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    • Je pense que Val K te suggérait de commencer ton message par du texte (ici le commentaire de Vanderling), plutôt que par l’URL Youtube.

      En effet, quand tu partages un message de Seenthis sur un autre réseau social, ça « exporte » automatiquement la première ligne de texte. Du coup, quand on essaie de partager ce message ailleurs que sur Seenthis, on se retrouve au mieux avec un partage qui commence par une URL toute moche, au lieu d’un petit intitulé sympa.

      C’est pour cela qu’il est généralement préférable de commencer par une petite phrase claire, ou au moins un titre d’œuvre, histoire d’avoir des partages bien propres quand on bascule vers l’empire du mal.

    • @philippe_de_jonckheere Je me disais qu’il faudrait plus clairement faire la distinction entre les deux grands types de vidéos qui circulent en ce moment :
      – les classiques images de pure violence policière, crânes fracassés, mains arrachées, yeux crevés, tabassages en règle, poubelles satellisées par une grenade…
      – et toute la collection, comme celle-ci, de « petites » violences inutiles et dégueulasses, généralement moins directement « violentes » : la dame insultée par un flic, le petit coup de pied dans la tête d’un immobilisé, la coup de matraque à l’arrière du crâne comme ça en passant, les lunettes écrasées ça t’apprendra, les lycéens humiliés et filmés on va les montrer à leurs profs…

      Parce que les images violentes, curieusement, c’est encore ce que le gouvernement arrive à justifier le mieux : (a) parce que bon, hein, faut voir qu’en face c’est pas des enfants de cœur, alors nos flics républicains ils font usage du monopole de la violence d’État de manière plutôt proportionnée, (b) et sinon, on est dans un État de droit, et il y a des enquêtes.

      Alors que toutes ces vilaines petites bassesses merdiques, qui désormais deviennent un genre à part entière sur Twitter, de la part des flics, le Castagneur, il peut bien s’accrocher pour les justifier.

    • @l_l_de_mars : HONTE SUR MOI ! J’avais pas vu ta modification ! Pardon pardon pardon. Pour ma peine, je laisse mon message tel quel afin que tout le monde sache que je peux être parfaitement injuste et sans la moindre pédagogie parfois. Na !

      Effectivement comme l’explique parfaitement @arno lorsqu’on partage, ce sont les premières inscriptions qui passent, et là, il n’y aurait qu’un lien, qui plus est non reconnaissable à cause des robots-racourcisseurs ! Du coup il faudrait juste quelques mots / une petite phrase avant le lien...

      Pour ma défense, le but n’est pas d’alimenter l’Empire du Mal, mais bien au contraire de rapatrier les allié-e-s par le biais de liens qui les en font sortir. Du coup, avec une bonne accroche, ça fait que des gens viennent découvrir seenthis (je fais la même chose avec d’autres medias libres sur d’autres galaxies maléfiques, même si je me suis auto-débarquée de gros vaisseaux...)
      Bref : #merci l’#Educ_Pop seenthissienne, encore une fois <3

    • @arno

      C’est pour cela qu’il est généralement préférable de commencer par une petite phrase claire, ou au moins un titre d’œuvre, histoire d’avoir des partages bien propres quand on bascule vers l’empire du mal.

      bon, tu t’en doutes probablement, mais je n’ai jamais eu aucun usage de ces trucs, et je n’ai pas l’intention d’en avoir (la décision de youtuber les bidules du Terrier a pris bien des années, et il aura fallu un dernier contrecoup technique épuisant pour que je cède, mais franchement, je suis très mal à l’aise avec ça) ; Phil (De Jonck) m’a limé patiemment les noix pour que j’abdique mon dégoût apriorique des réseaux sociaux pendant des semaines et que je vienne voir ici en me disant « vous verrez Laurent, vous verrez, it’s something completely different ». Et hop, je suis là, souvent perplexe sur les usages et les rapports humains particuliers que ça crée, mais plutôt ok pour dire que c’est sensiblement « autre chose ». De là à me soucier de la façon dont on fait rebondir les infos sur twitter, faut quand même pas déconner.
      sinon, pour la dernière partie de ton message à Phil, je pense comme toi que la puissance de ces « petites choses » est bien plus susceptible, correctement médiée, de provoquer un mouvement de rage collectif que des scènes de violence policières habituelles ; on peut l’accompagner, sur tous les forums bien conservateurs, dans tous les milieux cognophiles les plus aveugles, de ce commentaire : « , hey, tout le monde, je sais que vous êtes toujours plein de certitudes impeccables pour justifier toutes les actions policières. Alors, faites, faites-moi plaisir, allez-y, justifiez-moi ça, je serais heureux de vous entendre. »

    • @arno la mention assez rapide de Primo Levi fait référence à Naufragés et Rescapés , le chapitre intitulé la violence inutile. C’est une notion assez difficile à manier parce que naturellement on ne peut pas comparer, tenir dans le même regard, la violence extrême d’un camp d’extermination et celle de la police d’Etat en France aujourd’hui, il n’empêche c’est cette explication qui sous-tend ce que tu dis, qu’effectivement le gouvernement n’aura aucune difficulté à justifier la violence de masse en faisant trembler les braves gens avec le péril jaune en somme, en revanche ce qui relève de la violence inutile rentre justement dans le champ de l’injustifiable. Et ce qui est injustifiable nous fait rentrer de plain-pied dans des territoires fort obscurs. Toutes proportions mal gardées.

      Deux des exemples donnés par Primo Levi. Pendant qu’il était détenu ses camarades et lui devaient faire très attention de ne pas perdre ou se faire voler leurs cuillères, ce que Primo Levi imagina, tout le temps de sa détention, comme justifié par le fait qu’il y avait une pénurie de temps de guerre de ces dernières, il avait intégré le raisonnement de ses geôliers, pour découvrir, à la libération du camp, qu’il y avait des montagnes d’ustensiles de cuisine au Kanada, il était donc inutile d’emmerder les détenus avec cette histoire de cuillère. L’autre exemple est celui du stalactite de glace avec lequel un détenu voudrait étancher sa soif, ce qu’on lui interdit et quand il demande pourquoi, tombe la fameuse réponse : « Hier ist kein Warum », (ici il n’y a pas de pourquoi)