/r15-835_mono.html

  • What the Numbers Say About Men vs Women’s Driving Skills
    https://www.autoloansolutions.ca/blog/are-men-or-women-better-drivers-pt-3-what-the-numbers-say

    Je colle ici les stats (canada) qui montrent bien que les femmes ont moins d’accidents sur les routes que les hommes.

    Je cherche les datas en france, histoire de comparer. Et je le fais parce que je remarque que les femmes subissent toujours des préjugés sexistes au volant. Pour ma part, et je pense malheureusement ne pas être la seule, je me reçois régulièrement des insultes putophobes ou autres et me fait doubler méchamment et avec vrombissements par de fiers mâles qui semblent ne pas supporter qu’une femme conduise. Je ne sais pas quel genre de test faire, avec des vitres teintées peut-être ? Ou comparer sur un même trajet avec un homme ? Je remarque aussi que sur blablacar les conductrices semblent toujours moins bien notées que les hommes sur leur conduite. Parce que oui, sur cette bouse de capitalisation du copolluons ils vont jusqu’à faire noter ta conduite. Et même après 50 covoyages, tu trouves toujours des nazes sexistes qui en plus d’agir anonymement collent une sale note.

    2008 2009 2010 2011 2012
    Males
    Number of accidents
    All ages 1863 1717 1718 1630 1618

    2008 2009 2010 2011 2012
    Females
    Number of accidents
    All ages 765 689 732 624 691

    #sexisme #accident #sécurité_routière

    • La présentation des statistiques officielles françaises « d’accidentalité routière » ne se préoccupe pas une seule fois de la question. Pas une seule occurrence du mot « femme » dans la version 2018…
      https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Bilan-definitif-de-l-accidentalite-routiere-2018
      publication du 29/05/2019
      (idem pour l’année précédente, et, j’imagine celles encore avant)

      Pourtant la question est posée ou plutôt, a été posée, c’était en 2016, et la réponse (cf. infra) n’a en rien modifié la présentation des résultats.

      La problématique de l’accidentologie sous l’angle hommes-femmes analysée au Sénat | Sécurité Routière
      (mai 2016)
      https://www.securite-routiere.gouv.fr/actualites/la-problematique-de-laccidentologie-sous-langle-hommes-femmes

      En 2015, 2 604 hommes ont été tués pour 857 femmes : ils représentent 75 % de la mortalité. Dès l’enfance, la surreprésentation des garçons est notable (62 % des blessés sont des garçons entre 0 et 14 ans). La mortalité masculine en deux-roues motorisés (2RM) est plus importante que celle des femmes, les 2RM étant beaucoup plus utilisés par les hommes que par les femmes.

      82,5 % des auteurs présumés d’accident mortel sont des hommes.92 % des conducteurs alcoolisés impliqués dans un accident mortel sont des hommes.91 % des conducteurs contrôlés positifs aux stupéfiants dans les accidents mortels sont également des hommes.

      et donc, sur le site du Sénat, en date du 20/09/2016 :
      • la présentation du rapport annoncé dans le lien précédent
      https://www.senat.fr/notice-rapport/2015/r15-835-notice.html
      • le rapport en ligne, avec lien vers une version pdf
      http://www.senat.fr/rap/r15-835/r15-835_mono.html
      • le compte-rendu des débats
      http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20160919/femmes.html
      introduits ainsi :

      Délégation aux droits des femmes : compte rendu de la semaine du 19 septembre 2016
      http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20160919/femmes.html

      Mme Chantal Jouanno, présidente, co-rapporteure. - Mes chers collègues, notre ordre du jour appelle la présentation du rapport « Femmes et voitures ». L’objet de ce rapport ne se limite évidemment pas à la caricature habituelle qui est faite de la conduite des femmes, à travers de nombreux clichés et stéréotypes, au demeurant très tenaces.

      L’idée est également d’aborder des sujets plus fondamentaux et plus graves, qui posent de réels enjeux d’égalité :

      • tout d’abord, alors que les statistiques de l’accidentalité routière démontrent une conduite plus respectueuse des règles de la part des femmes, les clichés sur les femmes au volant ont la vie dure : comment expliquer ce paradoxe ?
      • Ensuite, il existe un écart de dix points entre les hommes et les femmes dans la réussite au permis de conduire, élément très important pour l’autonomie et l’insertion sociale et professionnelle : comment expliquer cet écart et y remédier ?
      • De plus, l’industrie automobile demeure marquée par une féminisation encore très limitée, alors qu’elle offre des perspectives de carrière intéressantes et variées. Comment inverser la tendance ?
      • Enfin, et c’est la problématique à laquelle je suis la plus sensible, il existe un lien marqué entre la précarité, qui touche plus particulièrement les femmes, et les contraintes de mobilité qui conduisent à aggraver leur fragilité économique et sociale. Comment favoriser la mobilité des femmes précaires ?

      Le rapport explore ces différentes questions.

      Du point de vue de la méthode, nous avons travaillé entre la fin du mois d’avril et le début du mois de septembre, la dernière audition ayant eu lieu la semaine dernière, avec des femmes pilotes.

      Notre travail s’est articulé autour d’auditions et tables rondes, mais aussi d’entretiens et témoignages avec des représentants des entreprises du secteur automobile, d’associations oeuvrant en faveur de la mixité professionnelle ou de la mobilité solidaire, et des femmes exerçant - ou ayant exercé - dans le secteur automobile. Je pense à cet égard à deux jeunes femmes que nous avions reçues le 8 mars dernier grâce à Christiane Hummel pour la rencontre avec des femmes Meilleures ouvrières de France (MOF).

    • Les seuls à s’en préoccuper vraiment sont les assureurs, qui prévoient des tarifs inférieurs pour les femmes... Je n’ai plus accès aux stats à ce sujet, mais lors de mon passage chez les actuaires, on avait en réunion les deux exemples d’influence sur les tarifs en IARD (assurance auto en particulier) : la couleur de la voiture, et le sexe du conducteur.

    • première proposition gg :

      Assurance auto : les femmes payent toujours moins cher - LesFurets.com
      https://www.lesfurets.com/assurance-auto/actualites/assurance-auto-femmes-payent-toujours-cher

      Si depuis le 21 décembre 2012 les assureurs auto n’ont plus le droit de proposer des tarifs différents en fonction du sexe de l’assuré, dans les faits, les femmes payent toujours moins cher que les hommes pour assurer leur voiture.

      L’écart est certes faible, mais il est bien réel. En janvier 2018, le prix de l’assurance auto pour les conductrices françaises s’élève en moyenne à 572 € contre 616 pour les hommes, surprimes jeunes conducteurs incluses. Des primes en baisse par rapport au mois de septembre où les hommes payaient 620 euros et les femmes 579.

      Plusieurs raisons à cela : d’abord, les femmes assurées sont nettement moins nombreuses que les hommes, 34 % contre 66. Ensuite, et il s’agit sans doute du principal facteur, les femmes sont de meilleures conductrices. En tous cas, elles ont moins d’accidents graves et les assureurs valorisent cette sinistralité moindre en leur proposant des primes d’assurance moins élevées.

      Vu la suite des propositions, le thème revient annuellement (certainement lors de la sortie des calculs d’accidentalité des assureurs) mais n’est pas massivement repris.

      Tu as des choses là-dessus, @freakonometrics ?

    • Bonjour, merci pour vos posts.
      Je note @freakonometrics sur le pdf que tu pointes

      « L’assureur ne peut moduler son tarif qu’en fonction de critères objectivement liés à l’importance du risque, pour autant que l’assuré en ait la maîtrise, en rejetant les critères sur lesquels l’assuré n’a aucune maîtrise. (Note touti : soit genre, age) En poursuivant la logique, on considère juste ce qui advient à chacun par l’effet du mérite et de l’effort personnel. On finit alors par remplacer certaines inégalités par d’autres, et le principe de sélection des risques se heurtera toujours à des considérations sociales ou morales. »

      … ou des considérations culturels comme le patriarcat, qui permet toujours aux hommes en instaurant des lois qui leurs sont favorables de ne pas se poser de questions sur les dangers qu’ils génèrent. On sait pourtant que la violence est essentiellement masculine (+ de 96% de la population carcérale en france est masculine) et je ne vois aucune raison pour que cette #violence_de_genre ne se traduise pas aussi sur la route. Sauf que là, l’égalité prônée par les féministes se transforme à nouveau en profit pour les hommes. Certes il faut soutenir un traitement égalitaire, et je suis d’accord avec le fait que les assureurs ne distinguent pas les « critères sur lesquels l’assuré n’a aucune maîtrise » mais alors quid des handicapés qui payent plus cher leur assurance ? (Et là je collerai bien l’idée que le genre masculin créé un handicap mental fort sur celui qui l’a intégré). Mais dans une construction patriarcale ou les personnes derrière le volant qui sont des hommes tuent du fait de leur genre, on ne s’intéresse pas en premier à comment soigner les acteurs de ces meurtres et on préfère le déni en soutenant que c’est parce que LA femme (hop, un point sur le bingo féministe) conduit moins.
      #femmes

  • Femmes et automobiles
    –----

    Ces professions qui n’aiment pas les femmes - L’Express L’Entreprise
    https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/recrutement/ces-professions-qui-n-aiment-pas-les-femmes_2046734.html ?

    Alors que, depuis le 6 novembre 15h35, les femmes travaillent « gratuitement » jusqu’à la fin de l’année, si on tient compte des écarts de salaires avec les hommes, ce testing ajoute une pierre à l’édifice des injustices qu’elles subissent.

    Réalisé par la Fondation des femmes, en collaboration avec l’Observatoire des discriminations de la Sorbonne, il examine le traitement des candidatures pour des postes à dominante masculine - chauffeur-livreur, mécanicien, jardinier. Les résultats sont éloquents : une candidate a 22 % de chances de moins qu’un candidat d’être rappelée, chiffre obtenu en élimant tous les biais. Thomas et Julie, les faux candidats, avaient tous deux le même âge, étaient tous deux célibataires, habitaient non loin l’un de l’autre, avaient mené les mêmes études et connu des expériences professionnelles similaires.

    Une femme a presque 20% de chance en moins de voir son CV sélectionné pour un poste de mécanicien.

    Getty Images/Westend61
    Chauffeur-livreur, jardinier, mécanicien... les employeurs préfèrent les hommes, selon un testing révélateur.

    Alors que, depuis le 6 novembre 15h35, les femmes travaillent « gratuitement » jusqu’à la fin de l’année, si on tient compte des écarts de salaires avec les hommes, ce testing ajoute une pierre à l’édifice des injustices qu’elles subissent.

    Réalisé par la Fondation des femmes, en collaboration avec l’Observatoire des discriminations de la Sorbonne, il examine le traitement des candidatures pour des postes à dominante masculine - chauffeur-livreur, mécanicien, jardinier. Les résultats sont éloquents : une candidate a 22 % de chances de moins qu’un candidat d’être rappelée, chiffre obtenu en élimant tous les biais. Thomas et Julie, les faux candidats, avaient tous deux le même âge, étaient tous deux célibataires, habitaient non loin l’un de l’autre, avaient mené les mêmes études et connu des expériences professionnelles similaires.
    « Personne plutôt qu’une femme »

    Thomas et Julie ont envoyé chacun 173 CV pour des offres de chauffeur-livreur. Il a reçu 38 réponses positives (demande de rappel ou proposition d’entretien), elle 25. Les chances de la candidate sont réduites de 35%. Le tableau est moins caricatural pour les postes de mécanicien automobile (18,5% de chances en moins) et de jardinier (17,5%).

    Ces différences sont d’autant plus troublantes qu’elles interviennent dans des métiers en tension. En atteste le taux de réponses positives (33%), tous sexes confondus, à comparer à celui qui est généralement observé dans les testings.

    Facteur aggravant, « ce que ne montrent pas les résultats mais qui ressort de nos observations, c’est que Julie était contactée souvent deux ou trois semaines après Thomas, alors que son CV avait été envoyé plus tôt, ajoute Maïlys Vignoud, de la Fondation des femmes. Et quand Thomas était relancé plusieurs fois par l’employeur, Julie ne recevait qu’un appel. Certains employeurs préfèrent n’avoir personne plutôt qu’une femme. »
    Des voies de recours diverses

    Comment agir lorsqu’on s’estime victime ? En se rapprochant de la Fondation des femmes, qui entend multiplier les procédures judiciaires aux côtés des discriminées. Léonore Bocquillon est avocate, au service de l’organisation. Elle rappelle la nécessité de conserver des éléments de preuve : « Imprimez les e-mails et les textos échangés avec l’entreprise, en attendant le lendemain de leur envoi pour que s’affiche une date et qu’il ne soit pas seulement inscrit ’aujourd’hui’ en haut du SMS. Et si vous recevez des messages vocaux, faites les transcrire par un huissier, cela coûte entre 80 et 100 euros. »

    Au civil, l’aménagement de la charge de la preuve fait qu’il est possible de gagner contre un employeur s’il ne parvient pas à démontrer sa bonne foi contre des éléments de preuve laissant supposer l’existence d’une discrimination. Au pénal, en revanche, ces preuves doivent être irréfutables.

    Il est également possible de faire appel au Défenseur des droits. Il dispose de pouvoirs d’enquête et s’il juge qu’il y a eu discrimination, il peut recommander à l’entreprise de réparer le préjudice subi. C’est ce qu’a fait une femme refusée à un poste de conducteur de travaux et dont le cas est en passe d’être résolu. L’employeur, « dans un sentiment d’impunité remarquable », note Léonore Bocquillon, lui avait laissé un message téléphonique dans lequel il lui disait expressément qu’il n’y a « pas de femmes à ces postes dans l’entreprise ».
    Marlène Schiappa contre le CV anonyme

    Comment venir à bout, de manière préventive, de ces discriminations ? « D’autres testings ont prouvé qu’une femme de 32 ans avec enfants a 40% de chances d’embauche en moins qu’un homme du même âge, ou encore qu’une femme sans enfants entre 24 et 30 ans a 58% de chances en moins de survivre au tri de CV », indique Jean-François Amadieu, professeur à Paris I, qui dirige l’Observatoire des discriminations.

    Alors que Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a indiqué en début de semaine qu’elle s’opposait au CV anonyme, Jean-François Amadieu plaide pour que soit abandonné le « CV à la française », avec photo et mention de la situation matrimoniale. Pour avoir une chance de passer le premier barrage.

    Ici une vidéo montre comment les professionnels dans les domaines masculins traitent leurs clientes.
    https://www.youtube.com/watch?v=SEirg5WbP5s

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    Vers mes 18 ans, je me souviens d’une amie qui ne pouvait pas allé seule faire réparer sa voiture et me demandait toujours de l’accompagnée là bas. Le garagiste pratiquait systématiquement du harcelement sexuel contre elle et elle avait très peur qu’il l’agresse sexuellement un jour. C’était le seul garagiste de la région à posséder les pièces de son modèle de voiture. C’était une forme de chantage, viol contre liberté de se déplacé.
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    + « des hommes et des bagnoles » des couilles sur la table
    https://www.binge.audio/des-hommes-et-des-bagnoles

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    Étude sur les clichés sexistes autour de la voiture en France financé par une marque de pneu
    https://www.tiregom.fr/guide/data/etude-cliches-femmes-automobile

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    Témoignage d’une garagiste
    https://lamecaniquepourlesfilles.com/interview-dune-mecanicienne-professionnelle-fiere-de-letre

    Mon apprentissage dans l’automobile a été très rude. J’avais déjà une vie personnelle sinistre et déchue. J’étais insulté par l’autre apprentie de l’entreprise et il n’y avait aucune organisation. J’étais sans cesse en train de me faire critiquer, je finissais mes journées en pleur car ma passion était devenue mon pire cauchemar. Il m’a fallu un an pour m’en remettre, je ne pouvais plus rentrer dans un garage. J’étais laissé dans le tas de m**** sans formation, juste bonne à nettoyer des voitures à longueur de journée. Ma vie n’était pas facile, je vivais seule et mon patron bien sûr au courant de ma situation familiale particulière en avait rien à faire et me laissait échouer sans maître d’apprentissage. Si je dois donner un conseil : ne pas lâcher, j’étais destinée au casse-pipe, aujourd’hui je suis une passionnée qui vit son rêve.

    –----
    Sur le permis de conduire et le sexe :

    Le taux d’échec des femmes à l’épreuve de conduite de l’examen du permis de conduire est plus élevé de 10 % que celui des hommes. Cet écart persiste depuis des décennies, alors que les femmes sont toujours plus nombreuses à décrocher le permis : de 22 % en 1967, elles sont passées à 76 % en 2007, contre 91 % des hommes.

    ...

    Fait intéressant, la situation peut être renversée : « Lorsqu’on évalue les performances au test du Code de la route avec des hommes et des femmes dans la même pièce, en expliquant que l’on souhaite comprendre les différences liées au sexe dans la conduite, ce sont les performances des hommes qui diminuent, comme s’il existait un effet de » menace du stéréotype « sur les hommes. »

    https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/stereotypes-femmes-et-automobile-entretiennent-la-precarite-et-les-inegal

    Pourtant :

    Les femmes sont plus dépendantes de la voiture que les hommes

    Plus inattendu dans ce rapport Jouanno-Hummel est le rappel que les femmes sont les premières touchées par la précarité qui naît de l’absence de mobilité. Partant de l’idée que l’auto est indispensable à bien des femmes pour assumer leur rôle de mère, elles en sont plus dépendantes que les hommes. Ces derniers sont pourtant moins nombreux que les femmes à utiliser les transports en commun.

    –------
    Sur les femmes et l’automobile : un enjeu de lutte contre la précarité, d’orientation professionnelle et de déconstruction des stéréotypes

    Rapport d’information n° 835 (2015-2016) de Mmes Chantal JOUANNO et Christiane HUMMEL, fait au nom de la délégation aux droits des femmes, déposé le 20 septembre 2016

    http://www.senat.fr/rap/r15-835/r15-835_mono.html
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    #femmes #mobilité #voiture #auto #sexisme #discrimination #harcelement_de_rue