Vertou. Un policier condamné pour avoir pointé son arme de service sur sa femme - Nantes

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  • Le phénomène #Benalla est la partie spectaculaire d’une dérive sociétale où le besoin de puissance 💪 s’exprime par tous les moyens, même les pires, et surtout quand on correspond au schéma du bas de l’échelle. L’ironie du sort est que cet « homme » (ou plutôt ce pauvre, très pauvre type) a été jugé alors que nous attendions nos aminches inculpé-e-s d’enfarinage avec violence aggravée envers Johanna Rolland 🎉 Autant dire que la présence de policiers coqués et d’un journaliste nazillon proche d’eux n’a pas aidé à rehausser la confiance en la société à venir...
    #violences_conjugales = #violences_policieres
    #Benalla_Gate = #Farine_Gate

    « Si j’avais une grenade, je t’en mettrais deux dans la bouche », « Je devrais te dessouder maintenant, comme ça je serais sûr que tu ne porteras pas plainte » ou « Tu seras contente, tu passeras dans les émissions de faits divers à la télé », avait ainsi par exemple lancé le fonctionnaire à son épouse. Il lui avait encore promis de lui mettre « du plomb dans la tête ».

    « Piégé » par ces enregistrements, le policier n’a pas pu nier ses « saloperies » (1) à la barre du tribunal, mais les a mises sur le compte de l’alcool - qu’il ne consommait « que sur ses jours de repos ». Il a réfuté en revanche toute « violence avec arme ». « Jamais je n’aurais pointé mon arme sur ma femme… Je suis policier avant tout », a-t-il assuré.

    « La tâche qui m’incombe aujourd’hui est bien délicate : elle implique un policier, qui est d’habitude un partenaire de confiance du ministère public », a poursuivi la représentante du parquet. « Mais là, on est clairement face à un abus de pouvoir ! On n’est pas au-dessus des lois parce qu’on est policier : au contraire, on a davantage de devoirs ».

    La procureure de la République - qui a rappelé que l’état d’urgence avait permis aux policiers de rentrer chez eux avec leur arme de service - considère que le pistolet est, dans cette affaire, « le symbole de la toute-puissance » du prévenu.

    (1) assez sordide en lisant le nom de son avocate et ce quelle a plaidé :

    Son avocate, Me Stéphanie Salau, estimait pour sa part que le tribunal ne pouvait le condamner que pour les seules « menaces de mort » enregistrées, faute d’éléments précis sur la date des « violences avec arme » reprochées.

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