes interrogées par CheckNews raconte : « Un jour je propose à un collègue voisin de bureau, un grand reporter, quelqu’un d’important dans le journal, s’il veut que je lui apporte un café. Il me répond "Non, je préférerais que tu me tailles une pipe". Tout le monde a éclaté de rire. Moi j’étais mal, je ne savais plus où me mettre. » Elle se souvient aussi de la « pluie de blagues sexistes » qui s’est abattue sur un service quand « plusieurs femmes sont tombées enceintes au même moment » : « Ça ne s’arrêtait pas sur les hormones, les caprices etc. » Une ancienne stagiaire, restée pendant deux mois boulevard Haussmann, se souvient aussi comment ses collègues masculins du service international lui ont demandé de « faire une danse de pom-pom girl » devant eux.

    Nathalie*, qui a depuis quitté la rédaction, se remémore un cinglant « Elle est pas contente, elle doit avoir ses règles », lancé à une femme, à l’époque cheffe de service. En sortant du comité de rédaction de 10 heures, cette dernière regrettait le peu de place qui lui avait été accordé pour le chemin de fer, se souvient Nathalie, qui avait assisté à la scène : « Elle avait un certain âge, elle était de toute évidence ménopausée. C’était d’une violence terrible, d’autant plus que les hommes, eux aussi chefs de service, qui avaient entendu la réflexion riaient grassement et bruyamment dans la salle. »
    « Un traquenard »

    Au-delà des saillies sexistes, les journalistes interrogés s’accordent à décrire un système bien rodé au Figaro, où une poignée d’hommes, tous en position de pouvoir dans la rédaction, se rapprochent systématiquement des jeunes femmes du journal en situation de précarité dès leur arrivée pour leur proposer des rendez-vous (déjeuners ou dîners). Tous évoquent un groupe restreint d’hommes, bien identifiés. « Il existe un sexisme institutionnalisé au Figaro », détaille un journaliste passé plusieurs années par la rédaction, avec « 3 ou 4 hommes à qui il est impossible de s’en prendre, sous peine de voir sa carrière ruinée ».

    Les personnes qui acceptent d’en parler évoquent une drague « très bourgeoise » et « à l’ancienne ». L’ancien chef interrogé se souvient ainsi de « ces dragueurs lourds, qui portent publiquement leur morale en bandoulière », de ces « pères de famille bien catholiques, qui se montrent bien insistants avec les jeunes femmes ».

    Une journaliste, qui a accepté un de ces rendez-vous, le qualifie en un mot : un « traquenard ». « En quelques minutes, tu comprends pourquoi tu es là. Il m’a parlé de mon style "intrigant, sensuel". Il commentait le physique de mes collègues. Et finit par me proposer de venir boire des verres chez lui », se souvient-elle.

    Les personnes visées évoquent un « malaise » causé par ces comportements « lubriques », « insistants » voire « insupportables ». D’autant plus que les journalistes visées sont majoritairement des stagiaires ou des salariées en contrats précaires, pour qui refuser les avances d’un homme à la position hiérarchique très élevée se révèle très compliqué. Plusieurs expliquent ainsi qu’elles n’auraient eu « aucun problème » à repousser sèchement des avances d’une personne extérieure, mais que la situation était problématique dans le cas de rédacteurs en chef ou de membres de la direction, qui peuvent évidemment peser dans la décision d’octroyer un stage ou de renouveler un CDD.

    « Soit les jeunes femmes ne se rendent pas compte, soit elles ne savent pas vers qui se tourner », regrette Sophie*, journaliste du Figaro qui raconte la difficulté de se saisir de ces sujets en interne. « Quand tu es en stage, ou que tu commences ta carrière, tu ne vas pas saisir les Ressources Humaines. Et ce n’est pas un sujet dont on parle vraiment au Figaro. En tant que femme, on se sent un peu seule face à ces problématiques dans la rédaction. On a peur d’en parler, mais aussi peur de se retrouver face à une personne qui ne comprendrait pas de quoi on parle. »
    Une plainte en interne

    Ces dernières semaines, la situation a toutefois évolué : une dizaine de journalistes de plusieurs services (Madame Figaro, Le Figaro Etudiant, LeFigaro.fr etc.) se sont formellement plaints. En cause, l’insistance d’un rédacteur en chef adjoint à proposer « régulièrement » des rendez-vous avec « les femmes journalistes précaires qui commençaient leur carrière », en stage ou en CDD, selon plusieurs sources internes. Un comportement insistant, comme CheckNews a pu le confirmer en consultant plusieurs mails.

    Début janvier, quelques semaines avant les révélations sur la Ligue du LOL, une journaliste, « mieux placée dans la rédaction » que les personnes visées, est ainsi allée voir une responsable haut placée du journal pour dénoncer ces agissements. Ce que cette dernière nous a confirmé. Ensuite ? Difficile de savoir précisément ce qu’il s’est passé. Le journaliste visé n’a pas donné suite à nos sollicitations. Sa supérieure hiérarchique directe, membre de la direction, se cantonne, elle, à indiquer qu’elle a convoqué tous ses « encadrants » pour leur demander d’être « vigilant » sur ces sujets. À notre connaissance, il n’y a eu dans cette affaire ni enquête interne, ni sanction formelle.
    Des stages déconseillés au Figaro

    Autre conséquence directe de certains comportements : le département journalisme d’une université française dissuade désormais ses étudiantes et étudiants d’envoyer des candidatures de stage à un service prestigieux du Figaro, comme l’ont confirmé à CheckNews plusieurs membres du personnel enseignant. En cause, les remarques sur le physique et les propositions déplacées du chef du service en question, lors d’un entretien avec une jeune journaliste il y a un peu plus d’un an. Cette dernière était venue voir une de ses responsables pédagogiques « en larmes, en tremblant, totalement bouleversée ».

    « C’était l’un de ses premiers contacts avec le monde professionnel, ça devait être l’une de ses premières expériences, raconte une de ses enseignantes. Elle pensait qu’elle allait pouvoir parler de ses capacités professionnelles… Nous nous sommes retrouvées un peu démunies d’autant plus qu’elle ne voulait pas entamer de procédure plus formelle, tout simplement parce qu’elle avait peur, ce qui était tout à fait compréhensible. »

    Des témoignages et des échanges de mails que CheckNews a pu consulter indiquent que ce même journaliste, à la position hiérarchique très importante, fait partie des journalistes qui se rapprochent systématiquement des jeunes journalistes femmes pour leur proposer des rendez-vous.
    « On n’a pas fait ce qu’il fallait. »

    Parmi les faits rapportés les plus graves figurent également deux cas qui relèvent de l’agression sexuelle.

    Patrick Bele, représentant syndical SNJ au Figaro, contacté par CheckNews, raconte : « Il y a quatre ans, un chef de service a essayé d’embrasser une stagiaire, dans l’ascenseur, sans son consentement. Je l’ai croisée dans le couloir, à la sortie de l’ascenseur. Elle n’était pas bien. Elle a refusé de se plaindre auprès de la direction. C’est souvent le cas au Figaro : face à des gens qui sont dans une position hiérarchique élevée, ou qui sont connus, une stagiaire se dit qu’elle peut mettre en péril sa carrière. C’est pour ça que les plaintes ne remontent pas. La personne harcelée est partie à l’issue de son stage. On n’a pas fait ce qu’il fallait. »

    Une autre journaliste, Marine*, elle en CDI au moment des faits, et toujours en poste, raconte une expérience similaire avec un autre haut responsable du journal, lui aussi toujours en poste : « C’était il y a quelques années, dans un ascenseur. Il m’a dit que mon rouge à lèvres l’excitait, et il m’a collé contre la paroi de l’ascenseur, en essayant de m’embrasser de force. Je l’ai violemment repoussé. Je n’ai pas porté plainte, et je n’ai pas averti la direction à cause du climat sexiste qui règne au Figaro : j’aurais fini par être sanctionnée, d’une façon ou d’une autre. Cet homme est intouchable. »
    « On ne va pas s’arrêter au tweet de Roquette »

    Contacté par CheckNews, le directeur des rédactions, Alexis Brézet, assure qu’aucun cas de harcèlement ou d’agression ne lui est remonté : « Pour le moment ni moi, ni les RH n’avons été saisis. Après personne ne peut être sûr qu’il n’y en a pas. » Il assure que son journal prend le sujet « très au sérieux depuis longtemps » et se « donne les moyens » pour entendre de potentielles victimes : « Nous nous sommes dotés d’une charte, qui ne date pas d’hier, très claire contre le harcèlement sexuel. On s’est également doté d’une plateforme de signalement de comportements sexistes. Pour l’instant il n’y en a pas eu. »

    Cette plateforme, obligatoire depuis 2016 et la loi Sapin 2, permet en effet aux salariés de dénoncer des comportements non éthiques au sein de leur société, de manière anonyme. Problème, selon un représentant syndical du Figaro, interrogé par CheckNews : « La plateforme ne parle que de corruption. On a donc demandé plusieurs fois à la direction qu’ils mettent en avant le fait que la plateforme s’adresse aussi aux salariés victimes de harcèlement sexuel, ou de violences sexistes. Cela n’a pas encore été fait. »

    « La parole est extrêmement difficile à recueillir au Figaro [sur ces questions], regrette le même élu qui assure que lors d’un récent comité d’entreprise, la direction générale du journal a annoncé qu’elle envisageait une campagne d’affichage contre le harcèlement pour sensibiliser. « On ne va pas s’arrêter au tweet de Roquette pour dire il n’y a pas de ça chez nous », conclut-il. Des propos confirmés par l’élu SNJ Patrick Bele : « Le Figaro n’est pas une entreprise hors sol. On n’a jamais été épargné par ce phénomène ».

    Désormais, les salariés sauront en tout cas vers qui se tourner : selon nos informations, le Figaro a annoncé hier, le 11 mars, en interne la nomination d’une référente en charge d’accompagner les salariés en matière de harcèlement sexuel et agissements sexistes. Comme la loi les y oblige.

    #sexisme #discrimination #travail #femmes

    • une université dissuade par exemple ses étudiants de postuler dans un service du journal […] … une dizaine de journalistes de plusieurs services […] se sont formellement plaints. […] les salariés sauront en tout cas vers qui se tourner

      Du coup j’ai compris que ce sont des hommes qui sont harcelés et qui sauront vers qui se tourner.


  • (1) « Bon cul », « salope », « pétasse »… A « Vice », des mecs plus qu’ultras - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/12/bon-cul-salope-petasse-a-vice-des-mecs-plus-qu-ultras_1714627

    Dans la filiale française du média nord-américain, des hommes, en grande partie des journalistes, ont longtemps dénigré, insulté et harcelé leurs collègues femmes. « Libération » a recueilli les témoignages de victimes de ce système sexiste généralisé dans l’entreprise.

    « Bon cul », « salope », « pétasse »… A « Vice », des mecs plus qu’ultras

    « Mitard Party. » C’est le nom d’un événement privé, organisé sur Facebook le 1er juillet 2017, par l’ancien directeur de la rédaction française de Vice. D’un ton badin, plein de forfanterie, Sébastien C. invite dans un bar parisien quelques collègues du média d’information et de divertissement, filiale hexagonale du géant nord-américain Vice Media, en ces termes : « Lundi 3 juillet à 9 heures […], je passe en jugement pour "violences volontaires avec arme" suite à une affaire ultranulle survenue l’été dernier et dont pas mal d’entre vous sont déjà au courant. Comme c’est pas tous les jours qu’on a une chance de se retrouver en taule - une chance mince, selon mon avocate, mais sait-on jamais -, j’aimerais fêter ça en buvant des trucs avec vous et en échangeant des regards virils qui en disent long comme dans les clips de rap. » En illustration de l’événement : une photo du rappeur américain Gucci Mane, plusieurs fois emprisonné pour violences et possession de drogue.

    #sexisme #culture_du_viol

    • A lire les titres des articles du violeur présumé on découvre des fantasmes et dadas bien maculins.
      https://motherboard.vice.com/fr/contributor/sebastien-chavigner

      Il m’a quand même eu avec un truc assez gros :

      Toutankhamon possédait un poignard forgé avec du fer extraterrestre
      https://motherboard.vice.com/fr/article/53ybzk/toutankhamon-possedait-un-poignard-forge-avec-du-fer-extraterrestr

      C’est qu’on a tous les deux vu Le Cinquième Élément , cette oeuvre de l’autre homme qui aimait les femmes qui depuis a été écarté du cercle des immortels pour cause d’avances inopportuns faites à ses contemporains féminins, enfin c’est ce qu’on m’a raconté sur Besson, je n’ai pas suivi l’affaire de près.

      Natalie Portman Audition for Léon (1994)
      https://www.youtube.com/watch?v=VQsas1ST33Y

      A son age Natalie Portman ne se rendait sans doute pas compte de tout ce qui se passait, aujourd’hui elle comprend et explique très bien les mécanismes qui mènent au viol :
      https://seenthis.net/messages/766958

      Luc Besson and the Disturbing True Story Behind ‘Léon : The Professional’
      https://www.thedailybeast.com/luc-besson-and-the-disturbing-true-story-behind-leon-the-professional

      ... the film was a critical and commercial hit, grossing $46 million worldwide against a $16 million budget and elevating Besson to the A-list.

      What many were—and still are—unaware of was that Léon was a creepy example of art imitating life.

      According to The Washington Post, Besson met the child actress Maïwenn when she was 12, the same age as Mathilda in the film. He was 29. They claim to have started seeing each other romantically when she turned 15. Maïwenn gave birth to their daughter when she was 16 (and Besson was 33), and subsequently relocated to Los Angeles. She appears briefly during the opening sequences of Léon as “blonde babe”—her listed character name—lying naked in bed, her body wrapped in sheets, having just serviced a middle-age crime boss.

      “When Luc Besson did Léon, the story of a 13-year-old girl in love with an older man, it was very inspired by us since it was written while our story started. But no media made the link,” Maïwenn said.

      In an interview with the French publication L’Express, Maïwenn claimed that Léon was “this love story between a 12-year-old girl and a 30-year-old man [that] was still very much inspired by ours,” and explained how she attempted to write a book about her relationship with Besson and years rubbing shoulders with movie stars in Los Angeles. But when the publisher gave it the title Beverly Hills or Lolita Love, she banned its publication. (Maïwenn did not respond to requests for comment for this story, while a representative for Besson issued the following statement to The Daily Beast: “Luc Besson has never commented [on] his private life, his approach remains unchanged.”)

      During the filming of Besson’s follow-up movie, The Fifth Element, wherein Maïwenn portrayed the memorable blue opera-singing alien Diva Plavalaguna, the director left her for the film’s lead actress, Milla Jovovich. “I had my daughter very young, so I had fulfilled my dream, and then… he left me. Everything then collapsed for me,” Maïwenn recalled. She moved back to France with their young daughter and gradually evolved into a gifted filmmaker.

      Her most acclaimed film to date is the 2011 drama Polisse, about a photographer (Maïwenn) assigned to shadow a Child Protection Unit that tracks down pedophiles and rescues sexually exploited children.

      Bon, fini les histoires anciennes, voici les parents moderndes de futures stars de cinéma :
      https://www.youtube.com/watch?v=hMgZ4kAt6PA

      #misogynie #pédophilie


  • #Françoise_Vergès, le temps « décolonie » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/06/francoise-verges-le-temps-decolonie_1713402

    Décoloniser les institutions, les arts, le féminisme, soi-même… La Réunionnaise Françoise Vergès a toujours « la décolonisation »au bout des lèvres. Un prisme inconcevable pour ceux qui ne pensent pas que la société française soit profondément raciste. Et qui braque les universalistes, persuadés qu’un tel discours peut creuser une fracture au sein de la société à force d’opposer « dominants » et « dominés », « Blancs » et « racisés ».

    #colonisation #décolonisation


  • Proxénétisme d’enfants - Barbarin condamné : « Un signal très fort » -
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/07/barbarin-condamne-un-signal-tres-fort_1713578

    Je comprend pas ce qui est fort dans cette condamnation ridicule. 6 mois avec sursis pour le cerveau de ce réseau de violeurs multirécidiviste. Le mec qui organisait le renouvellement de victimes pour ses violeurs, celui qui fabriquait leur impunité et qui a pousser de nombreuses victimes au suicide.

    • Ah oui, il demande des excuses aux victimes de sa non-dénonciation en leur témoignant une belle empathie.

      Malentendu, dont il disait souffrir, et qui avait atteint son apogée en avril 2016 lors d’une conférence de presse à Lourdes. « La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits », avait-il lâché, avant de se reprendre.

      J’m’escuse, moi aussi je souffre.

      Question : est-ce que son inertie a eu un autre effet que d’éviter la punition du prêtre ou bien il lui a permis de continuer ses crimes ?

    • Question : est-ce que son inertie a eu un autre effet que d’éviter la punition du prêtre ou bien il lui a permis de continuer ses crimes ?

      La majorité des faits étant prescrits ça sera difficile de te répondre.
      Pour ce qu’on lui reproche la fiche wikipédia fournis les infos de base :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Barbarin#Affaire_Preynat

      Arrivé à la tête du diocèse en 2002, Barbarin prend connaissance de rumeurs en 2007. Il convoque Bernard Preynat, qui reconnaît les faits mais assure ne pas les avoir réitérés depuis 1990. Philippe Barbarin lui impose une courte quarantaine puis lui délègue l’animation de trois paroisses jusqu’en 201532, le nomme à la tête de l’un des 18 doyennés du diocèse en 2011 et lui confie un jumelage avec le Liban33. Il signale le cas au Saint-Siège en février 2015. En août suivant, la charge pastorale du prêtre est suspendue et ce dernier se retire au couvent des Petites Sœurs de Saint-Joseph, sous contrôle judiciaire. Selon la défense du prêtre, les faits étaient juridiquement prescrits en 2007. Mais en 2016, le juge d’instruction décide d’instruire les plaintes. Il se base sur une modification de la loi sur le délai de prescription, qu’il estime rétroactive.

    • J’ai l’impression que le curé n’a pas violé après les années 1990, auquel cas Barbarin n’aurait fait de mal qu’à la justice (et aux personnes qui en ont été privées), pas été responsables de nouvelles victimes. Decoutray, en revanche, lui a bien permis de continuer ses crimes...

      Que devient Bernard Preynat  ? - La Croix
      https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/devient-Bernard-Preynat-2018-08-22-1200963295

      Le père Preynat avait été dénoncé dès 1991 au cardinal Decoutray, alors primat des Gaules, par la famille de l’un des anciens scouts que le prêtre encadrait dans la paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon. Un temps écarté de cette mission, il avait par la suite enseigné de nouveau le catéchisme à des enfants et il était responsable de plusieurs paroisses jusqu’à ce que l’affaire refasse surface à l’été 2015.


  • Les femmes et les bébés dehors ? - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/05/les-femmes-et-les-bebes-dehors_1712948

    Face aux structures d’hébergement d’urgence saturées à Paris, des professionnel-les de l’accompagnement de femmes victimes de violences demandent à ce que les chambres d’hôtel vides soit réquisitionnées.

    Il est désormais odieusement « banal » en Ile-de-France que des femmes avec enfants ne soient pas prises en charge par le 115 (Samu social) et dorment dehors. Nous, professionnel-les et bénévoles de l’accompagnement de femmes victimes de violences devons désormais composer avec cette réalité : il n’y a plus de places d’hébergement d’urgence à Paris en nombre suffisant. Même pour les femmes et les nouveau-nés. Même en plein hiver. La décision politique de couper le budget de l’hébergement d’urgence de 57 millions d’euros démontre bien que la situation va encore empirer !

    Toutes les structures sont saturées. D’un côté comme de l’autre de la ligne du 115, la souffrance est palpable. L’inquiétude de nos équipes qui ne savent pas si elles auront, après des heures d’appel, une place vers où orienter les personnes vulnérables que nous accompagnons. Violences pour les femmes et leurs enfants laisséEs à la rue évidemment. Violence et inquiétude aussi pour les professionnel-les du social et de l’hébergement qui œuvrent pour l’intérêt général et contre vents et marées, tentent de préserver le sens de notre contrat social !
    Banalisation

    Les années passent, nous observons décontenancées la situation se détériorer sans cesse. La banalisation de situations pourtant impensables il y a encore moins de dix ans nous impose des injonctions contradictoires d’une cruauté effrayante : choisir entre un humain et un autre, laisser souvent le hasard décider qui dormira « à l’abri » et qui dormira dehors.

    Les textes sont pourtant clairs : l’hébergement est un droit, une liberté fondamentale qui conditionne le respect effectif d’un grand nombre d’autres droits, le droit à la sécurité, à la santé et à ne pas subir de traitement dégradant et inhumain (car la rue c’est souvent le viol, le vol et toujours l’angoisse).

    Dans les faits, les moyens mis en œuvre sont manifestement dérisoires. La carence de l’Etat est structurelle. Cela a été maintes fois reconnu par les juges. Si l’Etat est en carence, ce n’est pas de la faute du trop grand nombre de précaires, ni de la faute de l’administration. Il y a bien assez de chambres décentes pour mettre à l’abri toutes les personnes qui en ont besoin et éviter ainsi l’aggravation de situations personnelles déjà terribles.

    N’oublions pas qu’il est de l’intérêt direct de toutes et tous que les plus fragiles soient protégés, ce n’est pas une « libéralité caritative », c’est la moindre de nos obligations, c’est avant tout bien sûr l’essence de notre dignité collective mais aussi, pour ceux que seul le pragmatisme touche encore, un énième service que la collectivité rend aux plus favorisés car il les protège de la colère et de la révolte qui naissent invariablement de l’injustice et de la misère. Cette situation est d’autant plus inacceptable que des solutions existent ! A Paris, les lieux d’hébergement décents et vacants sont pourtant nombreux !
    Défaillance

    Combien de chambres d’hôtel vacantes tous les soirs dans Paris ? Cette question, nous nous la posons forcément alors que les heures passent et que la ligne du 115, saturée d’appel, ne répond pas. Une femme et son nourrisson sont à côté de nous et nous sommes dans l’incapacité de lui assurer qu’elle aura un toit au-dessus de la tête cette nuit. Rien ne peut justifier, qu’en France, des nourrissons et leur mère dorment à la rue. Rien ne justifie non plus qu’ils-elles soient parfois accueilliEs dans une chambre d’hôtel insalubre, alors que des logements, dont personne n’a besoin restent vides.

    Nous estimons donc que les défaillances du système ont atteint un stade que seules des décisions politiques et juridiques courageuses peuvent résoudre : la réquisition des chambres d’hôtel vides et pourtant disponibles à la mise à l’abri des femmes et de leurs enfants ! Protéger ces personnes est la responsabilité de tous et toutes ! L’esprit de notre contrat social doit être respecté. Nous ne demandons rien d’impossible !
    le Mouvement du Nid-Paris , Une Femme un Toit (FIT) , Voix de femmes


  • Tout le monde n’est pas égal face au déménagement
    https://www.liberation.fr/france/2019/02/24/tout-le-monde-n-est-pas-egal-face-au-demenagement_1711086

    « Nous sommes très inégaux face à la mobilité, explique Hugo Bevort, directeur des stratégies territoriales au Conseil général à l’égalité des territoires dont est issu l’Observatoire. Pour les actifs les plus diplômés, la mobilité a un effet positif. Pour les moins diplômés, c’est l’inverse. » Le clivage fonctionne même pour les jeunes : alors que les études supérieures constituent une bonne raison de partir ailleurs, « les moins dotés en capital économique et culturel ont tendance à moins bouger, remarque Louise Haran, coordinatrice du rapport. Il y a un phénomène de renoncement aux études. »

    Les deux crises économiques de 1973 (premier choc pétrolier) et de 2008 (subprimes) n’ont pas eu les mêmes conséquences sur les mobilités. « Dans les années 1970, la crise les a augmentées », dit Louise Haran, mais le marché de l’emploi encore dynamique, pouvait expliquer ces mouvements. « Aujourd’hui, après des décennies de chômage de masse, la crise fixe les individus », ajoute-t-elle. Pour certaines catégories de population, l’injonction à être mobile pour s’en sortir « sonne creux, analyse Hugo Bevort. Le territoire dans lequel on vit, le tissu de relations familiales ou amicales constituent une ressource d’autant plus importante que l’on est pauvre ».


  • Mères seules, pensions à elles
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/05/meres-seules-pensions-a-elles_1713234

    Elles sont devenues un élément incontournable du paysage familial français : les familles monoparentales représentent désormais un foyer sur cinq selon l’Insee, contre un sur dix il y a une trentaine d’années. Dans 85 % des cas, le parent solo est une femme. Voilà pour le tableau clinique. Côté symptômes, la crise des gilets jaunes a permis de faire émerger dans le débat public les maux dont souffrent nombre de ces foyers, que résument bien les statistiques : 34,9 % des familles monoparentales disposaient en 2015 de revenus inférieurs au seuil de pauvreté (moins de 1 334 euros pour une femme avec un enfant de moins de 14 ans), contre 11,8 % des personnes vivant en couple selon l’Insee (1). Soit 2 millions de personnes contraintes de se serrer la ceinture, de sauter parfois des repas ou de renoncer à se chauffer.
    Fléau

    Face à ce constat pour le moins alarmant, le groupe de réflexion Terra Nova appelle à « en finir au plus vite avec les impayés de pension alimentaire », facteur indéniable de cette précarité. Dans une note rendue publique ce mercredi, le think tank livre une série de pistes pour endiguer ce fléau. Le non-paiement de ces pensions touche environ 35 % de ces familles et concernerait près de 500 000 enfants.

    Tout en saluant les mesures mises en place ces dernières années, Terra Nova exhorte à aller plus loin. La loi de 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a en effet permis la mise en place d’un système de garantie des impayés de pension alimentaire (Gipa), chapeauté par la caisse d’allocations familiales (CAF) : désormais, après un mois d’impayé (contre deux auparavant), la CAF peut verser une allocation de soutien familial au parent isolé confronté à un mauvais payeur (115,30 euros) et engager des démarches de recouvrement auprès de ce dernier. Une agence de recouvrement des impayés (Aripa), elle aussi sous l’égide de la CAF, a également vu le jour en janvier 2017 pour accompagner les parents dans leurs démarches et engager le recouvrement.

    Mais pour le directeur général de Terra Nova, Thierry Pech, ce système laisse à désirer en ce qu’il fait « reposer sur les mères la décision de poursuivre ou pas le mauvais payeur, et cette décision est impossible à prendre, notamment pour des raisons psychologiques », déplore-t-il. Et de conclure : « Ce qui n’est pas pris en compte, c’est la charge mentale que cela représente. » Sans compter que cela suppose connaître le dispositif et avoir le cœur de se lancer dans pareille procédure… Résultat : Terra Nova estime que seules 37 000 familles ont engagé des procédures de recouvrement via ce système, soit moins de 20 % des bénéficiaires potentiels.
    « Outil de chantage »

    Le groupe de réflexion suggère ainsi de rendre obligatoire le recours à une agence de gestion et de recouvrement, à l’image de ce qui se fait au Québec. Là-bas, depuis 1995 et la Marche du pain et des roses au cours de laquelle les féministes de la province francophone ont manifesté pour dénoncer la précarité, la gestion et le paiement des pensions alimentaires ont été confiés à un organisme gouvernemental, l’agence Revenu Québec. Dès qu’un jugement est prononcé pour fixer une pension alimentaire, une copie en est automatiquement confiée à cette agence, habilitée à prélever le montant des pensions alimentaires directement sur les revenus des débiteurs. L’organisme peut par ailleurs avancer jusqu’à trois mois de versement en cas de besoin. Et les résultats sont là : tandis qu’avant 1995, seuls 45 % des débiteurs versaient leur dû d’eux-mêmes, ce taux caracole désormais à 96 %.

    « Le regard d’une tierce personne peut jouer un rôle dissuasif et permet de faire tampon entre les parents », appuie la porte-parole du collectif Abandon de famille, tolérance zéro, Stéphanie Lamy, qui milite contre les « violences économiques » et soutient la mise en place en France d’une solution similaire à celle établie au Québec pour éviter que la pension alimentaire ne devienne un « outil de chantage ». Pour la militante, il est grand temps de s’attaquer à cette question des mauvais payeurs et de faire appliquer la loi. Car le délit d’abandon de famille tel que prévu par l’article 227-3 du code pénal est passible de deux ans de prison et de 15 000 euros d’amende, dès lors que le mauvais payeur ne passe pas en caisse à dessein, et ce depuis plus de deux mois. « Or, dans les faits, beaucoup de plaintes sont classées sans suite », déplore Stéphanie Lamy.

    La semaine dernière, elle a lancé une pétition pour dénoncer un risque de dépénalisation de l’abandon de famille en raison de la réforme de la justice. Car désormais, la modification des pensions alimentaires pourrait être effectuée par la Caisse d’allocations familiales, et non plus par un notaire ou un juge aux affaires familiales. Or le délit d’abandon de famille tel qu’il est défini actuellement est constitué dès lors que n’est pas appliquée une décision judiciaire ou une convention « judiciairement homologuée ». Ce qui exclut les documents émanant de la CAF.
    « Pas assez efficace »

    En déplacement à Pessac (Gironde) la semaine dernière, le président de la République s’est voulu rassurant : « Nous n’irons pas vers une dépénalisation », a-t-il dit. La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a quant à elle assuré au Figaro, le 26 février, que le gouvernement étudie actuellement la faisabilité d’un système à la québécoise. Mi-février déjà, lors d’un déplacement à Bergerac (Dordogne), Marlène Schiappa avait reconnu que « le système actuel n’est pas assez efficace ».

    Terra Nova suggère enfin d’augmenter le montant de l’allocation de soutien familial différentielle : si les ressources du débiteur sont faibles, la CAF verse un complément à la pension alimentaire pour atteindre un montant minimum, qui s’élève actuellement à 115,30 euros. Terra Nova suggère de l’augmenter pour atteindre 170 euros. Enfin, pour le think tank, il serait bon de rendre obligatoires les sessions de préparation à la coparentalité, pour limiter les conflits entre parents.

    (1) Sont considérées comme pauvres les personnes ayant des ressources inférieures à 60 % du revenu médian. Soit, en 2018, 1 026 euros pour une personne vivant seule et 1 334 euros pour un parent élevant seul un enfant de moins de 14 ans.

    • C’est moi ou il y a plein de textes intéressants aujourd’hui d’un coup d’un seul ?

      Intéressant, de signaler que le fait qu’il s’agit d’une relation de gré à gré (et donc au bon gré du dominant, de celui qui peut se contenter d’une menace de ne pas payer sans être violent) met les femmes dans cette situation de ne pas recevoir d’aide financière pour élever les gosses de leurs ex. J’en profite pour signaler qu’en cas de garde alternée ce sont toujours les femmes qui allongent le plus de frais (c’est pas moi qui le dis, y’a des travaux dessus) pour l’éducation, la santé, l’habillement, ces trucs qui ne sont pas du « allez les enfants on va au ciné ou au restau » mais des trucs impossibles à refuser de payer quand on voit que le gosse en a besoin et quand le père ne le voit pas. Je dis ça, des fois que la fausse bonne idée arrive de rendre ce partage-là de responsabilités automatique alors qu’en l’état de ce qu’on sait des relations entre conjoint·es après une séparation, les femmes ont besoin de #pension_alimentaire (ou de pognon, plus simplement).

      cc @sandburg pour le modèle allemand ?


  • Gilets jaunes : a-t-on vu des « sulfateuses » à acide dans les manifs, comme le dit un syndicaliste policier ?
    [spoiler : nop !]
    [se poiler encore plus : même la @prefet44 ne peut entretenir le mytho]
    [se poiler jaune en repensant à tous les mythos deversés sur twitter par Linda Kebbab, déléguée Unitité SGP Police, avant que son compte ne se fasse sulfater par sa hiérarchie...]

    En résumé : deux membres des forces de l’ordre assurent, sur la base de témoignages qui leur ont été rapportés mais que nous n’avons pu vérifier, que des sulfateuses à acide sont bien présentes dans certains cortèges de gilets jaunes. Les préfectures des lieux concernés et les directions de la police disent n’avoir jamais eu de remontées en ce sens. Quant à l’utilisation de lance-amarres, elle a été par deux fois rapportée à Nantes (par un syndicaliste et par le Service com’ de la police), à deux dates différentes, sans que la préfecture de Loire-Atlantique n’en ait eu connaissance, et sans que nous n’en ayons eu de preuve matérielle.

    Un #factchecking de @CheckNewsfr / @Libe : https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/05/gilets-jaunes-a-t-on-vu-des-sulfateuses-a-acide-dans-les-manifs-comme-le-


    • Campagne permanente des pharmas sur ce thème, qui oublie systématiquement qu’une des causes principales de ce marché frauduleux (et criminel) réside dans les prix inabordables des vrais produits.
      #brevets


  • (10) Pour un 8 mars féministe universaliste ! - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751


    J’avoue ne pas très bien comprendre leur concept de l’universalisme, vu qu’il a l’air de se limiter à celles qui sont comme elles, ce qui me semble précisément un peu paradoxal.
    Je suppose que ce sont les mêmes qui défendent le droit d’être « importunées », des trucs dans le genre ?

    Il faudrait un nouveau hachtag, un truc comme #fauxministes

    Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des Etats-Unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

    Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministes puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

    Comment accepter que le voilement des fillettes, qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

    Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ? En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

    Nous, signataires de l’appel « pour un 8 mars féministe universaliste ! »

    • Si l’on doutait que l’universalisme est désormais une valeur d’arrière-garde, en voici la triste confirmation…

      André Gunther
      Réponse à André Gunther sur twitter :

      Ce n’est pas l’universalisme qui est devenu d’arrière-garde. Le problème c’est d’avoir laissé ce courant se prétendre universaliste alors qu’il ne procède que par essentialisme et différentialisme.

      https://twitter.com/gunthert/status/1102565505024618497

    • Il y a aussi, parmi plein de personnes engagées pour la laïcité (mais qui pensent peut-être aux droits des femmes tous les matins en se rasant, qui sait ?), Jeanne Favret-Saada.

      Oui, ça fait très « féminisme blanc » et elles exagèrent en faisant comme si elles étaient les seules à être contre l’obligation de se voiler, mais ce que je vois avant tout, derrière la sale tête de Badinter, c’est un clivage assez pénible qui tient à pas mal de mauvaise foi... de part et d’autre. Pénible !

    • Vous êtes sommé·e·s de faire allégeance au côté obscur de « l’Esprit des Lumières »

      Nous constatons avec satisfaction que nombre d’événements en lien avec cette journée sont organisés ; en revanche, la mobilisation est morcelée : le relativisme culturel est passé par là, nous divisant en autant de groupes antagonistes et fabriquant des clivages imaginaires .

      Encore des histoires de morceaux de tissu (que l’on ne saurait voir sur les têtes de « nos femmes »).
      Clivages imaginaires, dit-on dans cette tribune (signée par qui, au fait ?) : la nouvelle tendance pour déconsidérer toute personne en lutte, c’est de la psychiatriser : fantasme, hystérie et autres troubles mentaux répertoriés au Diagnostic and Statistical Manual (of Mental Disorders).
      Finalement, « l’Esprit des Lumière » a bien réussi sa reconversion au totalitarisme puisque ses affidé·es en ont intégré toutes les méthodes coercitives. Force est de constater que dans cet universalisme-là , on est loin d’avoir la lumière à toutes les pièces.

      #confusionnisme (on peut dire ça ?)

    • Je trouve le hashtag #fauxministes pas très adapté sur ce coup-là : il y a plein de mecs laïcs qui n’en ont peut-être rien à faire mais il y a aussi de vraies féministes dans cette pétition. Des vraies féministes avec des idées rances sûrement mais je ne me vois pas attribuer des labels de vraie féministe et de fausses à des meufs qui s’engagent pour les droits des femmes, comme certaines ici. Fauxministes, c’est ceux et celles qui en parlent le 36 du mois, comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase mais jusqu’ici on s’en tapait ou comme le prétexte pour vomir sur des ennemis idéologiques, etc. Fauxministe, Baupin avec son rouge à lèvres mais pas Badinter, aussi éloignée serais-je de son féminisme.