• Fauda, d’Israël : un drame immoral, qui exploite et transforme la souffrance des Palestiniens en un divertissement
    Orly Noy – 7 janvier 2020 – Middle East Eye – Traduction : BP pour l’Agence Média Palestine|
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/01/09/fauda-disrael-un-drame-immoral-qui-exploite-et-transforme-la-so

    La troisième saison de cette série télévisée populaire traite des opérations dans la bande de Gaza assiégée.

    La série télévisée Fauda (le « chaos », en arabe) traite de l’histoire d’une unité clandestine israélienne, la Mistaravim, dont les commandos, déguisés en arabes, vont effectuer des missions à l’intérieur des territoires palestiniens occupés. (...)

    #Gaza

  • Bolivie : un coup d’État pour Israël aussi | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/bolivie-un-coup-detat-pour-israel-aussi

    Peu de temps après que le président bolivien de gauche Evo Morales a été évincé lors d’un coup d’État soutenu par les États-Unis en novembre – déguisé en noble réaction à une présumée fraude électorale – l’autoproclamé gouvernement bolivien « par intérim » et on ne peut plus à droite a annoncé le renouvellement des relations diplomatiques avec Israël. 

    Celles-ci avaient été rompues par Morales en 2009 lors de l’opération israélienne Plomb durci dans la bande de Gaza, qui avait tué quelque 1 400 Palestiniens, dont plus de 300 enfants. Bien qu’Israël se soit naturellement présenté comme la seule victime de l’affaire, le ratio entre les morts civiles palestiniennes et les civils israéliens était de 400 contre 1.

    Lors d’un bain de sang ultérieur perpétré par les Israéliens à Gaza en 2014, celui-ci baptisé opération Bordure protectrice et entraînant le massacre de 2 251 Palestiniens (dont 299 femmes et 551 enfants), Morales a dénoncé Israël comme un « État terroriste » – une évaluation parfaitement exacte, compte tenu des circonstances et des antécédents d’Israël.

    Il n’est donc pas surprenant qu’Israël ait été prompt à accueillir ce rapprochement avec le gouvernement nouvellement purgé de la Bolivie après le coup d’État de novembre, le site d’information israélien Ynet rapportant que « la reprise des relations entre la Bolivie et Israël a été rendue possible par la fin du règne de l’ancien président hostile Abou Morales ».

    D’autres possibilités de rapprochement se sont rapidement concrétisées, alors que la Bolivie s’est mise à demander l’aide d’Israël pour former des unités de police aux opérations antiterroristes. Le 6 décembre, le ministre bolivien de l’Intérieur par intérim, Arturo Murillo, a déclaré à Reuters : « Nous les avons invités à nous aider. Ils ont l’habitude de gérer des terroristes. Ils savent comment les gérer. La seule chose que nous voulons, c’est apporter la paix. »

  • #Hirak algérien : le torrent endigué | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/hirak-algerien-le-torrent-endigue

    Le visage du hirak perdait peu à peu les traits du jeune chômeur issu des quartiers déshérités, du père de famille incapable de joindre les deux bouts
    À mesure que les vendredis passaient, ce visage se transformait donc subtilement pour prendre des teintes plus lisses, des yeux moins usés par les larmes, une bouche plus rassasiée !

    Ce sont ces « bonnes têtes » que l’on retrouve dans les images d’Épinal, et notamment sur les unes des #médias étrangers, qui ont fini par transfigurer le hirak à leur image, c’est-à-dire : le rendre profondément dépolitisé !

    Comparable dans sa mise au pas disciplinaire et son angélisme exacerbé au mouvement « Rébellion Extinction », le hirak devint donc ce qu’il ne faut surtout pas être face à un adversaire aussi redoutable que le régime algérien : exemplaire, inoffensif et malléable.

    [...]

    À la fougue et à l’esprit dissident des premières semaines s’est substitué un rituel hebdomadaire gentillet qui réagit au fur et à mesure aux polémiques et provocations du pouvoir en place et qui semble satisfait du seul fait d’occuper la rue lors de ce qu’on appelle « marches » au lieu de « manifestations ».

    Folklorisé à souhait, assaini et expurgé de son caractère social, le soulèvement devenu avec le temps simple interjection polie, a donc donné tout le temps nécessaire aux décideurs et fossoyeurs d’une liberté rêvée et possible, pour jouer sur les clivages, mettre de l’ordre dans leurs propres conflits internes et mater ce qui devait être un jour de février… une révolution !

    #dépolitisation #politique

  • Sahara occidental et « accord du siècle » : le Maroc à l’heure de choix décisifs
    Abdellah El Hattach | Mercredi 4 décembre 2019 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/sahara-occidental-et-accord-du-siecle-le-maroc-lheure-de-choix-decisi

    (...) Ce n’est ni un hasard ni une coïncidence si l’annonce du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, de sa visite au Maroc, est intervenue quelques heures après l’entretien téléphonique entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue russe, Serguei Lavrov.

    Le chef de la diplomatie russe, qui a clairement indiqué que son pays cherchait à trouver une solution à la question du Sahara occidental, a invité Bourita à se rendre à Moscou durant le mois de décembre en vue d’approfondir le partenariat stratégique qui lie le Maroc et la Russie.

    Sauf que le Maroc est également lié par un partenariat du même type avec les États-Unis dont le chef de la diplomatie est arrivé pour une visite ce mercredi 4, afin de raffermir les relations solides entre le Maroc et les États-Unis. Quand Moscou et Washington sont en course ou en concurrence sur un même dossier ou un même périmètre géographique, ce n’est jamais bon signe, il faut toujours s’attendre à des dommages collatéraux.

    Si par son partenariat avec le Maroc, la Russie cherche, notamment, à étendre son influence géopolitique sur cette région stratégique de la Méditerranée occidentale, Washington en revanche dispose déjà d’un pied-à-terre dans cette région –grâce à sa VIe flotte et à l’AFRICOM (commandement des États-Unis pour l’Afrique –, et cherche plutôt à recruter de nouveaux amis en faveur de son allié israélien et commercialiser son fameux « accord du siècle ».

    Profil bas face aux agressions contre Gaza

    Mais on est là dans l’ordre du chantage pur et simple : une flexibilité des États-Unis dans le dossier du Sahara occidental contre une normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Non seulement cette approche est inadmissible pour le Maroc mais elle est contreproductive.

    Le Maroc, dont le roi est président du Comité Al-Qods, a longtemps facilité les contacts pour la paix entre Palestiniens et Israéliens mais uniquement dans le cadre de la légalité internationale et du droit immuable des Palestiniens à disposer de leur État.

    Il est vrai aussi que le Maroc a fait profil bas lors des dernières agressions israéliennes contre la bande de Gaza et aucun communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères n’a été publié dans ce sens.

    Par ailleurs, lors du dernier conseil ministériel de la Ligue arabe qui s’est tenu au Caire, le Maroc n’y était représenté « que » par un ambassadeur. (...)

    #IsraelMaroc

    • Les raisons secrètes de la visite de Mike Pompeo au Maroc
      Aziz Chahir | Mercredi 4 décembre 2019
      https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/les-raisons-secretes-de-la-visite-de-mike-pompeo-au-maroc

      (...) Le Maroc est un partenaire privilégié des États-Unis dans la promotion de la tolérance et le « vivre ensemble ». Le royaume accueille la plus importante communauté juive dans le monde arabo-musulman (près de 3 000 personnes).

      Le Maroc est un « ami d’Israël » comme se plaisait à le répéter Hassan II qui reçut le Premier ministre israélien, Shimon Perez, en 1986, et choisit de nommer deux Marocains d’origine juive pour occuper respectivement la fonction de ministre et le poste de conseiller royal.

      En 2019, Trump a chargé son gendre et haut conseiller, Jared Kushner, de se rendre au Maroc pour rencontrer le roi et convaincre les juifs d’origine marocaine de soutenir l’« accord du siècle ». Malgré des réticences officielles, le Maroc a été représenté à la conférence de Bahreïn, qui s’est tenue en juin.

      Donald Trump sait pertinemment qu’il aura besoin de la monarchie marocaine pour vendre son « projet de paix » avec les Palestiniens.

      Après le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, en 2018, le président américain se souviendra longtemps de la manœuvre de Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, qui est parvenu, en 2019, à rallier le roi Abdallah de Jordanie, tuteur des lieux saints de Jérusalem, avant d’accueillir le pape au Maroc.

      Un leadership religieux sunnite (islamo-chrétien) pourrait influer sur la gestion du conflit israélo-palestinien. Le rapprochement de l’administration Trump avec le Maroc vient donc à point nommé alors que le processus de paix est dans l’impasse. (...)

  • Sci Hezbollah et Israël : la dissuasion à la limite de la destruction | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/hezbollah-et-israel-la-dissuasion-la-limite-de-la-destruction

    Après treize années de maintien du statu quo, Israël et le Hezbollah négocient actuellement de nouvelles règles d’engagement en s’asticotant, une attitude dangereuse où une grave erreur peut suffire à faire basculer les deux dans la destruction mutuelle, quoique inégale. 

    Les acteurs extérieurs ayant des liens directs avec les deux parties, la Russie en particulier, doivent rester en état d’alerte pour intervenir une fois que les choses commencent à échapper à tout contrôle. Toutefois, pour que la situation à la frontière israélo-libanaise s’éloigne des scénarios les plus dangereux, il faudrait très certainement que le contexte régional change.

  • Derrière le nouvel homme fort du #Soudan, Mohamed Hamdan Daglo, l’#Arabie_Saoudite ?
    https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/yemen/derriere-le-nouvel-homme-fort-du-soudan-mohamed-hamdan-daglo-l-arabie-s

    Le chef des RSF (Forces de soutien rapide), « une unité paramilitaire formée à partir des vestiges des redoutables milices à cheval Janjawid au Darfour » s’est ainsi rendu en Arabie Saoudite. Il a construit une véritable relation avec l’Arabie en s’occupant, sous le règne d’Omar el-Béchir, le président déchu, du déploiement des forces soudanaises au Yémen dans la coalition dirigée par Riyad. "En retour, le général Hamdan a gagné d’importants nouveaux amis, dont le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en plus d’une rémunération généreuse pour ses troupes. Les salaires saoudiens ont contribué à redorer le blason du général Hamdan dans son Darfour natal, où certains habitants des communautés qu’il avait terrorisées ont constaté des avantages lors de son accession au pouvoir", écrit le Financial Times.

    Le général au passé sulfureux (il est accusé de massacres au Darfour) a réussi son ascension. Selon le New York Times, "la guerre a enrichi le général Hamdan, qui possède des intérêts dans les mines d’or, la construction et même une société de location de limousines. Parmi ses clients, Mohammed ben Salmane, prince héritier de l’Arabie Saoudite."

    C’est ce même homme qui a mené la sanglante repression le 3 juin contre les manifestants à Khartoum. Le responsable des RSF "conserve un soutien régional, voire international. [...]

    Dans ce conflit yéménite qui concrétise toutes les divisions du Proche-Orient, le Soudan, frontalier de l’Egypte, est devenu un élément important que l’Arabie n’entend pas perdre. Tout comme le président Sissi au Caire, allié de l’Arabie. Dans un article du 15 juin, Le Monde prête à Mohamed Hamdan Daglo « Hemetti » l’intention d’envoyer certains de ses ex-miliciens en Libye… aux côtés des forces du maréchal Haftar, grand allié du maréchal Sissi… et donc de l’Arabie Saoudite.

  • Comment le règne des rabbins alimente une guerre sainte en Israël
    Jonathan Cook - Jeudi 7 mars 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/comment-le-regne-des-rabbins-alimente-une-guerre-sainte-en-israel

    Des rabbins extrémistes jouissant de la bénédiction implicite de l’État sont en train de transformer un conflit territorial aux origines coloniales en une bataille contre le monde islamique au sens large

  • Les idiots utiles de Sissi : comment l’Europe soutient le tyran égyptien
    Middle East Eye édition française - David Hearst - Lundi 25 février 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/les-idiots-utiles-de-sissi-comment-leurope-soutient-le-tyran-egyptien

    (...) Mahmoud el-Ahmadi , âgé de 23 ans et faisant partie des neuf personnes exécutées mercredi dernier, déclarait à la cour : « Vous pouvez le constater ici. Les menottes ont laissé des traces toujours visibles six mois plus tard. Et regardez cela, ça s’est infecté et il y a eu du pus. Les médecins légistes sont des menteurs. »

    « Ici, dans cette salle d’audience, il y a un policier qui était à la prison avec nous et qui nous torturait. Si vous voulez que je le désigne, je le ferai. »

    « Donnez-moi un taser et je pourrai faire avouer à n’importe qui dans ce tribunal un crime qu’il n’a pas commis. Nous avons été gorgés d’électricité. Nous avons été électrocutés suffisamment pour alimenter l’Égypte pendant vingt ans. »

    Abulqasim Youssef , un autre accusé exécuté mercredi, étudiant à l’Université al-Azhar, avait déclaré à la cour qu’il avait eu les yeux bandés, été suspendu à la porte pendant sept heures consécutives et électrocuté « dans les zones sensibles de [s]on corps ».

    Le timing des exécutions n’est pas le fruit du hasard. Elles sont survenues quelques jours à peine avant que Sissi ne reçoive les puissants d’Europe, dont Donald Tusk, président du Conseil européen, et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

    Ces pendaisons étaient un message pour l’Égypte. Sissi dit aux Égyptiens qu’il peut faire ce qu’il veut à qui il veut et s’en sortir sur la scène internationale C’est exactement le contraire du message que le président français Emmanuel Macron avait l’intention de transmettre lorsqu’il déclarait que la sécurité allait de pair avec les droits de l’homme.

    Ces exécutions ne sont qu’un début. Selon egyptianfront.org, 46 personnes ont été exécutées en 2018 et 737 étaient sous le coup d’une condamnation à mort. Cinquante et une affaires étaient parvenues au stade final, ce qui signifiait qu’il n’y avait plus d’autre recours possible devant les tribunaux. (...)

    #Egypte #Sissi #UE