pourquoi maintenant et pourquoi pas il y a 18 mois ? C’est le point aveugle de la…

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    • Ce qui laisse pantois dans la posture assumée par plusieurs capitales européennes – Berne se maintient pour sa part neutre –, c’est l’emballement à qualifier de « non légitime » le pouvoir en place à Caracas. Alors que ces gouvernements ne cessent de signer des accords commerciaux et militaires avec des régimes qui n’ont pas une once de fonctionnement démocratique. Cela sans oublier leur silence assourdissant lors des renversements de Dilma Rousseff au Brésil, de Manuel Zelaya au Honduras ou de Fernando Lugo au Paraguay.

    • On peut ajouter que l’élection (il s’agit de sa réélection l’année dernière avec entrée en fonction le 10 janvier 2019) de Maduro est peut-être contestable, elle n’est pas illégitime. D’autant plus qu’à l’époque l’opposition s’était – encore une fois – déchirée, n’arrivant pas à organiser un boycott unanime…

      Le véritable coup d’état a eu lieu en août 2017 (cf. mon historique de la crise actuelle https://seenthis.net/messages/755401 ) et à l’époque, les gouvernements occidentaux avaient simplement appelé la Constituante, élue de façon contestable, avec cette fois un boycott total de l’opposition, mais surtout totalement illégitime à s’auto-attribuer les pouvoirs de l’Assemblée nationale, à – justement ! – respecter les accords existants…


  • Une crise bien de notre temps
    http://www.dedefensa.org/article/une-crise-bien-de-notre-temps

    Une crise bien de notre temps

    … On parle bien entendu de la crise vénézuélienne, qui ne cesse de se développer et de se complexifier, de devenir à la fois une caricature de crise et une crise monstrueuse. Elle peut déboucher sur un affrontement sanglant, une guerre civile, un engrenage conflictuel, comme elle peut déboucher sur une sorte de “rien”, avec une tension retombée et un arrangement approximatif. Dans les deux cas, le contexte reste bien entendu, – soit le désordre soit le chaos, comme il vous plaira, – et le mélange extraordinaire des causes qui fait que des adversaires Système-antiSystème se retrouvent dans le même camp et inversement.

    Un bon exemple est celui du site TheDuran.com, dans un texte avec vidéo, du 25 janvier en fin de journée. On voit et entend sur la vidéol’excellent Peter (...)

    • Mon seul point d’accord est que l’issue dépend essentiellement de ce que vont faire les militaires. La militarisation du régime est en marche depuis la maladie de Chávez (et la montée de Diosdado Cabello, chef des chemises rouges). L’armée est le dernier rempart du régime, les colectivos se transformant de plus en plus en une forme de supplétifs ou de milices.

      Pour le reste, cf. https://seenthis.net/messages/755401, comme y expliqué, brandir la Constitution ne relève pas que de la mascarade, même si « reconnaître » le président intérimaire en fait clairement partie.

      Enfin, entre Guaigo, Guido et certainement d’autres à venir, il se pourrait bien que celui qui est présenté comme une « marionnette », Juan Guaidó, fasse montre (pour une fois ! chez un opposant vénézuélien) d’une certaine intelligence tactique. À voir…