« đŸ”” Le comunicazioni intercorse tra #SeaWatch e l’Olanda per la richiesta di porto rifugio (POR). Facciamo chiarezza. Qui la ricostruzione đŸ‘‡đŸŒâ€Š https://t.co/8q9xPGiw5k »

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  • CE FIL DE DISCUSSION COMPLÈTE CELUI COMMENCÉ ICI :
    â–șhttps://seenthis.net/messages/724156

    v. aussi la mĂ©taliste sur les ONG et les sauvetages en MĂ©diterranĂ©e :
    â–șhttps://seenthis.net/messages/706177

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    Un bateau de pĂȘche espagnol « coincĂ© » en mer MĂ©diterranĂ©e aprĂšs avoir secouru 12 migrants

    Un navire de pĂȘche espagnol est « coincĂ© » en mer MĂ©diterranĂ©e depuis plusieurs jours avec 12 migrants Ă  son bord. Aucun pays n’a en effet acceptĂ© de les accueillir depuis leur sauvetage la semaine derniĂšre, a indiquĂ© mardi 27 novembre le capitaine du bateau.

    « Nous sommes coincĂ©s en mer, nous ne pouvons aller nulle part », a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Pascual DurĂĄ, capitaine du « #Nuestra_Madre_Loreto ». Depuis jeudi dernier, les 13 membres de l’équipage du navire cohabitent avec 12 migrants originaires du Niger, de Somalie, du Soudan, du SĂ©nĂ©gal et d’Egypte. Ils ont Ă©tĂ© secourus aprĂšs le naufrage de leur bateau pneumatique en provenance de Libye.

    « RenvoyĂ©s vers l’endroit qu’ils fuient »

    L’Italie et Malte leur ont refusĂ© l’entrĂ©e dans leurs ports. Quant aux services espagnols de sauvetage maritime, avec lesquels les marins sont en contact, ils ont seulement offert la possibilitĂ© de les renvoyer en Libye. ""Si nous allons vers la Libye, nous risquons une mutinerie", a indiquĂ© le capitaine, prĂ©cisant que « dĂšs qu’ils entendent le mot ’Libye’, ils deviennent trĂšs nerveux et hystĂ©riques, il est difficile de les rassurer »."

    « Nous ne voulons pas renvoyer ces pauvres gens en Libye. AprĂšs ce qu’ils ont accompli pour venir jusqu’ici, nous ne voulons pas les renvoyer vers l’endroit qu’ils fuient », a-t-il ajoutĂ©. Le capitaine du navire assure qu’il ne dispose plus que de six ou sept jours de provisions et qu’une tempĂȘte approche.

    Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, plus de 106.000 migrants sont arrivĂ©s en Europe par la mer, selon l’Organisation internationale pour les migrations, qui a enregistrĂ© 2.119 dĂ©cĂšs pendant cette pĂ©riode.

    ▻https://www.nouvelobs.com/monde/migrants/20181128.OBS6155/un-bateau-de-peche-espagnol-coince-en-mer-mediterranee-apres-avoir-secour
    #asile #migrations #réfugiés #sauvetage #Méditerranée #frontiÚres

    • “#Nuestra_Madre_de_Loreto”: appello urgente dei parlamentari europei per l’apertura di porti sicuri.

      “NUESTRA MADRE DE LORETO”. APPELLO URGENTE DEI PARLAMENTARI EUROPEI PER L’APERTURA DI PORTI SICURI.

      RICHIESTA URGENTE ALL®UE ED AI GOVERNI EUROPEI PER CONSENTIRE AL PESCHERECCIO “NUESTRA MADRE LORETO” DI SBARCARE IN UN PORTO SICURO.

      Stiamo rischiando di essere testimoni di un’altra tragedia nel Mar Mediterraneo. Un peschereccio spagnolo, “Nuestra Madre de Loreto”, ù bloccato da giorni in mare dopo aver salvato 12 persone che tentavano di raggiungere la costa Europea dalla Libia a bordo di un gommone.

      Nessun Paese Europeo ha consentito all’imbarcazione spagnola di attraccare e probabilmente sono in corso negoziati per riportare questi migranti, che potrebbero avere diritto di protezione internazionale, in Libia.

      Secondo l’UNHCR e la Commissione Europea la Libia non Ăš un Paese sicuro. Per cui non puĂČ essere considerato un porto sicuro per lo sbarco. Non ha mai sottoscritto la Convenzione di Ginevra sui rifugiati, mentre media e organizzazioni internazionali riportano violazioni sistematiche dei diritti umani nei centri di detenzione per migranti.

      Mentre si attende l’autorizzazione allo sbarco, le condizioni metereologiche stanno peggiorando e l’imbarcazione scarseggia beni essenziali, cibo e carburante. Si sta esaurendo il tempo a disposizione: abbiamo urgentemente bisogno di una soluzione sensata, nel pieno rispetto delle leggi internazionali ed Europee, inclusa la Convenzione SAR. I governi Europei non possono chiedere all’imbarcazione spagnola di violare il principio di “non-respingimento”.

      Chiediamo ai governi Europei di rispettare pienamente la legge internazionale e la Convenzione SAR e di offrire un porto sicuro alla “Nuestra Madre de Loreto”, evitando così un’altra tragedia nel Mediterraneo. Chiediamo alla Commissione Europea di prendere una posizione chiara e di facilitare una soluzione rapida.

      Questo Ăš un appello aperto, chiediamo a ciascuno di condividerlo e di chiedere ai nostri governi di rispettare i diritti umani e di dimostrare solidarietĂ  alle persone in pericolo in mare.

      Marina Albiol, Sergio Cofferati, Eleonora Forenza, Ska Keller, Elly Schlein, Miguel Urban Crespo, Ernest Urtasun, Gabriele Zimmer (Parlamentari Europei)

      ▻https://mediterranearescue.org/news/nuestra-madre-de-loreto-appello-urgente-dei-parlamentari-europei

    • Faute de port d’accueil, un bateau espagnol erre toujours en MĂ©diterranĂ©e avec 12 migrants Ă  bord

      Le Nuestra Madre Loreto, un navire espagnol, erre depuis une semaine en MĂ©diterranĂ©e avec 12 migrants Ă  son bord. Les rescapĂ©s refusent d’ĂȘtre renvoyĂ©s en Libye. Le navire demande Ă  l’Europe l’autorisation de dĂ©barquer dans l’un de ses ports.

      Le gouvernement espagnol a indiquĂ© mercredi 28 novembre ĂȘtre en contact avec l’Italie et Malte en vue de trouver un port d’accueil pour un bateau de pĂȘche espagnol errant en mer MĂ©diterranĂ©e avec 12 migrants Ă  bord.

      Depuis jeudi dernier, les 13 membres de l’équipage du « Nuestra Madre Loreto » cohabitent avec 12 migrants originaires du Niger, de Somalie, du Soudan, du SĂ©nĂ©gal et d’Egypte rescapĂ©s d’un bateau pneumatique en provenance de Libye.

      « Nous sommes coincĂ©s en mer, nous ne pouvons aller nulle part », a dĂ©clarĂ© Pascual DurĂĄ, le capitaine du bateau.

      Le gouvernement espagnol a dans un premier temps demandĂ© Ă  la Libye de prendre les rĂ©fugiĂ©s en charge, comme le prĂ©voit le droit international. Les embarcations de migrants secourues dans la SAR zone (zone de dĂ©tresse en MĂ©diterranĂ©e oĂč ont lieu les opĂ©rations de recherche et de sauvetage) relĂšvent en effet de l’autoritĂ© de Tripoli depuis le mois de juin 2018.

      Les migrants refusent d’ĂȘtre ramenĂ©s en Libye. Face Ă  leur refus, le navire espagnol « fait des dĂ©marches auprĂšs des gouvernements de l’Italie et de Malte, dont les cĂŽtes sont proches du lieu oĂč se trouve le bateau, dans le but de favoriser une solution alternative, rapide et satisfaisante » pour les accueillir, a indiquĂ© la vice-prĂ©sidente de l’exĂ©cutif Carmen Calvo dans un communiquĂ©.

      « En aucune circonstance, [les migrants] ne devraient ĂȘtre renvoyĂ©es en Libye, oĂč elles risquent d’ĂȘtre victimes de dĂ©tention arbitraire, de torture et d’autres violences. Toute instruction donnĂ©e au capitaine du Nuestra Madre de Loreto de transfĂ©rer les survivants en Libye serait contraire au droit international », s’est alarmĂ© de son cĂŽtĂ© Matteo de Bellis, chercheur sur l’asile et les migrations Ă  Amnesty International.

      « Si nous allons en Libye, nous risquons une mutinerie »

      Face Ă  l’aggravation des conditions mĂ©tĂ©orologiques, le bateau a pris mardi la direction de l’üle italienne de Lampedusa, selon le gouvernement espagnol.

      Le capitaine du « Nuestra Madre Loreto », avait indiquĂ© de son cĂŽtĂ© mardi que l’Italie, dont le ministre de l’IntĂ©rieur Matteo Salvini (Ligue, extrĂȘme droite) s’oppose Ă  l’arrivĂ©e de nouveaux migrants dans son pays, et Malte lui avaient refusĂ© l’entrĂ©e dans leurs ports.

      Il avait également souligné que les services espagnols de sauvetage maritime lui avaient seulement offert la possibilité de les renvoyer en Libye.

      Selon le capitaine, les migrants Ă  bord de son bateau « deviennent trĂšs nerveux et hystĂ©riques dĂšs qu’ils entendent le mot ‘Libye’ ». « Si nous allons vers la Libye, nous risquons une mutinerie », avait-il averti.

      Depuis l’arrivĂ©e du socialiste Pedro Sanchez au pouvoir, l’Espagne a accueilli un navire humanitaire, l’Aquarius, refusĂ© par l’Italie et Malte et Ă  trois reprises un bateau de l’ONG Open Arms. Mais elle a refusĂ© un retour de l’Aquarius, prĂ©fĂ©rant nĂ©gocier avec d’autres États europĂ©ens la rĂ©partition des migrants qu’il avait Ă  bord.


      ▻http://www.infomigrants.net/fr/post/13639/faute-de-port-d-accueil-un-bateau-espagnol-erre-toujours-en-mediterran

    • #Sophia mission will cease unless rules changed - Salvini

      The EU’s anti-human trafficking Sophia naval mission in the Mediterranean will stop when its current mandate expires at the end of the year unless the rules of the operation are changed, Deputy Premier and Interior Minister Matteo Salvini said on Wednesday. The government says the operation currently puts too much of the burden of rescued migrants on Italy.

      “We are staying firm in our unwillingness to accept landing procedures that involve dockings only in Italian ports,” Salvini told a Schengen committee hearing.

      “Unless there is convergence on our positions, we do not consider it opportune to continue the mission”.

      ▻http://www.ansamed.info/ansamed/en/news/sections/politics/2018/12/05/sophia-mission-will-cease-unless-rules-changed-salvini_05836d11-3f8c-474c-
      #Opération_Sophia #EUNAVFOR_MED

      #Salvini (encore lui)

    • MSF et SOS MĂ©diterranĂ©e mettent un terme aux opĂ©rations de sauvetage de l’« Aquarius »

      DĂ©plorant les « attaques » rĂ©pĂ©tĂ©es, les ONG Ă©tudient des options pour un nouveau navire et un futur pavillon. Depuis fĂ©vrier 2016, le bateau a secouru 30 000 personnes.

      L’Aquarius est devenu le symbole de la crise politique autour de l’accueil des migrants. Il ne sera bientĂŽt plus. MĂ©decins sans frontiĂšres (MSF) et SOS MĂ©diterranĂ©e ont annoncĂ©, jeudi 6 dĂ©cembre, devoir « mettre un terme » aux opĂ©rations de sauvetage de leur navire humanitaire, privĂ© de pavillon depuis deux mois.

      « Renoncer Ă  l’Aquarius a Ă©tĂ© une dĂ©cision extrĂȘmement difficile Ă  prendre », a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© FrĂ©dĂ©ric Penard, directeur des opĂ©rations de SOS MĂ©diterranĂ©e, en dĂ©plorant « les attaques incessantes dont le navire et ses Ă©quipes ont fait l’objet ». Mais l’ONG basĂ©e Ă  Marseille « explore dĂ©jĂ  activement les options pour un nouveau navire et un nouveau pavillon », et « Ă©tudie sĂ©rieusement toutes les propositions d’armateurs qui lui permettraient de poursuivre sa mission de sauvetage ». « Nous refusons de rester les bras croisĂ©s sur le rivage alors que des gens continuent de mourir en mer », a assurĂ© M. Penard.

      ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/07/msf-et-sos-mediterranee-mettent-un-terme-aux-operations-de-sauvetage-de-l-aq

    • MSF forced to terminate search and rescue operations as Europe condemns people to drown

      As men, women and children continue to die in the Mediterranean Sea, international medical humanitarian organisation Médecins Sans FrontiÚres/Doctors Without Borders (MSF) and its partner SOS Méditerranée have been forced to terminate the lifesaving operations of their search and rescue vessel, Aquarius.

      Over the last two months as people have continued to flee by sea on the world’s deadliest migration route, the Aquarius has remained in port, unable to carry out its vital humanitarian work.

      This is due to a sustained smear campaign, spearheaded by the Italian government and backed by other European countries to delegitimise, slander and obstruct aid organisations trying to save the lives of vulnerable people in the Mediterranean.

      Coupled with ill-conceived policies aimed at trapping people outside Europe’s borders, this campaign has undermined international law and humanitarian principles.

      With no immediate solution to these attacks, MSF and SOS Méditerranée have no option but to end the operations of the Aquarius.

      ▻https://www.msf.org.uk/article/msf-forced-terminate-search-and-rescue-operations-europe-condemns-people-dro

    • « Aquarius » : « La #non-assistance_Ă _personnes_en_danger est revenue en force en MĂ©diterranĂ©e »

      Mego Terzian, prĂ©sident de MSF-France et MichaĂ«l Neuman, directeur d’études Ă  MSF expliquent dans une tribune au « Monde » pourquoi leur ONG et SOS MĂ©diterranĂ©e, l’Association europĂ©enne de sauvetage en mer, mettent un terme aux opĂ©rations de sauvetage de l’« Aquarius ».

      « Dont acte, la politique de harcĂšlement judiciaire, administratif, politique aura eu raison de l’“Aquarius”, dĂ©ployĂ© entre 2015 et le milieu de l’annĂ©e 2018 en mer MĂ©diterranĂ©e. » usage worldwide/DPA / Photononstop

      Tribune. Dont acte, la politique de harcĂšlement judiciaire, administratif, politique aura eu raison de l’« Aquarius », dĂ©ployĂ© entre 2015 et le milieu de l’annĂ©e 2018 en mer MĂ©diterranĂ©e.
      En 2014, l’opĂ©ration « Mare Nostrum », mise en place par les autoritĂ©s italiennes inaugurait pourtant une sĂ©quence pendant laquelle le sauvetage d’embarcations de migrants en dĂ©tresse fut pourtant considĂ©rĂ© comme lĂ©gitime.

      Ce qui est d’abord, rappelons-le, une obligation lĂ©gale Ă©tait alors politiquement et publiquement acceptable. En 2018, les Italiens furent de nouveau Ă  la manƓuvre, signifiant cette fois-ci qu’ils ne sauraient accepter davantage que se poursuivent ces interventions : dĂšs le dĂ©but de l’étĂ©, Matteo Salvini, tout rĂ©cent ministre de l’intĂ©rieur, Ɠuvra pour fermer ses ports aux bateaux de secours, accĂ©lĂ©rant une politique de dissuasion largement entamĂ©e par Marco Minniti, son prĂ©dĂ©cesseur, qui aboutit, in fine, Ă  la liquidation des moyens destinĂ©s Ă  secourir les personnes fuyant la Libye.

      Bien sûr, des organisations de la société civile tentent vaille que vaille et, avec une
      remarquable tĂ©nacitĂ©, de maintenir leurs activitĂ©s de secours en mer : Sea Watch, Mare Jonio, Proactiva Open Arms sont de celles-lĂ . Les pilotes volontaires du Moonbird et du Colibri poursuivent leurs survols, tentant de dĂ©celer entre les vagues des embarcations Ă  la dĂ©rive et d’éviter ainsi que la longue liste des dĂ©cĂšs – plus de 17 000 depuis 2014 – ne s’allonge davantage.

      Pressions italiennes

      Mais toutes le font avec d’extrĂȘmes difficultĂ©s : ennuis administratifs rĂ©currents, obstacles posĂ©s aux escales techniques, interdiction d’accoster en Europe, et poursuites judiciaires, comme c’est le cas de l’« Aquarius », navire de secours affrĂ©tĂ© en partenariat avec SOS MĂ©diterranĂ©e. Celui-ci, dĂ©jĂ  privĂ© de pavillon sous pressions italiennes, est maintenant menacĂ© d’une mise sous sĂ©questre Ă  la suite des accusations grotesques de crime organisĂ©, de nouveau, en Italie.

      Une partie de l’équipage et des membres des Ă©quipes de MSF sont mis en cause : leur activitĂ© de secours est criminalisĂ©e. Force est de constater que ce dispositif de secours en mer, auquel nous avons participĂ© depuis 2015 avec cinq navires diffĂ©rents, quelquefois en partenariat avec d’autres organisations, est mis hors-la-loi.

      Les victimes de ce combat Ă  armes inĂ©gales sont Ă©videmment ces personnes migrantes, demandeuses d’asiles ou rĂ©fugiĂ©es, dont plus grand monde ne semble dĂ©sormais se soucier. D’ailleurs combien sont-elles, ces victimes ? Aujourd’hui, sans tĂ©moin en mer, personne ne le sait, tandis que le piĂšge libyen se referme, un piĂšge dont la maintenance est assurĂ©ment l’Ɠuvre d’autoritĂ©s libyennes disparates mais dont la mĂ©canique est bien due Ă  l’ingĂ©niositĂ© europĂ©enne.

      Des milliers de personnes sont condamnĂ©es Ă  tenter de survivre dans l’entrelacs de centres de dĂ©tention dits « officiels » et de prisons clandestines en Libye. On ne saurait suffisamment conseiller Ă  nos dĂ©cideurs d’aller visiter ces geĂŽles pour se faire une idĂ©e de l’avenir qu’ils promettent Ă  leurs frĂšres humains. Beaucoup d’autres personnes, enfin, prises dans les mailles serrĂ©es d’un dispositif militaro-technique de pointe, meurent plus en amont sur les routes dans la vaste rĂ©gion sahĂ©lienne.

      Absence de l’Europe

      S’il est beaucoup question d’Italie, il ne faudrait pas nĂ©gliger l’unanimisme europĂ©en dans lequel cette dynamique mortifĂšre s’est mise en place : ni la France, ni l’Espagne, ni aucun Etat ou institution europĂ©enne ne s’est rĂ©ellement opposĂ© Ă  la mise en coupe rĂ©glĂ©e de la politique europĂ©enne de gestion des frontiĂšres par des dirigeants aux pratiques racistes et violentes. Rien de surprenant puisque la manƓuvre Ă©tait en cours depuis quelque temps dĂ©jĂ .

      Ainsi, on ne trouva personne ou presque, pour se rĂ©soudre Ă  accueillir quelques centaines de personnes qui, par une chance inouĂŻe, bĂ©nĂ©ficiaient ça et lĂ  du programme de relocalisation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR). Depuis longtemps, le refoulement des indĂ©sirables aux frontiĂšres, notamment franco-italienne, Ă©tait actĂ©, tout comme l’abandon de 15 000 personnes sur les Ăźles grecques dans des conditions Ă©pouvantables, laissĂ©s-pour-compte d’une mise en scĂšne sordide de la frontiĂšre.

      L’errance durant plus d’une semaine du Nuestra Madre de Loreto, en est le dernier avatar : ayant secouru douze personnes, ce chalutier espagnol s’est vu refuser l’autorisation de dĂ©barquer dans les ports europĂ©ens, y compris de l’Espagne, jusque-lĂ  bonne Ă©lĂšve dans l’accueil des rescapĂ©s de la mer mais qui lĂ  prĂŽna leur retour dans l’univers carcĂ©ral libyen. Ce n’est qu’aprĂšs la dĂ©cision du capitaine de faire, malgrĂ© tout, route vers l’Espagne, que le navire obtint le transfert des rescapĂ©s vers Malte.

      Non-assistance généralisée

      Aujourd’hui s’ouvre une sĂ©quence bien plus lourde de menaces. Aux cĂŽtĂ©s de la dĂ©lĂ©gation du secours en mer aux gardes-cĂŽtes libyens, la gĂ©nĂ©ralisation de la non-assistance Ă  personnes en danger est revenue en force en MĂ©diterranĂ©e. On se souvient, en effet, qu’en 2011, en pleine intervention militaire occidentale en Libye, des dizaines de migrants Ă©taient morts noyĂ©s, au terme d’une dĂ©rive de plusieurs jours, malgrĂ© les survols et observations d’un nombre important d’avions et de bateaux de l’OTAN.

      Ces pratiques de non-assistance ressurgissent : par crainte de ne pas savoir oĂč dĂ©barquer leurs rescapĂ©s, les navires commerciaux se dĂ©tournent de leurs routes habituelles, ou s’écartent lorsqu’ils aperçoivent l’embarcation redoutĂ©e. Telle est, en tout cas, la teneur des tĂ©moignages que nos Ă©quipes travaillant en Libye ont recueillis auprĂšs des rescapĂ©s du Nivin, un porte-vĂ©hicules dont l’histoire raconte l’ensemble des lĂąchetĂ©s des responsables politiques europĂ©ens et des agences internationales.

      Tous ceux-lĂ  avaient, pourtant, affirmĂ©, Ă  un moment ou Ă  un autre, que les migrants interceptĂ©s ne sauraient ĂȘtre ramenĂ©s en Libye contre leur grĂ©. Ce fut pourtant exactement ce qu’il s’est passĂ© avec le Nivin, duquel les quatre-vingt-quinze rescapĂ©s qu’il transportait refusĂšrent de dĂ©barquer au port de Misrata, Ă  l’est de Tripoli. L’occupation du navire se poursuivit une dizaine jours pendant lesquels nos Ă©quipes apportĂšrent de l’aide mĂ©dicale Ă  bord et constatĂšrent qu’aucune solution alternative Ă  la remise en dĂ©tention ne fut sĂ©rieusement examinĂ©e.

      Elle prit fin lorsque les forces libyennes lancĂšrent un assaut, au cours duquel une dizaine de personnes furent blessĂ©es, dont certaines griĂšvement. Certains sont aujourd’hui poursuivis par la justice libyenne pour crimes de piraterie. Telle est donc l’alternative pour les migrants de Libye : la folie, la torture, ou la mort. Et pour les marins, fuir leurs obligations ou subir les persĂ©cutions europĂ©ennes.

      Alors que, de part et d’autre de la MĂ©diterranĂ©e, les Etats s’arrogent le droit de vie et de mort sur des gens n’ayant pour motivation que celle de rendre leur vie meilleure, nous ne renonçons pas pour autant Ă  porter secours lĂ  oĂč nous le pouvons encore, Ă  soutenir les initiatives de secours en mer et participer Ă  en renouveler le modĂšle. Spectateurs et acteurs lucides, nous ne renonçons pas Ă  contester ces logiques de sacrifice.

      Mego Terzian (MĂ©decin, prĂ©sident de MĂ©decins sans frontiĂšres (MSF)) et MichaĂ«l Neuman(Directeur d’études Ă  MSF)

      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/07/aquarius-la-non-assistance-a-personnes-en-danger-est-revenue-en-force-en-med

    • Le accuse a Open Arms, ovvero il mondo capovolto.

      Proactiva Open Arms ù compagna di viaggio di Mediterranea fin dall’inizio. Insieme noi e a Sea Watch ù parte dell’alleanza United4Med: una piattaforma aperta per un’Europa solidale in mare e in terra.
      Ma le ipotesi di reato contenute nell’avviso di conclusione delle indagini preliminari depositate dalla Procura della Repubblica presso il Tribunale di Ragusa non ci lasciano sgomenti solo perchĂ© colpiscono ancora una volta delle persone di cui conosciamo direttamente l’integritĂ , e perchĂ© rilanciano la criminalizzazione del salvataggio della vita umana in mare e del rispetto della dignitĂ  delle persone salvate.

      L’accusa di violenza privata, unita a quella del favoreggiamento dell’immigrazione illegale, rappresenta un pericolosissimo uso del diritto che estende all’inverosimile il concetto di violenza, e, rispetto al soggetto offeso che in questo caso sarebbe il Ministero dell’Interno come Istituzione, rappresenta un precedente particolarmente inquietante che potrebbe estendersi praticamente ad ogni azione giuridicamente rilevante. Rimandando per i dettagli all’articolata e preziosa analisi elaborata in merito dal Giudice del Tribunale di Torino Andrea Natale, quello che emerge sempre piĂč chiaramente Ăš che davvero il mondo per come lo conoscevamo appare capovolto.
      Il comandante della nave Proactiva Open Arms, Marc Reig Creus, e la capo missione Ana Isabel Montes avrebbero esercitato violenza privata, disattendendo gli ordini dell’Italia e poi delle autorità libiche di non intervenire, per avere salvato centinaia di persone che stavano rischiando di annegare in mare. Successivamente, quando la cosiddetta guardia libica si ù presentata sul posto, la violenza privata sarebbe consistita nel rifiuto di riconsegnare le persone salvate ai libici, ovvero nel fatto di non restituire 216 donne, bambini e giovani uomini alle sevizie e alle torture già subite nei campi della Libia.
      Anabel e Marc avrebbero poi esercitato violenza privata per non aver chiesto a Malta di fornire un porto sicuro, cosa che Malta negli anni precedenti aveva rifiutato sistematicamente di fare, ed essersi diretti verso l’Italia. Il culmine della violenza privata sarebbe stato quindi quello di avere obbligato l’Italia a fornire un porto sicuro di approdo, e quindi di avere costretto il nostro governo a non avere anche questi profughi sulla propria coscienza.
      Cosa ci sia di violento e di privato in tutti questi accadimenti, e come possa un Ministero dell’Interno in quanto Istituzione essere soggetto a violenza privata ù qualcosa che davvero appare ad oggi circondata da un alone di mistero, a meno che non si guardi a queste accuse come a ipotesi di reato fortemente ideologiche e orientate da una precisa visione politica.
      Appare giĂ  distintamente, a prescindere da quello che accadrĂ  in sede processuale, che il diritto rischia sempre di piĂč di diventare uno strumento di potere che colpisce in maniera arbitraria, paradossalmente, il rispetto del diritto stesso, proprio mentre la violazione dei diritti diventa normale maniera di procedere dei decisori politici europei e italiani innanzitutto. E questa riflessione andrebbe estesa ad ogni ambito e non solo alle politiche migratorie che colpendo le persone rese piĂč vulnerabili sono, come sempre, un campanello d’allarme che ci dice fino a che punto le garanzie di libertĂ  e i diritti di ogni persona siano sempre piĂč messi in discussione.
      Rispettare i diritti umani Ăš un reato, violarli Ăš un merito: c’ù ancora qualcuno che crede che questo capovolgimento del mondo vada arrestato prima che travolga tutti? La storia di Mediterranea, la sua comunitĂ  di mare e quella sempre piĂč grande di terra ci racconta di sĂŹ. E si stringe intorno a Open Arms, Marc e Anabel, ringraziandoli profondamente per ogni singola vita sottratta alla morte e portata in salvo, per tutto il coraggio, per avere difeso da anni la nostra possibilitĂ  di essere umani e di immaginare una societĂ  piĂč giusta.

      ▻https://mediterranearescue.org/news/accuse-open-arms

    • L’Italie ferme ses ports Ă  un navire d’une ONG et 300 migrants Ă  bord

      Les ports italiens seront fermĂ©s aux quelque 310 migrants sauvĂ©s en MĂ©diterranĂ©e par l’ONG espagnole, Proactiva Open Arms, a dĂ©clarĂ© samedi le ministre italien de l’IntĂ©rieur, Matteo Salvini, aprĂšs un premier refus des autoritĂ©s de Malte.

      « Ma rĂ©ponse est claire : les ports italiens sont fermĂ©s ! », a twittĂ© le ministre d’extrĂȘme droite. « Pour les trafiquants d’ĂȘtres humains et pour ceux qui les aident, la fĂȘte est terminĂ©e ».

      M. Salvini a prĂ©cisĂ© que la demande de l’ONG de permettre l’accĂšs au territoire italien des hommes, femmes, enfants et bĂ©bĂ©s sauvĂ©s vendredi, avait Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e aprĂšs une rĂ©ponse nĂ©gative de Malte.

      L’ONG a prĂ©cisĂ© que parmi les migrants, une femme et son bĂ©bĂ©, nĂ© sur une plage libyenne, ont Ă©tĂ© emmenĂ©s Ă  Malte par un hĂ©licoptĂšre des gardes-cĂŽtes.

      « Nous restons avec 311 personnes Ă  bord, sans port oĂč accoster, et avec des besoins », a twittĂ© l’ONG de son cĂŽtĂ©.

      Proactiva Open Arms a annoncé vendredi avoir secouru prÚs de 300 migrants au large de la Libye, dont des femmes enceintes, qui se trouvaient à bord de trois embarcations.

      L’ONG a postĂ© en ligne une vidĂ©o de certains des migrants secourus « d’une mort certaine en mer ». « Si vous pouviez aussi ressentir le froid, il serait plus facile de comprendre l’urgence. Aucun port pour dĂ©barquer, et refus de Malte de nous donner de la nourriture. Ceci n’est pas NoĂ«l ».

      Le navire avait repris fin novembre, avec deux autres bateaux d’ONG, ses missions de sauvetage en MĂ©diterranĂ©e centrale, au large de la Libye.

      Cet itinĂ©raire de l’immigration clandestine est le plus mortel, avec plus de 1.300 migrants morts en tentant de gagner l’Italie ou Malte depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, selon l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM).

      Les navires humanitaires opĂšrent dans cette zone malgrĂ© l’opposition farouche de M. Salvini, qui leur ferme les ports en les accusant de favoriser les affaires des passeurs, et les rĂ©ticences de Malte.

      Une autre ONG, l’allemande Sea-Eye, a annoncĂ© vendredi soir le dĂ©part, depuis AlgĂ©siras dans le sud de l’Espagne, d’un nouveau bateau vers le large des cĂŽtes libyennes, le « Professor Albrecht-Penck ».

      Une partie des 18 membres de son Ă©quipage sont d’anciens volontaires de l’Aquarius, ce bateau qui avait dĂ©clenchĂ© l’étĂ© dernier une crise diplomatique entre les États europĂ©ens et mis dĂ©finitivement Ă  l’arrĂȘt dĂ©but dĂ©cembre.

      ▻https://www.courrierinternational.com/depeche/litalie-ferme-ses-ports-un-navire-dune-ong-et-300-migrants-bo

    • Sea Watch 3 e Sea Eye: le due navi che nessuno vuole far attraccare

      Le navi delle due Ong vagano da giorni nel Mediterraneo con decine di migranti a bordo, senza un porto sicuro dove approdare e in condizioni sempre piĂč complicate. I sogni delle persone salvate

      32 esseri umani, tra cui 3 minori non accompagnati, 2 bambini piccoli e un neonato, sono da 10 giorni in mare. Sono stati salvati dalla Ong tedesca Sea Watch. A questi si sono aggiunti altre 17 persone salvati da un’altra Ong tedesca, Sea Eye.
      Nessuno li vuole, nessun Paese europeo vuol farsi carico del destino di queste persone. L’Agenzia delle Nazioni Unite per i rifugiati ha chiesto agli Stati Ue di garantire lo sbarco delle due navi.

      «Non vogliamo che le persone che ci hanno salvato la vita, i nostri fratelli, passino dei guai per averci soccorso in mare», dice Youssef. «Siamo sfuggiti a torture e violenze. Quando abbiamo lasciato la nostra casa abbiamo perso i nostri affetti piĂč cari, e proprio per questi motivi la nostra vita in futuro non potrĂ  che essere migliore», aggiunge Lamin.

      Nonostante tutto, in queste parole c’ù speranza. Se i loro nomi sono di fantasia, per proteggerne le identitĂ , i loro sogni, ma anche le loro paure e le loro attese sono autentiche: cosĂŹ come lo sono le loro vite sottratte alla morte dal coraggio dei volontari della nave Sea Watch 3. Da dieci giorni Ăš con queste 32 persone salvate dai marosi che l’equipaggio del comandante Anne Paul Lancet condivide umanitĂ , cibo e riparo: «Durante la notte stiamo stretti sotto coperta, in questo modo tutti quanti possiamo stare all’asciutto ed evitare che qualcuno debba dormire sul ponte esposto alle intemperie», racconta Ayla, uno dei medici a bordo della nave della Ong tedesca.
      «Stamattina ho quasi pianto - aggiunge l’altro medico a bordo - perchĂ© tante persone mi pregavano solo di poter contattare le loro famiglie almeno per dire loro che erano al sicuro e stavano arrivando in Europa: volevano solo sentire le voci dei loro cari per qualche secondo. E noi non possiamo far nulla: e se io mi trovassi al loro posto, e se io avessi quegli stessi bisogni e desideri?», si chiede ancora il medico tedesco, guardando fuori l’orizzonte.
      L’inverno e il mare alto non perdonano, le temperature sono rigide e i rischi per l’incolumitĂ  delle 54 persone che si trovano sulla nave Sea Watch non dovrebbero venire sottovalutati. Al tavolo della politica europea, perĂČ, lontano dalle onde alte due metri, non si Ăš ancora presa alcuna decisione sulla sicurezza di queste persone, tenute in “ostaggio” senza l’indicazione di un porto sicuro di approdo.
      Malta, Italia, Spagna, Germania e Olanda hanno rifiutato nei giorni scorsi di aiutarli e a bordo della Sea Watch 3 così come della Sea Eye si sta vivendo un’altra odissea umanitaria: molto simile nelle modalità alle crisi che avevano tenuto in scacco in estate le navi Aquarius, Open Arms e Lifeline delle ong internazionali, e i pescherecci Sarost5 e Nuestra Madre de Loreto che dovettero attendere giorni e giorni prima di potersi mettere al riparo in porto. E perfino della Diciotti, la nave della Guardia Costiera Italiana, costretta a navigare da Lampedusa a Catania e infine rimasta bloccata nel porto etneo in attesa che dal Viminale arrivasse l’ok allo sbarco dei migranti, in gran parte profughi di guerra dal Corno d’Africa.

      La situazione a bordo della Sea Watch inizia a farsi proibitiva, anche a causa del peggioramento delle condizioni meteo: «Non abbiamo problemi con il carburante - rassicura il capitano - ma lentamente stiamo esaurendo le provviste di cibo fresco e di sicuro nelle prossime settimane, pur cercando a bordo di sprecare meno acqua possibile, avremo problemi ad avere acqua a disposizione a causa del nostro sistema di filtraggio».
      «Ma perchĂ© non ci permettono di entrare in Europa?», chiede Amina che ha 31 anni e viene dal Sudan: lei Ăš la portavoce dei sogni di tanti dei suoi compagni di sventura, ma riesce anche a dare voce all’interrogativo di tantissimi soccorritori che in mare hanno speso le loro vite per salvarne altre. «Oramai Ăš diventato sempre piĂč difficile spiegare alle persone che abbiamo tratto in salvo e con cui stiamo condividendo tantissime emozioni contrastanti e ore infinite di attesa, che dobbiamo restare in mare un giorno in piĂč, perchĂ© dall’Europa non riceviamo indicazioni per un porto sicuro», spiega ancora Ayla, la dottoressa olandese, convinta che «i Paesi europei abbiano scelto finora di non assumersi la responsabilitĂ  delle vite delle persone in gioco sul confine mortale dell’Europa».
      Come abbiamo raccontato su Avvenire, Amina e le altre 31 persone sono state salvate dalla Sea Watch 3 lo scorso 22 dicembre grazie alla collaborazione con la ong Pilotes Volontaires che sorvola i cieli con l’obiettivo di avvistare gommoni e imbarcazioni in emergenza. Da allora e in attesa di ricevere indicazioni per approdare sulla terraferma l’equipaggio del capitano Lancet non si Ăš arreso e - sostenuto anche dalle persone salvate «Sono qui per aiutare», ha detto subito Youssef mettendosi a disposizione del comandante - ha continuato a pattugliare la zona di search and rescue (Sar) libica, rispondendo alle chiamate di soccorso. CosĂŹ era accaduto per le 75 persone che erano a bordo di un gommone pochi giorni fa, ma di cui non si sono piĂč avuto notizie, probabilmente perchĂ© ingoiati dal mare o ripresi da una motovedetta libica che li ha riportati nei campi di detenzione.

      «Ho davvero paura di tornare in Libia, ho provato a scappare due volte senza riuscirci - ha raccontato ancora Amina lasciando uscire le parole con lentezza -. Quello che ho passato Ăš stato terribile», cosĂŹ tanto da non riuscire quasi piĂč a parlarne, come accade spesso con i traumi piĂč violenti. «Avevamo molta paura quando eravamo sul gommone. Non abbiamo usato il telefono satellitare per il terrore di essere localizzati e ripresi dai libici - ha aggiunto Youssef -. Grazie a Dio siamo stati molto fortunati e i nostri fratelli ci hanno salvati. E ora possiamo prepararci a scoprire quello che sarĂ  il nostro futuro in Europa».

      I bambini provano a raccontare i loro giorni piĂč tristi e le paure attraverso i disegni. Uno di loro ha riportato su carta tre momenti: la vista del barcone su cui sarebbero saltati per lasciarsi alla spalle l’inferno libico, poi il gommone che si sgonfia, mentre i 32 temevano di perdere la vita, e infine la visione della Sea Watch 3, l’unico soggetto disegnato completamente a colori. Un passaggio, dal bianco e nero del gommone alla vivacitĂ  della nave di salvataggio, che da solo spiega i timori e le speranze di chi adesso, finalmente al sicuro, non si spiega il perchĂ© delle porte chiuse.
      Un sogno e un desiderio, quello dell’Europa, che emerge ancora dalle parole straziate dal dolore di Amina: «Noi donne dobbiamo essere forti – si lascia andare la donna, mentre i medici di bordo le prestano le cure –. Soprattutto possiamo essere libere in Europa. LĂŹ possiamo vivere la nostra vita, ecco perchĂ© voglio raggiungerla». Quell’Europa che perĂČ sembra aver voltato loro le spalle.

      ▻https://www.avvenire.it/attualita/pagine/sea-watch-migranti-bloccati-in-mare

    • E LA NAVE VA
 È piena di naufraghi nessun porto la vuole

      Da dieci giorni in mare decine di profughi e nessuno li vuole

      C’ù un bambino appena nato che ha trascorso la notte di Capodanno in mezzo al mare. Al largo di Malta. Le autoritĂ  europee hanno deciso che Ăš bene cosĂŹ. Che se l’ù meritata. Insieme a quel bambino ci sono due ragazzini un po’ piĂč grandi, tre quattr’anni, altri tre adolescenti senza genitori, e poi ancora 26 adulti, tutti africani, tutti in fuga dalla guerra, scappati dai campi di prigionia in Libia. Stavano su un gommone il 22 dicembre, volevano arrivare in Sicilia, ma il gommone ha iniziato a sgonfiarsi, le onde erano alte, il vento gelido, e loro pensavano di essere a pochi minuti dalla morte. Poi li ha avvistati un piccolo aereo da ricognizione di una Ong tedesca, Dio lo benedica, ed ha lanciato la esseoesse ad una imbarcazione sempre della stessa Ong tedesca, la Sea Watch. L’aereo ha fornito al comandante della Sea Watch le coordinate del gommone, e la Sea Watch ha raggiunto i naufraghi in tempo. Li hanno fatti salire a bordo, li hanno asciugati, riscaldati, hanno dato loro da mangiare. Il bimbo neonato ha smesso di piangere. I 31 naufraghi hanno ringraziato il personale tedesco e olandese a bordo, erano commossi, non si aspettavano piĂč di poter sopravvivere.

      Hanno raccontato a Ilaria Solaini, che Ăš una giornalista inviata dell’Avvenire, i loro sentimenti, il terrore di morire o di finire nel lager libici. Hanno detto che avrebbero voluto poter parlare un minuto solo, al telefono, con i loro cari lasciati a casa. Ma non hanno potuto. Hanno chiesto di poter sbarcare in un porto europeo. Malta, Spagna e poi Italia hanno risposto con un no secco. Hanno detto che loro devono difendere i confini. Anche Germania e Olanda – che non dispongono di porti ( nĂ© di confini) nel Mediterraneo – hanno detto di no. Le onde da qualche ora si sono fatte piĂč alte. Il meteo dice che da stanotte si va sottozero. Di acqua non ce n’ù tantissima. Di cibo poco. I medici a bordo della nave temono che possano apparire delle malattie. I marinai temono che il mare possa alzarsi molto. Gli ausiliari temono il freddo. Fin qui sono riusciti a far dormire tutti, di notte, sottocoperta. Anche sottocoperta perĂČ, se si va sottozero, diventa dura. Intanto un’altra imbarcazione di una Ong tedesca, la See Eye, ha raccolto altri 17 naufraghi. Anche loro sono stati rifiutati da tutti i porti europei. Qui non c’ù posto, hanno detto. Tornate in Libia. Buona Fortuna.

      L’altro giorno la Sea Watch ha ricevuto una richiesta di soccorso di un altro gommone ancora. Lo ha avvistato sempre l’aereo di ricognizione. Dall’aereo hanno detto che a bordo c’erano circa 75 persone. E hanno fornito alla Sea Watch, di nuovo, le coordinate. La Sea Watch perĂČ non ha trovato il gommone. Neanche l’aereo lo ha piĂč visto. Spariti. Nella migliore delle ipotesi sono stati catturati dai libici, e portati in un lager sulla costa. Nella peggiore se li Ăš mangiati il mare.

      E’ vero, i confini ora sono ben difesi. E i caduti tra le fila dei nemici aumentano a vista d’occhio. La vittoria Ăš vicina. VabbĂš, diciamo che comunque 32, piĂč 17, piĂč una ventina di persone di equipaggio, tra marinai, medici e ausiliari, in tutto fa un po’ meno di settanta persone. Cosa volete che sia se 70 persone passano il Capodanno in mare per decisione delle autoritĂ  europee. Con tutto quello che succede nel mondo volete scandalizzarvi per cosĂŹ poco?

      Facevo un po’ di conti. Se non calcoliamo i soccorritori, che comunque poi se ne torneranno a casa loro, si tratta di 48 persone piĂč un neonato di un paio di chili. L’Europa comunitaria, secondo le statistiche ufficiali, ha 503 milioni, 679 mila e 730 abitanti. Voi dite che se ospita anche questi 48, piĂč un neonato, scoppia? O dite che i suoi 15 mila 326 miliardi di Pil annuo potrebbero andare dispersi nel soccorrere questi 49 disperati?

      Eppure ù così. Talvolta la politica ù esattamente così. Succede che sia la ragion di Stato a prevalere sul senso di umanità. Succede spesso. Stavolta la ragion di stato non c’entra niente. C’entrano solo i calcoli politici dei leader europei. Quanto potranno costare 49 naufraghi? Qualche migliaia di euro, che sono niente per gli Stati. E diverse migliaia, o centinaia di migliaia di voti: che sono molto, molto per i partiti.

      P. S. Inizia cosĂŹ la dichiarazione dei diritti universali dell’uomo, redatta dall’Onu 70 anni fa: «Considerato che il riconoscimento della dignitĂ  inerente a tutti i membri della famiglia umana e dei loro diritti, uguali ed inalienabili, costituisce il fondamento della libertĂ , della giustizia e della pace nel mondo; Considerato che il disconoscimento e il disprezzo dei diritti umani hanno portato ad atti di barbarie che offendono la coscienza dell’umanità » . Poi c’ù l’articolo 13 che dice cosĂŹ: «Ogni individuo ha diritto alla libertĂ  di movimento e di residenza entro i confini di ogni Stato. Ogni individuo ha diritto di lasciare qualsiasi paese, incluso il proprio, e di ritornare nel proprio paese».

      E infine l’articolo 14, che si potrebbe anche imparare a memoria, perchĂ© Ăš molto breve: «Ogni individuo ha il diritto di cercare e di godere in altri paesi asilo dalle persecuzioni». ChissĂ  se i governanti di Germania, Olanda, Spagna, Malta e Italia hanno mai letto questi articoli. Si potrebbe proporre agli Stati europei di chiedere a chiunque entri in un governo della Ue di superare un esamino nel quale dimostra di conoscere la dichiarazione dei diritti dell’Uomo


      ▻http://ildubbio.news/ildubbio/2019/01/02/e-la-nave-va-e-piena-di-naufraghi-nessun-porto-la-vuole

    • Le Sea Watch 3, avec Ă  bord 32 migrants depuis le 22 dĂ©cembre, a Ă©tĂ© autorisĂ© par les autoritĂ©s maltaises Ă  pĂ©nĂ©trer dans ses eaux territoriales, pour s’abriter de la trĂšs menaçante mĂ©tĂ©o. Mais ni accostage, ni soins ni accueil

      Un bateau de l’alliance #United4Med (Sea Watch et Mediterranea) a rejoint aujourd’hui (4/1/19) SeaWatch3. A bord le tĂ©moignage d’Alessandra Sciurba (Mediterranea) :
      ▻https://www.instagram.com/p/BsNom3NCA1X

      Instagram

    • Un nouveau bateau de sauvetage affrĂ©tĂ© par la sociĂ©tĂ© civile basque et andalouse

      Le 14 ou le 15 janvier, partira de Pasaia, port basque, l’ex-chalutier l’#Aita_Mari, pour secourir en MĂ©diterranĂ©e les personnes fuyant la Libye.
      Il fera escale le 16 janvier Ă  Bilbao, passera par Barcelone puis par Majorque - avant de rejoindre les eaux au large de la Libye.
      Ce bateau a été acheté, dans cet objectif, par le gouvernement basque et remis en état par la société civile.
      Le projet est soutenu par deux associations, une basque et une andalouse.
      Les rescapĂ©s Ă  bord, le bateau tentera d’accoster Ă  Malte ou en Italie, mais aura toujours la possibilitĂ©, en cas de refus, de faire route vers un port espagnol, puisqu’il navigue sous pavillon espagnol.
      A son bord, sept bénévoles, 5 secouristes, 2 médecins.
      Il y aussi un mécanicien et un cuisinier.
      Et les deux capitaines, celui du bateau, et celui des secours.
      Une cabine est prévue pour un.e journaliste.
      L’équipe communiquera rĂ©guliĂšrement et aura besoin de relai.

      Reçu via la mailing-list Migreurop

    • EU nations deadlocked on rescued migrants

      Nearly 50 migrants rescued in the Mediterranean by two ships run by rights groups are still looking for countries to take them in, one of the groups told AFP Saturday.

      “The situation is still the same,” a spokeswoman for one of the groups, Sea Watch, said.

      Their vessel, Sea Watch 3, was sheltering from stormy weather off the coast of Malta, which like Italy, has refused to allow the boat into port.

      It has had 32 migrants on board, three of them children, since rescuing them on December 22.

      A one-year-old baby and two children, aged six and seven, “are vomiting continuously and are at risk of hypothermia and dehydration,” Alessandro Metz of rights group Mediterranean wrote on Twitter Friday.

      The German NGO Sea-Eye also has a ship stranded in the Mediterranean with 17 migrants on board.


      ▻https://www.thenational.ae/world/europe/eu-nations-deadlocked-on-rescued-migrants-1.809725

    • Ecco la diffida al governo per accogliere i 49 migranti bloccati in mare

      Azione di cittadinanza attiva in almeno 90 Province italiane: «Abbiamo consegnato in Prefettura un documento che obbliga le autoritĂ  ad adempiere alle leggi di soccorso di mare», spiega Antonio Nigro del movimento Move to resist, che ha mutuato il testo diffuso da Possibile

      ▻http://www.vita.it/it/article/2019/01/07/ecco-la-diffida-al-governo-per-accogliere-i-49-migranti-bloccati-in-ma/150262

    • “La Chiesa accoglierĂ  i migranti della Sea Watch”

      L’annuncio di Nosiglia durante la festa dei Popoli: un gesto simbolico ma concreto.
      «Voglio dichiarare la disponibilitĂ  della Chiesa torinese ad accogliere alcune delle famiglie che si trovano a bordo delle navi Sea Watch 3 e Sea Eye». Lo ha annunciato l’arcivescovo di Torino, monsignor Cesare Nosiglia, oggi alla chiesa del Santo Volto, durante l’omelia nella Festa dei Popoli. «La nostra Chiesa, come si ricorderĂ  - ha aggiunto Nosiglia - aveva giĂ  offerto questa disponibilitĂ  per i profughi della nave Diciotti, nel settembre scorso».


      ▻https://www.lastampa.it/2019/01/06/cronaca/la-chiesa-accoglier-i-migranti-della-sea-watch-8uxIAoytx33U6r7hjA65UN/pagina.html

    • #Diaconia_Valdese e #FCEI pronti all’accompagnamento dei profughi della Sea-Watch
      Chiese evangeliche. “Il nostro sostegno alle ONG perchĂ© il soccorso in mare e l’accoglienza a terra sono un dovere umanitario. Per noi Ăš anche la testimonianza dell’amore di Cristo”. FCEI e Diaconia valdese pronti all’accompagnamento e all’accoglienza dei 49 profughi della Sea-Watch e della Sea eye.

      “Confermiamo il nostro sostegno alle ONG che svolgono azioni di soccorso in mare e ci rendiamo disponibili a sostenere il trasferimento e l’accoglienza dei migranti salvati dalla Sea-Watch e dalla Sea eye”. Lo affermano congiuntamente il Presidente della Federazione delle chiese evangeliche in Italia, past. Luca M. Negro, e il Presidente della Diaconia Valdese, Giovanni Comba. “Come FCEI siamo impegnati in un partenariato con Open Arms, la ONG che nei giorni scorsi ha salvato oltre trecento persone in mare – aggiunge Negro – e oggi sentiamo nostro dovere esprimere il sostegno attivo alla altre navi impegnate in azioni di soccorso che da giorni aspettano un porto sicuro in cui attraccare”. E infatti la vicepresidente della FCEI, Christiane Groeben, oggi 4 gennaio parteciperà alla delegazione di politici, esponenti della società civile e del volontariato che saliranno a bordo della Sea-Watch per chiedere con forza una rapida soluzione a quella che rischia di diventare una drammatica violazione del diritto alla protezione internazionale. “Stiamo lavorando con i nostri partner per costruire un corridoio europeo e la città di Heidelberg e le sue chiese hanno già manifestato la loro disponibilità all’accoglienza. Siamo pronti a farci carico del trasporto dei migranti nella loro destinazione finale e a collaborare per la loro accoglienza" aggiunge il presidente Comba.

      ▻https://www.diaconiavaldese.org/csd/news/diaconia-valdese-e-fcei-pronti-all-accompagnamento-e-all-accoglienz

    • #Malte profite de l’urgence pour se dĂ©lester de 220 migrants

      Le Premier ministre maltais a annoncĂ© un accord pour le dĂ©barquement des 49 migrants bloquĂ©s sur deux navires d’ONG allemandes et leur rĂ©partition dans huit pays europĂ©ens. Il se dĂ©barrasse en passant de 220 migrants dĂ©jĂ  accueillis Ă  Malte.

      Les 49 migrants coincĂ©s depuis parfois plus de deux semaines en mer avaient Ă©tĂ© secourus dans les eaux internationales au large de la Libye, le 22 dĂ©cembre par l’ONG Sea-Watch pour 32 d’entre eux, et le 29 dĂ©cembre par l’ONG Sea-Eye pour les 17 autres.

      Les pays europĂ©ens se sont finalement mis d’accord pour les secourir. Ils doivent ĂȘtre transfĂ©rĂ©s « dĂšs que possible » sur des vedettes de la marine maltaise, qui les conduiront Ă  La Valette. Ensuite, Malte a priĂ© les navires des deux ONG de s’éloigner « immĂ©diatement ».

      Les deux navires avaient Ă©tĂ© autorisĂ©s il y a une semaine Ă  s’abriter du mauvais temps dans les eaux maltaises, mais l’accord en vue d’un dĂ©barquement des migrants a pris du temps parce que Malte exigeait d’y inclure 249 autres migrants que ce petit pays mĂ©diterranĂ©en avait secourus et accueillis ces derniers jours.

      « Un accord ad hoc a Ă©tĂ© trouvĂ©. Sur les 249 (migrants) prĂ©sents Ă  Malte et les 49 Ă  bord (des navires de) Sea-Watch and Sea-Eye, 220 personnes seront redistribuĂ©es dans d’autres pays membres ou rentreront dans leur pays d’origine », a dĂ©clarĂ© Joseph Muscat au cours d’une confĂ©rence de presse Ă  Malte.

      Les migrants seront rĂ©partis entre l’Allemagne, la France, le Portugal, l’Irlande, la Roumanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Italie, a prĂ©cisĂ© Joseph Muscat.

      ParallĂšlement, 44 Bangladais du groupe des migrants dĂ©jĂ  prĂ©sents Ă  Malte seront renvoyĂ©s dans leur pays, La Valette estimant qu’ils n’ont pas de raison d’y demander l’asile. Au final, 78 des migrants du premier groupe resteront Ă  Malte, le plus petit pays de l’UE avec 450 000 habitants.

      « Malte n’a jamais fermĂ© ses ports et reste un port sĂ»r. Nous voulons simplement que tous respectent les rĂšgles internationales que nous n’avons pas crĂ©Ă©es, nous », a assurĂ© le Premier ministre, malgrĂ© l’interdiction jusqu’ici exprimĂ©e.

      « Un signe de faiblesse »

      « Nous voulions faire passer un message politique fort, Ă  savoir que le fardeau devait ĂȘtre partagĂ© car il s’agit d’un problĂšme europĂ©en. Il ne s’agit pas d’un discours contre les ONG, nous voulons simplement que tous suivent les rĂšgles », a insistĂ© le Maltais.

      « Chaque heure passĂ©e sans rĂšglement n’était pas une heure dont j’étais fier », a-t-il ajoutĂ©, en regrettant que la solution n’implique que quelques pays et non l’ensemble de l’UE.

      Redoutant de voir les arrivĂ©es dans ses eaux se multiplier Ă  l’avenir maintenant que les navires de secours plus au sud se sont rarĂ©fiĂ©s, Malte avait plaidĂ© pour une solution « complĂšte et globale ».

      « Malte est un trĂšs petit pays et il est dans notre nature d’aider les personnes en dĂ©tresse, mais en tant que Premier ministre, je ne peux pas me soustraire Ă  la responsabilitĂ© de prĂ©server notre sĂ©curitĂ© et nos intĂ©rĂȘts nationaux », a expliquĂ© Joseph Muscat, rĂ©pĂ©tant que le prĂ©sent accord ne constituait pas « un prĂ©cĂ©dent ».

      Le commissaire europĂ©en chargĂ© des migrations, Dimitris Avramopoulos, s’est rĂ©joui qu’une solution ait Ă©tĂ© trouvĂ©e pour permettre aux migrants de dĂ©barquer et a saluĂ© le geste de solidaritĂ© de Malte et des États membres.

      En Italie, la question faisait encore dĂ©bat : le ministre de l’IntĂ©rieur Matteo Salvini s’oppose farouchement Ă  tout dĂ©barquement, mais le chef du gouvernement Giuseppe Conte s’est dit prĂȘt Ă  aller chercher les migrants « en avion ».

      « Ă€ Bruxelles, ils font semblant de ne rien comprendre et facilitent le travail des passeurs et des ONG. Je suis et je resterai absolument opposĂ© Ă  de nouvelles arrivĂ©es en Italie », a rĂ©agi Matteo Salvini, Ă©galement patron de la Ligue (extrĂȘme droite), dans un communiquĂ©.

      « CĂ©der aux pressions et aux menaces de l’Europe et des ONG est un signe de faiblesse que les Italiens ne mĂ©rite pas », a ajoutĂ© le ministre, qui a lancĂ© mardi soir sur Twitter le mot d’ordre #SalviniNonMollare (« Salvini tiens bon »), parmi les plus partagĂ©s depuis en Italie.

      ▻https://www.euractiv.fr/section/migrations/news/malte-profite-de-lurgence-pour-se-delester-de-220-migrants

    • Migranti, anche in Spagna stretta sulle Ong: Open Arms bloccata a Barcellona

      Dopo aver fatto sbarcare ad #Algeciras 311 migranti il 28 dicembre scorso, la nave sarebbe dovuta ripartire l’8 gennaio per una nuova missione. Ma le autoritĂ  hanno negato l’autorizzazione: cosĂŹ nel Mediterraneo centrale non ci sono piĂč imbarcazioni delle organizzazioni per il salvataggio

      ▻https://www.repubblica.it/cronaca/2019/01/14/news/migranti_open_arms_bloccata_in_spagna-216523058

    • "Je ne pourrai bientĂŽt plus parler, je gĂšle" : faute de secours, 100 migrants ont passĂ© plus de 12 heures en mer

      Pendant plus de 12h, la plateforme téléphonique Alarm Phone a alerté dimanche les autorités italiennes, maltaises et libyennes sur une embarcation en détresse au large de la Libye. Rome et La Valette ont, toute la journée, renvoyé la responsabilité à Tripoli qui a finalement coordonné le secours de ce canot en envoyant un navire marchand, plus de 12h aprÚs la premiÚre alerte.

      ▻http://www.infomigrants.net/fr/post/14641/je-ne-pourrai-bientot-plus-parler-je-gele-faute-de-secours-100-migrant

    • Navire Sea-Watch bloquĂ© en MĂ©diterranĂ©e : « La mer est agitĂ©e et certains migrants sont malades »

      AprĂšs avoir Ă©tĂ© bloquĂ© deux semaines dĂ©but janvier en MĂ©diterranĂ©e dans l’attente d’ĂȘtre acceptĂ© par un port europĂ©en, le navire humanitaire Sea-Watch erre une nouvelle fois en mer depuis son dernier sauvetage. Cinq jours se sont dĂ©jĂ  Ă©coulĂ©s, avec 47 migrants rescapĂ©s Ă  bord dont huit enfants, et aucun signe encourageant de la part des pays europĂ©ens.

      L’histoire se rĂ©pĂšte. L’ONG allemande Sea Watch, dont le navire humanitaire a secouru le 19 janvier dernier 47 personnes qui se trouvaient Ă  bord d’un bateau pneumatique, attend depuis maintenant cinq jours l’autorisation d’accoster en Europe. Lors d’une prĂ©cĂ©dente opĂ©ration de sauvetage, le mĂȘme navire avait errĂ© deux semaines en mer avant d’ĂȘtre autorisĂ© Ă  dĂ©barquer ses rescapĂ©s Ă  Malte le 9 janvier dernier. Un Ă©pisode qualifiĂ© de “record de la honte” par plusieurs ONG.

      L’équipage et les passagers actuellement Ă  bord sont “assez stressĂ©s”, confie une porte-parole de Sea Watch contactĂ©e par InfoMigrants. “La nuit a Ă©tĂ© difficile. La mer est agitĂ©e et certains sont malades”, poursuit-elle, prĂ©cisant que le groupe compte huit mineurs non-accompagnĂ©s et neuf nationalitĂ©s diffĂ©rentes : GuinĂ©e, SĂ©nĂ©gal, GuinĂ©e-Bissau, Mali, Sierra Leone, Centrafrique, CĂŽte d’Ivoire, Gambie et Soudan.

      "Une fois de plus, nous sommes à la merci des autorités"

      “Aucun État n’a encore rĂ©pondu Ă  nos requĂȘtes pour un port sĂ»r”, dĂ©plore l’ONG sur Twitter, estimant que “l’Union europĂ©enne empĂȘche le dernier navire humanitaire de travailler, alors que des centaines de personnes meurent en MĂ©diterranĂ©e”.

      Les 47 migrants actuellement Ă  bord du Sea-Watch ont Ă©tĂ© pris en charge aprĂšs qu’Alarm Phone et l’avion de repĂ©rage Moonbird ont donnĂ© l’alerte. “Juste aprĂšs le sauvetage, nous avons informĂ© le MRCC de Rome puisque le port sĂ»r le plus proche de notre position Ă©tait celui de Lampedusa. Ils nous ont renvoyĂ©s vers les garde-cĂŽtes libyens. Nous avons essayĂ© de les joindre, en vain. Nous ne savons mĂȘme pas s’ils lisent nos emails”, explique la porte-parole de l’ONG jointe par InfoMigrants.

      Dans l’impasse, l’équipage du Sea-Watch s’est donc tournĂ© vers le MRCC de Malte puis celui de Den Helder, au Pays-Bas puisque le navire humanitaire bat pavillon nĂ©erlandais. “Tous les deux ont dĂ©clinĂ© toute responsabilitĂ©. Nous avons demandĂ© un port sĂ»r Ă  plusieurs reprises Ă  tous ces interlocuteurs, mais nous sommes une fois de plus Ă  la merci des autoritĂ©s, dans l’attente d’un ordre de leur part”, affirme-t-elle.

      "La détresse des migrants comme outil de chantage politique"

      Dix jours avant ce nouveau sauvetage, le Sea-Watch et un autre navire humanitaire, le Sea-Eye, avaient finalement pu dĂ©barquer 49 migrants Ă  Malte aprĂšs plus de deux semaines d’errance en MĂ©diterranĂ©e. Une pĂ©riode particuliĂšrement difficile, les installations Ă  bord des navires humanitaires ne permettant pas d’hĂ©berger durablement autant de personnes et les conditions mĂ©tĂ©orologiques rendant la vie Ă  bord trĂšs pĂ©nible.

      MalgrĂ© les demandes rĂ©pĂ©tĂ©es des ONG, pendant 19 jours, le gouvernement maltais avait refusĂ© de laisser dĂ©barquer dans son port ces 49 migrants : 32 secourus au large de la Libye le 22 dĂ©cembre par le Sea-Watch et 17 autres sauvĂ©s le 29 dĂ©cembre par le Sea-Eye.

      Redoutant de voir les arrivĂ©es dans ses eaux se multiplier et de devenir la principale porte d’entrĂ©e des migrants en Europe – l’Italie ayant fermĂ© ses ports aux navires humanitaires – Malte a finalement nĂ©gociĂ© avec plusieurs pays europĂ©ens un accord de rĂ©partition des 49 migrants ainsi que 249 autres recueillis quelques jours plus tĂŽt par les autoritĂ©s maltaises.

      "Nous voulions faire passer un message politique fort, Ă  savoir que le fardeau devait ĂȘtre partagĂ© car il s’agit d’un problĂšme europĂ©en. Il ne s’agit pas d’un discours contre les ONG, nous voulons simplement que tous suivent les rĂšgles", avait dĂ©clarĂ© le Premier ministre maltais Joseph Muscat au moment oĂč l’accord a Ă©tĂ© trouvĂ©.

      Mais Sea Watch ne l’entend pas de la sorte. “Nous ne pouvons pas nous retrouver encore dans cette impasse, c’était trop difficile la derniĂšre fois pour notre Ă©quipage comme pour les rescapĂ©s. Il est inacceptable que les gouvernements europĂ©ens utilisent des personnes en dĂ©tresse comme outils de chantage dans leurs luttes de pouvoir”, conclut la porte-parole.

      ▻http://www.infomigrants.net/fr/post/14700/navire-sea-watch-bloque-en-mediterranee-la-mer-est-agitee-et-certains-

    • Dutch refuse Italian request to accept 47 migrants on rescue ship: government

      The Netherlands refused on Monday an Italian request to take in 47 migrants on a humanitarian ship that is being blocked from Italian ports, saying there was a need to distinguish between genuine refugees and economic migrants.

      ▻https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-italy-netherlands/dutch-refuse-italian-request-to-accept-47-migrants-on-rescue-ship-governmen
      #Pays-Bas #tri #catégorisation

      Dans l’article on parle de:
      #genuine_refugees and #economic_migrants
      #terminologie #mots #vocabulaire

      v. aussi le tweet de Sea Watch:
      Le comunicazioni intercorse tra #SeaWatch e l’Olanda per la richiesta di porto rifugio (POR).
      ▻https://twitter.com/SeaWatchItaly/status/1089815346113069057

    • Caso Sea Watch. Il Garante, Mauro Palma: “E’ illecita detenzione”

      Inviata informativa alla Procura di Siracusa e richiesto al Ministro dei trasporti Toninelli di consentire urgentemente lo sbarco: «Le persone sono la nostra giurisdizione, anche se con bandiera straniera». Intanto 50 organizzazioni scrivono al premier Conte: «Sbarco Immediato». E il Cnca si dice disponibile ad accogliere i migranti nelle sue strutture

      ▻http://www.agenzia.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/617603/Caso-Sea-Watch-Il-Garante-Mauro-Palma-E-illecita-detenzione

    • Les migrants du Sea-Watch 3 vont pouvoir dĂ©barquer grĂące Ă  un accord entre sept pays europĂ©ens

      L’Italie a annoncĂ© un accord avec six autres pays europĂ©ens pour rĂ©partir les 47 migrants bloquĂ©s depuis 12 jours en mer sur le Sea-Watch. Le navire est attendu dans la nuit au port de Catane, dans l’est de la Sicile.

      Les 47 migrants bloquĂ©s depuis prĂšs de deux semaines Ă  bord du Sea-Watch 3 au large de la Sicile vont pouvoir dĂ©barquer grĂące Ă  un accord conclu mercredi 30 janvier entre l’Italie et six autres pays europĂ©ens pour rĂ©partir les migrants.

      Le Sea-Watch 3, qui se trouvait depuis vendredi au large du port sicilien de Syracuse pour s’abriter du mauvais temps, « a reçu l’instruction de se diriger vers le port de Catane », environ 70 km plus au nord, oĂč il est attendu dans la nuit, a annoncĂ© une source ministĂ©rielle italienne.

      A la mi-journĂ©e, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, avait annoncĂ© que les opĂ©rations de dĂ©barquement allaient dĂ©buter « dans les prochaines heures ». Les six pays avec laquelle l’Italie a conclu un accord sont la France, le Portugal, l’Allemagne, Malte, le Luxembourg et la Roumanie. Il n’était pas clair si l’Italie elle-mĂȘme garderait une partie des migrants. Giuseppe Conte l’a laissĂ© entendre mais son ministre de l’IntĂ©rieur, Matteo Salvini, qui s’y est toujours opposĂ© de maniĂšre catĂ©gorique, ne l’a pas confirmĂ©.

      « Prise d’otages europĂ©enne »

      « Nous sommes heureux que cette prise d’otages europĂ©enne prenne fin », a dĂ©clarĂ© le porte-parole de Sea-Watch, Ruben Neugebauer. « En mĂȘme temps, c’est un mauvais jour pour l’Europe car les droits humains ont une fois de plus Ă©tĂ© subordonnĂ©s Ă  des nĂ©gociations au sein de l’UE. Encore un jour amer », a-t-il ajoutĂ©.

      Depuis des mois, diplomates européens et humanitaires réclament un mécanisme permanent de répartition des migrants secourus en mer pour leur épargner les interminables discussions au cas par cas.

      Mais les cas pourraient devenir de plus en plus rares avec le blocage progressif des navires humanitaires privĂ©s, comme l’Aquarius de SOS MĂ©diterranĂ©e et MĂ©decins sans frontiĂšres (MSF) ou l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms.

      Le choix d’envoyer Ă  Catane le Sea-Watch 3, affrĂ©tĂ© par l’ONG allemande Sea-Watch et battant pavillon nĂ©erlandais, semble rĂ©pondre au souhait formulĂ© par M. Salvini de voir la justice enquĂȘter sur les activitĂ©s de l’équipage.

      Le gouvernement italien lui reproche de ne pas avoir laissĂ© les garde-cĂŽtes libyens se charger des migrants, puis de s’ĂȘtre prĂ©cipitĂ© vers l’Italie plutĂŽt que de chercher refuge sur la cĂŽte tunisienne, qui Ă©tait beaucoup plus proche. Mais l’ONG assure n’avoir jamais reçu de rĂ©ponse de Tripoli ni de Tunis.

      Le procureur de Syracuse, Fabio Scavone, a estimĂ© lundi que le commandant du Sea-Watch n’avait « commis aucun dĂ©lit » et avait seulement « sauvĂ© les migrants et choisi la route qui semblait la plus sĂ»re sur le moment ».

      Mais Ă  Catane, le procureur Carmelo Zuccaro s’est montrĂ© particuliĂšrement incisif contre les ONG depuis deux ans. En mars 2018, il avait obtenu le placement sous sĂ©questre de l’Open Arms dans le cadre d’une enquĂȘte pour aide Ă  l’immigration clandestine contre les responsables du bateau qui avaient refusĂ© de remettre des migrants secourus aux garde-cĂŽtes libyens.

      La source au ministĂšre de l’IntĂ©rieur a expliquĂ© que Catane avait Ă©tĂ© choisie parce qu’elle compte des centres pour l’accueil des 13 adolescents du groupe. Les migrants majeurs seront conduits dans un centre d’identification et de premier accueil Ă  Messine, Ă©galement en Sicile.

      « Mission accomplie ! », s’est rĂ©joui M. Salvini mercredi. « Encore une fois (...), l’Europe a Ă©tĂ© contrainte Ă  intervenir et Ă  prendre ses responsabilitĂ©s ».

      ▻https://www.france24.com/fr/20190130-migrants-sea-watch-italie-catane-salvini-accord-europeen

    • No more civilian rescue boats off Libyan coast

      The civilian rescue vessel Sea Watch 3, which was detained in Italy on Friday, is the latest of such boats to stop operations in the central Mediterranean. Now, only the Libyan Coast Guard is able to save migrants risking their lives at sea in an attempt to reach Europe from North Africa.

      The main non-government organizations rescuing migrants off the coast of Libya stopped their efforts in mid-2017, mainly because of increased threats from the Libyan Coast Guard. The news agency AFP compiled this update on migrant rescue organizations and their activities:

      The Maltese aid group MOAS, which was the first to carry out migrant rescue operations in 2014 and had deployed two vessels, transferred its activities to helping the Rohingya in Bangladesh in September 2017.

      At about the same time, Doctors Without Borders (MSF) ended its operations with the Vos Prudence, the biggest private boat deployed off Libya with a record 1,500 people rescued at the same time.

      Save the Children ended its search and rescue operations with the Vos Hestia in October 2017.

      In August 2017, Italian authorities impounded the Juventa, operated by small German aid group Jugend Rettet, after it was accused of helping Libyan human traffickers. Jugend Rettet has denied the charge.

      The Lifeline rescue vessel, operated by a German aid group of the same name, was impounded on arrival in Valletta, Malta, in June 2018, for alleged registration issues.

      The aid groups SOS Mediterranee and MSF stopped search and rescue operations with the Aquarius in December 2018 after it was stuck in a French port for two months following the revocation of its registration.

      In January 2019, Spanish authorities refused to allow the Open Arms ship to leave Barcelona harbor. In early 2018 the boat, operated by the Spanish NGO Proactiva Open Arms, was impounded for a month by Italy. It was then forced to take rescued migrants to Spain several times after Malta and Italy refused to allow them to disembark.

      The Sea Eye charity from Germany had several vessels impounded during 2018 but deployed another ship, the Professor Albrecht Penck, in December, rescuing 12 migrants. The boat is currently in Majorca and plans to set sail again in around two weeks, according to AFP.

      SOS Mediterranee has said it is looking for another boat and flag so it can continue search and rescue operations.

      In Italy a collective of associations launched the Mediterranea, flying an Italian flag, mainly to witness the situation for migrants off Libya.

      There are also two light aircraft which overfly the Mediterranean trying to identify and locate boats in trouble: the Colibri operated by French aid group Pilotes Volontaires, and the Moonbird operated by Sea Watch.


      ▻http://www.infomigrants.net/en/post/14966/no-more-civilian-rescue-boats-off-libyan-coast
      #the_end

    • Sea Watch 3 still held in Catania, despite rescue vessel vacuum in the Mediterranean

      The crew of the migrant rescue vessel Sea Watch 3 are ready to continue life saving operations in the central Mediterranean but the vessel remains without permission to leave from Catania harbour, the NGO said yesterday.

      With NGO vessels being barred from leaving ports and coast guard and navy ships withdrawn from the area, it is not known how many attempted crossings there have been over the past week.

      The Sea-Watch 3 vessel remains unable to leave Catania under orders of the port authority and is barred from performing essential search and rescue activities in the Central Mediterranean Sea.

      The vessel was recently caught up in another migrant stand-off between Malta and Sicily and was eventually allowed to disembark the migrants it had rescued in Catania.

      However, the vessel has not been allowed to leave, in what is reminiscent of the time it spent impounded in Malta during the summer of 2018.

      Earlier this year, the vessel, along with another ship operated by the Sea-Eye NGO, was left stranded off the coast of Malta for over two weeks.

      The rescued migrants were eventually disembarked in Malta after an agreement was reached between several member states. The vessels were then ordered to leave Maltese waters, with permission for a crew change reportedly denied.

      Maltese national Danny Mainwaring is among the crew members currently stuck on the Sea Watch in the port of Catania.

      In comments to The Malta Independent, Sea Watch said: “The Public Prosecutor’s Office of Catania stated that Sea-Watch and the crew of its last mission have committed no criminal offence and that all their actions in the rescue of 19 January were justified, as the vessel and her crew saved the lives of 47 people whose boat was bound to sink.

      “That mission culminated in a stand-off that saw vulnerable people stranded at sea on the coast of Syracuse as European leaders failed to provide a port of safety in a timely manner. Despite the public acknowledgement that Sea-Watch conducted itself within the law, the vessel remains barred from departing on technical grounds and awaits a visit from the Dutch flag state requested by the Italian Coast Guard.

      “The Sea-Watch 3 passed a flag state inspection in the summer of 2018, which also confirmed its correct registration. We find ourselves in a scenario reminiscent to that which unfolded in Malta that same summer, when the vessel was kept from leaving port for over four months while a record number of people drowned at sea.

      “EU governments have unanimously adopted a policy of attempting to criminalize sea rescue NGOs and instead finance, train and provide logistical support to the so-called Libyan Coast Guard.

      “Despite the fact that Libya remains in a state of civil war and migrants and refugees face well documented human rights abuses in its detention facilities, the EU is outsourcing a policy of forced return to the so-called Libyan Coast Guard in violation of the principle of non-refoulement.

      “This principle, enshrined in international law, prohibits governments from returning asylum seekers to a country in which they face a well-founded fear of persecution, and inhumane and degrading treatment.

      “With many national coast guard and navy assets withdrawn from the Central Mediterranean and no NGO vessels currently at sea, it is not known how many attempted crossings there have been over the past week. With absolute numbers of crossings declining but the death rate rising, one can only conclude that Europe has strayed from the spirit of cooperation and respect for human rights that it was founded on; the same spirit that breathed life into Operation Sophia when mass drownings alarmed the continent and the world in May 2015.

      “The Sea-Watch 3 and her crew are ready to sail and perform the essential life saving duties for which the organisation has been lauded across the world.

      “European governments must meet their responsibilities towards those in distress both at sea and on land. Rather than criminalize rescue NGOs, who are upholding this responsibility in Europe’s stead, governments must seek sustainable solutions while cooperating with NGOs and opening their ports to people rescued at sea.”


      ▻http://www.independent.com.mt/articles/2019-02-11/local-news/Sea-Watch-3-still-held-in-Catania-despite-rescue-vessel-vacuum-in-th

    • When commercial ships tell migrants rescued at sea they are going to bring them to Europe

      Some commercial ships that have rescued people in danger have lied about their destination, according to a telephone hotline that helps migrants lost at sea. Alarm Phone says the crews of several ships led migrants to believe they would be dropped off in Europe, but instead returned them to Libya.

      ▻https://www.infomigrants.net/en/post/15194/when-commercial-ships-tell-migrants-rescued-at-sea-they-are-going-to-b

    • When rescue is capture: kidnapping and dividing migrants in the Mediterranean

      EU member states are holding migrants hostage while playing pass the parcel with their fates. It’s a strategy that is as cruel as it is deliberate.

      The Italian minister of the interior, Matteo Salvini, is currently under investigation for abuse of power and the kidnapping of 177 migrants. These migrants were, on Salvini’s orders, confined to the coast guard vessel Diciotti for more than one week in late August last year. While this case received international media attention, it was not an isolated event. Over the last several years Italian ministers and politicians have repeatedly violated international and domestic law as they have sought to prevent individuals from migrating over the Mediterranean Sea. The disembarkation of rescued migrants has been denied or delayed many times. On a few occasions, Italy has arbitrarily closed its ports entirely.

      While the closure of ports and the kidnapping of migrants triggered a strong reaction from some citizens and municipalities, many seemingly do not care. They do not care about the kidnapping of people by the state, nor about an interior minister who violates the law. They just do not want the migrants to land in Italy. Yet, far from being an exclusive Italian affair, the above mentioned legal and political controversies are part of a European battle, in which member states compete to not take care of a few dozen people on a boat seeking asylum. In fact, the recurrent strategy of taking migrants hostage is a sign of how deep Europe’s crisis has become.

      Kidnapping migrants is a strategy designed to deter and exhaust migrants while putting pressure on other member states.
      Migrants as hostages of European politics

      31 January 2019: after being held on a ship of the NGO Sea Watch for 13 days by the Italian authorities, the 47 migrants who were rescued in central Mediterranean were finally authorised to disembark in Sicily, or to put it better they had been liberated. During the period of their captivity the Italian government had argued that the Netherlands should receive them, due to the Dutch flag on the Sea Watch vessel. The Dutch authorities refused to do so. The standoff resulted in a meeting at the European Commission in Brussels to discuss how to deal with the 47 migrants nobody wanted to take. After days of negotiations, the Vatican offered to host the minors while eight member states (France, Germany, Romania, Malta, Portugal, Spain, Luxembourg and Italy) agreed to take a few migrants each. Meanwhile, the NGO Sea Watch was defending itself against a cynical smear campaign in which the Italian government accused it of “putting migrants’ lives at risk”.

      This case is only the latest in a series of episodes that took place in central Mediterranean. The kidnapping of migrants has been repeatedly enacted by the Italian government and by Malta over the last year. It’s a strategy designed to deter and exhaust migrants, on the one hand, and to put pressure on the EU and on other member states, on the other. It is worth highlighting the continuity of this tactic. Among other episodes, in July 2018 the coast guard vessel Diciotti was prevented from disembarking rescued migrants in the port of Catania until the Italian president at the time successfully intervened. One month later, the Diciotti was again blocked for more than one week, this time with 177 migrants on board. In both these cases the rescue vessel was Italian. In more recent episodes the vessels have belonged to NGOs registered to other member states. In the closing days of 2018, 49 migrants had to wait 19 days after being rescued by the Sea Eye and Sea Watch vessels. They were finally disembarked in Malta on 9 January, and then relocated to other EU countries.

      The strategy of migrant kidnapping on the northern shore of the Mediterranean is part of a broader politics of migration containment. Together with the protracted detention of migrants on rescue vessels, the Libyan Coast Guard intercepts and rescues migrants in distress and takes them back to detention centres in Libya as a result of the 2017 Italy-Libya Memorandum of Understanding. International organisations like UNHCR and the IOM are involved in their containment in Libya once they arrive. In both cases – the confinement of migrants on rescue ships and the return of migrants to Libya – rescue at sea turns out to be a mode of capture.

      We might have been pulled out of the sea, the argument goes, but we are no less human and we are not to be bartered and haggled over.
      The European battle over numbers

      The migrants at the centre of these intra-European diplomatic battles are actually very few in number. Meetings, internal political crises, and struggles between states and non-state actors have resulted from a few dozen migrants seeking entry into Europe despite already being within European territory; confined to their rescue ships either in or just off European harbours for no other reason than member states’ refusal to take them. It is noticeable that the dispute among European countries was also predicated on migrants’ vulnerability: some member states have declared that they would welcome women and minors only. In this way, the right to protection and to mobility appear as a sort of “privilege” of those deemed to be the most vulnerable.

      The “fear of the small numbers”, as the anthropologist Ariun Appadurai calls it, has rarely been so evident. With just a few dozen migrants at issue, Salvini is by no means staving off a ‘crisis’ of quantity. Yet that is what makes recent events so troubling. They show that public sentiment does not soften when the counterargument focuses on how small the numbers are, as it has done so far. Both citizens’ active consensus and passive acceptance of migration containment has proved immoveable. The European front against migrants ultimately remains solid.

      At the same time, the anti-migrant front does not monopolise the field. Thousands of citizens mobilised across Europe and in Italy to demand the liberation of the detained migrants. Their solidaric reaction was not primarily driven by the fact that there were only a ‘few’ migrants to host, but by a conviction that those kidnapped – like with any other kidnapping – must be unconditionally released. As such, during the protests that haven taken place we have seen many more banners with the words “let them disembark!” than with more Italy-centric slogans like “not in my name”. In short, it’s not about Italy, it’s about the people on the ship.

      That central point is further enshrined in the “We are not fish” campaign, launched in Rome on 28 January 2019. We might have been pulled out of the sea, the argument goes, but we are no less human and we are not to be bartered and haggled over. The “We are not fish” campaign demands that Italian harbours remain open and that migrants are allowed to disembark. It opposes the fundamental inequality of lives that sustain the politics of migration, which is premised on the suggestion that migrants are not truly humans.

      The widespread citizen reaction against migrants’ seizure at sea and against deaths in the Mediterranean constitutes not only a fundamental ethical response, but also potentially a catalyst for actively refusing the leave-to-die politics playing out in the Mediterranean. Indeed, the ongoing civic mobilisation should be seized as an opportunity for moving beyond the horizon of a politics of rescue and the current debate that pivots around the question, should we rescue or not rescue the migrants?

      Indeed, a left-wing discourse on migration would require fighting the politics of migration containment as a whole, including the most recent bilateral agreement between Italy and Libya that the previous government led by the Democratic Party signed. It would also require challenging the racialisation and inequalities of lives enforced by the global visa regime, which forces many people across the world to become shipwrecked lives to be rescued. Neither the trial of Salvini nor the acceptance of the terms of the current debate centred around leave-to-die politics will liberate migrants from being held hostage to European politics. “We are not fish”. This motto is circulating widely. It posits the existence of a ‘we’, a common ground, between migrants and European citizens that refuses the reproduction of the asymmetries between ‘rescuers’ and ‘rescued’.

      ▻https://www.opendemocracy.net/beyondslavery/martina-tazzioli/when-rescue-is-capture-kidnapping-and-dividing-migrants-in-mediterran

    • Un seul navire humanitaire est actuellement prĂ©sent au large de la Libye

      PrĂšs de 17 000 personnes sont mortes en mer MĂ©diterranĂ©e ces quatre derniĂšres annĂ©es. Pour tenter d’enrayer la tragĂ©die, des navires humanitaires se sont relayĂ©s dans la zone de dĂ©tresse, au large des cĂŽtes libyennes pour les secourir. Mais actuellement, un seul patrouille dans cette zone.

      Actuellement, seul le bateau Aylan Kurdi (anciennement appelĂ© Professor Albrecht Penck) est actuellement au large de la Libye. Il appartient Ă  l’ONG allemande Sea Eye.

      OĂč sont les autres bateaux d’ONG ? InfoMigrants fait le point.

      Les navires humanitaires qui sont bloquĂ©s dans des ports europĂ©ens :

      – Le Sea-Watch 3 de l’ONG Sea Watch est en escale dans le port de Marseille pour un problĂšme administratif relatif Ă  son pavillon nĂ©erlandais (et effectuer sa maintenance). Il devrait repartir en mer mi-mars.

      – Depuis un dĂ©barquement en juin 2018 Ă  Malte, le Lifeline de l’ONG allemande eponyme est bloquĂ© au port de La Valette, Ă  Malte, oĂč les autoritĂ©s contestent sa situation administrative.

      – Depuis le mois de janvier 2019, l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms est bloquĂ© Ă  Barcelone par les autoritĂ©s espagnoles. Au printemps 2018, ce navire avait Ă©tĂ© placĂ© un mois sous sĂ©questre en Italie avant d’ĂȘtre autorisĂ© Ă  repartir.

      – DĂ©but aoĂ»t 2017, la justice italienne a saisi le Juventa de l’ONG allemande Jugend Rettet, accusĂ©e de complicitĂ© avec les passeurs libyens mais qui clame depuis son innocence.

      Les ONG qui rĂ©sistent :

      –Dans les airs, les petits avions Colibri de l’ONG française Pilotes volontaires et Moonbird de Sea-Watch mĂšnent rĂ©guliĂšrement des patrouilles pour tenter de repĂ©rer les embarcations en difficultĂ©.

      –L’Astral, le voilier de l’ONG Open Arms, est actuellement à Barcelone.

      –En Italie, un collectif d’associations a lancĂ© le Mare Jonio, un navire battant pavillon italien qui entend avant tout tĂ©moigner de la situation en mer. Il est actuellement Ă  Palerme.

      Les navires humanitaires qui ont renoncĂ© :

      Des ONG engagées au large des cÎtes libyennes ont suspendu leurs activités, face à la chute des départs de Libye et face à une intensification des menaces des garde-cÎtes libyens, qui considÚrent les ONG comme complices des passeurs.

      – Suite aux pressions politiques, privĂ© de pavillon, l’Aquarius de l’ONG SOS MĂ©diterranĂ©e – qui a secouru prĂšs de 20 000 personnes en deux ans et demi - a mis fin Ă  ses missions en dĂ©cembre 2018. L’ONG espĂšre toutefois trouver un nouveau bateau pour repartir rapidement en mer au printemps 2019.

      – MĂ©decins sans frontiĂšres (MSF) a mis fin au mĂȘme moment aux activitĂ©s du Vos Prudence, le plus gros navire humanitaire privĂ© actif au large de la Libye avec un record de de 1 500 personnes secourues en mĂȘme temps.

      – Save the Children a Ă©galement mis fin aux activitĂ©s de sauvetage du navire Vos Hestia.

      – L’ONG maltaise Moas, la premiĂšre Ă  s’engager dans les opĂ©rations de secours en 2014 et qui a comptĂ© jusqu’à deux navires dans la zone, a transfĂ©rĂ© ses activitĂ©s auprĂšs des Rohingyas au Bangladesh.

      ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/15426/un-seul-navire-humanitaire-est-actuellement-present-au-large-de-la-lib

    • Sea Watch segreto di Stato. Viminale e Infrastrutture: no accesso agli atti

      Non ù possibile sapere da chi e come fu bloccata la nave. Ed ù giallo anche sull’omesso sbarco dei minori. Cortocircuito tra Prefettura, Comune e Tribunale di minori

      Nel Paese dei misteri irrisolti anche la sorte dei migranti rischia di diventare un “segreto di Stato”. Non sarĂ  infatti possibile sapere chi, nello scorso gennaio, ha dato l’ordine di bloccare a Siracusa la nave umanitaria Sea Watch, nĂ© chi e perchĂ© ha impedito lo sbarco immediato dei 15 minorenni, dirottando poi il vascello verso il porto di Catania.

      La conferma dello stato di riservatezza degli atti arriva dal Viminale, che ha respinto la richiesta di divulgazione dei documenti depositati presso il ministero delle Infrastrutture. Intorno al caso, dopo che Avvenire aveva documentato la smentita del ministero che esclude sia mai stato dato l’ordine di «porti chiusi», Ăš stato eretto un muro di gomma. Nei giorni scorsi il Viminale aveva assicurato che da Salvini, contrariamente alle reiterate dichiarazioni pubbliche, non era mai partito alcun ordine di stop alle navi umanitarie nĂ© alcun «divieto di sbarco».

      Non restava che interpellare il dicastero guidato da Danilo Toninelli, competente per la Guardia costiera e i porti. Ma la nuova richiesta di accesso ai documenti Ăš stata respinta. Motivo? «La tipologia di atti richiesti non Ăš soggetta a pubblicazione obbligatoria». CosĂŹ il capo di gabinetto del ministro Salvini ha risposto all’istanza «indirizzata – viene precisato nella risposta – anche al ministero delle Infrastrutture», a cui era stata originariamente rivolta. Nella missiva, che reca la data del 26 febbraio, viene escluso per il caso Sea Watch l’obbligo di divulgazione delle informazioni.

      Secondo la legge richiamata nello scambio di documenti tra l’avvocato Alessandra Ballerini, che aveva chiesto trasparenza per contro di Adif (Associazione Diritti e Frontiere), e il prefetto a capo del gabinetto del ministro, viene invocata la norma che giustifica il rifiuto alla conoscibilitĂ  per «la sicurezza pubblica e l’ordine pubblico; la sicurezza nazionale; la difesa e le questioni militari; le relazioni internazionali; la politica e la stabilitĂ  finanziaria ed economica dello Stato; la conduzione di indagini sui reati e il loro perseguimento; il regolare svolgimento di attivitĂ  ispettive». In quale di queste categorie rientri il caso della Sea Watch e dei minorenni bloccati a bordo per 13 giorni non Ăš dato da sapere.

      Indirettamente, perĂČ, una cosa il Viminale la conferma. Se nei giorni scorsi era stata negata l’esistenza di deliberazioni riconducibili al ministro Matteo Salvini, adesso viene implicitamente riconosciuto che le decisioni furono prese formalmente dal ministero delle Infrastrutture. Una circostanza che di fatto esenta Salvini, che aveva dato “indicazioni politiche”, da responsabilitĂ  che eventualmente ricadrebbero su Toninelli.

      La gestione dei 15 minori non accompagnati e l’omissione dello sbarco immediato (come previsto dalle norme per i minorenni non accompagnati) potrebbe avere seguiti giudiziari. Da uno scambio di comunicazioni tra la prefettura di Siracusa, il Tribunale dei minori di Catania e il Comune di Siracusa risulta, infatti, che la scelta di trasferire la nave al porto di Catania, dopo giorni alla fonda davanti al “Porto rifugio” siracusano, sarebbe stata assunta dal Comando generale delle Capitanerie di porto, che dipende dal ministero delle Infrastrutture. Disposizione necessaria «in ragione della presenza di minori a bordo».

      A scriverlo Ăš proprio la prefettura aretusea in una nota trasmessa il 31 gennaio (giorno dello sbarco) al Tribunale per i minorenni di Catania. Eppure ventiquattr’ore prima lo stesso tribunale aveva inviato i decreti di affido dei 15 minori ai Servizi sociali del Comune di Siracusa, che immediatamente aveva individuato e messo a disposizione 4 strutture del circondario. Invece, nessuno viene fatto sbarcare e in serata la Sea Watch, dopo una settimana di attesa in Sicilia, riceve l’ordine di procedere verso Catania. Una decisione, come sostiene il prefetto Luigi Pizzi in uno dei documenti ottenuti da Avvenire, dovuta alla mancanza di strutture di prima accoglienza idonee. Una carenza che perĂČ non risulta, vista la disponibilitĂ  certificata dal Comune e che sorprende anche il Tribunale che proprio dall’ente locale aveva ricevuto l’elenco dei centri di accoglienza.

      «Non c’era nessun bisogno che intervenisse il tribunale per far sbarcare i minori. La legge Ăš chiara: andavano fatti sbarcare subito», dice Sandra Zampa, ex parlamentare del Pd e autrice della legge sui minori non accompagnati votata nella precedente legislatura con il sostegno del M5s. L’intervento del tribunale dei minorenni ha confermato l’efficacia delle norme, «interrompendo – spiega Zampa – l’omissione che si stava compiendo».

      https://www.avvenire.it/attualita/pagine/sea-watch-segreto-di-stato

    • Sea Watch, inchieste sugli atti «top secret». Si muovono le procure

      Dopo che il Viminale si Ú rifiutato di rendere pubblici gli ordini, i pm accendono un faro. Il sindaco di Siracusa: «Anomalie, abbiamo le prove. Fare chiarezza». E accusa: «Ci furono ordini politici»

      Il caso Sea Watch, con lo stallo davanti al porto di Siracusa e poi il trasferimento nello scalo di Catania, avrà seguiti giudiziari. Sono almeno due le procure che stanno esaminando i fatti riguardanti l’omesso sbarco immediato dei 15 minorenni e le modalità con cui le autorità politiche hanno eretto un muro intorno alla catena di comando. Una barriera contro cui ù disposta a fare breccia la giunta di Siracusa, che si dichiara pronta ad andare davanti ai magistrati per riferire tutte le anomalie registrate a fine gennaio.
      Le inchieste, a quanto trapela, riguardano non solo Sea Watch, ma anche altri sbarchi con le navi umanitarie costrette al largo per giorni prima di poter mettere al sicuro, sulla terraferma, i naufraghi scampati ai lager libici e alle tempeste. Vari esposti erano da tempo sui tavoli della procura di Roma e di alcune procure siciliane, che hanno acquisito quanto rivelato da «Avvenire» giovedĂŹ scorso. A cominciare dalla massima riservatezza apposta dal ministero dell’Interno sugli atti relativi alla Sea Watch, mentre il dicastero guidato da Danilo Toninelli ha lasciato trascorrere i 30 giorni previsti dalle norme per rispondere alle richieste di accesso civico agli atti presentata dall’Associazione Diritti e frontiere. Uniche spiegazioni sono arrivate dal Viminale con due risposte in apparente contraddizione. La prima, firmata dal Dipartimento Immigrazione, escludeva che fosse mai stato dato l’ordine di porti chiusi e divieto di sbarco. La seconda, siglata dal capo di gabinetto del ministro, precisava che «la tipologia di atti richiesti non Ăš soggetta a pubblicazione obbligatoria». Da qualche parte, dunque, ci sono documenti che non si vuole rendere noti. PerchĂ©?
      Quanto all’ipotetico cavillo usato per trasferire la Sea Watch copn i suoi 47 naufraghi improvvisamente da Siracusa a Catania, emerge un dettaglio da un documento della prefettura di Siracusa, che come Ăš noto risponde al Viminale. La lettera, visionata da “Avvenire”, Ăš del 31 gennaio 2019, giorno in cui la nave ricevette l’ordine di lasciare le acque antistanti il “Porto Rifugio” di Siracusa per recarsi, scortata da Guardia costiera e Guardia di finanza, verso Catania. La missiva, indirizzata al presidente e al procuratore del Tribunale dei minorenni, rivela che la nave Ăš stata dirottata «proprio in ragione della presenza di minori a bordo che in quella sede saranno immediatamente accolti in idonee strutture. Diversamente da quanto sarebbe avvenuto in questa provincia, ove non si dispone di centri destinati ai minori in argomento». Sarebbe questo, dunque, uno dei grimaldelli adottati per sottrarre la Sea Watch alla procura di Siracusa - che aveva escluso irregolaritĂ  commesse in mare dall’equipaggio - consegnando la nave umanitaria alla procura di Catania, mai stata tenera con le Ong. Il procuratore Zuccaro (Catania) ha perĂČ dato ragione alle indagini del collega Scavone (Siracusa) non ravvisando comportamenti illeciti dell’equipaggio.

      I fatti emersi in questi giorni hanno provocato la reazione del Comune di Siracusa, accusato di non avere a disposizione luoghi di accoglienza per minori non accompagnati. «BisognerĂ  far chiarezza su come si sono svolti i fatti», afferma Alessandra Furnari, assessore alle Pari opportunitĂ  sociali. Su richiesta del Tribunale dei minorenni erano invece state individuate strutture adeguate presenti nel comprensorio. «Sul trasferimento dei minori a Catania – prosegue l’assessore Furnari - non abbiamo mai avuto notizie ufficiali, ma solo colloqui telefonici con la prefettura». Scambi verbali senza che mai «la prefettura – insiste l’assessore - desse riscontro per iscritto». Una costante durante quei giorni ad alta tensione. «CiĂČ che ha caratterizzato tutta la vicenda - osserva il sindaco di Siracusa, Francesco Italia – Ăš stata proprio l’assenza di risposte formali». Come se si avesse il timore di lasciare tracce. «In tutti gli sbarchi avvenuti a Siracusa precedentemente – ricorda Italia – i minori sono sempre stati accolti nelle strutture di II livello (le stesse predisposte per la Sea Watch, in linea con l’ordine del tribunale), senza che ciĂČ creasse alcun problema». Per il primo cittadino c’ù una sola spiegazione: «Si Ăš trattato di decisioni di tipo politico».
      Ora a Siracusa attendono solo una convocazione da parte dei magistrati inquirenti. «Non abbiamo alcun problema a raccontare quello che Ăš successo», ribadisce l’assessore Alessandra Furnari. E a differenza del muro di gomma eretto nei ministeri, le accuse della giunta possono essere «documentalmente provate, perchĂ© molti rapporti con il tribunale e con la prefettura, almeno da parte nostra, sono avvenuti per iscritto».

      ▻https://www.avvenire.it/attualita/pagine/sea-watch-inchiesta-su-atti-top-secret

    • Migrants on hunger strike in Malta after stuck for 2 months

      Many of the 49 people rescued in December by the #Sea_Watch and #Sea_Eye ships are engaged in a hunger strike, the platform Mediterranea Saving Humans reports. The migrants have been in a Malta center for two months and are protesting “against the de facto detention that they are illegally subjected to.”

      ▻https://www.infomigrants.net/en/post/15616/migrants-on-hunger-strike-in-malta-after-stuck-for-2-months
      #Malte #grÚve_de_la_faim #attente #limbe #détention #Marsa

    • Migranti, la nave ong Alan Kurdi diretta a Malta. Esposto di Mediterranea contro il governo

      Dopo il rifiuto delle madri con figli di sbarcare a Lampedusa senza i loro mariti. La Procura di Agrigento dovrĂ  aprire un fascicolo sulla mancata autorizzazione a entrare in acque italiane e la non assegnazione di un porto sicuro. E il capitano De Falco andrĂ  sulla nave che partirĂ  verso la Libia per soccorrere naufraghi

      ▻https://www.repubblica.it/cronaca/2019/04/06/news/migranti-223409223

    • Italy’s prime minister and Matteo Salvini under investigation over detention of migrants

      Far-right politician Matteo Salvini and Italy’s prime minister Giuseppe Conte have been placed under investigation over the detention of 47 migrants.

      Mr Salvini said he was once again under investigation for alleged false imprisonment on Monday after a dispute earlier this year over whether the interior minister and Lega Nord party leader should be tried over the detention of 177 asylum seekers last August.

      The current case concerns the decision to prevent migrants from leaving a Sea-Watch ship, which rescued them off the coast of Libya on 19 January.

      Deputy prime minister Luigi Di Maio and infrastructure minister Danilo Toninelli, also face charges with Mr Salvini and Mr Conte.

      The 47 migrants were forced to wait off the coast of Sicily for more than a week after the ship was denied the right to dock in Palermo, inspiring an emergency appeal to the European Court of Human Rights and criticism from the United Nations.

      The Sea-Watch ship was only allowed to dock after other European countries agreed to accept the migrants.

      In March, senators stopped a criminal case against Mr Salvini for blocking a rescue ship in August 2018 after an Italian court ruled that he should be tried.

      Mr Salvini has repeatedly berated rescue ships and accused charitable organisations of aiding and abetting illegal immigration.

      “I am under investigation again, but as long as I am the interior minister, the government colleagues can say what they want, the Italian ports remain closed,” he said, maintaining his hardline stance on immigration.

      “Another 18 criminal proceedings can be opened, I don’t change my mind."

      Before the senate vote on Mr Salvini’s case in March, Mr Conte and Mr Di Maio, who leads the Five Star Movement (M5S), formally defended the minister.

      “If Salvini is responsible for the seizure [of the boat] then the whole government is responsible,” they said in a statement.

      Giorgia Linardi, a spokesperson for Sea-Watch in Italy, said the organisation had worked within the law and the boat was unjustly detained.

      “The detention on board for propaganda purposes cannot once again be unjustified, because it is protected be politics,” she said.

      “People fleeing Libya must be rescued and protected, not exploited.”

      The court will reportedly have three months to decide whether the four politicians should face trial.

      If the court decides to bring charges, the senate will vote on whether their parliamentary immunity should be removed.

      ▻https://www.independent.co.uk/news/world/europe/matteo-salvini-italy-prime-minister-conte-migrants-detention-a8872301