Levothyrox. Des « impuretés » à l’origine des problèmes de la nouvelle formule ? › Alvinet

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  • Levothyrox : des découvertes accablantes pour l’Agence du médicament | Mediacités
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    L’Agence du médicament est passée à côté. Pas lui. Jean-Christophe Garrigues, chercheur au Laboratoire des interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (IMRCP) de l’Université Paul Sabatier de Toulouse - CNRS, a découvert un élément chimique dans la nouvelle formule du Levothyrox qui pourrait expliquer les effets indésirables de ce médicament destiné à lutter contre les troubles de la thyroïde et à l’origine d’un gros scandale sanitaire. Pire, le chimiste en trouve moins dans les cachets les plus récents. Ce qui pousse à s’interroger : Merck, le laboratoire qui fabrique le Levothyrox, aurait-il ajusté son médicament suite au scandale ?

    Après, j’aimerais bien l’#intégrule

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      Levothyrox. Des « impuretés » à l’origine des problèmes de la nouvelle formule ? Jean-Christophe Garrigues, chercheur au Laboratoire des interactions moléculaires de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, indique ce jeudi 4 octobre à l’agence Reuters, avoir décelé différentes « impuretés » dans des lots de la nouvelle formule du Levothyrox. Ses analyses auraient également mis en évidence des changements d’excipients dans la composition, pouvant entraîner une dégradation du principe actif. Des impuretés et des changements d’excipients : un chercheur toulousain a évoqué jeudi une « avancée scientifique majeure » susceptible d’expliquer les effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox dénoncée par de nombreux patients et qui fait l’objet de plusieurs actions en justice. Impuretés Chercheur au Laboratoire des interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (IMRCP), unité mixte de l’Université Paul Sabatier de Toulouse et du CNRS, Jean-Christophe Garrigues a été sollicité par l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) pour analyser différents lots de Levothyrox dans le cadre des procédures en cours contre le laboratoire allemand Merck qui le produit. Le chimiste a expliqué à l’agence Reuters avoir décelé différentes « impuretés » dans des lots de la nouvelle formule du Levothyrox commercialisée à partir de mars 2017. Ces éléments chimiques étaient absents des cachets de l’ancienne formule et « diminuent de façon significative » dans les lots vendus actuellement, explique le chercheur sur la base de ses propres analyses. Pour l’AFMT, cette découverte pourrait laisser penser que la formule a de nouveau été modifiée par le fabricant. Selon Jean-Christophe Garrigues, la présence des ces impuretés était mentionnée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans son rapport de juillet 2018. « Après avoir analysé l’étude de l’ANSM, nous avons réalisé notre propre chromatogramme pour séparer tous les éléments à partir des lots qui nous avaient été fournis, quatre de la nouvelle formule, trois de l’ancienne formule avant son retrait en 2017 et un vendu actuellement. Nous avons constaté un pic important d’impuretés dans la nouvelle formule », précise-t-il. « Nous devons continuer les recherches pour identifier la nature de ces impuretés et savoir si elles sont toxiques ou non », ajoute-t-il. Dégradation du principe actif Les analyses auraient été également mis en évidence des changements d’excipients dans la composition de la nouvelle formule. « Le lactose a été remplacé par le mannitol. Or on connaît l’incompatibilité du mannitol avec la levothyroxine, principe actif du Levothyrox, non pas dans le comprimé mais une fois qu’il est absorbé », affirme le chercheur. « Cette incompatibilité avérée pourrait entraîner une dégradation du principe actif », selon le chimiste qui évoque « une avancée scientifique majeure » dans cette crise sanitaire. « Jusqu’à présent, jamais les effets indésirables de la nouvelle formule n’ont été attribués à la composition du médicament. Aujourd’hui, avec la piste des impuretés et la voie de la dégradation, nous avons deux hypothèses sérieuses pour relier les deux », ajoute Jean-Christophe Garrigues. Effets secondaires En France, près de trois millions de personnes prennent du Levothyrox pour corriger une hypothyroïdie liée à l’insuffisance de production d’hormones par la thyroïde ou à son absence. Le Levothyrox a changé de formule en France en mars 2017. Durant l’été 2017, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires parfois très gênants (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux). Le troisième rapport de pharmacovigilance sur le Levothyrox, dévoilé en juillet par l’Agence du médicament, n’a pas permis d’expliquer la vague des effets indésirables attribués par certains patients à la nouvelle formule. Un porte-parole de l’ANSM a indiqué que « si des éléments nouveaux étaient apportés par cette étude, ils seraient vraisemblablement pris en compte et feraient l’objet d’une contre-expertise ». Dans le passé, le laboratoire Merck a toujours affirmé qu’il n’y avait aucun problème lié à sa nouvelle formule.