• Les policiers de Los Angeles ont peut-être trouvé le moyen de ne pas se faire filmer en action.

    Récemment, Sennett Devermont entre dans un commissariat et entame une conversation avec un sergent qui comprend vite que leur échange est diffusé en direct sur Instagram. Aussitôt, le policier dégaine son téléphone portable et s’en sert pour diffuser… de la musique. Sennett Devermont lui demande plusieurs fois de baisser le son, l’agent ne bronche pas.

    Le vidéaste se rappelle alors que ce n’est pas la première fois. Deux semaines auparavant, le militant s’était approché d’un policier de Los Angeles. Même réflexe. Le flic avait compris qu’il est filmé, extirpé un téléphone de sa poche, fouillé sa playlist et sélectionné son arme fatale : les Beatles !

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-16-fevrier-2021

    https://rf.proxycast.org/fee7fdac-2871-4de6-b7c2-06ef4be178ee/18798-16.02.2021-ITEMA_22575767-2021F31058S0047.mp3

    #police #droit_d'auteur #copyright #musique

  • « Science & Vie » : les trois quarts de la rédaction envisagent le départ
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-14-decembre-2020


    En octobre 2018, les employés du groupe de média protestaient déjà contre le rachat Reworld Media
    © AFP / Bertrand Guay

    La situation s’aggrave encore au magazine « Science & Vie », racheté par le groupe Reworld Media. Une information France Inter.

    Les trois quarts de la rédaction de « Science & vie » envisagent de quitter le navire. C’est une info France Inter. Un désastre. Ni les grèves, ni la démission du directeur de la rédaction, ni les alertes au ministère de la Culture, ni la motion de défiance envers la nouvelle patronne et de son second qui n’ont aucune compétence scientifique (on parle d’un titre grand public, consacré à l’actualité des sciences depuis 1913). Rien n’aura fait moufter Reworld Media, qui continue d’opérer exactement comme avec chaque journal qu’il absorbe : en poussant dehors sa rédaction, et en dopant la rentabilité de son site internet grâce à des contenus produits par des non-journalistes chargés de faire grimper l’audience ou d’attraper de la pub.

  • NatureGate et la fable du confinement aveugle
    https://diasp.eu/p/11503822

    NatureGate et la fable du confinement aveugle

    Auteur(s) : Gérard Delépine pour FranceSoir

    ANALYSE : Par sa morbidité et sa mortalité la crise du Covid, ne constitue qu’un accident sanitaire comparable aux grandes grippes de l’ère moderne des transports aériens [1]. Elle a cependant réalisé un véritable crash test des institutions démocratiques, de l’économie mondiale, de l’éthique de la recherche et de la fiabilité des plus grandes revues médicales.

    http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/naturegate-et-la-fable-du-confinement-aveugle

    #confinement #coronavirus #covid #covid-19 #covid19 #Lancetgate #Naturegate #epidemie #pandemie #confinementaveugle #suede #paysbas #france (...)

    • https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-21-octobre-2019

      lundi 21 octobre 2019

      [...]

      A ceci près que #France_Soir se présente comme un « quotidien d’information général 100% numérique ». Sans journalistes ? Ça, c’est inadmissible. Quand la presse et les chaines d’info se plantent sur Xavier Dupont de Ligonnès, le public hurle à la « fake news ». Non, c’était une erreur journalistique, pas une information volontairement trompeuse. Énorme différence. Mais on n’écoute rien et on confond tout. Monsieur Azalbert : à « France Soir » ôtez le M de « média », le M de « marketing » suffira. C’est peut-être un détail pour vous. Mais pour nous, ça veut dire beaucoup. ||

  • Regarder du porno avec son login de la sécu ou des impôts ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-11-juin-2020

    Le Sénat vient de voter un amendement obligeant les sites pornographiques à filtrer l’âge de leur public. Un article passé furtivement au creux de la loi sur les violences conjugales. Évitons d’emblée d’établir un lien entre consommation de porno avant l’âge de 18 ans et violence conjugale, ce serait plus que douteux. La dite loi a simplement servi de véhicule à l’une des promesses d’Emmanuel Macron : protéger les jeunes du péril pornographique en libre accès. Soit, mais comment s’y prendre sans (...)

    #FranceConnect #pornographie #enfants

  • Des journalistes et médias s’organisent pour défendre la liberté d’informer sur l’agroalimentaire
    https://www.bastamag.net/defendre-liberte-presse-informer-agroalimentaire-bretagne-Ines-Leraud-algu

    En Bretagne, des journalistes qui enquêtent sur l’agro-alimentaire sont poursuivis ou subissent des pressions. C’est le cas de Basta ! et d’Inès Léraud poursuivis par le groupe Cheritel. Dans cette lettre ouverte à la région, plus de 250 journalistes, médias et collectifs de professionnels de la presse appellent à mettre fin à cette loi du silence. Basta ! s’associe à cet appel demandant des garanties en matière de liberté de la presse. À Loïg Chesnais-Girard, président Jean-Michel Le Boulanger, (...) ça bouge !

    / #Médias_libres, #Agriculture, #Multinationales

    #ça_bouge_ !

    • Journalistes pour la liberté d’informer sur l’agroalimentaire en Bretagne.
      https://framaforms.org/journalistes-pour-la-liberte-dinformer-sur-lagroalimentaire-en-bretagne-
      Lettre de journalistes et professionnel·les de la presse adressée à la Région Bretagne, en français et en breton, la grande classe !
      https://seenthis.net/messages/886563

      #Inès_Léraud est convoquée par la justice pour une audience qui devrait se tenir les 20 et 21 janvier 2021 au Tribunal de Grande Instance de Paris. Elle est attaquée en diffamation par un chef d’entreprise guingampais, Jean Chéritel, patron du groupe Chéritel Trégor Légumes, dont elle a épinglé les pratiques managériales et commerciales dans un article publié par @bastamag #Bastamag en mars 2019.

      https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ines-leraud-attaquee-justice-avoir-enquete-agroalimenta

      Et le collectif de rappeler, dans son communiquer, la petite phrase d’Emmanuel Macron au pape François en 2018, quand il lui présente son ministre Jean-Yves Le Drian : « Les Bretons, c’est la mafia française ». "Cette phrase ne nous a ni fait rire, ni rendus fiers. Mais elle disait peut-être vrai".

      https://www.youtube.com/watch?v=q0TB2t2uKL8&feature=youtu.be


      https://www.bastamag.net/Agriculture-et-alimentation

      En Bretagne, de nombreux journalistes ont décidé d’unir leur voix pour dénoncer la difficulté d’informer sur l’agroalimentaire local.
      https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-25-mai-2020

      le comité de soutien et une revue de presse sur le site d’Inès Léraud : https://seenthis.net/messages/871455#message876435

      #fnsea #agro_industrie #Bretagne #eureden #triskalia

    • Enquêter sur l’industrie agro-alimentaire n’est pas une sinécure : pressions et intimidations entravent le travail journalistique. Basta ! et la journaliste Inès Léraud passeront en procès le 28 janvier 2021 pour s’y être intéressés de trop près. Un récent documentaire de France 5 fait aussi les frais de cette omerta.
      https://seenthis.net/messages/886563#message887059
      Le documentaire « Une terre sacrifiée » n’est plus disponible en ligne comme par hasard !

      Un évènement majeur s’est produit récemment en Bretagne. France 5 a diffusé le film documentaire Bretagne, une terre sacrifiée d’Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre. Le documentaire décrit le coût environnemental, social et sanitaire du développement de l’agro-industrie en Bretagne. Il fait intervenir des témoins de l’intérieur habituellement peu diserts sur le sujet, comme un agriculteur intensif, Christophe Thomas qui déplore avoir reçu à son insu des aliments pour bétail contaminés par des antibiotiques, et ce de la part du plus important groupe agroalimentaire breton, Eureden.

      Avec ce film, France 5 a réalisé sa meilleure performance annuelle avec plus d’un million de téléspectateurs. Les réactions consécutives à cette diffusion mettent en lumière les moyens financiers et stratégiques que possède le secteur agroalimentaire pour museler les sources (principalement les agriculteurs), les élus et la presse.

      Quand l’agro-industrie alimentaire réécrit l’histoire

      Le premier groupe agroalimentaire breton, Eureden, n’a demandé aucun droit de réponse à France 5, mais a diffusé auprès de ses agriculteurs, via son titre de presse agricole Paysan breton, une pleine page dénonçant les soi-disant fausses informations véhiculées par le film. Il parle d’humiliation à l’égard « du travail fait par des milliers d’agriculteurs » alors que le film dénonce au contraire les mesures prises par les dirigeants de l’agro-industrie au détriment des agriculteurs et des salariés agricoles.

      #Richard_Ferrand et #Marc_Le_Fur, tous deux bretons, respectivement président (LREM) et vice-président (LR) de l’Assemblée nationale, ont chanté le même refrain à propos du film. Ils ont déploré « un réquisitoire (…) scandaleux, contre les paysans et contre la Bretagne », opérant là encore un retournement intellectuel et une manipulation de l’opinion. La même rengaine est apparue dans un courrier du président du groupe Rassemblement national à la Région, adressé aux agriculteurs, distribué directement dans leurs boîtes aux lettres, expliquant que ce film est « un procès à charge contre votre profession ».

      La branche régionale de FNSEA en Bretagne est allée jusqu’à parler de film de « fiction ». Elle a aussi diffusé sur Twitter le visage de l’une des témoins principales du documentaire, en l’occurrence une journaliste locale, Morgan Large, enquêtant sur l’agriculture intensive. Ce choix d’illustration a été perçu comme une façon sournoise de cibler la journaliste. Questionnée sur ce choix par des internautes, la FRSEA a simplement supprimé son tweet.

      Quelques jours plus tard, la journaliste a subi des nuisances à son domicile : absente le dimanche 6 décembre, elle apprend que ses animaux divaguent sur la voie publique, et découvre que leur clôture a été ouverte volontairement. Il s’agit d’une intimidation courante dans le monde agricole, vécue notamment de façon répétée par l’agricultrice Caroline Chenet, témoin du film La mort est dans le pré, qui a décidé de ne plus parler publiquement. La radio Kreiz Breizh, qui emploie Morgan Large, a quant à elle subi les jours suivants deux tentatives d’effraction de ses locaux.
      Une force de frappe médiatique et politique inédite en France

      Le lendemain de la diffusion sur France 5, une vidéo de 2 minutes, non signée, est apparue sur les réseaux sociaux, descendant le documentaire en flèche au motif qu’il aurait évincé du montage les progrès réalisé par une exploitation porcine (la ferme de Kermerrien) filmée par l’équipe de France 5. Cette vidéo bâtit là encore un retournement complet de la vérité puisque une séquence est justement consacrée aux progrès effectués par la ferme. Elle est en réalité produite par Agriculteurs de Bretagne, lobby fondé par des dirigeants du secteur agroalimentaire et faisant appel à une société de communication spécialisée dans l’attaque des opposants à l’agro-industrie. Pendant ce temps, le 3 décembre, le président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, présentait en conférence de presse son nouveau livre Le souffle breton préfacé par Erik Orsenna, écrivain, académicien et figure tutélaire du fameux lobby Agriculteurs de Bretagne !

      La proximité entre les représentants de l’agro-industrie et le monde politique régional va plus loin : le vice-président à l’agriculture et à l’agroalimentaire en Bretagne n’est autre que Olivier Allain (majorité présidentielle), ancien président de la branche départementale de la FNSEA et de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor, dont l’exploitation perçoit d’importantes aides de la PAC (près de 80 000 euros annuels alors que lui-même participe aux négociations sur la PAC.

      Georges Gallardon, président d’Eureden qui, on l’a vu, qualifie France 5 d’organe de désinformation est lui-même vice-président (divers droite) de la communauté du Kreiz-Breizh et maire de Saint-Tréphine (Côtes-d’Armor). Philippe Le Goux, directeur de la communication d’un important groupe porcin, Aveltis, est également vice-président (PS) de Leff Armor Communauté, entre Guingamp et Saint-Brieuc. Cet élu de la République a, au titre de ses fonctions de communicant, plusieurs fois entravé le travail des journalistes en incitant par courriel les éleveurs à ne pas parler à la presse.

      Enfin, juste après la diffusion du film de France 5, le groupe agroalimentaire Eureden commandait au média Brut la réalisation de vidéos promouvant les soit-disant efforts du groupe en matière d’écologie. « Soit-disant » car une enquête des élèves journalistes de l’IUT de Lannion a montré au contraire comment ce groupe maintenait les agriculteurs dans l’usage des pesticides.

      L’agro-industrie bretonne, et même française, possède, on le voit, un arsenal d’outils impressionnants pour maîtriser le discours à son sujet : fait quasiment unique dans le paysage industriel français, elle détient ses propres titres de presse. Elle fait également appel à des agences de communication spécialisées et contrôle en partie la presse généraliste en la finançant via la publicité et des partenariats, comme l’a dénoncé le collectif Kelaouin. Elle est assez puissante pour pénétrer le tissu politique local ou faire nommer des ministres de l’Agriculture – comme l’a révélé l’ancien ministre Dominique Bussereau dans le film FNSEA, enquête sur un empire agricole de Marianne Kerfriden – et depuis 2019 elle est parvenue à ce qu’une cellule de la gendarmerie nationale lui soit spécialement dédiée : “La cellule demeter”. Tout cela en bénéficiant d’importantes subventions européennes, nationales, et régionales.

      Le procès bâillon, encore et toujours

      La tâche pour exercer un contrôle démocratique et comprendre le fonctionnement de ce fleuron industriel français qu’est l’agroalimentaire (dont, à titre d’exemple, les exportations en Arabie saoudite rapportent plus que les ventes d’armes françaises), est immense. D’autant plus que la presse régionale a intégré des réflexes d’autocensure pour ne pas perdre ses annonceurs et ne pas se mettre à dos des élus locaux. Comme l’illustrent le documentaire de France 5 et le cas de la journaliste Morgan Large, quand la presse ose dénoncer, elle est sujette à de multiples pressions.

      Ces pressions, Basta ! et moi-même les rencontrons aussi, notamment sous forme de procès bâillon, depuis que j’ai enquêté sur l’agroalimentaire et sur les algues vertes.

      Par bonheur, il existe des médias comme Basta ! qui effectuent depuis longtemps un travail extraordinaire, pointu, difficile, dans ce domaine – les archives de Basta ! sur les questions agroalimentaires sont tout simplement salutaires pour quiconque veut travailler sur ce sujet –, et qui osent s’aventurer sur des terrains risqués grâce à l’unique soutien de ses abonnés, comme c’est le cas pour l’affaire Chéritel pour laquelle Basta ! et moi-même sommes poursuivis en diffamation.

      https://www.bastamag.net/Travail-dissimule-fraude-sur-les-etiquettes-les-multiples-abus-d-un-groupe

  • Tik Tok : royaume de la petite fille hyper-sexuée (France Inter)
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-06-novembre-2018

    C’est l’appli la plus téléchargée au monde, devant Facebook, Instagram, Snapchat en septembre. Presque 600 millions d’utilisateurs mensuels, 150 millions actifs au quotidien, 2 millions en France.
    […]
    Je vous parle ici d’une déferlante dans les collèges et lycées. Particulièrement chez les gamines. J’en ai visionné hier une palanquée. Glaçant. Plongée dans l’esthétique corporelle d’une jeunesse totalement clonée : toutes, les cheveux longs ; toutes, la poitrine très rehaussée ; toutes, le t-shirt coupé sous les seins ; toutes, le ventre ultra plat, nombril dénudé ; toutes, les fesses rebondies ; toutes, quasi le même visage à la fois lisse et mutin. C’est complètement flippant.
    […]
    Une gestuelle hyper-sexualisée reproduite à l’infinie par des très jeunes filles qui se copient dans le monde entier en quête de « like » et de commentaires

    #enfants #filles #hyper-sexualisation #genre #réseaux_sociaux

  • Un témoin licencié après la diffusion d’ «Envoyé Spécial»
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-03-octobre-2018


    #whistleblower #lanceurs_d'alerte

    Encore une fois, les deux maisons médicalisées dont Hella a osé parler aux médias n’ont aucun lien avec l’hôpital où elle devrait être en train de travailler ce matin. Encore une fois, ça fait des mois qu’elle y travaillait déjà. Seulement voilà, au lendemain du reportage, son employeur met fin, sans explication, à sa période d’essai. Cela est-il lié ? Peut-être.