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  • LETTRE OUVERTE À HUGUES JALLON, PRÉSIDENT DES EDITIONS DU SEUIL, À PROPOS DE CESARE BATTISTI
    Serge #Quadruppani
    paru dans lundimatin#185

    ... je suis sûr que je ne t’apprendrai rien, cher Hugues, en rappelant que la défense de #Battisti et de tous les exilés menacés d’#extradition (à propos, on compte toujours sur toi pour signer en faveur de ceux qui pourraient être menacés aujourd’hui), entrait et entre toujours dans une bataille contre le #révisionnisme historique dominant en Italie, qui refuse d’admettre que dans les années 60-70, une partie minoritaire mais conséquente de la population de la péninsule est entrée en sécession contre la vieille société. Pour ces centaines de milliers, ces millions d’ouvriers, étudiants, paysans, habitants de quartiers populaires, femmes et homosexuels en lutte, le fait qu’on veuille s’en prendre physiquement à des gros commerçants qui jouaient au shérif en tirant sur des petits voyous braqueurs et qui s’en vantaient, ou à des matons tortionnaires, n’était discutable que d’un point de vue stratégique, pas éthique. Il faut dire que ces Italiens-là savaient que les auteurs des attentats massacres, les penseurs de la #stratégie_de_la_tension, les assassins d’ouvriers dans les usines, de paysans dans les champs et de détenus dans les prisons, étaient à chercher du côté de l’Etat et de ses forces de l’ordre. Faire porter le chapeau d’une violence sociale généralisée à Battisti et à quelques centaines d’individus ensevelis sous les peines de prison et contraints souvent à des rétractations honteuses, est le tour de passe-passe auquel l’#Italie officielle, celle du PC et de la démocratie chrétienne regroupés aujourd’hui dans le PD ont réussi jusqu’ici, y compris à présent avec l’appui des fascistes de la #Ligue et des sinistres bouffons xénophobes #5_étoiles. Le Seuil n’était pas obligé d’apporter sa caution de vieille maison d’édition à cette vérité officielle-là.

    #innocentisme #édition #gauche #strage_di_stato #prison #isolement #écriture #littérature

    https://lundi.am/Lettre-ouverte-a-Hugues-Jallon-President-des-Editions-du-Seuil-a-propos-de

    • Note d’Irène Bonnaud sur FB sur l’écriture, "ceux qui ont la culture" (et ceux qui "ne l’ont pas"), en complément au texte de Serge Quadruppani : "Merci à Serge Quadruppani qui dit ici l’essentiel. J’ajouterais que la prison coûte cher (cantiner, faire venir la famille au fin fond de la Sardaigne, payer les avocats, etc), et qu’un écrivain enfermé dans des conditions carcérales pareilles (isolement, surveillance visuelle 24h/24), sous le feu d’une campagne de propagande massive, quel recours a-t-il sinon écrire et publier pour faire entendre sa voix ? Dans ce contexte, on peut trouver la décision du Seuil encore un peu plus infâme. "L’heure pour Cesare Battisti n’est pas à la littérature" : mais quelle dose de stupidité peut-on avoir dans la cervelle pour prononcer cette phrase ? À moins que cela ne fasse au fond partie du problème.

      Car cette focalisation délirante des autorités italiennes sur le cas Battisti, alors qu’il n’était qu’un parmi des milliers dans les années 70, et qu’un parmi des dizaines d’autres réfugiés en France, est liée à son refus des deux attitudes qu’on lui offrait : se taire, et accepter d’être objet silencieux du discours des autres, tant la production culturelle sur les « années de plomb » était florissante à l’orée des années 2000, ou se repentir, expier en public les erreurs passées, endosser le rôle d’épouvantail aux oiseaux et d’organisateur de l’autocritique des autres, repenti perpétuel et juge du repentir d’autrui, bref servir l’ordre social existant.

      Ce refus était un scandale, et la provocation immense, d’être devenu écrivain sans y avoir été convié. Pour l’Etat italien, il devenait alors urgent de le remettre à sa place, que tout le monde oublie ses livres et qu’il ne soit plus que « le terroriste », « l’assassin », ou au mieux « l’ex terroriste », « l’ex militant d’extrême-gauche », etc. La négation de Cesare Battisti comme écrivain, le fait que ses livres depuis 2002, et les meilleurs et parmi les plus nettement autobiographiques, Cargo Sentimental, Face au mur, ne soient pas publiés en Italie, n’est pas un hasard d’édition. Sans cesse les articles de presse haineux au Brésil comme en Italie insistaient sur le même thème : ce type est mégalomane, il fait le malin, il crâne, il nous nargue, il fanfaronne, il se prétend écrivain, il "joue à l’écrivain" - sous-entendu : il n’est pas un vrai écrivain, sérieux, respectable, bourgeois, c’est un voyou mal élevé et, comme on dirait dans un mauvais polar, « on va lui montrer où est sa place ». Cesare Battisti a le malheur de ne pas être issu de la bourgeoisie intellectuelle. Fils de paysans pauvres, il fait décidément mauvais genre, ragazzo di vita à la Pasolini, squatteur, chômeur, autodidacte, pas idéologue ni théoricien pour un sou, bref pas sérieux, pas présentable.

      Et comment accepter que ces « années de plomb » dont il paraît si important de faire une décennie de tragédies et de désolation aient pu transformer un enfant de prolo en écrivain ? Ce serait laisser voir qu’elles ont été aussi, pour des dizaines de milliers de jeunes gens, un chemin d’émancipation, un air de liberté. Refuser d’aller travailler aux champs ou à l’usine, rompre avec un Parti Communiste qui chantait la dignité du travail et s’alliait avec la droite réactionnaire la plus corrompue, quitter sa famille, son lycée, vivre dans des squats, braquer des magasins pour « se réapproprier les richesses », mais surtout pour refuser l’obéissance aux contremaîtres, aux patrons, aux syndicats - toute cette politique au jour le jour qui a marqué la décennie de l’après 68 et qui a été une formidable source de créativité et de culture, en Italie plus que partout ailleurs dans le monde, est la matrice des romans de Cesare Battisti, leur sujet parfois, mais surtout ce qui les a rendus possibles.

      "J’ai toujours cru que je n’avais pas le droit d’écrire. Je n’en ai pris conscience qu’après février 2004, dans cette situation extrême. Mon arrestation et toutes les infamies qui s’ensuivirent m’avaient rejeté trente-cinq ans en arrière. A l’époque où mon père, qui n’avait jamais terminé l’école primaire, me disait : « On n’écrit que lorsqu’on a une chose importante à dire, et pas n’importe comment. On peut faire beaucoup de dégâts avec un écrit. Il faut laisser cela à ceux qui ont la culture et les responsabilités." (Cesare Battisti, Ma Cavale)

      Du stalinisme paternel à cette décision du Seuil aujourd’hui, on peut dire qu’il y a une certaine continuité, une façon de dire aux "classes dangereuses" et autres subalternes : "la littérature ne vous appartient pas, la littérature est l’affaire des gens respectables, la littérature est notre affaire". Inutile de dire que c’est tout l’inverse, et que ces gens du Seuil viennent de prouver qu’ils ne comprennent, mais alors rien à la littérature."

    • Selon son avocat, Davide Steccanella, les aveux de Cesare Battisti sont avant tout motivés par sa volonté de soulager sa conscience : « Pendant quarante ans, il a été décrit, en Italie, comme le pire des monstres. Avec ce geste, il veut se réapproprier son histoire. » Agé de 64 ans et sans perspective autre que celle de « pourrir en prison » – selon la promesse faite par Matteo Salvini le jour de son retour en Italie –, l’ancien fugitif n’a en effet plus rien à perdre, et pas grand-chose à gagner.

      La demande, présentée par son avocat, de considérer comme prescrite sa condamnation à six mois d’isolement a été rejetée par la justice italienne. Depuis janvier, l’ancien activiste est emprisonné à Oristano, dans une des prisons les plus difficiles du pays, dans une cellule de 3 mètres par 3, où il fait l’objet d’un traitement « sur mesure », surveillé 24 heures sur 24 par les gardiens, il n’a pas grand-chose de plus à espérer qu’un geste de clémence.

      Pour l’ancien membre des Brigades rouges Enrico Porsia (dont la condamnation à quatorze années de prison est prescrite depuis 2013), qui a bien connu Battisti lors de ses années parisiennes, l’ancien membre des PAC a surtout cédé à la pression à laquelle il est soumis depuis son retour en Italie : « Il a été exhibé lors de son arrestation, il est enfermé dans un “aquarium” et soumis à un traitement inhumain, très proche du “41 bis” réservé aux mafieux… En fait, avec ces aveux, l’Etat italien dit : il nous a suffi de trois mois pour le briser. »

      Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/25/italie-cesare-battisti-reconnait-sa-responsabilite-dans-quatre-meurtres_5441

    • L’AUTODAFÉ DE CESARE BATTISTI, Paolo Persichetti
      https://lundi.am/L-autodafe-de-Cesare-Battisti

      (...) Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications. (...)

      LES AVEUX

      Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

  • Brésil : une juge interdit la commémoration du coup d’Etat militaire de 1964 voulue par Bolsonaro
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/29/bresil-une-juge-interdit-la-commemoration-du-coup-d-etat-militaire-de-1964-v


    Un régiment de Sao Paulo a déjà célébré cet anniversaire.
    Andre Penner / AP

    Elle estime que cette initiative est « incompatible » avec la Constitution. Ce coup d’Etat avait installé une dictature militaire de 21 ans.

    Le gouvernement de Jair Bolsonaro se voit interdit de célébrer le 55e anniversaire du coup d’Etat militaire de 1964. La juge de Brasilia, Ivani Silva da Luz, a estimé vendredi 29 mars que la commémoration prévue dimanche et proposée par le président brésilien lui-même, « n’est pas compatible avec le processus de reconstruction démocratique » promue par la Constitution de 1988 et que les dates commémoratives officielles doivent être approuvées par le Congrès.

    « Après des années de luttes politico-idéologiques, de résistance démocratique et de reconquête de l’Etat de droit, qui ont abouti à la promulgation de la Constitution fédérale de 1998, il est attendu de la concorde, de la sérénité et de l’équilibre de la part des institutions », a écrit la magistrate dans sa décision.

    #on_en_est_là !

  • Venezuela : la Croix-Rouge Internationale est prête à distribuer l’aide internationale, à condition que celle-ci ne soit pas politisée…
    (enfin, sera prête dans 15 jours)

    Cruz Roja: Distribuiremos la ayuda humanitaria si no hay politización
    http://www.el-nacional.com/noticias/sociedad/cruz-roja-distribuiremos-ayuda-humanitaria-hay-politizacion_276868

    El presidente de la Federación Internacional de la Cruz Roja, Francesco Rocca, aseguró que el organismo ayudará con el ingreso de la ayuda humanitaria en el país si se respetan sus reglas de no permitir la injerencia militar.

    «Si la ayuda que está en Cúcuta y Brasil cumple con nuestro protocolo de no politización, nosotros podemos distribuirla sin problemas», dijo Rocca este viernes durante una rueda de prensa. 

    Además, señaló que «la operación de ayuda a Venezuela podría ser bastante similar a lo que se está haciendo en Siria», reportó el periodista Anatoly Kaurmanaev, del New York Time, en su cuenta de Twitter. «La Cruz Roja importará y distribuirá la ayuda para mantener la imparcialidad», agregó el comunicador.

    El presidente de la Federación indicó que la asistencia humanitaria enviada por la comunidad internacional, y que se encuentra en centros de acopio en Colombia, Brasil y Curazao, ayudará por lo menos a 650.000 personas. 

    «Nosotros no aceptamos, ni podremos nunca aceptar que mueran niños por falta de luz», aseguró Rocca, e indicó que dentro de 15 días estarán en capacidad de comenzar a distribuir la ayuda.

  • Venezuela : Guaido révoqué de son poste de président du Parlement et déclaré inéligible
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/28/venezuela-l-opposant-juan-guaido-revoque-de-son-poste-de-president-du-parlem


    L’opposant Juan Guaido, qui s’est autoproclamé président par intérim du Venezuela, le 28 mars à Caracas.
    STRINGER / REUTERS

    Le leader de l’opposition s’était autoproclamé président par intérim du pays le 23 janvier, et a été reconnu à ce poste par une cinquantaine de pays.

    Le président du Parlement vénézuélien, Juan Guaido, également chef de file de l’opposition, a été révoqué de son poste, jeudi 28 mars, ont annoncé les autorités vénézuéliennes. Le principal opposant du président Nicolas Maduro a été en outre déclaré inéligible durant quinze ans pour corruption présumée.

    Le contrôleur général de la République, Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l’administration au Venezuela, a décidé d’« interdire l’exercice de toute fonction élective au citoyen [Juan Guaido] pour la durée maximale prévue par la loi », a déclaré ce proche du pouvoir en place à la télévision d’Etat.

    Selon M. Amoroso, Juan Guaido ne justifie pas, dans ses déclarations de patrimoine, certaines dépenses réalisées au Venezuela et à l’étranger avec des fonds provenant d’autres pays. « Il a effectué plus de quatre-vingt-onze voyages hors du territoire pour un coût supérieur à 310 millions de bolivars [quelque 94 000 dollars au taux actuel], sans justifier l’origine de ces fonds », a expliqué le contrôleur général. Ce dernier avait annoncé le 11 février l’ouverture d’une enquête visant l’opposant.

    Dans la foulée, Juan Guaido, qui s’est autoproclamé président par intérim du pays le 23 janvier et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, a rejeté cette sanction lors d’un discours devant ses partisans, affirmant qu’Elvis Amoroso était illégitime. « Il n’est pas contrôleur. Il ne l’est pas (…) et il n’existe pas de sanction d’inéligibilité (…). Le Parlement légitime est le seul ayant le pouvoir de désigner un contrôleur », a déclaré M. Guaido, rappelant qu’Elvis Amoroso avait été nommé à ce poste par l’Assemblée constituante, acquise au pouvoir et qui remplace dans les faits le Parlement.

    Dans ce pays où personne ne reconnaît la légitimé de personne, difficile de dire quelles seront les conséquences de cette décision qui vise Juan Guaido, également président du Parlement. Ni s’il va pouvoir continuer à siéger, la sanction étant en théorie d’application immédiate. L’ancien candidat à la présidentielle de 2013 Henrique Capriles avait été sanctionné de la même façon et déclaré inéligible, ce qui l’avait empêché de se présenter par la suite en 2018.

  • Arrivée à Malte du pétrolier détourné par des naufragés libyens en Méditerranée
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/28/arrivee-a-malte-du-petrolier-detourne-par-des-migrants_5442469_3210.html


    Un commando des forces spéciales a été dépêché à bord « pour rendre le contrôle du bateau au capitaine » et l’escorter jusqu’à Malte.
    DARRIN ZAMMIT LUPI / REUTERS

    Le pétrolier est arrivé vers 9 heures à Malte, après qu’un commando de la marine maltaise en a repris le contrôle dans la nuit.

    La marine maltaise a annoncé jeudi 28 mars au matin avoir pris le contrôle du pétrolier ravitailleur Elhiblu-I, arrivé à Malte vers 9 heures. Le navire, qui a secouru mardi soir des migrants au large de la Libye, a été détourné par ces derniers, vraisemblablement lorsqu’ils ont compris que le bateau s’apprêtait à les débarquer à Triploli.

    « Ce ne sont pas des naufragés mais des pirates », avait dénoncé le ministre de l’intérieur italien d’extrême droite Matteo Salvini, prévenant que le navire, qui a subitement mis cap vers l’Europe mercredi matin, ne serait pas autorisé à pénétrer dans les eaux italiennes.

  • #Venezuela, encore et toujours des pannes. Une très importante ce mercredi matin. L’activité est pratiquement paralysée

    Nueva falla eléctrica deja sin luz a gran parte de Venezuela este miércoles
    http://www.el-nacional.com/noticias/servicios/nueva-falla-electrica-deja-sin-luz-gran-parte-venezuela-este-miercoles_

    Este miércoles a las 5:00 am se produjo un nuevo apagón que afectó una gran parte de Caracas y varios estados del país. Usuarios de las redes sociales han reportado la situación.

    La falla eléctrica forma parte de una serie de cortes registrados desde el lunes a la 1:30 pm, cuando se interrumpió el servicio en gran parte del país, lo que ocasionó el colapso de los sistemas de transporte público y de las principales vías de la capital.

    El corte de energía eléctrica duró aproximadamente tres horas. Posteriormente, el servicio faltó de nuevo en gran parte del país el mismo día a las 9:50 pm, y el apagón que duró en ciertos sectores hasta el martes a las 11:20 am.

    Los apagones evidenciados desde el lunes ocurren 18 días después de que una falla eléctrica dejara a Venezuela sin luz por más de 100 horas.

    La suspensión de las actividades escolares y laborales, la pérdida de electrodomésticos, la imposibilidad de los pacientes de cumplir sus tratamientos médicos y el cobro excesivo de insumos para paliar la situación han sido parte de las consecuencias que han generado los cortes de electricidad registrados en marzo.

    • … explication de l’explosion du transformateur qui a provoqué la panne de lundi. Problème évidemment (!) technique et défaut d’entretien, as usual

      Explosión de autotransformador en Guri provocó la pérdida de $ 5 millones
      http://www.el-nacional.com/noticias/sociedad/explosion-autotransformador-guri-provoco-perdida-millones_276437


      Foto : @VTVcanal8

      [José Aguilar, experto en materia eléctrica] Precisó que uno de los tres autotransformadores trifásicos de la Subestación Guri B, en el estado Bolívar, explotó porque una falla en un bushing (componente eléctrico que lleva gases dieléctricos) ocasionó la acumulación de gases combustibles que se mezclaron con aire externo. Aguilar afirmó que el accidente causó la pérdida de 5 millones de dólares.

      El autotransformador falló, según las fotos que hoy se revelan por las redes sociales del señor ministro, por una avería en un bushing, que es un componente eléctrico en la parte superior que lleva gases dieléctricos. Eso estalló porque tenía una acumulación excesiva de gases combustibles que entró en contacto con el aire. La presión que eso tenía, sumada a la sobrecarga, provocó que se dañara el autotransformador y se perdiera un equipo de 5 millones de dólares”, aseguró.

    • Le système électrique est devenu complètement instable…
      Je ne reprends pas l’article qui énumère (encore une fois…) toutes les raisons (à le lire, on pourrait croire d’ailleurs que tous les transformateurs ont atteint leur limite d’âge en même temps. Ah ! l’incurie du régime…) Ce qui est certain c’est qu’avec une centrale assurant de l’ordre de 80% de la production, situé à l’extrémité orientale du pays et un réseau qui accumule les effondrements, on se demande comment il peut encore rester des plages horaires où il y a du courant…

      Un sistema eléctrico inestable y descuidado deja a la población a oscuras
      http://www.el-nacional.com/noticias/sociedad/sistema-electrico-inestable-descuidado-deja-poblacion-oscuras_276450

    • Venezuela : « le silence est total, l’obscurité complète », les citoyens confrontés aux pannes géantes d’électricité
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/27/face-aux-pannes-d-electricite-la-debrouillardise-des-venezueliens_5441896_32


      Un habitant de Caracas utilise la lumière de son téléphone portable pour se diriger dans une rue de la capitale vénézuélienne, paralysée par une panne d’électricité, le 26 mars.
      CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS

      Toute la journée, sur les réseaux sociaux, les Vénézuéliens qui ont réussi à recharger leur téléphone portable informent de l’état du réseau électrique et disent leur impuissance rageuse. « Difficile de savoir ce qu’il y a de pire. Ne pas avoir d’électricité et attendre qu’elle revienne ou en avoir et craindre qu’elle reparte ? », interroge Maria T. Menendez.
      […]
      Et [les Vénézuéliens] sont priés de ne pas tomber malades. Postée par le site Web El Pitazo, la vidéo de chirurgiens de l’hôpital de Ciudad Ojeda opérant dans le noir à la lueur d’un smartphone l’a rappelé.
      […]
      « Les soldats russes sont venus s’entraîner en conditions extrêmes », ironise pour sa part José, faisant référence à l’arrivée samedi de deux avions militaires russes et d’une centaine d’effectifs.

  • Aux Etats-Unis, victoire judiciaire majeure contre les fabricants d’opioïdes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/27/etats-unis-premiere-victoire-judiciaire-contre-les-fabricants-d-opiaces_5441

    Le laboratoire pharmaceutique, Purdue, et sa famille propriétaire, les Sackler, ont accepté de payer 270 millions de dollars (environ 240 millions d’euros) pour mettre fin à une plainte de l’Etat de l’Oklahoma liée à la crise des opioïdes. Il s’agit d’une victoire majeure contre les industriels accusés d’avoir favorisé la dépendance aux drogues qui ravage les Etats-Unis.

    Le procureur général de cet Etat du Midwest, qui a vu comme d’autres exploser le nombre d’overdoses mortelles ces dernières années, a annoncé mardi 26 mars, ce paiement dans le cadre d’un accord à l’amiable passé avec le producteur de l’OxyContin, un antidouleur au premier rang des accusés dans cette crise.

    Ce sont les pratiques marketing des compagnies pharmaceutiques qui sont visées : en encourageant les médecins à prescrire, voire à surprescrire, ces analgésiques hautement addictifs, elles sont accusées d’avoir précipité des millions d’Américains dans l’addiction aux médicaments ou aux drogues dures, comme l’héroïne, ou de synthèse, comme le fentanyl.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les Etats-Unis tentent de réagir face à la crise des opioïdes
    Deux autres laboratoires attaqués

    Les 270 millions de dollars serviront en grande partie à financer le centre de recherche sur les dépendances de l’université publique de Tulsa, qui va recevoir de Purdue Pharma 102,5 millions de dollars dès maintenant, plus 75 millions de dollars sur cinq ans de la famille Sackler, et 20 millions de dollars en médicaments destinés à traiter les personnes dépendantes, a annoncé le procureur Mike Hunter.

    « C’est une victoire monumentale » dans la bataille contre la crise « cauchemardesque » des opioïdes qui ravage les Etats-Unis, même si ce n’est qu’« un premier pas », a-t-il fait valoir.

    L’accord à l’amiable ne met pas fin à la plainte déposée en 2017 par l’Oklahoma contre les fabricants d’opioïdes, qui attaquait non seulement Purdue, mais aussi Johnson & Johnson et Teva. Ces derniers restent attendus au tribunal le 28 mai, pour se défendre d’avoir promu ces médicaments alors même qu’ils connaissaient leurs effets néfastes.

    Ce devrait être le premier grand procès contre les laboratoires dans cette crise des opioïdes déclarée « urgence de santé publique » par le gouvernement Trump fin 2017. A moins qu’eux aussi négocient d’ici là un accord avec l’Oklahoma, ce que n’a pas complètement exclu M. Hunter.
    Lire le reportage : Aux Etats-Unis, la ville de Manchester face au fléau des overdoses d’opiacées
    Au moins 1 600 plaintes au niveau fédéral

    D’autres accords à l’amiable pourraient suivre dans d’autres juridictions où Purdue Pharma a été attaqué pour des faits similaires : au moins 1 600 plaintes ont été enregistrées au niveau fédéral, supervisées par un juge de Cleveland (Ohio), et des centaines au niveau des Etats, dont New York et le Massachusetts. Face à cette avalanche de plaintes, la direction du laboratoire avait évoqué la possibilité de se déclarer en faillite.

    Le procureur Hunter a cependant fait savoir qu’il avait tout fait pour s’assurer que la société ne se mettrait pas « en faillite à court terme », pour pouvoir honorer le paiement promis. Le président de Purdue, le docteur Craig Landau, a assuré que l’accord trouvé reflétait « la détermination [de la firme] à jouer un rôle moteur pour résoudre la crise des opioïdes ». Un porte-parole de la famille Sackler a lui aussi affirmé « sa détermination à contribuer substantiellement à sauver des vies ».
    Regarder le reportage : Opiacés, portrait d’une Amérique à la dérive
    70 000 Américains morts d’overdoses en 2017
    Jérôme Sessini/Magnum Photos

    Si d’autres fabricants de médicaments opioïdes sont sur la sellette, Purdue Pharma et la famille Sackler – de grands philanthropes dont le nom orne de nombreux musées aux Etats-Unis et en Europe – ont été la première cible des critiques. Les Sackler ont amassé des milliards de dollars grâce à l’OxyContin.

    Or, on sait aujourd’hui que l’OxyContin et d’autres opioïdes contre la douleur ont été surprescrits par le milieu médical pendant des années, entraînant une dépendance croissante aux opioïdes et poussant les consommateurs vers des drogues plus fortes comme le fentanyl et l’héroïne, avec pour effet de multiplier les overdoses.

    Les plaintes accusent les fabricants d’avoir promu agressivement ces médicaments auprès du corps médical alors qu’ils connaissaient leurs effets addictifs et qu’ils auraient dû limiter leurs ordonnances à des maladies bien précises.
    Selon les derniers chiffres des Centres pour la prévention des maladies (CDC), quelque 70 000 Américains sont morts d’overdoses aux Etats-Unis, 10 % de plus qu’en 2016. Dans des métropoles comme New York, les opioïdes font désormais davantage de victimes qu’accidents de la route et homicides réunis. Cette explosion d’overdoses a contribué à faire baisser l’espérance de vie aux Etats-Unis en 2017, pour la troisième année consécutive.

  • Ukraine : Odessa, ville gangster
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/22/ukraine-odessa-ville-gangster_5439776_3210.html


    pas de crédit, l’image n’est pas dans la page…

    Dans cette ville ukrainienne gangrenée par la violence et la corruption, le maire et son clan représentent pourtant tout ce que la révolution de 2014 voulait liquider.

    Se pourrait-il que ces rangées de babouchkas permanentées constituent le dernier rempart contre la chute du maire d’Odessa, le redoutable Guennadi Troukhanov ? A chacune de ses convocations au tribunal du district de Malinovski, les vieilles femmes surgissent en essaim pour occuper les bancs de la petite salle d’audience, empêchant ainsi l’accès aux journalistes et activistes locaux identifiés comme leurs ennemis.

    « Odessa n’a jamais eu de meilleur maire, sussure Marina Ivanovna, 71 ans, lors d’une interruption de séance. Lorsque ma sœur est tombée malade, la mairie a même envoyé un taxi pour récupérer les documents dont elle avait besoin. » Une autre interrompt la conversation : « C’est maintenant ! », glisse-t-elle, entraînant les grands-mères dans son sillage.

    « On ne les a jamais prises la main dans le sac, mais c’est le moment où elles reçoivent leur paye pour la journée, assure alors Tatiana Guerassimova, une activiste locale qui assiste vaillamment à l’intégralité des audiences. Il y a quelques semaines, c’était pire : on devait faire face à des jeunes gars musclés. Avec les vieilles, on arrive au moins à jouer des coudes pour s’asseoir. Sinon c’est long, huit heures debout ! »

    #paywall

  • Brésil : l’ancien président Michel Temer arrêté dans une enquête anticorruption
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/21/bresil-l-ancien-president-michel-temer-arrete-dans-une-enquete-anticorruptio

    L’ancien président brésilien Michel Temer, 78 ans, a été arrêté, jeudi 21 mars, dans une ramification de l’enquête anticorruption « #Lava_Jato » (« Lavage express ») à Sao Paulo (sud-est), a annoncé à l’Agence France-Presse le parquet de Rio de Janeiro. Il est soupçonné d’être « le chef d’une organisation criminelle » qui négociait des pots-de-vin sur des contrats de construction dans la centrale nucléaire d’Angra 3, a précisé par la suite le parquet. M. Temer a été arrêté dans le cadre d’une opération anticorruption baptisée « Radioactivité » qui enquête sur « des détournements de fonds et des versements illicites » pour « une organisation criminelle dirigée par (lui) ».

  • En #Tchétchénie, le responsable de l’#ONG_Mémorial condamné à quatre ans de colonie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/18/en-tchetchenie-le-responsable-de-l-ong-memorial-condamne-a-quatre-ans-de-col

    Agrippé aux barreaux de son box d’accusé, Oïoub Titiev, 61 ans, a enduré, debout, pendant près de dix heures, la lecture complète et éprouvante du verdict. Après huit mois de procès, le responsable de l’ONG #Mémorial a été condamné, lundi 18 mars, à quatre ans de colonie pénitentiaire et 100 000 roubles d’amende (1 350 euros) pour « acquisition, détention, et stockage de stupéfiants » – 200 grammes de marijuana trouvés dans sa voiture. Une affaire fabriquée de toutes pièces, selon ses nombreux soutiens russes et internationaux. En octobre 2018, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe lui avait décerné le prix Vaclav Havel des droits de l’homme pour son « courageux combat ».

    #russie #militantisme #droits_de_l'homme

  • Après le #massacre à #Christchurch, la #Nouvelle-Zélande va durcir sa #législation sur les #armes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/18/apres-le-massacre-a-christchurch-la-nouvelle-zelande-va-durcir-sa-legislatio

    En achetant deux fusils semi-automatiques, deux fusils de chasse et un fusil à pompe, Brenton Tarrant n’a enfreint aucune loi néo-zélandaise. Pourtant, c’est grâce à cet arsenal particulièrement létal que, vendredi 15 mars, le terroriste a tué 50 personnes et en a blessé 50 autres dans deux mosquées du centre-ville de Christchurch.

    Le pire massacre de l’histoire récente du pays. « Ce que je peux vous dire, c’est que notre législation sur les armes va changer », a indiqué dès le lendemain de l’attentat islamophobe la première ministre travailliste, Jacinda Ardern.

    #tuerie_de_masse

  • Ce que l’on sait de l’attaque terroriste contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/15/nouvelle-zelande-fusillade-dans-une-mosquee-de-christchurch_5436217_3210.htm

    Au moins 49 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées à Christchurch, dans un acte terroriste pour lequel un homme, présenté comme un « extrémiste de droite » qui a filmé son attaque, a été arrêté.

    Au moins quarante-neuf personnes ont été tuées et vingt autres, dont des femmes et des enfants, blessées, vendredi 15 mars, lors d’une attaque terroriste contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon un bilan officiel. « Il est clair qu’on ne peut décrire cela que comme une attaque terroriste, a déclaré la première ministre, Jacinda Ardern. Pour ce que nous en savons, [l’attaque] semble avoir été bien planifiée. »
    […]
    L’attaque, méthodique, contre les deux mosquées a eu lieu à l’heure de la prière du vendredi. Au moment de la fusillade, la mosquée Al-Noor, sur Deans Avenue, dans le centre de la ville, était remplie de fidèles. Quarante et une personnes y ont été tuées, tandis que sept autres ont succombé dans une deuxième attaque perpétrée à la mosquée de Linwood, à cinq kilomètres de là, dans la banlieue de Christchurch. Un blessé est ensuite mort à l’hôpital.

    • C’était un garçon si poli, si bien élevé,…

      Christchurch mosque shootings: Gunman livestreamed 17 minutes of shooting terror - NZ Herald
      https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=12213076

      A horrific shooting at a Christchurch mosque was livestreamed for 17 minutes by the gunman.

      Australian police have identified the shooter as Brenton Tarrant - a white, 28-year-old Australian-born man. Twitter has shut down a user account in that name.

      The gunman published an online link to a lengthy “manifesto”, which the Herald has chosen not to report.

      Australian Prime Minister Scott Morrison confirmed an individual taken into custody was an Australian-born citizen. He called him “an extremist, right-wing, violent terrorist”.

      Sky News reported that the man’s home town of Grafton was in shock, trying to come to terms with how a “polite, well-mannered young man” came to find himself on a path that led to Christchurch.

      He was a student at the local high school and went on to work at a gym, where his former boss said he regularly volunteered his time to train kids for free.

    • FP-Morning Brief: 49 killed and 48 injured in New Zealand mosque shootings

      Four people were arrested in connection to the attacks. One of the alleged attackers—Brenton Tarrant, a 28-year-old Australian national—live streamed the shooting, creating a harrowing, 17-minute video and issued a manifesto explaining his actions that draws heavily on the ideas of white nationalists and fascists, including the Norwegian mass murderer Anders Behring Breivik and the Nazi-era British Union of Fascists leader Oswald Mosley.

      Authorities found and disarmed two explosive devices attached to suspects’ cars.

  • Boeing 737Max, l’enchaînement des modifications marginales aboutit à une catastrophe (deux catastrophes ?) Sous la pression de la réduction des coûts, un bricolo dans le logiciel de contrôle de vol a été introduit et de ne pas en informer les pilotes (il aurait fallu les faire repasser au simulateur de vol pour les habiliter au nouveau système…)

    After a Lion Air 737 Max Crashed in October, Questions About the Plane Arose - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/02/03/world/asia/lion-air-plane-crash-pilots.html


    Boeing’s 737 Max is the latest version of a plane that first went into service half a century ago.
    Credit : Matt Mcknight/Reuters

    But Boeing’s engineers had a problem. Because the new engines for the Max were larger than those on the older version, they needed to be mounted higher and farther forward on the wings to provide adequate ground clearance.

    Early analysis revealed that the bigger engines, mounted differently than on the previous version of the 737, would have a destabilizing effect on the airplane, especially at lower speeds during high-banked, tight-turn maneuvers, Mr. Ludtke said.

    The concern was that an increased risk of the nose being pushed up at low airspeeds could cause the plane to get closer to the angle at which it stalls, or loses lift, Mr. Ludtke said.

    After weighing many possibilities, Mr. Ludtke said, Boeing decided to add a new program — what engineers described as essentially some lines of code — to the aircraft’s existing flight control system to counter the destabilizing pitching forces from the new engines.

    That program was M.C.A.S.
    […]
    The F.A.A. would also determine what kind of training would be required for pilots on specific design changes to the Max compared with the previous version. Some changes would require training short of simulator time, such as computer-based instruction.

    I would think this is one of those systems that the pilots should know it’s onboard and when it’s activated,” said Chuck Horning, the department chairman for aviation maintenance science at Embry-Riddle Aeronautical University.

    That was not the choice that Boeing — or regulators — would make.

    The F.A.A. Sides With Boeing
    Ultimately, the F.A.A. determined that there were not enough differences between the 737 Max and the prior iteration to require pilots to go through simulator training.

    While the agency did require pilots to be given less onerous training or information on a variety of other changes between the two versions of the plane, M.C.A.S. was not among those items either.
    […]
    At least as far as pilots knew, M.C.A.S. did not exist, even though it would play a key role in controlling the plane under certain circumstances.

    Boeing did not hide the modified system. It was documented in maintenance manuals for the plane, and airlines were informed about it during detailed briefings on differences between the Max and earlier versions of the 737.

    But the F.A.A.’s determination that the system did not have to be flagged for pilots gave pause to some other regulators.

    Across the Atlantic, the European Aviation Safety Agency, the European Union’s equivalent of the F.A.A., had qualms, according to a pilot familiar with the European regulator’s certification process.

    At first, the agency was inclined to rule that M.C.A.S. needed to be included in the flight operations manual for the Max, which in turn would have required that pilots be made aware of the new system through a classroom or computer course, the pilot said. But ultimately, he said, the agency did not consider the issue important enough to hold its ground, and eventually it went along with Boeing and the F.A.A.

    • Après avoir tergiversé devant l’énormité de l’enjeu, la FAA a suspendu les vols et Boeing annonce cesser les livraisons. Deux par jour ! comme le dit l’article, il va falloir pousser les murs à Renton…

      Boeing gèle les livraisons des B 737 MAX : près de 2 avions par jour sont concernés !
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-gele-les-livraisons-des-b-737-max-pres-de-2-avions-par-jour-sont-co


      Crédits : © POOL New / Reuters

      Boeing annoncé la suspension des livraisons de ses avions moyen-courriers 737 MAX, qui ont été interdits provisoirement de vol dans le monde après deux accidents récents d’appareils de ce type, l’un d’Ethiopian Airlines, l’autre de Lion Air. Mais l’avionneur continue la production en espérant implémenter la solution à ses problèmes une fois qu’elle sera validée.

      Ce jeudi, en début de soirée en France, au lendemain de l’immobilisation totale de la flotte de B 737 MAX qui a suivi l’accident d’Ethiopian Airlines le 10 mars dernier dans des circonstances similaires à celles observées lors du crash de Lion Air en octobre, Boeing a annoncé la suspension des livraisons de ses appareils moyen-courriers.

      « Nous suspendons la livraison des 737 MAX jusqu’à ce que nous trouvions une solution », a déclaré à l’AFP un porte-parole, ajoutant que l’avionneur américain poursuivait en revanche leur production en écartant l’éventualité de réduire les cadences.

      Il va falloir trouver de la place. Boeing construit 52 B737 MAX par mois, quasiment deux par jour.

      « Nous sommes en train d’évaluer nos capacités », c’est-à-dire de savoir où les avions sortis des chaînes d’assemblage vont être stockés, a-t-il admis.

      Boeing entend donc continuer à assembler les avions et introduire la solution à ses problèmes une fois que ces derniers auront été clairement identifiés et que la façon de les résoudre validée.

    • Ça ne s’arrange pas pour Boeing et la FAA qui a délégué une grande partie de la certification de la nouvelle version à …Boeing.

      Flawed analysis, failed oversight: How Boeing, FAA certified the suspect 737 MAX flight control system | The Seattle Times
      https://www.seattletimes.com/business/boeing-aerospace/failed-certification-faa-missed-safety-issues-in-the-737-max-system-im


      A worker is seen inside a Boeing 737 MAX 9 at the Renton plant. The circular sensor seen at bottom right measures the plane’s angle of attack, the angle between the airflow and the wing. This sensor on 737 MAX planes is under scrutiny as a possible cause of two recent fatal crashes.
      Mike Siegel / The Seattle Times

      Federal Aviation Administration managers pushed its engineers to delegate wide responsibility for assessing the safety of the 737 MAX to Boeing itself. But safety engineers familiar with the documents shared details that show the analysis included crucial flaws.

      As Boeing hustled in 2015 to catch up to Airbus and certify its new 737 MAX, Federal Aviation Administration (FAA) managers pushed the agency’s safety engineers to delegate safety assessments to Boeing itself, and to speedily approve the resulting analysis.

      But the original safety analysis that Boeing delivered to the FAA for a new flight control system on the MAX — a report used to certify the plane as safe to fly — had several crucial flaws.

      That flight control system, called MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System), is now under scrutiny after two crashes of the jet in less than five months resulted in Wednesday’s FAA order to ground the plane.

      Current and former engineers directly involved with the evaluations or familiar with the document shared details of Boeing’s “System Safety Analysis” of MCAS, which The Seattle Times confirmed.

      The safety analysis:
      • Understated the power of the new flight control system, which was designed to swivel the horizontal tail to push the nose of the plane down to avert a stall. When the planes later entered service, MCAS was capable of moving the tail more than four times farther than was stated in the initial safety analysis document.
      • Failed to account for how the system could reset itself each time a pilot responded, thereby missing the potential impact of the system repeatedly pushing the airplane’s nose downward.
      • Assessed a failure of the system as one level below “catastrophic.” But even that “hazardous” danger level should have precluded activation of the system based on input from a single sensor — and yet that’s how it was designed.

      The people who spoke to The Seattle Times and shared details of the safety analysis all spoke on condition of anonymity to protect their jobs at the FAA and other aviation organizations.

      Both Boeing and the FAA were informed of the specifics of this story and were asked for responses 11 days ago, before the second crash of a 737 MAX last Sunday.
      […]
      Delegated to Boeing
      The FAA, citing lack of funding and resources, has over the years delegated increasing authority to Boeing to take on more of the work of certifying the safety of its own airplanes.

      Early on in certification of the 737 MAX, the FAA safety engineering team divided up the technical assessments that would be delegated to Boeing versus those they considered more critical and would be retained within the FAA.

      But several FAA technical experts said in interviews that as certification proceeded, managers prodded them to speed the process. Development of the MAX was lagging nine months behind the rival Airbus A320neo. Time was of the essence for Boeing.

      A former FAA safety engineer who was directly involved in certifying the MAX said that halfway through the certification process, “we were asked by management to re-evaluate what would be delegated. Management thought we had retained too much at the FAA.

      There was constant pressure to re-evaluate our initial decisions,” the former engineer said. “And even after we had reassessed it … there was continued discussion by management about delegating even more items down to the Boeing Company.

      Even the work that was retained, such as reviewing technical documents provided by Boeing, was sometimes curtailed.
      […]
      Inaccurate limit
      In this atmosphere, the System Safety Analysis on MCAS, just one piece of the mountain of documents needed for certification, was delegated to Boeing.

      The original Boeing document provided to the FAA included a description specifying a limit to how much the system could move the horizontal tail — a limit of 0.6 degrees, out of a physical maximum of just less than 5 degrees of nose-down movement.

      That limit was later increased after flight tests showed that a more powerful movement of the tail was required to avert a high-speed stall, when the plane is in danger of losing lift and spiraling down.
      […]
      After the Lion Air Flight 610 crash, Boeing for the first time provided to airlines details about MCAS. Boeing’s bulletin to the airlines stated that the limit of MCAS’s command was 2.5 degrees.

      That number was new to FAA engineers who had seen 0.6 degrees in the safety assessment.
      […]
      System failed on a single sensor
      The bottom line of Boeing’s System Safety Analysis with regard to MCAS was that, in normal flight, an activation of MCAS to the maximum assumed authority of 0.6 degrees was classified as only a “major failure,” meaning that it could cause physical distress to people on the plane, but not death.

      In the case of an extreme maneuver, specifically when the plane is in a banked descending spiral, an activation of MCAS was classified as a “hazardous failure,” meaning that it could cause serious or fatal injuries to a small number of passengers. That’s still one level below a “catastrophic failure,” which represents the loss of the plane with multiple fatalities.
      […]
      Boeing’s System Safety Analysis assessment that the MCAS failure would be “hazardous” troubles former flight controls engineer Lemme because the system is triggered by the reading from a single angle-of-attack sensor.

      A hazardous failure mode depending on a single sensor, I don’t think passes muster,” said Lemme.

      Like all 737s, the MAX actually has two of the sensors, one on each side of the fuselage near the cockpit. But the MCAS was designed to take a reading from only one of them.

      Lemme said Boeing could have designed the system to compare the readings from the two vanes, which would have indicated if one of them was way off.

      Alternatively, the system could have been designed to check that the angle-of-attack reading was accurate while the plane was taxiing on the ground before takeoff, when the angle of attack should read zero.

      They could have designed a two-channel system. Or they could have tested the value of angle of attack on the ground,” said Lemme. “I don’t know why they didn’t.

      The black box data provided in the preliminary investigation report shows that readings from the two sensors differed by some 20 degrees not only throughout the flight but also while the airplane taxied on the ground before takeoff.

      No training, no information
      After the Lion Air crash, 737 MAX pilots around the world were notified about the existence of MCAS and what to do if the system is triggered inappropriately.

    • VF

      Crashs de 737 MAX : la justice américaine se saisit du dossier
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/19/crashs-de-737-max-la-justice-americaine-s-en-mele_5438002_3210.html


      Les Boeing 737 Max sont collés au sol à Phoenix, dans l’Arizona (Etats-Unis).
      Matt York / AP

      La justice américaine a décidé de faire la lumière sur les relations entre Boeing et les autorités fédérales chargées de certifier ses appareils 737 MAX, à la suite de deux accidents qui ont fait 346 morts à moins de cinq mois d’intervalle.
      Le 11 mars, soit au lendemain de la tragédie du vol d’Ethiopian Airlines, la justice a assigné au moins une personne impliquée dans le développement du programme 737 MAX à fournir des documents, incluant des lettres, des courriels ou d’autres messages, révèle le Wall Street Journal lundi 18 mars, qui cite des sources proches du dossier.
      […]
      L’affaire « prend un tour entièrement nouveau avec l’enquête criminelle », a réagi Scott Hamilton, expert aéronautique chez Leeham Company. « Contrairement à la France, où les enquêtes criminelles sont habituelles quand il y a un accident d’avion, c’est très, très rare aux Etats-Unis », souligne-t-il, se souvenant d’un seul précédent, celui de ValuJet. Le 11 mai 1996, l’accident d’un DC-9 de cette compagnie en Floride avait fait 110 morts.

      Parallèlement, le département américain des transports mène une enquête sur le processus d’approbation par le régulateur du transport aérien (FAA) des 737 MAX, a également dévoilé le WSJ dimanche. Il se penche en particulier sur le système de stabilisation de l’avion destiné à éviter le décrochage, dit « MCAS » (Maneuvering Characteristics Augmentation System).
      […]
      Des documents disponibles sur le site de la FAA montrent que le 737 MAX a été certifié comme une variante du 737 NG, son prédécesseur. Autrement dit, il n’a pas été inspecté dans son intégralité, la FAA estimant qu’il n’était pas nécessaire d’examiner certains systèmes. Cela n’est pas inhabituel dans l’aéronautique s’agissant d’un avion qui n’est pas entièrement nouveau.

      Plus gênant, selon des sources concordantes, le régulateur, confronté à des coupes budgétaires et manquant d’expertise, a délégué à des employés de Boeing la certification du MCAS. Or ce système a, lui, été spécialement conçu pour le 737 MAX, afin de compenser le fait que ce nouvel aéronef dispose de moteurs plus lourds que ceux équipant le 737 NG et qu’il présentait, de ce fait, un risque plus élevé de décrochage.

      Note que l’explication fournie est au minimum rapide, voire carrément fausse (cf. supra, la modification des moteurs (plus gros) a surtout entrainé un changement de leur position – surélévation et déplacement vers l’avant - ce qui modifie fortement le centrage de l’avion)

      Et la Chambre s’y mettrait aussi…

      Peter DeFazio, le président de la commission parlementaire des transports à la Chambre des représentants, envisage, lui, de lancer une enquête sur la certification du 737 MAX, selon des sources parlementaires, ajoutant que des auditions publiques de responsables de la FAA ne sont pas exclues.

    • Washington lance un audit sur la certification du Boeing 737 MAX
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/washington-lance-un-audit-sur-la-certification-du-boeing-737-max-811302.ht

      [La] secrétaire américaine aux Transports, Elaine Chao, a annoncé mardi qu’elle avait demandé à ses services de vérifier la procédure de certification du Boeing 737 MAX par l’aviation civile américaine. Par ailleurs, un nouveau patron a été nommé à la tête de la FAA, la direction de l’aviation civile américaine. Boeing a également [re]manié l’équipe dirigeante de l’ingénierie.

      Confirmant des informations de presse, le ministère américain des Transports (DoT) a indiqué mardi avoir lancé un audit sur le processus de certification du Boeing 737 MAX 8 par la Federal Administration Agency (FAA), la direction générale de l’aviation civile américaine, après les accidents de Lion Air fin octobre 2018 et d’Ethiopian Airlines le 10 mars denier, faisant au total 346 morts. Dans les deux cas, le 737MAX, un avion mis en service en mai 2017, était flambant neuf. Dans les deux cas, ils se sont écrasés peu après le décollage après avoir connu des montées et des descentes irrégulières lors de la phase de montée.
      […]
      Par ailleurs, Donald Trump a annoncé mardi son intention de nommer Steve Dickson, un ancien pilote de chasse et pilote de ligne, à la tête de la FAA. Steve Dickson doit être nommé comme administrateur de la FAA pour une période de cinq ans et comme président du Comité des services du trafic aérien au département du Transport. Steve Dickson, qui a pris récemment sa retraite, a une longue expérience du transport aérien puisqu’il était responsable de la sécurité et des services opérationnels au sein de la compagnie américaine Delta Airlines. Il était en outre instructeur. En tant que pilote de ligne, il a l’expérience des avions moyen-courriers : Airbus A320, Boeing 727, 737, 757. Steve Dickson était également, au début de sa carrière, pilote sur l’avion de combat F-15.

      La division d’aviation commerciale de Boeing a selon Reuters remanié l’équipe dirigeante de l’ingénierie. John Hamilton, qui occupait les fonctions de vice-président et d’ingénieur en chef, va se concentrer uniquement sur le rôle d’ingénieur en chef, a déclaré le PDG de la division d’aviation commerciale, Kevin McAllister, dans un email envoyé aux employés. Lynne Hopper, jusque-là en charge de l’unité test et évaluation, est nommée vice-présidente de l’ingénierie, a-t-il ajouté.

      La réorganisation va permettre à Hamilton de « focaliser toute son attention sur les enquêtes en cours sur l’accident », écrit McAllister, soulignant que des changements étaient nécessaires alors que l’avionneur américain « dédie des ressources supplémentaires » à ces enquêtes.

    • Boeing a le droit de faire voler ses 737 MAX (pour les stocker ailleurs qu’à Seattle)
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-a-le-droit-de-faire-voler-ses-737-max-pour-les-stocker-ailleurs-qu-

      Malgré l’interdiction des vols des 737 MAX la direction de l’aviation civile américaine a autorisé à Boeing à les faire [voler] pour parquer quelque part les avions assemblés qui ne pourront plus être stockés sur le site de production de Seattle, faute de place.

      Les Boeing 737 MAX peuvent reprendre les airs sans attendre les conclusions de l’enquête de l’accident d’un appareil de ce type d’Ethiopian Airlines, faisant 157 victimes à bord le 10 mars. Mais sans passagers à bord. Si les vols reprennent effectivement, ce sera uniquement pour aller parquer quelque part les appareils qui sortent de la chaîne d’assemblage et qui ne pourront plus être stockés sur le site de production de Renton, près de Seattle. Si Boeing a interrompu les livraisons, l’avionneur a maintenu la production dans le but d’introduite la solution à ses problèmes sur tous les avions stockés et livrer rapidement ces derniers.

      Selon les autorités américaines, de telles dispositions ont été accordées à Boeing par la Federal Administration Agency (FAA), la direction générale de l’aviation civile, lorsque cette dernière a interdit les vols des 737 MAX la semaine dernière. « La FAA a décidé d’interdire les opérations, mais n’a pas retiré le certificat de navigabilité de l’avion qui aurait décrété que l’avion n’était pas en mesure de voler », a expliqué surpris à La Tribune, un expert européen des questions de sécurité. En attendant, si Boeing décidait de faire voler ses avions pour aller les parquer ailleurs qu’à Renton, la décision pourrait en surprendre plus d’un. Comment pourrait-on autoriser un avion cloué au sol pour des raisons de sécurité reprendre les airs avec des pilotes à bord ?

      Avec une cadence de production de 52 appareils par mois, l’avionneur est confronté au défi du stockage de ces avions qu’il ne peut pas livrer aux compagnies aériennes. Selon nos informations, Boeing a des solutions pour absorber deux mois de production, soit plus de 100 appareils.

      (note, les chapeaux des articles sont rédigés au lance-pierre, il y manque des mots ou des bouts de mots…)

  • Tel-Aviv visé par deux roquettes, Israël répond par des frappes sur Gaza
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/14/tel-aviv-visee-par-deux-roquettes-tirees-depuis-la-bande-de-gaza_5436198_321

    Tel-Aviv visé par deux roquettes, Israël répond par des frappes sur Gaza

    L’Etat hébreu a mené des frappes à Gaza, en riposte à ces deux tirs qui interviennent à moins d’un mois du scrutin législatif du 9 avril en Israël.

    Dans l’article, on en arrive aux choses sérieuses :

    Pour la première fois depuis l’été 2014, les habitants de Tel-Aviv ont dû, dans un laps de temps court, courir vers les abris, jeudi 14 mars. Peu après 21 heures, les sirènes d’alerte ont retenti après les tirs de deux roquettes de longue portée en provenance de la bande de Gaza vers la métropole. Elles n’ont pas été interceptées par le système de défense Dôme de fer, mais aucune victime ni dégât n’ont été constatés, selon l’armée.

    En arabe, ça se traduit par : « Le choc en Israël : les roquettes de Gaza arrivent à Tel-Aviv » (صدمة في إسرائيل : صواريخ غزّة تصل إلى تل أبيب https://al-akhbar.com/Palestine/267793/%D8%B5%D8%AF%D9%85%D8%A9-%D9%81%D9%8A-%D8%A5%D8%B3%D8%B1%D8%A7%D8%A6%D9%8)

  • Beto O’Rourke, nouvel espoir des démocrates pour la présidentielle américaine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/14/beto-o-rourke-nouvel-espoir-des-democrates-pour-la-presidentielle-americaine

    Ce quadragénaire démocrate a été battu de justesse en novembre dans un bastion républicain, après une campagne qui a fortement accru sa notoriété.

    Les titres de la Grande Presse te disent par avance pour qui voter aux US, si par hasard, tu avais l’intention de te poser la question.

    Ils ont la possibilité par exemple de mettre en avant la Sénatrice de Hawaïi, démocrate réélue récemment avec succès et avec une très large majorité.

    Mais nan. Ils préfèrent un WASP... loser... qui a sans aucun doute comme qualités cachées de n’être critique ni de la politique impérialiste de son pays, ni d’Israël, ni du gaz de schiste, ni...

  • En Iran, l’avocate Nasrin Sotoudeh condamnée à une lourde peine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/13/l-avocate-iranienne-nasrin-sotoudeh-lourdement-condamnee_5435370_3210.html

    La justice iranienne a fait connaître, lundi 11 mars, une peine d’emprisonnement prononcée par un tribunal révolutionnaire de Téhéran contre l’avocate Nasrin Sotoudeh, en son absence et à une date inconnue. Déjà retenue depuis neuf mois à la prison d’Evin, dans la capitale iranienne, Mme Sotoudeh est condamnée à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion contre le régime » et à deux ans pour « insulte au Guide suprême », a déclaré son juge, Mohammad Moghisseh, à l’agence semi-officielle ISNA.

    Cette avocate de 55 ans est célèbre pour sa défense de manifestants emprisonnés, comme de jeunes femmes ayant défié les lois de la République islamique en se dressant, sans voile, dans l’espace public. Cette peine sévère pourrait cependant n’être qu’un acompte, alors que la justice iranienne empile les condamnations contre elle, dans une grande opacité.

    Son mari, Reza Khandan, a précisé à l’Agence France-Presse qu’elle avait été condamnée, dans un second dossier, pour sept chefs d’accusation, à une série de peines dont l’addition donne le tournis : 33 ans. M. Khandan a déclaré à l’AFP que la plus lourde de ces peines, pour « incitation à la débauche », s’imposait aux autres : Mme Sotoudeh s’est donc vue promettre au moins dix ans derrière les barreaux, et 148 coups de fouet. Selon son juge, l’avocate a refusé de se faire remettre le dernier verdict, et son dossier a été renvoyé au tribunal d’appel.

    (...) Mme Sotoudeh fait les frais de la répression qui accompagne le retrait des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire.

    Aujourd’hui, l’avocate fait les frais de la répression qui accompagne le retrait des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire, en mai 2018. Selon Amnesty International, plus de 7 000 personnes ont été emprisonnées l’an dernier, à la suite des manifestations contre les blocages économique et politique du pays. En janvier 2018, Mme Sotoudeh avait été parmi les premières à annoncer la mort, en prison, de manifestants. Elle a pu également gêner l’institution judiciaire, en dénonçant la publication d’une liste de vingt avocats agréés pour défendre des accusés politiques, parmi lesquels elle ne figurait pas.

    Défense des « filles de la rue Enqelab »

    Avant tout, Mme Sotoudeh a pris fait et cause pour les « filles de la rue Enqelab », souvent très jeunes, qui ont osé depuis le début de l’année 2018 se dévoiler en pleine rue, juchées sur des transformateurs électriques ou des ronds-points, pour dénoncer l’obligation de port du voile en public faite aux Iraniennes.

    Le gouvernement du modéré Hassan Rohani a cherché à circonscrire la portée de leurs actes à un débat de société, sans en faire le symbole d’une contestation radicale du « système ». La justice, instance conservatrice, a, de son côté, prononcé des peines relativement clémentes contre certaines de ces femmes.
    Lire aussi En Iran, Nasrin Sotoudeh, la voix des anti-voile

    Cependant, la presse ultraconservatrice voit en elles un instrument des partisans d’un changement de régime, basés à l’étranger, et des « faucons » de la Maison Blanche. Elle n’a pas manqué de noter que la journaliste Masih Alinejad, initiatrice d’une campagne incitant les Iraniennes à se dévoiler en public, avait rencontré le secrétaire américain aux affaires étrangères, Mike Pompeo, en février à la Maison Blanche.

    Cette presse note également qu’une jeune Iranienne, Shaparak Shadjarizadeh, condamnée en 2018 à deux ans de prison ferme et à 18 ans de sursis, a pu quitter le pays pour s’établir au Canada. Elle y était intervenue en décembre 2018 devant le Parlement, pour demander des sanctions contre l’Iran, suscitant des critiques sur les réseaux sociaux iraniens.

    Peu après, le médecin Farhad Meysami, détenu en Iran pour avoir soutenu le mouvement des filles de la rue Enghelab, avait affirmé qu’il préférait demeurer derrière les barreaux plutôt que d’accepter le soutien offert au mouvement par l’administration américaine.

    Le 9 mars, le quotidien Javan, lié aux gardiens de la révolution, la principale force armée iranienne, a dénoncé l’intégration par le président français de Mme Sotoudeh à un conseil consultatif du G7. Il y voyait un premier test, par une puissance étrangère, du nouveau chef de l’autorité judiciaire, Ebrahim Raissi. Cet ancien rival ultraconservateur de M. Rohani à la présidentielle de mai 2017 a été nommé la semaine dernière par le Guide suprême.

    Louis Imbert

    J’ai gardé le nom du journaliste pour cet article qui (d)étonne dans le parti-pris général du _Monde sur les questions en #Iran.

  • La sénatrice américaine McSally, première femme pilote de chasse, raconte son viol par un supérieur
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/07/aux-etats-unis-la-senatrice-martha-mcsally-premiere-femme-pilote-de-chasse-r


    Martha McSally, mercredi 6 mars à Washington.
    JOSHUA ROBERTS / REUTERS

    Martha McSally n’a pas révélé le nom de son agresseur, ni la date à laquelle les faits se seraient déroulés. Elle a expliqué qu’à l’époque les scandales d’abus sexuels s’accumulaient dans les forces armées, qui, selon la sénatrice, y apportaient « une réponse vraiment inadéquate ». L’ancienne pilote de chasse affirme avoir finalement parlé de ce traumatisme des années après l’agression, mais a été « horrifiée » par la façon dont l’armée a réagi à son témoignage. Elle assure d’ailleurs avoir failli démissionner « par désespoir ».

    « Comme d’autres victimes, je pensais que le système me violait une nouvelle fois », a expliqué Martha McSally, visiblement très émue. Elle a finalement choisi de ne « pas abandonner » et de devenir « une voix pour les femmes » dans l’armée, puis en politique.

    Devant les sénateurs, l’élue de l’Arizona a souligné la responsabilité de la hiérarchie militaire, demandant un changement de culture dans l’institution. A son entrée à l’école de l’armée de l’Air, en 1984, « les agressions et le harcèlement sexuel étaient courants et les victimes souffraient le plus souvent en silence », a-t-elle raconté. Pendant sa carrière, elle a vu de nombreuses « faiblesses dans les processus de prévention des agressions sexuelles, d’enquête et de jugement ».

    Selon un rapport publié par le Pentagone en mai 2018, le nombre d’agressions sexuelles signalées a augmenté de 10 % entre octobre 2016 et septembre 2017. L’armée américaine compte 1,3 million de personnes en service actif.

    Ce n’est pas la première fois que Martha McSally prend la parole pour parler des agressions sexuelles envers les femmes. Très sportive dans sa jeunesse, la sénatrice avait déjà raconté, en avril 2018, comment, alors qu’elle était âgée de 17 ans, son entraîneur d’athlétisme de 37 ans l’avait attirée dans une relation sexuelle. En plein mouvement #metoo, elle racontait dans une interview au Wall Street Journal la « manipulation émotionnelle » mise en place par son agresseur. « Il m’a fallu beaucoup de temps pour arriver au point de comprendre ce que j’avais vécu. Il y a beaucoup de peur, de manipulation et de honte. »

    Dans cet entretien, elle expliquait déjà n’avoir jamais sérieusement envisagé de confronter son agresseur du lycée. Qui l’aurait crue ? « C’est déjà difficile à prouver le lendemain matin, ne parlons pas de dix ans plus tard. »

    En octobre 2016, quand la vidéo Access Hollywood montrant Donald Trump se flatter de pouvoir embrasser impunément qui bon lui semble, Martha McSally avait tweeté son « dégoût ». « Plaisanter à propos des agressions sexuelles est inacceptable. Je suis scandalisée », écrivait-elle à propos du président américain. Reste que depuis, elle a soutenu bec et ongles le locataire de la Maison Blanche dans tous ses choix politiques. Elle avait également soutenu la candidature du juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême, malgré les accusations d’agression sexuelle qui pesait sur lui.

  • TGV Lyon-Turin : le premier ministre italien « pas convaincu » par le projet
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/07/tgv-lyon-turin-le-premier-ministre-italien-pas-convaincu-par-le-projet_54328

    Giuseppe Conte appelle à la révision, jeudi, du projet de liaison ferroviaire à grande vitesse sur lequel son gouvernement est profondément divisé.

    Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, cherche à gagner du temps sur un projet qui divise profondément son gouvernement. Le premier ministre italien a estimé, jeudi 7 mars, que le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ne semble pas un projet dont l’Italie a besoin, appelant à sa révision. « J’ai exprimé de forts doutes et ma perplexité sur l’opportunité de cet ouvrage. Je ne suis vraiment pas convaincu qu’il s’agisse d’un projet dont l’Italie a besoin », a déclaré M. Conte lors d’une conférence de presse.

    Constatant l’incapacité de son gouvernement à trouver un compromis sur un sujet où les deux forces politiques de la majorité sont aux antipodes, il a demandé à la France et à l’Union européenne de rediscuter ce projet pour évaluer les « doutes et la perplexité » de l’exécutif italien. « Nous agirons ensuite » sur la base de ces discussions, a ajouté le chef du gouvernement italien. M. Conte a également assuré que la répartition des coûts entre la France et l’Italie n’apparaissait « pas juste à l’heure actuelle » et « c’est un aspect qui doit être approfondi dans de nouvelles discussions », a-t-il ajouté.

  • En #Corée du Nord, les pires récoltes agricoles en plus de dix ans
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/06/en-coree-du-nord-les-pires-recoltes-agricoles-en-plus-de-dix-ans_5431911_321

    Les récoltes de l’an passé se sont élevées à 4,95 millions de tonnes, en baisse de 500 000 tonnes, indiquent mercredi 6 mars les Nations unies dans leur rapport sur les « Besoins et priorités » de 2019. […] Le résultat est que 10,9 millions de personnes en Corée du Nord, soit 43 % de la population totale, ont besoin d’une #aide_humanitaire, soit 600 000 de plus que l’an passé, d’où un risque accru de malnutrition et de maladies. Mais alors que le nombre de personnes ayant besoin d’aide augmente, l’ONU a dû réduire son objectif de personnes à aider de six à 3,8 millions, car l’organisation cherche à toucher les personnes les plus dans le besoin.

    #agriculture #disette

  • Pendant six mois, ces villages palestiniens ont eu de l’eau courante. Israël y a mis fin
    25 février | Amira Hass pour Haaretz |Traduction SF pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/pendant-six-mois-ces-villages.html

    Pendant six mois, des villageois palestiniens vivant en Cisjordanie sur une terre qu’Israël considère comme une zone de feu fermée, ont vu leur rêve d’eau courante devenir réalité. Puis l’administration civile y a mis fin.

    Le rêve devenu réalité, sous la forme d’une canalisation d’eau de deux pouces (5 cm), était trop beau pour être vrai. Pendant environ six mois, 12 villages palestiniens des collines au sud de Hébron ont joui d’une eau courante claire. Cela, jusqu’au 13 février, lorsque l’équipe de l’Administration Civile israélienne, accompagnée de soldats et de la police des frontières est arrivée avec deux bulldozers.

    Les soldats ont déterré les tuyaux, les ont coupés et sciés et ont regardé les jets d’eau qui en giclaient. Environ 350 mètres cubes d’eau ont été gaspillés. L’administration civile a confisqué des restes et des sections de tuyaux de 6km environ sur un réseau de 20 km de longueur. Ils les ont chargés sur des camions à ordures à l’effigie de Ramat Gan, une banlieue de Tel Aviv.

    Le travail de démolition a duré six heures et demie. La construction du réseau d’adduction d’eau avait pris à peu près quatre mois. Ce fut clairement un acte de rébellion civile dans l’esprit du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King contre une des privations les plus brutales qu’Israël impose aux villages palestiniens de la zone C, la partie de la Cisjordanie qui est totalement sous contrôle israélien. Cela empêche les Palestiniens de se brancher sur les infrastructures d’eau existantes.

    Les grottes qui servent d’habitation dans le district de Masafer Yatta, au sud de Hébron et les anciennes citernes de collecte d’eau de pluie confirment la revendication des villageois selon laquelle leurs villages existent depuis des décennies, bien avant la fondation de l’État d’Israël. Dans les années 1970, Israël a déclaré que quelque 30 000 dounams (3 000 ha) étaient dans la Zone de Feu 918.

    traduction de l’article cité ici : https://seenthis.net/messages/762571
    #IsraelUE