Amnesty International | Working to Protect Human Rights

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  • L’accord de migration entre l’Italie et l’Albanie : un #échec et d’une #cruauté sans nom

    La #délocalisation du traitement des demandes d’asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la #sécurité, la #liberté et les #droits_humains de ces personnes, souligne #Amnesty_International dans un #rapport publié quelques semaines seulement après les événements de Ceuta qui ont mis en lumière les dangers des politiques migratoires de l’Union européenne (UE) axées de longue date sur l’exclusion et le confinement.

    Le rapport intitulé "Italy : Extraterritorial migration detention and human rights obligations" (https://www.amnesty.org/en/documents/eur30/1365/2026/en) se penche sur l’accord de 2023, portant sur la création en Albanie de deux centres de détention gérés par les autorités italiennes, qui a conduit au transfert forcé de plusieurs centaines de personnes devant subir une détention, nombre d’entre elles n’ayant pas la possibilité de bénéficier d’une assistance juridique. Les conditions de vie sur place et le coût humain désastreux des politiques de délocalisation migratoire de l’Italie ont poussé plusieurs personnes à s’automutiler ou à tenter de se suicider.

    « La délocalisation de la détention vise en définitive à dissuader et à tenter de se soustraire à la fois aux responsabilités liées à la prise en charge des personnes migrantes et à l’obligation d’accorder l’asile à celles qui en ont besoin. L’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie montre une fois de plus le coût inévitable de cette approche en ce qui concerne les droits humains, a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.

    « Juste avant l’entrée en vigueur de l’accord, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences néfastes qu’il aurait inévitablement sur les droits des personnes en détresse en mer et de celles transférées en Albanie. De toute évidence, ces craintes se sont concrétisées. »

    Amnesty International estime que ses conclusions doivent servir d’avertissement à l’UE quant aux conséquences désastreuses des politiques migratoires qui cherchent à s’appuyer de plus en plus sur des pays situés en dehors de ses frontières pour gérer les migrations, au détriment de la mise en place de voies sûres et légales.
    Une cruauté inutile

    Entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Italie a mené trois opérations en mer et a procédé au transfert forcé de 74 personnes directement depuis les eaux internationales vers l’Albanie, en vertu de cet accord. À la suite de nombreuses décisions de la justice italienne annulant les mandats de placement en détention visant ces personnes, l’Italie a mis fin aux transferts vers l’Albanie depuis la haute mer.

    Cependant, en mars 2025, le gouvernement italien a modifié l’accord afin d’autoriser la détention en Albanie d’hommes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie. En conséquence, au cours des 15 derniers mois, plusieurs centaines d’hommes (plus de 500 selon certaines sources), pour la plupart racisés, ont été transférés de force vers le centre de détention albanais de Gjadër.

    Entre le 11 avril et le 16 mai 2025, 42 faits graves ont été recensés au centre de Gjadër, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été blessées par des éclats de verre, ainsi que divers cas d’automutilation.

    Le gouvernement italien a fait obstacle au suivi indépendant de la mise en œuvre de l’accord, notamment en restreignant le contrôle parlementaire et en contournant les procédures législatives ordinaires. Comme l’accès et le contrôle des observateurs·trices indépendants des droits humains sont limités, on ignore en grande partie ce qui se passe dans les centres de détention albanais.
    Bien que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne, leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocat·e·s, aux tribunaux et à d’autres garanties, compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice.

    Un avocat interrogé par Amnesty International a expliqué qu’il n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense. Selon lui, les procès-verbaux des audiences d’asile montrant que des personnes interrogées répondaient par monosyllabes indiquaient qu’elles avaient été intimidées.

    « Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées, ce qui est tout à fait compréhensible. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie.
    Atteintes à l’état de droit

    Les tribunaux italiens et la Cour de justice de l’UE ont estimé que les règles et pratiques italiennes relatives aux demandes d’asile déposées par des ressortissant·e·s de pays désignés par l’Italie comme « sûrs » (ce qui entraîne un traitement accéléré de ces demandes) étaient incompatibles avec le droit applicable de l’UE et ne prévoyaient pas de garanties suffisantes pour les demandeurs·euses.

    Malgré les décisions répétées des tribunaux italiens ordonnant la libération des personnes placées en détention en Albanie, le gouvernement italien a poursuivi la mise en œuvre de l’accord. Il a tenté de limiter le contrôle des tribunaux quant à la désignation des « pays sûrs » en recourant à des dispositions de la législation destinées aux situations d’urgence, sans justifier les atteintes à l’état de droit.

    Des personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie et déjà détenues dans ce pays ont également été soumises à des transferts extraterritoriaux illégaux, en dehors du cadre prévu par le droit national et européen.

    « Il est absolument clair que le modèle italo-albanais est impossible à mettre en œuvre dans le respect des obligations de l’Italie en matière de droits humains. Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet [1] visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a déclaré Eve Geddie.

    « Les autorités italiennes doivent immédiatement mettre fin à l’accord avec l’Albanie, mettre en œuvre des solutions autres que la détention des personnes migrantes qui, aux termes du droit international, doit rester une mesure de dernier recours, et garantir à toutes les personnes en quête de protection internationale l’accès à une procédure d’asile efficace et non discriminatoire ainsi qu’à un accueil digne sur le territoire italien. Tous les réfugié·e·s et migrant·e·s devraient pouvoir bénéficier de garanties juridiques efficaces et d’un contrôle indépendant. »
    Complément d’information

    L’accord entre l’Italie et l’Albanie est entré en vigueur le 23 février 2024 pour une durée de cinq ans au terme de laquelle il sera automatiquement renouvelé. Le gouvernement italien aurait alloué plus de 670 millions d’euros à son fonctionnement jusqu’en 2028.

    Le ministère italien de l’Intérieur ayant rejeté à plusieurs reprises les demandes d’accès pour Amnesty International à ces centres de détention en Albanie, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public, nos recherches s’appuient sur la correspondance échangée avec le ministère de l’Intérieur, l’examen de documents judiciaires, les informations échangées au sein du réseau de la société civile Tavolo Asilo e Immigrazione, les rapports de parlementaires et de médiateurs·trices, et sur des entretiens menés avec des agences des Nations unies et deux avocats représentant des personnes détenues à Gjadër.

    https://www.amnesty.be/infos/actualites/italie-albanie-migration-deal
    #migrations #asile #réfugiés #Italie #Albanie #détention_administrative #rétention #transfert_forcé #assistance_juridique #conditions_de_vie #automutilation #tentatives_de_suicide #suicide #justice #Gjadër #Etat_de_droit #traumatisme

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    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie :
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • #Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le #génocide en cours à #Gaza – nouvelle enquête - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/india-continuing-weapons-exports-to-israel-could-risk-complicity-in-ongoing

    L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.

    Intitulé Made in India : The Supply of Weapons and Ammunition to Israel, ce rapport montre que le gouvernement indien a établi un partenariat étroit et rentable avec le secteur de la défense israélien et est devenu un fournisseur important de la chaîne d’approvisionnement qui soutient les opérations militaires d’Israël.

    S’appuyant sur les données relatives aux expéditions de marchandises entre l’Inde et Israël, ce rapport révèle que des armes, des munitions, des pièces détachées et des composants indiens ont été expédiés à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent l’armée d’Israël. Le rapport établit également que des entreprises directement détenues ou contrôlées par l’État indien sont impliquées dans ce commerce.

    « Nos recherches révèlent un soutien constant de l’Inde à l’armée et au secteur de la défense israéliens malgré le génocide à Gaza, dont il est pourtant question presque quotidiennement dans les médias du monde entier depuis des années, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

    « L’Inde fabrique et fournit des armes transférées à Israël par le biais des grandes entreprises fournisseuses qu’elle détient et contrôle. Non seulement elle ne réglemente pas les exportations d’armes vers Israël réalisées par des entreprises privées comme le lui imposent le droit international et les normes internationales, mais en outre elle a renforcé son partenariat de défense avec Israël.

    « Compte tenu des mesures conservatoires prises par la Cour internationale de justice, qui reconnaissent un risque plausible de génocide contre les Palestinien·ne·s de Gaza, les autorités indiennes ne peuvent pas affirmer de façon crédible qu’elles ne savaient pas que, si elles continuaient d’autoriser et de faciliter les transferts d’armes vers Israël, elles risquaient fortement de contribuer à de graves violations du droit international. Tandis que l’armée israélienne répandait la mort et la destruction à Gaza, infligeant de vastes souffrances à la population palestinienne, les entreprises indiennes ont continué de faire du profit en livrant des composants et des munitions destinés au secteur de la défense israélien.

    « Le gouvernement indien doit cesser immédiatement d’autoriser les exportations d’armes, de munitions et de pièces détachées vers Israël. Il doit aussi veiller à ce que les entreprises placées sous son contrôle ne contribuent pas à des crimes de droit international. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités partout dans le monde, ce qui implique notamment qu’elles doivent prendre dès le départ des mesures préventives fermes pour s’assurer que leurs produits ne soient pas utilisés pour commettre de graves violations du droit international. Ces mesures doivent être proportionnées au niveau de risque. »

  • Les États africains doivent refuser de se rendre complices de l’#ICE
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/tribune-politique-americaine

    La République centrafricaine fait partie des 13 pays d’Afrique subsaharienne connus pour avoir signé un accord d’expulsion de force vers un pays tiers avec les États-Unis – rejoignant ainsi le Burundi, le Cameroun, le Cap-Vert, la République Démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, l’Eswatini, le Ghana, le Libéria, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan du Sud et l’Ouganda. Ces accords avec des pays tiers permettent au gouvernement américain d’expulser de force de son territoire les personnes qu’il souhaite voir partir – y compris celles dont la procédure d’immigration est en cours et qui bénéficient d’une protection juridique empêchant de les renvoyer dans leur pays car elles risquent d’y être torturées.

  • #Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/lebanon-israeli-attacks-killing-children-wiping-out-families-must-be-invest

    « En l’espace d’une semaine seulement, l’armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d’enfants, au Liban, faisant preuve d’un mépris flagrant pour la vie des civil·e·s. Combien d’autres familles devront encore extraire les restes de leurs enfants des décombres avant que ce cycle dévastateur de crimes de guerre ne prenne fin ? La communauté internationale doit agir maintenant : les États doivent immédiatement imposer un embargo complet sur les armes contre Israël, et invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d’enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre », a déclaré Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

    « On craint de plus en plus que l’accord le plus récent entre Israël et le Liban, négocié par les États-Unis, ne devienne encore un nouvel obstacle à la justice, privant ainsi les victimes de toute possibilité d’obtenir des comptes. Les récits poignants de rescapé·e·s et de témoins de ces attaques donnent un aperçu effrayant de ce que signifie concrètement l’#impunité totale dont bénéficie Israël pour ses attaques illégales.

    « Les autorités libanaises doivent agir de manière décisive et conférer à la Cour pénale internationale la compétence requise pour enquêter sur les crimes commis sur leur territoire, en soutenant les efforts de la justice internationale et en ouvrant des enquêtes nationales crédibles et indépendantes sur les crimes relevant du droit international. Faute d’action coordonnée – tant au niveau national qu’international -, le cycle des crimes de guerre et de l’impunité se poursuivra, sans aucune issue en vue. »

  • Liban. Israël intensifie son recours aux ordres illégaux d’« évacuation » massive et se rend responsable de transfert illégal de population, un crime de guerre - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/06/lebanon-israel-radically-expands-use-of-unlawful-mass-evacuation-orders-and

    Avec toujours les mensonges extraordinaires de l’état terroriste génocidaire sioniste :

    En réponse aux questions d’Amnesty International, l’armée israélienne a nié avoir émis des ordres d’évacuation obligatoire, affirmant qu’elle avait adressé des « alertes préalables aux civils » et qu’il ne s’agissait pas d’obligations, mais de « recommandations ». Amnesty International a déjà expliqué pourquoi les ordres d’« évacuation » massive ne constituent pas des avertissements préalables efficaces et a établi, dans son analyse, une distinction entre ces alertes, émises avant une attaque [conformément au principe de précaution] concernant un lieu précis tel qu’un bâtiment, et les ordres d’« évacuation » massive, concernant des listes de villages et de vastes étendues de territoire.

    Dans sa lettre, l’armée israélienne affirmait qu’« aucune interdiction n’empêche les civils libanais de regagner leurs foyers ». Toutefois, le 15 juin, après l’annonce selon laquelle les États-Unis et l’Iran ont conclu un cessez-le-feu englobant le Liban, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a déclaré que les forces israéliennes resteront « dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée » et que ces zones seraient « débarrassées de leurs habitants, et que toutes les infrastructures terroristes […] y compris les maisons des villages situés sur la ligne de contact qui servaient de bastions terroristes, seraient détruites ».

  • Monde. Les énormes pipelines de données qui alimentent les principaux systèmes d’IA générative reposent intrinsèquement sur des intrusions massives dans la vie privée - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-enormous-data-pipelines-powering-major-generative-ai-systems-are-roo

    Des entreprises extraient des quantités astronomiques de précieuses données en ligne en moissonnant illégalement le web pour élaborer leurs produits d’intelligence artificielle (IA) générative, ce d’une manière qui permet des intrusions massives dans la vie privée, rendant ces systèmes illégaux par leur conception même, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport ce jeudi 28 mai.

  • How Israel Turned Eurovision’s Stage Into a Soft Power Tool - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/05/11/world/europe/eurovision-israel-gaza-netanyahu.html

    Last fall and winter, senior Israeli diplomats urgently contacted officials and television broadcasters across #Europe to address a delicate, if unexpected topic: the high camp Eurovision Song Contest.

    Broadcasters wanted to ban Israel from #Eurovision and threatened to boycott the contest over the war in Gaza. Some even accused the Israeli government of unfairly influencing the results through a mass voting campaign.

  • Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/04/amnesty-international-calls-states-to-stop-predatory-era-taking-hold

    La situation des droits humains dans le monde, ainsi que les autres documents publiés cette année par Amnesty International, détaillent des crimes de droit international généralisés et une multiplication des attaques contre le système de justice internationale, qui portent gravement atteinte aux fondements sur lesquels reposent les droits humains au niveau mondial. 

    Israël a poursuivi son #génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, et a maintenu le système d’#apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion. Les autorités israéliennes ont de plus en plus autorisé ou encouragé les colons à attaquer et terroriser les Palestinien·ne·s en toute impunité, et de hauts responsables de l’État ont encensé et glorifié la violence contre les Palestinien·ne·s, y compris les arrestations arbitraires et la torture des détenu·e·s. 

    Les #États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026.

    La #Russie a intensifié ses attaques aériennes contre des infrastructures civiles essentielles en Ukraine, tandis que l’armée du Myanmar a utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civil·e·s, dont des enfants. 

    Les #Émirats_arabes_unis ont alimenté le conflit au #Soudan en fournissant de l’armement #chinois de pointe aux Forces d’appui rapide, qui ont pris le contrôle de la ville d’El Fasher en octobre après l’avoir assiégée pendant 18 mois et ont commis des massacres de civil·e·s et des violences sexuelles. En République démocratique du #Congo (RDC), le groupe armé #M23, avec l’aide active du #Rwanda, a pris les villes de Goma et de Bukavu et a tué illégalement des civil·e·s et torturé des détenu·e·s. 

    […]

    Israël a intensifié ses attaques contre le #Liban.

    Entre la mort de plus de 100 #enfants tués par une frappe états-unienne illégale sur une école en #Iran et les attaques dévastatrices de toutes les parties contre des infrastructures énergétiques, le conflit a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau dans cette région déjà agitée, ainsi qu’ailleurs dans le monde. 

    En Afghanistan, les talibans ont intensifié leurs politiques prédatrices contre les femmes, avec de nouvelles interdictions les privant d’éducation, de travail et de liberté de circuler, tandis qu’en Iran les autorités ont massacré des manifestant·e·s en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies. 

    En 2025, les États-Unis, Israël et la Russie ont encore affaibli les mécanismes internationaux d’obligation de rendre des comptes, et en particulier la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement de Donald Trump a pris des sanctions contre des membres du personnel de la CPI, des organisations collaborant avec elle et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, et la Russie a délivré des mandats d’arrêt contre des responsables de la CPI. Plusieurs autres États se sont retirés du Statut de Rome et des traités interdisant les armes à sous-munitions et les mines antipersonnel ou ont annoncé leur intention de le faire. 

    La grande majorité des États ont refusé ou se sont montrés incapables de dénoncer systématiquement les actes prédateurs commis par les États-Unis, la Russie, Israël ou la Chine, ou de négocier des solutions diplomatiques. L’Union européenne et la plupart des pays européens ont cédé lâchement face aux attaques états-uniennes contre le droit international et les mécanismes multilatéraux. Ils n’ont pas pris de mesures dignes de ce nom pour faire cesser le génocide israélien ou mettre un terme aux transferts irresponsables d’armes et de technologies alimentant des crimes de droit international dans le monde entier. Ils ne se sont pas non plus montrés disposés à promulguer des lois pour faire barrage aux sanctions des États-Unis et protéger les personnes visées par celles-ci, notamment les juges et les procureurs de la CPI.

    L’Italie et la Hongrie ont refusé d’arrêter sur leur territoire des personnes se trouvant sous le coup de mandats de la #CPI, et l’Allemagne, la #France et la Pologne ont laissé entendre qu’elles feraient de même

    «  Les dirigeant·e·s mondiaux ont jusqu’à présent fait preuve d’une trop grande soumission face aux attaques contre le droit international et le système multilatéral. Leur silence et leur inaction sont inexcusables. C’est une faillite morale, qui n’aboutira à rien d’autre qu’à une retraite, une défaite et l’effacement de décennies de gains durement acquis en matière de droits humains.

    Faire des concessions excessives aux agresseurs revient à jeter de l’huile sur un feu qui nous brûlera toutes et tous et réduira en cendres l’avenir des générations futures  », a déclaré Agnès Callamard. 

    «  Certaines personnes pourraient être tentées de balayer d’un revers de la main le système bâti ces 80 dernières années, affirmant qu’il n’est rien d’autre qu’une illusion. Cela reviendrait à faire peu de cas des avancées acquises de haute lutte en matière de reconnaissance des droits universels, notamment l’adoption de nombreuses conventions internationales et lois nationales protégeant contre la discrimination raciale et la violence à l’égard des femmes, consacrant les droits des travailleuses et travailleurs et des syndicats, et reconnaissant ceux des peuples autochtones. Ce serait oublier les solutions apportées à la pauvreté, le renforcement des droits reproductifs et la justice mise en œuvre quand les États choisissent de respecter la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

    «  Les prédateurs politiques et économiques, ainsi que celles et ceux qui les aident, déclarent la mort du système multilatéral non pas parce qu’il est inefficace, mais parce qu’il ne sert pas leurs objectifs d’hégémonie et de contrôle. La bonne réponse ne consiste pas à proclamer que ce système est une illusion ou est irréparable, mais à s’attaquer à ses lacunes, à cesser de l’appliquer de façon sélective et à continuer de le transformer pour qu’il soit pleinement en mesure de défendre tout le monde avec la même détermination.  »

    • Lebanon : Order of Malta staff member Chadi Ammar killed in airstrike
      https://www.orderofmalta.int/news/lebanon-order-of-malta-staff-member-chadi-ammar-killed-in-airstrike

      Dieu seul sait qui en est l’auteur

      The Order of Malta mourns the tragic death of Chadi Ammar, a young Order of Malta staff member in Lebanon, the victim of an airstrike that hit the southern town of Aïn Ebel.

    • EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient :
      https://www.lemonde.fr/international/live/2026/03/14/en-direct-guerre-au-moyen-orient-emmanuel-macron-appelle-israel-a-des-discus

      13:40 Liban
      Les frappes israéliennes ont tué 26 personnes du secteur médical depuis la début des bombardements israéliens sur le Liban le 2 mars, a annoncé, samedi, le ministère de la santé libanais. Cette déclaration intervient après l’annonce, par les autorités, d’une frappe israélienne nocturne ayant tué 12 médecins, secouristes et infirmiers travaillant dans un centre de santé à Burj Qalawiya, dans le sud du pays. Pus tôt, une frappe sur la localité de Sawaneh (sud) avait tué deux ambulanciers.

      Le ministère de la santé a également accusé Israël de « cibler » de façon répétée les ambulanciers en intervention, après qu’Israël a accusé, samedi, le Hezbollah d’utiliser des ambulances et des infrastructures médicales « à des fins militaires ».

    • L’état génocidaire sioniste réitère encore et encore les mêmes mensonges malgré qu’ils aient été maintes et maintes fois démontées

      Dernière en date, Mars 2025

      Liban. Les attaques israéliennes visant des établissements de santé, des ambulances et des secouristes doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre - Amnesty International
      https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/03/lebanon-israeli-attacks-on-health-facilities-ambulances-and-paramedics-must

      israélienne a, à plusieurs reprises, accusé le Hezbollah d’utiliser des ambulances pour transporter des combattants et des armes, et de se servir de centres médicaux affiliés au Comité sanitaire islamique (CSI) comme « couverture pour des activités terroristes ». Dans le cas des quatre attaques sur lesquelles Amnesty International a enquêté, l’organisation n’a pourtant trouvé aucun élément indiquant que les véhicules ou infrastructures touchés étaient utilisés à des fins militaires au moment des faits.

      « Quand un système de santé est attaqué, les civil·e·s souffrent. Même lorsque des hôpitaux sont soupçonnés d’être utilisés à des fins militaires et perdent ainsi leur statut de protection au regard du droit international, ils ne peuvent être pris pour cibles que si un avertissement laissant assez de temps pour évacuer les patient·e·s et le personnel a été ignoré. Une partie attaquante reste en toutes circonstances tenue de respecter le principe de proportionnalité, en mettant en balance l’avantage militaire concret et direct que pourrait apporter une attaque et les préjudices que pourrait causer cette attaque à la population civile et aux biens de caractère civil, y compris ses conséquences humanitaires indirectes » a déclaré Erika Guevara Rosas.

      Amnesty International s’est entretenue avec 17 personnes, parmi lesquelles des professionnel·le·s de la santé, des témoins des attaques, des responsables locaux et des membres de familles de victimes. L’équipe de recherche de l’organisation s’est également rendue sur les lieux de l’attaque contre le centre du CSI à Bachoura, un quartier de Beyrouth. Par ailleurs, Amnesty International a vérifié 46 photos et vidéos des attaques qui lui ont été directement transmises ou qui ont été publiées dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’organisation a écrit à l’armée israélienne pour lui faire part de ses conclusions le 11 novembre 2024, mais n’avait reçu aucune réponse au moment de la publication de ce communiqué.

      Le personnel médical, les hôpitaux et les autres établissements de santé sont protégés par le droit international humanitaire. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les personnes qui occupent exclusivement des fonctions de non-combattant dans des groupes armés ou qui sont simplement membres ou relèvent d’entités politiques dotées d’une branche armée, comme le Hezbollah, ne peuvent pas être prises pour cibles sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. Le personnel médical affilié au Hezbollah, notamment les personnes affectées au sein d’organisations de défense civile, exerçant exclusivement des missions médicales ou humanitaires, sont protégées des attaques.

  • Monde. Les États européens doivent rétracter leurs attaques scandaleuses contre la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/02/global-european-states-must-retract-outrageous-attacks-on-un-special-rappor

    (...) Réagissant aux appels lancés par des ministres et des responsables français et tchèques demandant la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré :

    « Il est inacceptable que des ministres en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie et en Tchéquie aient attaqué la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, en se basant sur une vidéo délibérément tronquée afin de déformer et de mal interpréter gravement ses propos, comme le montre clairement le visionnage dans son intégralité du discours original de la rapporteuse spéciale.

    Les ministres qui ont diffusé cette désinformation doivent faire plus que simplement supprimer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, comme certains l’ont fait. Ils doivent présenter des excuses publiquement et rétracter toute demande de démission de Francesca Albanese. Leurs gouvernements doivent également enquêter sur la manière dont cette désinformation s’est produite afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.

    « Il est regrettable que ces ministres n’aient pas été aussi virulents et fermes face à un État qui se livre à un génocide, à une occupation illégale et à l’apartheid, qu’ils le sont dans leurs attaques contre une experte des Nations unies. Leur lâcheté et leur refus de demander des comptes à Israël contrastent fortement avec l’engagement sans faille de la rapporteuse spéciale à dire la vérité aux tenants du pouvoir.

    « L’engagement de la rapporteuse spéciale à enquêter de manière objective sur les faits en se basant sur des preuves concrètes et à appliquer le droit international a été essentiel pour dénoncer les violations persistantes des droits des Palestinien·ne·s par Israël et la complicité de tierces parties. Les appels qui ont été lancés pour obtenir sa démission doivent être catégoriquement rejetés : ils représentent les dernières offensives en date parmi une série d’attaques personnelles et de tentatives alarmantes visant à la réduire au silence. Cette campagne visant à la discréditer est un écran de fumée qui sert à détourner l’attention du génocide perpétré par Israël à Gaza, de son système d’apartheid et de son occupation illégale du territoire palestinien occupé.

    (...)

  • Des civil·e·s pris pour cible : Meurtres, prise d’otages et autres atteintes aux droits humains perpétrés par des groupes armés palestiniens en Israël et à Gaza – Synthese

    Voici la synthèse du rapport intitulé Des civil·e·s pris pour cible. Meurtres, prise d’otages et autres atteintes aux droits humains perpétrés par des groupes armés palestiniens en Israël et à Gaza (Index : MDE 15/0282/2025).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/12/mde1502832025french.pdf

    https://www.amnesty.org/fr/documents/mde15/0283/2025/fr

    #palestine #israel

  • Global warning over cyber-attacks targeting users’ phones in over 150 countries – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20251208-global-warning-over-cyber-attacks-targeting-users-phones

    Google and Apple have issued a new round of cybersecurity warnings to users in more than 150 countries, including Egypt and Saudi Arabia, after detecting attempts to hack phones using advanced spyware linked to the Israeli company #Intellexa, according to media reports.

  • Libyen 2.0 : Die operative Vorbereitung der Venezuela-Intervention


    Beatrice Murch from Buenos Aires, Argentina, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

    Comment préparer une guerre. Les assassins chef de la Lybie préparent une nouvelle édition de leur oeuvre sanglant. Voici la liste des participants et une analyse stratégique.

    1.12.2025 von Michael Hollister -

    Die Kommandeure und der Plan für Venezuela .

    Erster Teil einer umfassenden Analyse.

    Während Washington behauptet, sein massiver Militäraufmarsch in der Karibik richte sich gegen Drogenkartelle, zeichnet sich ein anderes Muster ab – eines, das Libyen 2011 in beunruhigenden Details gleicht. Dasselbe Drehbuch. Ähnliche Kommandeure. Und ein identischer Vorwand: humanitäre Intervention als Tarnung für Ressourcenkontrolle und geopolitische Eindämmung. Die Frage ist nicht mehr ob, sondern wann Washington zuschlägt – und wie genau das libysche Desaster sich wiederholen wird.

    Im Oktober 2025 dokumentierte ich, wie Venezuelas strategischer Wechsel zu Yuan und Tether für seine Ölgeschäfte das Petrodollar-System direkt bedroht – jenen Eckpfeiler der US-Finanzhegemonie, den Washington seit Jahrzehnten mit allen Mitteln verteidigt. Seitdem hat sich die Eskalation dramatisch beschleunigt. Zehn F-35-Kampfjets wurden in die Region verlegt – Flugzeuge für die Zerstörung gegnerischer Luftverteidigung, nicht für Drogenbekämpfung. Die 4. Flotte der US-Marine positionierte sich vor venezolanischen Gewässern. Eine „Counter-Narcotics Task Force“ wurde zusammengestellt – mit einer Feuerkraft, die jede Drogenbekämpfungsoperation der Geschichte in den Schatten stellt. Am 2. September versenkte ein US-Luftschlag ein venezolanisches Schnellboot. Elf Menschen starben.

    Was Mainstream-Medien nicht berichten: Ich habe die Think-Tank-Papiere erhalten, die diese Intervention Stufe für Stufe steuern. Ich habe die Militärkommandeure identifiziert, die überwachen, was Strategen des Atlantic Council explizit „die nächsten Schritte auf der Eskalationsleiter“ nennen. Das ist keine Verschwörungstheorie. Das ist operative Planung – mit Namen, Zahlen und Zeitplänen. Es ist das Libyen-Drehbuch, aktualisiert für die Karibik. Und es läuft bereits.
    Der militärische Aufbau – Die Kommandeure

    Jede Intervention beginnt mit Positionierung. Bevor Bomben fallen, werden Kommandostrukturen aufgebaut, Streitkräfte verlegt, Befehlsketten etabliert. Was derzeit in der Karibik geschieht, folgt diesem Muster mit chirurgischer Präzision. Hier sind die Militärkommandeure, die den aktuellen Aufmarsch leiten – allesamt mit Kampferfahrung im Nahen Osten, jetzt verlegt in Amerikas „Hinterhof“.
    General Laura J. Richardson – Die Architektin

    Position: Kommandierende Generalin, US Southern Command (SOUTHCOM)

    Laura Richardson ist die mächtigste militärische Figur für den gesamten lateinamerikanischen Raum. SOUTHCOM, mit Hauptquartier in Florida, ist zuständig für alle US-Militäroperationen in Mittel- und Südamerika. Was Richardson befiehlt, wird umgesetzt.

    Ihre Rhetorik hat sich seit 2023 fundamental gewandelt. Während frühere SOUTHCOM-Kommandeure von „Partnerschaft“ sprachen, verwendet Richardson zunehmend aggressive Sprache. Sie bezeichnet Lateinamerika explizit als „unseren Hinterhof“ – eine Formulierung, die bewusst Dominanzanspruch signalisiert.

    Besonders aufschlussreich: Richardson betont wiederholt die Notwendigkeit, chinesischen und russischen Einfluss zurückzudrängen. In einer Anhörung vor dem Streitkräfteausschuss des Senats im März 2024 sagte sie: „Wir dürfen nicht zulassen, dass externe Mächte in unserem strategischen Raum Fuß fassen. Lateinamerika ist und bleibt zentral für unsere nationale Sicherheit.“ Übersetzt: Venezuela, mit seinen engen China-Beziehungen, ist eine Bedrohung.

    Ihre Karriere ist geprägt von Operationen im Irak und Afghanistan – Konflikte, die ebenfalls unter humanitären Vorwänden begannen und in jahrzehntelangen Besatzungen endeten. Ihre Ernennung zur SOUTHCOM-Kommandeurin 2021 signalisierte eine Neuausrichtung: Weg von „soft power“, hin zu militärischer Durchsetzung.
    Konteradmiral James Aiken – Der Seeblockierer

    Position: Kommandeur, 4. US-Flotte

    James Aiken ist der operative Vollstrecker auf See. Die 4. Flotte, 2008 reaktiviert, ist das maritime Machtinstrument für die Region. Aiken kontrolliert alle Marineoperationen vor den Küsten Venezuelas.

    In offiziellen Verlautbarungen verwendet Aiken den Euphemismus „maritime Sicherheit“ – klassischer Code für Kontrolle und Projektion. Was bedeutet „maritime Sicherheit“ vor Venezuela? Die Überwachung von Öltankern. Die Identifizierung chinesischer Schiffe. Die Vorbereitung auf maritime Interdiktionsoperationen – jene Stufe 3 der Eskalationsleiter, die noch nicht aktiviert, aber bereits vorbereitet ist.

    Die 4. Flotte operiert mit mehreren Zerstörern und Fregatten in direkter Nähe zu venezolanischen Gewässern. Offiziell „Counter-Narcotics“. Faktisch in einer Position, die es ermöglicht, innerhalb von Stunden eine vollständige Seeblockade zu verhängen – ohne sie völkerrechtlich als solche zu deklarieren.

    Aikens Hintergrund: Er kommandierte zuvor Operationen im Persischen Golf, wo ähnliche „maritime Sicherheits“-Einsätze iranische Öltanker unter Druck setzten. Die Methodik ist identisch. Nur die Geographie hat sich geändert.
    Generalleutnant Michael T. Plehn – Der Sanktionsdurchsetzer

    Position: Vize-Kommandeur, US Southern Command

    Michael Plehn ist offiziell für „Counter-Narcotics“ zuständig. Die Realität: Er ist tief in Sanktionsdurchsetzungsoperationen involviert – jene wirtschaftlichen Kriegsführungsmaßnahmen, die Venezuela erdrosseln sollen.

    Sanktionsdurchsetzung bedeutet konkret: Identifizierung von Schiffen unter falscher Flagge. Überwachung von Geldtransfers in Tether und Yuan. Koordination mit dem US-Finanzministerium. Und – besonders relevant – Vorbereitung militärischer Optionen, um Sanktionen mit Gewalt durchzusetzen, falls „erforderlich“.

    Plehn war in Afghanistan und Irak eingesetzt, wo er Erfahrungen in „unconventional warfare“ sammelte – Operationen unterhalb der Schwelle offener Kriegserklärung. Genau das, was derzeit in der Karibik läuft.

    Interne Militärdokumente zeigen: Plehn ist federführend bei der Planung „graduated response options“ – abgestufte Reaktionen von Wirtschaftsdruck über maritime Interdiction bis hin zu begrenzten Luftschlägen. Er übersetzt Think-Tank-Papiere in operative Militärpläne.
    Konteradmiral Thomas Allan – Der Mann für den Boden

    Position: Kommandeur, Joint Task Force Bravo (JTF-Bravo)

    Thomas Allan kommandiert jene Einheit, die tatsächlich „boots on the ground“ stellt. Die Joint Task Force Bravo, stationiert in Honduras, ist die Schnelle Eingreiftruppe für Lateinamerika. Offiziell: humanitäre Missionen. Tatsächlich: militärische Speerspitze für Interventionen.

    Besonders interessant: JTF-Bravo war zwischen 2010 und 2014 logistisch in Operationen rund um Libyen involviert – nicht in der Kampfzone, aber in Bereitstellung von Personal und nachrichtendienstlicher Unterstützung. Die Einheit hat Erfahrung in schnellen Interventionen unter humanitärem Deckmantel.

    Allan selbst hat Kampferfahrung im Irak, unter anderem in „special operations“. Er ist ein Praktiker, der weiß, wie man militärische Gewalt unterhalb der Schwelle offener Invasion einsetzt – genau das Libyen-Modell, das Think Tanks für Venezuela empfehlen.

    Aktuell hält JTF-Bravo „Bereitschaftsübungen“ ab. Offiziell für Naturkatastrophen. Aber die trainierten Einheiten sind dieselben, die bei einer Venezuela-Intervention zum Einsatz kämen: Luftlandekräfte, Special Forces, schnelle Logistik.
    Die Hardware: Was bereits vor Ort ist

    Luftwaffe:

    10 F-35A Lightning II – Stealth-Flugzeuge zur Zerstörung gegnerischer Luftverteidigung. Einsatzradius: 2.200 km.
    P-8 Poseidon – Tracking aller Schiffsbewegungen, inklusive chinesischer Öltanker
    E-3 AWACS – Radar-Dominanz, koordinierte Luftschläge in Echtzeit

    Marine:

    USS George Washington (Flugzeugträger) – abrufbar innerhalb von 48 Stunden
    Arleigh-Burke-Klasse Zerstörer – Tomahawk-Marschflugkörper
    Littoral Combat Ships – küstennahe Operationen

    Bodentruppen:

    II Marine Expeditionary Force – 2.000+ Marines, amphibische Landungskapazität

    Das Signal: Power Projection, keine Drogenbekämpfung

    Man bekämpft keine Drogenbanden mit Stealth-Kampfjets. Man inspiziert keine Schmuggelboote mit Flugzeugträger-Kampfgruppen. Die derzeit vor Venezuela versammelte Militärmacht ist konzipiert für:

    Luftüberlegenheit – vollständige Kontrolle des Luftraums binnen Stunden
    Maritime Blockade – jedes Schiff stoppen, inspizieren oder versenken
    Präzisionsschläge – Zerstörung ausgewählter Ziele ohne Bodeninvasion
    Schnelle Intervention – „Schutzeinsatz“ für US-Bürger (der klassische Vorwand)

    Das ist die exakte Streitkräftestruktur vor Interventionen im Irak (1991, 2003), Jugoslawien (1999), Libyen (2011) und Syrien (2013/2014). Das Muster wiederholt sich. Und die Kommandeure wissen genau, was sie tun.
    Das Drehbuch – Die Atlantic Council Eskalationsleiter
    Wenn Think Tanks Kriege schreiben

    US-Think Tanks analysieren keine Politik – sie schreiben sie. Was als „strategische Überlegung“ diskutiert wird, landet Monate später als operative Order auf den Schreibtischen von Generälen. Die Papiere des Atlantic Council zu Venezuela sind keine akademischen Fingerübungen. Sie sind Blaupausen. Und sie werden derzeit Stufe für Stufe umgesetzt.

    Das brisanteste Dokument trägt den Titel „Two US Policy Options for Venezuela“ – ein Issue Brief des Atlantic Council aus 2024. Auf knapp 30 Seiten beschreibt es eine detaillierte, sechsstufige Eskalationsleiter – mit präzisen Beschreibungen, was auf jeder Stufe geschieht und was als nächster Schritt folgt.

    Washington hat diese Leiter bereits betreten. Wir befinden uns aktuell auf Stufe 2. Was folgt, steht schwarz auf weiß. Hier ist die Roadmap.
    Stufe 1: Maritime Pressure & Maritime Denial

    Status: UMGESETZT

    US-Kriegsschiffe positionierten sich knapp außerhalb von Venezuelas Ausschließlicher Wirtschaftszone. Formal in internationalem Gewässer. Faktisch kontrollieren sie jede Bewegung venezolanischer und chinesischer Tanker.

    Das Atlantic Council nennt das „faktische Seekontrolle“. Die offizielle Rechtfertigung: „Enhanced Counter-Narcotics Operations“. Der tatsächliche Zweck: Überwachung und potenzielle Störung von Öllieferungen nach China.

    Jeder Tanker, der venezolanisches Öl nach Asien transportiert, passiert diese Überwachungszone. Jede Bewegung wird erfasst, jede Route dokumentiert. Die USA wissen exakt, welches Volumen wann wohin fließt, wer kauft, wer in Yuan oder Tether bezahlt. Diese Daten sind die Grundlage für die nächsten Stufen.

    Das Atlantic Council schreibt explizit: „Maritime presence to monitor and disrupt critical energy flows.“ Monitor – und disrupt. Das zweite Wort ist entscheidend. Überwachung ist Stufe 1. Störung ist Stufe 3.
    Stufe 2: „Escalatory Signaling“ mit Luftüberlegenheit

    Status: UMGESETZT

    Im September 2025 verlegte das Pentagon zehn F-35A Stealth-Kampfjets nach Südamerika. Offiziell zur „Unterstützung regionaler Sicherheit“. Faktisch als unmissverständliches Signal: Wir können euren Luftraum jederzeit kontrollieren.

    F-35 sind High-Tech-Waffensysteme zur Zerstörung gegnerischer Luftverteidigung. Venezuela verfügt über russische S-300-Systeme und Su-30-Jets – respektabel für lateinamerikanische Verhältnisse. Gegen F-35, kombiniert mit AWACS und elektronischer Kriegsführung, wären sie binnen Stunden neutralisiert.

    Das Atlantic Council nennt dies „escalatory signaling“ – Eskalationssignalisierung. Der Zweck ist nicht zu bombardieren, sondern zu zeigen, dass man es könnte. Jederzeit. Und dass Venezuela militärisch vollkommen unterlegen ist.

    Die Think-Tank-Papiere: „The deployment of advanced air assets demonstrates capability to degrade Venezuelan air defenses and command-and-control infrastructure without initiating hostilities.“ Ohne Feindseligkeiten zu beginnen – aber mit unmissverständlicher Drohung.

    Begleitend wurden P-8 Poseidon und E-3 AWACS in die Region verlegt. Zusammen schaffen diese Systeme vollständige Radar-Dominanz. Jedes venezolanische Militärflugzeug, jedes Schiff wird in Echtzeit erfasst.

    Das ist Vorbereitung auf Luftkrieg. Alle Beteiligten wissen das. Diese Stufe wurde im Oktober 2025 abgeschlossen.
    Stufe 3: „Targeted Maritime Interdiction Operations“ – Blockade light

    Status: NOCH NICHT AKTIV – ABER VORBEREITET

    Hier wird es kritisch. Stufe 3 ist der Wendepunkt. Der Rubikon.

    Das Atlantic Council nennt diese Phase „Targeted Maritime Interdiction Operations“ – gezielte maritime Unterbrechungsoperationen. Klartext: Eine Blockade, ohne sie Blockade zu nennen. Denn nach internationalem Seerecht ist eine Blockade ein Kriegsakt. Was beschrieben wird, ist rechtlich eine Blockade – nur anders gerahmt.

    Wie würde das konkret aussehen?

    US-Kriegsschiffe würden Tanker stoppen, die venezolanisches Öl nach China transportieren. Offizieller Vorwand: „Verdacht auf Drogenschmuggel“ oder „Sanktionsverletzung“. Die Schiffe würden „inspiziert“. Die Inspektionen dauern Stunden oder Tage. Verzögerungen häufen sich. Versicherungen erhöhen Prämien. Chinesische Käufer weichen auf Alternativen aus.

    Das Ergebnis: Venezolanische Ölexporte brechen ein. Nicht durch offizielle Blockade, sondern durch systematische Behinderung. Der Effekt ist identisch. Die völkerrechtliche Verantwortung bleibt diffus.

    Das Atlantic Council explizit: „Political pressure via choke points… maritime interdiction operations would increase costs for Russia, disrupt yuan/Tether transactions, and reduce oil flow to China.“ Man stört Chinas Energieversorgung, ohne offiziell Krieg zu führen.

    Warum ist das noch nicht passiert?

    Weil dieser Schritt irreversibel ist. Sobald die USA chinesische Tanker stoppen, reagiert Beijing. China könnte:

    Seine Marine zum Schutz der Tanker schicken
    Wirtschaftliche Vergeltung einleiten
    Venezuela militärisch massiv aufrüsten
    Russland und Iran um Unterstützung bitten

    Stufe 3 ist der Punkt, an dem aus einem regionalen Konflikt ein globaler wird. Deshalb wird diese Stufe vorbereitet, aber noch nicht aktiviert. Washington wartet auf den richtigen Moment – oder den richtigen Vorwand.

    Die Think-Tank-Diskussionen klassifizieren dies als „high-impact, moderate-risk“. High Impact – weil es Chinas Energieversorgung direkt trifft. Moderate Risk – weil man glaubt, dass China nicht militärisch reagieren wird.

    Diese Wette könnte falsch sein.
    Stufe 4: „Strike Options“ – Präzisionsschläge

    Status: KRIEGSSPIELSZENARIEN LAUFEN

    Falls Stufe 3 nicht den gewünschten Effekt erzielt – oder falls Venezuela oder China militärisch reagieren – folgt Stufe 4. Hier wird aus Druck direkte Gewalt.

    Die Think-Tank-Papiere listen präzise auf, welche Ziele bei „begrenzten Luftschlägen“ angegriffen würden:

    Primäre Ziele:

    Radaranlagen (Blendung der Luftverteidigung)
    Luftwaffenstützpunkte (Eliminierung venezolanischer Jets am Boden)
    Küstenraketenstellungen (Sicherung maritimer Operationen)
    Kommando- und Kontrollknoten (Lähmung militärischer Koordination)

    Die Rechtfertigung liefert das Atlantic Council: „To ensure the safety of US forces conducting counter-narcotics operations.“ Dieselbe Formel wie 2011 für Libyen, 1999 für Serbien, 2003 für Irak.

    Man greift an, um „US-Personal zu schützen“. Der Angriff wird als „defensiv“ gerahmt – auch wenn er präemptiv erfolgt.

    Die Papiere betonen: „Limited strikes, not regime change operations.“ Begrenzte Schläge, keine Regime-Change-Operationen. Man zerstört militärische Fähigkeiten. Das Regime soll geschwächt werden, der Sturz soll „organisch“ erfolgen – durch internen Druck, Militärputsch, ökonomischen Kollaps.

    Ob das funktioniert, ist fraglich. Libyen sollte auch ein „begrenzter Einsatz“ werden. Es endete mit Gaddafis Tod und einem zehnjährigen Bürgerkrieg.
    Stufe 5: „Regime Pressure“ – Libyen light

    Status: STRATEGISCHES ENDZIEL

    Das Atlantic Council: „If Maduro escalates, the United States has the capability to degrade his air power, cripple his command-and-control systems, and force regime negotiation from a position of overwhelming strength.“

    Das ist das Serbien-1999- und Libyen-2011-Modell: Luftüberlegenheit nutzen, um das Regime handlungsunfähig zu machen. Keine Bodeninvasion. Aber auch kein funktionierendes venezolanisches Militär mehr.

    Das Kalkül: Wenn Maduros Generäle sehen, dass ihre Luftwaffe zerstört, ihre Kommunikation zusammengebrochen, ihre Kommandostrukturen zerschlagen sind – werden sie nicht mehr für ihn kämpfen. Sie werden verhandeln. Oder putschen.

    Die Think Tanks gehen davon aus, dass das venezolanische Militär pragmatisch-opportunistisch ist. Dass Generäle überlaufen, wenn der Wind sich dreht. Dass ein „Übergangsregime“ aus eben diesen Generälen gebildet werden kann.

    Ob das realistisch ist, sei dahingestellt. Maduro hat zwanzig Jahre Machtkampf überlebt, mehrere Putschversuche, jahrelange Sanktionen. Aber das ist die Wette in Stufe 5.
    Stufe 6: „Partner Deployment“ – Die regionale Koalition

    Status: DIPLOMATISCHE VORBEREITUNG LÄUFT

    Die letzte Stufe ist Internationalisierung. Keine US-Alleinaktion, sondern eine „Koalition der Willigen“ – wie im Irak, wie in Libyen. Das schafft multilaterale Legitimität und verteilt Kosten.

    Die Think-Tank-Papiere nennen potenzielle Partner:

    Kolumbien: Direkter Nachbar, militärisch fähig, zweitgrößte Armee Lateinamerikas.

    Brasilien: Größte Regionalmacht, aber politisch ambivalent. Washington könnte wirtschaftlichen Druck ausüben.

    Niederlande: Kontrolliert Aruba und Curaçao, strategische Inseln nahe Venezuela.

    Frankreich: Kontrolliert Französisch-Guayana, direkt an der venezolanischen Grenze.

    Das Modell ist Libyen 2011: Die USA führen, NATO-Partner unterstützen, regionale Akteure legitimieren. Diplomatische Vorbereitungen laufen bereits.
    Das entscheidende Zitat: China ist das Ziel

    All das – sechs Stufen, minutiös geplant – ergibt nur Sinn, wenn man versteht, dass es nie um Venezuela ging. Das Atlantic Council schreibt es glasklar:

    „Maritime dominance can put China’s energy lifeline at risk. A crisis around Venezuela provides strategic leverage against Beijing at relatively low political cost.“

    Chinas Energie-Lebensader gefährden. Strategischer Hebel gegen Beijing. Zu relativ niedrigen politischen Kosten.

    Venezuela ist der Druckpunkt. China ist das Ziel. Der Petrodollar ist das Motiv.

    Maduro ist nur das Mittel. Wenn er fällt, wird ein neues Regime installiert, das Dollar akzeptiert. Chinas Ölzugang wird unterbrochen. Und Washington demonstriert: Wer das Petrodollar-System umgeht, zahlt den Preis.
    Die Selbsterfüllende Prophezeiung

    Das Perfide: Diese Think-Tank-Papiere beschreiben den Konflikt nicht nur – sie erschaffen ihn. Wenn chinesische Strategen im Pekinger Verteidigungsministerium Atlantic Council-Papiere lesen, in denen steht, wie man „Chinas Energie-Lebensader durchschneidet“, reagieren sie. Sie verstärken militärische Präsenz. Sie rüsten Venezuela auf.

    Das wiederum bestätigt in Washington: „China ist aggressiv. China bedroht unsere Interessen. Wir müssen härter vorgehen.“

    Die Spirale dreht sich weiter. Die Think Tanks schreiben keine neutrale Analyse. Sie schreiben ein Drehbuch. Und alle Beteiligten spielen ihre Rolle.
    Wo stehen wir jetzt?

    Stufe 1: Aktiv seit Monaten
    Stufe 2: Abgeschlossen im Oktober 2025
    Stufe 3: Vorbereitet – das ist der nächste Schritt
    Stufe 4-6: In Planung, in Kriegsspielen durchgespielt

    Wenn Stufe 3 aktiviert wird – wenn US-Schiffe beginnen, chinesische Tanker zu stoppen – ist der Rubikon überschritten. Danach wird die Eskalation nahezu automatisch. Ein Zwischenfall. Eine Überreaktion. Ein „defensiver“ Schlag. Und wir sind in Libyen 2.0.
    Die Libyen-Parallele – Mustererkennung
    Geschichte wiederholt sich. Nicht zufällig.

    Es gibt eine Formel für amerikanische Interventionen im 21. Jahrhundert, entwickelt in Jugoslawien 1999, verfeinert in Afghanistan 2001, eskaliert im Irak 2003, perfektioniert in Libyen 2011. Und sie wird jetzt, 2025, für Venezuela reaktiviert.

    Die Formel hat sechs Elemente:

    Humanitärer/sicherheitspolitischer Vorwand
    Schrittweise militärische Positionierung
    Wirtschaftliche Strangulation
    Mediale Dämonisierung des Regimes
    Begrenzte Luftschläge (keine Bodeninvasion)
    Regime-Kollaps durch internen Druck

    Venezuela 2025 folgt diesem Muster mit erschreckender Genauigkeit. Nicht weil dieselben Personen beteiligt sind, sondern weil dieselben institutionellen Mechanismen, strategischen Doktrinen und finanziellen Interessen am Werk sind.

    Libyen 2011 ist der Präzedenzfall. Hier ist, wie genau die Parallelen verlaufen.
    Dann: Libyen 2011

    Der Vorwand: Schutz von Zivilisten

    Im Februar 2011 brachen in Libyen Proteste gegen Gaddafi aus. Die Reaktion war brutal – aber nicht außergewöhnlich brutal verglichen mit Ägypten, Syrien, Bahrain. Aber Libyen wurde zum Ziel.

    Die Begründung: „Responsibility to Protect“. UN-Sicherheitsratsresolution 1973 autorisierte eine Flugverbotszone und „alle notwendigen Maßnahmen“ zum Schutz von Zivilisten. Das klang humanitär. Das klang begrenzt.

    Die Realität: Regime Change

    Innerhalb von Wochen wurde daraus ein umfassender Luftkrieg zur Zerstörung von Gaddafis Militär. NATO-Bomber griffen Truppenkonzentrationen, Kommandozentralen, Regierungsgebäude, Gaddafis Konvois an.

    Das Ziel war nicht Schutz. Das Ziel war Sturz.

    Das Muster:

    Maritime Blockade light
    Luftüberlegenheit binnen 48 Stunden
    Begrenzte Schläge eskalierten zu systematischer Bombardierung
    Keine Bodeninvasion, aber massive Rebellenunterstützung
    Regime-Kollaps: Gaddafi gefangen, ermordet; Staat zerfällt

    Das Ergebnis: Katastrophe

    Libyen ist heute ein zerfallener Staat. Drei konkurrierende Regierungen. Bürgerkrieg. Migrationskrise. ISIS. Sklavenmärkte. Zehn Jahre Chaos.

    Für Interventionsbefürworter war es ein „Erfolg“ – weil Gaddafi weg war. Dass Libyen als funktionierender Staat aufhörte zu existieren, war „bedauerlich“, aber nicht das primäre Anliegen.
    Jetzt: Venezuela 2025

    Der Vorwand: Drogenbekämpfung

    Die offizielle Begründung: Bekämpfung von Drogenkartellen und transnationaler Kriminalität. Tren de Aragua, venezolanische Schmuggler, Bedrohung der US-Grenzen.

    Die Realität: Petrodollar-Verteidigung und China-Eindämmung

    Es geht nicht um Drogen. Es geht um:

    Venezuelas Ölverkäufe in Yuan und Tether
    Chinas Energiesicherheit
    Die Bedrohung des Petrodollar-Systems
    Geopolitische Eindämmung Chinas in Lateinamerika

    „Drogenbekämpfung“ ist der humanitäre Vorwand 2.0. Die Funktion ist identisch: Eine Rechtfertigung schaffen, die innenpolitisch verkaufbar ist.

    Das Muster (bereits im Gang):

    Maritime Präsenz: 4. Flotte positioniert
    Luftüberlegenheit: F-35 verlegt
    Wirtschaftliche Strangulation: Jahrelange Sanktionen verschärft
    Mediale Dämonisierung: Maduro als Diktator, Narco-Staat, China-Proxy
    Begrenzte Schläge: Vorbereitet
    Regime-Druck: Das strategische Endziel

    Die Parallelen sind nicht ungefähr. Sie sind exakt.
    Die strukturellen Gemeinsamkeiten

    Das „Kein-Krieg“-Narrativ

    Libyen 2011: „Das ist keine Invasion. Das ist eine begrenzte Operation zum Schutz von Zivilisten.“

    Venezuela 2025: „Das ist keine Intervention. Das ist Drogenbekämpfung.“

    In beiden Fällen wird vermieden, es „Krieg“ zu nennen. Denn Krieg erfordert Kongresszustimmung. Aber „humanitäre Operationen“ oder „Sicherheitsmaßnahmen“? Die kann der Präsident autorisieren. Das ist rechtliche Strategie.

    Die maritime Komponente

    Libyen 2011: NATO-Schiffe verhängten eine De-facto-Seeblockade. Offiziell „Waffenembargo“. Faktisch Kontrolle aller Schiffsbewegungen.

    Venezuela 2025: Die 4. Flotte kontrolliert die Gewässer. Offiziell „Counter-Narcotics“. Faktisch Überwachung aller Öltanker nach China.

    Die Methode ist identisch: Man kontrolliert das Meer, ohne es formell Blockade zu nennen.

    Die Luftüberlegenheit als Druckmittel

    Libyen 2011: Binnen 48 Stunden zerstörte die NATO Libyens Luftverteidigung. Gaddafis Jets am Boden zerstört. Radarsysteme ausgeschaltet. Kommunikation gelähmt. Das Ziel war, Libyen wehrlos zu machen.

    Venezuela 2025: Die F-35-Verlegung dient demselben Zweck. Venezuelas S-300-Systeme und Su-30-Jets sind respektabel. Aber gegen F-35, P-8 Poseidon und AWACS nutzlos.

    Das Signal: Wir können euren Luftraum jederzeit neutralisieren. Ihr seid militärisch bereits besiegt.

    Die „Keine-Bodentruppen“-Zusage

    Libyen 2011: Obama versprach: „Keine amerikanischen Bodentruppen.“ Das stimmte – technisch. Aber es gab Special Forces, CIA-Operatives, Private Contractors, massive Waffenlieferungen an Rebellen.

    Venezuela 2025: Trump wird dasselbe versprechen. Und es wird technisch korrekt sein. Aber: JTF-Bravo steht bereit, Special Forces sind in der Region, Private Contractors in den Startlöchern, Waffenlieferungen an Opposition laufen.

    Das ist das Libyen-Modell. Keine offene Besatzung. Aber maximale Destabilisierung.

    Die UN-Umgehung

    Libyen 2011: Die USA hatten UN-Resolution 1973. Aber die Resolution autorisierte nur Flugverbotszone und Zivilschutz. Nicht Regime Change. Washington ignorierte das. Die Mission wurde „gedehnt“.

    Venezuela 2025: Es wird keine UN-Resolution geben. China und Russland würden im Sicherheitsrat ein Veto einlegen. Also wird Washington andere Rechtfertigungen finden: „Selbstverteidigung“, „Verteidigung regionaler Partner“, „Authorization for Use of Military Force“ (AUMF).

    Das ist rechtlich dünner als Libyen. Aber völkerrechtliche Legitimität war noch nie das primäre Anliegen.
    Die entscheidenden Unterschiede – warum Venezuela gefährlicher ist

    Unterschied 1: Die Großmacht-Dimension

    Libyen 2011: Gaddafi war international isoliert. Russland und China protestierten – aber taten nichts.

    Venezuela 2025: Venezuela hat China als größten Investor (60 Milliarden Dollar), Russland als militärischen Partner, Iran als Verbündeten, Kuba als Unterstützer.

    Wenn die USA angreifen, reagiert Beijing. China könnte seine Marine zum Schutz von Tankern schicken, wirtschaftliche Vergeltung einleiten, Venezuela militärisch aufrüsten. Das Risiko einer Großmacht-Konfrontation ist real. In Libyen gab es dieses Risiko nicht.

    Unterschied 2: Die geografische Nähe

    Libyen 2011: 6.000 Kilometer von den USA entfernt. Für die US-Öffentlichkeit eine ferne Krise.

    Venezuela 2025: 2.000 Kilometer von Florida entfernt. Eine Eskalation hätte sofortige Auswirkungen: Flüchtlingswelle in die USA (Millionen Venezolaner), Destabilisierung Kolumbiens und Brasiliens, Energiepreisschocks, Drogenschmuggel-Explosion.

    Unterschied 3: Das Petrodollar-Motiv

    Libyen 2011: Gaddafi plante eine goldgedeckte panafrikanische Währung – eine theoretische Bedrohung, aber nicht akut.

    Venezuela 2025: Venezuela wickelt bereits 85% seiner Ölverkäufe außerhalb des Dollars ab. In Yuan. In Tether. Das ist Realität. Das ist eine akute Bedrohung für die Petrodollar-Hegemonie. Die Dringlichkeit ist höher. Der Druck auf Washington größer.

    Unterschied 4: Die militärische Stärke

    Libyen 2011: Libyens Militär war veraltet, schlecht gewartet, demoralisiert. Die NATO zerstörte es binnen Tagen.

    Venezuela 2025: Venezuelas Militär hat russische S-300-Systeme, Su-30- und Su-35-Jets, chinesische Drohnen, kubanische und russische Militärberater, erfahrene Spezialkräfte, Guerilla-Milizen.

    Ein Luftkrieg wäre schnell gewonnen. Aber ein Stabilisierungsversuch? Das wäre Irak 2.0 – nicht Libyen 2.0.
    Das Libyen-Syndrom: Was nach dem „Erfolg“ kommt

    Libyen nach Gaddafi:

    Drei konkurrierende Regierungen
    Anhaltender Bürgerkrieg (2011-heute)
    ISIS nutzte das Chaos
    Migrationskrise
    Sklavenmärkte
    Russland und Türkei füllten Machtvakuum

    Gaddafi war weg. Aber Libyen als Staat existiert nicht mehr. Für die Libyer war die Intervention eine Katastrophe.

    Venezuela nach Maduro?

    Die Think Tanks fantasieren von einem „demokratischen Übergang“. Die Realität wird anders aussehen:

    Machtkampf zwischen Militärfraktionen (nicht alle Generäle sind pro-USA)
    Guerilla-Widerstand (chavistische Milizen, FARC-Reste)
    Regionale Destabilisierung
    Humanitäre Katastrophe (Millionen Flüchtlinge, Hungersnot)
    Geopolitischer Wettbewerb (China, Russland, Kuba kämpfen um Einfluss)

    Venezuela hat 28 Millionen Einwohner. Libyen hatte 6 Millionen. Die Katastrophe wäre viermal größer.
    Die selbsterfüllende Prophezeiung 2.0

    Die Libyen-Analogie ist nicht nur Analyse. Sie ist Warnung, die zur Handlungsanleitung wird.

    In Washington liest man: „Libyen funktionierte. Gaddafi ist weg. Wir haben keine Bodentruppen verloren. Es war ‚sauber‘.“

    In Beijing liest man: „Libyen war ein NATO-Angriff unter humanitärem Vorwand. Gaddafi vertraute dem Westen, gab Atomwaffen auf – und wurde gestürzt und ermordet. Wir dürfen nicht zulassen, dass Venezuela dasselbe Schicksal erleidet.“

    Also rüstet China Venezuela auf. Also zieht China rote Linien. Das bestätigt in Washington: „China ist aggressiv. Wir müssen handeln.“

    Der Kreislauf dreht sich weiter. Die Libyen-Parallele ist Teil der Eskalationsdynamik heute.
    Fazit – Die Uhr tickt
    Alles liegt offen. Und trotzdem geschieht es.

    Venezuela wird in aller Öffentlichkeit vorbereitet. Die Think Tanks veröffentlichen ihre Papiere. Die Militärkommandeure werden benannt. Die Eskalationsleiter liegt schwarz auf weiß vor. Die historische Parallele ist offensichtlich.

    Und trotzdem geschieht es.

    Das ist keine Verschwörung. Das ist die Logik von Macht, Geld und geopolitischem Wettbewerb – transparent dokumentiert, öffentlich diskutiert, strukturell scheinbar unaufhaltbar.
    Was wir wissen

    Die Kommandeure sind in Position:

    General Laura J. Richardson (SOUTHCOM)
    Konteradmiral James Aiken (4. Flotte)
    Generalleutnant Michael T. Plehn (SOUTHCOM Vize)
    Konteradmiral Thomas Allan (JTF-Bravo)

    Die Hardware ist verlegt:

    10 F-35 Strike-Fighter
    Flotten-Trägergruppe
    P-8 Poseidon, AWACS
    II Marine Expeditionary Force (2.000+ Marines)

    Die Eskalationsleiter ist definiert:

    Stufe 1: Maritime Pressure AKTIV
    Stufe 2: Air Superiority Signaling AKTIV
    Stufe 3: Maritime Interdiction VORBEREITET
    Stufe 4: Precision Strikes GEPLANT
    Stufe 5: Regime Pressure STRATEGISCHES ZIEL
    Stufe 6: Partner Deployment DIPLOMATISCH VORBEREITET

    Das Libyen-Muster wiederholt sich:

    Humanitärer Vorwand (Drogenbekämpfung statt Zivilschutz)
    Maritime Blockade light
    Luftüberlegenheit zur Druckausübung
    Keine offizielle Kriegserklärung
    Begrenzte Schläge statt Bodeninvasion
    Regime-Druck durch militärische Zerstörung

    Das wahre Ziel ist China:

    Venezuela liefert 85% seines Öls nach China
    Transaktionen in Yuan und Tether
    China hat $60 Milliarden investiert
    Atlantic Council explizit: „Maritime dominance can put China’s energy lifeline at risk“

    Wo wir jetzt stehen

    Die ersten beiden Stufen der Eskalationsleiter sind abgeschlossen. Die maritime Präsenz ist etabliert. Die Luftüberlegenheit ist demonstriert. Die F-35 sind verlegt. Die 4. Flotte kontrolliert die Gewässer. Die Task Force ist aktiviert.

    Wir befinden uns in der Wartephase zwischen Stufe 2 und Stufe 3.

    Stufe 3 – Maritime Interdiction Operations – ist der Wendepunkt. Wenn US-Kriegsschiffe beginnen, chinesische Öltanker zu stoppen, ist der Rubikon überschritten. Danach wird die Eskalation nahezu automatisch.
    Was als Nächstes kommt

    Interventionen brauchen Vorwände. Zwischenfälle – echt oder inszeniert. Ein „Drogen-Zwischenfall“. Ein „humanitärer Vorfall“. Ein „China-Zwischenfall“. Ein „regionaler Zwischenfall“.

    Der Zeitrahmen: 60-90 Tage

    Warum? Politischer Druck wächst. Trump steht unter Druck, „Ergebnisse“ zu liefern. Die Streitkräfte sind verlegt. Die Think-Tank-Papiere sind publiziert. China wird stärker in der Region. Je länger man wartet, desto schwieriger wird Intervention.

    Das Fenster ist offen. Und es schließt sich.
    Die kritischen Fragen

    Wird China militärisch reagieren?

    Washington wettet darauf, dass Beijing nicht für Venezuela einen direkten Konflikt riskiert. Diese Wette könnte falsch sein. China hat erklärt, dass Energiesicherheit ein Kerninteresse ist. Wenn die USA Chinas Ölversorgung direkt angreifen, könnte Beijing gezwungen sein zu reagieren.

    Wenn China reagiert, wird aus einer regionalen Krise eine globale.

    Was passiert mit den Menschen in Venezuela?

    In all den Think-Tank-Papieren kommen die 28 Millionen Venezolaner kaum vor. Wenn die USA intervenieren: Millionen werden fliehen, Hunderttausende könnten sterben, das Land wird zerstört, jahrzehntelanger Wiederaufbau – wenn überhaupt.

    Libyen hatte 6 Millionen Einwohner. Venezuela hat 28 Millionen. Die Katastrophe wäre viermal größer.
    Die Historiker-Perspektive

    In zwanzig Jahren werden Historiker schreiben:

    „Es war alles dokumentiert. Die Think-Tank-Papiere lagen vor. Die militärische Positionierung war öffentlich. Die historische Parallele war offensichtlich. Warnungen gab es zuhauf.

    Und trotzdem geschah es.

    Weil die strukturellen Kräfte – der militärisch-industrielle Komplex, die Petrodollar-Verteidigung, der geopolitische Wettbewerb mit China – stärker waren als jede Warnung.“
    Die unbeantwortete Frage

    Aber die Geschichte ist noch nicht geschrieben.

    Stufe 3 ist noch nicht aktiviert. Die Tanker werden noch nicht gestoppt. Der Rubikon ist noch nicht überschritten.

    Es gibt ein Zeitfenster. Und es ist klein.
    Wer stoppt es?

    Nicht die Think Tanks. Nicht die Rüstungskonzerne. Nicht die Politiker. Nicht die Medien.

    Die Öffentlichkeit. Die Zivilgesellschaft. Diejenigen, die Fragen stellen. Die Zusammenhänge aufzeigen. Die Transparenz schaffen.

    Und – vielleicht – einzelne Entscheidungsträger, die den Mut haben, „Nein“ zu sagen.

    Die Geschichte zeigt: Das ist selten.

    Aber nicht unmöglich.
    Der finale Satz

    Die Kommandeure sind in Position.

    Die Hardware ist verlegt.

    Die Eskalationsleiter ist definiert.

    Das Libyen-Muster wiederholt sich.
    Und die Uhr tickt.

    Die Frage ist nicht mehr: Wird Washington in Venezuela intervenieren?

    Die Frage ist: Wann – und wer zahlt den Preis?

    Die Antwort wird in den kommenden 60-90 Tagen entschieden.

    Im zweiten Teil dieser Analyse untersuchen wir, wer genau von dieser Intervention profitiert, welche Think Tanks die strategischen Blaupausen liefern, und wie das Geld von Rüstungskonzernen und Energielobbys zu den Politikern fließt, die die Eskalation vorantreiben.
    Quellenverzeichnis – Teil 1
    I. MILITÄRISCHE KOMMANDOSTRUKTUREN & EINSÄTZE

    US Southern Command (SOUTHCOM)

    S. Southern Command Official Website: „Command Leadership – General Laura J. Richardson“
    https://www.southcom.mil/About/Leadership
    S. Senate Armed Services Committee: „Posture Statement of General Laura J. Richardson, Commander, United States Southern Command, before the 118th Congress Senate Armed Services Committee“ (März 2024)
    https://www.armed-services.senate.gov/hearings/posture
    Defense One: „SOUTHCOM Chief: Latin America Is ‚Our Strategic Backyard’“ (April 2023)
    https://www.defenseone.com

    US Fourth Fleet Operations

    S. Navy Fourth Fleet: „Commander’s Biography – Rear Admiral James P. Aiken“
    https://www.fourthfleet.navy.mil
    S. Naval Institute News: „Fourth Fleet Increases Maritime Security Operations in Caribbean“ (August 2025)
    https://news.usni.org
    USNI Proceedings: „The Return of the Fourth Fleet: A Maritime Presence in the Americas“ (2024)
    https://www.usni.org/magazines/proceedings

    Joint Task Force Bravo

    S. Southern Command: „Joint Task Force-Bravo Fact Sheet“
    https://www.southcom.mil/Media/Special-Coverage/JTF-Bravo
    Military Times: „JTF-Bravo Conducts Readiness Exercises in Honduras“ (September 2025)
    https://www.militarytimes.com

    F-35 Deployment & Counter-Narcotics Task Force

    S. Air Force: „F-35A Lightning II Fighters Deploy to Support SOUTHCOM Operations“ (September 2025)
    https://www.af.mil/News
    S. Marine Corps: „II Marine Expeditionary Force Activates Enhanced Counter-Narcotics Task Force“ (August 2025)
    https://www.marines.mil/News
    Reuters: „US deploys stealth fighters near Venezuela amid drug war escalation“ (15. September 2025)
    https://www.reuters.com
    Associated Press: „Pentagon enhances Caribbean presence with new anti-drug task force“ (22. August 2025)
    https://apnews.com

    II. THINK TANK PUBLIKATIONEN

    Center for Strategic and International Studies (CSIS)

    CSIS Americas Program: „Going to War with the Cartels: Military Implications and Strategic Considerations“ (September 2024)
    https://www.csis.org/analysis/going-war-cartels
    CSIS: „Securing the Western Hemisphere Energy Corridor“ (Juni 2024)
    https://www.csis.org/programs/americas-program
    CSIS: „New Counter-Narcotics Task Force: Operational Structure and Strategic Objectives“ (August 2024)
    https://www.csis.org/analysis

    Atlantic Council

    Atlantic Council – Adrienne Arsht Latin America Center: „Two US Policy Options for Venezuela: Shaping Reform vs. Maximum Pressure“ (März 2024, aktualisiert Oktober 2024)
    https://www.atlanticcouncil.org/programs/adrienne-arsht-latin-america-center
    Atlantic Council: „Why Are US Warships Heading Toward Venezuela?“ (Expert Discussion, September 2024)
    https://www.atlanticcouncil.org/blogs
    Atlantic Council: „Maritime Dominance and China’s Energy Vulnerability in Latin America“ (Policy Brief, Mai 2024)
    https://www.atlanticcouncil.org/in-depth-research-reports

    Heritage Foundation

    Heritage Foundation: „Derailing the Tren de Aragua: How Venezuela’s Gang Exports Threaten US National Security“ (Juni 2024)
    https://www.heritage.org/homeland-security/report
    Heritage Foundation: „America Cannot Allow a Chinese Oil Colony in the Caribbean“ (Januar 2025)
    https://www.heritage.org/asia/commentary
    Heritage Foundation: „Project 2025 – Chapter 8: Department of Defense“ (2024)
    https://www.heritage.org/project2025

    American Enterprise Institute (AEI)

    American Enterprise Institute: „The Case for a Hemispheric Energy Strategy: Securing US Interests Against Authoritarian Petro-States“ (November 2023)
    Autor: Roger Noriega
    https://www.aei.org/foreign-and-defense-policy
    AEI: „Destabilizing Authoritarian Petro-States: A Strategic Framework“ (Februar 2024)
    https://www.aei.org/research-products/report

    Council on Foreign Relations (CFR)

    Council on Foreign Relations: „Global Conflict Tracker – Venezuela Crisis“
    https://www.cfr.org/global-conflict-tracker/conflict/crisis-venezuela
    CFR: „US Military Options in Venezuela: An Assessment“ (Expert Brief, Oktober 2024)
    https://www.cfr.org/expert-brief

    RAND Corporation

    RAND Corporation: „Overextending and Unbalancing Russia: Assessing the Impact of Cost-Imposing Options“ (2019)
    https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR3063.html
    RAND: „Economic Denial Operations: Lessons from Energy Disruption Strategies“ (2020)
    https://www.rand.org/pubs/research_reports

    III. VENEZUELA – ÖL, CHINA, PETRODOLLAR

    Ölexporte & Yuan/Tether-Handel

    Bloomberg: „Venezuela’s Oil Trade Shifts to Yuan as China Deepens Energy Ties“ (März 2024)
    https://www.bloomberg.com/news/articles
    Reuters: „China becomes top buyer of Venezuelan oil as Beijing invests billions“ (Juli 2024)
    https://www.reuters.com/business/energy
    Wall Street Journal: „Venezuela Uses Tether to Bypass US Sanctions in Oil Sales“ (Mai 2024)
    https://www.wsj.com/articles
    Financial Times: „How Venezuela’s cryptocurrency oil sales challenge dollar dominance“ (August 2024)
    https://www.ft.com/content

    Chinesische Investitionen

    South China Morning Post: „China’s $60 billion bet on Venezuela oil pays off as US sanctions bite“ (Juni 2024)
    https://www.scmp.com/news/china
    Nikkei Asia: „China ramps up Venezuela oil production amid US pressure“ (September 2024)
    https://asia.nikkei.com
    China Daily: „Sino-Venezuelan energy cooperation reaches new milestone“ (April 2024)
    http://www.chinadaily.com.cn

    Petrodollar-System & Geopolitik

    Foreign Affairs: „The Petrodollar’s Twilight: What Venezuela’s Yuan Trade Means for US Power“ (Februar 2024)
    https://www.foreignaffairs.com/articles
    The Economist: „The dollar’s dominance in energy markets faces new challenges“ (März 2024)
    https://www.economist.com/finance-and-economics

    IV. LIBYEN 2011 – HISTORISCHE PARALLELE

    UN-Resolution 1973 & NATO-Intervention

    United Nations Security Council: „Resolution 1973 (2011)“ (17. März 2011)
    https://www.un.org/securitycouncil/content/resolutions
    NATO: „Operation Unified Protector – Final Mission Stats“ (Oktober 2011)
    https://www.nato.int/cps/en/natohq/topics_71652.htm
    Human Rights Watch: „Libya: New Government Should Investigate Killings“ (Report, September 2012)
    https://www.hrw.org/report/2012/09/11

    Libyen nach Gaddafi

    International Crisis Group: „Libya: Getting Geneva Right“ (Special Report, November 2015)
    https://www.crisisgroup.org/middle-east-north-africa/north-africa/libya
    BBC News: „Libya crisis timeline: From revolution to civil war“ (Updated 2024)
    https://www.bbc.com/news/world-africa
    The Guardian: „Revealed: the scramble for Libya’s oil“ (Januar 2016)
    https://www.theguardian.com/world/2016/jan
    Amnesty International: „Libya: Horrific violations in detention highlight need for accountability“ (September 2017)
    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2017/09

    Migrationskrise & Sklavenmärkte

    CNN: „People for sale: Where lives are auctioned for $400″ (November 2017)
    https://edition.cnn.com/2017/11/14/africa/libya-migrant-auctions
    UNHCR: „Libya Emergency“
    https://www.unhcr.org/libya-emergency.html

    V. AKTUELLE BERICHTERSTATTUNG VENEZUELA-KRISE

    Militärische Zwischenfälle

    Associated Press: „US strike sinks Venezuelan boat, 11 dead in Caribbean incident“ (2. September 2025)
    https://apnews.com
    Reuters: „Trump threatens to shoot down Venezuelan jets approaching US warships“ (8. September 2025)
    https://www.reuters.com/world/americas
    Military Times: „SOUTHCOM confirms rules of engagement allow ‚defensive strikes‘ in drug interdiction“ (12. September 2025)
    https://www.militarytimes.com

    Venezuela-Sanktionen

    S. Department of the Treasury: „Treasury Sanctions Venezuelan Officials and Entities“ (Press Releases 2023-2025)
    https://home.treasury.gov/news/press-releases
    Congressional Research Service: „Venezuela: Background and US Relations“ (Updated August 2025)
    https://crsreports.congress.gov

    Maduro-Regime & Opposition

    The New York Times: „Inside Maduro’s Survival: How Venezuela Resisted Two Decades of Pressure“ (Juli 2024)
    https://www.nytimes.com/2024/07
    Washington Post: „Venezuela’s military: Loyal to Maduro or waiting for the right moment?“ (September 2025)
    https://www.washingtonpost.com/world

    VI. GEOPOLITISCHE ANALYSE

    China in Lateinamerika

    Center for Strategic and International Studies: „Countering China’s Strategic Penetration in Latin America“ (Mai 2024)
    https://www.csis.org/analysis
    Foreign Policy: „China’s Quiet Conquest of Latin America“ (Februar 2024)
    https://foreignpolicy.com
    Wilson Center – Latin America Program: „China-Latin America Relations in 2024″
    https://www.wilsoncenter.org/program/latin-america-program

    Russland & Iran – Venezuela-Beziehungen

    Chatham House: „Russia’s Role in Venezuela: Strategic Partnership or Opportunism?“ (März 2024)
    https://www.chathamhouse.org
    The Diplomat: „Iran-Venezuela Relations: Survival Through Solidarity“ (Juni 2024)
    https://thediplomat.com

    VII. MILITÄRHISTORISCHE VERGLEICHE

    Panama 1989 & Grenada 1983

    S. Army Center of Military History: „Operation Just Cause: The Invasion of Panama, December 1989″
    https://history.army.mil
    National Security Archive: „The Invasion of Grenada, October 1983″ (Declassified Documents)
    https://nsarchive.gwu.edu

    Serbien 1999 (Kosovo-Krieg)

    NATO: „Operation Allied Force“ (Historical Archive)
    https://www.nato.int/kosovo/history.htm
    Human Rights Watch: „Civilian Deaths in the NATO Air Campaign“ (Report, February 2000)
    https://www.hrw.org/reports/2000/nato

    Michael Hollister

    Michael Hollister analysiert seit vielen Jahren die globalen Machtstrukturen hinter Politik und Wirtschaft. Sein Schwerpunkt liegt auf geopolitischen Strategien, einflussreichen Netzwerken und den historischen Wurzeln heutiger Konflikte.

    #USA #Vénézuela #impérialisme #guerre

  • USA: New Findings Reveal Human Rights Violations at Florida’s “Alligator Alcatraz” and Krome Detention Centers
    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2025/12/estados-unidos-nuevas-investigaciones-revelan-violaciones-de-derechos-human

    The research concluded that people arbitrarily detained in “Alligator Alcatraz” are living in inhuman and unsanitary conditions including overflowing toilets with fecal matter seeping into where people are sleeping, limited access to showers, exposure to insects without protective measures, lights on 24 hours a day, poor quality food and water, and lack of privacy – including cameras above the toilets.

    People interviewed shared that access to medical care is inconsistent, inadequate, or denied all together, placing individuals at serious risk of physical and mental harm. People reported being always shackled when they were outside their cage. Other treatment those detained have endured amounts to torture, including being put in the “box”,described as a 2×2 foot cage-like structure people are put in as punishment – sometimes for hours at a time exposed to the elements with hardly any water – with their hands and feet attached to restraints on the ground.

    “Alligator Alcatraz” operates outside federal oversight, without the basic tracking systems used in ICE facilities. The absence of registration or tracking mechanisms for those detained at Alligator Alcatraz facilitates incommunicado detention and constitutes enforced disappearances when the whereabouts of a person being detained there is denied to their family, and they are not allowed to contact their lawyer.

  • Ben Norton sur X : "Nobel Peace Prize winner María Corina Machado, a US-funded far-right coup leader, vowed to privatize Venezuela’s oil and give it to US corporations. “We are going to privatize all our industry”, she told Donald Trump Jr. US companies “are going to make a lot of money”, she said https://t.co/NcL6svAeWA" / X
    https://x.com/BenjaminNorton/status/1978107961986703613

    Nobel Peace Prize winner María Corina Machado, a US-funded far-right coup leader, vowed to privatize Venezuela’s oil and give it to US corporations.

    “We are going to privatize all our industry”, she told Donald Trump Jr.

    US companies “are going to make a lot of money”, she said

  • Plus de 200 organisations : il faut rejeter les règles inhumaines qui régissent les expulsions !
    https://migreurop.org/article3457.html

    Plus de 200 organisations se prononcent collectivement contre le « Règlement retour », annoncé par la Commission européenne en mars 2025, pour dénoncer la logique punitive, discriminatoire et sécuritaire de l’UE, dictée par le racisme, et l’érosion du droit européen, attentatoire aux droits fondamentaux des personnes exilées. Le 11 mars 2025, la Commission européenne a présenté une nouvelle proposition de Règlement retour, destinée à remplacer l’actuelle Directive retour. Cette appellation (…) #Actions_collectives

    https://www.rescue.org/eu/resource/joint-statement-eu-safe-country-and-return-proposals-would-seriously-undermi
    https://www.amnesty.org/en/documents/eur30/7587/2024/en
    https://balkaninsight.com/2025/06/26/expensive-lesson-italy-weighs-costs-of-offshore-migrant-centres-in-al
    https://picum.org/wp-content/uploads/2023/12/Joint-Statement_Art5-Screening_1Dec.pdf
    https://fra.europa.eu/en/news/2023/stop-discrimination-and-ethnic-profiling-europe
    https://picum.org/wp-content/uploads/2023/12/Migration-status_A-key-structural-social-determinant-of-health-inequalities-f
    https://www.who.int/europe/news/item/04-05-2022-immigration-detention-is-harmful-to-health---alternatives-to-detenti
    https://www.feantsa.org/en/feantsa-position/2025/04/23
    https://www.unicef.fr/convention-droits-enfants
    https://docs.un.org/en/A/79/213
    https://docs.un.org/fr/A/RES/73/195
    https://cild.eu/wp-content/uploads/2022/07/ReportCPR_En_2vers-1.pdf
    https://ecre.org/ecre-comments-paper-proposal-for-a-return-regulation
    https://picum.org/wp-content/uploads/2024/12/PICUM-Analysis-of-the-Asylum-Procedure-Regulation-and-Return-Border-Procedure
    https://ecre.org/wp-content/uploads/2025/06/ECRE_Comments_Proposal_Return-Regulation.pdf
    https://www.accessnow.org/press-release/the-eu-must-stop-the-digitalisation-of-the-deportation-regime
    https://ihaverights.eu/wp-content/uploads/2025/01/FINAL_IHR-BVMN_TECHNOLOGIES-REPORT.pdf
    https://privacyinternational.org/campaigns/stop-gps-tagging-migrants
    https://www.brot-fuer-die-welt.de/en-people-on-the-move-and-smartphones
    https://idcoalition.org/digital-technology-detention-and-alternatives
    https://shareholdersshowup.org
    https://www.statewatch.org/analyses/2025/italy-the-end-of-the-systematic-denial-of-data-protection-rights
    https://picum.org/blog/migrant-smuggling-european-commission-under-investigation-for-disregarding-hu
    https://picum.org/wp-content/uploads/2022/02/Barriers-to-return_Protection-in-international-EU-and-national-frameworks.pdf

  • À #Madagascar, le calvaire d’un peuple forcé à la #migration_interne

    La #famine a poussé 90 000 personnes dans une immense migration interne à Madagascar depuis 2018. Les racines de cette crise remontent à la période de la #colonisation française, dénonce Amnesty International.

    « Les personnes sensibles se sont évanouies. C’était absolument déchirant, témoigne Manome [1]. Nous sommes restées sans nouvelles de plusieurs de nos enfants pendant des jours. Nous les avons retrouvés, errant dans la savane. » Amnesty International a dévoilé le 30 juillet un rapport documentant le sort d’habitants de Madagascar, contraints par la #crise_climatique à quitter leurs terres ancestrales.

    Pour fuir les famines, imputables aux #sécheresses à répétition, près de 90 000 personnes vivant à l’extrémité sud de l’État insulaire — l’un des dix plus pauvres du monde — ont entrepris une migration de 1 500 km vers le nord, entre 2018 et 2024. Parmi elles figure une grande majorité d’#Antandroy, un peuple qui occupe cette région de l’île. À leur arrivée, elles sont confrontées à un dénuement extrême : famine, droits humains bafoués et #expulsions_arbitraires. Les travaux des chercheurs décrivent les multiples #traumatismes engendrés par ce périlleux voyage, mais aussi les responsabilités historiques de la France dans cette crise.

    Crise humanitaire causée par les colons

    De 1924 à 1929, l’administration coloniale française a organisé l’introduction de cochenilles sur l’île. Autrefois nommés « poux des plantes », ces insectes sont des parasites affaiblissant leurs hôtes végétaux en aspirant leur sève. Et c’était là tout l’objectif des colons : éradiquer Opuntia monacantha, un cactus couvrant alors 40 000 hectares de terres.

    Résistante à la sécheresse, cette plante offrait aux Antandroy de quoi se nourrir et leur apportait de précieuses ressources en eau. Répercussions immédiates : dès 1930, une crise humanitaire — baptisée kéré, littéralement « affamé jusqu’à la mort » dans le dialecte antandroy — a frappé le territoire.

    « En avril, Emmanuel Macron est venu à Madagascar annoncer la création d’une commission d’historiens sur les atrocités commises par l’armée française pendant l’insurrection de 1947, note Nciko Arnold, chercheur ayant participé à l’élaboration de l’étude. Mais rien n’a été dit sur les répercussions encore actuelles de la politique coloniale. Il doit mettre en place une justice réparatrice pour les préjudices causés aux Antandroy. »

    Bientôt un siècle plus tard, cette politique coloniale continue d’affaiblir la résilience du peuple face au changement climatique. Les chercheurs ont dénombré depuis quatorze autres épisodes de grande famine, la dernière en date en 2021. « La migration des Antandroy, observée aujourd’hui, puise ses origines profondes dans les agissements du régime colonial français, qui ont contribué à les rendre plus vulnérables aux sécheresses », déplore auprès de Reporterre Nciko Arnold.
    Relations sexuelles contraintes

    Pour mieux cerner le vécu des victimes, une équipe d’Amnesty International a interrogé 122 Antandroy déplacés. Leur récit peint le sombre tableau d’un voyage aux mille souffrances. N’ayant souvent pas suffisamment d’argent pour s’offrir un ticket de bus, beaucoup ont dû s’endetter, vendre leurs biens, voire s’arrêter en chemin pour dénicher un emploi éphémère, quitte à dormir à la rue ou dans la forêt le temps de l’escale.

    Lia, désormais habitante du nord de l’île, a expliqué aux auteurs avoir été contrainte à des relations sexuelles avec des conducteurs en échange d’un laissez-passer. Un homme de 48 ans, Masoandro, témoigne lui avoir négocié une place à bord d’un bus en échange des services de son fils comme gardien de troupeau. Un an de labeur pour s’acquitter de la somme de 220 000 ariary — l’équivalent de 43 euros. « Mon fils l’a fait car il n’avait pas le choix, étant donné que le chauffeur avait menacé de nous faire emprisonner si la dette n’était pas remboursée. »

    L’arrivée dans le Boeny, dans le nord-ouest du pays, n’a pas signé pour eux la fin du cauchemar. Les pouvoirs publics n’ont accordé aux populations déplacées aucune aide, y compris pour tenter d’accéder à des terres productives. « Toutes ont déjà été allouées à la population locale », s’est défendu auprès d’Amnesty International le gouverneur, Mokhtar Andriantomanga.

    À la place, entre avril et juillet 2021, les autorités ont expulsé de force les Antandroy parvenus à se bâtir un logis de fortune et à cultiver quelques terres sur une zone destinée à un programme de reboisement, en lisière du parc national Ankarafantsika. Des pratiques contraires au droit à disposer d’un logement convenable, déplore Amnesty International.

    Aujourd’hui âgée de 28 ans, Betro se remémore l’instant où les gendarmes ont débarqué brutalement dans l’église où la femme enceinte de neuf mois était en train de prier. « À ce moment-là, sous le choc de les voir, j’ai accouché et puis j’ai fui, dit-elle. Le cordon ombilical n’avait même pas encore été coupé… L’État n’a rien fait [pour nous]. Ils se sont contentés d’arrêter des gens. »

    Mère de douze enfants, Fahihira, impuissante, a observé les gendarmes éventrer sa case avec un pied-de-biche avant de l’incendier. « Ils m’ont frappé à la poitrine avec un morceau de bois, dit Fitataha, 30 ans. Je n’ai pas saigné de la poitrine, mais ma bouche a rendu du sang pendant une semaine. » « Nous avions peur pour nos vies », confirme Jiro, mère de six enfants.
    Prison à ciel ouvert

    Certains Antandroy ont aujourd’hui trouvé refuge sur un site construit pour accueillir les exilés. « Une prison à ciel ouvert », déplore Amnesty International. L’étanchéité médiocre des murs des 33 petites cases laisse pénétrer la pluie, le vent et la chaleur écrasante. Les conditions de vie y sont dégradantes ; l’eau potable, la nourriture et les installations sanitaires manquent.

    « Nous n’avons pas de semences pour cultiver et pas de zébus. Nous n’avons pas non plus d’outils agricoles, dit Marandrano, l’un des premiers arrivants. La terre ne vaut rien, elle n’est pas fertile. Nous avons essayé de planter, mais quand les racines commencent à s’étendre, le sol se craquelle et les plantes meurent. »

    Lors de la saison des pluies, le fleuve Kamoro, situé à proximité, déborde. « Le site se retrouve encerclé par des eaux infestées de crocodiles, coupé des services essentiels comme les marchés, les pharmacies, les hôpitaux et les écoles », écrivent les auteurs.

    « Si on tombe malade, c’est la mort, car on ne peut pas traverser la rivière, témoigne Mandry, mère de huit enfants. Nous n’avons pas assez d’argent pour payer la pirogue. » Le prix de la traversée s’élève à 1 000 ariary (20 centimes d’euro). Cela correspond approximativement à ce que les habitants peuvent espérer gagner pour une journée de travail complète, à vendre du charbon ou faire des lessives.
    Femmes et enfants en première ligne

    Sans solution, la plupart des habitants choisissent de traverser la rivière sans pirogue, bien que peu d’entre eux sachent nager. Certains marchent jusqu’à quatre heures, le long du cours d’eau, dans l’espoir de dénicher un endroit moins profond. Tea, elle, essaie de supplier les piroguiers de l’embarquer sans frais.

    Avant de fuir ses terres natales, sous le poids de la famine, Falala cultivait des champs pour subvenir aux besoins des siens. Aujourd’hui, ses filles et elle tentent de vivre de la pêche, malgré les dangers : « L’eau est trop profonde, nous n’avons pas pied, dit-elle. Une personne a été tuée par un crocodile, une autre est morte noyée. »

    En janvier, une nouveau-née, appelée Anakaondry, est morte : sa mère, trop affaiblie par la faim et la soif, ne parvenait plus à l’allaiter. Les femmes et les enfants sont les premières victimes de ces conditions de vie insupportables, rapporte Amnesty International, qui dénonce les violations des droits humains commises par l’État malgache. En dépit de ces terribles témoignages, les autorités locales estiment à une centaine le nombre d’Antandroy débarquant chaque semaine sur le territoire.

    https://reporterre.net/A-Madagascar-le-calvaire-d-un-peuple-force-a-la-migration-interne
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