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  • L’avocat de Maduro, une star du barreau qui avait défendu Julian Assange
    https://www.lepoint.fr/monde/lavocat-de-maduro-une-star-du-barreau-qui-avait-defendu-julian-assange-TQMSK
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    Nicolas Maduro, défendu par Barry Pollack (gauche), et son épouse Cilia Flores, représentée par Mark Donnelly, au tribunal de Manhattan, le 5 janvier 2026.
    © Jane ROSENBERG / AFP

    Son nom est apparu au dernier moment pour remplacer un avocat commis d’office. Nicolas Maduro, qui a plaidé non coupable d’accusations de trafic de drogue devant la justice américaine, lundi 5 janvier, s’est offert les services d’un cador du barreau : Barry Pollack, qui avait défendu le cofondateur de WikiLeaks Julian Assange dans son long combat pour éviter une extradition aux États-Unis. Devant un tribunal de Manhattan, l’avocat a affirmé qu’il comptait s’attaquer à « la légalité de l’enlèvement militaire » de Maduro.

    Pollack, 61 ans, est associé chez Harris St. Laurent & Wechsler LLP, un cabinet de Washington et de New York spécialisé dans la défense pénale de cols blancs poursuivis par le gouvernement américain. Par le passé, il a notamment obtenu l’acquittement d’un comptable dans le scandale Enron. Et alors que Julian Assange risquait la prison à vie en vertu de l’Espionage Act, Pollack a négocié un accord de plaider coupable portant sur un seul chef. Le cofondateur de WikiLeaks a ainsi pu être libéré sans entrer sur le sol continental des États-Unis en 2024, avec une peine de 62 mois considérée comme déjà purgée au Royaume-Uni.

    Immunité et « enlèvement militaire »
    Dans une salle d’audience pleine à craquer, Maduro a tenté de profiter de sa tribune pour se poser en victime de l’impérialisme américain. Alors que le juge fédéral Alvin Hellerstein, âgé de 92 ans, lui demandait de confirmer son identité, le prévenu a répondu : « Je suis le président de la République du Venezuela et j’ai été kidnappé le 3 janvier. J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas… » « Il y aura un moment et un lieu pour aborder tout cela », l’a recadré le juge.

    « M. Maduro est le chef d’un État souverain. À ce titre, il bénéficie des privilèges et immunités attachés à cette fonction. Par ailleurs, des questions se posent sur la légalité de cet enlèvement militaire », a enchaîné Barry Pollack.

    Il y a 35 ans, la défense du dictateur panaméen Manuel Noriega, capturé lors d’une invasion américaine, avait tenté d’utiliser cette carte, sans succès. À l’époque, le gouvernement américain s’était appuyé sur un avis juridique rédigé en 1989 par Bill Barr, alors procureur général adjoint. Il affirmait que la Charte des Nations unies interdisant le recours à la force dans les relations internationales n’empêchait pas les États-Unis de procéder à des « enlèvements par la force » à l’étranger pour faire appliquer leur droit intérieur.

    « Prisonnier de guerre »
    Les juges avaient validé cette doctrine et conclu que Noriega ne bénéficiait pas de l’immunité de chef d’État. Comme dans son cas, les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le dirigeant légitime du Venezuela, depuis 2019. Et même si l’opération Absolute Resolve (« détermination absolue ») peut être contestée du point de vue du droit international, la jurisprudence américaine considère que dès lors qu’un prévenu se trouve sur le sol des États-Unis, les tribunaux fédéraux sont compétents pour le juger, peu importe la manière dont il y est arrivé.

    Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores sont poursuivis pour « complot narcoterroriste, complot d’importation de cocaïne, de possession d’armes automatiques et d’engins explosifs et complot en vue d’utiliser des armes automatiques et des engins explosifs contre les États-Unis ». Le juge Hellerstein a confirmé leur maintien en détention au Metropolitan Detention Center de Brooklyn. Décrié pour son insalubrité et sa gestion défaillante – notamment lors du suicide de Jeffrey Epstein en 2019 –, l’établissement a, entre autres, accueilli le narcotrafiquant Joaquin « El Chapo » Guzman, P. Diddy et Ghislaine Maxwell. C’est également là qu’est actuellement incarcéré Luigi Mangione, poursuivi pour le meurtre du patron de UnitedHealthCare.

    Maduro, dont la prochaine audience a été fixée au 17 mars, devra sans doute patienter plusieurs mois avant son procès. En quittant la salle d’audience, lundi, le dirigeant déchu a lancé : « Je suis un prisonnier de guerre ! » La bataille de la communication a déjà commencé.

  • Alixan (Drôme) : double sabotage le 27 octobre visant Groupe Cheval TP et la ligne TGV SNCF
    https://ricochets.cc/Alixan-Drome-double-sabotage-le-27-octobre-visant-Groupe-Cheval-TP-et-les-

    Ce double sabotage (ligne TGV + engins et bâtiments d’une carrière du Groupe Cheval BTP) montre qu’un petit rien peut grandement faire dérailler la mégamachine, qui apparaît plus fragile qu’on ne s’imagine. Un article-poème a salué le 27 octobre sur Indymedia Nantes ce double sabotage réussi en Drôme. Il a été aussi publié sur Attaque.noblogs.org, voici : Alixan et Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme) : Attaque contre Cheval TP et la SNCF Une route de plus vers nulle part poème d’une (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle

    https://nantes.indymedia.org/posts/157515/attaque-contre-cheval-tp-et-la-sncf
    https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/27/alixan-et-saint-marcel-les-valence-drome-attaque-contre-cheval-tp-e
    https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2025/10/27/incendies-dans-une-carriere-du-groupe-cheval-des-pertes-estimees-a-plusi
    https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-d-ici-matin-ici-drome-ardeche/plusieurs-millions-d-euros-de-degats-jean-pierre-cheval-president-du-grou
    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/acte-de-vandalisme-sur-la-lgv-sud-est-cinq-a-six-millions-d-euros-de-dega
    https://www.lepoint.fr/societe/double-sabotage-dans-la-drome-sur-la-piste-de-l-ultra-gauche-28-10-2025-2601
    https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-de-ici-drome-ardeche/les-carnets-de-commandes-s-amenuisent-les-professionnels-des-travaux-publ
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/27/la-circulation-des-tgv-sur-la-ligne-sud-est-a-repris-et-redeviendra-a-peu-pr
    https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2025/10/28/sabotage-a-la-sncf-et-incendies-les-degats-sont-considerables-wfpd
    https://www.franceinfo.fr/economie/transports/incendie-nocturne-cables-detruits-reprise-du-trafic-ce-que-l-on-sait-des-
    https://www.franceinfo.fr/economie/transports/sncf/direct-un-acte-de-vandalisme-entre-lyon-et-avignon-perturbe-le-trafic-sur

  • Analyse à chaud : l’annonce du Premier ministre concernant la réforme des retraites
    http://blogs.alternatives-economiques.fr/zemmour/2025/10/14/analyse-a-chaud-l-annonce-du-premier-ministre-concern

    Michaël Zemmour 14/10/2025

    L’annonce du Premier Ministre laisse prévoir un décalage du calendrier de la réforme de 2023, d’environ 3 mois pour les générations 1964 à 1968 (3,5 m de personnes). La cible des 64 ans et 172 annuité continuerait d’être poursuivie au même rythme, décalé d’une année de naissance.

    • Si le morceau est trop gros à faire avaler, tu le découpes en petits bouts que tu éparpilles en proposant de former des équipes pour chaque échantillon.
      Puis tu appelles le PS pour qu’ils fanfaronnent dans les médias sur cette belle réussite.

    • On peut en déduire que les personnes nées en avril 1965 partiront à 63 ans et 171 trimestres. Puis la réforme poursuivra son cours ordinaire (on peut même imaginer que ça aille plus vite).

      je savais bien qu’il y avait une embrouille. Le PS qui se macronise ou l’inverse d’office ça sent pas bon.

    • Le « pari risqué » du Parti socialiste lui profitera-t-il ?
      https://f24.my/BV27

      Comme l’a reconnu le chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, à la tribune de l’Assemblée nationale, le #Parti_socialiste, en acceptant de ne pas censurer le gouvernement, fait un « pari ». Au risque de s’isoler du reste de la gauche ou d’être qualifié de « sauveur de la #macronie » par l’extrême droite.

      « Je suis heureux pour les 3,5 millions de personnes qui pourront partir à la retraite plus tôt. [...] Quand on fait de la politique, on le fait pour changer la vie des gens. En tout cas c’est ma conception », s’est justifié le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, mardi au 20 heures de TF1, estimant que « provoquer une dissolution, ça ne change pas la vie des gens » et se disant « déterminé à arracher d’autres victoires ».

      à l’instar de la main droite atrophiée de Boris, Olivier à des petits pieds.
      https://seenthis.net/messages/1141048

    • En sauvant la Macronie, le P"S" n’a pas pu éviter la dégradation de la note sur la dette de la France par S&P (AAA —> A+) mais ça c’est sûr, ça va « changer la vie des gens », enfin, surtout celle des rentiers ...
      https://www.ouest-france.fr/economie/budget-collectivites-etat/degradation-de-la-dette-francaise-qui-perd-et-qui-gagne-si-les-taux-rem

      « Cela va demander des efforts » (Roland Lescure, ministre de l’économie)

    • Quelques nouvelles d’une vieille baderne issue de la « mouvance » des droitards « raisonnables », histoire de se mettre en jambe pour cette nouvelle semaine de merdasse médiatique ...
      https://www.lepoint.fr/politique/la-taxe-zucman-est-a-la-croissance-ce-que-l-hydroxychloroquine-etait-au-covi

      Ça fait quand même plus d’un demi-siècle qu’ils nous pourrissent la vie ces vieux salopards.

      #croissance #valeur_travail (avec des guillemets) #loi_de_l'offre #emploi (ou plutôt #bullshit_job) #lois_du_marché (libre et non-faussé, mon cul) #dette_publique #dogmes #horreur_économique

    • @sombre pour Le Point ça fait 53 ans qu’il brosse son lectorat dans le sens du poil. Un poil de CSP+
      Claude Imbert , l’un des fondateurs, fut le premier à occuper le poste de rédac chef. Sa vision a profondément marqué le magazine au cours de ses premières années. Plus tard, Franz-Olivier Giesbert et Étienne Gernelle ont respectivement pris les rênes de l’hebdo.
      L’ère numérique a également vu émerger des figures comme Florent Barraco et Jérôme Béglé , qui ont su adapter Le Point à l’évolution du paysage médiatique et faire concurrence, voire alliance avec un autre torche cul Valeurs Actuelles .
      https://www.viapresse.com/abonnement-magazine-le-point-qui-est-le-directeur-du-magazine-le-point
      Où est Géraldine ?
      https://seenthis.net/messages/1125915

    • « Volte-face » ? Le PS n’a pas « trahi », c’est la France Insoumise qui l’a fait passer pour un allié
      https://www.revolutionpermanente.fr/Volte-face-Le-PS-n-a-pas-trahi-c-est-la-France-Insoumise-qui-l-

      En refusant de voter la censure contre Lecornu, le Parti socialiste a une nouvelle fois sauvé le macronisme. Une « trahison » que Jean-Luc Mélenchon et LFI feignent de découvrir. Pourtant, elle s’inscrit dans la droite lignée de 50 années d’attaques antisociales lancées par le PS.

      Alors que les débats battent leur plein à l’Assemblée nationale, le tandem Macron-Lecornu semble avoir trouvé un chemin pour faire passer leur copie du budget 2026 et imposer une nouvelle austérité brutale. Une stabilisation relative que la macronie doit à la bonne volonté du Parti socialiste, toujours prêt à collaborer pour sauver un régime en difficulté. Les socialistes ont ainsi offert leur soutien à un gouvernement illégitime en échange de l’arnaque de la « suspension », ainsi que de pseudo-concessions qui pourraient bien ne jamais voir le jour étant donné que le budget pourrait passer par ordonnance.

      Cette politique de sauvetage de la macronie par le PS n’est une surprise pour personne. Il suffit en effet de remonter au mois de janvier, lorsque le PS refusait de censurer le gouvernement Bayrou et validait en échange du conclave sur les retraites les coupes brutales du budget 2025. Une séquence que les responsables insoumis ont vraisemblablement oubliée puisque, depuis deux semaines, ils n’ont plus de mots pour dénoncer ce qui est à leurs yeux une terrible « trahison » du PS. Mélenchon, dans deux notes de blog publiées le 23 et 25 octobre, fustige notamment ce « changement de ligne » du PS comme « une caricature de l’opportunisme et du cynisme en politique ».

      Le dirigeant insoumis explique même que cette « volte-face politique » constitue un revirement stratégique total de la part du PS : abandonnant le projet du NFP, Faure et ses lieutenants miseraient désormais sur une « grande coalition » avec le centre macroniste sur le modèle des autres grands partis de la social-démocratie européenne. Un changement si profond qu’il serait de l’ordre des « ondes longues de l’histoire politique des partis en France », souligne-t-il. Un discours d’une profonde hypocrisie : Mélenchon feint d’ignorer que le PS n’a, depuis Mitterrand et le tournant de la rigueur, jamais cessé d’être un parti bourgeois qui, au pouvoir en alternance avec la droite, a joué un rôle central dans à la mise en œuvre des politiques austéritaires, anti-ouvrières et racistes des dernières 50 années.
      Une trahison, vraiment ? Le PS, un parti bourgeois intégré au régime

      Dès lors, parler de « trahison » du Parti Socialiste comme le font les insoumis participe à l’illusion que le PS ferait partie de « notre camp social ». Non, les responsables socialistes n’ont pas été « roulés dans la farine » par les macronistes, et ne sont pas tombés dans l’« amateurisme » comme l’affirme LFI. Ils n’ont pas non plus « changé de ligne » comme cherche à le souligner Mélenchon pour mieux se dédouaner de ses responsabilités dans la résurrection de ce parti. Bien loin de « trahir », le PS ne fait que jouer le rôle qu’il a joué historiquement : se faire élire en donnant l’illusion que cela permettra d’obtenir des concessions sociales, puis imposer certaines des plus graves politiques anti-ouvrières, racistes et autoritaires de la Vème République.

      Cela a notamment commencé avec la victoire de Mitterrand en 1981. Il faudra alors seulement attendre deux ans pour que le PS s’adapte aux exigences politiques de la bourgeoisie française et opère le « tournant de la rigueur ». Au programme : gel des salaires, coupes drastiques dans les services publics, privatisations. Cette brusque offensive anti-ouvrière sur fond d’adaptation à l’agenda néolibéral se poursuivra à chaque séjour des socialistes à Matignon ou à l’Élysée. Sous la « gauche plurielle » de Jospin, le PS s’empressera en effet de privatiser à tour de bras : France Télécom, Air France, le Crédit Lyonnais, Thomson ou encore l’aérospatial y passent. Et l’on ne saurait bien sûr oublier les innombrables attaques contre les travailleurs de la présidence de François Hollande, à commencer par la loi Travail dite « El-Khomri » de 2016. Autant d’illustrations de l’intégration profonde du PS au régime au service de l’offensive néo-libérale.

      Tout au long de son histoire, le PS a su démontrer qu’il se plaçait du côté des patrons, dont il s’est toujours efforcé de garantir et de protéger les profits. Dès les premiers mois de son mandat, Hollande offrait au patronat le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), un cadeau de 100 milliards d’euros, prolongé en 2014 par le Pacte de responsabilité, qui acte une baisse drastique des cotisations payées par les entreprises et préfigure la politique de l’offre menée par les macronistes aujourd’hui. On ne peut donc guère s’étonner du fait que le PS de Faure se prépare déjà à renoncer à la « Taxe Zucman », qui n’était déjà qu’une bien maigre mesure, pour lui préférer une « Taxe Zucman Light ». De l’avis de Zucman lui-même, celle-ci serait absolument indolore pour le grand patronat en permettant notamment à des milliardaires comme Bolloré et Bernard Arnault d’échapper à cet impôt.

      En plus d’avoir rendu de fiers service à la bourgeoisie française, le rôle du PS au service du renforcement répressif de la Ve République est tel qu’il ferait même pâlir la droite traditionnelle. À commencer par la Loi Chevènement et la Loi sur la sécurité quotidienne, promulguées sous Jospin, la première contre les droits des personnes étrangères et la seconde renforçant les moyens policiers et la surveillance de masse. Cette offensive a été continuée et largement étendue sous Hollande, avec notamment l’inscription du délit d’apologie du terrorisme dans le droit commun, le débat sur la déchéance de nationalité, etc.

      Que ce soit dans ses attaques contre les travailleurs et les étrangers ou dans sa politique pro-patronale, la ligne historique du PS est en symbiose avec la politique menée depuis désormais huit ans par Macron, ancien ministre socialiste. Si ses deux mandats ont encore radicalisé les attaques initiées sous Hollande, le soutien du PS à ces offensives n’en reste pas moins l’orientation politique naturelle de ce parti bourgeois, profondément intégré au régime.
      La résurrection du PS, fruit de la stratégie institutionnelle de LFI

      Pour Mélenchon, qui continue de revendiquer une grande partie du bilan du mitterrandisme, l’histoire du PS est avant tout celle d’une force politique au service de l’émancipation, qui aurait connu quelques errements à partir des années 2000. Ainsi, de son point de vue, le « volte-face » actuel conduit le parti à un retour à ces errements, « à la grande tradition de l’arnaque à la François Hollande », et clôturerait la parenthèse durant laquelle le PS était redevenu un authentique « parti de gauche » à travers sa collaboration aux alliances électorales impulsées par LFI, la Nupes en 2022 et le NFP en 2024.

      Mais cette manière de présenter les choses mystifie la réalité : ce sont précisément ces alliances électorales qui ont produit l’illusion d’un revirement à gauche du PS, permettant ainsi à un parti sorti exsangue du quinquennat de Hollande de se refaire une santé et de se réhabiliter comme force politique d’opposition. Loin de toute rupture avec la période hollandiste, après 2017 les socialistes ont simplement été contraints de mettre en sourdine leurs aspects les plus anti-ouvriers et racistes pour éviter leur disparition politique.

      Si Mélenchon est bien conscient que sans l’union de la gauche aux législatives le PS aurait « été instantanément rayé de la carte électorale » [1], c’est bien qu’il pensait pouvoir imposer son hégémonie sur le PS tout en s’appuyant sur son ancrage national. Une opération de réhabilitation du PS qui s’est retournée contre son initiateur et vient à nouveau illustrer les limites stratégiques de LFI. Cherchant à multiplier les alliances et combines électorales pour combler ses problèmes d’implantation locale sur le territoire, LFI a remis en scelle le PS en lui permettant d’appuyer les politiques macronistes. Les insoumis ont donc une part de responsabilité dans l’impasse que constitue la situation actuelle et le sauvetage du régime mis en œuvre par le PS.

      Cette politique de réhabilitation du PS est le produit de la stratégie institutionnelle de LFI. Comme Mélenchon le rappelle dans Faites mieux, les élections sont pour lui l’alpha et l’oméga de la politique : « La conviction démocratique, les élections sont la forme nécessaire de la mobilisation politique capable d’inverser le cours des choses non seulement par la conquête du pouvoir politique mais par l’implication populaire à construire et à maintenir ensuite ». Une orientation qui conduit LFI à raisonner, non pas sur le terrain de la lutte de classe, mais en termes de réserves potentielles de voix dans l’optique de remporter l’élection présidentielle, cœur névralgique de cette stratégie.

      Loin donc de constituer un changement de cap, le soutien actuel du parti d’Olivier Faure au gouvernement Lecornu illustre simplement qu’après avoir été ressuscité le PS n’a plus besoin de la bouée de sauvetage qu’a constitué LFI et n’hésite plus à réaffirmer sa vocation originaire : stabiliser le régime et appuyer les politiques réactionnaires de la macronie. De ce point de vue, la Nupes et le NFP n’ont été que le tremplin qui a permis à ce parti bourgeois de se refaire une santé et de se replacer au centre du jeu politique pour retrouver tout son pouvoir de nuisance.

      De plus, malgré l’hostilité désormais ouverte et affichée du PS envers LFI, qui se prépare à présenter des candidats socialistes contre les députés insoumis sortants aux prochaines élections, Mélenchon refuse toujours de reconnaître le PS comme un ennemi, mais seulement un adversaire qui peut devenir un partenaire de lutte. Lors d’une récente émission, Mélenchon a en effet prévenu : « Si nous commençons à jeter des pierres aux socialistes, ça va nous défouler c’est clair. Les chefs socialistes que nous voyons nous inspirent un mépris incroyable […] Ne tombez pas dans le piège, il faut fraterniser avec les socialistes de terrain, de la base, il faut s’unir dans l’action ». S’il semble avoir perdu l’illusion de se lier à la direction nationale du parti, il ne désespère pas de continuer à s’allier avec certaines sections locales du PS.

      Face à l’impasse de telles stratégies institutionnelles, il est urgent de défendre une autre ligne, loin des combines électorales, pour chercher à reconstruire une gauche révolutionnaire qui critique inlassablement les manœuvres et attaques de tous les partis bourgeois. Une gauche révolutionnaire, qui lutte sur les lieux de travail, dans les quartiers et sur les facs, pour construire les mobilisations qui traversent le pays, sans nourrir d’illusions dans les mécanismes de la Ve République ou dans une hypothétique réforme des institutions. Une gauche qui fait de la lutte des classes son centre de gravité, en totale indépendance politique d’avec les partis du régime comme le PS.

  • Le mea culpa de Raphaël Enthoven après sa réintégration au festival littéraire de Besançon
    https://www.huffingtonpost.fr/culture/article/le-mea-culpa-de-raphael-enthoven-apres-sa-reintegration-au-festival-l

    Déprogrammé après ses propos polémiques sur les journalistes à Gaza puis réintégré, le philosophe a reconnu qu’il n’aurait « jamais dû écrire » cette phrase.

    Un festival, donc, à éviter.

  • Le phoque à capuchon, une étrange disparition
    https://www.lepoint.fr/eureka/le-phoque-a-capuchon-une-etrange-disparition-25-08-2025-2596942_4706.php

    C’est un mystère qui reste encore sans réponse. Où sont passés les phoques à capuchon ? En 2023, alors qu’une équipe de scientifiques qui étudie cette espèce hors du commun survolait la banquise flottante canadienne, ils n’en ont vu aucun. Depuis 1992, année où le suivi de leur population a commencé, cette absence était une première. Depuis, les phoques ne sont pas revenus. Nous ne sommes, nous non plus, pas retournés survoler cette zone l’année suivante, car, en 2024, la banquise elle-même avait virtuellement disparu. Et s’il n’y a plus de banquise, il n’y aura pas de phoque à capuchon, une espèce qui dépend de cet écosystème pour vivre, se reproduire, se nourrir.

    Pour la biologiste marine que je suis, être témoin de la disparition d’une population de phoque emblématique, que j’ai suivie pendant plusieurs années, est une catastrophe écologique qui rend le réchauffement climatique très concret, même s’il se passe loin de nos yeux. C’est également édifiant de voir comment des changements environnementaux brusques peuvent impacter une espèce qui a, pourtant, su s’adapter et prospérer jusque-là dans un contexte des plus hostiles.
    Une poche sur la tête pour séduire ou impressionner

    Le phoque à capuchon est ainsi présent dans une seule région du monde : la banquise flottante en Arctique, entre le Canada et le Svalbard, un archipel dans le nord de la Norvège. C’est de ce fait un animal peu connu, mais pourtant tout à fait fascinant. Il doit son nom à une particularité notable des mâles. Ces derniers ont la capacité de remplir d’air une poche qu’ils ont sur le haut de leur tête, en plus de gonfler une de leurs cloisons nasales en un ballon rouge protubérant, pour à la fois impressionner les autres mâles et séduire les femelles.

    Ces dernières ne sont pas en reste. Les phoques à capuchon ont la lactation la plus courte connue chez les mammifères, puisque les mères allaitent leur petit sur la banquise pendant trois à quatre jours seulement. Celui-ci prend environ 7 kg par jour pour doubler son poids de naissance, avant d’être sevré et de devenir autonome. S’il se sépare alors de sa mère, le jeune phoque à capuchon ne quittera jamais vraiment la banquise. Il y retournera toute sa vie pour sa période de mue, qui advient une fois par an, pour se reproduire à son tour, se reposer et accéder à des zones de pêche. Mais cette banquise arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du globe, ce qui entraîne des changements physico-chimiques dans les océans.

    La fonte des glaces due à l’augmentation des températures en est le plus évident, mais on observe également une diminution de la salinité de l’eau de mer, un changement des courants, un approfondissement de la couche de mélange, la partie superficielle des océans très productive en nutriments. Tous ces changements impactent les écosystèmes marins, du phytoplancton jusqu’aux prédateurs tout en haut de la chaîne alimentaire, comme les phoques à capuchon. Cette place, ainsi que leurs grandes capacités de plongée à des profondeurs allant jusqu’à 1 000 mètres et leurs longues migrations dans les eaux arctiques, en font de très bons bio-indicateurs des changements climatiques et de la santé de leur habitat.
    Le phoque à capuchon dans un océan en mutation

    Mais toutes ces caractéristiques les rendent aussi particulièrement vulnérables aux changements environnementaux. Dans une recherche récemment publiée, nous avons étudié avec mon équipe deux populations distinctes – l’une dans l’Atlantique nord-ouest canadien, l’autre en mer du Groenland – pour mieux comprendre les impacts des changements de conditions écologiques locales sur cette espèce clé particulièrement sensible à la perte de la banquise. Le but était d’identifier les pressions spécifiques que chaque population subit dans un océan en mutation rapide et les conséquences sur leur distribution ou sur leur capacité à se nourrir.

    En combinant le suivi d’animaux en mer grâce à des balises enregistreuses avec des analyses biochimiques, nous avons pu retracer leurs déplacements et comportements de plongée, analyser leur régime alimentaire et évaluer leur efficacité à trouver de la nourriture, et cela, sur plusieurs décennies. Cette incroyable série de données temporelle, réunie grâce à une collaboration entre la France, le Canada, la Norvège et le Groenland, couvre une période de presque trente ans – qui comprend donc la période de réchauffement la plus rapide et intense en Arctique.

    In fine, ce que l’on cherche à savoir, c’est ce qu’il adviendra de cette espèce hors du commun si nous continuons sur la même trajectoire climatique. Les résultats de notre étude sont étonnants : les phoques à capuchon montrent des réactions contrastées face aux bouleversements climatiques. Si certaines populations canadiennes ont donc, ces dernières années, perdu leur lieu de reproduction avec la fonte de la banquise, l’ensemble des populations de phoques étudiées peuvent, elles, adopter des stratégies assez variées.

    Au sein de la population de l’Atlantique nord-ouest, les individus se reproduisant dans le golfe du Saint-Laurent, au Canada, privilégient les eaux froides et côtières pour trouver leur nourriture et ont vu leurs zones d’alimentation et de mue se déplacer vers le nord, suivant le recul des eaux froides et la migration de leurs proies. De plus, leurs plongées pour se nourrir en profondeur sont plus longues que par le passé, ce qui indique qu’ils ont maintenant plus de difficultés à trouver et à attraper leurs proies. Proies qui sont également différentes que dans les années 1990, probablement à cause d’un bouleversement de l’écosystème et du type de proies disponibles dans leur habitat, de plus en plus similaires à celles de l’Atlantique. On parle alors d’« atlantification » de ces zones arctiques.

    Les projections climatiques indiquent, par ailleurs, une réduction de l’habitat favorable aux phoques à capuchon de l’Atlantique nord-ouest dans les décennies à venir, ce qui pourrait évidemment, à plus ou moins long terme, entraîner une « crise du logement » et une compétition féroce si toutes les espèces de l’Arctique sont réduites à migrer vers un habitat nordique de plus en plus réduit. Cette réduction de l’habitat favorable semble particulièrement intense pour les phoques du golfe du Saint-Laurent.

    Le devenir d’une des populations que nous surveillions jusqu’alors et que nous n’avons plus revue depuis 2023 reste encore mystérieux. Où sont allées les femelles pour mettre bas et fournir un habitat stable à leurs petits ? Les colonies reproductrices ont-elles fusionné vers le nord ? Que se passera-t-il d’ailleurs pour cette espèce quand l’Arctique connaîtra des étés sans glace à l’aune de 2040-2050 ? Les grands prédateurs comme les ours polaires vont-ils s’ajouter aux menaces qui pèsent sur ces animaux, s’ils se rapprochent des côtes pour pallier le manque de banquise ?

    Ces questions restent, pour l’instant, en suspens pour l’incroyable phoque à capuchon de l’Atlantique Nord-Ouest, tout comme celle de son avenir dans ces eaux froides arctiques en pleine mutation.
    Un effondrement de la population du Groenland

    En revanche, la population des phoques à capuchon de la mer du Groenland paraît, elle, moins inféodée aux eaux très froides pour se nourrir. Contre toute attente, ces phoques ont d’ailleurs déplacé leurs zones d’alimentation vers l’est, s’éloignant du Groenland pour se rapprocher des côtes norvégiennes. Les projections montrent aussi que ces zones auront tendance à s’élargir et à se déplacer encore plus vers l’est – et non, à se rétrécir et à se déplacer vers le nord, comme les phoques de l’Atlantique Nord-Ouest.

    Il ne faudrait cependant pas s’en réjouir trop vite. Car l’agrandissement de l’habitat favorable de ces phoques à capuchon de la mer du Groenland ne signifie pas forcément que l’environnement global est satisfaisant. Cette population a, en effet, connu un effondrement dramatique d’environ 85 % de son effectif depuis les années 1950, sans signe de rétablissement.

    Ce déclin suggère que d’autres facteurs que l’aire d’alimentation favorable pourraient contrebalancer les bénéfices d’un habitat théorique plus vaste : par exemple, les changements dans les écosystèmes ou dans les chaînes alimentaires, l’augmentation de la prédation, l’éloignement entre les zones de reproduction et les zones d’alimentation, qui pourrait obliger les phoques à parcourir de plus grandes distances pour se nourrir, ou, encore, les effets durables de la chasse commerciale aujourd’hui interdite.

    Tous ces constats montrent que les phoques à capuchon ne réagissent pas de manière uniforme aux pressions environnementales. Chaque population fait face à des défis spécifiques, liés à ses spécificités comportementales et adaptatives, à sa localisation, à l’évolution de ses proies et à l’histoire de ses interactions avec les humains. Les variabilités individuelles ou populationnelles peuvent conférer à l’espèce dans son ensemble une capacité d’adaptation plus grande aux défis environnementaux auxquels elle fait face.

    En revanche, si des espaces clés de leur cycle de vie disparaissent, comme c’est le cas pour la population du golfe du Saint-Laurent dont les sites de reproduction sur la glace ont récemment disparu, on peut s’attendre à des extinctions locales plus rapides que d’autres. Si l’avenir de l’incroyable phoque à capuchon en Arctique reste incertain, son cas souligne en revanche l’importance d’adopter des stratégies de conservation différenciées, adaptées aux réalités écologiques locales.

  • Une fois (ou plutôt dix fois) n’est pas coutume, une retrospective intéressante et en accès libre dans le Point sur les avions de ligne abattus par erreur  :

    – En 1938, l’histoire du premier avion de ligne abattu par un État
    https://www.lepoint.fr/histoire/en-1938-l-histoire-du-premier-avion-de-ligne-abattu-par-un-etat-28-07-2025-2
    – En 1962, quand l’Armée rouge abattait un vol d’Aeroflot par erreur
    https://www.lepoint.fr/histoire/en-1962-quand-l-armee-rouge-abattait-un-vol-d-aeroflot-par-erreur-29-07-2025
    – La caravelle Ajaccio-Nice, secret d’État le mieux gardé de France ?
    https://www.lepoint.fr/histoire/la-caravelle-ajaccio-nice-secret-d-etat-le-mieux-garde-de-france-30-07-2025-
    – Erreurs fatales dans le Sinaï : ce jour de 1973 où Israël abat un Boeing libyen
    https://www.lepoint.fr/histoire/erreurs-fatales-dans-le-sinai-ce-jour-de-1973-ou-israel-abat-un-boeing-libye
    – Crash d’Ustica : un combat aérien entre Kadhafi et la France qui a dérapé ?
    https://www.lepoint.fr/histoire/crash-d-ustica-un-combat-aerien-entre-kadhafi-et-la-france-qui-a-derape-01-0
    – Vol Korean Air 007 : deux missiles pour une bavure soviétique
    https://www.lepoint.fr/histoire/vol-korean-air-007-deux-missiles-pour-une-bavure-sovietique-04-08-2025-25956
    – En 1988, quand un croiseur américain abattait un Airbus iranien
    https://www.lepoint.fr/histoire/iran-air-655-en-1988-quand-un-croiseur-americain-abattait-un-airbus-05-08-20
    – Ce jour de 2001 où l’Ukraine a abattu un avion de ligne par erreur
    https://www.lepoint.fr/histoire/ce-jour-de-2001-ou-l-ukraine-a-abattu-un-avion-de-ligne-par-erreur-06-08-202
    – MH17, le Boeing abattu par un missile russe depuis l’Ukraine
    https://www.lepoint.fr/histoire/en-2014-le-vol-mh17-abattu-par-un-missile-russe-en-ukraine-07-08-2025-259590
    – Le crash du vol PS752, bavure de l’armée iranienne
    https://www.lepoint.fr/histoire/en-2020-le-crash-du-vol-ps752-bavure-de-l-armee-iranienne-08-08-2025-2595956

  • Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective. - Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective. - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/3014

    Héhé 88750 signatures en 7 jours de la #pétition … pas si mal !

    Plus que quelques signatures pour les 100000, et elle pourra enfin être clôturée dans un profond mépris en 1h de décision unilatérale comme le fut celle de la BravM en 2023… https://www2.assemblee-nationale.fr/petitions/petitions

    Ça va être magistral !

  • Violents orages en Savoie : le trafic ferroviaire interrompu « au moins plusieurs jours » entre Paris et Milan - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/meteo/de-violents-orages-provoquent-une-crue-inedite-en-70-ans-en-maurienne-01-

    La vallée alpine de la Maurienne a été confrontée lundi à de violents orages avec une crue, inédite en 70 ans, d’un torrent qui a provoqué d’importants dégâts à Modane et ses environs.

    Canicule : écoles fermées, réacteur nucléaire à l’arrêt et pic de pollution, la vague de chaleur s’éternise dans toute la France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/07/01/canicule-ecoles-fermees-reacteur-nucleaire-a-l-arret-et-pic-de-pollution-la-

    Météo-France a placé 16 départements en vigilance rouge, le plus haut niveau de surveillance, et 68 en vigilance orange, à partir de mardi midi. Pendant deux jours, la France va subir le pic d’une très longue vague de chaleur. Un épisode intense, qui dure depuis déjà treize jours.

    Géraldine apparemment, trouve que l’écologie punitive qui frappe les appartements et les vallées des Alpes, c’est à cause de l’idéologie écologiste. Parce que si tout allait bien, dans l’idéologie, les salles de classe et les centrales nucléaires seraient toutes climatisées et il y aurait moins de morts.

    Climatisation en France : quand l’idéologie tue
    https://www.lepoint.fr/societe/climatisation-en-france-quand-l-ideologie-tue-01-07-2025-2593356_23.php

    Chaque été, des milliers de Français meurent de la chaleur pendant que le pays refuse la climatisation, au nom d’arguments écologiques largement infondés. Décryptage d’une hallucination collective.

    Par Géraldine Woessner
    Publié le 01/07/2025 à 07h00

    Comme on te le dit ici :
    https://seenthis.net/messages/1124148
    L’IA se trompe beaucoup.

    Et apparemment, Le Point est à la pointe des erreurs de l’IA :
    https://seenthis.net/messages/1123831

  • Iran : menace sur la France ?
    https://www.lepoint.fr/societe/iran-menace-sur-la-france-24-06-2025-2592842_23.php

    Florilège... Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, France... Tout cela est-il bien sérieux ?

    https://www-sueddeutsche-de.translate.goog/politik/iran-agenten-deutschland-sicherheitslage-anschlaege-
    Danger in Germany. Iranian agents are already exploring possible targets in Europe

    https://www-expressen-se
    Actors in Iran are currently trying to recruit network criminals in Sweden to commit a new form of attack, Expressen learns.
    The plan is to launch an attack with drones from the air against Jewish interests.

    https://www.mirror.co.uk/news/world-news/uk-vulnerable-terrorism-attacks-iran-35439683
    Targets Iran-backed terrorists could pick in UK amid ’substantial’ threat
    Iran’s covert network of spies and footsoldiers across the west and in Britain could launch a wave of terror attacks in response to America’s air-strikes on Tehran’s nuclear programme

  • En Corse, un enquêteur de la police judiciaire écroué pour l’assassinat d’un baron du banditisme
    https://www.lepoint.fr/societe/en-corse-un-enqueteur-de-la-police-judiciaire-ecroue-pour-l-assassinat-d-un-

    Un enquêteur de la « PJ » a été mis en examen et incarcéré pour l’assassinat en bande organisée de David Costa-Dolesi, abattu en plein jour le 17 octobre 2023 à Bastia.

    C’est une affaire embarrassante que la justice aurait sans doute préféré ne pas avoir à gérer et une nouvelle illustration de l’emprise mafieuse sur la société corse. Selon des informations de Corse-Matin, confirmées au Point par le parquet de Marseille (Bouches-du-Rhône), un ancien enquêteur de police judiciaire du commissariat de Bastia (Haute-Corse) a été mis en examen et écroué dans le cadre de l’enquête portant sur l’assassinat d’un homme présenté comme un baron du banditisme insulaire, David Costa-Dolesi, tué en plein jour le 17 octobre 2023, dans un café de la citadelle de Bastia.

    Le placement en détention provisoire de cet enquêteur présenté par ses pairs comme un officier « expérimenté » n’avait pas été ébruité. Signe de la sensibilité de l’affaire et du caractère inédit des faits soupçonnés. Christophe Demailly avait été placé en garde à vue à Bastia au début du mois d’avril dans la plus grande discrétion.

    « Même ses anciens collègues n’ont pas été informés », glisse un vieux limier du commissariat. Cet officier de police judiciaire, en arrêt de travail pour maladie au moment de son arrestation, a été auditionné par un juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, une unité dédiée à la lutte contre le crime organisé. Seul mis en cause, pour l’heure, dans ce dossier, il a ensuite été écroué dans un centre pénitentiaire des Bouches-du-Rhône.
    La victime ciblée par deux tireurs en plein jour à Bastia

    Au moment des faits, cet enquêteur était en poste au commissariat de Bastia. Il avait été par la suite muté sur le continent. Quel a été son rôle exact dans cette affaire ? À ce stade, les autorités se bornent à confirmer une « participation » de cet officier de police judiciaire à cet assassinat qui avait fait grand bruit dans l’île, dans un contexte de règlements de comptes dans le milieu du banditisme corse. Ce jour d’automne 2023, David Costa-Dolesi avait été la cible de plusieurs tirs d’arme à feu, aux alentours de 16 h 25 alors qu’il rejoignait un café de la citadelle de Bastia, géré par sa femme.

    Selon nos informations, deux hommes arrivés à pied depuis une ruelle voisine ont pénétré dans le commerce, capuche sur la tête et visages dissimulés. Ces derniers ont tiré à plusieurs reprises sur la victime à l’aide d’armes de poing, lorsque celle-ci a franchi la porte de l’établissement, avant de prendre la fuite à travers les ruelles de ce quartier touristique.

    David Costa-Dolesi, 41 ans, était un homme connu de la justice. En 2023, un fichier confidentiel du service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) le présentait comme un membre « prépondérant » d’une des vingt-cinq bandes criminelles actives dans l’île. En 2015, il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans d’emprisonnement dans une affaire d’association de malfaiteurs.

    David Costa-Dolesi avait aussi été mis en cause dans une enquête sur un réseau de machines à sous, déployé entre 2017 et 2019 dans le nord de l’île. Absent à l’audience mais présenté par l’accusation comme le « donneur d’ordre » de ce réseau, il avait été condamné, en juillet 2023, à cinq ans de prison ferme. Faisant l’objet d’un mandat de dépôt différé, il devait purger cette peine à partir du 8 novembre 2023. En l’abattant froidement trois semaines avant son placement en détention, ses tueurs ne lui ont pas laissé l’occasion de se présenter aux autorités.
    Une institution judiciaire entachée du soupçon

    Le préjudice potentiel de cette affaire pour l’institution judiciaire n’est pas mince au moment où l’État promet une « révolution » contre l’emprise mafieuse qui gangrène la Corse, sur fond de recrudescence des règlements de comptes. Ces dernières années, plusieurs épisodes ont jeté le discrédit sur l’action des pouvoirs publics et les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire dans l’île.

    En avril 2024, Hélène Gerhards, juge d’instruction à Ajaccio (Corse-du-Sud), avait été mise en examen pour onze infractions, dont celles de faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic d’influence et association de malfaiteurs. Soupçonnée d’avoir noué des liens avec un membre du grand banditisme, en donnant des informations sur des procédures en cours en échange d’avantages en nature, cette magistrate avait été placée en détention provisoire avant d’être remise en liberté sous contrôle judiciaire.

    Trois ans plus tôt, Yves Robert, un major de police de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) d’Ajaccio, avait été mis en examen notamment pour « corruption passive ». Cet officier est suspecté d’avoir communiqué des informations à la bande criminelle dite du Petit Bar et permis à trois de ses membres éminents d’échapper à un coup de filet de la police judiciaire, en septembre 2020.

    L’affaire sera jugée prochainement, dans le sillage d’un mégaprocès qui voit comparaître, jusqu’au 28 mai, vingt-quatre personnes dans un dossier hors-norme de blanchiment devant la 7e chambre du tribunal correctionnel de Marseille. Mais elle en dit suffisamment sur la porosité entre le milieu corse et les pouvoirs publics insulaires.

    Auditionné par une mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’avenir institutionnel de l’île, le 28 janvier, l’ancien préfet de Corse, Amaury de Saint-Quentin, s’était exprimé sur la pénétration mafieuse de ce territoire. Celui qui fut, entre 2022 et 2024, le plus haut représentant de l’État dans la région avait troublé les parlementaires en affirmant que la criminalité organisée « imprégnait l’intégralité de la société corse, jusqu’aux services de l’État ».

  • Sanctions contre les bénéficiaires du RSA : « Alors qu’en 1988, le problème public était la grande pauvreté, aujourd’hui le problème public est l’assistance »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/23/sanctions-contre-les-beneficiaires-du-rsa-alors-qu-en-1988-le-probleme-publi


    Astrid Panosyan-Bouvet (ministre du travail et de l’emploi), Laurent Marcangeli (ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification), Clara Chappaz (ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique), Thibaut Guilluy (directeur général de France Travail) et Arthur Mensch (Arthur Mensch, son cofondateur et directeur général de Mistral AI), de gauche à droite, durant une visite dans une agence France Travail à Paris, France Travail le 4 février. LUDOVIC MARIN / AFP

    (...) l’existence même de bénéficiaires de l’assistance publique est perçue comme un problème public.

    Thibaut Guilluy [directeur général de France Travail] dévoile ce ressort lorsqu’il affirme en commission des affaires sociales du Sénat que la #paupérisation c’est d’abord et avant tout parce qu’on est passé de « zéro à 2 millions » de bénéficiaires du #RSA. Le problème apparaît donc avec l’allocation, puisqu’il n’y avait zéro bénéficiaire qu’avant la mise en place du revenu d’assistance, le revenu minimum d’insertion (RMI), en 1989. Autrement dit, alors qu’en 1988, le problème public était la grande pauvreté, aujourd’hui le problème public est l’#assistance. Il faut faire quelque chose ; faute de moyens ne restent plus que les sanctions.

    Guillaume Allègre est économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), auteur de « Comment verser de l’argent aux pauvres ? Dépasser les dilemmes de la justice sociale » (PUF, 2024).

    https://archive.ph/UfsSK

    #guerre_aux_pauvres

    • RSA : « La spirale de la pauvreté est alimentée par une technocratie qui ne cherche que la fraude et pas le non-recours », Guillaume Allègre, Economiste
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/03/05/rsa-la-spirale-de-la-pauvrete-est-alimentee-par-une-technocratie-qui-ne-cher

      L’économiste Guillaume Allègre propose, dans une tribune au « Monde », de modifier les règles de versement du revenu de solidarité active afin d’éviter les pièges qui aggravent la situation des plus vulnérables.Publié le 05 mars 2024

      Il a été démontré que l’#algorithme de la caisse d’allocations familiales pénalise les plus vulnérables parmi les allocataires d’aides sociales (« Dans la vie de Juliette, mère isolée, précaire et cible de l’algorithme des #CAF », Le Monde du 4 décembre 2023). Mais ce constat ne se limite pas à la question algorithmique.

      Le problème soulevé est plus profond, comme le montre le cas de Juliette, décrit par l’enquête du Monde. #Mère_isolée, allocataire du revenu de solidarité active (RSA), elle doit, après contrôle, rembourser les « revenus d’origine indéterminée », a priori les aides familiales reçues de ses frères et sœurs « pour qu’elle puisse rendre visite à leur père, tombé malade », un virement reçu pour son anniversaire, et les revenus de quelques heures de ménage non déclarées.

      Le RSA est en effet une prestation dite « différentielle » : l’intégralité des revenus doit être déclarée et est alors déduite de la prime versée aux allocataires. Les ressources prises en compte comprennent les revenus d’activité, de remplacement, mais aussi les pensions alimentaires, les prestations sociales et familiales, les héritages et les dons, les gains aux jeux, les loyers d’un logement loué, la valeur locative d’un logement non loué, les revenus des capitaux, et les revenus fictifs des biens non productifs comme les contrats d’assurance-vie, imputés à hauteur de 3 % de leur valeur marchande.

      Remarquons au passage que ces #revenus_fictifs ne rentrent en revanche pas en compte dans l’assiette des revenus au titre de l’impôt sur le revenu ou du plafonnement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), alors même que ces ménages ont a priori moins de problèmes de liquidité que les allocataires du RSA…

      Première victime

      Le RSA est aussi une prestation dite « subsidiaire » : le demandeur doit faire valoir les droits aux autres prestations sociales et créances alimentaires avant de faire valoir ses droits au RSA. Cela crée des situations impossibles pour les allocataires, même sincères : s’ils reçoivent une aide familiale dans une situation d’urgence, une chaudière qui tombe en panne ou un parent malade, ils doivent déclarer cette aide… qui sera entièrement déduite de l’allocation versée !

      Pas besoin d’intelligence artificielle pour comprendre que, dans ce contexte, il y aura plus de fraudes détectées chez les personnes les plus vulnérables. La situation décrite est celle d’une spirale de la pauvreté alimentée par une technocratie rigoureusement asymétrique, qui ne cherche que la fraude et pas le non-recours.

      De plus, si les revenus d’activité de Juliette avaient été déclarés, elle aurait eu droit à la prime d’activité. Elle est ici pénalisée d’une situation dont elle est la première victime. La prime d’activité permet en effet de cumuler revenus d’activité professionnelle et prestations sociales afin d’inciter les travailleurs aux ressources modestes à reprendre une activité… et à la déclarer. Le cumul de la prime d’activité se limite aux revenus d’activité, hors allocations-chômage − les chômeurs ne sont donc pas considérés comme actifs au titre de cette prime.

      Tous les autres revenus sont déductibles à 100 % du RSA et de la prime d’activité. On vous fait un don 100 euros ? Il est déduit du RSA. Vous avez une chambre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) que vous voulez louer pendant les Jeux olympiques ? Les revenus sont déduits à 100 % du RSA. Vous avez un logement non loué ? Les revenus fictifs sont (théoriquement) déduits. Vous avez un peu d’épargne dans un contrat d’assurance-vie ? Les revenus fictifs sont déduits. En tant qu’allocataire, vous n’avez que deux ressources disponibles : le RSA et le travail, augmenté de la prime d’activité.

      Peur de se tromper

      Cette situation poserait un moins gros problème si le travail était accessible à tous et si le RSA était d’un montant satisfaisant, permettant des conditions de vie dignes tout en répondant aux impondérables. La rigueur du calcul technocratique du moindre euro fictif pourrait se comprendre si elle était la contrepartie d’une prestation généreuse et que la même rigueur s’imposait aux plus aisés. Mais la prestation est manifestement insuffisante (607 euros par mois aujourd’hui, auxquels peuvent s’ajouter en partie des allocations logement) et son montant décroît régulièrement relativement aux salaires.

      Une solution au problème souligné ici serait d’augmenter la prestation d’assistance. Une autre solution serait de rendre le calcul de la prestation plus bienveillant en mettant en place un abattement sur l’ensemble des petits revenus : par exemple, les 600 premiers euros par trimestre (200 euros par mois) ne seraient pas pris en compte dans le calcul de la prestation, quelle que soit leur origine. Un autre avantage de cette solution est que le demandeur de l’allocation ayant des petits revenus n’aurait pas à détailler leur origine lors de la demande, il cocherait simplement la case « ressources inférieures à 600 euros ».

      Un tel système réduirait la peur de se tromper, la peur des indus à rembourser, et donc le non-recours au droit au RSA. Les premiers revenus d’activité seraient gardés à 100 % par les travailleurs, ce qui répond aussi à la problématique des coûts fixes à la reprise d’emploi. Au-delà de l’abattement, le taux de cumul des revenus d’activité et de la prime d’activité pourrait être abaissé pour garder les gains à la reprise d’emploi à plein temps constants par rapport à la situation actuelle.

      Si l’objectif est que les allocataires des minima sociaux en sortent par le haut, il faut évidemment éviter que les #contrôles ne ciblent les plus vulnérables, mais il faut aussi éviter d’annuler le moindre coup de pouce ou coup de chance.

    • Cher : le nombre d’allocataires du RSA en baisse significative
      https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/cher-le-nombre-d-allocataires-du-rsa-en-baisse-significative-5127832

      Le RSA doit être un dispositif transitoire pour les allocataires, rappelle Bénédicte de Choulot, vice-présidente du conseil départemental du Cher à l’insertion : _" Le mot inemployable, ce n’est pas vraiment un mot qu’on aime au conseil départemental. Certaines personnes, en cours d’accompagnement se révéleront peut-être inemployables parce qu’elles ont des problèmes de santé auxquels on ne peut pas apporter de réponse. Ce qu’on essaie au maximum, c’est d’apporter une solution. Quelqu’un qui doit par exemple être réorienté du RSA vers le handicap doit l’être rapidement pour ne pas rester au RSA. Le RSA est un revenu qui n’est pas pérenne. Il n’a jamais été conçu pour l’être. C’est un minimum qui doit être apporté à une personne dans une période transitoire et c’est à nous d’apporter les meilleures réponses possible et les plus pérennes."_ En cas de non respect des engagements, la personne au RSA pourra se voir suspendre ses indemnités versées par la Caisse d’allocations familiales.

      Les passages graissés par la rédac rappellent l’idéal proclamé de l’instauration du RMI : en sortir. Ça colle pas trop avec un réel fait de jobs précaires qui donnent pas droit au chômage, ou pas longtemps, et avec les pénibles problèmes de « cumul » lorsque les ayants droits relèvent de plusieurs caisses, dont celles de leurs patrons momentanés, de plusieurs « statuts ». Tant pis, on saque.

    • « Il est temps d’arrêter l’assistanat » : Laurent Wauquiez veut limiter l’accès au RSA à deux ans
      https://www.lepoint.fr/politique/il-est-temps-d-arreter-l-assistanat-laurent-wauquiez-veut-limiter-l-acces-au

      « Le vrai social, c’est le travail. » (...) il est impératif que le Premier ministre s’attaque à la question du « gaspillage de l’argent public »[des gueuletons de notables plutôt que des universités !].
      (...) « Aujourd’hui, près de 40 % des bénéficiaires du RSA ont moins de 35 ans. Qui peut croire qu’ils sont tous dans l’impossibilité de travailler ? »
      (...) « on ne peut pas continuer à payer des gens à rester chez eux, alors que nous avons 500 000 emplois vacants dans les services à la personne, l’hôtellerie-restauration, l’aide à domicile… »

      Le député de droite propose aussi d’autres mesures pour accompagner la limite d’accès au RSA à deux ans : « La généralisation de vraies heures de travail en contrepartie » du revenu de solidarité active, et « la fusion de toutes les aides sociales en une seule aide plafonnée à 70 % du smic » [soit 1000 balles, et pas de Mars]. « Aujourd’hui, une personne qui travaille pour 3 000 euros brut, aura 2 200 euros pour faire vivre sa famille ; tandis qu’un couple au RSA avec 3 enfants touchera 2 300 euros », déplore Laurent Wauquiez, affirmant que cela est « injuste ».

      Résumé d’un entretien accordé au Parisien titré Laurent Wauquiez : « Je propose que l’on sorte du RSA à vie », avec manip du montant du RSA (tout en omettant les allocations familiales du foyer qui vit sur le salaire du bread winner). Le RSA pour 5 personnes c’est 1639€ avant retranchement du forfait logement de 12%, soit 1447e.

      Ces privilégiés du RSA sont de dangereux abuseurs qui mettent en cause la cohésion sociale que c’est le travail.

      Mais quand même, avec un poids électoral moins nul que celui du PCF, on s’autorise pas, sur ce thème, à être aussi droitier que Roussel. Surtout après le coup de Saint-Pierre-Et-Miquelon.

      #crevure #assistanat

    • Le décret sur les sanctions aux demandeurs d’emploi, et les sanctions plus spécifiques touchant les allocataires du RSA, est paru : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051672648

      Le CNLE avait prononcé un avis sur le projet de décret : https://solidarites.gouv.fr/avis-du-cnle-sur-le-projet-de-decret-du-regime-renove-des-droits-et

      Un résumé utile sur ce blog : https://dubasque.org/rsa-le-conseil-national-des-politiques-de-lutte-contre-la-pauvrete-et-lexc

      edit La suspension du RSA remet-elle en cause la présomption d’innocence ?
      https://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2025/05/29/la-suspension-du-rsa-remet-elle-en-cause-la-presompti

      La loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, adoptée par le Parlement fait l’objet de la part des députés LFI d’un recours devant le Conseil Constitutionnel.

      #contrôle #société_punitive

    • Une traque « quasi industrielle » : comment le Nord est devenu le laboratoire de la chasse aux allocataires du RSA
      https://www.humanite.fr/social-et-economie/loi-plein-emploi/cest-une-machine-a-radier-en-masse-dans-le-nord-la-droite-surfe-sur-la-refo

      Sous la houlette de l’ultralibéral Christian Poiret (divers droite), l’exécutif local a fait du système de #sanctions la pierre angulaire de sa politique en matière d’#insertion. Bien avant de sauter à pieds joints dans le dispositif expérimental, il y a deux ans, l’élu avait un objectif revendiqué : « Plus aucun allocataire du RSA ne doit passer à travers les mailles du filet » car « le département n’est pas une planche à billets ». Et avec une méthode bien huilée : traquer au plus près les #allocataires, tenus de rendre des comptes sur leur emploi du temps quotidien, parfois à plusieurs référents.

      Les « Coachs emploi », agents du contrôle accru des allocataires précaires

      Car, parallèlement aux conseillers de France Travail, ont été institués des « coachs emploi », des agents contractuels de catégorie C déployés au sein de maisons départementales de l’insertion et de l’emploi (MDIE) – imaginées en 2015 par Jean-René Lecerf – et chargés de faire respecter un « contrat d’engagement réciproque ».

      « Nous avons envoyé à ce moment-là un chèque du montant d’un mois de RSA au président du département pour son anniversaire, en lui proposant de vivre avec cette somme pendant un mois », raconte Olivier Treneul, porte-parole de SUD, qui a vécu de l’intérieur ce basculement.

      À son arrivée aux commandes en 2021, Christian Poiret a donné, selon le syndicaliste, une dimension « quasi industrielle » au dispositif de contrôle des allocataires, sous couvert « d’accompagnement renforcé ». Renommant les MDIE en maisons Nord emploi (MNE), il crée plus de 400 postes supplémentaires de coachs emploi et autres chargés d’orientation et de parcours, essentiellement des contrats précaires, qu’il intègre au sein d’une direction générale instaurée de toutes pièces.

      « On finit par en perdre la tête avec tous ces interlocuteurs »

      Ces MNE sont désormais un passage obligé, dès lors qu’une personne fait une demande de RSA auprès de la Caisse d’allocations familiales. Le candidat allocataire doit alors s’attendre à recevoir dans la foulée un courrier généré automatiquement le convoquant à un rendez-vous avec un chargé d’orientation, qui déterminera dans quel type de parcours il s’inscrira, selon son degré d’éloignement de l’emploi.

      « On finit par en perdre la tête avec la multiplication des interlocuteurs. Il y a donc d’un côté le conseiller de France Travail qui m’organise des rendez-vous, de l’autre des coachs emploi des MDIE qui m’appellent pour me demander où j’en suis », raconte Pierre, membre du collectif Rato, qui raille la pseudo- « simplification » des démarches tant vantée par l’exécutif départemental.

      Pour Charles Beauchamp, président du Groupe communiste et républicain (GCR), la majorité de droite « a créé un Pôle emploi bis », en s’appropriant une mission qui n’est pas la sienne, celle d’insérer à tout prix les gens dans l’emploi, avec « ce raisonnement simpliste » : « Il y a énormément d’emplois disponibles et énormément d’allocataires du RSA. Donc : on prend un allocataire et on le met sur la case d’un emploi et tout va bien. Or, on voit bien que ça ne marche pas comme ça. »

      L’exécutif départemental ne manque pourtant pas de mettre en avant des chiffres supposés attester du succès de sa méthode : sur la période 2023-2024, le nombre d’allocataires du RSA aurait diminué de 1,5 %, contre + 0,2 % dans l’Hexagone. « Ce qu’on ne nous dit pas, c’est la part de ces personnes qui ont véritablement trouvé un emploi, et quel type d’emploi, et la part de celles qui ont été rayées du RSA parce qu’elles ne se sont pas rendues à un rendez-vous », pointe Charles Beauchamp.

      sans compter un non recours au droit accru.

      https://archive.ph/822ax

      #coachs_emploi #contrat_d’engagement_réciproque

    • « Ils trichent et, nous, on paie » : quand l’élue de l’Allier Annie Corne ose tout et engage une boîte privée pour fliquer les allocataires du RSA
      https://www.humanite.fr/social-et-economie/pole-emploi/ils-trichent-et-nous-on-paie-quand-lelue-de-lallier-annie-corne-ose-tout-et

      Le conseil départemental de l’Allier a mandaté la société Tessi, un prestataire chargé de traquer les prétendus fraudeurs pour le compte de la collectivité. Coût total de l’opération : 50 000 euros.

      (...)Jugeant inefficaces les dispositifs publics qui coûteraient « 470 euros pour chaque contrôle » tout en ne « rapportant que 50 euros par mois », elle a trouvé la parade : confier au privé la tâche de contrôler les allocataires.

      La société Tessi serait d’ores et déjà à pied d’œuvre pour contrôler les allocataires, « en croisant les fichiers, identifiant les incohérences, consultant les réseaux sociaux des allocataires ». Si le flou demeure sur la date à laquelle ce prestataire a commencé ses investigations, l’élue applaudit déjà : « Eux, au moins, ils bossent. Et, en quelques semaines, on a plus avancé qu’en trois ans », se félicite-t-elle.

      https://archive.ph/ANlM4

    • Barème des sanctions applicables aux demandeurs
      d’emploi - FSU emploi

      La situation actuelle est un détournement de l’esprit d’une loi scélérate dont la FSU Emploi réclame l’abrogation.

      Les privés d’emploi sont soumis à un nouveau décret de sanctions permettant à France Travail et aux départements de suspendre 30 à 100 % de leur revenu de remplacement (allocations chômage, Allocation Spécifique de Solidarité ou Revenu de Solidarité Active) en cas de manquement en lien avec le contrat d’engagement pour une durée allant de 1 à 2 mois.

      La Direction de France Travail rajoute de l’arbitraire à l’injustice. En effet déjà dans plusieurs établissements Normandie, BFC, Grand Est, les directions régionales de France travail appliquent des directives qui suspendent le revenu de remplacement à 100 % pendant 1 mois dès le 1er manquement pour toutes et tous sans distinction ! Au moment où notre Directeur Général parlait il y a encore quelques semaines de la nécessité que la sanction soit juste, mesurée, explicable et qu’elle ne prive pas les demandeurs et demandeuses d’emploi de tout moyen de subsistance, certaines DR dans les faits font le contraire et pire que la loi !

      La FSU Emploi position. dans une lettre ouverte en appelle ce jour au Directeur Général pour infléchir cette La délégation FSU Emploi au CSEC se fait écho de cette demande afin que des consignes claires d’individualisation effective des sanctions soient données partout sur le territoire. La FSU Emploi demande également qu’il soit mis fin à ces pratiques ou alors quitte à harmoniser, de le faire dans l’intérêt des usagers sur l’échelle des sanctions qui leur est la plus favorable. Par ailleurs, la FSU Emploi vous alerte de nouveau sur la surexposition des personnels à la détresse voire la colère des usagers et vous demande de prendre toutes les mesures de prévention afin de garantir la sécurité des salariés (Volontaires Service Civique compris)

  • Une Iranienne poursuivie pour apologie du terrorisme et incarcérée depuis plus d’un mois en France
    Eric Pelletier France Télévisions Publié le 11/04/2025
    https://www.francetvinfo.fr/monde/iran/une-iranienne-poursuivie-pour-apologie-du-terrorisme-et-incarceree-depu

    Une traductrice iranienne, détenue en France depuis un mois et demi, est visée par des poursuites pour « apologie du terrorisme » sur les réseaux sociaux, a appris France Télévisions, vendredi 11 avril. Enseignante à l’université Lumière Lyon 2, militante propalestinienne, Mahdieh Esfandiari a été arrêtée le 28 février. Le parquet de Paris et son pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) ont confié cette enquête politiquement sensible à la police judiciaire parisienne.

    Le 10 mars dernier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien s’est en effet publiquement inquiété du sort de cette ressortissante. « Nous n’avons pas encore pu obtenir d’informations précises sur sa situation de la part des autorités françaises compétentes », a-t-il déclaré. Dans un article titré « La troublante disparition d’une Iranienne en France », l’hebdomadaire Le Point(Nouvelle fenêtre) avait révélé l’identité de cette enseignante de 35 ans, qu’il présente comme « diplômée en langue française de l’université al-Zahra de Téhéran » et « installée à Lyon » depuis huit ans. (...)

    #Mahdieh_Esfandiari. #FranceIran

  • « C’est une béquille » : ces salariés qui carburent à la drogue pour tenir
    https://www.lepoint.fr/economie/c-est-une-bequille-ces-salaries-qui-carburent-a-la-drogue-pour-tenir-24-03-2

    Cachets de Ritaline, microdoses de LSD, rails de cocaïne : le travail sous stimulants gagne du terrain. Face à la pression et à la peur de décrocher, de plus en plus de salariés misent sur la chimie. Enquête sur une normalisation silencieuse. « De plus en plus de salariés se sentent contraints de recourir à ces substances pour affronter un environnement professionnel stressant et toxique, pour ne pas décrocher, observe Jean-Victor Blanc. On accuse la drogue, mais pour comprendre ces usages, il faut aussi regarder du côté du monde du travail. » Dans certaines entreprises, la prise de stimulants s’inscrit dans une culture où la performance l’emporte sur la santé. « Dans mon entreprise, la question n’est plus de savoir si les gens prennent des boosters chimiques, mais combien le font, demande Mathieu. Au (...)

    #drogues #société

  • Le discours grandiose d’un sénateur qui a son petit succès aux US et dont tous les médias français se gargarisent actuellement  :
    https://www.lepoint.fr/monde/ukraine-le-verbatim-du-discours-du-senateur-claude-malhuret-10-03-2025-25843

    Et effectivement, le courageux sénateur, sabre au clair, n’hésite pas à lister toutes les ignominies de Trump et aborde les crises passées, présentes et à venir aux quatres coins du monde. Jugez plutôt, en quelques minutes, ce fin observateur nous parle de  : la Russie, l’Ukraine, des USA, de la Chine, de Taïwan, de l’Allemagne, de la Corée du Nord, de l’Europe, des pays baltes, de la Géorgie, de la Moldavie, de la Crimée, des pays du sud, du Groenland, du Canada, du Panama, du Royaume Uni, de la Hongrie, de la Biélorussie, des Pays Bas... et même de la Rome antique  !

    Et... voilà.