• Coup de théâtre ! La SNCF met fin au projet actuel de transformation de la Gare du Nord LaTribune.fr
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/coup-de-theatre-la-sncf-met-fin-au-projet-actuel-de-transformation-de-la-g

    La SNCF a annoncé mardi soir qu’elle mettait fin au projet actuel de transformation de la Gare du Nord, porté par une société commune entre Ceetrus, filiale immobilière du groupe Auchan, et SNCF Gares et Connexions en raison des retards conséquents et de la dérive budgétaire.La SNCF promet désormais « une adaptation rapide de la Gare du Nord » à la Coupe du monde de rugby en 2023 et aux JO de 2024, et « la conception d’un nouveau projet de transformation (...) élaboré en concertation étroite avec les acteurs publics concernés ». La mairie de Paris a réagi en appelant à ne pas reporter la modernisation du bâtiment.


    La Gare du Nord (Crédits : Valode & Pistre)

    Coup de théâtre ! Moins d’un an après l’accord passé par la SNCF et la Ville de Paris sur la transformation de la gare du Nord, le groupe ferroviaire a annoncé mardi soir qu’il mettait fin au projet actuel de transformation, conduit par une société commune entre Ceetrus, filiale immobilière du groupe Auchan, et SNCF Gares et Connexions. Ceci en raison des « dérives insupportables par rapport aux engagements contractuels » de la part du concessionnaire. Le gigantesque chantier devait tripler la surface de la gare parisienne, première gare d’Europe, en prévision des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

    Pour rappel, le groupe ferroviaire avait choisi la foncière immobilière d’Auchan en juillet 2018 pour tripler la surface de la gare parisienne en prévision des Jeux olympiques de 2024. Plus précisément, la Ville de Paris avait fait adopter ce projet au Conseil de Paris en juillet 2019 et la concession avait été confiée en 2019 à SA Gare du Nord2024 (StatioNord), une coentreprise formée par SNCF Gares & Connexions (34%) et Ceetrus (66%), cette dernière étant l’acteur chargé de la conception, des travaux et de leur financement.

    Un milliard d’euros de surcoût
    En juillet, Gares et Connexions avait été prévenu d’un dérapage du coût prévisionnel des travaux portant la facture à plus de 1,5 milliard d’euros, contre 500 millions encore envisagés fin 2020, et d’un « retard considérable » les empêchant d’être achevés d’ici aux JO 2024

    La SNCF promet désormais « une adaptation rapide de la Gare du Nord » à la Coupe du monde de rugby en 2023 et aux JO de 2024, et « la conception d’un nouveau projet de transformation (...) élaboré en concertation étroite avec les acteurs publics concernés ».

    Ceetrus, rappelle de son côté que le projet de rénovation da connu depuis l’établissement du contrat de concession en février 2019, outre une pandémie, plusieurs évolutions et recours impactant durablement sa réalisation.

    Après une longue polémique avec la mairie de Paris (qui pourtant avait approuvé le dossier à l’origine), une mouture moins ambitieuse du projet avait été adoptée en novembre 2020, ce qui n’a donc pas empêché les difficultés.

    « Abandon du centre commercial de la Gare du Nord »
    Nicolas Bonnet-Oulaldj, chef des élus communistes parisiens, s’est réjoui de ce qu’il voit comme « l’abandon du centre commercial à la Gare du Nord », saluant « une victoire contre un projet qui faisait la part belle au privé au détriment du besoin des usagers ».

    « La preuve que le recours au privé aboutit toujours à des dépassements budgétaires exorbitants », s’est félicitée la conseillère de Paris LFI Danielle Simonnet, demandant à la mairie de Paris « d’entendre enfin la contestation des riverains, des usagers et des associations ». Les élus communistes franciliens ont eux réclamé l’abandon d’un autre projet qu’ils contestent, celui du CDG Express, une liaison rapide qui doit relier en 2025 la capitale à l’aéroport de Roissy. De son côté Valérie Pécresse a déclaré au Sommet du Grand Paris qu’elle voulait que le projet CDG Express aboutisse.

    La mairie appelle à ne pas reporter la modernisation de la gare
    Tard dans la soirée, la mairie de Paris a réagi en appelant à ne pas reporter la modernisation du bâtiment, avec les Jeux de 2024 en ligne de mire. La municipalité « tient à rappeler la nécessité de ne pas reporter une nouvelle fois la modernisation et la rénovation de la gare », écrit-elle dans un communiqué dans lequel elle se dit encore « pleinement mobilisée aux côtés de SNCF Gares & Connexions ».

    "Nous sommes disponibles et volontaires pour engager un nouveau projet de rénovation de la Gare du Nord qui soit au service des usagers du quotidien, de l’insertion urbaine et de l’intermodalité. Ce projet doit pouvoir être engagé pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, explique Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire PS Anne Hidalgo, cité dans le communiqué.

    « Les habitants du 10e (arrondissement, où se trouve la gare, ndlr) veulent un nouveau projet, plus écologique (...) qui permette enfin de libérer son parvis de la circulation automobile et des nombreux véhicules qui y stationnent chaque jour. Notre ambition est de faciliter l’ouverture de la gare sur son quartier en donnant davantage de place aux transports en commun, aux piétons et aux vélos », écrit par ailleurs Alexandra Cordebard, maire du 10e arrondissement de Paris.

    #ceetrus #mulliez #centre_commercial #immobilier #urbanisme #grande_distribution #france #grand_paris #auchan #destruction #centres_commerciaux #des_grands_projets..._inutiles #immobilier_commercial

    • Transformation de la gare du Nord : Paris gagne la bataille contre la SNCF _ La Tribune -
      https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/transformation-de-la-gare-du-nord-paris-gagne-la-bataille-contre-la-sncf-8

      Au terme d’une année de luttes politico-médiatiques, la SNCF a fini par accepter les exigences posées par l’équipe d’Anne Hidalgo pendant la campagne des élections municipales.

      Le 23 novembre, la SNCF a annoncé la suppression de 7.500 mètres carrés d’activités commerciales et servicielles, dont la salle de spectacle. Quant au bâtiment de la rue de Maubeuge de 7.100 m² qui devait servir à des bureaux privés, il va devenir un centre de commandement pour les lignes B et D du RER ou bien un centre de police ferroviaire. En d’autres termes, ce sont 14.600 m² qui seront restitués à la puissance publique. Soit 24% du surplus initialement prévu.
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      Grande absente de la photo de famille, la filiale immobilière du groupe Auchan, Ceetrus, qui finance à 100% le budget de 600 millions d’euros de travaux, reste titulaire du traité de concession. Selon nos informations, ses représentants n’ont pas été invités pour ne laisser la place qu’aux autorités politiques (Paris) et publiques (SNCF).

      24% d’espaces supplémentaires en moins
      Quoiqu’il en soit, la gare du Nord 2024 sera bien dédensifiée, comme l’avait préconisé en janvier 2020 la commission d’enquête mandatée par la Ville et ainsi que l’avait demandé à l’époque Jean-Louis Missika, alors adjoint chargé de ce sujet. Ces derniers avaient proposé de réduire le programme des activités non-ferroviaires, à commencer par la suppression de la salle de spectacle et la diminution significative des surfaces commerciales.

      Outre la création de 10.375 mètres carrés d’espaces de loisirs, culturels et sportifs, toutes les autres typologies étaient censées s’agrandir : de 35.200 à 57.600 m² pour les espaces voyageurs, de 25.200 à 32.900 m² pour les bureaux et de 5.450 à 18.900 m² pour les commerces et de 5.250 à 12.825 m² pour la restauration. Total : 61.500 m² supplémentaires.

      Ce 23 novembre, la SNCF a annoncé la suppression de 7.500 mètres carrés d’activités commerciales et servicielles, dont la salle de spectacle. Quant au bâtiment de la rue de Maubeuge de 7.100 m² qui devait servir à des bureaux privés, il va devenir un centre de commandement pour les lignes B et D du RER ou bien un centre de police ferroviaire. En d’autres termes, ce sont 14.600 m² qui seront restitués à la puissance publique. Soit 24% du surplus initialement prévu.
      Une passerelle pour ouvrir la gare vers le Nord

      L’opérateur de transports va parallèlement lancer une étude de faisabilité technique pour créer une passerelle entre l’arrière de la gare du Nord et le viaduc Saint-Ange, celui qui surplombe les rails entre les stations de métro Barbès-Rochechouart et La Chapelle, à la frontière des Xè et XVIIIè arrondissements. Objectif : ouvrir davantage cette dernière vers le Nord. En attendant, la filiale Gares & Connexions est déjà prête à débloquer 20 millions d’euros pour réaliser cette infrastructure.

      La Ville n’a effectivement pas cessé de se plaindre d’une gare du Nord « entièrement tournée vers le Nord ».
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      Une intermodalité revue et corrigée
      Les élus parisiens demandaient par ailleurs à « revoir l’intermodalité », considérant que la future vélostation de 2.000 places serait « ridicule ». Avec cette nouvelle mouture, la jauge est montée à 6.000 emplacements de stationnement. Les taxis, VTC, scooters et motos seront, eux, renvoyés au parking souterrain, pour libérer le parvis au profit des mobilités douces.
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      Le flux des voyageurs amélioré
      Dernier point mis en avant par Paris : la gestion des flux de voyageurs. « Il est inadmissible qu’on les oblige à faire des détours et des détours. Ça va leur faire perdre plus de temps », avait dit en son temps Jean-Louis Missika. Il jugeait même que les voyageurs du quotidien - métro, RER, Transilien, TER Hauts-de-France... - seraient « négligés », le projet étant « centré » sur les TGV et les trains internationaux.

      Le nombre d’escalators sera augmenté, de même que le principe d’organisation des circulations pour les voyageurs du TER est assoupli, ont fait savoir les opérateurs.

      De leur côté, si les commissaires-enquêteurs missionnés par l’Etat avaient estimé que le projet nécessitait « des compléments pour les voyageurs du quotidien », ils avaient relevé qu’il plaçait « le fonctionnement » de la gare « au niveau des grandes gares européennes » faisant « face à l’augmentation du nombre de voyageurs ». La gare du Nord, qui accueille déjà près de 750.000 usagers quotidiennement, devrait en voir défiler 900.000 dans les prochaines années.
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      La transformation complète de la gare du Nord n’interviendra qu’en 2025. D’ici à septembre 2023, juste avant la Coupe de monde de rugby, la reconfiguration du terminal Eurostar devrait avoir été achevée. Idem pour les Jeux olympiques et paralympiques l’année suivante, pour lesquels le nouveau terminal des départs devrait être livré en juin 2024.

    • Le groupe public reproche à son partenaire, une filiale d’Auchan, un dérapage des coûts et des délais.
      https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le-grand-chantier-de-renovation-de-la-gare-du-nord-pourrait-etre-annule-202

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      Dans un communiqué de presse lapidaire, Gares & Connexions, la filiale du groupe public en charge du dossier, a enterré ce grand dessein. «  Compte-tenu des dérives insupportables par rapport aux engagements contractuels, [la SNCF] ne peut que constater la défaillance grave de son concessionnaire et prononcer sa déchéance  », a-t-elle indiqué.

      En clair, la SNCF renvoie toute la responsabilité de ce ratage programmé sur la foncière d’Auchan, choisie, selon elle, pour financer ce chantier et exploiter les commerces pendant une quarantaine d’années. En fait, le concessionnaire n’est pas la filiale d’Auchan mais StatioNord, une coentreprise entre Ceetrus (66 %) et la SNCF (34 %).

      « Retard considérable »
      La vieille dame ferroviaire ne s’embarrasse pas de pareilles subtilités. Gares & Connexions pointe du doigt « un dérapage du coût prévisionnel des travaux », avec une enveloppe qui a bondi à plus de 1,5 milliard d’euros contre moins de 1 milliard initialement. La filiale de la SNCF dénonce aussi « un retard considérable » du chantier qui ne permettra pas de terminer les travaux pour les échéances prévues : la Coupe du monde de rugby de 2023 pour le nouveau terminal de l’Eurostar et les Jeux olympiques de Paris en 2024 pour tous les autres ouvrages ferroviaires.

      Avec cette glissade du calendrier, les travaux ne pouvaient pas être terminés avant 2026-2027, voire 2028. Certains choix de StatioNord posent question. Pourquoi retenir #Bouygues en décembre 2020 pour une négociation exclusive, alors qu’un collège d’experts mandaté par le conseil de surveillance de StatioNord recommandait l’offre de #Vinci selon la ­lettre spécialisée Mobilettre  ?
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      La gare du Nord en piteux état
      L’abandon de ce projet retardera d’autant le reformatage de la plus grosse gare d’Europe (700.000 voyageurs chaque jour circulant dans 2200 trains). Le temps de relancer un appel d’offres et de sélectionner un attributaire, la gare ne sera pas rénovée avant 2030. Seuls des travaux mineurs pourront être menés pour faciliter l’accessibilité de la gare d’ici à 2023.
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      Cette fin de projet est très dommageable, tant la gare du Nord est en piteux état.
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  • Quand l’Etat cède le domaine et le château de Grignon (Yvelines), qui formait depuis deux siècles les ingénieurs agronomes français à un promoteur immobilier...

    Comment Marc : dans le même temps l’ancienne conseillère agricole de Macron conseille Xavier Niel dans la création d’une école 42 de l’agriculture technologique, elle aussi sise dans les Yvelines...

    Nous avons attendu désespérément que l’Université des Verts annonce la création de deux ZAD, en lieu de quoi on a la « bousculade » Piolle-Rousseau urbi et orbi sur les chaines info, et une demi-page ce matin dans le Canard...

    O tempora, o mores :-)

    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/le-choix-de-l-etat-de-ceder-le-domaine-de-grignon-a-altarea-cogedim-suscit

    • Le choix de l’Etat de céder le domaine de Grignon à Altarea Cogedim suscite les critiques
      https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/le-choix-de-l-etat-de-ceder-le-domaine-de-grignon-a-altarea-cogedim-suscit


      La petite commune de Thiverval-Grignon (Yvelines), opposée à la vente par l’Etat du vaste domaine de Grignon au promoteur Altarea Cogedim, a déclaré qu’elle n’entendait pas changer son plan local d’urbanisme (PLU).
      Crédits : cfsg

      Le domaine de Grignon et son château du XVIIe siècle dans les Yvelines vont être cédés par l’Etat au promoteur Altarea Cogedim pour créer un « grand pôle d’excellence scientifique ». Mais cette décision est loin de faire l’unanimité : anciens élèves, élus locaux et défenseurs du patrimoine préparent la riposte.

    • L’Etat renonce à vendre le domaine de Grignon au promoteur Altarea Cogedim
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/15/l-etat-renonce-a-vendre-le-domaine-de-grignon-au-promoteur-altarea-cogedim_6


      Le château du XVIIe siècle de Grignon, près de Paris, en 2016.
      KENZO TRIBOUILLARD / AFP

      Cette décision « ne remet pas en cause le calendrier prévu pour l’installation d’AgroParisTech sur le site de Saclay », a précisé la préfecture.

      L’Etat met fin à son projet contesté de vente du domaine de Grignon, berceau de l’agronomie française qui accueille l’école d’ingénieurs agronomes AgroParisTech, au promoteur immobilier Altarea Cogedim, a annoncé, lundi 15 novembre, la préfecture des Yvelines dans un communiqué.

      « Une nouvelle procédure de cession » du domaine « sera lancée au second semestre 2022 », a expliqué la préfecture, qui précise que cette décision « ne remet pas en cause le calendrier prévu pour l’installation d’AgroParisTech sur le site de Saclay », dans l’Essonne.

      « C’est une très bonne nouvelle, c’est le résultat d’un combat qui dure depuis cinq ou six ans et qui permettra, je l’espère, de retrouver un autre avenir pour le domaine de Grignon », a réagi Georges d’Andlau, coprésident de l’association Grignon 2000, opposée à cette privatisation. « Un autre dialogue devra s’ouvrir avec l’Etat vendeur et les collectivités locales », a-t-il ajouté.

    • nouvel article avec un titre légèrement (?) modifié…

      L’Etat renonce provisoirement à privatiser le domaine de Grignon
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/15/l-etat-renonce-provisoirement-a-privatiser-le-domaine-de-grignon_6102174_324


      (et une photo qui n’est pas celle de l’article)

      Face à l’hostilité générale des élus, Matignon abandonne la vente au promoteur Altarea Cogedim du site pédagogique et agricole qui accueille AgroParisTech, dans les Yvelines.

      Inutile de s’entêter et d’aller vers un « fiasco programmé », surtout en pleine campagne présidentielle. Alerté de toutes parts sur les risques d’une opération devenue très polémique, le gouvernement a officiellement renoncé, lundi 15 novembre, à privatiser dans l’immédiat le domaine de Grignon (Yvelines), ce berceau de l’agronomie française qui accueille actuellement l’école d’ingénieurs AgroParisTech. Un peu comme il avait abandonné fin 2019 le gigantesque site de loisirs et de commerces Europacity envisagé dans le « triangle de Gonesse » (Val-d’Oise).

      Trois mois et demi après avoir annoncé la vente de Grignon au promoteur immobilier Altarea Cogedim, l’Etat remet ainsi en cause le projet qu’il avait lui même choisi, après en avoir longuement dessiné les contours. « Il n’est pas possible de maintenir la procédure engagée », reconnaît un communiqué de la préfecture des Yvelines. Une nouvelle « procédure de cession » sera lancée « au second semestre 2022 », précise simplement la préfecture. Ce qui renvoie la décision finale – privatiser ou non, comment, et au profit de qui – au gouvernement qui sera issu des élections du printemps 2022. « Nous prenons acte de la décision de l’Etat », a sèchement réagi Altarea Cogedim lundi. Cette remise à plat marque l’échec d’une privatisation qui, depuis des mois, suscitait de plus en plus d’opposition.

  • 2020, année de consolidation et des choix pour Notre-Dame
    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/2020-annee-de-consolidation-et-des-choix-pour-notre-dame-836433.html


    Crédits : POOL New

    Il est encore trop tôt pour dire si Notre-Dame de Paris est sauvée et décider s’il faut la restaurer à l’identique ou non : 2020 sera l’année de la consolidation et des consultations, selon le général chargé de piloter la renaissance en cinq ans de la cathédrale.

    Neuf mois après l’incendie qui a ravagé sa toiture et fait tomber sa flèche, « Notre-Dame n’est pas sauvée », « elle est toujours en état de péril », a rappelé ce dimanche Jean-Louis Georgelin au micro de CNEWS/Europe 1/Les Echos.

    Le militaire missionné par Emmanuel Macron a promis un Te Deum à Notre-Dame le 16 avril 2024. En conformité à l’engagement du président d’une restauration en cinq ans, un délai jugé serré par certains et qui sera ponctué de nombreuses étapes, de sécurisation puis de reconstruction à proprement dit de l’édifice.

    « Ce sur quoi nous ne pouvons pas nous prononcer, c’est l’état de la voûte, il faut aller l’inspecter », a expliqué Jean-Louis Georgelin, à la tête de l’établissement public lancé début décembre pour gérer la consolidation et la restauration de ce chef-d’œuvre de l’art gothique construit du XIIe au XIVe siècle.

    Début de la reconstruction en 2021
    « Aujourd’hui vous ne me ferez pas dire la voûte est sauvée », a insisté le général, tout en se montrant positif : « Tous les signaux que nous avons » vont dans un sens qui est « rassurant ». « Tous les trésors de la cathédrale ont été sauvés », a-t-il insisté, en parlant des vitraux, des roses ou encore du grand orgue, « à la pollution au plomb près ».

    La prochaine opération de sécurisation, très complexe, est le démontage de l’échafaudage installé autour de la cathédrale avant l’incendie du 15 avril et « soudé » par l’incendie, qui menace le bâtiment.

    Un diagnostic complet permettra ensuite aux architectes de préconiser comment restaurer la cathédrale. Une fois conclus les appels d’offre, se profilera le début de la reconstruction proprement dite en 2021.

    « Nous ferons tout pour que cette cathédrale rouvre, soit rendue au culte et je n’ai aucun doute là-dessus », ni sur « le délai affiché » par le président, a insisté M. Georgelin.

    Le processus pour la flèche bientôt défini
    Le débat patrimonial et architectural, lui, reste ouvert, entre une restauration à l’identique, comme le souhaite l’architecte chargé de Notre-Dame lui-même, Philippe Villeneuve, ou un geste architectural audacieux, comme évoqué par l’exécutif.

    La question est ultra-sensible, comme l’avait révélé en novembre la sortie - « qu’il ferme sa gueule ! » - du général à l’adresse de l’architecte en chef de Notre-Dame. Une « galéjade », a balayé dimanche le général Georgelin en revenant sur l’épisode.

    « Nous allons, pour la flèche, définir dans les semaines qui viennent le processus précis qui va permettre de faire la consultation qui a été annoncée », a indiqué M. Georgelin. « Ceci nous conduira dans le courant de l’année 2020. »

    Le ministre de la Culture Franck Riester avait assuré en mai que les Français pourraient donner leur avis lors d’une « grande consultation », même si le choix final reviendra à l’Etat.

    Démenti d’une réfection à l’identique de la charpente
    Mais « pour reconstruire la flèche, il faut d’abord que la charpente ait été faite, que le toit ait été refait », a rappelé le M. Georgelin. Pour le choix du matériau de la charpente, il souligne que le processus sera le même, avec « étude » et « examen de toutes les options possibles », démentant que la décision ait déjà été arbitrée en faveur d’une réfection à l’identique, en bois.

    Composée d’un enchevêtrement de poutres massives en chêne, la charpente de Notre-Dame, surnommée « la forêt », était l’une des plus anciennes de la capitale.

    « On dit que ce serait moins cher et plus rapide sans avoir à ce stade étudié les autres options », a commenté le général, relevant que parmi d’autres cathédrales endommagées en France au XXe siècle, « aucune n’a été reconstruite en bois ».

    Sur 922 millions d’euros de dons promis pour reconstruire Notre-Dame, a-t-il par ailleurs indiqué, « de l’ordre de 400 ou 500 millions » ont été récoltés à ce stade.

  • Financement du Grand Paris Express : les départements accusent l’Etat de mentir
    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/financement-du-grand-paris-express-les-departements-accusent-l-etat-de-men

    Après la suppression de la taxe foncière, les conseils départementaux se voient « ponctionner » sur leurs droits de mutation à titre onéreux (DMTO) pour financer le Grand Paris Express. Ils s’y refusent et annoncent qu’ils ne siégeront plus au conseil de surveillance de la Société du Grand Paris.

    A peine digèrent-ils la suppression de la taxe foncière que les conseils départementaux doivent avaler le prélèvement de 75 millions d’euros sur leurs droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Un amendement gouvernemental voté jeudi 14 novembre à l’Assemblée lors de l’examen du projet de loi de finances. Un « hold-up parlementaire », selon le président de l’assemblée des départements de France Dominique Bussereau.

    Les départements boycottent le conseil de surveillance de la SGP
    Dès le 1er janvier 2020, une partie des DMTO, dits aussi « frais de notaire », viendra ainsi abonder le financement de la Société du Grand Paris, l’établissement public chargé de construire le Grand Paris Express. Aussi ont-ils décidé de ne plus siéger au conseil de surveillance.
    […]
    Ces élus locaux savent en outre une chose qu’ils ne diront jamais : plutôt que de supprimer une feuille de la « lasagne territoriale » (Maurice Leroy, ministre de la Ville de 2010 à 2012), il suffit de l’asphyxier financièrement. Et cela semble bien engagé dans le Grand Paris.

  • Après Europacity, la région Île-de-France débloque un milliard pour le Val-d’Oise
    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/apres-europacity-la-region-ile-de-france-debloque-un-milliard-pour-le-val-

    [Valérie Pécresse] veut veut aussi « proposer à l’Etat de décentraliser la future Agence nationale de la cohésion des territoires à Villiers-le-Bel », aider à la réimplantation d’une filière horticole dans le département « sur des terrains pollués », et va « mandater Grand Paris Aménagement pour lancer, via un cabinet d’experts indépendant, une évaluation de la qualité des sols dans le triangle de Gonesse ».

    Le plan d’urgence passera aussi par la création d’un nouveau lycée international et d’un internat d’excellence, la création d’un centres de formation d’apprentis (CFA) sur les métiers du numérique, le développement d’un Campus des métiers de la sécurité.

    Valérie Pécresse veut aussi « travailler avec l’Etat à un projet de construction d’un nouveau Grand lieu culturel dans le département ».

    En matière de transport, elle propose le lancement d’un plan de transport à la demande « dès 2020 » dans le Vexin, l’expérimentation de « covoiturage citoyen en milieu rural » et un « grand plan de nettoyage des abords des autoroutes valdoisiennes ».

    Beaucoup de mesures consistent aussi à « demander à l’Etat » : « demander un engagement écrit de l’Etat, sur la réalisation de la ligne 17 du Grand Paris Express pour 2027 », dont la justice a décidé vendredi de suspendre pendant un an les travaux, ou demander à l’Etat « que le prolongement du tram 11 Express soit engagé dans le prochain contrat de plan Etat-région ».

  • Paris : le périphérique s’invite dans la campagne des municipales
    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/paris-le-peripherique-s-invite-dans-la-campagne-des-municipales-818552.htm


    400.000 personnes habitent dans un rayon de 150 mètres autour du périphérique et sont exposées quotidiennement à un bruit et à des niveaux de dioxyde d’azote et de particules fines supérieurs aux plafonds recommandés.
    Crédits : Photo AFP

    Anne Hidalgo vient de recevoir ce 28 mai 2019 le rapport de la mission d’information et d’évaluation du Conseil de Paris sur le devenir du périphérique parisien. Selon son rapporteur (UDI) Eric Azière, la maire (PS) de Paris devrait en suivre les principales préconisations : une gouvernance partagée, une voie réservée au covoiturage et une vitesse abaissée à 50 km/h. Dans le même temps, Gaspard Gantzer, candidat à la succession d’Anne Hidalgo, propose purement et simplement de supprimer l’infrastructure routière.

    « En finir avec le boulevard périphérique source de pollutions multiples, véritable barrière urbaine et faire émerger à moyen terme un espace de liaison, de respiration plus vert, renaturé, doté de nouveaux usages urbains. » C’est ce que recommande la mission d’information et d’évaluation du Conseil de Paris dans son rapport « Le périphérique : quelles perspectives de changement ? » remis ce mardi 28 mai 2019 à Anne Hidalgo. Selon toute vraisemblance, la maire (PS) de la Ville devrait en reprendre les principales conclusions.
    […]
    Premier « impératif » identifié par la mission : le combat contre la pollution atmosphérique et sonore. Près de 400.000 personnes habitant dans un rayon de 150 mètres autour du périphérique sont exposées quotidiennement à un bruit supérieur à 60 décibels, avec des pics à 80-85 décibels, et à des niveaux d’alerte de dioxyde d’azote et de particules fines. « Cela représente plus d’un tiers de la pollution du trafic parisien ! Ce n’est plus un boulevard de 35 kilomètres inauguré en 1973, mais un fleuve de pollution », résume Eric Azière.
    […]
    3 ans de concertation, 15 ans de travaux
    [Gaspard Gantzer,] candidat à la mairie de Paris veut en effet « récupérer la surface disponible » pour « en faire des espaces verts et des logements ». Pour parvenir à ses fins, il s’est fixé dix-huit ans, soit trois mandats municipaux. Les trois premières années seraient celles de la concertation « mètre par mètre » avant un référendum en 2023 auprès des grand-parisiens dans les 131 communes que comporte la métropole du Grand Paris (MGP). Les quinze années suivantes seraient celles des « travaux phasés » pour « offrir des alternatives » au million d’automobilistes qui emprunte quotidiennement le périphérique.

  • #CDG_Express et #RER_B : Pécresse restera « inflexible » sur sa position
    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/cdg-express-et-rer-b-pecresse-restera-inflexible-sur-sa-position-804789.ht


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    Dans ses vœux prononcés dans la soirée du 21 janvier, la présidente de l’autorité organisatrice de transports Île-de-France Mobilités (IDFM, ex-STIF) réaffirme son attachement à cet axe de 32 kilomètres : « Oui, nous avons besoin de cette liaison directe ! Elle est complémentaire du RER B et nous permettra de le désaturer car une personne avec des valises prend la place de trois. » Valérie Pécresse ajoute : « En termes d’attractivité, c’est capital ! 50 millions de touristes chaque année, cela nécessité qu’on les accueille dignement. »

    Puis, conformément à ses déclarations de la mi-décembre, la présidente du conseil régional francilien appelle l’État à ne pas oublier les 900.000 voyageurs quotidiens du RER B.
    « Nous voulons que les travaux soient réalisés sans dégrader la qualité du service. J’attends les conclusions du préfet Cadot pour avril [mais] je resterai inflexible sur cette position », a conclu Valérie Pécresse.
    […]

    La prise de parole de la patronne de la région a été suivie ce mardi 22 janvier d’un courrier adressé au préfet de Paris, préfet d’Île-de-France. Selon l’agence de presse Reuters, des députés, des sénateurs, plusieurs dizaines d’élus municipaux, dont les maires d’Aubervilliers et de Saint-Denis, ainsi que des syndicalistes et des représentants d’associations d’usagers ont en effet demandé au représentant de l’État « d’abandonner au plus vite le CDG Express. »

    « Les impacts sur les RER sont en tout point contraires à la politique annoncée par l’exécutif de donner la priorité aux transports du quotidien », écrivent-ils.

    Selon les estimations officielles, le projet doit coûter 2,1 milliards d’euros, dont 400 millions provenant des actionnaires du gestionnaire d’infrastructure (Groupe ADP, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts et consignations).

  • Ville de Paris : la commune et le département fusionnent
    https://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/ville-de-paris-la-commune-et-le-departement-fusionnent-802565.html

    Grosse révolution, le #Conseil_de_Paris n’aura plus DEUX casquettes et donc DEUX budgets, DEUX ordres du jour, mais UNE seule regroupant les DEUX compétences,…

    Suite à l’adoption d’un projet de loi sur le statut de Paris et l’aménagement métropolitain en octobre dernier, la capitale et le conseil départemental constituent depuis le 1er janvier 2019 une seule collectivité territoriale : la ville de Paris.

    Cela ne change rien au quotidien des Parisiens, mais sous la dénomination « ville de Paris », la commune et le département de Paris ne font plus qu’un depuis ce 1er janvier 2019. Demandée par la chambre régionale des comptes en 2014, la création de ce territoire a été actée dans le projet de loi sur le statut de Paris et l’aménagement métropolitain promulgué en octobre 2018. Cette nouvelle collectivité unique ressemble en outre à la métropole de Lyon qui exerce déjà les compétences du conseil départemental du Rhône.

    Hier, la commune était compétente en matière d’urbanisme, de logement, d’action sociale, de crèches et d’affaires scolaires (écoles élémentaires et primaires), de culture, des sports et des loisirs, des services publics essentiels (eau, assainissement, déchets) et d’entretien de la voirie. Le département avait, lui, en charge l’aide sociale (RSA, AAH...), les collèges ou les aides au développement économique.

    Aujourd’hui, il s’agit d’une entité unique « qui met fin à un enchevêtrement de compétences qui était jusqu’à présent illisible pour les citoyens et qui complexifiait inutilement les procédures administratives des Parisiens, rapide et efficace pour toutes leurs démarches », écrit la capitale sur son site Internet. Par exemple, lors des prochains Conseils de Paris, il n’y aura plus qu’une seule séance avec un seul ordre du jour, avec en fin d’année le vote d’un unique budget.