« Une machine de guerre qui n’a ni remords, ni états d’âme, et où tous les coups sont permis »

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  • L’État et les violences policières : « Une machine de guerre qui n’a ni remords, ni états d’âme, et où tous les coups sont permis »
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    Documenter les violences policières et juridiques : mercredi 20 mars, témoins, experts, journalistes, juristes ont fait ce travail essentiel dans une réunion publique à Paris. Soulignant la gravité de la rupture autoritaire qui est en train de se produire.
    Paris, reportage

    La grande salle de la Bourse du travail, à Paris, était pleine mercredi 20 mars au soir pour la présentation des premières conclusions de la « commission d’enquête » sur la répression, la violence policière, la loi anti-manifestations, organisée à l’appel d’organisations syndicales [1]. Trois heures durant, les « enquêteurs » — le président et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, l’avocate et membre du syndicat des avocats de France (Saf) Judith Krivine et le journaliste à Radio France Antoine Chao — ont orchestré les prises de parole de nombreux témoins sur trois thèmes : les blessés en manifestation, les politiques répressives et les perspectives.

    Ian B., membre du collectif Désarmons-les !, a ouvert la soirée avec le bilan provisoire établi par le collectif — 170 blessés graves depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, en novembre 2018. Le collectif, qui émane de l’Assemblée des blessé.e.s constituée en novembre 2014 à Montreuil à la suite de la mort de Rémi Fraisse, s’est donné pour mission d’accompagner les personnes blessées et leurs familles dans leur parcours judiciaire et leur reconstruction psychologique, et d’informer sur le maintien de l’ordre en France — notamment les armes utilisées. « C’est une réalité à laquelle on ne s’attendait pas : on a recensé autant de blessés en trois mois que pendant les vingt années précédentes », a souligné Ian B.

    Le bilan du journaliste David Dufresne, diffusé sur son fil Twitter et Mediapart, précise le tableau : un décès — celui de Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène alors qu’elle fermait ses volets, le 2 décembre à Marseille —, 222 blessés à la tête, 22 éborgnés et cinq mains arrachées. Depuis décembre, le journaliste indépendant interpelle le ministère de l’Intérieur sur les blessures causées par les armes de la police et les exactions commises par les forces de l’ordre, par la formule devenue rituelle « allo @Place_Beauvau — c’est pour un signalement ». « Pendant plus d’un mois, j’ai travaillé seul. Au début régnait un grand silence médiatique, qui a contribué au déni politique. Cette semaine, on a encore pu entendre le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, déplorer que les lanceurs de balle de défense [LBD 40] n’avaient pas été suffisamment sortis. C’est faux, un jeune homme a perdu son œil près du Fouquet’s le 16 mars et personne n’en a parlé. »

    Laurent Thines, neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon, a lancé en janvier une pétition demandant « un moratoire sur l’utilisation des armes dites moins létales ». Tout en faisant défiler des images insoutenables de mâchoires déchiquetées, de mains arrachées et d’orbites énucléées, il a alerté sur les dégâts causés par les armes de force intermédiaire — LBD 40, grenades lacrymogènes instantanées GLI-F4, grenades de désencerclement — sur les corps humains. « Un projectile de LBD 40 lancé à plus de 90 mètres par seconde, soit 324 kilomètres par heure, a une force d’impact de 200 joules. C’est comme si on vous lâchait un parpaing de 20 kilos d’une hauteur d’un mètre sur le visage ou la tête ! » Devant la radio d’un Gilet jaune s’étant pris un tir de LBD dans la tempe, il a dénoncé une blessure similaire à celles causées par des accidents de voiture ou des coups de batte de base-ball : « Le crâne est enfoncé et, pire de mon point de vue de neurochirurgien, le cerveau en dessous est abîmé. Or, le cerveau, on n’en a qu’un seul et une fois qu’il est abîmé, on ne s’en remet jamais vraiment. Celles et ceux qui ont un proche qui a fait un accident vasculaire cérébral le savent. »

    « C’est une volonté d’entraver le droit de manifester écrite noir sur blanc »

    Pour protester contre la fabrication et la commercialisation de ces armes, Ian B. a relayé un appel à bloquer les usines de fabrication de ces armes à partir du vendredi 29 mars : le siège social d’Alsetex à Muret (Haute-Garonne) et son usine à Mazères (Ariège), la fabrique de Flash-Balls et de grenades de désencerclement Verney Carron à Saint-Étienne (Loire), la fabrique de grenades lacrymogènes Nobel à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), etc.

    Ces blessures s’inscrivent dans un contexte de politiques répressives, ont observé et analysé les témoins du débat suivant. Globalement, « les gouvernements qui se succèdent privent les salariés de leurs droits et leur rendent l’accès au juge plus difficile, ce qui rend les recours de plus en plus décourageants. Bientôt, ils ne pourront plus recourir qu’à la violence pour se faire entendre, comme le montre très bien le film En guerre de Stéphane Brizé », a alerté Mme Krivine.

    En parallèle, la répression des mouvements sociaux s’intensifie. Christian Mouhanna, sociologue et directeur du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), observe une « fuite en avant répressive », que les gouvernements successifs tentent de justifier en faisant un « amalgame entre populations de banlieues assimilées à des terroristes et manifestants ». Cette stratégie, amorcée par la loi sur la sécurité quotidienne de novembre 2001, s’est poursuivie pendant les manifestations pour le climat de fin 2015 et celles contre la loi Travail de 2016. En outre, « on assiste à une remise en cause du maintien de l’ordre à la française qui consistait à créer des troupes spécialisées pour tendre vers le zéro mort et le moins de blessés possible », signale le sociologue, en pointant la présence récente en manifestation de la brigade anticriminalité (BAC), « la plus bêtement répressive », et sa militarisation.

    Anne-Sophie Wallach, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, dénonce de son côté une instrumentalisation du droit « non plus pour punir les personnes qui ont commis des délits, mais à des fins de maintien de l’ordre ». « Le 8 décembre, pour plus de 900 placements en garde à vue, on a eu plus de 500 classements sans suite, faute d’éléments contre les personnes », a-t-elle dit. Derrière ces interpellations massives, le délit de participation à un groupement ayant l’intention de commettre des violences, introduit dans le droit en 2010 pour lutter contre les « bandes » des quartiers populaires — « une qualification floue, en tout cas extensive, qui permet le placement en garde à vue car ce délit est passible d’emprisonnement ». Autre levier, la réquisition particulière, « qui permet aux forces de l’ordre de relever l’identité dans les gares, au niveau des péages, sans recourir aux critères classiques ». Enfin, la magistrate dénonce les pressions exercées sur la justice notamment par la garde des Sceaux : « Le 8 décembre, la ministre s’est rendue à la permanence du parquet de Paris, où les magistrats reçoivent les appels concernant les gardes à vue, pour annoncer que la fermeté était de mise. Ces pressions ne sont pas acceptables. Pourtant, elles sont confortées par le procureur de Paris, qui a livré comme instruction aux magistrats de permanence les week-ends de mobilisation, ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin, même en cas de classement sans suite. C’est une volonté d’entraver le droit de manifester écrite noir sur blanc ! »

    « Le pouvoir est violent, mutile et continue de tuer. Mais nous pouvons renverser ensemble cette machine de guerre »

    Les militants sont nombreux à avoir fait les frais de ces politiques. Parmi eux, le secrétaire départemental de SUD PTT, Gaël Quirante, qui a dénoncé 13 interventions policières dans son centre postal et quatre convocations au commissariat pour violation de domicile, contre des postiers grévistes en Île-de-France. Dans la salle, un Gilet jaune a raconté la répression policière contre la première « Nuit jaune », le 26 janvier place de la République à Paris : « Jusqu’à 19 h, l’ambiance était très festive. Puis, sans crier gare, la police a inondé la place de lacrymos et a chargé pour nous pousser contre les canons à eau. On n’avait nulle part où aller, on s’est pris des gaz, c’était très violent. »

    Les perspectives pour les mobilisations ont été abordées en troisième partie de soirée. « Le gouvernement s’apprête à interdire la lutte par ce qu’il appelle la “loi anti-casseurs”, mais qu’au syndicat nous appelons la “loi anti-manifestants” », a averti Laurence Roques, présidente du SAF. La proposition de loi, déposée à l’origine par le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau, est d’abord tombée aux oubliettes avant d’être ressuscitée par le gouvernement, qui a manœuvré pour la faire adopter le 12 mars, malgré des réticences jusque dans la majorité. « Toute personne pourra faire l’objet d’une interdiction a priori de manifester, dès lors que son comportement laisse entendre qu’il peut causer un trouble à l’ordre public, a expliqué l’avocate. Seul un juge administratif des référés pourra invalider cette décision, mais la manifestation sera finie avant même qu’il ait le temps de statuer. » Autres mesures liberticides aux yeux de Me Roques, le délit de dissimulation du visage — « la loi ne précise pas si des lunettes de soleil ou un foulard constituent des dissimulations » — et le fichage de personnes qui ont troublé l’ordre public ou « exprimé leur opinion » — « une mesure qui va à l’encontre de la loi de 1978, qui interdit le fichage pour opinion politique ou action syndicale ».

    Sophie Chapelle, journaliste à Bastamag, s’est inquiétée de dix années de régression du droit de manifester, à raison d’une nouvelle loi sécuritaire tous les deux ans : « La loi de programmation militaire de 2013, qui étend la possibilité de surveillance au-delà du contrôle judiciaire, la loi de 2015 sur le renseignement, celle de 2016 contre le crime organisé, qui intègre des mesures de l’état d’urgence, et la loi sur la sécurité intérieure et le terrorisme de 2017, qui autorise la mise en place de périmètres de protection avec fouille systématique. » « La loi anti-manifestants a été adoptée le 12 mars ; de nouvelles mobilisations ont eu lieu le 16, et le 18, le Premier ministre, Édouard Philippe, n’a fait que des déclarations sécuritaires et annoncé un renforcement du maintien de l’ordre », déplore-t-elle.

    Assa Traoré, dont le frère est mort en juillet 2016 sur le sol de la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), a fustigé un « État antidémocratique, répressif, violent, une machine de guerre qui n’a ni ni remords, ni états d’âme, où tous les coups sont permis ». « Le pouvoir est violent, mutile et continue de tuer. Mais nous pouvons renverser ensemble cette machine de guerre », a-t-elle assuré.

    Que faire à présent, au-delà de l’information toujours essentielle sur la brutalité croissante de l’État, et alors que, comme l’a rappelé Edwy Plenel, « le droit de manifester est un droit fondamental » ? L’idée d’une Coordination nationale contre la répression a été avancée.

    Une réunion aura lieu cet après-midi jeudi 21 mars à l’Assemblée nationale, réunissant représentants de partis de gauche et d’organisations préoccupées par les droits de l’Homme, pour répondre collectivement aux « attaques contre les libertés publiques », indique à Reporterre la députée France insoumise Mathilde Panot.

    #violences_policières #répression

  • Hier soir à la Bourse du travail de Paris se tenait la « commission d’enquête » sur les violences policières, organisée par @Bastamag , @antoinechao, et @Mediapart. Compte-rendu-thread de Cause Commune : https://twitter.com/_CauseCommune_/status/1108422590132035584

    La commission d’enquête débute. « L’état de droit doit primer sur le droit de l’Etat » rappelle Edwy Plenel.

     Rappel du contexte par le premier orateur. Les grenades utilisées par les #fdo ont pour conséquence de faire renoncer certains à exercer leur droit à manifester. Un réseau informel, l’assemblée des blessés, est constitué en 2014.

     La mutilation implique non seulement le corps de la personne blessée, mais aussi son état psychologique, et touche également l’ensemble de ses proches.

     Il y a eu 53 blessés graves en 20 ans jusqu’en novembre 2018. L’assemblée des blessés en a recensé 170 depuis le debut du mouvement des #giletsjaunes.

     Il y a un enjeu essentiel à être reconnu comme victime de violence policière, d’où la publication fréquente des images de leur visage tuméfié par les victimes.

     @davduf est maintenant appelé à témoigner.

    Il a découvert la réalité des victimes de #ViolencesPolicières et a commencé à les documenter. Il est désormais le destinataire de nombreuses preuves et temoignages, qu’il publie après vérification.

     @davduf a pu mettre en place avec @Mediapart des outils tels que « Allo Place Beauvau » pour recenser et médiatiser les #ViolencesPolicières.
    https://alloplacebeauvau.mediapart.fr

     Le maintien de l’ordre est une prérogative éminemment politique en France, explique @davduf. Pourtant le rapport du @Defenseurdroits est très clair sur les dangers de l’utilisation du #LBD40.

     @antoinechao demande quels sont les effets des injonctions internationales à limiter les #ViolencesPolicières. Il semblerait que cette pression pèse en effet sur les décisions politiques et policières, avec une relative retenue par rapport aux actes précédents.

     ... mais les annonces récentes du premier ministre pourraient changer la donne, avec un risque de blanc seing laissé aux #FDO.

     Le maintien de l’ordre « à la française » impliquait de ne pas tirer sur la foule. Le gouvernement assume désormais de changer cette doctrine et de réprimer directement les manifestants, au risque de blesser et de tuer les manifestants.

     Nouvel intervenant : Laurent Thines, neurochirurgien.
    Une balle de #LBD40 tirée à quelques mètres provoque l’équivalent d’un parpaing de 20 kilos lâché à 1 mètre de hauteur.
    Un tir de 40 mètres correspond à l’effet de 10 boules de pétanque.
    #ViolencesPolicières

     Laurent Thines rappelle que les assurances et les mutuelles n’indemnisent pas les victimes de #ViolencesPolicières .

     Le deuxième temps de la commission d’enquête débute, avec Christian Mouhanna (sociologue), le syndicat de la magistrature (@SMagistrature) et Sud PTT.

     Pour Christian Mouhanna, un amalgame législatif est fait depuis 2001 entre jeune de banlieue, manifestant, émeutier et terroriste.
    Le contexte international permet de justifier l’interdiction de manifester pour des causes sociales ou écologiques.

     "La police du quotiden et sa politique répressive a déteint sur la police du maintien de l’ordre, traditionnellement plus mesurée en France."

     "Le gouvernement actuel s’appuie trop sur sa police pour pouvoir la contrôler et la sanctionner. Le maitre est devenu l’esclave de son serviteur."
    #ViolencesPolicières

     La représentante du @SMagistrature (désolé pour son nom qui nous a échappé) déplore que la justice soit instrumentalisée à des fins de maintien de l’ordre par la police.

     "Les gardes à vue ne débouchent bien souvent sur aucune poursuite mais sont utilisées comme des moyens de répression."
    #GAV #giletsjaunes

     Les instructions du procureur de la republique de Paris incitent les magistrats du parquet à ne lever la garde à vue que le samedi soir ou le dimanche matin pour décourager les manifestants de retourner dans la rue, malgré le classement sans suite.

    Témoignage du représentant de @sudposte92, en grève depuis plus d’un an. Les grévistes ont subi 13 interventions policières. Refoulés par les policiers lors de leur venue au ministère. Répression judiciaire des leaders syndicaux de ce conflit.

     Autre témoignage à propos de la grève au Park Hyatt Vendôme, à Paris. Des femmes de chambre en grève ont été réprimées par la police, qui venait démanteler les piquets de grève, confisquant le matériel et faisant déguerpir les grévistes qui protestaient dehors devant le palace.

     Deux étudiants de l’université de Nanterre témoignent de la répression des militants syndicaux (@UNEF). La direction de l’université s’acharne sur ceux qui défendent les droits des étudiants via des interdiction de campus et des sanctions disciplinaires.

     Kadiatou, 11 ans, raconte l’occupation d’un immeuble vide et son évacuation violente par la police en janvier. Elle conclut en remerciant @federationdal pour son action et son soutien.

     Un participant raconte comment la police a tout fait samedi dernier pour éviter la jonction entre le cortège des #giletsjaunes et celui de la #marchedusiècle.

     Dernier temps de cette commission d’enquête. Le syndicat des avocats de France dénonce la loi #anticasseurs, récemment adoptée définitivement. La rupture démocratique, c’est quand les lois d’exception intègrent le droit commun.

     "La simple appartenance à un groupe suffira à subir des interdictions de manifester, sans limite géographique. Le juge administratif n’aura pas le temps de statuer pour établir le droit."

     @Sophie_Chapelle retrace l’historique de l’aggravation progressive de la répression des mouvements sociaux depuis quelques années.

     Assa Traoré conclut en disant que « nous sommes dans un Etat anti-démocratique. »
    Pourtant, elle rappelle que « nous avons le pouvoir de changer les choses » et déclare que « nous sommes tous des #GiletsJaunes ».
    @laveritepradama
    #JusticePourAdama

     Elle souhaite également que la convergence des luttes fonctionne aussi au moment de participer aux marches pour la défense des droits des Noirs et aux mouvements sociaux en banlieue.

     Conclusion de cette commission d’enquête par @edwyplenel.

    Les droits fondamentaux, et notamment ceux des minorités, doivent aujourd’hui être particulièrement défendus, car ils sont en danger.

     @edwyplenel termine en disant que toutes ces luttes doivent converger, car il s’agit de... causes communes !

    Merci à tou.te.s d’avoir suivi ce compte rendu. Si l’enregistrement est de bonne qualité, et si aucun des intervenants ne s’y oppose, on le diffusera bientôt.
    93.1fm

    • L’État et les violences policières : « Une machine de guerre qui n’a ni remords, ni états d’âme, et où tous les coups sont permis »
      Documenter les violences policières et juridiques : mercredi 20 mars, témoins, experts, journalistes, juristes ont fait ce travail essentiel dans une réunion publique à Paris. Soulignant la gravité de la rupture autoritaire qui est en train de se produire.

      Paris, reportage

      La grande salle de la Bourse du travail, à Paris, était pleine mercredi 20 mars au soir pour la présentation des premières conclusions de la « commission d’enquête » sur la répression, la violence policière, la loi anti-manifestations, organisée à l’appel d’organisations syndicales [1]. Trois heures durant, les « enquêteurs » — le président et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, l’avocate et membre du syndicat des avocats de France (Saf) Judith Krivine et le journaliste à Radio France Antoine Chao — ont orchestré les prises de parole de nombreux témoins sur trois thèmes : les blessés en manifestation, les politiques répressives et les perspectives.
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