L’actualité internationale – Le Point

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  • L’avocat de Maduro, une star du barreau qui avait défendu Julian Assange
    https://www.lepoint.fr/monde/lavocat-de-maduro-une-star-du-barreau-qui-avait-defendu-julian-assange-TQMSK
    https://www.lepoint.fr/resizer/v2/EXMBUPZWZZCWVHJTU6YPRCTRLU.jpg?smart=true&auth=7d6dce518f401a8c49ea5f150f091
    Nicolas Maduro, défendu par Barry Pollack (gauche), et son épouse Cilia Flores, représentée par Mark Donnelly, au tribunal de Manhattan, le 5 janvier 2026.
    © Jane ROSENBERG / AFP

    Son nom est apparu au dernier moment pour remplacer un avocat commis d’office. Nicolas Maduro, qui a plaidé non coupable d’accusations de trafic de drogue devant la justice américaine, lundi 5 janvier, s’est offert les services d’un cador du barreau : Barry Pollack, qui avait défendu le cofondateur de WikiLeaks Julian Assange dans son long combat pour éviter une extradition aux États-Unis. Devant un tribunal de Manhattan, l’avocat a affirmé qu’il comptait s’attaquer à « la légalité de l’enlèvement militaire » de Maduro.

    Pollack, 61 ans, est associé chez Harris St. Laurent & Wechsler LLP, un cabinet de Washington et de New York spécialisé dans la défense pénale de cols blancs poursuivis par le gouvernement américain. Par le passé, il a notamment obtenu l’acquittement d’un comptable dans le scandale Enron. Et alors que Julian Assange risquait la prison à vie en vertu de l’Espionage Act, Pollack a négocié un accord de plaider coupable portant sur un seul chef. Le cofondateur de WikiLeaks a ainsi pu être libéré sans entrer sur le sol continental des États-Unis en 2024, avec une peine de 62 mois considérée comme déjà purgée au Royaume-Uni.

    Immunité et « enlèvement militaire »
    Dans une salle d’audience pleine à craquer, Maduro a tenté de profiter de sa tribune pour se poser en victime de l’impérialisme américain. Alors que le juge fédéral Alvin Hellerstein, âgé de 92 ans, lui demandait de confirmer son identité, le prévenu a répondu : « Je suis le président de la République du Venezuela et j’ai été kidnappé le 3 janvier. J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas… » « Il y aura un moment et un lieu pour aborder tout cela », l’a recadré le juge.

    « M. Maduro est le chef d’un État souverain. À ce titre, il bénéficie des privilèges et immunités attachés à cette fonction. Par ailleurs, des questions se posent sur la légalité de cet enlèvement militaire », a enchaîné Barry Pollack.

    Il y a 35 ans, la défense du dictateur panaméen Manuel Noriega, capturé lors d’une invasion américaine, avait tenté d’utiliser cette carte, sans succès. À l’époque, le gouvernement américain s’était appuyé sur un avis juridique rédigé en 1989 par Bill Barr, alors procureur général adjoint. Il affirmait que la Charte des Nations unies interdisant le recours à la force dans les relations internationales n’empêchait pas les États-Unis de procéder à des « enlèvements par la force » à l’étranger pour faire appliquer leur droit intérieur.

    « Prisonnier de guerre »
    Les juges avaient validé cette doctrine et conclu que Noriega ne bénéficiait pas de l’immunité de chef d’État. Comme dans son cas, les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le dirigeant légitime du Venezuela, depuis 2019. Et même si l’opération Absolute Resolve (« détermination absolue ») peut être contestée du point de vue du droit international, la jurisprudence américaine considère que dès lors qu’un prévenu se trouve sur le sol des États-Unis, les tribunaux fédéraux sont compétents pour le juger, peu importe la manière dont il y est arrivé.

    Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores sont poursuivis pour « complot narcoterroriste, complot d’importation de cocaïne, de possession d’armes automatiques et d’engins explosifs et complot en vue d’utiliser des armes automatiques et des engins explosifs contre les États-Unis ». Le juge Hellerstein a confirmé leur maintien en détention au Metropolitan Detention Center de Brooklyn. Décrié pour son insalubrité et sa gestion défaillante – notamment lors du suicide de Jeffrey Epstein en 2019 –, l’établissement a, entre autres, accueilli le narcotrafiquant Joaquin « El Chapo » Guzman, P. Diddy et Ghislaine Maxwell. C’est également là qu’est actuellement incarcéré Luigi Mangione, poursuivi pour le meurtre du patron de UnitedHealthCare.

    Maduro, dont la prochaine audience a été fixée au 17 mars, devra sans doute patienter plusieurs mois avant son procès. En quittant la salle d’audience, lundi, le dirigeant déchu a lancé : « Je suis un prisonnier de guerre ! » La bataille de la communication a déjà commencé.

  • Une Iranienne poursuivie pour apologie du terrorisme et incarcérée depuis plus d’un mois en France
    Eric Pelletier France Télévisions Publié le 11/04/2025
    https://www.francetvinfo.fr/monde/iran/une-iranienne-poursuivie-pour-apologie-du-terrorisme-et-incarceree-depu

    Une traductrice iranienne, détenue en France depuis un mois et demi, est visée par des poursuites pour « apologie du terrorisme » sur les réseaux sociaux, a appris France Télévisions, vendredi 11 avril. Enseignante à l’université Lumière Lyon 2, militante propalestinienne, Mahdieh Esfandiari a été arrêtée le 28 février. Le parquet de Paris et son pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) ont confié cette enquête politiquement sensible à la police judiciaire parisienne.

    Le 10 mars dernier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien s’est en effet publiquement inquiété du sort de cette ressortissante. « Nous n’avons pas encore pu obtenir d’informations précises sur sa situation de la part des autorités françaises compétentes », a-t-il déclaré. Dans un article titré « La troublante disparition d’une Iranienne en France », l’hebdomadaire Le Point(Nouvelle fenêtre) avait révélé l’identité de cette enseignante de 35 ans, qu’il présente comme « diplômée en langue française de l’université al-Zahra de Téhéran » et « installée à Lyon » depuis huit ans. (...)

    #Mahdieh_Esfandiari. #FranceIran

  • Le discours grandiose d’un sénateur qui a son petit succès aux US et dont tous les médias français se gargarisent actuellement  :
    https://www.lepoint.fr/monde/ukraine-le-verbatim-du-discours-du-senateur-claude-malhuret-10-03-2025-25843

    Et effectivement, le courageux sénateur, sabre au clair, n’hésite pas à lister toutes les ignominies de Trump et aborde les crises passées, présentes et à venir aux quatres coins du monde. Jugez plutôt, en quelques minutes, ce fin observateur nous parle de  : la Russie, l’Ukraine, des USA, de la Chine, de Taïwan, de l’Allemagne, de la Corée du Nord, de l’Europe, des pays baltes, de la Géorgie, de la Moldavie, de la Crimée, des pays du sud, du Groenland, du Canada, du Panama, du Royaume Uni, de la Hongrie, de la Biélorussie, des Pays Bas... et même de la Rome antique  !

    Et... voilà.

  • Séisme : Lisbonne et le spectre d’un « Big One »
    https://www.lepoint.fr/monde/seisme-lisbonne-et-le-spectre-d-un-big-one-18-02-2025-2582751_24.php

    (...) Rien de nouveau sous le soleil de Lisbonne, sauf qu’il s’agit tout de même du deuxième tremblement de terre ressenti par une large majorité de la population en l’espace de seulement 175 jours. Le dernier en date, d’une magnitude de 5,3 sur l’échelle de Richter, avait eu lieu au large de Sines, une ville du quart sud du pays. Il avait été ressenti jusqu’à Lisbonne, soit à 90 kilomètres à vol d’oiseau de son épicentre.

    Ces deux épisodes, quasi coup sur coup, braquent donc une nouvelle fois les projecteurs sur l’exposition du pays au risque sismique. « Nous avons eu un séisme de magnitude 5,3, puis maintenant un autre de 4,6 », énumère auprès de CNN Portugal Miguel Miranda, géophysicien et ancien président de l’IPMA, avant de mettre les pieds dans le plat : « Cela signifie que nous sommes face à une zone sismiquement active et qu’il pourrait y avoir un autre tremblement de terre de magnitude bien supérieure à l’avenir. »
    Un jour, mais quand ?

    Lisbonne doit-elle redouter un « Big One » ? La situation de la capitale du Portugal est peu comparable à celle de San Francisco, en Californie, mégalopole américaine située à proximité de la méga faille de San Andreas, qui pourrait se fracturer autour de 2030 et provoquer un méga séisme.

    Et pourtant, les Lisboètes gardent en mémoire le terrible tremblement de terre du 1er novembre 1755. Ce séisme, qui marque encore l’histoire de la ville, est estimé aujourd’hui par les spécialistes à une magnitude de 9. Plus de 20 000 personnes avaient perdu la vie à cause de l’effondrement de nombreux bâtiments, des incendies et du tsunami qui a frappé les côtes. Une grande partie de la capitale avait alors dû être reconstruite.À LIRE AUSSI Détection des séismes : les promesses de l’intelligence artificielle

    Si ce type de scénario est rare, les experts portugais alertent sur la possibilité qu’un tremblement de terre d’une magnitude plus modérée, comprise entre 6 et 7 sur l’échelle de Richter, mais suffisamment puissant pour causer des dégâts considérables, puisse survenir un jour. Un jour, mais quand ? Les multiples failles sismiques de la vallée inférieure du Tage, le fleuve dont l’embouchure se situe dans la région de Lisbonne, se réveillent dans un intervalle compris entre 100 et 200 ans.
    Points de rassemblement d’urgence

    La dernière secousse majeure dans la région remonte à 1909. Un séisme de magnitude 6 avait détruit Benavente, une ville située à seulement 35 kilomètres du centre de Lisbonne. Cela remonte à 116 ans, soit en plein dans le laps de temps estimé par les sismologues pour que les failles accumulent suffisamment d’énergie avant de la libérer.

    Pour le dire sans détour : « Elles peuvent se rompre à tout moment », s’alarme Francisco Mota Sá, professeur à l’Institut supérieur technique et spécialiste des risques sismiques, sur CNN Portugal. Carlos Moedas, le maire de centre droit de Lisbonne, a voulu se montrer rassurant, lundi, indiquant avoir conscience du risque et rappelant que sa ville était déjà équipée de 86 points de rassemblement d’urgence en cas de catastrophe.

    En 2023, l’édile assurait qu’à l’exception « des quartiers les plus anciens », la capitale est « très bien préparée en termes d’ingénierie et de construction ». Une position qui fait aujourd’hui débat dans le pays. La plupart des experts interrogés dans les médias affirment, eux, le contraire…

  • Les médias français, dans leur grande sagesse, parlent de « déplacer », « envoyer », « installer »… c’est vrai que ça ferait tâche de parler de déportation, déplacement forcé, voire de crime de guerre ou de génocide, termes qui seraient par trop polémiques. (Qu’en termes galants ces choses-là sont mises.)

    Trêve à Gaza : Donald Trump propose de déplacer les Gazaouis en Égypte et en Jordanie
    https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/guerre/treve-a-gaza-donald-trump-propose-de-deplacer-les-gazaouis-en-egypte-et

    Donald Trump propose d’envoyer les Palestiniens de la bande de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie
    https://www.lemonde.fr/international/live/2025/01/26/en-direct-cessez-le-feu-a-gaza-donald-trump-veut-nettoyer-l-enclave-et-depla

    Donald Trump propose d’envoyer les Palestiniens de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie
    https://www.lefigaro.fr/international/trump-propose-d-envoyer-les-palestiniens-de-gaza-vers-l-egypte-et-la-jordan

    « On fait tout simplement le ménage là-dedans » : Trump propose d’installer les habitants de Gaza en Egypte et en Jordanie
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/faire-le-menage-trump-qualifie-gaza-de-site-de-demolition-et-propose-dins

    Proche-Orient : Trump propose d’envoyer les Palestiniens de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20250126-proche-orient-trump-envoyer-les-palestiniens-de-gaza-vers-l-egypte-et-l

    Guerre Israël-Hamas : Trump propose d’envoyer les Palestiniens de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie
    https://news.google.com/stories/CAAqNggKIjBDQklTSGpvSmMzUnZjbmt0TXpZd1NoRUtEd2pNaDl1TURSRm1CVnFDZF8wVGJ

    « Nettoyer » Gaza : Trump veut déplacer les Palestiniens vers l’Égypte et la Jordanie
    https://www.lepoint.fr/monde/nettoyer-gaza-trump-veut-deplacer-les-palestiniens-vers-l-egypte-et-la-jorda

    Le Hamas dénonce l’idée de Trump de déplacer les Palestiniens hors de Gaza
    https://information.tv5monde.com/international/le-hamas-denonce-lidee-de-trump-de-deplacer-les-palestiniens-h

    Dictionnaire pratique du droit humanitaire
    https://dictionnaire-droit-humanitaire.org/content/article/2/deplacement-de-population

    Des mouvements de population peuvent être dus à l’utilisation de la force ou de la contrainte contre la population civile. Le droit humanitaire parle alors de déplacements forcés, de transferts forcés, d’évacuations ou de déportations.

    La déportation désigne le transfert forcé de personnes civiles (ou d’autres personnes protégées par les Conventions de Genève) à l’extérieur du territoire où elles ont leur résidence, vers le territoire de la puissance occupante ou tout autre territoire occupé ou non.

  • Ce que l’on sait du navire chinois suspecté du sabotage de deux câbles en mer Baltique

    https://www.lepoint.fr/monde/un-navire-chinois-suspecte-du-sabotage-de-deux-cables-en-mer-baltique-20-11-

    Un #navire_chinois suspecté du #sabotage de deux #câbles en mer #Baltique
    La #marine_danoise a intercepté un navire chinois qui a fait route aux abords des deux #câbles_sous-marins endommagés. Berlin parle d’un acte de sabotage.
    [...]
    En outre, les avaries de câbles sous-marins, des câbles en fibre optique stratégiques pour les réseaux de télécommunication entre pays, se sont multipliées ces dernières années. En octobre 2023, un autre navire marchand chinois, le Newnew Polar Bear, avait sectionné un pipeline, le Balticonnector, mais aussi deux câbles, dont l’EE-S1, entre la Suède et l’Estonie. L’enquête n’avait pas permis de désigner le commanditaire – une source d’inquiétude à Bruxelles, où cette impuissance fait craindre un sentiment d’impunité et des récidives.

    localisation du navire en question :
    https://www.vesselfinder.com/vessels/details/9224984

    Jérémy André Florès @Tantalite
    tantalite.bsky.social

    https://x.com/clementmchrt

    • Câbles sous-marins endommagés en mer Baltique : pourquoi l’étau se resserre autour du bateau chinois
      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2024/11/21/cables-sous-marins-endommages-en-mer-baltique-pourquoi-l-etau-se-resserre-au

      « Le Monde » a pu reconstituer l’itinéraire du « Yi-Peng 3 ». Ces données permettent de comprendre pourquoi ce navire marchand, actuellement immobilisé entre la Suède et le Danemark, est le suspect numéro un concernant les dégâts causés à deux câbles sous-marins en mer Baltique.

    • La suite des opérations est incertaine, car le navire n’est pas arrêté dans les eaux territoriales danoises. Il est donc impossible de l’arraisonner, a expliqué à la télévision danoise Kristina Siig, professeur de droit maritime à l’université du Danemark du Sud : « Si nous voulons quand même le faire, nous avons besoin de l’autorisation du pays du pavillon, qui est dans ce cas la Chine. Si la Chine refuse et que nous le faisons quand même, nous risquons de devoir nous expliquer devant la Cour de justice maritime, car le navire est en principe considéré comme un petit morceau de la Chine. » Les autorités se trouvent désormais face à une situation délicate.

  • Tunisie : Victor Dupont, un jeune doctorant français, a été arrêté par la justice militaire
    https://www.lepoint.fr/monde/tunisie-victor-dupont-un-jeune-doctorant-francais-a-ete-arrete-par-la-justic

    Arrestation d’un doctorant français en Tunisie
    Victor Dupont, 26 ans, a été placé sous mandat de dépôt par la justice militaire alors qu’il effectuait un travail sociologique sur la jeunesse tunisienne.

    Par Benoît Delmas

    Publié le 30/10/2024 à 19h45

    Victor Dupont. © DR

    La vague d’arrestations qui a conduit en prison la plupart des opposants politiques à Kaïs Saïed a franchi une étape. Un jeune doctorant de nationalité française, 26 ans, nommé Victor Dupont, a été arrêté au Kram (banlieue nord de Tunis) le samedi 19 octobre.

    Dix-huit policiers ont fait irruption dans le petit appartement qu’il louait. Plusieurs personnes étaient avec lui, dont une amie franco-tunisienne qui a été arrêtée, libérée puis de nouveau arrêtée et placée sous mandat de dépôt à la prison pour femmes de La Manouba (Tunis).

    Accusé d’« atteinte à la sûreté de l’État »
    Doctorant contractuel en sciences politiques, rattaché à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam), structure qui dépend du CNRS et de l’université d’Aix-Marseille, le chercheur se trouvait en Tunisie pour un « processus sociologique tout à fait banal », raconte un proche, étudiant les trajectoires biographiques de Tunisiens, notamment des diplômés chômeurs.

    Il était membre d’un programme scientifique financé par le Conseil européen de la recherche (ERC). Ses recherches n’avaient, semble-t-il, aucun caractère politique, aucun lien avec les dissidents du régime. Il avait passé plusieurs semaines pour ses travaux à Jendouba, dans le nord-ouest du pays, puis était rentré en France. Il était passé par l’université d’Aix-Marseille avant de repartir pour la Tunisie.

    Le 19 octobre, Victor Dupont a été mis en garde à vue par la garde nationale puis placé, le lundi 21, sous mandat de dépôt par la justice militaire dont il dépend désormais. Il serait soupçonné d’« atteinte à la sûreté de l’État ». Il est emprisonné à La Monarguia, faute de places disponibles dans une prison militaire. Cette prison « héberge » depuis février 2023 plus de 60 prisonniers politiques, dont la quasi-totalité est constituée d’opposants à Kaïs Saïed.

    Ses parents sont arrivés à Tunis le 28 octobre en fin de journée. Sous la houlette d’Anne Guéguen, l’ambassadrice qui connaît très bien la réalité du pays, on a provoqué plusieurs rendez-vous. On ne veut pas que l’affaire soit médiatisée. Pourtant, une précédente affaire de même nature fut placée sous silence sans pour autant déclencher une issue heureuse. Des proches du dossier expliquent que « c’est très sérieux, c’est un geste clairement inamical des autorités tunisiennes à l’égard de la France ». 

    Le retour à la case dictature de la Tunisie
    L’arrestation d’un citoyen français, non binational, sonne comme un avertissement pour les étrangers travaillant en Tunisie, qu’ils soient universitaires ou journalistes. Le ministère de la Justice avait mis en garde la presse internationale avant l’élection présidentielle du 6 octobre dernier : si leurs écrits étaient jugés « mensongers », les journalistes « seraient traités par la justice comme des Tunisiens ».

    Les ONG sont également dans le collimateur du pouvoir, surtout si elles perçoivent des subventions étrangères (UE…). Certains membres de la société civile qui s’occupaient de migration ont été emprisonnés. Depuis le coup d’État mené par Kaïs Saïed le 25 juillet 2021, Tunis change de cap, se coupe petit à petit de l’Occident. Les plus importants pays européens n’ont pas commenté sa réélection en octobre dernier (90,7 % des suffrages exprimés, avec une abstention de 72 %).

    Adepte de la théorie du « grand remplacement », le dirigeant a peu à peu éliminé tous les contre-pouvoirs avec l’appui de la police et de l’armée. Un de ses deux adversaires à l’élection, Ayachi Zammel, a été arrêté puis condamné avant le premier tour. Après plusieurs procès express pour « falsification de parrainage » – il en fallait 10 000 pour être candidat –, il cumule déjà vingt-cinq années de peines de prison.

    Le climat répressif est redevenu celui de la dictature Ben Ali qui avait été mise à bas en 2011 par le soulèvement du Printemps arabe. Médias mis au pas, toute-puissance de la police, règne de l’aléatoire, fabrication de dossiers pour mettre sous les barreaux tout esprit critique…On ignore quel usage Kaïs Saïed, lui-même universitaire, fera de ce dossier concernant un ressortissant français.

    • Tunisie : le chercheur français Victor Dupont libéré sur ordre de la justice militaire après quatre semaines de détention
      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/11/15/tunisie-le-chercheur-francais-victor-dupont-libere-sur-ordre-de-la-justice-m

      Arrêté le 19 octobre alors qu’il menait des recherches sociologiques à Tunis, le doctorant de 27 ans est revenu en France. Le motif de son interpellation n’a pas été officiellement communiqué.
      Par Monia Ben Hamadi (Tunis) et Nissim Gasteli (Tunis)

      Victor Dupont, doctorant à l’université Aix-Marseille détenu en Tunisie depuis le 19 octobre, a regagné la France vendredi 15 novembre, trois jours après avoir été libéré de prison sur ordre de la justice militaire tunisienne. Le motif de son arrestation n’a jusqu’ici pas été officiellement communiqué.

      « Cette libération est un immense soulagement pour ses proches et l’ensemble de ses collègues, qui sont encore sous le coup de l’émotion », a réagi Vincent Geisser, directeur de l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam), rattaché à l’université Aix-Marseille et au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Plus tôt dans la semaine, une de ses amies, une franco-tunisienne, qui avait été arrêtée peu après lui, a également été libérée et a pu rejoindre la

      La détention du chercheur, âgé de 27 ans, par la justice militaire a déclenché une forte mobilisation de la communauté scientifique des deux pays. Un comité de soutien a été créé, aussitôt après leur arrestation, afin de demander « leur libération immédiate » auprès des autorités tunisiennes et françaises. Le Quai d’Orsay avait sobrement assuré « suivre de près la situation » et être « en contact étroit avec les autorités tunisiennes à ce sujet ».
      « Une diplomatie de terrain efficace »
      Depuis, le mot d’ordre est resté celui de la discrétion, malgré une « mobilisation diplomatique » saluée par les proches et collègues du chercheur. « La diplomatie française a travaillé réellement sans donner des leçons. Il s’agit d’une diplomatie de terrain plus efficace que ce qu’on a connu du temps de la dictature de Ben Ali [1987-2011] », se félicite M. Geisser.

      « Malgré les demandes de discrétion, il nous semblait important de rappeler que Victor Dupont était en Tunisie dans le cadre de ses recherches scientifiques et de couper court aux thèses selon lesquelles il n’était pas réellement étudiant, ajoute le directeur de l’Iremam. Il s’agissait pour nous de défendre la liberté académique, que ce soit pour nos collègues français en Tunisie ou tunisiens en France, c’est la même chose ».

      Samedi 19 octobre, le jeune homme, arrivé une dizaine de jours plus tôt dans le pays pour y mener des entretiens dans le cadre de ses travaux sociologiques sur les trajectoires de participants à la révolution tunisienne de 2011, souhaitait profiter du beau temps pour s’échapper un week-end de Tunis, avec trois amis en visite dans le pays. Doctorant à l’Iremam, rattaché à l’université d’Aix-Marseille et au CNRS, Victor Dupont est familier de la Tunisie pour y avoir suivi pendant une année des cours de langue arabe.

      Mais lorsque ses amis sont arrivés devant l’appartement qu’il louait en banlieue nord de la capitale, ils ont découvert Victor Dupont « plaqué contre un mur par cinq personnes », raconte Edouard Matalon, libraire à Paris. « Il m’a hurlé d’appeler l’ambassade. J’ai à peine eu le temps de parler au téléphone qu’un homme m’a attrapé. »

      Plus de 170 militants ou citoyens critiques emprisonnés

      Tous les quatre – tous citoyens français – ont été interpellés par les forces de l’ordre, « une vingtaine d’agents en civil », précise M. Matalon, puis conduits à la brigade d’El-Gorjani, sans qu’il sache ce qui leur était reproché. A l’issue de plusieurs heures d’interrogatoire, trois d’entre eux ont été relâchés, mais Victor Dupont a été mis en garde à vue.

      Déféré le lundi suivant devant le tribunal militaire du Kef, dans l’ouest du pays, il a été placé sous mandat de dépôt, puis transféré à la prison de Mornaguia, près de Tunis. Venue avec un avocat le voir au tribunal militaire du Kef, l’une de ses amies a été arrêtée, placée à son tour sous mandat de dépôt et incarcérée à la prison de Manouba. Elle a été libérée en début de semaine.

      Depuis son élection en 2019, et surtout son coup de force du 25 juillet 2021, le président tunisien Kaïs Saïed s’arroge de plus en plus de pouvoirs. Réélu en octobre avec 90,7 % des voix, dans un contexte de faible participation et un processus électoral verrouillé, il accuse régulièrement ses opposants de complot contre la sûreté de l’Etat et d’intelligence avec des puissances étrangères, principalement occidentales. Plusieurs figures politiques ont été arrêtées sur ces bases, alors que Human Rights Watch dénombre plus de 170 militants de l’opposition ou citoyens critiques emprisonnés, alimentant les critiques sur une dérive autoritaire et un recul des libertés fondamentales dans le pays.

  • The People’s Guide to Project 2025 - Democracy Forward
    https://democracyforward.org/the-peoples-guide-to-project-2025

    We read Project 2025’s entire 900+ page “Mandate for Leadership” so that you don’t have to.

    What we discovered was a systemic, ruthless plan to undermine the quality of life of millions of Americans, remove critical protections and dismantle programs for communities across the nation, and prioritize special interests and ideological extremism over people.

    From attacking overtime pay, student loans, and reproductive rights, to allowing more discrimination, pollution, and price gouging, those behind Project 2025 are preparing to go to incredible lengths to create a country only for some, not for all of us.

    If these plans are enacted, which Project 2025’s authors claim can happen without congressional approval, 4.3 million people could lose overtime protections, 40 million people could have their food assistance reduced, 220,000 American jobs could be lost, and much, much, more. The stakes are higher than ever for democracy and for people.

    These threats aren’t hypothetical. These are their real plans.

    #républicains #projet

  • EXCLUSIF. Bashir Biazar : l’affaire explosive qui envenime les relations entre la France et l’Iran
    https://www.lepoint.fr/monde/exclusif-bashir-biazar-l-affaire-explosive-qui-envenime-les-relations-entre-

    Son arrestation est passée inaperçue. Le 3 juin dernier, un ressortissant iranien est interpellé par la police française à Dijon et placé en détention administrative dans la ville de Metz. Dénommé Bashir Biazar, cet homme de 41 ans, installé en France depuis deux ans avec un visa longue durée aux côtés de sa femme et de ses deux enfants, est visé par un arrêt ministériel d’expulsion datant du 22 mai, présenté comme une « urgence absolue », mais qui n’a toujours pas été appliqué.

    La version iranienne :
    https://en.mehrnews.com/news/216822/Tehran-urges-France-to-swiftly-free-jailed-Iranian-musician

    Gharibabadi, who also serves as deputy Judiciary chief for international affairs, added that Biazar has been “illegally” detained in France.

    He emphasized that a French court has told Biazar that he must to leave the country within 28 days but he has been imprisoned over the past 20 days. “It is really unfathomable why they should keep him in custody until the last day.”

    He noted that the expulsion of the Iranian music maestro and cultural figure is illegal based on human rights principles because his family is studying in France and “this is an anti-human rights issue.”

    The top Iranian rights official said the country’s Foreign Ministry is pursuing the case.

    Biazar, a former production manager at the Music and Song Department of the Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB), was summoned and detained by French police earlier in June. He has been vocal in his support for the Palestinian cause and in highlighting Israeli crimes in Gaza through social media.

    His social media content has consistently focused on cultural issues related to the Muslim world and the Palestinian cause, which the French authorities now seem to be using as a pretext for his arrest and potential deportation.

  • Cette dame est journaliste ; son tweet est toujours en place après les précisions de la police

    Julia Hartley-Brewer sur X :
    https://twitter.com/JuliaHB1/status/1779089461839569201

    Another day. Another terror attack by another Islamist terrorist. Six dead, others seriously injured, including a baby.

    Today it’s Australia’s turn, the other day it was France’s. It’ll be our turn again next.

    How long do our governments think we’re going to put up with this?

    Australie : l’auteur de l’attaque au couteau à Sydney identifié
    https://www.lepoint.fr/monde/australie-l-auteur-de-l-attaque-au-couteau-a-sydney-identifie-14-04-2024-255

    Puisque ce n’était pas un musulman, ce n’était pas un terroriste et c’était un malade mental

    Selon la police, l’assaillant était un homme de 40 ans atteint d’une maladie mentale, mais rien ne suggère a priori un motif terroriste ou idéologique.

  • Guerre Hamas-Israël : le ramadan, date butoir pour une offensive contre Rafah
    Publié le 19/02/2024
    https://www.lepoint.fr/monde/guerre-hamas-israel-le-ramadan-date-butoir-pour-une-offensive-contre-rafah-1

    Une déclaration en forme d’ultimatum. Malgré des pressions internationales, Israël a annoncé une offensive contre Rafah si les otages israéliens détenus à Gaza n’étaient pas libérés d’ici au début du ramadan. Alors que les espoirs de trêve s’éloignent, une partie de la communauté internationale s’inquiète des retombées qu’une opération militaire aurait pour la population civile vivant dans des conditions souvent précaires à Rafah, située à la frontière de l’Égypte.

    « Si, d’ici au ramadan, les otages ne sont pas à la maison, les combats continueront partout, y compris dans la région de Rafah », a déclaré dimanche à Jérusalem le ministre israélien Benny Gantz, membre du cabinet de guerre de Benyamin Netanyahou. « Le Hamas a le choix. Ils peuvent se rendre, libérer les otages, et les civils de Gaza pourront ainsi célébrer la fête du ramadan », a ajouté l’ex-chef de l’armée. Le ramadan, le mois saint des musulmans, doit commencer autour du 10 mars. (...)

    #Rafah

  • « Vivre en Israël était son rêve » : Valentin, jeune Français tué par le Hamas
    https://www.lepoint.fr/monde/vivre-en-israel-etait-son-reve-valentin-jeune-francais-tue-par-le-hamas-13-1

    "Non loin de la tombe de Rabin !" #chutzpah

    Valentin intervenait avec son unité de parachutistes au kibboutz de Be’eri, près de la bande de Gaza, pris d’assaut par les terroristes du Hamas. « Quand ils sont arrivés, [leur] hélicoptère s’est fait bombarder dans tous les sens », a raconté sa jeune sœur Chloé sur BFMTV. « Il a réussi à sortir de cet hélicoptère, il a combattu pendant plus de huit heures et il a fini par se faire tirer dessus dans la tête et dans le ventre. Mon frère, c’est un héros. »

    Valentin a été inhumé jeudi matin, avec les honneurs militaires, dans le cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, non loin de la tombe d’Yitzhak Rabin. Ses parents et sa sœur, qui étaient sans nouvelles de lui, ont réussi non sans mal à rejoindre Israël. Ils ont appris là-bas, anéantis, la terrible nouvelle. Son service militaire, de vingt-trois mois, devait s’achever dans trois semaines.

  • Brésil : la température ressentie atteint les 58,5 °C à Rio, un record
    https://www.lepoint.fr/monde/bresil-la-temperature-ressentie-atteint-les-58-5-c-a-rio-un-record-15-11-202

    De nombreuses régions du pays sont placées en alerte maximale contre la canicule. Elle va se poursuivre encore plusieurs jours. Au moins jusqu’à vendredi.

    Ils n’auraient pas élu un gauchiste irresponsable, tout se passerait mieux. Un homme de droite responsable te dirait que le réchauffement climatique n’existe pas, que les pics de chaleur ont toujours existé (d’ailleurs, on l’a dépassé le pic, on peut retourner à nos occupations habituelles), et qu’il suffit de s’adapter, en commençant par baisser les impôts, afin de permettre à tous de s’adapter.

  • Des soignants racontent comment ils se sont forgé une conviction sur l’#euthanasie : « C’est moi qui vais m’en rappeler tous les jours de ma vie »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/11/14/euthanasie-face-au-geste-letal-paroles-de-medecins_6199974_3224.html

    Alors que le gouvernement peaufine son projet d’évolution de la loi, des praticiens racontent comment leur pratique auprès des malades, leurs dilemmes et des histoires intimes leur ont permis de se forger une opinion. Certains estiment que leur rôle est d’accompagner leurs patients jusqu’à répondre à leur demande de mourir, d’autres s’y opposent.

    https://archive.ph/HGgdk

    Fin de vie : « Mesure-t-on le risque d’ouvrir le chantier vertigineux de la légitimité de la demande d’accéder à la mort ? »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/11/12/fin-de-vie-mesure-t-on-le-risque-d-ouvrir-le-chantier-vertigineux-de-la-legi

    Si chaque individu est « libre » de mettre fin à sa vie, ce geste n’est cependant ni un droit ni une liberté au sens juridique du terme, aucun instrument juridique ne le garantissant. Au contraire, notre droit oblige à secourir la personne qui tente de mettre fin à sa vie. Quelles que soient les motivations profondes d’un geste suicidaire, le niveau de clairvoyance de son auteur et l’autonomie de sa volonté, le code pénal sanctionne pour non-assistance à personne en danger celui qui n’aurait pas tenté de sauver une personne confrontée à un péril imminent.
    La loi autorise même, dans des cadres strictement définis, à hospitaliser sans son consentement une personne pour le soigner d’une dépression lui ôtant toute envie de vivre et la prive de discernement. Dans la même veine, les acteurs du soin engagent leur responsabilité pénale lorsqu’ils manquent à leurs obligations de surveillance et que le patient hospitalisé dont ils ont la charge met fin à ses jours.

    Fixer des critères légaux

    Ce corpus de règles témoigne de deux valeurs essentielles qui fondent notre contrat social et irriguent tout le droit : le caractère primordial de la vie et le #devoir_de_solidarité. De ces valeurs croisées et absolues – car aucun jugement subjectif sur le type de vie que la société souhaite soutenir ne commande leurs mises en œuvre – découlent des droits subjectifs en faveur des personnes vulnérables, des politiques de prise en charge du handicap et de prévention du #suicide. Ces dernières sont capitales dans un pays comme la France, où le taux de suicide par habitant est un des plus élevés d’Europe.
    Si la loi devait dorénavant garantir à l’individu la liberté de se suicider et à autrui le devoir de l’y assister au nom du respect de sa volonté, comment ces droits et obligations se concilieront-ils ? A l’évidence, les partisans de la réforme ne souhaitent pas l’abandon des politiques en faveur des plus fragiles.

    Pour autant, la seule façon de maintenir une cohérence d’ensemble sera de fixer des critères légaux qui encadreront strictement ce droit. Se posera ipso facto une question plus difficile encore : celle de savoir qui, aux yeux de la loi, est légitime à obtenir une #aide_à_mourir. La personne en fin de vie que rien ne soulage ? La jeune fille anorexique qui refuse obstinément de manger et dont la vie ne tient plus qu’à un fil ? La personne qui n’est pas en fin de vie mais dont les souffrances morales et la perspective de la maladie lui ont définitivement ôté toute envie de vivre ? Le détenu condamné à des années de prison qui, en conscience, ne souhaite plus continuer ? Le vieillard sénile qui avait demandé à recevoir une aide au suicide s’il devenait dément ?

    https://archive.ph/0SL5x

    Aide active à mourir : « Il n’est pas nécessaire d’attendre une situation d’échec thérapeutique pour se poser la question de la fin de vie d’un patient »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/11/09/aide-active-a-mourir-il-n-est-pas-necessaire-d-attendre-une-situation-d-eche

    Les spécialistes des questions éthiques dans le domaine médical Bernard Baertschi, Jean-Charles Duclos-Vallée et Antoine Glauzy, invitent, dans une tribune au « Monde », à repenser les conditions de l’acte censé conduire le patient vers la #mort en considérant le médecin comme un accompagnateur fournissant une « aide ».

    https://archive.ph/oHPAm

    • En Belgique l’euthanasie est autorisée. J’etais assez enthousiaste sur l’idée mais il y a ce cas concret qui me fait exploser le cerveau.

      Une Belge de 50 ans a obtenu le droit de mourir. Il y a deux ans, ne supportant plus de vivre à cause d’un viol, elle a déposé une demande d’euthanasie.

      https://www.lepoint.fr/monde/belgique-l-euthanasie-accordee-a-une-femme-apres-un-viol-06-03-2023-2511005_

      Les femmes font plus de tentatives de suicide mais se ratent plus que les hommes qui ont accès à des méthodes plus efficace (arme à feu en particulier) et les femmes ont plus le soucis de la personne qui découvrira leur dépouille. Avec une methode telle que celle ci je pense que le sexe ratio va basculé sans avoir besoin d’IVG selectifs. Entre les viols subit dès l’enfance, l’inceste massif, les violences par conjoint, et la grande pauvreté passé 50 ans qui va aller en s’agravant cf- https://seenthis.net/messages/1026656

      Ca peut être un beau cadeau d’anniversaire pour les femmes à leurs 18 ans, un permis de ne plus subir leur ressenti de femme. En y repensant c’est pas si triste, l’extinction des femmes est le meilleur moyen de nous débarrassé de l’hommerie. Je vais me refaire Soleil vert en attendant que la Macronny ne m’en serve à la soupe populaire.

    • l’aide à mourir est une liberté et un droit qui peut sombrer dans l’eugénisme et une technicisation accrue de la médecine, comme le souligne la tribune ci-dessus qui évoque un « chantier vertigineux »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide_médicale_à_mourir_au_Canada

      D’après le journaliste Leyland Cecco, écrivant dans le journal The Guardian, des Canadiens malades et vivant dans la pauvreté se seraient sentis contraints à recourir à l’aide médicale à mourir depuis l’élargissement des critères d’accès de la loi14.

      « [TRADUCTION] En février, une Ontarienne de 51 ans connue sous le nom de Sophia a obtenu l’aide médicale à mourir après que sa maladie chronique soit devenue intolérable et que sa maigre allocation d’invalidité lui laissait peu de moyens de subsistance, selon CTV News.

      "Le gouvernement me considère comme une poubelle inutile, une plaignante, inutile et une emmerdeuse", a-t-elle déclaré dans une vidéo obtenue par le réseau. Pendant deux ans, elle et des amis ont plaidé sans succès pour de meilleures conditions de vie, a-t-elle dit. »

      exemples internationaux depuis le cas canadien
      Experts troubled by Canada’s euthanasia laws
      https://www.latimes.com/world-nation/story/2022-08-11/disturbing-experts-troubled-by-canadas-euthanasia-laws

      le règne de l’économie fera(it) que seules les personnes bien munies, entourées ou susceptibles de nouer des relations thérapeutiques où la relation asymétrique avec le pouvoir médical reste contrôlable disposeraient d’un droit à mourir qui ne soit pas une forme d’élimination, élimination partiellement autogérée ("je coûte trop cher, tout ça ne sert à rien", etc.).

      #épineux

  • L’Arabie saoudite se « dotera » de l’arme nucléaire si jamais l’Iran le fait en premier
    https://www.lefigaro.fr/international/l-arabie-saoudite-se-dotera-de-l-arme-nucleaire-si-jamais-l-iran-le-fait-en

    Netanyahou "pourrait Accepter" Que L’Arabie Saoudite Enrichisse De L’uranium Pour Parvenir À Une Normalisation - I24NEWS
    https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/1695271229-netanyahou-pourrait-accepter-que-l-arabie-saoudite-enrichisse-de-

    L’Arabie saoudite et Israël se rapprochent d’un accord de normalisation
    https://www.lepoint.fr/monde/l-arabie-saoudite-et-israel-se-rapprochent-d-un-accord-de-normalisation-21-0

  • Guerre mondiale : « 8 milliards de personnes sont otages de 20 dirigeants nationaux »

    Sundeep Waslekar

    https://www.lepoint.fr/monde/guerre-mondiale-8-milliards-de-personnes-sont-otages-de-20-dirigeants-nation

    À l’heure du retour de la guerre des tranchées en Ukraine, le rêve d’un monde sans conflit majeur s’éloigne. D’autant plus que le pacifisme, même sans naïveté, ne déplace pas les foules. Et quand Greta Thunberg fait descendre des millions de jeunes et moins jeunes dans les rues pour sauver la planète, personne ne se mobilise pour dissiper le risque, pourtant plus imminent, d’une guerre nucléaire mondiale.

    Les experts, de leur côté, tirent plus que jamais la sonnette d’alarme en réglant l’horloge de l’apocalypse, indicateur établi durant la Guerre froide, sur 1 minute 30 avant minuit. Jamais l’aiguille n’avait été aussi proche de la fin du monde, même aux heures les plus tendues de la guerre de Corée.

    #paywall

  • Après avoir frôlé la mort, une Américaine s’élève contre les restrictions à l’#avortement
    https://www.lepoint.fr/monde/apres-avoir-frole-la-mort-une-americaine-s-eleve-contre-les-restrictions-a-l

    Amanda Zurawski a failli mourir en attendant un avortement qu’elle ne voulait pas mais dont elle avait désespérément besoin et que des médecins du Texas lui refusaient. « Mon mari et moi avons toujours su que nous voulions des enfants », déclare à l’Agence France-Presse cette Américaine de 36 ans depuis son domicile d’Austin, la capitale texane. « Notre bébé était très, très désiré. » En juin 2022, au moment où la Cour suprême des États-Unis annule le droit constitutionnel à l’avortement, Amanda Zurawski célèbre sa grossesse tant attendue, après dix-huit mois de traitement de fertilité.

    Mais, deux mois plus tard, « tout change », dit-elle. Alors qu’elle était en pleine préparation des célébrations de la naissance à venir, elle remarque un problème. Une fois à l’hôpital, les médecins lui annoncent que son col de l’utérus est dilaté, après seulement dix-huit semaines de grossesse. Elle apprend qu’une fausse couche est « inévitable », le fœtus n’étant pas viable. La seule solution pour éviter les complications : mettre un terme à la grossesse.

    Très affectée, Amanda Zurawski souhaite aller de l’avant. « Je voulais être capable de mettre cela derrière moi, passer par le traumatisme, puis commencer à faire le deuil. » Mais le Texas, comme de nombreux États, interdit les avortements à de rares exceptions près depuis la décision de la Cour suprême. Après six semaines, l’IVG n’est pas autorisée, à moins que la vie de la mère ne soit en danger. « Le cœur du bébé battait toujours » et les soignants n’ont pas le droit de lui fournir la procédure dont elle a tant besoin, se souvient-elle. « J’ai donc dû attendre que ma vie soit en danger. »

    À ce moment-là, « je ne faisais pas seulement le deuil du bébé, j’étais également terrifiée parce que je ne savais pas ce qui allait se passer », affirme-t-elle. Au bout de trois jours, Amanda Zurawski fait un choc septique. Elle passe plusieurs jours en soins intensifs, à combattre l’infection. En plus du traumatisme, elle ne sait pas si elle « pourra tomber de nouveau enceinte ». La septicémie a créé une masse de tissu fibreux dans son utérus et sur l’une de ses trompes de Fallope.

    Le couple a depuis recours à des fécondations in vitro, espérant pouvoir accueillir enfin l’enfant qu’il souhaite tant, en vain jusque-là. En parallèle, Amanda Zurawski a décidé de dédier sa vie à une cause : l’accès à l’avortement.

    Elle en veut aux responsables conservateurs qui ont poussé sans relâche, au Texas comme dans le reste des États-Unis, pour davantage de restrictions au droit à l’avortement. « J’ai failli mourir à cause de vous », s’insurge-t-elle. « Ils disent qu’ils font cela parce qu’ils sont “pro-vie”, mais je ne comprends pas ce qui est “pro-vie” dans tout cela », dit Amanda Zurawski. « Pourquoi ai-je dû passer près de la mort ? Pourquoi mes futurs bébés sont-ils en danger ? »

    Elle a décidé de raconter son expérience douloureuse dans l’espoir de faire reculer certains opposants à l’avortement. Amanda Zurawski, femme blanche, mariée et insérée dans la vie active, pense que son profil met les républicains mal à l’aise. « Ils essaient de dépeindre les personnes ayant besoin d’une IVG comme de jeunes femmes de couleur, célibataires et sans éducation, assène-t-elle. Je n’entre pas dans cette case. Je fais partie de la population qui, selon eux, n’aura jamais besoin d’un avortement. »

    Selon Amanda Zurawski, les restrictions toujours plus fortes sur les droits à l’IVG dans des endroits comme le Texas sont un « retour en arrière » dans l’Histoire, et signifient que davantage de femmes vont souffrir. « Des gens vont en mourir », prédit-elle.

    Tout en continuant d’essayer d’avoir un enfant, Amanda Zurawski travaille sur « le stress post-traumatique » et la « dépression » que cela a provoqués. Mais le drame la hante encore. Et, en pensant à une éventuelle nouvelle grossesse, elle s’inquiète : « Au Texas, rien n’a changé, alors qui me dit que cela ne m’arrivera pas à nouveau ? »

    #patriarcat

  • Russie : qui est Evgueni Roïzman, un des derniers opposants à Poutine ?

    L’ancien maire d’Ekaterinbourg a été condamné à une amende pour « discrédit des forces armées ». Portrait de cet opposant inclassable à Vladimir Poutine.
    https://www.lepoint.fr/monde/russie-qui-est-evgueni-roizman-un-des-derniers-opposants-a-poutine-18-05-202
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/05/03/fenetres-brisees-et-vies-brisees/#comment-57023

    #international #russie

  • Quand le Mossad frappe l’Iran en pleine nuit
    Trois drones ont visé samedi un site militaire à Ispahan, dernière illustration de la nouvelle doctrine israélienne contre la République islamique.
    Par Armin Arefi | Publié le 30/01/2023
    https://www.lepoint.fr/monde/quand-le-mossad-frappe-l-iran-en-pleine-nuit-30-01-2023-2506751_24.php

    Les explosions ont retenti dans la nuit, alors qu’Ispahan n’était pas encore tout à fait endormie. « C’est un drone ! C’est un drone ! » s’est exclamé avec son accent caractéristique un habitant de la ville millénaire du centre de l’Iran qui filmait la scène.

    L’homme disait vrai. Trois quadricoptères, des appareils munis de quatre rotors, ont visé samedi à 23 h 30 une usine de fabrication de munitions, a annoncé à peine quelques heures plus tard le ministère iranien de la Défense, précisant que l’un des drones avait été détruit par le système de défense antiaérienne du site, tandis que les deux autres avaient explosé. N’ayant fait aucune victime, l’incident a entraîné des « dégâts mineurs à la toiture » du bâtiment et n’a « pas provoqué de perturbation dans le fonctionnement du complexe (...)

    #IsraelIran