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  • Elle n’existe pas encore, mais la fusion nucléaire épuise déjà son carburant | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/energie-fusion-nucleaire-epuise-deja-carburant-tritium-20-kilos-reserves

    Il n’y a, sur Terre, que 20 kilos de tritium. Comment faire ?

    Repéré par Barthélemy Dont sur Wired

    30/05/2022 à 20h02

    Plus efficace, moins dangereuse et moins polluante que la fission nucléaire que nous connaissons aujourd’hui, la fusion concentre beaucoup d’espoirs sur la production électrique de demain.

    Sur le papier, le principe est simple : deux isotopes de l’hydrogène différents, le deutérium et le tritium, sont envoyés dans un réacteur appelé tokamak, où ils fusionnent, créant un plasma aussi chaud que la surface du Soleil.

    Tout cela reste théorique cependant, puisque malgré un large engouement pour cette technologie, des progrès constants et des promesses excitantes, personne ne sait encore la maîtriser au point de produire de l’électricité.

    Grâce aux très importants moyens et efforts investis dans le secteur, il est toutefois possible que la fusion devienne à moyen terme une solution viable. Auquel cas elle fera face à un problème majeur : elle manque déjà de carburant.

    Comme l’explique le site internet d’ITER, le principal tokamak expérimental au monde, le deutérium est à la fois abondant et simple à obtenir puisque « chaque mètre cube d’eau de mer contient 33 grammes de deutérium que l’on extrait de manière routinière à des fins scientifiques et industrielles ».

    Ce n’est en revanche pas le cas du tritium. Il n’est présent dans la nature « qu’à l’état de traces », et les réserves mondiales de l’isotope ne se résument en tout et pour tout qu’à 20 kilos.

    Le stock de tritium disponible aujourd’hui est en fait un sous-produit des réacteurs à eau lourde pressurisée, qui en rejettent environ 100 grammes par an. Seulement, il ne reste que trente de ces réacteurs en activité, et ils sont en fin de vie. De surcroît, l’objectif de la fusion est de remplacer avantageusement le nucléaire existant, pas de dépendre de lui.
    Solution théorique

    Le tritium n’a qu’une durée de vie d’un peu plus de douze ans. Lorsqu’ITER démarrera, normalement en 2035, la moitié du stock existant aura déjà disparu. Or, un réacteur devrait avoir besoin d’environ 200 kilos de tritium par an.

    Tout n’est cependant pas perdu. Les scientifiques ont bien sûr anticipé la question et trouvé une solution : théoriquement, les réacteurs à fission pourraient être autosuffisants en tritium.

    Si les neutrons rejetés par le réacteur entrent en contact avec du lithium-6, ils devraient produire du tritium, qui pourrait être extrait et réinjecté dans le réacteur. Un tokamak aurait ainsi simplement besoin d’une petite quantité de l’isotope pour démarrer, puis produirait son propre carburant.

    Tapisser le réacteur d’une couche de lithium pourrait donc « suffire à le rendre autosuffisant en carburant, tout en produisant un petit extra pour démarrer de nouvelles centrales », explique le porte-parole de l’Autorité britannique de l’énergie atomique. Mais comme pour tout ce qui touche à la fusion nucléaire, si le principe est brillant, son application est encore largement théorique.

  • Sécheresse au Maroc : la stratégie des grands barrages mise en cause – Jeune Afrique
    https://www.jeuneafrique.com/1313203/politique/secheresse-au-maroc-la-strategie-des-grands-barrages-mise-en-cause

    Le chiffre est pour le moins anxiogène : selon le ministère de l’Eau, les grands barrages du pays sont remplis à 33 % seulement de leur capacité en ce mois de février. C’est la conséquence d’un déficit pluviométrique majeur qui s’est fatalement répercuté sur les réserves hydriques du pays.

    #paywall #climat #agriculture (ce que j’en comprends)

    • Face aux nombreux rapports alarmants sur la sécheresse qui laissent présager de graves conséquences économiques pour le royaume, le gouvernement a bien tenté de rassurer. Mais il peine à convaincre.

      Le chiffre est pour le moins anxiogène : selon le ministère de l’Eau, les grands barrages du pays sont remplis à 33 % seulement de leur capacité en ce mois de février. C’est la conséquence d’un déficit pluviométrique majeur qui s’est fatalement répercuté sur les réserves hydriques du pays.

      Mais cette situation conjoncturelle est aggravée par une série de problèmes structurels pointés par les spécialistes de la gestion hydrique. « Certes, le Maroc, du fait de sa position géographique, est très mal doté en ressources hydriques. Mais on constate que ce phénomène de sécheresse est de plus en plus fréquent et d’une intensité de plus en plus forte au fil des ans » , note le professeur Najib Akesbi, économiste, enseignant-chercheur passé par l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II.

      Stress hydrique structurel

      Au Maroc, 88 % de l’eau est exploitée par le secteur agricole, l’un des principaux moteurs de l’économie nationale. Autant dire que l’enjeu est crucial pour le royaume. Avec un potentiel de ressources en eau évalué à 2 milliards de m3 (soit 700 m3 par habitant et par an), le royaume se trouve dans une « situation de stress hydrique structurel » .

      Selon le World Resources Institute basé à Washington, le Maroc figure parmi les 20 pays au monde les plus menacés par le stress hydrique. Les projections scientifiques évoquent une diminution de 20 % à 40 % du taux de variation des précipitations à moyen terme dans la région. Comprendre : le Maroc sera dans les prochaines années exposé à des épisodes de plus en plus réguliers de sécheresse.

      Au lendemain de l’indépendance, en 1956, le Maroc avait mis en place un plan massif de développement des structures hydriques, avec la construction de barrages géants. Aujourd’hui, le royaume est doté de pas moins de 149 grands barrages, pour une capacité de 19,1 milliards de m3, soit presque 10 fois son potentiel de ressources en eau...

      Il faut également compter 136 barrages de petites et moyennes capacités, des dizaines de stations de dessalement et plusieurs ouvrages de transfert de l’eau d’une région à l’autre.

      Au cours de l’année 2021, 4 grands barrages ont été achevés, mobilisant 3,5 milliards de dirhams (330 millions d’euros). Des projets qui s’inscrivent dans un plan de développement global : le programme prioritaire pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (Vision 2020-2027), pour un coût total de 115,4 milliards de dirhams (presque 11 milliards d’euros).

      La politique agricole du pays miserait sur « des productions à haute valeur commerciale, hautement hydrovores »

      La même année, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, s’est engagé à construire 15 barrages supplémentaires d’une capacité de réservoir totale de plus de 4,3 milliards de m3, ainsi que 30 barrages de plus petite taille.

      « Propagande des barrages »

      De nouveaux projets qui soulèvent des interrogations : est-il pertinent de construire de nouveaux barrages quand ceux existants sont remplis à moins de la moitié de leur capacité ? De son côté, le professeur Akesbi n’hésite pas et dénonce tout de go une « propagande des barrages » lancée dans les années 1960.

      Il faudrait selon lui « privilégier l’investissement dans la Petite et Moyenne Hydraulique (PMH) » au lieu de lancer des « projets énormes disposés sur de petites surfaces » . En clair : il vaudrait mieux répartir des barrages de plus petite taille sur l’ensemble du territoire.

      D’autre part, le chercheur évoque la nécessité de remettre en question la politique agricole qui miserait sur « des productions à haute valeur commerciale, vouée principalement à l’exportation et hautement hydrovores » .

      Il donne l’exemple de la culture des pastèques, composée à plus de 90 % d’eau, dans la zone désertique de Zagora, ou encore des dattes de variété mejhoul , plus gourmandes en eau que d’autres, dans la province d’Errachidia. Sans oublier des cultures d’avocats destinés au marché européen. Une politique « masochiste » pour Najib Akesbi, qui remet en question les subventions octroyées à ce type de projet. « On utilise des fonds publics pour des projets qui épuisent les nappes phréatiques » , assène-t-il.

      Selon l’ex-secrétaire d’État chargée de l’eau, Charafat Afilal, qui abonde sur la suspension urgente de certaines cultures, il faudrait aussi se pencher sur « l’irrigation des grands périmètres, la mobilisation des ressources souterraines, la régulation des pressions au niveau des réseaux » , en plus d’une meilleure « sensibilisation du grand public » .

      « Une attention particulière doit être accordée à la lutte contre la déperdition et les pertes au niveau des installations de transport et de distribution. » Quant au traitement des eaux usées, qui permettrait une réutilisation vertueuse de la précieuse ressource, il n’est pas encore opératoire, le pays manquant cruellement de stations d’épuration. Une situation qui n’est d’ailleurs pas propre au Maroc.

      Expédients

      Pour justifier le décalage entre les promesses de projet et la réalité du terrain, elle invoque « des retards dans le démarrage et la livraison des projets » . « Une année de retard est l’équivalent d’une année de soif et de tension » , explique-t-elle.

      Dans son rapport, Chakib Benmoussa fait de l’optimisation des ressources hydriques une priorité majeure

      Le 11 février, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, a promis « prochainement » une série d’initiatives gouvernementales pour compenser le « retard des précipitations » . Sans davantage de précisions, il a ainsi affirmé que le gouvernement suivait le problème avec « le sérieux requis » .

      Pour Najib Akesbi, il faudrait vraisemblablement s’attendre au même « rituel de mesures » prises par le gouvernement : la restriction de la fourniture en eau au profit de l’arboriculture, l’importation de l’orge subventionnée par l’État, d’éventuels travaux publics dans les régions les plus touchées afin d’assurer un revenu aux populations et enfin le report des échéances de crédits pour atténuer les effets de la crise.

      Dans son rapport sur le Nouveau Modèle de développement présenté en mai dernier, Chakib Benmoussa, aujourd’hui ministre de l’Éducation nationale, fait de l’optimisation des ressources hydriques une priorité majeure.

      Les mesures évoquées comprennent la création d’une nouvelle Agence nationale de gestion de l’eau (ANGE), chargée de « traiter la question de l’eau selon une approche intégrée » . Elles incluent aussi une « réforme de l’organisation du secteur » et des efforts portés sur « la transparence des coûts de la ressource » .

      Pour le professeur Akesbi, le rapport passe « à côté du vrai diagnostic » . L’économiste regrette notamment l’absence de critique de la politique des barrages ou de celle des énergies renouvelables, « mal pensées » et « peu rentables » , selon lui.

      Rym Bousmid

      https://www.jeuneafrique.com/1313203/politique/secheresse-au-maroc-la-strategie-des-grands-barrages-mise-en-cause

    • Ca va être sympa le prix des denrées cette année et les années suivantes (si ça continue)
      C’est simple : il pleut plus nul part

      « Je n’ai jamais vu ça ! », se désole Carlos Perdigao, 76 ans, qui vient régulièrement pêcher sur les rives du fleuve Zêzere, entouré de larges bandes de terre jaune craquelée en raison de la sécheresse qui frappe la péninsule ibérique cet hiver.

      Devant lui, les ruines de Vilar, ancien village de pierre englouti par le fleuve après la construction d’un grand barrage il y a près de 70 ans, ont émergé depuis quelques semaines et sont à nouveau visibles en raison du niveau très bas des eaux.

      La baisse du niveau du Zêzere, qui serpente au milieu des montagnes recouvertes d’eucalyptus et de mimosas dans cette région du centre du Portugal, est vue comme une nouvelle menace par les habitants, déjà durement frappés par les incendies meurtriers de 2017, qui avaient fait plus d’une centaine de morts.

      L’Espagne, comme le Portugal voisin, est frappée cet hiver par une aridité précoce et extrême en raison de la faible pluviométrie enregistrée en janvier, mois qui est déjà considéré comme le deuxième le plus sec depuis l’an 2000 dans la péninsule ibérique, selon les agences météorologiques des deux pays.

      Cette sécheresse est exceptionnelle par « son intensité, son ampleur et sa durée », indique Ricardo Deus, climatologue de l’Institut portugais de la Mer et de l’Atmosphère (IPMA).

      Et en Espagne, « en janvier, il n’a plu que le quart de ce qu’il aurait dû pleuvoir à cette période », explique Ruben del Campo, porte-parole de l’AEMET, l’agence météorologique espagnole, à l’AFPTV.

      – Agriculteurs et éleveurs inquiets -

      Cette situation inhabituelle a déjà amené le gouvernement portugais à prendre des mesures d’urgence. Dans un pays où près de 30% de l’énergie consommée est d’origine hydraulique, les autorités ont été contraintes début février d’annoncer la suspension de la production hydroélectrique de cinq barrages pour « préserver les volumes nécessaires à l’approvisionnement public ».

      De l’autre côté de la frontière, le ministre de l’Agriculture espagnol, Luis Planas, a fait part mercredi de sa « préoccupation » face à cette situation, assurant que le gouvernement prendrait « les mesures nécessaires en fonction de l’évolution de la situation ».

      Les niveaux des réservoirs d’eau, dont l’apport est indispensable à l’agriculture, se situent actuellement à moins de 45% de leur capacité en Espagne, d’après les autorités de ce pays, les régions les plus touchées étant l’Andalousie (sud) et la Catalogne (nord-est).

      Cette faible pluviométrie, qui dure depuis la fin de l’année dernière, inquiète les agriculteurs et les éleveurs des deux pays.

      « Regardez ! L’herbe ne pousse pas pour nourrir les bêtes », se désespère Antonio Estevao, un producteur de fromage possédant un cheptel d’une trentaine de chèvres à Portela do Fojo Machio, commune située à quelques kilomètres de Pampilhosa da Serra, dans le centre du Portugal.

      « S’il ne pleut pas dans les prochains jours, ça va être très compliqué », soupire cet homme devant des pâturages à la végétation rase.

      « Pour nous, c’est une catastrophe », lance Henrique Fernandes Marques, le maire de ce village d’environ 400 habitants, devant une piscine flottante dressée sur les berges du fleuve et qui repose désormais sur un sol asséché depuis quelques jours, menaçant également les efforts pour développer le tourisme dans cette région de l’intérieur du pays.

      – Pas d’amélioration en vue -

      L’alternance entre les années de sécheresse et les années pluvieuses est normale dans le sud de l’Europe, mais « on observe un pourcentage d’années pluvieuses en baisse dernièrement », souligne Filipe Duarte Santos, chercheur à la faculté de Sciences de Lisbonne et spécialiste de l’environnement, qui pointe du doigt le réchauffement climatique.

      Ces sécheresses sont « l’une des conséquences les plus graves du changement climatique », explique-t-il. D’après lui, « tant que l’on n’aura pas fortement réduit les émissions globales de gaz à effet de serre, le problème continuera de se poser ».

      Avec le réchauffement climatique, l’intensité et la fréquence des épisodes de sécheresse, qui menacent notamment la sécurité alimentaire des populations, risquent encore d’augmenter, même si le monde parvient à limiter la hausse des températures à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

      Et la situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochains jours, puisque les prévisions météorologiques des deux pays font état de précipitations en dessous des moyennes de saison.

      Confronté à cette réalité, le gouvernement portugais a annoncé jeudi qu’il allait renforcer sa coopération avec l’Espagne pour lutter contre la sécheresse dans la péninsule.

      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/l-espagne-et-le-portugal-frappes-par-la-secheresse-en-plein-hiver_1

      et l’année dernière :

      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/en-irak-la-secheresse-tue-cultures-et-animaux-remplaces-par-des-imm
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211112-s%C3%A9cheresse-en-jordanie-le-manque-d-eau-devient-alarmant-pour-la-po
      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/ravagee-par-la-secheresse-la-californie-arrache-ses-precieux-amandi
      https://www.realites.com.tn/2021/09/secheresse-la-tunisie-manque-cruellement-deau
      https://lapresse.tn/79169/changements-climatiques-faibles-precipitations-et-secheresse-vers-le-tariss

      et ça touche pas que les besoins primaires...
      https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/materiaux/semi-conducteurs-la-secheresse-a-taiwan-risque-d-amplifier-la-penur
      https://korii.slate.fr/biz/economie-secheresse-chine-risque-provoquer-penurie-mondiale-usines-elect

  • La Nasa prévient : Starlink pourrait empêcher la détection et l’évitement d’un astéroïde tueur | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/espace-nasa-previent-satellites-starlink-empecher-detection-evitement-as

    Les arguments de la NASA sont de plusieurs ordres. Les premiers, déjà connus, concernent le nombre d’objets et de débris qui constitueront bientôt des orbites terrestres déjà en situation d’embouteillages critiques. Avec des lancements en accélération constante, la firme a déjà dépassé les 2.000 objets placés autour de la Terre mais est encore loin du compte, Elon Musk souhaitant en lancer plus de 30.000.

    Et ces chiffres ne concernent que Starlink, un projet parmi d’autres. L’ex-patron de son concurrent OneWeb revenu d’entre les morts, Greg Wyler, a ainsi récemment annoncé souhaiter, avec E-Space, envoyer 300.000 satellites au-dessus de nos têtes, tout en précisant qu’ils seront chargés de « nettoyer l’espace » de ses débris, en sus de nous permettre de regarder Netflix.

  • Accrochez-vous : la « super-bulle » est sur le point d’exploser | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/economie-finance-immobilier-super-bulle-menace-exploser-fed-hausse-taux-

    La fin de la récré arrive et l’ensemble des marchés pourrait s’effondrer.

    Repéré par Thomas Burgel sur The Guardian

    26/01/2022 à 6h55

    Deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, le monde continue de souffrir. Pas sa finance : portée notamment par les stimulis « quoi qu’il en coûte » de banques centrales bien décidées à soutenir les économies par des injections de cash et des taux-planchers, elle caracole gaiement depuis deux ans, insensible aux malheurs du monde.

    Cryptomonnaies, immobilier, investissements boursiers ou dans la dette, entreprises de la tech au firmament, fortunes en banque des grands patrons, matières premières : dans cette ère particulière où l’« argent facile » a coulé à grands flots, tout a flambé pour former ce que Business Insider nomme une « everything bubble ».

    Tout a flambé, y compris l’inflation. Désormais galopante aux États-Unis (où elle bat des records vieux de quatre décennies) comme ailleurs, elle constitue une menace économique suffisamment sérieuse pour que Jerome Powell et la Fed –comme Christine Lagarde et la Banque centrale européenne– annoncent la fin de la récré.

    Selon Jeremy Grantham, co-fondateur de la firme d’investissement GMO, basée à Boston, la gueule de bois pourrait être terrible. Comme le rapporte le Guardian, il compare la « super-bulle » actuelle à la situation pré-crise de 1929, à la bulle internet des années 2000 ou à la crise des subprimes.

    La grande nervosité de Wall Street ces derniers jours, qui attend avec fébrilité les décisions de la Fed et scrute dans l’angoisse la situation à la frontière ukrainienne, va dans le sens des analyses du Britannique : jamais la super-bulle, qu’il décrit comme étant la quatrième du siècle pour les États-Unis, n’a paru si proche de l’éclatement.
    Panique

    Quelques signes pourraient ne pas tromper. Netflix, l’un des grands gagnants de la pandémie et de ses confinements, l’un des vaisseaux amiraux de la nouvelle ère tech également, a dégringolé de plus de 20% –un cinquième de sa valeur, c’est colossal– vendredi 21 janvier, après la publication de résultats jugés décevants.

    Plus curieux encore, Microsoft a réussi la performance plutôt tordue de perdre 5% en bourse mardi après l’annonce de résultats qui, cette fois, ont dépassé les attentes : près de 19 milliards de dollars de profits, de solides performances sur tous les fronts et les belles promesses du rachat gargantuesque d’Activision Blizzard n’ont pas empêché les investisseurs de se délester d’une partie de leurs titres.

    Qu’en sera-t-il à l’annonce des résultats de Apple, Tesla, Intel ou Samsung ces jours prochains, puis Alphabet, Amazon et Meta un peu plus tard ? Brian Wieser, président de GroupM Global, explique au Guardian que les fondamentaux et perspectives de toutes ces firmes restent solides et se méfie de l’idée d’une bulle sur le point d’éclater.

    D’autres notent en revanche que la déconvenue de Netflix pourrait être un tournant, le signal d’un changement de mentalité chez les investisseurs, paniqués par la hausse du prix de l’argent que commencent à dessiner la Fed et d’autres banques centrales.

    La panique semble réelle, rampante, les nerfs sont tendus, la simple peur de la douleur et un quelconque déclencheur –une guerre en Europe ?– pourrait aboutir à des mouvements massifs et une très sérieuse correction dans les prochaines semaines ou prochains mois.

    Et celle-ci ne concernera pas que quelques traders, mais le monde entier. « L’une des raisons principales pour lesquelles je déplore les super-bulles –et en veux à la Fed et à d’autres autorités financière de les faciliter– est qu’on sous-estime les dégâts qu’elles peuvent causer lorsqu’elles se dégonflent en entraînant avec elles notre richesse », écrit Jeremy Grantham, repris par CNN.

    « Quand elles se forment, les bulles nous donnent une idée follement surestimée de notre richesse réelle, ce qui nous encourage à dépenser en conséquence. Puis, alors qu’elles explosent, elles démolissent ces rêves et accélèrent les forces négatives qui tirent l’économie vers le bas. »

    « Bonne chance ! Nous allons tous en avoir besoin », conclut le Britannique : ça promet pour les mois à venir.

  • Cette start-up veut construire des fermes verticales souterraines | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/startup-greenforges-veut-construire-fermes-verticales-souterraines-culti

    Je veux aller sur Proxima du Centaure tout de suite !

    Au printemps prochain, GreenForges va ainsi ouvrir sa première ferme souterraine à Montréal, en utilisant les technologies déjà éprouvées pour ce genre d’agriculture : culture hors-sol irriguée par un liquide nutritif, éclairage LED et contrôle de l’humidité et de la température, le tout entièrement automatisé.
    30 mètres sous terre

    Lorsque les cultures sont mûres, la colonne est remontée à la surface et la récolte se fait manuellement. Le prototype utilisera des trous d’un mètre de diamètre sur 15 mètres de profondeur, mais GreenForges projette à terme de cultiver des plantes jusqu’à 30 mètres sous terre –l’équivalent d’un parking souterrain de dix étages. « Notre solution permet de monétiser les espaces souterrains des bâtiments », fait valoir Philippe Labrie.

    L’avantage ne se situe pas seulement au niveau du gain de place. « Avec les fermes verticales aériennes, l’un des plus gros coûts énergétiques est le système de ventilation qui doit être allumé en permanence juste parce que la température et les conditions extérieures changent –chaud, froid, humide, sec », explique Philippe Labrie au site TechCrunch.

    Sous terre, la température se stabilise autour de 5 à 10 mètres de profondeur, quelle que soit la saison ou la température extérieure. Il faut bien sûr quand même chauffer un peu, mais de façon continue et non pas avec des pics et des creux, ce que déteste le réseau électrique, met en avant Jamil Madanat, directeur de l’ingénierie chez GreenForges. Il promet qu’il ne veut installer ses fermes « que dans des endroits où l’électricité provient de sources renouvelables ».

  • La Chine construit des « hôtels à cochons » pour endiguer la peste porcine | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/economie-chine-construit-hotels-cochons-endiguer-peste-porcine-immeubles

    À Jiaxing, à l’est de la Chine, un immense immeuble de treize étages s’élève au-dessus des habitations. Surveillé par une armée de caméras et soumis à des contrôles d’accès draconiens, ce gigantesque complexe abrite un cheptel de 10.000 cochons.

    Hog heaven : China builds pig hotels for better biosecurity
    https://www.aljazeera.com/economy/2021/8/2/hog-heaven-china-builds-pig-hotels-for-better-biosecurity

    #le_monde_d'après
    😑

  • Il aura fallu trois jours pour éteindre l’incendie de la méga-batterie Tesla en Australie
    Préparons-nous à ce nouveau type de catastrophe.
    https://korii.slate.fr/tech/technologie-incendie-mega-batterie-tesla-neoen-australie-victoria-pompie
    Repéré par Thomas Burgel sur The Guardian https://www.theguardian.com/australia-news/2021/aug/02/tesla-big-battery-fire-in-victoria-burns-into-day-three

    Il y a quelques semaines, des experts britanniques tiraient la sonnette d’alarme : les « fermes à batteries » installées à tour de bras un peu partout dans le pays pour compenser les intermittences des énergies renouvelables constituaient de véritables bombes à retardement https://korii.slate.fr/tech/technologie-fermes-batteries-stockage-lithium-ion-danger-incendies-explo .

    Ce risque d’explosion et d’incendie est depuis longtemps connu pour la technologie lithium-ion, mais les exemples sont effectivement appelés à se multiplier. Comme fin juillet à Moorabool dans l’État de la Victoria en Australie, où une « méga-batterie » Tesla de 13 tonnes a explosé puis pris feu https://www.theverge.com/2021/7/30/22602411/neoen-tesla-megapack-fire-victorian-big-battery , mettant les soldats du feu du cru dans une position délicate.

    D’une puissance de 300 MW et produite par la firme française Neoen https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/tesla-et-le-francais-neoen-veulent-construire-une-nouvelle-batterie-geante- , la « Victorian Big Battery » était en cours d’installation et en phase de tests initiaux https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-07-30/fire-erupts-at-tesla-big-battery-in-australia-during-testing . L’incident n’a heureusement fait aucun blessé ni mort, et n’a pas impacté la fourniture énergétique de la Victoria.

    Il n’a cependant pas été sans conséquence : une alerte aux fumées toxiques a été émise par les autorités pour les communautés avoisinantes, auxquelles il a été demandé de soigneusement se calfeutrer https://www.smh.com.au/business/the-economy/fire-breaks-out-during-testing-of-victorian-big-battery-near-geelong-2021073 pour éviter tout risque d’intoxication.

    Une première, pas la dernière
    « Il nous semble que c’est la première fois au monde que nous devons faire face à l’incendie d’une méga-batterie », a expliqué Ian Beswicke, chef des pompiers de la zone repris par The Guardianhttps://www.theguardian.com/australia-news/2021/aug/02/tesla-big-battery-fire-in-victoria-burns-into-day-three .

    « Ces feux de méga-packs sont complexes à combattre, car on ne peut pas se contenter de les noyer sous l’eau : ça ne fait que prolonger la durée de l’incendie. »

    Les soldats du feu ont donc pris conseil auprès d’experts de la chose, à commencer par ceux de Tesla. La solution ? Refroidir ce qui entoure l’incendie pour éviter la contagion, et attendre que la chose se consume d’elle-même.

    C’est ce que les pompiers ont fait. Il aura finalement fallu plus de trois jours pour qu’ils puissent déclarer l’incident sous contrôle, et qu’ils commencent à surveiller la zone en cas de récidive.

    Le temps de l’enquête peut désormais advenir : ces batteries géantes étant appelées à se multiplier partout dans le monde, ses conclusions seront sans doute scrutées de très près.

    #fermes_à_batteries #batteries #méga-batteries #Australie #Neoen #méga-packs #pompiers #incendies #Tesla et ses #batteries de merde #elon_musk #énergie #technologie #innovation #technologisme #électricité #transhumanisme

  • Du rififi dans le pétrole : un fonds activiste humilie Exxon Mobil sur le climat | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/energie-exxon-mobil-vote-fonds-activiste-engine-n-1-shell-justice-climat

    ien qu’il ne dispose que d’une part très minoritaire dans le capital de la firme, Engine No. 1 est devenu ces derniers mois le fer de lance des actionnaires d’Exxon exprimant leurs doutes, de plus en plus marqués, sur la (non) politique environnementale menée par Woods.

    Le programme déroulé par le fonds activiste exprimait ainsi la nécessité impérieuse d’engager Exxon Mobil sur une voie déjà empruntée par certains de ses concurrents : viser la neutralité carbone, de ses produits comme de ses opérations, d’ici 2050. [...]

    Ce vote coup de tonnerre des actionnaires d’Exxon est d’autant plus historique qu’il est survenu le jour même où, de l’autre côté de l’Atlantique, un tribunal néerlandais rendait une décision majeure, et qui –c’est le cas de le dire– pourrait faire tâche d’huile au niveau international.

    et donc https://seenthis.net/messages/917356

  • Le chia, un bitcoin « vert », provoque une pénurie de disques durs | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/chia-bitcoin-vert-penurie-disques-durs-chine-proof-space-prix-dechets-en

    Pire : le Chia n’est sans doute pas plus vertueux que le bitcoin, comme il est présenté. « Plutôt que de consommer de l’énergie, cela va se traduire par des montagnes de déchets électroniques, car les disques durs tomberont en panne plus rapidement et plus souvent », déplore dans le New Scientist Aron Peterson, qui travaille dans la production numérique au Royaume-Uni.

  • « Comme les braises d’un barbecue » : à Tchernobyl, l’accident couve | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/nucleaire-tchernobyl-inquiete-scientifiques-fission-neutrons-corium-beto

    Trente-cinq ans après la pire catastrophe atomique de l’histoire, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire V.I. Lénine continue de tarauder les scientifiques chargés de sa surveillance, comme le relate la revue Science.

    L’inquiétude concerne une pièce inaccessible, nommée 305/2, dans laquelle une augmentation lente mais ininterrompue de l’émission de neutrons est constatée.

    Celle-ci pourrait indiquer une nouvelle réaction de fission, dont les chercheurs et chercheuses tentent de savoir si elle s’arrêtera d’elle-même, ou si une intervention humaine est nécessaire pour écarter le risque d’une nouvelle catastrophe.

    L’article de Science :
    https://www.sciencemag.org/news/2021/05/nuclear-reactions-reawaken-chernobyl-reactor


    #nucléaire #Tchernobyl

    • L’analyse de la Criirad :

      Tchernobyl : est-on en train d’assister au réveil du monstre ?

      Un article anglophone du 5 mai (Science Mag) repris le 10 mai par le site en ligne Korii (https://korii.slate.fr/tech/nucleaire-tchernobyl-inquiete-scientifiques-fission-neutrons-corium-beto) a mis les média et les associations en effervescence. Le « monstre endormi » serait-il en train de se réveiller ?

      La cœur fondu du réacteur N° 4 est recouvert d’un sarcophage de béton et renforcé d’une dalle en dessous. Seule certitude, il y reste de la matière fissile. Mais beaucoup d’interrogations sont encore sans réponse 35 ans après. Certaines estimations indiquent que 95% du « combustible irradié », serait encore présent dans les décombres sous forme de corium, une matière hautement radioactive (et pour très longtemps). Comme il est très dangereux de s’en approcher, seuls quelques fragments ont pu être récoltés pour analyse. Les experts sont en désaccord sur beaucoup de points. Ces questions se sont posées il y a 15 ans lorsqu’il a été décidé de construire le deuxième sarcophage (la grande arche) qui recouvre l’ancien en béton qui présente des fissures.

      La question posée était : quels sont les risques liés à ce cœur ? Les experts n’ont pas tranché. Mais les instances internationales ont décidé de construire cette arche à 1,5 Md d’€.

      Le paramètre mesurable à distance des corium le plus intéressant est le flux de neutrons. S’il y a production de neutrons, c’est qu’il y a des réactions de fission et donc un risque de reprise de réactions en chaîne pouvant conduire, sous certaines conditions, à des réactions explosives (risque de criticité). La présence d’eau est un paramètre important pour le contrôle des réactions nucléaires. En ralentissant les neutrons elle les rend plus efficaces pour la création de nouvelles fissions (modération), d’un autre côté elle les absorbe. Le risque de redémarrage de réactions nucléaires incontrôlables dépend en réalité de très nombreux paramètres. Depuis 2016 et la mise en place de l’arche, le taux d’humidité baisse dans l’enceinte ce qui modifie les paramètres neutroniques.

      Sur l’ensemble du réacteur, on observe une stagnation, voire une légère diminution du flux de neutrons selon Neil Hyatt de l’université de Sheffield.

      Par contre, dans la salle 305/2 - qui n’est pas accessible - est observée une lente augmentation du flux de neutrons (doublement en 4 ans). En l’absence de données détaillées (comme par exemple le spectre en énergie des neutrons détectés), il est difficile de poser un diagnostic précis et d’apprécier le niveau de risque, c’est pourquoi la situation doit être suivie avec la plus grande attention. Cette actualité nous rappelle en tout cas les défis que pose la « gestion » des corium résultants des catastrophes nucléaires.

  • Pfizer profite de la pandémie pour augmenter le prix de son vaccin (et s’en vante) | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/vaccin-covid-19-pfizer-profite-pandemie-augmenter-prix-vaccin-bourse-pro

    Initialement négocié à 12 euros la dose en novembre 2020, le #vaccin #Pfizer avait finalement été acheté à 15,50 euros par l’Union européenne. Selon Borissov, la dose devrait nous coûter à l’avenir 19,50 euros.

    La facture finale risque donc d’être salée. « 19,50 euros pour 900 millions (de doses) coûteront près de 18 milliards d’euros à l’UE », calcule-t-il, avertissant les gouvernements européens qu’il leur faudra réviser à la hausse leur budget vaccination.

    Et encore, il ne s’agit peut-être que d’un début, les négociations n’étant pas terminées, souligne le site Business AM. Par comparaison, AstraZeneca s’est engagé à délivrer son vaccin à prix coûtant, soit 1,78 euro la dose, comme l’avait fait fuiter en décembre dernier la secrétaire d’État au Budget belge Eva De Bleeker. Le vaccin de Pfizer va donc revenir 11 fois plus cher que celui de son concurrent anglo-suédois.

    #spéculation #covid19 #santé #big_pharma

  • Aux États-Unis, la razzia des fonds de pension sur l’immobilier | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/immobilier-etats-unis-razzia-fonds-pension-maisons-lotissements-retraite

    Cet exemple est loin d’être un cas isolé. À Houston (Texas), les investisseurs raflent 24% des achats de maison. C’est peu ou prou les mêmes chiffres dans plusieurs autres villes en expansion comme Miami, Phoenix ou Las Vegas.

    Les promoteurs construisent aujourd’hui des maisons explicitement réservées à la location et la pandémie a encore renforcé la concurrence. Les investisseurs généralement engagés dans la location de bureaux se tournent à présent vers le secteur résidentiel, dont la rentabilité s’avère bien plus juteuse.

    D’autres gestionnaires de fonds, y compris J.P. Morgan Asset Management et BlackRock, achètent également des maisons à tour de bras, et des start-ups telles que Fundrise et Roofstock, qui s’occupent d’acheter et de gérer les loyers au nom d’investisseurs particuliers, sont également entrés dans la danse.

    #habitat #logement #fonds_de_pension #spéculation

  • Comment la France empêche le monde de produire plus de vaccins | korii.
    https://korii.slate.fr/et-caetera/france-production-vaccin-covid-19-omc-blocage-patent-waiver-suspension-b

    « Faire en sorte dès maintenant qu’un vaccin contre le Covid-19, lorsqu’il sera découvert, bénéficie à tous, parce qu’il sera un bien public mondial. » Ces mots sont ceux d’Emmanuel Macron, prononcés en mai 2020 lors du Sommet mondial sur la vaccination.

    Que s’est-il passé depuis ? Très largement subventionnés par la puissance publique et réalisant un exploit scientifique historique, des laboratoires pharmaceutiques ont mis au point et testé, en quelques mois seulement, des vaccins efficaces et sûrs, armes fatales contre une pandémie (euh ... admettons ...) qui, à ce jour, a tué plus de 2,6 millions de personnes dans le monde.

    Ces vaccins sont-ils devenus, pour répondre aux vœux du président de la République, un bien public mondial ? Pas vraiment. Voire pas du tout. La demande est planétaire, mais Pfizer, Johnson & Johnson, AstraZeneca ou Moderna, pour ne citer que les occidentaux, peinent à augmenter leurs capacités de production.

    Pressés par l’urgence sanitaire, les pays du Nord s’accaparent les doses disponibles, ne laissant pour l’instant que des miettes aux pays moins fortunés, où le virus ne sévit pourtant pas moins durement.

    Les choses auraient pourtant pu –et pourraient encore– être bien différentes. Un mécanisme juridique international nommé « patent waiver », consistant en une suspension temporaire des brevets pharmaceutiques, pourrait être enclenché pour permettre aux pays du Sud de mettre leurs capacités de production en branle.

    L’Afrique du Sud et l’Inde en ont officiellement fait la demande auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), où ces choses sont négociées, en octobre 2020. Elle est restée lettre morte : les pays du Nord, la France notamment, s’y sont opposés.

    #vaccins #médicaments #covid #brevets_pharmaceutiques #propriété_intellectuelle #patent_waiver

  • Derrière vos animes préférés, des petites mains se tuent pour une misère
    https://korii.slate.fr/biz/japon-industrie-animes-animation-salaires-misere-travail-passion-cadence

    Un « travail-passion » parfois rémunéré moins de 200 euros par mois, malgré l’élan du secteur. Quiconque est abonné à Netflix ou Amazon Prime Video n’aura pas manqué de noter à quel point les animes asiatiques sont devenus d’importants produits d’appel pour un public de plus en plus large. Ce n’est d’ailleurs ni par hasard ni par passion que Sony, en décembre 2020 et après une longue série d’acquisitions de premier ordre dans le domaine, a signé un chèque d’un milliard d’euros pour s’offrir Crunchyroll, une (...)

    #bénéfices #GigEconomy #travail #art

  • Comment Amazon trafique les feux rouges pour contrer les syndicats
    https://korii.slate.fr/et-caetera/comment-amazon-trafique-feux-rouges-contrer-syndicats-entrepot-bessemer-

    Tous les coups sont permis, même les plus vicieux. Les États-Unis ont une histoire syndicale à la fois forte et trouble, à laquelle les géants de la tech, qui emploient des centaines de milliers de personnes, semblent bien décidés à échapper. Et ce à tout prix : de Google à Instacart, les exemples de firmes ayant tenté le tout pour le tout pour freiner les vélléités d’organisation de leurs troupes, jusqu’à licencier quiconque menaçant de se syndiquer, les exemples ne manquent pas. L’un des plus récents, (...)

    #Amazon #GigEconomy #lutte #surveillance #syndicat #travail

  • Les sites de e-commerce revendent vos retours en gros (et pour une bouchée de pain)
    https://korii.slate.fr/biz/ecommerce-retours-vente-gros-lots-business-liquidation-palettes-ebay-gar

    Des lots qui peuvent faire le bonheur ou le malheur de petits revendeurs. L’un des points faibles de la vente en ligne, comparée à la vente en boutique, est que l’on ne peut jamais être tout à fait sûr de ce que l’on achète. Couleur différente de celle des photos, matériaux de mauvaise qualité, taille incorrecte… les raisons de rendre un produit commandé sont nombreuses. Résultat, selon les différentes estimations, le taux de retour des articles achetés en ligne avoisine les 20%, à peu près le double des (...)

    #Amazon #écologie #consommation #GigEconomy

  • Amazon offre ses services à Joe Biden pour vacciner les Américains
    https://korii.slate.fr/biz/amazon-offre-services-logistique-joe-biden-vaccination-americains-covid-

    Une proposition pas tout à fait désintéressée. Si elle eût paru saugrenue il y a quelques années, l’idée qu’un géant du privé comme Amazon vienne à la rescousse d’États parfois dépassés dans leur lutte contre la pandémie de Covid-19 a fait du chemin. Elle en a tant fait que, mercredi 20 janvier, l’entreprise de Jeff Bezos a écrit au président Biden pour lui proposer ses services. Annoncé mi-janvier, le plan de Joe Biden pour la campagne américaine de vaccination est ambitieux : le 46e président des (...)

    #Amazon #domination #COVID-19 #lobbying #santé

    ##santé

  • « Management prédateur » : comment Huawei contrôle ses expatriés en Europe
    https://korii.slate.fr/biz/huawei-management-predateur-controle-pressions-expatries-chinois-europe-

    Un climat de peur, de discrimination et d’exploitation, selon une enquête de The Signals Network. C’est à vingt kilomètres de Strasbourg, dans le Business Parc de Brumath, que le géant chinois des télécoms Huawei ouvrira son usine française géante à l’horizon 2023, avec 500 emplois à la clé. Les futurs employés feraient peut-être pourtant bien de se méfier. Selon une vaste enquête menée par le consortium d’investigation The Signals Network (qui regroupe entre autres des journalistes du Daily Telegraph, d’El (...)

    #Huawei #Amazon #racisme #discrimination #travail #santé

    ##santé