Le succès inattendu des théories de l’effondrement

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  • Le succès inattendu des théories de l’effondrement
    Audrey Garric et Cécile Bouanchaud, Le Monde, le 5 février 2019
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/05/le-succes-inattendu-des-theories-de-l-effondrement_5419370_3244.html

    En compilant des études, des faits, des prospectives, ils assurent que l’on assistera, pour certains au plus tard dans les années #2030, à un effondrement mondial et systémique de la civilisation thermo-industrielle, fondée sur les énergies fossiles. « Cela signifie que dans tous les pays du monde, les besoins de base (alimentation, eau, logement, chauffage, transports, etc.) ne seront plus fournis, à un coût raisonnable, à une majorité de la population par des services encadrés par la loi », explique Yves Cochet, ancien député et ex-ministre de l’environnement, qui dirige aujourd’hui l’Institut Momentum, un cercle de réflexion.

    Une rupture qui sera d’autant plus « violente » que « personne n’est préparé », s’inquiète Julien Wosnitza, qui a signé un ouvrage intitulé Pourquoi tout va s’effondrer (Les Liens qui libèrent, 2018). L’ancien banquier de 24 ans a quitté le domaine de la finance et se consacre désormais à la protection des océans. Il considère que nos représentants « vont à l’inverse de ce qu’il faudrait faire » en menant des politiques de croissance, quand il faudrait prendre « des mesures impopulaires » comme, par exemple, « diviser par dix le niveau de vie de la population ». A l’instar de ses confrères collapsologues, le jeune homme ne croit pas aux politiques de transition écologique – « Il est trop tard ».

    Qui sont les « effondristes » ?

    Désormais, le sujet de la collapsologie a dépassé les cercles d’écologistes radicaux ou de climatologues aguerris. Aucun chiffre n’existe néanmoins pour quantifier la diffusion de ce mouvement. Un questionnaire élaboré par Loïc Steffan, professeur de management à l’université d’Albi et fondateur du groupe Facebook La Collapso heureuse, dans le cadre d’un travail avec ses étudiants, en octobre 2018, donne toutefois un aperçu de qui sont les « collapsologues », « collapsonautes », « effondristes » ou « transitionneurs », selon comment on les nomme. Sur les 1 600 personnes qui ont répondu, 61 % sont des hommes, 40 % ont entre 35 et 49 ans, 85 % ont fait des études supérieures, le plus souvent longues, 64 % vivent en ville ou en banlieue, 30 % se déclarent « très à gauche » (et 28 % ne croient pas à la politique) et 57 % adoptent un mode de vie « plutôt écolo ».

    Nouveau terme : #effondristes

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène

    On l’ajoute à la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147