• La cascade de problèmes chez Boeing, vrai trou d’air ou effet loupe ? - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/la-cascade-de-problemes-chez-boeing-vrai-trou-d-air-ou-effet-loupe-25-0


    (EPA)

    Défauts électriques dans le cockpit des MAX, anomalies de fuselage sur le 787, retards sur le 777X : ces derniers mois, Boeing semble accumuler les soucis techniques, mais les annonces en rafale sont surtout la conséquence, selon plusieurs observateurs, d’une surveillance accrue.

    « Boeing, malheureusement pour le groupe, est actuellement passé à la loupe et c’est justifié », résume Ken Herbert, spécialiste aéronautique pour Canaccord Genuity.

    Après les deux accidents rapprochés de son nouvel avion vedette, le 737 MAX, qui ont fait 346 morts en 2018 et 2019, le géant de Seattle a fait l’objet de nombreuses enquêtes.

    Son patron, Dave Calhoun, est arrivé en janvier 2020 avec la lourde tâche de restaurer la confiance dans Boeing. Mercredi, lors de la publication des résultats trimestriels du groupe, il devra s’expliquer sur les derniers déboires en date.

    Mi-juillet, Boeing a, en effet, annoncé avoir découvert de nouveaux défauts sur son long-courrier 787 Dreamliner, suffisamment importants pour réduire les cadences de production et repousser les livraisons. Et ce, alors que l’été dernier, le groupe avait déjà découvert plusieurs vices de fabrication, notamment sur le raccord d’une portion du fuselage.

    En mai, l’Agence américaine de l’aviation (FAA) a, par ailleurs, prévenu Boeing qu’elle pourrait exiger davantage de vols d’essais avant de certifier le futur gros-porteur 777X en raison d’un manque de données techniques.

    Et, en avril, des problèmes électriques dans les cockpits de certains 737 MAX ont conduit à l’immobilisation temporaire d’une centaine d’exemplaires déjà livrés.

    Le groupe a également pris du retard sur les deux nouveaux exemplaires de l’avion présidentiel Air Force One, tandis que l’avion-ravitailleur KC46 multiplie les déconvenues.

    « Culture de dissimulation »
    Les raisons à ces problèmes sont multiples. Ils ont pu être accentués par la pandémie, le groupe et ses fournisseurs faisant face aux mêmes problèmes de personnel et d’approvisionnement que le reste de l’économie. La décision de transférer la production du 787 sur un seul site, en Caroline du Sud, a aussi pu créer des perturbations.

    Autre piste, un rapport parlementaire publié en septembre sur les crashs du MAX avait mis en avant une évolution de la culture d’entreprise après la fusion avec McDonnell Douglas en 1997, avec plus d’attention portée aux profits financiers et moins à la résolution de problèmes d’ingénierie.

    Ce rapport avait surtout accablé la « culture de dissimulation » qui prévalait chez le constructeur, ainsi que le manque de supervision de la FAA. « Les enquêtes ont montré que les deux organismes avaient failli : l’un dans son rôle de fabricant, l’autre dans son rôle de surveillant », analyse Bertrand Vilmer, patron du cabinet d’expertise aéronautique Icare. « Ils essaient de remonter la pente, la FAA en se montrant intransigeante, et trouvent forcément des manquements », ajoute-t-il.

    Même constat chez Hassan Shahidi, à la tête de la Fondation pour la sécurité du transport aérien. Les recommandations émises après les crashs du MAX sont en train d’être mises en place, avec de nouveaux systèmes de gestion du risque qui se traduisent par « plus de supervision et de transparence ».

    La FAA ne veut plus prendre la parole du groupe pour argent comptant

    De son côté, Boeing dit avoir « méthodiquement » agi ces deux dernières années pour améliorer la sécurité.

    Dans le cas du 787 par exemple, « la décision de ralentir la cadence de production pour mener des inspections supplémentaires et effectuer éventuellement des travaux de retouche était celle à prendre, même si cela peut parfois affecter les opérations ».

    La FAA, elle, insiste sur sa volonté de couvrir tous les aspects liés à la sécurité. Quand, en mai, Boeing a proposé un algorithme comme méthode d’inspection des 787, elle a demandé la suspension des livraisons, le temps de pouvoir examiner les données motivant cette proposition. « L’agence ne veut plus prendre la parole du groupe pour argent comptant. Elle veut voir les données », indique une source au sein de la FAA.

    Communication défaillante
    Pour Ken Herbert, de Canaccord Genuity, les derniers déboires sur le 787 mettent en avant des problèmes de communication en interne, Dave Calhoun ayant à plusieurs reprises assuré que le problème serait rapidement résolu. « Ils relèvent de la capacité à faire remonter les mauvaises nouvelles et à les régler en temps voulu », avance-t-il. « Cela donne l’impression que l’entreprise ne gère pas complètement la situation  ».

  • Les librairies deviennent officiellement des commerces essentiels - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/les-librairies-deviennent-officiellement-des-commerces-essentiels-27-02


    Illustration Claude Prigent

    Les librairies ont rejoint la liste des commerces dits essentiels et pourront rester ouvertes en cas de confinement le week-end, selon un décret publié vendredi au Journal officiel.

    Les librairies pourront ouvrir les samedis et dimanche entre 6 h et 18 h, précise ce décret, alors que les villes de Nice et Dunkerque vivent leurs premiers week-ends confinés.

  • Derrière le masque, le secteur de la beauté en souffrance - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/derriere-le-masque-le-secteur-de-la-beaute-en-souffrance-01-02-2021-126

    Masques et télétravail ont porté un rude coup au secteur de la beauté et surtout aux commerçants spécialisés, contraints, pour certains, de réduire la voilure comme le propriétaire de Nocibé, Douglas, malgré le développement de la vente et du conseil en ligne.

    « La covid a accéléré la digitalisation, comme partout, mais c’est un choc » : la fermeture prévue de 62 magasins Nocibé en France, la secrétaire (CFTC) du comité social et économique Véronique Moreau ne l’avait pas « vu venir ». Le groupe allemand de parfumerie Douglas, propriétaire de l’enseigne, prévoit de fermer 20 % de son parc en Europe, menaçant au total 2 500 postes, dont « environ 350 » en France. Il invoque le « changement des habitudes de consommation » de ses clients en faveur des achats en ligne et au détriment des ventes physiques, largement accéléré par l’épidémie.

    « Moins de superflu »
    « Plus de naturel, moins de superflu, les vêtements, le look et le maquillage sont devenus moins essentiels » aux yeux des consommateurs français, relève également le cabinet Kantar. Contrairement à l’aménagement d’intérieur ou au sport, pour ne citer que des achats non alimentaires. La généralisation du masque n’encourage pas à arborer son plus beau rouge à lèvres ou à soigner son rasage. Aussi, le télétravail « a réduit les interactions sociales », observe le cabinet d’études NPD Group dans un rapport publié lundi.

    Selon lui, le maquillage a perdu 35 % de ses ventes en 2020, en France, par rapport à l’année précédente. D’autres catégories se sont montrées plus résilientes, comme le parfum, qui « demeure un cadeau de Noël apprécié » et a baissé de « seulement » 15 %. Ou les soins de visage, comme « les produits contre l’acné et les imperfections » qui, dopés eux par la généralisation du masque, ont gagné 32 % en valeur.

    « Repenser le marché »
    « Il va y avoir nécessité de repenser ce marché à l’aune d’une nouvelle réalité », observe Laurent Thoumine, directeur exécutif d’Accenture France et Benelux, et spécialiste de la distribution. Il se demande notamment « comment rendre l’acte d’essai, qui nécessite beaucoup de contacts, suffisamment sécurisé » du point de vue sanitaire.

    La réponse passe beaucoup par le développement de « la virtualisation de l’assistance et du conseil », estime-t-il, et par la commande en ligne. La pratique a déjà connu une accélération fulgurante en 2020 : la part de ventes de beauté prestige en ligne a bondi de 52 % pour peser désormais 16 % des ventes totales, selon le NPD Group.

    D’autres fermetures à venir ?
    C’est même beaucoup plus pour L’Oréal, pour qui l’e-commerce a été, en 2020, une « arme secrète », expliquait son PDG Jean-Paul Agon, en octobre. « Nous étions très en avance sur nos concurrents, et cela représente presque un quart de notre chiffre d’affaires désormais ».

    Pour les distributeurs toutefois, c’est très insuffisant : les ventes en ligne n’ont compensé « que 18 % des pertes totales des magasins physiques », toujours selon NPD Group.

    Lors de la présentation de ses résultats annuels mardi, le géant du luxe LVMH a précisé que sa division Distribution sélective (Sephora, DFS), deuxième pôle d’activité du groupe, a perdu 30 % de ses ventes, sans détailler par enseignes.

    Et les commerçants spécialisés dans la beauté/santé recensés dans le panel de la fédération du commerce spécialisé Procos ont vu leurs ventes chuter de 18 % en 2020, autant que ceux de l’équipement de la personne. À titre de comparaison, les spécialistes du sport n’ont perdu en 2020 « que » 3 % de leurs ventes annuelles, et les spécialistes de l’équipement de la maison, 3,5 %.

    Les incertitudes sanitaires persistantes en 2021 et la baisse généralisée de la fréquentation en magasins - même partiellement compensée par des paniers plus chers - font craindre à Laurent Thoumine « une reconfiguration, avec des fermetures de points de vente importantes dans les mois à venir ».

    Selon la Fédération Française de la Parfumerie Sélective, qui représente les principaux acteurs de la distribution de parfums et produits de beauté, ce secteur d’activité compte près de 18 000 salariés, dont une écrasante majorité de femmes (94 %), pour un chiffre d’affaires « de plus de 3 milliards d’euros » en France.

    • J’en entendu une femme rire du fait qu’en mettant du rouge à lèvres sous son masque, elle se retrouvait avec un nez de clown.

  • Chantiers de l’Atlantique : la vente à Fincantieri annulée - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/chantiers-de-l-atlantique-la-vente-a-fincantieri-annulee-27-01-2021-126


    PHOTO FRANÇOIS DESTOC/LE TÉLÉGRAMME SAINT-NAZAIRE (44) : chantiers de l’Atlantique STX chantier naval construction du MSC Meraviglia
    FRANCOIS DESTOC/LE TÉLÉGRAMME

    Paris et Rome ont décidé de renoncer au projet de rachat des Chantiers de Saint-Nazaire par Fincantieri. Une décision liée à un marché de la croisière mis à l’arrêt par la crise de la covid-19.

    Le projet de rachat des Chantiers de l’Atlantique par le constructeur naval italien Fincantieri est annulé. La décision a été prise à l’issue d’un entretien téléphonique, ce mercredi soir, entre le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire, son homologue italien Stefano Patuanelli et la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager.

    « Les deux entreprises ont constaté que les conditions n’étaient plus réunies aujourd’hui pour mener à bien l’opération, a indiqué mercredi soir une source au ministère de l’Économie. Elles ont considéré préférable de renoncer au projet tel qu’il était formulé. Paris et Rome ont pris acte, avec la Commission européenne, de cette décision ».

    Longues négociations mais rien au bout…
    Les incertitudes engendrées par la crise sanitaire et la chute de l’activité de la croisière ont remis en cause l’intérêt de l’opération pour Fincantieri. Après de longues négociations, Paris et Rome ont finalement choisi de retirer l’accord créant un « Airbus des mers ». Il avait été scellé à Lyon en septembre 2017 entre Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni.

    Les deux gouvernements se sont mis d’accord pour annoncer la décision en commun afin d’éviter de mettre en cause la Commission européenne, qui ne comptait pas autoriser l’opération en l’état, et aussi de relancer les passes d’armes de l’été 2017 entre Paris et Rome.

  • Pour la première fois en 20 mois, un Boeing 737 Max a fait un vol commercial - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/pour-la-premiere-fois-en-20-mois-un-boeing-737-max-a-fait-un-vol-commer


    Le Boeing 737 Max de la compagnie brésilienne Gol peu avant son atterrissage à Porto Alegre.
    Silvio Avila/AFP

    La mise à l’arrêt forcée du Boeing 737 Max, décidée après deux catastrophes aériennes, est terminée : un vol commercial a relié sans encombre São Paulo à Porto Alegre, au Brésil, ce mercredi.

    Le premier vol commercial d’un Boeing 737 Max depuis vingt mois a atterri à Porto Alegre, dans le sud du Brésil, ce mercredi, après 1 h 30 d’un voyage sans incident opéré par la compagnie Gol au départ de São Paulo. L’avion a subi des modifications et de nombreux essais depuis deux catastrophes aériennes ayant fait au total 346 morts, en 2018 et 2019, qui avaient entraîné une crise majeure pour Boeing.

  • La mer Celtique tombe dans un trou noir scientifique - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/la-mer-celtique-tombe-dans-un-trou-noir-scientifique-17-06-2020-1256796


    Le cabillaud figure parmi les espèces de poisson dont les données sont erronées, empêchant tout précis sur les stocks en mer Celtique.
    Photo Claude Prigent

    Faute de données valables, le Conseil international sur l’exploitation de la mer (CIEM) ne pourra pas publier comme prévu, le 30 juin, ses recommandations de pêche dans cette zone très poissonneuse à cheval entre eaux britanniques et européennes.

    Comme si les incertitudes liées à la crise du coronavirus ne suffisaient pas : les pêcheurs ne disposeront pas, le 30 juin, comme c’était pourtant prévu, d’un point précis sur les stocks des trois espèces emblématiques de la mer Celtique. La publication des « avis scientifiques » du CIEM, qui servent de base à la détermination des droits de pêche, a été repoussée au… 30 octobre, a appris, ce mardi, Le Télégramme.

    En cause des « problèmes de données » sur trois espèces : cabillaud, aiglefin et merlan, a précisé cette source. Selon nos informations, seules ces trois espèces et la mer Celtique sont concernées. Les avis pour le golfe de Gascogne et la mer du Nord seront, eux, bien publiés à temps. Ce report est fâcheux car les avis du CIEM servent de base à l’attribution des droits de pêche par zone, espèce et pays pour l’année suivante. Pas d’incidence, dans l’immédiat, pour les pêcheurs français mais de sérieux doutes pour l’avenir…

    « Des erreurs majeures (…) trouvées dans les données »
    La cause en reste obscure. Selon une autre source, dans le milieu de la pêche, « on a constaté des problèmes en février dans certaines données, notamment françaises ». Mercredi, le CIEM, qui a confirmé l’information encore officieuse jusque-là et indiqué que « le retard… est dû au fait que l’atelier d’étalonnage [des données entre pays] n’était pas en mesure de parachever son analyse en raison de retard dans la fourniture des données ». Un porte-parole de l’organisation a précisé que « des erreurs majeures avaient été trouvées dans les données qui avaient été communiquées avec retard ». Il n’a pas précisé de quel pays et organisme provenaient ces données. Celles-ci sont traditionnellement recueillies par les professionnels eux-mêmes et par les scientifiques pendant leurs campagnes, puis transmises par les autorités publiques compétentes à Copenhague, siège de cet organisme auquel sont associés des milliers de scientifiques du monde entier.

  • Non, les prix n’ont pas bougé, mais les courses peuvent quand même coûter plus cher - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/non-les-prix-n-ont-pas-bouge-mais-les-courses-peuvent-quand-meme-couter

    Avec la hausse de la demande durant le confinement et des rayons moins garnis, de nombreux consommateurs sont forcés de se tourner vers des produits plus coûteux.

    Depuis le début du confinement, certains consommateurs s’étonnent de la note au moment de passer en caisse. Pourtant, les prix ont faiblement varié au mois de mars. Simple impression liée à la modification de notre consommation et de nos repères ? En partie, sans doute. Mais il pourrait bien s’agir d’un peu plus que cela.

    • Dans le Carrefour-Racket proche de mon domicile il ne reste que le haut de gamme et le bio.
      Pour soutenir la « filière française » je peux aussi acheter des asperges à 14 €/kg (en pleine saison de production, je le souligne)
      La botte de radis est certes à un prix identique mais sa taille a diminuée d’une semaine sur l’autre !

    • Coronavirus : le pouvoir d’achat des Français va baisser après le confinement, selon l’agroalimentaire
      https://www.lunion.fr/id145872/article/2020-04-18/coronavirus-le-pouvoir-dachat-des-francais-va-baisser-apres-le-confinement-se

      « Une nouvelle ère s’engagera lors de la sortie de crise », anticipe le président de l’Association nationale des industries agroalimentaires, Richard Girardot.

      C’est une mauvaise nouvelle pour le porte-monnaie. L’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) juge que la hausse des coûts va finir par se faire sentir du côté des consommateurs.

      L’industrie agroalimentaire rassure, jusqu’à présent, elle absorbe des hausses de coûts générées par la crise sanitaire, sans les répercuter sur les prix à la vente. Mais la situation pourrait changer rapidement, selon l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) qui publie son deuxième « baromètre » du secteur en temps de confinement.

      @R_Girardot, Président de l’@ANIA_FRANCE était sur @franceinfo ce matin. A propos des surcoûts : "C’est ce qui a été dépensé par les chefs d’entreprise pour assurer la sécurité des salariés, c’est aussi la hausse des matières premières [...], des emballages et du transport"

      @R_Girardot, Président de l’@ANIA_FRANCE était sur @franceinfo ce matin : "Il va y avoir une renégociation des coûts avec les distributeurs et c’est évident qu’il y a un risque d’inflation vis à vis des consommateurs".

      « Tous les Français doivent en avoir conscience »

      « Même si l’inflation en rayons est quasi nulle, les entreprises de l’alimentation supportent des hausses de coût directement liées à l’augmentation des prix des matières premières, des coûts de maintenance des outils de production ou encore de l’achat des équipements de protection des salariés »,détaille l’Ania et relève France info.

      « Ces hausses de coûts, remontées par l’ensemble des industriels, sont comprises entre 3% et 16%. Elles grèvent actuellement la rentabilité des entreprises agroalimentaires », ajoute l’association qui a interrogé 700 entreprises entre le 6 et le 10 avril.

      « Tous les Français doivent en avoir conscience. Une nouvelle ère s’engagera lors de la sortie de crise, façonnée par une demande durablement modifiée du consommateur, dans ses choix, ses circuits d’achat, son pouvoir d’achat », annonce le président de l’Ania, Richard Girardot.

      #agroalimentaire #prix

    • C’est à dire qu’on peut s’indigner des rémunérations et des conditions de travail des ouvriers agricoles tout en demandant des prix bas mais la contradiction (car c’en est une !) ne se résout qu’en remettant sur la table toute l’économie agricole et les aides étatiques à la céréale à exporter.

  • Pétrole : conférence décisive des pays producteurs au chevet d’un marché dévasté - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/petrole-conference-decisive-des-pays-producteurs-au-chevet-d-un-marche-


    EPA

    Les principaux pays producteurs de pétrole, ceux de l’Opep en tête, se retrouvent, ce jeudi, pour tenter de s’accorder sur des baisses de production, afin de soutenir les prix qui se sont effondrés avec la pandémie de Covid-19.

    « Seul espoir pour le marché d’éviter un effondrement total des prix et un arrêt de la production (sur certains sites, NDLR), cette conférence exceptionnelle prévue à 14 h GMT (16 h à Paris) s’annonce cruciale », a indiqué Bjornar Tonhaugen, de Rystad Energy.

    La réunion doit ouvrir la voie à un « accord équitable qui rétablira l’équilibre des marchés pétroliers », selon les autorités saoudiennes, organisatrices de la rencontre à la demande de Donald Trump.

    De manière plus prosaïque, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et les autres participants vont discuter d’une réduction massive de la production mondiale de brut, leur arme principale face à la chute de la demande mondiale en or noir.

    La Russie, qui est au cœur de la négociation en tant que 2e producteur mondial et chef de file des partenaires du cartel, semble, cette fois-ci, prête à coopérer. Ce qui n’avait pas été le cas lors de la réunion de début mars qui s’était soldée par un fiasco et avait débouché sur une guerre des prix.

    L’objectif d’une coupe commune de 10 millions de barils par jour (mbj) - soit 10 % de la production mondiale - évoquée par Donald Trump semble faire consensus, mais son partage entre pays s’annonce épineux.

    Conditions réunies ?
    L’Arabie saoudite et la Russie « ont été extrêmement claires » sur le fait qu’elles réduiront leur production « uniquement si d’autres grands producteurs de pétrole les rejoignent », a noté Bjarne Schieldrop, analyste de Seb.

    Premiers producteurs de la planète, les États-Unis poussent en faveur d’un accord pour redonner de l’air à leur industrie de pétrole de schiste, qui est en grande difficulté.

    Alors que les entreprises américaines extrayaient jusqu’à présent à des niveaux record, la descente aux enfers des cours de l’or noir a commencé à limiter leur production : elle était de 12,4 mbj la semaine passée, contre 13 mbj quelques semaines auparavant, et devrait plafonner à 11,8 mbj sur l’année, selon la dernière estimation de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

    De plus, les capacités de stockage de brut arrivant à leurs limites obligent - de facto - les pays producteurs à juguler leur production. Mais « ce n’est pas parce qu’un tel accord est dans l’intérêt de tout le monde qu’il sera forcément trouvé », a prévenu Craig Erlam, analyste de Oanda.

    Contrairement à d’autres, Washington ne peut contraindre les producteurs dans son propre pays, car les règles sur la concurrence empêchent les entreprises de se coordonner. Et les prises de bec entre Ryad et Moscou sont fréquentes, la dernière, ce week-end, ayant d’ailleurs provoqué le décalage de cette réunion initialement prévue lundi.

    Réunion inédite
    Mise en place dans un délai record, cette conférence est exceptionnelle à plus d’un titre. D’abord, l’invitation a été envoyée largement au-delà du cercle habituel, car pas moins de dix pays hors Opep +, dont les États-Unis, ont été conviés.

    Elle survient ensuite au moment où l’industrie pétrolière traverse « un choc sans précédent dans son histoire », du constat même de l’Agence internationale de l’énergie.

    • • « uniquement si d’autres grands producteurs de pétrole les rejoignent » surtout PAS de noms…

      • Contrairement à d’autres, Washington ne peut contraindre les producteurs dans son propre pays, et donc tout ça ne concerne pas les États-Unis qui ne peuvent pas (n’ont pas le droit) d’imposer des contraintes au marché

      on est mal barrés pour l’accord…

  • Coronavirus : ruée sur les produits de grande consommation avant le confinement - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/coronavirus-ruee-sur-les-produits-de-grande-consommation-avant-le-confi


    Illustration François Destoc

    Selon une étude du cabinet Nielsen, les ventes de produits de grande consommation ont explosé, la semaine précédant le confinement.

    Les Français se sont précipités comme jamais sur les produits de grande consommation, stockant pâtes et produits d’hygiène lors de la semaine qui a précédé le confinement contre l’épidémie de nouveau coronavirus, confirme samedi le cabinet Nielsen dans une étude.

    Sur la semaine du 9 au 15 mars, les ventes ont bondi au total de 38 % en valeur par rapport à la même semaine de 2019, « une progression jamais vue jusqu’ici », selon cette étude de référence. Les produits alimentaires non périssables (comme les pâtes) et les produits d’hygiène ont rencontré le plus de succès.

    +362 % pour les ventes de gants de ménage
    « Lors de cette semaine atypique, le chiffre d’affaires a dépassé 2,7 milliards d’euros alors qu’en moyenne le chiffre d’affaires hebdomadaire est de l’ordre de 2 milliards d’euros », observe Nielsen.

    Dans le détail, certains produits ont vu leur vente exploser, comme les gants de ménage (+362 %), la farine (+206 %) ou les pâtes (+196 %).

    Mais « l’ensemble des rayons en a profité, même les alcools (+7 %) et les glaces (+9 %) qui avaient jusqu’ici peu profité des achats de précaution », relève l’étude.

    Lors de cette semaine « inédite », des pics de progression ont été enregistrés le vendredi 13 (+84 %), au lendemain d’une allocution du président Macron annonçant la fermeture des écoles, et le dimanche 15 (+108 %), après l’intervention du Premier ministre pour annoncer la fermeture des restaurants notamment.

    Pour la semaine qui vient de s’écouler, Nielsen ne dispose pas encore de chiffres mais prédit « des temps forts très différents - avec un avant et un après mardi 17 mars à midi - entre la frénésie du début de semaine et l’entrée des Français dans la période de confinement ».

  • Chômage. Une réforme à l’impact plus massif qu’annoncé - Économie - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/economie/assurance-chomage-impact-massif-de-la-reforme-sur-les-nouveaux-entrants

    La réforme de l’assurance chômage aurait un impact négatif sur l’indemnisation d’un entrant sur deux lors de la 1re année de son application. C’est ce que révèle une étude de l’Unédic, confirmant les craintes des syndicats.

    Lors de la 1re année de mise en œuvre de la réforme (avril 2020-mars 2021), « parmi les 2,6 millions d’allocataires qui auraient ouvert un droit » avec l’ancien système, « 9 % » ne le feront pas et 41 % verront leur situation impactée, soit par une baisse de leur allocation journalière, soit par une ouverture de droits retardée ou une durée de droits plus courte.

    Présentée ce mardi au bureau de l’Unédic, cette étude tire aussi les conséquences financières de la réforme. Les économies, en ligne avec les prévisions du gouvernement (3,4 milliards sur 2020-2021), permettront un retour à l’excédent en 2021 plus fort et un désendettement plus rapide. « La dette atteindrait environ huit mois de recettes en 2022 au lieu de neuf mois et demi sans réforme », est-il expliqué.

  • Rachat de terres. La fin du rêve chinois ? - Économie - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/economie/rachat-de-terres-la-fin-du-reve-chinois-26-06-2019-12322550.php


    En mars dernier, la coopérative française Sodiaal avait dû reprendre l’usine construite par le chinois Synutra, à Carhaix.
    Photo Aero Plass/DR

    C’est un coup d’arrêt aux investissements chinois dans les campagnes françaises. Le géant Reward, connu pour s’être emparé de terres céréalières dans l’Indre et dans l’Allier, vient de faire faillite. Après la déconfiture de Synutra, notamment à Carhaix, c’est un nouveau signe de la fin du rêve chinois.

    Le milliardaire Hu Keqin, PDG du conglomérat Reward se voyait déjà en roi de la baguette en Chine. Mais son groupe a fait faillite, montrant la fragilité de certains investisseurs chinois. L’affaire avait fait grand bruit quand un mystérieux chinois avait racheté 1 700 hectares dans l’Indre il y a cinq ans, puis 900 hectares dans l’Allier trois ans plus tard. Était-ce le début d’une conquête du grenier à grains français ? Les pires inquiétudes circulaient, comme souvent lorsqu’il s’agit d’investissements chinois. Mais finalement rien de tout cela ne s’est produit. Car Reward (« Luowa » en chinois), spécialisé à l’origine dans le lait maternisé et les produits d’entretien, a été mis en faillite le 13 mai.

    En janvier, l’agence de notation financière Fitch avait déjà tiré la sonnette d’alarme, expliquant que Reward avait été dans l’incapacité de s’acquitter d’une dette de 300 millions de yuans (38 millions d’euros) début décembre, alors qu’il assurait disposer fin septembre de… 4,15 milliards en numéraire (530 M€).

    Et Hu Keqin, qui annonçait il y a un an environ, vouloir ouvrir 1 500 boulangeries en Chine en cinq ans, approvisionnées en farine française, n’a finalement ouvert que trois boutiques « Chez Blandine » à Pékin. Et elles ont déjà fermé, d’après Dianping.com, principal site de référencement de commerces et services.

    « Il y a un réel attrait pour la France parce que les produits sont bons, jouissent d’une bonne image. Ils veulent les importer en Chine mais sans doute vont-ils trop vite pour se faire une part de ce marché très concurrentiel », analyse Jean-Marc Chaumet, agro-économiste et spécialiste de la Chine à l’Institut de l’élevage.
    Avant Reward, il y avait eu le fiasco du lait. Synutra, numéro trois de la nutrition infantile en Chine, avait retiré tous ses pions l’an dernier, plongeant dans les difficultés ses partenaires, le groupe coopératif normand Les Maîtres laitiers du Cotentin et la coopérative bretonne Sodiaal, qui a dû reprendre le site construit par le chinois à Carhaix (Finistère).

  • Miel. Une récolte désastreuse à cause de la météo... sauf en Bretagne - Économie - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/economie/miel-la-recolte-en-totale-deconfiture-25-06-2019-12321584.php


    Selon la profession, seule la Bretagne aurait à peu près tiré son épingle du jeu.
    Photo archives Le Télégramme

    Faudra-t-il rebaptiser cette année le miel français miel de Bretagne ? La question peut paraître provocante, mais la région est la seule de France à avoir évité une récolte de miel « catastrophique », selon les apiculteurs français, qui pointent des conditions climatiques désastreuses.

    Alors qu’à ce stade, habituellement, « on a fait une bonne partie des miels, autour de 40, 50 %, là, on ne les a pas », se désole Henri Clément, porte-parole et secrétaire général du syndicat majoritaire, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF).

    « Les abeilles ne récoltent rien ! Dans les ruches, il n’y a pas à manger, les apiculteurs sont obligés de les nourrir avec du sirop car elles risquent de mourir de faim », déplore le syndicat agricole Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux), qui a lancé l’alerte. Les causes de ce désastre sont multiples, selon le syndicat : « Un hiver très doux a facilité une bonne reprise de ponte, les colonies très populeuses se sont trouvées sans fleurs, ni miellée (nectar butiné, ndlr) et se sont effondrées en peu de temps. Ce nouveau coup dur est d’autant plus critique pour les apiculteurs qu’il intervient après plusieurs saisons difficiles ».

    « On a des conditions météo qui sont catastrophiques », renchérit Henri Clément. « Ça fait quelques temps qu’on s’alarme du bouleversement climatique qui a un gros impact sur les productions. Pour l’instant, il ne s’est quasiment pas fait de miel, à part en Bretagne, où ils ont tiré un peu leur épingle du jeu ».

  • Électricité. La consommation des Bretons augmente - Économie - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/economie/electricite-la-consommation-des-bretons-augmente-14-05-2019-12283702.ph

    L’an dernier, la Bretagne a importé 83 % de son électricité. Pour renforcer sa sécurité électrique lors des pics de consommation hivernaux, la région développe sa production d’électricité d’origine renouvelable et mise sur le projet de centrale au gaz de Landivisiau et sur l’interconnexion sous-marine avec Irlande.

    Une consommation électrique en hausse de 1 %. Poussée par sa croissance démographique, l’an dernier, la Bretagne a consommé 1 % d’électricité en plus. « En 2018, notre région a englouti 21,6 TWh, soit 21 milliards de kilowattheures, décrypte Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE. Cette légère hausse par rapport à 2017 est due à la croissance démographique. L’Insee estime que notre région a gagné 18 500 habitants l’an dernier. Cette hausse de la consommation n’est pas très importante mais comme la Bretagne est une péninsule électrique qui importe 83 % de son électricité, il faut être vigilant, notamment pendant les pics hivernaux ». La hausse de consommation en Bretagne est cependant rare en France. Depuis six ans, malgré la croissance démographique, le pays n’augmente pas sa consommation électrique. La raison est à chercher dans les mises sur le marché d’équipements électroménagers et de chauffages moins énergivores. L’arrivée progressive des véhicules électriques ne devrait pas remettre en cause cette stabilité de consommation.

    17 % de la consommation produite in situ. Si l’on veut voir le verre à moitié vide, on rappelle que la Bretagne ne produit que 17 % de l’énergie qu’elle consomme. Elle est donc extrêmement dépendante des régions voisines qui possèdent des réacteurs nucléaires : Normandie et Centre Val-de-Loire. Pour le verre à moitié plein, on peut se féliciter que 75 % de la production électrique bretonne proviennent des énergies renouvelables. RTE a d’ailleurs prévu d’investir 268 M€ sur la période 2018-2022 dans son réseau. « La production électricité d’origine renouvelable est en hausse de 12 % grâce à des conditions de vent plus favorables et à un parc éolien qui a progressé de 5 %, solaire de 7 % et les bioénergies de 3 % », ajoute Carole Pitou-Agudo.

    Le tracé approximatif du Celtic Interconnector dévoilé en juillet. Le projet qui vise à créer une interconnexion électrique de 575 km (dont 500 km en mer) entre la France et l’Irlande avance. D’ici 2026, le #Celtic_Interconnector doit permettre de renforcer la sécurité électrique de la Bretagne tout en permettant à l’Irlande d’exporter l’électricité qu’elle produira suite au développement de son parc éolien terrestre. Début juillet, le préfet du Finistère décidera du « fuseau de passage » qui accueillera câble. Le lieu d’atterrage se trouvera soit à Cléder soit à Sibiril (29), à l’ouest de Roscoff. Le tracé très précis ne sera connu qu’après l’enquête publique qui aura lieu en 2021.

    Ligne à haute tension de la centrale à gaz : démarrage à l’automne. Alors que le Conseil d’État a estimé que les études d’impact de la centrale à gaz sont insuffisantes, RTE annonce que la construction des 18 km de ligne souterraine à haute tension (225 000 volts) débutera à l’automne. « Les recours actuels ne sont pas suspensifs donc nous allons commencer les travaux de la ligne à haute tension souterraine, explique Carole Pitou-Agudo, déléguée régionale RTE. Il va nous falloir environ deux ans pour raccorder le poste électrique de La Martyre (29) et le site d’implantation de la centrale de la Compagnie électrique de Bretagne à Landivisiau. Des équipements supplémentaires devront être installés au poste de La Martyre, sans nécessiter l’extension de ce dernier ».

  • Lorient. Ryanair plie bagage sans prévenir l’aéroport
    https://www.letelegramme.fr/economie/lorient-ryanair-plie-bagage-sans-prevenir-l-aeroport-14-12-2018-1216219

    Après trois ans de présence à l’aéroport de Bretagne-sud, à Lorient, Ryanair a confirmé, ce vendredi matin, l’abandon de la ligne Lorient-Porto et la fin de ses activités dans le Morbihan.


    . . . . .
    Le contrat entre la compagnie irlandaise et l’aéroport est arrivé à échéance en novembre et les parties ne sont pas parvenues à un accord. « Ryanair avait trop d’exigences en termes de soutien financier. La ligne était déjà fortement aidée par les collectivités locales », explique Paul de Geyer d’Orth.
    . . . . .

    #ryanair #dégage #racket #subvention #pognon_de_dingue

  • Où va la Bretagne ?. « Tous les voyants sont au rouge » - Bretagne - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/ou-va-la-bretagne-tous-les-voyants-sont-au-rouge-12-11-2018-12131299.ph


    Jean-Claude Le Ruyet, Jean-René Le Quéau, Albert Moal, Yves Lebahy, Paolig Combot, tous militants de l’association Ar Falz, qui organise un colloque sur l’avenir de la Bretagne, vendredi, à Morlaix
    (Photo R. L.)

    Nous craignons que la Bretagne parte en pilhoù (†). Tous les voyants sont au rouge. Si nous ne réagissons pas, elle n’existera plus dans une génération ». Le discours veut être un électrochoc. Il donne le ton d’un colloque organisé par Ar Falz à Morlaix, vendredi, sous le chapeau « Où va la Bretagne ? ». Le géographe Yves Lebahy détaille son point de vue.

    Yves Lebahy, la Bretagne va-t-elle mal ?
    La région ne va pas si mal, en apparence. La Bretagne est dans la médiane européenne pour le niveau de vie. Le taux de chômage est sous la moyenne française. La qualité de vie y est reconnue. C’est une terre d’excellence pour l’éducation. Mais quand on gratte, des choses très inquiétantes apparaissent. Il y a un taux de suicide important. La jeunesse exprime un grand malaise à travers des addictions très fortes à l’alcool, les drogues. Un taux de chômage contenu peut aussi vouloir dire que les demandeurs d’emploi partent faute de propositions ici. La révolte des Bonnets rouges était une jacquerie symptomatique d’une société en malaise.

    Selon vous, le territoire est-il fracturé ?
    La fracture entre les métropoles de l’Est breton, Rennes et Nantes, et l’Ouest, apparue dans les années 1990, s’accentue. Même si ce phénomène est nié par les élites rennaises, il y a une double relégation de la Basse-Bretagne par rapport à la Haute-Bretagne et de l’intérieur par rapport au littoral. Depuis une vingtaine d’années, une économie de villégiatures, avec des populations âgées, s’est concentrée sur le littoral, ce qui dérégule l’immobilier, met en péril les activités liées à la mer. Ce qui a permis à la Bretagne de vivre depuis 50 ans, l’agriculture, la pêche, l’industrie, notamment agroalimentaire, régresse. La croissance démographique naturelle est proche de zéro dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan, et elle est négative dans le Finistère. La jeunesse n’a un avenir que si elle migre. Jusqu’où pouvons-nous accepter la mobilité des individus victimes de la perversité d’un système économique ?
    […]
    (†) en lambeaux