Η Εφημερίδα των Συντακτών

https://www.efsyn.gr

  • [Visa Vicky Skoumbi, Migreurop] 

    20.06.2020,

    Nouvelle extension de l’enfermement aux hot-spots des îles sous prétexte du coronavirus

    Dimitris Angelidis

    Si le virus n’existait pas, le gouvernement grec l’aurait inventé pour faciliter l’adoption de son programme d’extrême droite sur la question des réfugiés.

    Depuis le début de la corona-pandémie, le gouvernement a traité la pandémie non pas comme quelque chose dont il devait protéger les réfugiés et les migrants vivant dans les structures, mais plutôt comme une autre occasion de les cibler comme une menace supposée pour la santé. Par conséquent, il n’a pas pris de mesures efficaces pour prévenir et protéger les structures d’accueil, ignorant ostensiblement les recommandations urgentes des organismes grecs, internationaux et européens.

    Il n’a pas procédé à l’évacuation immédiate des centres de réception et d’identification pour le plus que 2 000 réfugiés et migrants qui sont particulièrement vulnérables au coronavirus - personnes âgées ou souffrant de graves problèmes de santé chroniques. Au lieu de cela, il n’a pas cessé de remettre de facto pour plus tard sous de prétextes vagues et fumeux ou même sans souffler mot pendant au moins deux mois l’accord respectif que le Ministère de l’Immigration et de l’Asile avait conclu avec Mme Johansson au début du mois d’avril.

    En d’autres termes, s’il n’y avait pas eu le coronavirus, le gouvernement l’aurait inventé pour pouvoir faire passer plus facilement son programme d’extrême droite en matière de réfugiés. En fait, c’est exactement ce que fait le ministre des Migrations et de l’Asile : il utilise la pandémie de coronavirus pour prolonger la quarantaine encore et encore dans les structures. Surtout dans les centres de réception et d’identification des îles, où les tentatives bâclées et hâtives du ministre Notis Mitarakis et du ministre de la Protection des citoyens Michalis Chrysochoïdis d’imposer par la force, la création de nouveaux centres de réception et d’identification, dont la capacité d’accueil plusieurs fois serait multipliée par rapport à celle de hot-spots actuels, a tourné au fiasco, se heurtant à l’opposition massive de la population locale. Ce projet que le gouvernement a essayé d’imposer de force par des réquisitions et une répression très violente de protestation incluait l’attribution directe et sans appel d’offre préalable de la construction de ces nouveaux centres pour un coût de plusieurs dizaines de millions d’euros.

    L’imposition de la quarantaine aux hot-spots dans les îles a commencé le 24 mars, bien avant que la population générale ne soit mise en quarantaine, et n’a cessé de se renouveler depuis. Le samedi 20 juin, les ministres Mitarakis et Chrysochoidis ont annoncé une nouvelle prolongation du confinement sanitaire du CIR jusqu’au 5 juillet, date à laquelle 3,5 mois de quarantaine continue se seront écoulés. Du moins aux yeux des xénophobes, comme dans la pratique, les autorités ne sont pas en mesure d’imposer une quarantaine stricte aux structures qui s’étendent dans une large mesure en dehors des zones délimitées des Centres.

    Les ministres ont également annoncé l’extension de la quarantaine aux structures de Malakasa, Ritsona et Koutsochero, où quelques cas ont été détectés il y a plusieurs semaines ; depuis lors, il n’y a pas eu d’informations sur de nouveaux cas dans les structures et bien que le délai prévu de quarantaine soit passé depuis longtemps, celle-ci de prolongation en prolongation s’éternise.

    Il s’agit d’une gestion scandaleusement provocatrice, à des fins de communication, tant de la question des réfugiés et de migrants que de celle du coronavirus.

    https://www.efsyn.gr/node/248622

    #covid-19 #migration #migrant #grece #hotpost #camp #extension #confinement

  • [Via Vicky Skoumbi, trad ; Migreurop]

    Enième refoulement en mer Egée sous le sceau grec

    Un nouvel incident de refoulement illégal survenu le 25 mai en mer Egée, dans la zone maritime au large de Lesvos, a été rendu public ; il confirme le lien entre l’utilisation de canots de sauvetage de type liferafts et les autorités portuaires grecques.
    Comme l’avait révélé des recherches récentes publiées sur le site justsecurity.org par le Dr. Itamar Mann et Niamh Keady Tabal, en apportant des preuves de refoulements illégaux, l’Etat grec travaille en étroite collaboration avec la société grecque LALIZAS, dont les canots de sauvetage ont également été fournis à la Marine nationale, selon les dossiers publiés sur Diavgeia en 2017.

    L’enquête a été suscité un débat international et a obligé le chef de Frontex Fabrice Leggeri à admettre l’existence des opérations de refoulement illégales grecques.
    La vidéo publiée aujourd’hui par l’Ef.Syn a été examinée par l’équipe de recherche Disinfaux, qui a participé à l’enquête sur le justsecurity.org. Dans la vidéo, l’inscription LALIZAS ISO-RAFT est clairement visible sur le radeau. Le numéro de série et la date de construction du radeau sont également distingués, sur la base de l’analyse disponible (ISO 96-50-1, LALIZAS ISO-RAFT, Date de fabrication 10/2016 Numéro de série 161012174). Le produit avec ces fonctionnalités est annoncé sur le site Web de l’entreprise.
    Un autre passage de la vidéo montre les trois autres radeaux flottants similaires à proximité, ce qui est compatible avec les données disponibles sur l’incident du 25 mai, tel que rapporté ce matin-là, par les garde-côtes turcs.

    Les vidéos ont été prises par un réfugié sur le radeau au moment du refoulement. Dans un message sur les réseaux sociaux, il décrit les moments dramatiques que lui et quelque 70 autres réfugiés ont vécus le 25 mai, à partir du moment où ils sont tombés entre les mains de l’autorité portuaire grecque, jusqu’à ce que les garde-côtes les abandonnent en pleine mer, et qu’ils se retrouvent à naviguer à la dérivé sur quatre radeaux au milieu de la mer Egée. Parmi eux se trouvaient cinq enfants et deux femmes enceintes. Un réfugié avait réussi à cacher son téléphone portable et a pu appeler la garde-côtière turque, qui les a retrouvés. [Car avant de les abandonner sur un radeau gonflable à la dérive, les garde-côtes grecques les avaient dépouillés de leur téléphones et de leur biens personnels.
    « Ef.Syn » a contacté le réfugié qui a posté la vidéo. Selon lui, un navire des garde-côtes grecs a dans un premier temps manœuvré autour de l’embarcation dans laquelle les réfugiés se trouvaient d’abord. « Tous mes amis pleuraient, criaient, demandaient de l’aide à la garde-côtière. Des hommes portant des uniformes militaires, qui avaient des armes, ont pris le moteur de l’embarcation et nous ont dit : « Nous sommes là pour vous aider, nous voulons vous emmener au camp de Moria » », dit le réfugié.

    Les garde-côtes les avaient fait monter à bord du navire de l’autorité portuaire et après avoir vérifié leur température avec des thermomètres, ils les ont battus et dépouillés de leurs effets personnels. « Ils nous ont tout pris : de l’argent, des sacs, des téléphones », dit-il. Ils ont retiré le drapeau grec du navire de la garde côtière, et ils les ont conduits loin de côtes ; là ils les ont embarqués dans quatre radeaux de sauvetage. Ils les ont obligés de monter par 20 sur chaque radeau, alors que sa capacité - selon les spécifications - est de 12 personnes. LALIZAS n’a pas un type de radeau de sauvetage similaire sur sa liste avec une capacité supérieure de 12 personnes. Le réfugié souligne également que les quatre sacs à partir desquels les flotteurs ont été enlevés étaient de couleur orange, comme c’est annoncé sur le site DELIZAS.

    « Ils n’ont pas donné de gilets de sauvetage aux gens qu’ils n’avaient pas, et quand j’ai demandé à un garde-côte de me donner mon téléphone pour au moins contacter les garde-côtes turcs, il m’a répondu « viens le chercher », en me montrant ses organes génitaux », dit le réfugié, qui veut garder l’anonymat.

    Les radeaux type liferaft ont été encerclés par le navire de la garde-côtière pendant environ 15 minutes, puis abandonnés. L’un des occupants a réussi à cacher son téléphone portable et ils ont pu appeler les garde-côtes turcs qui les ont transporté sains et saufs jusqu’à Foca, Izmir.

    « Je publie cette vidéo pour montrer à l’Union européenne, au HCR et au Parlement européen les résultats de leurs décisions sur la question des réfugiés », conclut-il dans son message. Au même moment, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le HCR et plusieurs autres instances demandent des réponses et l’ouverture d’une enquête indépendante sur les refoulements et les expulsions massives de réfugiés et de migrants vers la Turquie.

    #covid-19 #migration #migrant #grece #liferats #refoulement

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/247726_epanaproothisi-me-elliniki-sfragida

  • Grèce : nouvelle extension du confinement dans les #camps de demandeurs d’asile

    En Grèce, les autorités ont à nouveau prolongé le confinement des principaux camps de demandeurs d’asile pour 15 jours supplémentaires, soit jusqu’au 21 juin. C’est la troisième fois que ce confinement est prolongé depuis le mois de mai, officiellement en raison de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Un virus qui a pourtant relativement épargné le pays, où moins de 200 victimes ont été recensées depuis le début de la crise sanitaire.

    C’est début mai que le confinement de la population grecque a été levé. Depuis, celui-ci se poursuit pourtant dans les centres dits « d’accueil et d’identification » de demandeurs d’asile. Des camps où s’entassent au total près de 35 000 personnes et qui se situent sur cinq îles de la mer Égée - à l’image de #Moria sur l’île de #Lesbos - ou à la frontière terrestre avec la Turquie, comme le centre de l’#Evros.

    Officiellement, il s’agit pour les autorités grecques de lutter contre la propagation du coronavirus. Or, parmi l’ensemble des demandeurs d’asile, seuls quelques dizaines de cas ont été signalés à travers le pays et aucune victime n’a été recensée.

    Avant la crise sanitaire, la tension était vive en revanche sur plusieurs îles qui abritent des camps, en particulier à Lesbos fin février et début mars. Une partie de la population locale exprimait alors son ras-le-bol, parfois avec violence, face à cette cohabitation forcée.

    Athènes a d’ailleurs l’intention de mettre prochainement en place de premiers centres fermés ou semi-fermés. Notamment sur l’île de Samos et à Malakassa, au nord de la capitale. La prolongation répétée du confinement pour plusieurs dizaines de milliers de demandeurs d’asile semble ainsi s’inscrire dans une logique parallèle.

    http://www.rfi.fr/fr/europe/20200607-gr%C3%A8ce-nouvelle-extension-confinement-les-camps

    #asile #migrations #réfugiés #extension #prolongation #confinement #coronavirus #covid-19 #Grèce #camps_de_réfugiés

    ping @luciebacon @karine4 @isskein

    • Νέα παράταση εγκλεισμού στα ΚΥΤ των νησιών με πρόσχημα τον κορονοϊό

      Αν δεν υπήρχε ο κορονοϊός, η κυβέρνηση θα έπρεπε να τον είχε εφεύρει για να μπορέσει να περάσει ευκολότερα την ακροδεξιά της ατζέντα στο προσφυγικό.

      Από την αρχή της εκδήλωσης της πανδημίας του κορονοϊού η κυβέρνηση αντιμετώπισε την πανδημία όχι σαν κάτι από το οποίο έπρεπε να προστατέψει τους πρόσφυγες και τους μετανάστες που ζουν στις δομές, αλλά αντιθέτως σαν άλλη μια ευκαιρία για να τους στοχοποιήσει σαν υποτιθέμενη υγειονομική απειλή. Εξού και δεν πήρε ουσιαστικά μέτρα πρόληψης και προστασίας των δομών, αγνοώντας επιδεικτικά τις επείγουσες συστάσεις ελληνικών, διεθνών και ευρωπαϊκών φορέων.

      Δεν προχώρησε ούτε στην άμεση εκκένωση των Κέντρων Υποδοχής και Ταυτοποίησης από τους περισσότερους από 2.000 πρόσφυγες και μετανάστες που είναι ιδιαίτερα ευπαθείς στον κορονοϊό - άνθρωποι ηλικιωμένοι ή με χρόνια σοβαρά προβλήματα υγείας. Αντιθέτως, ανέβαλε στην πράξη με προσχηματικές αοριστολογίες ή και σιωπηρά για τουλάχιστον δύο μήνες τη σχετική συμφωνία που είχε κάνει το υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου με την κυρία Γιόχανσον στις αρχές Απριλίου.

      Με άλλα λόγια, αν δεν υπήρχε ο κορονοϊός, η κυβέρνηση θα έπρεπε να τον είχε εφεύρει για να μπορέσει να περάσει ευκολότερα την ακροδεξιά της ατζέντα στο προσφυγικό. Στην πραγματικότητα, αυτό ακριβώς κάνει ο υπουργός Μετανάστευσης και Ασύλου : χρησιμοποιεί την πανδημία του κορονοϊού για να παρατείνει ξανά και ξανά την καραντίνα σε δομές. Ιδίως στα Κέντρα Υποδοχής και Ταυτοποίησης στα νησιά, όπου εξελίχθηκαν σε φιάσκο οι άτσαλες και βιαστικές απόπειρες του υπουργού Νότη Μητασράκη και του υπουργού Προστασίας του Πολίτη Μιχάλη Χρυσοχοΐδη να επιβάλουν με επιτάξεις, απευθείας αναθέσεις και άγρια καταστολή έργα πολλών δεκάδων εκατομμυρίων ευρώ για τη δημιουργία νέων Κέντρων Υποδοχής και Ταυτοποίησης, πολλαπλάσιας χωρητικότητας από ατυτή των σημερινών.

      Η επιβολή καραντίνας στα ΚΥΤ στα νησιά ξεκίνησε στις 24 Μαρτίου, αρκετά πριν την επιβολή καραντίνας στο γενικό πληθυσμό, και από τότε ανανεώνεται συνεχώς. Το Σάββατο 20 Ιουνίου οι υπουργοί Μηταράκης και Χρυσοχοΐδης έδωσαν άλλη μια παράταση υγειονομικού αποκλεισμού των ΚΥΤ μέχρι τις 5 Ιουλίου, οπότε και θα συμπληρωθούν 3,5 μήνες συνεχούς καραντίνας. Τουλάχιστον για τα μάτια των ξενοφοβικών, καθώς στην πράξη οι αρχές αδυνατούν να επιβάλουν καραντίνα σε δομές που εξαπλώνονται σε μεγάλη έκταση έξω από τους οριοθετημένους χώρους των ΚΥΤ.

      Οι υπουργοί ανακοίνωσαν επίσης παράταση της καραντίνας στις δομές της Μαλακάσας, της Ριτσώνας και του Κουτσόχερου, όπου είχαν εμφανιστεί κρούσματα πριν από πολλές εβδομάδες, και έκτοτε δεν υπάρχει ενημέρωση για νέα κρούσματα μέσα στις δομές, παρόλο που έχει παρέλθει προ πολλού το προβλεπόμενο χρονικό όριο της καραντίνας.

      Πρόκειται για σκανδαλωδώς προκλητική διαχείριση, επικοινωνιακή και μόνο, τόσο του προσφυγικού και μεταναστευτικού όσο και του ζητήματος του κορονοϊού.

      https://www.efsyn.gr/node/248622

      #hotspot #hotpspots

      –—

      Avec ce commentaire de Vicky Skoumbi, reçu le 21.06.2020 via la mailing-list Migreurop :

      Sous des prétexte fallacieux, le gouvernement prolonge une énième fois les mesures de restriction de mouvement pour les résidents de hotspots dans les #îles et pour trois structures d’accueil au continent, #Malakasa, #Ritsona et #Koutsohero. Le 5 juillet, date jusqu’à laquelle court cette nouvelle #prolongation, les réfugiés dans les camps auront passés trois mois et demi sous #quarantaine. Je rappelle que depuis au moins un mois la population grecque a retrouvé une entière liberté de mouvement. Il est fort à parier que de prolongation en prolongation tout le reste de l’été se passera comme cela, jusqu’à la création de nouveaux centres fermés dans les îles. Cette éternisation de la quarantaine -soi-disant pour des raisons sanitaires qu’aucune donné réel ne justifie, transforme de fait les hotspots en #centres_fermés anticipant ainsi le projet du gouvernement.

      #stratégie_du_choc

    • Pro-migrant protests in Athens as Greece extends lockdown

      Following protests in Athens slamming the government for its treatment of migrants, the Greek government over the weekend said it would extend the COVID-19 lockdown on the migrant camps on Greek Aegean islands and on the mainland.

      Greece has extended a coronavirus lockdown on its migrant camps for a further two weeks. On Saturday, Greece announced extension of the coronavirus lockdown on its overcrowded and unsanitary migrant camps on its islands in the Aegean Sea for another fortnight.

      The move came hours after some 2,000 people protested in central Athens on Saturday to mark World Refugee Day and denounced the government’s treatment of migrants.

      The migration ministry said migrants living in island camps as well as those in mainland Greece will remain under lockdown until July 5. It was due to have ended on Monday, June 22, along with the easing of general community restrictions as the country has been preparing to welcome tourists for the summer.

      The Greek government first introduced strict confinement measures in migrant camps on March 21. A more general lockdown was imposed on March 23; it has since been extended a number of times. No known coronavirus deaths have been recorded in Greek migrant camps so far and only a few dozen infections have surfaced. Rights groups have expressed concern that migrants’ rights have been eroded by the restrictions.

      On May 18, the Greek asylum service resumed receiving asylum applications after an 11-week pause. Residence permits held by refugees will be extended six months from their date of expiration to prevent the service from becoming overwhelmed by renewal applications.

      ’No refugee homeless, persecuted, jailed’

      During the Saturday protests, members of anti-racist groups, joined by residents from migrant camps, marched in central Athens. They were holding banners proclaiming “No refugee homeless, persecuted, jailed” and chanting slogans against evictions of refugees from temporary accommodation in apartments.

      More than 11,000 refugees who have been living in reception facilities for asylum seekers could soon be evicted. Refugees used to be able to keep their accommodation for up to six months after receiving protected status.

      But the transitional grace period was recently reduced significantly: Since March of this year, people can no longer stay in the reception system for six months after they were officially recognized as refugees — they only have 30 days.

      Refugee advocacy groups and UNHCR have expressed concern that the people evicted could end up homeless. “Forcing people to leave their accommodation without a safety net and measures to ensure their self-reliance may push many into poverty and homelessness,” UNHCR spokesperson Andrej Mahecic said last week.

      The government insists that it is doing everything necessary “to assure a smooth transition for those who leave their lodgings.”

      Moreover, UNHCR and several NGOs and human rights groups have spoken out to criticize the Greek government’s decision to cut spending on a housing program for asylum seekers by up to 30%. They said that it means less safe places to live for vulnerable groups.

      Asylum office laments burden, defends action

      In a message for World Refugee Day, the Ministry for Migration and Asylum said Greece has found itself “at the centre of the migration crisis bearing a disproportionate burden”, news agency AFP cites.

      “The country is safeguarding the rights of those who are really persecuted and operates as a shield of solidarity in the eastern Mediterranean,” it added.

      Government officials have repeatedly said Greece must become a less attractive destination for asylum seekers.

      The continued presence of more than 36,000 refugees and asylum seekers on the islands — over five times the intended capacity of shelters there — has caused major friction with local communities who are demanding their immediate removal.

      An operation in February to build detention centers for migrants on the islands of Lesbos and Chios had to be abandoned due to violent protests.

      Accusations of push-backs

      Greece has also been repeatedly accused of illegal pushbacks by its forces at its land and sea borders, which according to reports have spiked since March.

      On land, a Balkans-based network of human rights organizations said migrants reported beatings and violent collective expulsions from inland detention spaces to Turkey on boats across the Evros River. In the Aegean, a recent investigation by three media outlets claims that Greek coast guard officers intercept migrant boats coming from Turkey and send them back to Turkey in unseaworthy life rafts.

      Athens has repeatedly denied using illegal tactics to guard its borders, and has in turn accused Turkey of sending patrol boats to escort migrant boats into its waters.

      According to UNHCR, around 3,000 asylum seekers arrived in Greece by land and sea since the start of March, far fewer people than over previous months. Some 36,450 refugees and asylum seekers are currently staying on the Aegean islands.

      https://www.infomigrants.net/en/post/25521/pro-migrant-protests-in-athens-as-greece-extends-lockdown

      #résistance

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    « Le ballon d’essai » du ministre grec de la politique migratoire, lancé à Lesbos, pour la déportation de 11 000 réfugiés annoncée par le ministre

    George Pagoudis

    Le service d’asile vient de rouvrir avec beaucoup d’irrégularités • Les 1 789 premiers refus d’asile laissent aux réfugiés reboutés qu’une semaine pour faire appel, à la merci de la police et du coronavirus.

    Le service d’asile de Lesbos met en place un "régime d’exception" pour les demandeurs de protection internationale, de sorte que plusieurs centaines de personnes ont déjà reçu une réponse négative aux demandes d’asile, ce qui annonce une issue défavorable pour tous les autres demandeurs. .

    Selon HIAS Grèce, une ONG qui fournit une assistance juridique aux réfugiés, « les directives pour la reprise du travail du service d’asile, mènent tout droit à la violation des droits fondamentaux des demandeurs d’asile à Lesbos », dissimulant ainsi sa volonté d’atteindre l’objectif par le ministre de l’Immigration et de l’Asile Notis Mitarakis, de 11 000 déportations.

    Dénonçant l’incapacité du service d’asile de garantir l’exercice des droits fondamentaux des demandeurs d’asile, HIAS révèle qu’après deux mois de suspension en raison de la pandémie, le bureau régional de l’asile de Lesbos a rendu des décisions de rejet à 1789 personnes (dont au moins 1.400 en première instance). Ceux derniers sont sommés à déposer un recours dans le délai très serré d’une semaine dont cinq jours sont seulement ouvrables. En même temps, comme l’organisation l’a dénoncé sur son FB, le Bureau régional d’asile à Lesbos ne fournit pas d’aide juridique gratuite pour la préparation du dossier relatif et notamment de l’acte de recours en bonne et due forme, obligeant ainsi ceux qui ont déjà reçu une décision de rejet de descendre en ville à la recherche de l’aide d’ONG spécialisées. Cela les laisse à la merci de la police qui, sous le prétexte de la pandémie, peut leur infliger des amendes de 150 euros. On est devant un paradoxe : « On demande aux personnes reboutées de faire dans de délais très courts de démarches qui nécessitent leur sortie du hot-spot sans leur donner pour autant l’autorisation de sortie, nécessaire pour circuler en ville » a dénoncé l’avocate de HIAS Greece, Efi Doussi. L’avocate avait aussi dénoncé la chasse aux sorcières contre les ONG défendant les droits de réfugiés et sa propre stigmatisation personnelle, du fait de ses activités au sein de HIAS.

    Le plus frappant est, cependant, que tout cela se produit au mépris de la législation respective, qui prévoit une prolongation automatique de six mois des cartes pour tous les demandeurs d’asile dans le cadre de mesures visant à restreindre la propagation du Covid-19. Dans le même contexte, ceux qui sont arrivés à Lesbos du 1er au 17 mars sont invités à se rendre quotidiennement à 8 heures dans les locaux du Bureau régional, bien qu’aucune mesure n’ait été prise pour empêcher et éviter la surpopulation à l’extérieur des bureaux. Pour ce qui précède, un rapport pertinent a déjà été soumis au Médiateur par HIAS Grèce et d’autres organisations du Groupe de travail sur l’aide juridique (Legal Aid Working Group) de Lesbos.

    « Les pratiques susmentionnées, qui entraînent une violation des droits fondamentaux et des principes fondamentaux du droit grec et de l’UE et du droit international, semblent faire partie des annonces récentes du Ministère de l’immigration et de l’asile concernant l’intention de renvoyer immédiatement 11 000 demandeurs. Turquie ", conclut HIAS Grèce.

    source en grec Efimerida tôn Syntaktôn et HIAS Greece

    Une question s’impose : comment ses renvois pourraient-ils se faire vu les tensions actuelles entre la Grèce et la Turquie ? Est-ce que l’avenir qui se prépare pour ces 11.000 malheureux ne serait pas plutôt la détention illimitée dans des camps fermés aux conditions de vie inhumaines ?

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244514_apo-ti-lesbo-xekinise-peirama-mitaraki-gia-11000-apelaseis-prosfygon
    https://www.facebook.com/HIASGreece/posts/896025390809417

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #bureauxasile

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Grèce : les droits de demandeurs bafoués par la nouvelle loi sur l’asile

    Ils sapent l’asile, jouent par le droit européen et international

    Le projet de loi du ministère de l’Immigration et de l’Asile, soumis à consultation publique le vendredi 24 avril, introduit de nouvelles restrictions aux demandeurs d’asile et ouvre la porte pour de nouvelles structures d’accueil fermées dans les îles malgré les annonces préélectorales de Mitsotakis.

    Le projet de loi s’écarte encore plus du droit européen et international : il impose de nouvelles restrictions aux droits des demandeurs d’asile et aux garanties déjà réduites de la procédure d’asile.

    La loi de protection internationale actuellement en vigueur, qu’avait été présenté par le ministre de Protection du citoyen, Michalis Chrysochoidis il y a quelques mois, imposait déjà des restrictions importantes dans l’examen individuel et au cas par cas de chaque demande d’asile.

    Procédure d’asile... avec obstacles

    Cependant, le nouveau projet de loi du ministère de l’Immigration et de l’Asile, intitulé "Amélioration de la législation en matière d’immigration [...]", annule effectivement l’avantage fondamental, sinon le seul, de cette loi, la concentration des dispositions sur la protection internationale dans une législation, tout en continuant à saper la procédure d’asile, dans le but de satisfaire le public xénophobe à tout prix et de par tous les moyens.

    Il est caractéristique que le projet de loi ouvre la possibilité de créer de nouvelles structures sur les îles, les "Structures fermées contrôlées dans les îles ", comme il les appelle. Ce n’est qu’au nom que ces centres seront « fermés », comme les désigne le ministre Notis Mitarakis, en essayant de tromper les populations locales afin qu’elles pensent qu’il s’agit de centres de détention.

    En fait, les nouveaux centres comprendront un centre de détention, un centre d’accueil et d’identification et des zones spéciales pour les personnes vulnérables, ainsi que les centres actuels de Moria et de Kos. Des sources du ministère admettent aujourd’hui que les centres occuperont "une grande zone contrôlée", alors qu’il y a quelques semaines à peine M. Mitarakis accusait les insulaires qui s’inquiétaient de la taille des nouvelles structures de répandre de "fausses nouvelles"

    Délais

    Les changements nouveaux dans les procédures d’accueil et d’asile requis par le projet de loi comprennent :

    Le service d’accueil et d’identification procède désormais à l’enregistrement complet de la demande d’asile.

    Les obligations des commissions de recours pour l’examen des demandes d’asile en deuxième instance se sont accrues et de nouveaux délais encore plus courts sont prévus pour rendre une décision en deuxième instance : une décision dans les 30 jours (jusqu’à maintenant le délai était de 90 jours) dans la procédure normale, dans 20 jours (au lieu de 40 aujourd’hui) dans la procédure accélérée qui s’applique aux frontières, dans 10 jours (au lieu de 20) pour un demandeur maintenu en détention, dans 20 jours (au lieu de 30) pour déclarer la demande recevable ou irrecevable.

    La réception des décisions concernant la demande d’asile incombe en grande partie au demandeur même, tandis que le service a la possibilité d’enregistrer et de renouveler la carte d’asile par voie électronique ainsi que de signifier par voie électronique les décisions d’asile positives ou de notifier par voie électronique toute décision de rejet.

    L’obligation de présence en personne des candidats est supprimée pour la procédure de deuxième instance, si les demandeurs vivent dans des structures de réfugiés ou se trouvent en dehors de l’Attique.

    La possibilité de réexamen d’un dossier à la première instance est totalement supprimée. Si l’entretien personnel omis en première instance est jugé nécessaire, il sera effectué par les commissions de recours.

    ● Les responsabilités pour les réfugiés mineurs isolés sont transférées du Ministère de la solidarité sociale au Secrétariat spécial pour la protection des mineurs isolés, qui coopère avec le Centre national de solidarité sociale ou d’autres autorités.

    Décisions arbitraires

    Le projet de loi contient des dispositions qui ouvrent la porte à des décisions arbitraires au détriment de la protection effective des demandeurs d’asile.

    Parmi eux, selon les révélations de efsyn.gr :

    L’entretien personnel, pierre angulaire de la procédure d’asile, peut être omis si le candidat parle une langue autre que la langue officielle du pays d’origine et qu’aucun interprète locuteur de sa langue n’est disponible (article 11).

    . - L’obligation de fournir une assistance juridique gratuite en deuxième instance est supprimée et, lorsque l’aide judiciaire est fournie, c’est juste pour la forme. Le président de la commission de secours n’approuve la demande d’assistance judiciaire de l’intéressé que s’il juge probable l’issue positive de la procédure (articles 9 et 25).

    Une demande d’asile peut être rejetée comme non fondée avant d’avoir été vraiment examinée, si aux yeux de la Commission il paraît évident que le demandeur d’asile se trouve dans le pays pour des raisons économiques ou pour fuir un état d’urgence général (article 19).

    La détention avant expulsion ou renvoi à un pays tiers devient la règle, tandis que l’obligation de la police d’examiner au préalable la possibilité d’imposer de mesures moins contraignantes à l’intéressé est laissée à leur discrétion. Il s’agit du retournement complet de la directive européenne et du droit international respectifs, qui stipulent que la détention doit rester l’exception et non pas la règle, et que si finalement et après examen des mesures restrictives alternatives, elle jugée indispensable, elle doit être de la plus courte durée possible (article 52).

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/239029_yponomeyoyn-asylo-paizoyn-me-eyropaiko-kai-diethnes-dikaio 13.04.2020

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Loi #Asile

    • https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/241929_oi-organoseis-xespathonoyn-gia-nomoshedio-ekkatharisis-dikaiomaton

      Les organisations dénoncent un projet de loi qui enfreigne et restreint radicalement les droits

      Généralisation de la détention contraire au droit européen et international, suppression de la protection pour des raisons humanitaires, réduction des garanties des procédures d’asile au nom de l’accélération, ou plutôt, comme l’indique l’exposé des motifs, la "liquidation" rapide, le traitement expéditif des demandes d’asile.

      L’objectif est bien entendu de multiplier à tout prix les décisions, même au détriment d’un examen correct des demandes et des droits des demandeurs d’asile, et bien entendu d’augmenter le nombre de ceux destinés à être expulsés. .

      Le projet de loi du ministère de l’Immigration et de l’Asile, actuellement en discussion au Parlement, ne contient plus quelques-unes de dispositions très problématiques qui ont été déposées à la consultation et supprimées après les interventions des ONG et autres organisations. Cependant, il contient, en plus des dispositions scandaleuses concernant les fonds secrets dont disposera le Ministère, l’emploi de vacataires et l’extension des affectations directes sans appel d’offre préalable, d’autres points problématiques pour la procédure d’asile, comme ils le soulignent dans "Ef.Syn" quatre des organisations très actives auprès de réfugiés.

      Le projet de loi réduit davantage les garanties procédurales du droit fondamental à l’asile, qui ont déjà été écornées par la loi précédente.

      Irene Gaitanou, Amnesty International

      Pendant la pandémie et sans possibilité de véritable discussion de fond, alors que ceux qui demandent l’asile vivent dans des conditions inacceptables et dangereuses, le gouvernement grec présente une nouvelle loi qui affectera sérieusement leurs droits.

      La proposition législative se concentre sur l’expansion et le fonctionnement des centres de détention fermés, ainsi que sur un certain nombre de modifications opérationnelles des procédures d’asile. Il s’agit d’une continuation de la politique introduite par la loi adoptée en octobre 2019 sur la protection internationale, qui avait introduit de sérieux obstacles à l’accès aux procédures d’asile, la réduction de la protection des groupes vulnérables et la détention prolongée, en violation du droit international.

      Le projet de loi aggrave la réduction des garanties procédurales du droit fondamental à l’asile (réduction de l’accès à l’information et à l’interprétariat adapté à chaque cas, suppression de la possibilité de protection pour des raisons humanitaires, création d’une commission de recours d’un seul membre dans plusieurs cas, tout en instaurant la détention comme principal et non pas comme dernier recours, avec l’introduction généralisée de centres de détention fermés dans les îles, et réduit les garanties des catégories vulnérables.

      Elle marque une grave restriction supplémentaire des droits fondamentaux des demandeurs d’asile en termes de liberté personnelle, de sécurité et de liberté de circulation, y compris de graves violations du droit international des droits de l’homme.

      Il est évident que le projet de loi vise une "liquidation" rapide et expéditif des demandes d’asile.

      Vassilis Papastergiou, ARSIS

      Le projet de loi soumis au Parlement diffère sur des points essentiels de celui qui a été soumis à consultation. Il est très positif que certaines dispositions très problématiques, comme celle dans laquelle des conditions très restrictives ont été introduites en ce qui concerne l’accès du requérant à l’aide juridictionnelle du deuxième degré, aient été supprimées.

      Cependant, même sous sa forme actuelle, il est régi par l’esprit de restriction des droits de tout demandeur d’asile. À titre indicatif : l’interprétation ne sera accessible que dans la langue officielle du pays d’origine, sans s’assurer que le demandeur comprend réellement cette langue, tandis que l’envoi de la décision de rejet sera fait par e-mail sans s’assurer que le demandeur l’a bien reçue à temps pour déposer une demande de recours.

      Il est évident que le projet de loi vise à la "liquidation" rapide (terme contenu dans l’exposé introductif des motifs du projet) des demandes déposées aux îles. Dans ce contexte, il sera possible d’examiner en urgence et dans de délais très brefs des appels aux îles par un comité composé d’un seul membre (plutôt que de trois membres, ce qui a été le cas jusqu’à maintenant). Enfin, la généralisation de la détention des personnes soumises à un processus de rapatriement forcé conduira certainement à des conditions de détention qui violent d’une façon flagrante toute notion de dignité humaine.

      Les garanties de la directive sont violées, car les demandeurs doivent toujours demander la suspension de l’expulsion

      Minos Mouzourakis, Aide aux réfugiés en mer Égée, Refugee Support Aegean

      L’application de la clause du "pays tiers sûr" à la Grèce viole la directive européenne (2013/32 / UE n ° 38, paragraphe 2), à condition que la législation grecque ne réglemente pas les normes méthodologiques nécessaires pour les critères et la manière dont les demandes seront examinées par les autorités individuellement comme il se doit, cas par cas (voir Cour de justice des Communautés européennes, affaire C-546/18 LH). Le Refugee Support in the Eegean demande également le rétablissement complet du droit de séjour des demandeurs d’asile dans le cadre de la procédure de recours.

      En raison de l’ambiguïté de la loi, les garanties de la directive sont violées (2013/32 / UE n ° 46, par. 7], dans la mesure où les demandeurs auront l’obligation de toujours demander au préalable la suspension de l’expulsion tant que leur recours est examiné, au moment où ils ne disposeront ni d’un interprétariat adapté ni d’assistance légale.

      En même temps, en imposant de délais très courts, la loi augmente considérablement la charge de travail de commissions de recours, qui finissent souvent par examiner les recours avant de décider du droit du requérant de rester dans le territoire pendant la procédure d’appel.

      La loi augmente les possibilités de détention et impose un modèle de centres fermés pour les îles

      Vassilis Papadopoulos, Conseil grec des réfugiés, Greek Council for refugees

      Poursuivant le cadre restrictif de la loi 4636/2019, le projet de loi tente à nouveau d’augmenter la possibilité de détention et d’imposer un modèle de centres fermés dans les îles, malgré la divergence d’une telle pratique généralisée de détention par rapport aux dispositions du droit de l’UE.

      Après le resserrement du cadre de rétention des demandeurs d’asile (loi 4636/2019, n ° 46), le nouveau projet de loi réduit les garanties de la décision respective (n ° 3), impose, de manière plus déclarative, le maintien de la détention en cas de décision définitive de rejet de la demande d’asile (n ° 20), réduit encore les délais d’examen des demandes des détenus (n ° 50), et prévoit, malgré les objections de la Commission européenne, le fonctionnement des centres fermés dans les îles sous contrôle des autorités (dans la terminologie du ministre Multi-purpose centers) ».

      Dans ce contexte, l’élimination d’une vraie possibilité de recours à des mesures alternatives qui, au moins conformément à la loi, devraient avoir priorité sur la détention (n ° 50), ainsi que la suppression de la possibilité pour les commissions de recours d’envoyer pour examen, après le rejet de la demande, afin de déterminer si il est possible de donner au demandeur rebouté un permis de séjour pour des raisons humanitaires (n ° 60), une mesure de dernier recours qui existait de la législation précédente pour des cas relevant des obligations humanitaires supérieures, telles que des raisons de santé.

    • https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/242510_parabiasi-anthropinon-dikaiomaton-stis-diataxeis-toy-nomoshedioy-mitara 08.05.2020,

      5 ONG dénoncent des violations des droits de l’homme dans les dispositions du projet de loi du Ministère grec de la politique migratoire.

      Cinq ONG ont dénoncé la violation des droits des demandeurs d’asile par une série de dispositions du projet de loi sur l’immigration, lors d’une discussion en ligne au moment où la loi était sur le point d’être votée au Parlement hellénique.

      Il s’agit des organisations Médecins sans frontières, Amnesty International, la Ligue hellénique des droits de l’homme (Hellenic League for Human Rights), le Conseil Grec pour les Réfugiés (Greek Council for Refugees) et HumanRights360.

      Selon Irene Gaitanou, responsable des campagnes grecques d’Amnesty International, le projet de loi prolonge la détention et viole ainsi le droit international, selon lequel la détention est le dernier recours. Il institue également la création de centres fermés sous le contrôle de la police sur toutes les îles, introduit de nouvelles restrictions aux droits des demandeurs d’asile à plusieurs étapes du processus, réduit le droit à l’information et prévoit la suppression de la priorité d’examen des demandes des personnes vulnérables.

      Elle a souligné que la déposition du projet de loi a eu lieu à un moment " extrêmement dangereux pour ceux qui vivent dans des conditions indécentes et même au milieu de la pandémie de coronavirus". À l’heure actuelle, un tel projet de loi est malheureusement un choix irresponsable et dangereux de la part du gouvernement, qui a l’obligation de protéger tous ceux qui vivent en Grèce. "

      Pour sa part, le directeur des programmes de Médecins sans Frontières, Apostolos Veizis, a décrit la situation sur les îles.

      Il a souligné qu’il n’y a qu’une seule toilette pour 167 personnes et une douche pour 242 au camp de Moria, alors qu’en même temps, toujours à Moria, 5 000 personnes vivant dans l’oliveraie n’ont aucun accès à l’électricité, à l’eau et aux toilettes. À Samos, il n’y a qu’une seule toilette pour 300 personnes, tandis que l’organisation MSF a installé 80 toilettes et fournit 60 000 litres d’eau par jour pour desservir les résidents à l’extérieur du hot-spot de Vathy. En même temps, une partie du personnel qui travaille dans le hot-spot n’a pas été à localiser les survivants de torture, de sorte que des centaines de victimes de torture n’étaient pas reconnues comme vulnérables et se sont retrouvées en détention en vue d’une expulsion.

      Il a expliqué qu’en ces temps difficiles "il y a des obstacles supplémentaires pour les personnes" et s’est dit préoccupé par le fait que le projet de loi, en particulier par l’instauration de la possibilité d’une détention prolongée, "aura un impact gravissime sur les personnes souffrant de graves problèmes de santé mentale qui sont victimes de torture, de mauvais traitements ou d’abus et de violences sexuels, parmi lesquels se trouvent plusieurs enfants."

      Vassilis Papastergiou, vice-président de la Ligue hellénique pour les droits de l’homme, (Hellenic League for Human Rights (HLHR)), a évoqué la "restriction encore plus importante des droits et des garanties" qu’introduit ce nouveau projet de loi.

      " Une grande partie de demandeurs d’asile verront leurs demandes rejetées sans que les conditions pour un jugement juste et équitable soient réunies juste, et ils resteront dans le pays sans papiers et sans perspective de retour à leur propre pays", a-t-il dit, ajoutant que "ce n’est pas dans l’intérêt d’un État régi par le Droit".

      Il a cependant salué la création du Secrétariat spécial pour la protection des mineurs non accompagnés.

      Le président du Conseil hellénique pour les réfugiés, Vassilis Papadopoulos, s’est déclaré préoccupé par le fait que "les restrictions de circulation dues à la pandémie continuent d’être étendue, tandis que les droits sociaux sont réduits" et il a ajouté que "nous espérons que le retour à la normale après la pandémie se traduira par le respect des droits de réfugiés, des être humains persécutés dans leur pays d’origine ".

      Il a fait valoir que la création du Registre des ONG par le Ministère" impose des procédures très difficiles à respecter pour les petites organisations bénévoles, " et a ajouté que "ce qui nous craignions, c’est que le contrôle des ONG par l’état n’entraîne la restriction des actions de soutien aux réfugiés et aux immigrants ».

      Le directeur de HumanRights360, Epamineondas Farmakis, a également fait mention du registre des membres des ONG rendu obligatoire par la loi, notant que les organisations avaient demandé que cela soit fait, mais il a ajouté qu’un tel registre pose de nombeux problèmes de gestion des données personnelles qui pourraient aller à l’encontre de la réglementation RGPD.

      Concernant les fonds alloués à la Grèce par la Commission européenne à partir de 2015, qui, comme il l’a dit, s’élèvent à environ trois milliards d’euros, il note qu’environ 1 milliard est destiné à des organisations et organisations internationales et "de ce montant" Il y avait autant de transparence que possible, avec des mécanismes d’audit indépendants, des budgets et des rapports des organisations, nous savons donc en détail où cet argent est allé. "

      Au contraire, pour l’argent qui a été alloué à l’État grec "au cours de toutes ces années, il n’y a aucun rapport sur aucun des sites Web des ministères ou à Diavgeia sur l’endroit où

      Au contraire, pour l’argent qui a été absorbé par l’État grec "il n’y a aucune référence au cours de ces années à aucun site Web des ministères ou à Diavgeia (Transparence, réseau public de mise en ligne de décisions du gouvernement ) sur la destination de ces montants". Il a conclu en déclarant que "la tentative de création du registre des ONG et les déclarations politiques sur le manque de transparence des ONG déplacent le problème de la non-transparence de l’État grec vers les organisations de la société civile".

    • https://www.ekathimerini.com/252511/article/ekathimerini/news/new-law-puts-refugees-rights-at-risk-ngos-say

      11.05.2020

      New law puts refugees’ rights at risk, NGOs say

      A group of 20 non-governmental organizations have sent a joint petition to Migration Minister Notis Mitarakis, arguing that a bill recently passed into law undermines the rights of asylum seekers in Greece.

      According to the petition, which was signed by ActionAid Hellas, Medecins du Monde and Arsis among others, the new law makes the asylum process for refugees more precarious, eroding existing guarantees.

      The groups also claim that frequent changes to migration and asylum legislation result in further delays to the processing of claims, a problem that the new bill is ostensibly aimed at addressing. Some of the new provisions could even lead to violations of national and European legislation, they contend.

      The bill was passed on Friday night with the backing of the conservative government, while leftist SYRIZA walked out and smaller opposition parties voted against it.

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Images honteuses de surpeuplement et de chaos à l’extérieur du Service d’asile

    Des situations embarrassantes de chaos, de surpopulation et d’incertitude ont eu lieu depuis lundi matin devant le siège du service d’asile à Katehaki (Athènes) et à d’autres bureaux, qui ont rouvert après deux mois de fermeture de l’accueil du public en raison du coronavirus.
    Le service a rouvert sans aucune préparation pour répondre aux milliers d’affaires en instance et pour le renseignement approprié des personnes intéressées, qui ont afflué au Service, la majorité en vain. D’ailleurs, le service a rouvert avec la moitié du personnel pour faciliter le maintien des distances dans les bureaux.

    Plusieurs centaines de réfugiés se sont rassemblés très tôt dans le matin devant la porte fermée du service, se heurtant les uns aux autres pour qu’ils puissent être servis. Parmi eux, de jeunes enfants et des tout-petits.
    Vu qu’aucune infrastructure appropriée n’avait été créée à l’intérieur du service pour l’entretien des distances, la fourniture de masques, de gants et d’antiseptiques et pour le placement de plexiglas aux comptoirs de réception, le service et l’information ont été effectués à l’extérieur, sur le trottoir. Un employé du service était dans la cour, prenant et donnant des papiers à travers les barreaux, qui étaient les seuls à retenir la foule.
    L’angoisse et le besoin des gens d’être servis étaient tant que les files d’attente s’étaient formées depuis dimanche minuit à l’extérieur du service à Katehaki, ainsi qu’à l’extérieur des bureaux à Alimos, tandis que beaucoup de gens s’étaient rassemblés dès samedi. Environ 200 personnes ont passé la nuit de dimanche assis sur des boîtes en carton.
    À Alimos quiconque arrivait notait son nom sur des cartons, lesquels circulaient de main en main pour garder la priorité le lendemain matin. À Katehaki celui qui arrivait faisait la queue dans l’étroit couloir que formaient les balustrades. S’il fallait se déplacer pour un instant, il demandait aux gens d’à côté de conserver son siège.
    Personne ne savait ce à quoi il ferait face et si son affaire avancerait. La décision du Service concernant les cas qui seraient servis était affichée dans des langues différentes, mais le document n’était pas accessible à tout le monde puisque beaucoup de gens étaient assis devant. D’ailleurs, la décision était rédigée dans un langage bureaucratique, pas très facile à comprendre.
    Beaucoup de gens essayaient par leur portable de trouver la décision sur le site Web du Service. Cela aussi s’est avéré extrêmement compliqué pour la plupart des gens. La décision était disponible en dix langues, mais la liste des langues a été écrite en grec et, si on arrivait à voir l’option pour la page anglaise, en anglais.
    Mais cette décision n’a été publiée sur le site Web du Service que le samedi et elle était relativement cachée dans la liste des annonces, tandis que jusqu’à l’après-midi on ne voyait clairement que l’annonce de la suspension du service il y a deux mois. Par ailleurs, le personnel lui-même n’a été informé que vendredi après-midi sur la liste des procédures à effectuer le lundi : notamment la présentation d’appels en deuxième instance, alors qu’il n’y avait aucune référence aux entrevues ou à la préparation pour les entrevues à distance, comme le prévoyait deux jours plus tôt une circulaire du Secrétaire général Patroclos Georgiadis.
    Ce n’est que le vendredi qu’il a été décidé que diverses demandes seront soumises par voie électronique et non pas avec une présence physique. Il a également été décidé qu’il n’y aura pas de renouvellement des cartes de demandeurs d’asile expirées et des permis de séjour, qui ont bénéficié d’une prolongation de six mois, précisément pour limiter la surpopulation.
    Il est douteux que cela ait fonctionné, car les personnes intéressées n’ont pas été informées. Parmi ceux qui attendaient dès dimanche soir dans la file d’atteinte, étaient plusieurs personnes qui avaient perdu leur carte de demande d’asile et qui avaient reçu un certificat de durée de deux mois, durée qui s’est pourtant terminée durant la période où le service était fermé. Une carte expirée signifie que les personnes ne peuvent pas travailler, comme le Somalien de 27 ans qui travaillait pour une organisation et qui a été forcé de s’arrêter parce qu’il ne pouvait pas renouveler le certificat ou remplacer la carte. Pour d’autres la carte et le permis de séjour qui l’accompagne étaient expirés, ainsi que la prolongation de six mois accordée par les autorités. Certains s’étaient identifiés comme réfugiés il y a des mois et attendaient leurs documents de voyage pour pouvoir se rendre à l’étranger. D’autres avaient manqué leur entrevue et voulaient qu’une nouvelle date ait été fixée.
    Si le pire a été évité, c’est parce que les mesures de confinement dans les structures de réfugiés demeurent, de sorte que des milliers de personnes concernées n’ont pas pu venir au service. On ne sait toujours pas ce qui se passera dans les prochains jours avec la fin de la restriction du mouvement.

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/243840_ntropiastikes-eikones-synostismoy-kai-haoys-exo-apo-tin-ypiresia-asyloy

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Athènes #Katehaki #Bureauxasile

  • [Via Vicky Skoumbi, via Migreurop]

    Les structures d’accueil et d’identification aux îles ne vont pas être déplacées !

    Tout indique que le camp de Moria à Lesbos va s’étendre, au lieu de fermer , tandis que l’avenir de VIAL à Chios, qui pourrait être délocalisé, reste dans le vague.

    Le ministère de l’Immigration a décidé de charger directement un évaluateur agréé afin de déterminer la valeur des loyers, pour la location de terres sur les îles accueillant des réfugiés, afin de créer des centres d’accueil et d’identification des demandeurs d’asile (ou bien d’étendre des structures d’accueil déjà existantes, cela reste à déterminer. -

    Malgré le fait que les hot-spots existent et fonctionnent dans toutes les îles depuis 2016 (en Moria depuis 2012), le ministre Notis Mitarakis et le secrétaire général M. Logothetis ont décidé d’allouer le montant de 18.600 euros, afin qu’un expert évalue le montant des loyers que le ministère doit payer dans les structures qui fonctionnent déjà, et ceci au moment où les communautés locales demandent d’urgence leur fermeture. Cela soulève plusieurs questions mais aussi de nouvelles données, notamment à Moria qui, comme tout montre qu’au lieu de fermer va s’étendre, tandis qu’à Chios tout reste dans le vague.

    La mission confiée à l’expert certifié Styliani Avgerikou concerne spécifiquement les zones : postes de Zervos Samos, Pyli Kos, Lepida Leros, zones des îles de Lesvos (zone Moria) et Chios, les zones à Chios n’étant pas clairement défini, ce qui laisse ouverte la possibilité de la délocalisation du hot-spot de VIAL et et celui en construction à Chalkios dans une autre zone.

    Le travail progresse

    Un nouveau centre est en cours de construction à Samos, et les travaux - qui ont commencé sous le gouvernement de SYRIZA - ont beaucoup progressé ; il ne reste que la connexion aux réseaux d’électricité et d’évacuation d’eaux usées.

    La conception du ministère Pour Leros et Kos le ministère a prévu l’expansion des installations existantes à Lepida et Pyli respectivement, tandis que le futur du camp de Moria et de celui de Vial à Chios restent dans le flou ; et c’est justement cela le point épineux pour le gouvernement actuel, car les affrontements violents de la population locale avec les forces de l’ordre essayant d’imposer manu militari de nouvelles structures géantes aux positions de Karava à Lesbos et à Aepos à Chios sont loin d’être oubliés.

    En ce qui concerne Lesbos, le gouvernement a l’intention d’étendre la Moria en plaçant une clôture autour de l’oliveraie où les tentes ont été installées, tandis qu’à Chios la situation est encore plus compliquée, car au bureau de vote ministériel, les habitants de Chalkios attendent de tenir sa promesse de campagne et fermer VIAL.

    A Chios, le ministère a récemment loué les anciennes installations de la maison d’édition « Alithia », un journal local, sous prétexte de construire un espace de quarantaine temporaire, tandis que l’accord comprenait également une condition qui permet au ministère de louer l’espace à un autre usage si les conditions l’exigent. Une condition qui a été dénoncée par presque toutes les factions du conseil municipal comme révélatrice de la volonté du ministère d’y créer une nouvelle structure.

    La question se pose alors de savoir si le ciblage par le ministère est la délocalisation quasi-partielle du hot-spot de VIAL et Chalkios aux anciennes installations d’Alithia, ce qui pourrait susciter des réactions vives de riverains, qui s’y opposent fermement. A défaut d’une telle délocalisation, le ministère devrait soit trouver un nouvel espace, soit étendre le hot-spot déjà existant de VIAL dans les champs déjà occupés.

    L’intervention urgente des unités RABIT de Frontex va être prolongée

    https://www.stonisi.gr/post/8991/to-kyt-morias-epekteinetai-kai-zhteitai-ki-allh-frontex

    Le gouvernement a demandé la prolongation de l’opération d’intervention rapide de Frontex à Evros et dans la mer Égée jusqu’en juillet avec une demande officielle à la police et aux garde-côtes européens. Selon un haut fonctionnaire du ministère de la Protection du citoyen (allias Ministère de l’Ordre Publique), la demande respective a été déposée mardi dernier et mercredi, un dirigeant de l’organisation européenne a confirmé, s’adressant à « Kathimerini », que « nous sommes en pourparlers avec les autorités grecques pour prolonger l’opération d’un mois supplémentaire ».

    Officiellement, Varsovie (siège de Frontex) n’a pas répondu à la demande grecque, mais des sources compétentes ont révélé que la direction de l’organisation avait oralement accepté la demande de maintien des gardes-frontières européens aux frontières terrestres et maritimes de la Grèce. - Turquie jusqu’au 6 juillet.

    La demande initiale à l’organisation pour le développement de l’équipe d’intervention rapide (RABIT) de Frontex, a été déposée le 1er mars, suite à une décision en urgence du Conseil gouvernemental d’Affaires étrangères et de Défense, deux jours après le début de la récente crise avec la Turquie. Vingt-quatre heures plus tard, le directeur de Frontex, Fabrice Leggeri, avait officiellement accepté la demande grecque, soulignant que "compte tenu de la situation qui se développe rapidement à la frontière extérieure de la Grèce avec la Turquie, ma décision est d’accepter la demande d’intervention des unités RABIT déposée par la Grèce.

    Au cours de la période qui a suivi, 100 gardes-frontières européens ont été déployés à Kastanies, à Evros. Selon l’accord initial, l’opération rapide aurait dû durer deux mois et devrait s’achever le 6 mai. Cependant, comme un responsable de Frontex l’a déclaré à « K » hier, « avec les autorités grecques, nous avons évalué la situation à la frontière et décidé de prolonger l’opération, initialement pour un mois, jusqu’au 6 juin ».

    La nouvelle demande à l’organisme de prolonger l’opération jusqu’en juillet a été faite suite à des évaluations et des analyses faites par des policiers et des gardes-côtes, qui ont conclu que la levée progressive de la quarantaine en Turquie, la baisse des niveaux d’eau à Evros et l’amélioration les conditions météorologiques dans la mer Égée entraîneront une nouvelle augmentation de la pression migratoire. En fait, la Garde côtière exigerait non seulement le maintien des forces existantes dans la mer Égée orientale, mais également leur augmentation avec 6 patrouilleurs supplémentaires.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/243250_oi-domes-sta-nisia-den-pane-poythena

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Îlesgrecques #Hotspot #Frontex

  • Le gouvernement grec s’apprête à expulser 10 000 réfugiés des appartements et autres structures d’accueil où ils sont logés.

    –-> source en grec : https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244153_shedio-exosis-10000-prosfygon

    Traduction reçue par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 21.05.2020 :

    Comment les réfugiés expulsés du #squat occupé de la rue Thémistokleous (centre-ville d’#Athènes) se sont retrouvés dans la rue, toujours dans le quartier d’#Exarchia, mais cette fois comme #SDF ?

    Des sources policières pointe le ministère de l’Immigration et de l’Asile comme responsable de fait que sept familles de réfugiés reconnus comme tels, n’ont pas été transférés vers des structures d’hébergement appropriées, mais se sont retrouvées jetées dans la rue, étant obligés de passer la soirée du lundi sur la place d’Exarcheia.

    Il s’agit d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des bébés et de très jeunes enfants, dont un avec un grave problème cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale. On craint même que l’incident ne soit en fait une sorte de répétition générale, le prélude à échelle réduite de ce qui va suivre bientôt et notamment dans deux semaines. Notis Mitarakis, ministre de la politique migratoire, a décidé d’expulser fin mai plus de 10 000 réfugiés des logements et des appartements de la Grèce continentale, ce qui fait craindre le pire : nous allons revoir très probablement les places et les parcs d’Athènes et d’autres grandes villes de nouveau se remplir de réfugiés désespérés sans abri.

    Commençons par le commencement. Jusqu’à lundi matin, les sept familles vivaient dans le squat pour réfugiés du 58 Thémistokleous à Exarchia. La police en tenue anti-émeute a pris d’assaut lundi matin l’immeuble, en forçant les portes des chambres ils ont menacé les réfugiés en pointant leur arme contre leur tête. Ceux-ci n’ont eu que dix minutes pour faire leurs valises et ont été emmenés à #Petrou_Ralli (La section ‘étrangers’ de la Préfecture d’Athènes) pour vérification d’identité. Douze d’entre eux n’avaient pas de papiers et sont actuellement détenus en vue d’une expulsion, par ailleurs fort improbable, du pays.

    Décision prise

    Les sept familles des réfugiés reconnus comme tels avaient des papiers en règle et ont été "libérées", selon des sources policières. La vérité est, bien sûr, qu’elles ont été « laisséss sans abri ». À la question de "Ef.Syn." pour quelles raisons ce qui se faisait dans le passé à savoir le relogement des réfugiés expulsés d’un squat à une structure d’accueil, n’a pas été fait dans ce cas, où les familles n’avaient nulle part où se loger ni les moyens de subvenir à leurs besoins, les sources policières ont répondu que cela "était une question de politique d’immigration" et ont pointé le Ministère comme responsable.

    Les familles sont revenues à Exarchia, le quartier qu’elles connaissaient un peu. Elles ont été repérées tard lundi soir par des passants assis sur la place, à côté des valises avec leurs affaires, affamées et désespérées. Un réseau de solidarité a été rapidement mis en place et des solutions d’hébergement temporaire ont été trouvées chez des familles athéniennes et sur le terrain de jeu d’un autre immeuble occupé, toujours à Exarchia.

    Mais une question urgente s’impose : quelle est cette politique qui, après avoir jeté dans la rue les personnes dans le besoin, les abandonne à leur sort à la recherche des places et des parcs pour y passer la nuit ? Est-ce une politique juste ? Est-ce une politique conforme à la législation ? Et surtout, quels résultats crée-t-elle ?

    Ces questions nous concernent tous, et non seulement les réfugiés laissés sans toit. Fin mai, la menace de l’’expulsion de structures et d’appartements plane au-dessus de la tête de plus de 10 000 réfugiés, reconnus comme tels un mois auparavant, car, selon une décision récente du Ministère, les réfugiés après la fin de la procédure d’asile ne peuvent continuer à vivre à des structures et des appartements alloués à eux que pendant un mois, au lieu de six auparavant. Cette décision a été prise par le Ministère il y a quelques mois, mais a été reportée à fin mai en raison de la pandémie.

    Selon les ONG, l’expulsion locative concerne 300 réfugiés d’#Eleonas (un camp en #Attique), 2 200 d’autres camps, 600 des hôtels et 7 400 des appartements du programme #ESTIA et d’autres programmes d’hébergement comme #HELIOS. Étant donné que l’aide financière –les allocations aux réfugiés- devrait également être coupée, étant donné aussi que les programmes de préparation à l’accès au marché du travail, à l’inclusion sociale et à l’inscription aux programmes de protection sociale n’ont pas été mis en application, le résultat de telles expulsions devrait être vraiment désastreux. Et non seulement pour les réfugiés eux-mêmes. La mise en œuvre de cette décision d’expulsion va faire réapparaître en plein centre-ville les images de la période d’avant la création des structures d’hébergement, pendant laquelle les réfugiés laissés sans abri étaient obligés de dormir sur les places publiques et les parcs.

    Frénésie xénophobe

    Bien entendu, personne ne s’attendrait à ce qu’un gouvernement qui s’enorgueillit de la généralisation des opérations de détention, de dissuasion et de refoulement et qui dégrade le processus d’asile puisse se soucier du sort des réfugiés. Cependant, on s’attendrait à ce que sa frénésie xénophobe ne la conduise pas à un point tel qu’elle mette en danger la cohésion sociale, l’image et la paix civile des villes. Parce qu’on n’arrive pas à croire que ce gouvernement mettrait en œuvre une stratégie de tensions et viserait précisément à créer des tensions sociales en alimentant le sentiment d’insécurité afin de les exploiter politiquement.

    Peu importe à quel point M. Mitarakis essaie de présenter sa décision comme preuve d’une politique audacieuse, en réalité c’est tout le contraire. C’est un mouvement de panique face à l’impasse dans laquelle il est arrivé. D’une part, s’impose en toute urgence la nécessité des décongestionner des îles où se situe sa circonscription. D’autre part, la mansuétude du gouvernement face à des groupes xénophobes d’extrême-droite les laisse faire et notamment leur donne libre cours à empêcher par des actions violentes la création de nouvelles places d’hospitalité dans la Grèce continentale. Le ministre choisit donc de libérer des places vacantes à tout prix. Il semble que M. Mitarakis ait décidé de tout sacrifier pour assurer sa réélection dans sa circonscription à Chios.

    Mobilisation solidaire

    Face à cette politique désastreuse, la municipalité d’Athènes, les collectifs et organisations antiracistes actifs en faveur des réfugiés se mobilisent. Lundi, lors d’une réunion entre KEERFA (Mouvement Unissons contre le Racisme et la Menace Fasciste) et Melina Daskalaki, présidente du Conseil municipal pour l’intégration des immigrants et des réfugiés. Mme Daskalaki a informé les organisations que la municipalité discutait avec les organismes impliqués dans les programmes de logement ESTIA et HELIOS et notamment UNHCR et IOM. Elle a également déclaré qu’elle transmettrait au maire la demande de KEERFA d’utiliser les immeubles vides de la municipalité et les bâtiments repris par l’Etat à cause d’impayés d’impôts.

    #Grèce #migrations #asile #réfugiés #expulsions #logement #hébergement #camps_de_réfugiés #hôtels

    • On refugees to be soon evicted from offered housing

      In an interview to Sto Kokkino, young Afghan boy Soai, whose 7-member family will be asked to leave their offered accommodation on May 31, spoke in perfect Greek – as a result of his school attendance - about their ordeal as nobody is willing to rent them a house as his father cannot work due to a health problem, also inherited to one of Soai’s siblings. Also present in the interview, Vasiliki Katrivanou, coordinator of social policy at the Greek Council for Refugees, raised the alarm over a lack of planning and alternative solutions adding that this decision will affect some 8,000 refugees.

      In an op-ed at Efimerida ton Syntakton, Katrivanou noted that 8,000 recognized refugees will be on the streets by end of May, explaining that the number of affected refugees could reach 16,000 by the end of June. She stressed that things will be tragic for them without any support, knowledge of Greek, integration policies, access to public services, health system, and UNHCR’s cash assistance that helped them for six months to find a house and work, while noting that Helios, the only available program that could be of some help to some 5,000 to learn Greek and be assisted in finding a job and a house, has encountered many challenges with less than 2,000 refugees being able to use its services since June 2019. She stressed the climate of violence, xenophobia, and racism that could be raised in such a situation. Islands should be decongested, she claimed, but at what cost, adding that this should not be achieved by letting refugees on the streets. At the same time, EU funding could be used for integration programs rather than the construction of closed centers.

      Avgi argued that the said eviction was postponed by two months’ time due to coronavirus with the Migration Minister having announced back in March that 10,000 recognized refugees will be affected, but no progress has been made since as concerns integration issues faced by refugees. Many issues arise (such as where these people will go amidst the coronavirus pandemic, how will they manage to rent a house which depends on the bank, on AFM, on bureaucratic obstacles, when will they have access to welfare as part of their integration, what will happen with refugees suffering from incurable illnesses or disabilities), for which solutions must be found in just a week when exits will start. The ministry’s plan to have exits of recognized refugees each month to help with the decongestion of the islands will lead to thousands of homeless recognized refugees filling the mainland. It is noted that in order to avoid that, municipalities and organizations are asking for a transitional plan. Speaking to Avgi, Nikoletta Kyrana, ESTIA program coordinator in ARSIS NGO on the islands, stressed that Helios integration program has not succeeded in solving integration issues, such as issuing AFM to recognized refugees in order to be able to find a house and a legal job. UNHCR running ESTIA program with the assistance of NGOs reportedly estimates that in the first phase, this month, exits will affect 7,500 recognized refugees, stressing that it is not clear yet which vulnerable cases will be exempted, an issue that is still under discussion between organizations and the Ministry.

      According to sources, Avgi noted that a meeting is expected between UNHCR and the Labor Ministry to solve some bureaucracy issues relating to access of recognized refugees to benefits that are foreseen by law and could help refugees with serious disabilities to make ends meet. Kyrana noted that there is no extension provided any more for families with children at school until the end of the school year, with 45% of refugees staying in apartments managed by ARSIS being children going to school. According to UNHCR sources, exits will affect disproportionately some municipalities, for example in Tripoli the 40% of hosted refugees. The situation will also be difficult in Attica, as 300 need to leave Elaionas until Sunday. In Athens, 139 refugees will need to leave from apartments managed by ARSIS.

      stokokkino.gr: https://www.stokokkino.gr/article/3383/B.-Katribanoy:-H-kybernhsh-tha-petaksei-ston-dromo-8.000-prosfyges.html, Avgi, Efimerida ton Syntakton, 25 May: https://www.efsyn.gr/stiles/apopseis/244936_ston-dromo-hiliades-anagnorismenoi-prosfyges)

      Migration Minister meets with Athens Mayor Bakoyannis in view of exit of thousands of refugees

      Migration and Asylum Minister Notis Mitarakis met on Tuesday (26/6) with Athens Mayor Kostas Bakoyannis. According to Mitaraki’s post on the social media, the meeting focused on ways to limit the repercussions of the migration crisis in Athens as well as issues related with asylum seekers hosting issues and integration of those granted asylum. The related press release notes that they met to discuss “ways to mitigate the impact of the migration crisis in the capital, as well as issues around accommodation of asylum-seekers and integration of those who have received international protection.”

      As Efimerida ton Syntakton reports the meeting was held in light of the programmed exit in the coming week of 300 recognized refugees from Elaionas site and some 2,500 from ESTIA apartments in the capital, and of 10,000 in total in the mainland. The daily comments on the vagueness of the press release, adding that no more information on what was discussed has been made public. According to the daily, following the latest evacuation of a squat in Exarchia that left seven refugee families in the streets, Elaionas site offered in the aftermath to provide them with accommodation.

      (amna.gr, amna.gr/en, ekathimerini.com, efsyn.gr, gr.euronews.com, newsbeast.gr, mitarakis.gr, 26 May:
      https://www.amna.gr/ota/article/460719/Sunantisi-tou-NMitaraki--me-ton-K-Mpakogianni
      https://www.amna.gr/en/article/460678/Migration-Min-Mitarachi-meets-with-Athens-mayor-Bakoyannis
      https://www.ekathimerini.com/253057/article/ekathimerini/news/mitarakis-bakoyannis-discuss-migration
      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/245130_synantisi-mitaraki-mpakogianni-enopsei-tis-exosis-hiliadon-prosfygon
      https://gr.euronews.com/2020/05/26/synanthsi-mitaraki-mekosta-mpakogianni
      https://www.newsbeast.gr/politiki/arthro/6321539/tet-a-tet-mitaraki-mpakogianni-gia-ton-periorismo-ton-synepeion-tis-metana
      https://www.mitarakis.gr/gov/migration/6145-%CF%83%CF%85%CE%BD%CE%AC%CE%BD%CF%84%CE%B7%CF%83%CE%B7-%CF%85%CF%80%C

      Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 27.05.2020

    • 11,000 of recognized refugees in Greece face eviction as of June 1

      The Greek government is proceeding with its plan to stop hosting asylum-seekers with recognized refugee status in camps and EU subsidized apartments and hotels. Some 11,000 refugees will have to leave the facilities as of next Monday, June 1, 2020. As little has been done regarding the social integration of recognized refugees, Greece is to face one more social problem in an economic environment struck by the pandemic crisis.

      In line with the Greek Asylum legislation in February 2020, people who have had recognized refugee status for more than one month must leave camps and subsidized facilities and find their own accommodation – and a job. And thus in a country economically suffering from the effects of the coronavirus lockdown.

      This announcement has been put up in the camp on the island of Kos, in the eastern Aegean Sea.

      The idea for the eviction is that recognized refugees make place for so that new waves of refugees coming from the overcrowded camps on the Greek islands to the mainland get housed.

      https://twitter.com/teacherdude/status/1265921868873306115?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

      According to media, some 6,500 refugees are currently living in subsidized apartments or hotels, another 2,500 are in reception facilities on the mainland and 1,500 are still living in island camps despite having secured asylum.

      It is thought that some refugees obliged to move out of subsidized accommodation will leave Greece. But there are fears that many others might end up on the street. The key problem is that the response to the refugee crisis has focused on boosting reception capabilities and the processing of asylum claims and little has been done for the social inclusion of migrants who are granted asylum.

      Closing down facilities of ESTIA program

      On Thursday, Migration Minister, Notis Mitarakis, announced that 60 out of the current 93 hospitality openings created in hotels for asylum seekers on the mainland will be closed in 2020.

      The residents will be transferred to other facilities or will be included in the the UN Refugee Agency’s ESTIA integration program,

      Program ESTIA, that is the Emergency Support to Integration and Accommodation program – offers urban accommodation and financial aid to refugees and asylum-seekers in Greece and is co-funded by the Asylum, Migration and Integration Fund of the European Union.

      The Asylum Service has issued 40,000 decisions during the lockdown and they will have to be distributed to the applicants, the minister said.

      As of 25 May 2020, the total number of accommodation for refugees and asylum-seekers created through the ESTIA program was 25,503.

      Background

      In February the Greek government has announced it will start asking people with refugee status or subsidiary protection to leave camps and UNHCR accommodation, starting with people who got their status before August 2017. Eventually, it will also end their access to cash assistance.

      The Greek government said it was not creating a new policy, just enforcing an existing policy. Under the policy, people lose access to camps and UNHCR accommodation and cash 6 months after they get refugee status or subsidiary protection.

      That policy was reportedly made to meet the requirements of the European Union, which funds both the cash program and the UNHCR accommodation scheme. Under the European Union’s rules, cash and accommodation are meant for asylum-seekers — people who don’t yet have a decision on their asylum application.

      Up to now the government had not enforced the 6-months policy strictly, recognizing that for many refugees in Greece, it was very difficult to find a place to stay and a way to support themselves financially.

      But the policy enforcement changed allegedly because Greece was still facing high numbers of new arrivals and there were not enough places in the overcrowded camps to meet the needs of asylum-seekers.

      The decision came from the Greek Directorate for the Protection of Asylum Seekers, the General Secretariat for Migration Policy and the Ministry of Migration Policy.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/05/28/greece-11000-recognized-refugees-asylumseekers-eviction

    • Προπαγάνδα αντί απαντήσεων για τις εξώσεις προσφύγων

      Τη γνωστή προπαγάνδα του Υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου ξανασέρβιραν κυβερνητικές πηγές εν είδει ενημερωτικού σημειώματος, χωρίς ωστόσο να παρέχουν κανένα νέο στοιχείο και χωρίς να δίνουν καμία απάντηση στα σοβαρά ερωτήματα για την έλλειψη πολιτικής και την υποκατάστασή της από ανεδαφικές εξαγγελίες και προπαγάνδα ερήμην της πραγματικότητας.

      Φαίνεται ότι ο Νότης Μηταράκης επιχειρεί μέσω της ατέρμονης επανάληψης των ίδιων ισχυρισμών να διασκεδάσει τις εντυπώσεις από τις έντονες αντιδράσεις, ακόμα και του φιλοκυβερνητικού Τύπου, που προκαλεί η εμμονή του να πετάξει στο δρόμο περισσότερους από 11.000 αναγνωρισμένους πρόσφυγες από την 1η Ιουνίου, με ορατό κίνδυνο να γεμίσουν οι πλατείες και τα πάρκα της Αθήνας και των άλλων πόλεων από άστεγους πρόσφυγες, στους οποίους δεν παρέχεται εναλλακτική.

      Και αναζητά χείραν βοηθείας σε κυβερνητικές πηγές μπροστά στον πανικό που του προκαλούν οι αποκαλύψεις του Τύπου, μεταξύ των οποίων τα τελευταία δημοσιεύματα της « Καθημερινής » που τον επικρίνουν για κακοδιαχείριση, οικονομικές ατασθαλίες, έλλειψη σχεδιασμού και προπαγάνδα ερήμην της πραγματικότητας (βλ. « Και κακοδιαχείριση και ατασθαλίες και παραπλανητικές "εικόνες", κ. Μηταράκη », « Εφ.Συν. », 30-31/5/2020). Γιατί βέβαια ούτε τον ίδιο δεν πείθει η απόπειρά του να διαψεύσει τα δημοσιεύματα, επικαλούμενος άγνοια του εγγράφου, την ίδια στιγμή που αποδίδει το περιεχόμενό του σε... « διαφορετικές απόψεις ».

      Αλλά το απολογιστικό κείμενο των κυβερνητικών πηγών εκθέτει περαιτέρω τον υπουργό, καθώς αναδεικνύει τη γύμνια των επιχειρημάτων, που δεν έχουν αντίκρισμα στην πραγματικότητα. Το ενημερωτικό σημείωμα του Μαξίμου κάνει λόγο για... μείωση των μεταναστευτικών ροών, χωρίς να αναφέρει ότι οφείλεται κυρίως στη συγκυρία του κορονοϊού και βέβαια χωρίς λέξη για τις καταγγελίες για παράνομες πρακτικές αποτροπής και παράνομες επιχειρήσεις επαναπροώθησης. Μιλά για... περιορισμό των επιπτώσεων της μεταναστευτικής κρίσης, αναφερόμενο όμως στα μελλοντικά σχέδια του Υπουργείου για κλείσιμο δομών και ξενοδοχείων, σχέδια που έχουν επικριθεί ως ανεδαφικά.

      Μιλά για... αποσυμφόρηση των νησιών κατά 15% από τον Ιανουάριο με πραγματοποίηση 13.000 μεταφορών, παραβλέποντας τη συγκυρία του κορονοϊού, κάνοντας ότι δεν αντιλαμβάνεται το τεράστιο πρόβλημα που παραμένει στα νησιά και αποσιωπώντας ότι δεν έχει πραγματοποιηθεί η μεταφορά περίπου 2.300 ιδιαίτερα ευπαθών στον κορονοϊό προσφύγων από τα ΚΥΤ, που είχε εξαγγελθεί αρχικά για τον Απρίλιο και στη συνέχεια για τον Μάιο. Επαίρεται για... επιτάχυνση των διαδικασιών ασύλου, όταν για δύο μήνες ήταν κλειστή για το κοινό η υπηρεσία Ασύλου και όταν η επαναλειτουργία της σημαδεύτηκε από παράταση χιλιάδων εκκρεμοτήτων και περαιτέρω ταλαιπωρία των προσφύγων.

      Το πιο εξωφρενικό, μιλά για... « 11.237 νέες θέσεις φιλοξενίας στην ενδοχώρα σε υπάρχουσες δομές, χωρίς να κατασκευαστούν νέες ». Αυτό θα επιτευχθεί, ισχυρίζεται, με τη σταδιακή αποχώρηση αναγνωρισμένων προσφύγων από τις δομές, σύμφωνα με νόμο του Νοεμβρίου, η εφαρμογή του οποίου παρατάθηκε μέχρι 31 Μαΐου λόγω κορονοϊού. « Άρα υπήρξε επαρκής χρόνος προετοιμασίας », ισχυρίζονται οι κυβερνητικές πηγές.

      Μα ακριβώς ! Αν και υπήρξε επαρκής χρόνος, το Υπουργείο δεν έκανε καμία έγκαιρη προετοιμασία για να υπάρξουν εναλλακτικές και να μη βρεθούν οι άνθρωποι στο δρόμο. Μόλις την περασμένη Παρασκευή έγινε διευρυμένη σύσκεψη του υπουργείου με φορείς, όπου αποφασίστηκε η αναθεώρηση του προγράμματος επιδότησης στέγης και ενταξιακής προετοιμασίας HELIOS και η καλύτερη διασύνδεση των προσφύγων με τον ΟΠΕΚΑ και τον ΟΑΕΔ (βλ. « Πρώτα οι εξώσεις, μετά... λύσεις », « Εφ.Συν. », 30-31/5/2020).

      Μόλις την Παρασκευή δόθηκαν οδηγίες στους νέους διοικητές των προσφυγικών δομών για την έξωση, όταν επικρατεί άγνοια μεταξύ των εμπλεκόμενων φορέων ποιος και πώς θα την επιβάλλει, με δεδομένη την άρνηση των απεγνωσμένων προσφύγων να βρεθούν στο δρόμο. Θα κληθεί η αστυνομία να τους βγάλει έξω από τα διαμερίσματα και τα κοντέινερ των καμπ μαζί με τα υπάρχοντά τους ; Για να τους μεταφέρει πού ;

      Οργανώσεις και φορείς έθεσαν την Παρασκευή σοβαρά πρακτικά ερωτήματα στον κ. Μηταράκη. Κι αυτός τους ευχαρίστησε, αλλά απάντηση δεν έδωσε. Γιατί η απάντηση προϋποθέτει προετοιμασία, την οποία δεν έχει κάνει ο κ. Μηταράκης. Προϋποθέτει μια ευρύτερη αντίληψη του ζητήματος, αντί της κοντόθωρης πολιτικής που ενδιαφέρεται μόνο για να μεταθέσει το πρόβλημα και τις ευθύνες αλλού, στην τοπική αυτοδιοίκηση, στους διεθνείς οργανισμούς και στις οργανώσεις, έστω και με κίνδυνο να διαταραχθεί σοβαρά η κοινωνική συνοχή και η εικόνα των πόλεων. Εκτός αν αυτή είναι η επιδίωξη του κ. Μηταράκη. Αλλά η στρατηγική της έντασης δεν αποτελεί σοβαρή πολιτική ευνομούμενου κράτους και έχει αποδειχτεί ιστορικά εξαιρετικά επικίνδυνη.
      Αντιδράσεις

      Έντονες είναι η αντιδράσεις κατά του σχεδίου εξώσεων από κόμματα, συλλογικότητες και οργανώσεις που δραστηριοποιούνται στο προσφυγικό.
      « Ραντεβού στις πλατείες » από το ΣΥΡΙΖΑ

      Για ιδεοληπτική και βαθιά ρατσιστική και ανακόλουθη πολιτική στο προσφυγικό κατηγορεί την κυβέρνηση το τμήμα Προσφυγικής και Μεταναστευτικής Πολιτικής του ΣΥΡΙΖΑ.

      Η ανακοίνωση του ΣΥΡΙΖΑ

      Σύμφωνα με το τελευταίο νομοθέτημα της κυβέρνησης, οι αναγνωρισμένοι πρόσφυγες υποχρεούνται από την 1η Ιούνη να εγκαταλείψουν τις δομές φιλοξενίας οδηγούμενοι στην αστεγία. Το μέτρο αυτό αποτελεί συνέχεια της ιδεοληπτικής βαθειά ρατσιστικής και ανακόλουθης κυβερνητικής πολιτικής στο μεταναστευτικό – προσφυγικό που εκφράστηκε με την αρχική κατάργηση του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής, το « σπρώξιμο » των αρμοδιοτήτων από υπουργείο σε υπουργείο και τέλος την επανασύσταση υπουργείου με τελείως διαφορετική οπτική και κατεύθυνση. Εθελοτυφλώντας απέναντι στην πραγματική ανάγκη των ανθρώπων να ξεφύγουν από τις εμπόλεμες ζώνες και την αθλιότητα, θεώρησαν ότι η επιδείνωση όλων των συνθηκών ζωής, απονομής ασύλου, κράτησης κλπ. των αιτούντων άσυλο θα λειτουργούσε αποτρεπτικά, ότι έτσι θα πάψει να είναι η Ελλάδα πέρασμα προς την Ευρώπη.

      Άφησαν στον αυτόματο πιλότο όλα τα προγράμματα για την στέγαση και την ένταξη στην εκπαίδευση και την εργασία που είχε σχεδιάσει η κυβέρνηση του ΣΥΡΙΖΑ και οδήγησαν σταδιακά στην λήξη, στην μη ανανέωση και στην μη διεκδίκηση νέων προγραμμάτων και κονδυλίων από την ΕΕ.

      Τραγική συνέπεια των παραπάνω είναι ότι το αμέσως επόμενο διάστημα θα βρεθούν χιλιάδες άνθρωποι κυριολεκτικά στο δρόμο. Στο όνομα της επιβεβλημένης (και καθυστερημένης) αποσυμφόρησης των νησιών, στερούν την στέγη από πρόσφυγες που έχουν πάρει άσυλο και μένουν σε ξενοδοχεία ή διαμερίσματα.

      Εν μέσω πανδημίας η κυβέρνηση αντί να διεκδικήσει λόγω εκτάκτων συνθηκών περισσότερα κονδύλια από την ΕΕ για την συνέχιση παραμονής αυτών των ανθρώπων σε ασφαλείς συνθήκες, προτιμά να γεμίσουν οι πλατείες άστεγες οικογένειες προσφύγων. Με ότι αυτό θα συνεπάγεται για την εκ νέου εξαθλίωσή τους αλλά και τους κινδύνους εξάπλωσης του κορονοϊού. Έτσι θα υποκινήσουν νέο κύμα ξενοφοβίας ακριβώς με την απειλή της πανδημίας.

      Ταυτόχρονα αντί με τα χρήματα που έχουν ήδη δοθεί από την ΕΕ να διευρυνθούν και να συνεχιστούν τα ενταξιακά προγράμματα όπως το Ήλιος, καταγγέλλεται από διεθνή οργανισμό η « κακοδιαχείριση και διασπάθιση των κονδυλίων » από μηχανισμούς μετακλητών του κ. Μηταράκη.

      Και όλα αυτά εν μέσω της τεράστιας κρίσης του τουρισμού και της ανάγκης ενίσχυσης των ανά την χώρα καταλυμάτων που βλέπουν στην στέγαση των προσφύγων, με άμεσα καταβλητέα ευρωπαϊκά κονδύλια, μια λύση για την επιβίωση των επιχειρήσεων τους και την διατήρηση των θέσεων εργασίας.

      Οι ιδεοληψίες δεν είναι μόνο απάνθρωπες, βλάπτουν σοβαρά την υγεία και την οικονομία. Ελπίζουμε να μην τολμήσουν να βγάλουν στο δρόμο χιλιάδες ανθρώπους. Ο κ. Μηταράκης και ο κ. Χαρδαλιάς πρέπει όμως να ξέρουν ότι αν χρειαστεί, η ανθρωπιά και η αλληλεγγύη δεν θα μείνουν σπίτι. Το ραντεβού μας θα είναι στις πλατείες.
      Κινητοποιήσεις ΚΕΕΡΦΑ κατά της έξωσης

      Σε συγκέντρωση διαμαρτυρίας έξω από τη δομή στον Ελαιώνα και άλλες περιοχές της Ελλάδας κάλεσε εργαζόμενους, πρόσφυγες και αλληλέγγυους η ΚΕΕΡΦΑ με αίτημα να μην βρεθούν στο δρόμο οι πρόσφυγες που απειλούνται με έξωση από την 1η Ιουνίου.

      Σε συνέντευξη τύπου έξω από τον Ελαιώνα την Πέμπτη, η ΚΕΕΡΦΑ επισήμανε τον κίνδυνο να γεμίσουν χιλιάδες άστεγοι πρόσφυγες τους δρόμους, τις πλατείες και τα πάρκα των μεγάλων πόλεων και ιδίως της Αθήνας σε μια εποχή όπου πριμοδοτείται από την κυβέρνηση όχι η αλληλεγγύη αλλά ο ρατσισμός και η ξενοφοβική βία.

      « Η μόνη λύση να βρεθούν μέσα σε σπίτια σε πόλεις οι πρόσφυγες, να δοθούν άμεσα τα διαθέσιμα κτήρια του ΕΦΚΑ, να υπάρξει πρόγραμμα κοινωνικής στέγασης για πρόσφυγες, άστεγους και Ρομά. Να επιταχθούν ξενοδοχεία που δεν λειτουργούν και έχουν τους υπαλλήλους απλήρωτους, αντί να σπαταλώνται χρήματα για ρατσιστική αστυνόμευση και παράνομες επαναπροωθήσεις μέχρι και μέσα από δομές, όπως αυτή των Διαβατών », σημείωσε ο συντονιστής της ΚΕΕΡΦΑ και δημοτικός σύμβουλος της Αθήνας Πέτρος Κωνσταντίνου.

      Εκ μέρους της καμπάνιας « Εκκενώστε τα κάμπ, οι πρόσφυγες σε σπίτια και ξενοδοχεία », η καθηγήτρια Αρχιτεκτονικής Ελένη Πορτάλιου σημείωσε ότι η καμπάνια συγκέντρωσε 11.000 υπογραφές ενάντια στο ρατσιστικό αφήγημα ότι είναι φορείς του κορονοϊού οι πρόσφυγες και υπέρ της μεταφοράς τους σε διαθέσιμους ακατοίκητους χώρους. « Το σχέδιο των εξώσεων είναι δώρο στην ακροδεξιά και στους φασίστες των νησιών που είχαν πολεμήσει να διώξουν αυτούς τους ανθρώπους. Θα έρθουν οι πρόσφυγες από τα νησιά και θα διωχτούν οι χιλιάδες που βρίσκονται στο πρόγραμμα ESTIA. Θα βρεθούν στους δρόμους και τις πλατείες σε εποχή που πριμοδοτείται από την κυβέρνηση ο ρατσισμός. Υπάρχουν αδιάθετα σπίτια και μικρά ξενοδοχεία, υπάρχουν ευρωπαϊκά χρήματα που πρέπει να ζητηθούν και να δοθούν. Πρέπει να υπάρξουν πολιτικές που να μην κλείνουν το μάτι στο ρατσισμό », σημείωσε

      Ο Μασούντ, πρόσφυγας από το καμπ του Ελαιώνα, σημείωσε ότι η κυβέρνηση κόβει τη χρηματική βοήθεια τη στιγμή ποιυ δεν προσφέρει ούτε σπίτια ούτε προετοιμασία για δουλειά. « Τι θ’ απογίνουμε ; Δεν έχουμε να πάμε πουθενά », είπε.

      Στις παράνομες επιχειρήσεις επαναπροώθησης στον Έβρο και στην παράνομη κράτηση ασυνόδευτων ανηλίκων στην Αμυγδαλέζα και σε κρατητήρια αναφέρθηκε ο Τζαβέντ Ασλάμ, πρόεδρος της Πακιστανικής Κοινότητας "η Ενότητα".

      « Αν θα βρεθούν στο δρόμνο, θα βγούμε εμείς από τα σπίτια μας και θα τους βάλουμε στα δικά μας και θα βρεθούμε εμείς στο δρόμο. Δεν θα βγάλετε αυτούς στο δρόμο. Θα έχετε εμάς έξω, θα είμαστε μαζί με τους πρόσφυγες, και έτσι θα αναμετρηθούμε και θα κερδίσουμε », είπε ο καθηγητής Παιδαωγωγικής του ΑΠΘ Γιώργος Τσιάκαλος.
      Ένταξη, όχι αστεγία ζητούν οκτώ οργανώσεις

      Δεν είναι δυνατό να επιτραπεί να μείνουν άστεγοι και χωρίς άμεση έμπρακτη υποστήριξη επίσημα αναγνωρισμένοι πρόσφυγες, υπογραμμίζουν σε κοινή τους ανακοίνωση οκτώ οργανώσεις ανθρωπίνων δικαιωμάτων και ανθρωπιστικής βοήθειας (Διοτίμα, ΕλΕΔΑ, ΕΣΠ, Ελληνικό Φόρουμ Προσφύγων, Help Refugees / Choose Love, HumanRights360, Κέντρο Ημέρας Βαβέλ, Terre des hommes Hellas).
      Η ανακοίνωση των οργανώσεων

      "Με πήραν τηλέφωνο πριν από 15 ημέρες και με ρώτησαν αν έχω φύγει από το σπίτι. Τους είπα ότι δεν έχω που να πάω. Αν μας διώξουν, το μόνο που σκέφτομαι είναι ότι θα πάρω ένα σχοινί και θα κάτσω στη πόρτα του σπιτιού. Δεν έχω τίποτα ! Πώς θα ταΐσω την οικογένειά μου ; Είμαι άρρωστος, δε μπορώ να δουλέψω."
      Πατέρας τριών παιδιών, αναγνωρισμένος πρόσφυγας από τη Συρία

      "Άρχισα να βγαίνω στους δρόμους και να ψάχνω [σπίτι]. Έχω πάρει τηλέφωνα παντού. Κάποιοι, όταν τους έλεγα από που είμαι, μου έλεγαν συγγνώμη, δεν μπορούμε να δώσουμε το διαμέρισμα. Την Δευτέρα πρέπει να φύγω και την ίδια μέρα τα παιδιά ξαναξεκινάνε το σχολείο. Τι θα κάνω ; Πού θα τα βάλω να κοιμηθούν ;"
      Μητέρα δυο παιδιών, αναγνωρισμένη πρόσφυγας από το Αφγανιστάν

      "Ενημερωθήκαμε ότι στις 30/05 πρέπει να βγούμε. Δεν έχω ούτε δουλειά, ούτε λεφτά για να ταΐσω την οικογένειά μου. Πώς θα βρω δουλειά ; Που να ψάξω για δουλειά ; Μας πετάνε έξω χωρίς τίποτα."
      Πατέρας δυο παιδιών, αναγνωρισμένοι πρόσφυγες από τη Συρία

      Τέλος διαδρομής για χιλιάδες αναγνωρισμένους πρόσφυγες/ προσφύγισσες και δικαιούχους επικουρικής προστασίας, που σε λίγες ημέρες θα βρεθούν στο δρόμο άστεγοι/άστεγες, στερούμενοι μέχρι και το οικονομικό βοήθημα, που έως τώρα λάμβαναν με ευρωπαϊκούς πόρους.

      Συγκεκριμένα, τη Δευτέρα, 1 Ιουνίου 2020, κατόπιν παράτασης 2 μηνών, λόγω των μέτρων πρόληψης της εξάπλωσης της πανδημίας, έρχεται η ώρα της εφαρμογής των προβλεπόμενων ρυθμίσεων για την διακοπή των παροχών προς όσες και όσους αναγνωρίζονται ως δικαιούχοι διεθνούς προστασίας στην Ελλάδα.

      Καλούνται, πλέον, να ενταχθούν, να βρουν δουλειά και σπίτι, να μάθουν ελληνικά, να πάνε στο σχολείο, να ανακτήσουν την αυτόνομη ζωή που εγκατέλειψαν στις φλόγες του πολέμου και των διώξεων. Αλλά μπορούν ;

      Πολλοί είναι ευάλωτοι, σωματικά και ψυχικά και χρήζουν υποστήριξης για να προσπελάσουν τα γλωσσικά, γραφειοκρατικά και άλλα προσκόμματα, που διαχρονικά τους στερούν την πρόσβαση σε απαραίτητες υπηρεσίες και αγαθά. Πολλές είναι γυναίκες με μικρά παιδιά, ακόμη και μηνών. Πώς θα ψάξουν για δουλειά, όταν δε θα έχουν καν μια στέγη για να προστατεύσουν το παιδί τους ; Πώς θα συνεχίσουν τα παιδιά το σχολείο ; Πολλές γυναίκες είναι επιζώσες ενδοοικογενειακής, έμφυλης βίας ή/και trafficking. Πώς θα υποστηριχθούν αν μείνουν άστεγες και εκτεθειμένες σε πολλαπλούς κινδύνους ;

      Η διαδικασία της ένταξης, η προετοιμασία για τη μετάβαση στη « βιοπάλη », ξεκινάει από τη στιγμή της υποδοχής, και σε καμία περίπτωση δεν μπορεί η έξωση να θεωρηθεί σημείο εκκίνησης για μια εν δυνάμει και χωρίς καμία απολύτως υποστήριξη διαδικασία ένταξης.

      Προϋποθέτει την κατάρτιση και υλοποίηση μιας μακροπρόθεσμης ενταξιακής πολιτικής, με ολιστικά προγράμματα υποστήριξης των προσφύγων, ώστε να έχουν ισότιμη πρόσβαση στην αγορά εργασίας, στην ελληνομάθεια και στην εύρεση στέγης. Η ισονομία των αναγνωρισμένων προσφύγων με τους Έλληνες πολίτες, τουλάχιστον σε τυπικό/ θεσμικό επίπεδο χωρίς την απαιτούμενη ενταξιακή πολιτική, ακυρώνει στην πράξη την ισονομία και παράγει ανισότητες, διακρίσεις ως προς μια σειρά θεμελιώδη δικαιώματα όπως είναι η στέγη, η ασφάλεια, η υγεία, κ.λπ.

      Δεν είναι δυνατόν η πολιτεία, οι θεσμοί, η κοινωνία των πολιτών και κάθε δημοκρατικός πολίτης αυτής της χώρας να επιτρέψει να μείνουν άστεγοι και χωρίς άμεση έμπρακτη υποστήριξη άνθρωποι που είναι επίσημα αναγνωρισμένοι πρόσφυγες.
      Έντονη ανησυχία από την ΑΡΣΙΣ

      Επιστολή στο Υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου έστειλε η οργάνωση ΑΡΣΙΣ, εκφράζοντας την ανησυχία της για την έξωση των προσφύγων την ερχόμενη εβδομάδα.
      Η επιστολή της ΑΡΣΙΣ

      « [...] Με την παρούσα επιστολή μας θέλουμε να εκφράσουμε την αυξανόμενη ανησυχία μας ότι από τη Δευτέρα 1/6/2020 θα βρεθούμε όλες και όλοι αντιμέτωποι με μία νέα επείγουσα κατάσταση που πρέπει να αποφύγουμε συντεταγμένα και ομόψυχα.

      Η συντριπτική πλειοψηφία των ατόμων που θα υποχρεωθούν να εγκαταλείψουν τα διαμερίσματα του προγράμματος « ESTIA II » είναι εξαιρετικά ευάλωτοι πρόσφυγες και αιτούντες άσυλο, άτομα με δυσίατες ή ανίατες ασθένειες, άτομα με σημαντικά προβλήματα ψυχικής υγείας, άτομα με σοβαρότατες ευαλωτότητες, καθώς και πυρηνικές ή και μονογονεϊκές οικογένειες με μικρά παιδιά. Οι άνθρωποι αυτοί θα αναγκαστούν στη μεγάλη τους πλειοψηφία να μείνουν άστεγοι σε μεγάλα αστικά κέντρα όπως η Αθήνα και η Θεσσαλονίκη, χωρίς υποστηρικτικό περιβάλλον και χωρίς χρήματα, αφού με την έξοδό τους από τα διαμερίσματα διακόπτεται και η οικονομική τους ενίσχυση από το πρόγραμμα.

      Ταυτόχρονα, εκατοντάδες παιδιά θα υποχρεωθούν να διακόψουν τη φοίτησή τους στα σχολεία τους, με ανυπολόγιστες συνέπειες για το ψυχισμό τους.

      Αξίζει να σημειωθεί ότι ενώ από τις 30/4/2020 έχουμε αποστείλει εξειδικευμένες και τεκμηριωμένες κοινωνικές εκθέσεις στην Ύπατη Αρμοστεία του ΟΗΕ για τους Πρόσφυγες αναφορικά με πρόσφυγες που πρέπει να εξαιρεθούν των εξόδων, οι οποίες έχουν περιέλθει σε γνώση του Υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου, μέχρι σήμερα ουδέν γνωρίζουμε για την αποδοχή ή την απόρριψή τους.

      Η συμμετοχή στο πρόγραμμα « ESTIA II » αναγνωρίζουμε ότι είναι αδύνατον να έχει διάρκεια φιλοξενίας επ’ αόριστον, εν τούτοις, η χρονική περίοδος φιλοξενίας χρειάζεται να στοχεύει και να ολοκληρώνεται όταν επιτυγχάνεται η πρόσβαση και συμμετοχή στην κοινωνική και οικονομική πραγματικότητα της χώρας, σε μια ομαλή κοινωνική ένταξη.

      Αξιότιμε κύριε Υπουργέ, είναι χρέος της Ελληνικής Πολιτείας να διασφαλίσει ότι η έξοδος των ωφελουμένων από το πρόγραμμα και από τα διαμερίσματα που έγιναν « τα σπίτια τους » για πολλούς μήνες θα γίνει με ασφάλεια και θα τους οδηγήσει στο επόμενο βήμα τους, στην ανεξαρτησία και την ένταξή τους στην ελληνική κοινωνία με τα ίδια δικαιώματα και τις υποχρεώσεις που απολαμβάνουν οι Έλληνες πολίτες.

      Προς το σκοπό αυτό επιβάλλεται από τις τρέχουσες συνθήκες η παράταση της παραμονής των αιτούντων άσυλο και προσφύγων που πρέπει να εξέλθουν από τα διαμερίσματα για χρονικό διάστημα ικανό ώστε η Κυβέρνησή σας να λάβει τα απαιτούμενα μέτρα που θα καταστήσουν ασφαλή και επιτυχημένη την έξοδο των συγκεκριμένων ανθρώπων από το πρόγραμμα και θα αποκαταστήσουν την άμεση πρόσβασή τους σε στοιχειώδη δικαιώματα στέγασης, ιατροφαρμακευτικής περίθαλψης, εργασίας και εκπαίδευσης.

      Θα πρέπει να συνεκτιμηθεί το γεγονός ότι η χώρα μας προσπαθεί να εξέλθει από μία τρίμηνη περίοδο καραντίνας λόγω της πανδημίας του κορωναϊού, κατά την οποία ήταν αδύνατη η αναζήτηση νέων διαμερισμάτων για τη διαμονή των ανθρώπων που ολοκληρώνεται η φιλοξενία τους στο πρόγραμμα « ESTIA II ». Ταυτόχρονα, γραφειοκρατικές αγκυλώσεις κατέστησαν αδύνατη τη χορήγηση ΑΦΜ ή το άνοιγμα τραπεζικών λογαριασμών για μερίδα των προσφύγων.

      Πιστεύουμε ότι είναι η ώρα η ελληνική πολιτεία με αποφασιστικότητα να τροποποιήσει προηγούμενες αποφάσεις της και να δώσει το δικαίωμα στους πρόσφυγες που εξέρχονται του προγράμματος « ESTIA II » :

      Να καταστούν δικαιούχοι του Κοινωνικού Εισοδήματος Αλληλεγγύης
      Να αποκτήσουν πρόσβαση σε σειρά επιδομάτων (παιδικής προστασίας, ψυχικής υγείας)
      Να ενεργοποιηθεί το πρόγραμμα « Στέγαση και επανένταξη » στο οποίο θα μπορούν να συμμετάσχουν οι συγκεκριμένοι πληθυσμοί ώστε να επιτευχθεί η ουσιαστική ένταξή τους στην ελληνική κοινωνία.
      Να δοθούν οι κατάλληλες ευκαιρίες πιστοποιημένης εκπαίδευσης, που θα τους δώσουν τη δυνατότητα να αποκτήσουν πρόσβαση στην αγορά εργασίας ώστε να μπορέσουν σε σύντομο χρονικό διάστημα να αυτονομηθούν πλήρως, καθώς και ευκαιρίες επαγγελματικής κατάρτισης.
      Να υλοποιηθεί το πρόγραμμα επιδοτούμενης εργασίας αναγνωρισμένων προσφύγων που είχε εξαγγελθεί από το Υπουργείο το 2019 και μέχρι σήμερα δεν έχει υλοποιηθεί.
      Να γίνουν οι απαραίτητες ενέργειες ώστε οι άνθρωποι αυτοί να έχουν λάβουν όλα τα απαραίτητα έγγραφα (άδεια παραμονής, ταξιδιωτικά έγγραφα), πριν την έξοδο τους από το πρόγραμμα.
      Να δοθεί στους αναγνωρισμένους πρόσφυγες οι οποίοι αποχωρούν οικειοθελώς από το πρόγραμμα κατά τη λήξη της ορισθείσας περιόδου φιλοξενίας συγκεντρωτικά η χρηματική βοήθεια (cash Assistance) 3 μηνών, όπως συνέβαινε το προηγούμενο έτος, προκειμένου οι άνθρωποι αυτοί στη συνέχεια να ενταχθούν στο πρόγραμμα ΗΛΙΟΣ, το οποίο έχει ως σκοπό να ενισχυθούν οι προοπτικές ανεξαρτησίας και αυτονομίας των ωφελούμενων καθιστώντας τους ενεργά μέλη της ελληνικής κοινωνίας και να αποτελέσει ένα εκ περιτροπής μηχανισμό στέγασης στο ήδη υπάρχον προσωρινό σύστημα στέγασης της Ελλάδας.

      Θεωρούμε ότι είναι κοινός τόπος η διαπίστωσή μας ότι χωρίς τις ανωτέρω πρόνοιες οι συγκεκριμένοι πληθυσμοί που θα αναγκαστούν (για μία ακόμη φορά) να εγκαταλείψουν τις οικίες του θα βρεθούν αντιμέτωποι με την αστεγία, την περαιτέρω φτωχοποίησή τους, την εκμετάλλευση, την αδήλωτη εργασία και την εν γένει παραβατικότητα. Κατανοείτε ότι μία τέτοια κατάσταση θα έχει άμεσο κοινωνικό αντίκτυπο στη ζωή των μεγάλων αστικών κέντρων που μοιραία θα φιλοξενήσουν τους εξερχόμενους και τις εξερχόμενες του προγράμματος « ESTIA II ».

      Είναι χρέος όλων μας να δράσουμε άμεσα ώστε να προστατέψουμε αποτελεσματικά και καίρια τους αδύναμους αυτούς πληθυσμούς από το φάσμα της κοινωνικής αφάνειας και εξαθλίωσης που τους επιφυλάσσει η 1/6/2020. Ταυτόχρονα, οφείλουμε να περιφρουρήσουμε όσα έχουμε καταφέρει 4 και πλέον χρόνια οπότε και υλοποιείται το πρόγραμμα « ESTIA ». Η Ευρωπαϊκή Επιτροπή έχει δαπανήσει εκατομμύρια για τη στέγαση και υποστήριξη των αιτούντων άσυλο και προσφύγων στην Ελλάδα. Χιλιάδες Έλληνες και μετανάστες έχουν εργαστεί στο πλαίσιο του συγκεκριμένου προγράμματος και είναι αδήριτη η ανάγκη να καταδείξουμε ότι το
      συγκεκριμένο πρόγραμμα ήταν και είναι εξαιρετικά επιτυχημένο και μέσω εθνικών αυτή τη φορά πολιτικών και εργαλείων, μπορεί να οδηγήσει τους ωφελούμενους του που παραμένουν στη χώρα μας σε εξίσου επιτυχημένη ένταξη και ενσωμάτωσή τους στην ελληνική κοινωνία.

      Λαμβάνοντας υπόψη τα παραπάνω αναμένουμε από την Ελληνική Πολιτεία τις δέουσες ενέργειες, που διασφαλίζουν για τους πρόσφυγες και δικαιούχους διεθνούς προστασίας το επόμενο στάδιο της ζωής τους με σεβασμό στα ανθρώπινα δικαιώματα και στις ανάγκες της ελληνικής κοινωνίας.

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/245833_propaganda-anti-apantiseon-gia-tis-exoseis-prosfygon

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      Trad en français :
      Au lieu d’apporter de réponses adéquates aux problèmes urgents que crée l’éviction des réfugiés de leur logement, le gouvernement grec continue la propagande anti-migrants

      Des sources gouvernementales ont encore une fois recouru aux ritournelles de la propagande bien connue du Ministère de l’immigration et de l’asile sous la forme d’une note d’information, sans toutefois fournir aucune nouvelle informations et sans apporter de réponses sérieuses à l’absence d’une politique juste et efficiente sur la question migratoire. Au lieu et place d’une politique sérieusement planifiée, le ministère avance des annonces irréalisables et sans fondement et un discours qui relève de la propagande.

      Il semble que Notis Mitarakis tente, par la répétition sans fin des mêmes allégations, de détourner l’attention des fortes réactions, même de la presse progouvernementale, provoquées par son obsession de jeter plus de 11000 réfugiés reconnus dans la rue le 1er juin, ce qui ne manquera pas de emplir les places et les parcs d’Athènes et d’autres villes de réfugiés sans abri, faute d’alternatives réelles.

      Le Ministre de la politique migratoire cherche de l’aide auprès de sources gouvernementales, paniqué par les révélations de la presse même de la presse progouvernementale, notamment le rapport confidentiel porté à la connaissance du public par le quotidien Kathimerini, qui l’accuse de mauvaise gestion, mauvaise conduite financière, manque de planification et de tenir un discours propagandiste bien loin de toute réalité.( Ef.Syn. , 30-31 / 5/2020 et ekathimerini). Car, il va de soi que même lui-même ne saurait être convaincu par sa tentative de réfuter ce rapport, en prétendant ignorer tout de ce document, tandis qu’il attribue les accusations graves contre les agissements de son ministère à ... « des vues différentes ».

      Mais la note d’information du gouvernement expose davantage le ministre, car elle met en évidence la nudité des arguments sans aucun fondement réel. Cette note d’information parle d’une supposée réduction des flux d’immigration, sans mentionner que celle-ci est principalement due à la conjoncture, et bien sûr sans souffler un mot sur les dénonciations concernant les pratiques de dissuasion illégales et les opérations de refoulement illégal. Elle évoque une prétendue restriction de la crise migratoire, se référant uniquement aux futurs plans du ministère de fermer les structures et les hôtels, des plans qui ont été critiqués comme étant complètement fantaisistes.

      La note mentionne une décongestion des îles de l’ordre de 15% depuis janvier, en se vantant d’avoir effectué 13.000 transferts vers la Grèce continentale, en ignorant le calendrier de coronavirus, et en faisant semblant qu’il ne comprend pas l’énorme problème qui reste sur les îles tandis que le transfert initialement annoncé pour avril et puis pour mai de quelque 2.300 réfugiés particulièrement vulnérables des RIC (hot-spots dans les îles) n’a pas été réalisé. Le ministre se vante de... accélérer les procédures d’asile, tandis que le Service d’asile a été fermé au public à cause de la pandémie pendant deux mois, et que sa réouverture a été marquée par la prolongation supplémentaire de de milliers de problèmes en suspens (entretiens en attente, demandes qui n’ont pas pu être déposées, appels des déboutés etc.) et par de files d’attente interminables et des bousculades aux portes du service.

      Le plus scandaleux est qu’il est question de ... « 11 237 nouveaux logements dans la Grèce continentale ; dans des structures existantes, sans que de nouvelles ne soient construites ». Cet objectif sera atteint, affirme-t-il, avec le départ progressif des réfugiés reconnus comme tels des structures, selon une loi de novembre, dont la mise en œuvre a été reportée au 31 mai en raison du coronavirus. « Il y a donc eu suffisamment de temps pour se préparer », ont indiqué des sources gouvernementales.

      Mais justement ! Bien qu’il y ait eu suffisamment de temps, le Ministère n’a préparé en temps opportun aucune alternative pour que les gens évincés de structures ne soient pas dans la rue. Ce n’est que vendredi dernier, que le ministère a tenu une réunion élargie avec les organismes, où il a été décidé de revoir le programme de subventions pour la préparation au logement et de l’intégration de l’IOM HELIOS et de mieux intégrer les réfugiés à l’Organisme pour les Allocations Sociales et la Solidarité (OPEKA) et à l’Agence Nationale pour l’Emploi (OAED).

      Ce n’est que vendredi que les nouveaux administrateurs des structures pour réfugiés ont été sommés d’évacuer des milliers de réfugiés, à un moment où les administrations impliquées ignorent toujours qui exactement est concerné et par quel moyen elles pourraient imposer une telle décision, étant donné le refus des réfugiés désespérés de quitter les structures et les appartements qu’ils occupent. La police sera-t-elle appelée pour les faire sortir des appartements et des conteneurs des camps avec leurs effets personnels ? Pour les emmener où ?

      Vendredi, des organismes internationaux et des organisations ont soulevé de sérieuses questions pratiques à M. Mitarakis. Tout en les remerciant, il n’a pas apporté la moindre réponse. Parce que la réponse adéquate suppose une préparation, ce que M. Mitarakis n’a point fait. Cela suppose aussi une compréhension plus large de la question, au lieu d’une politique de court terme qui ne cherche qu’à déplacer le problème et les responsabilités ailleurs, vers les autorités locales, les organismes et les organisations internationales, même au risque de troubler gravement la cohésion sociale et de nuire à l’image des villes. . À moins que ce ne soit justement cela le véritable but de M. Mitarakis. Mais la stratégie qui consiste à attiser des tensions, n’est pas une politique sérieuse d’un État géré par le droit ; le long de l’histoire, elle s’est toujours avérée extrêmement dangereuse.

      Les réactions des partis, des collectifs et des organisations de réfugiés contre ce plan d’évacuation ont été très vives et ne cessent de s’amplifier.

    • Τέλος διαδρομής για 11.237 αναγνωρισμένους πρόσφυγες

      Ολοταχώς προς τον δρόμο οδεύουν χιλιάδες αναγνωρισμένοι πρόσφυγες που υποχρεούνται από την 1η Ιούνη να εγκαταλείψουν τις δομές φιλοξενίας στο πλαίσιο της αναθεώρησης του προγράμματος στέγασης και ένταξης προσφύγων « Ήλιος ».

      Η διευρυμένη σύσκεψη της πολιτικής ηγεσίας του υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου με τους επικεφαλής του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης και της Ύπατης Αρμοστείας, εκπροσώπους της Ευρωπαϊκής Επιτροπής, του υπουργείου Εσωτερικών, του Δήμου Αθηναίων και διοικητές του ΟΑΕΔ και του ΟΠΕΚΑ αποφάσισε τη διασύνδεση των προσφύγων με τον ΟΠΕΚΑ και τον ΟΑΕΔ εν όψει της σταδιακής έξωσης 11.237 προσφύγων από τα διαμερίσματα, τα ξενοδοχεία και τις δομές των νησιών και της ενδοχώρας μετά την 1η Ιουνίου.

      Τα νέα δεδομένα που προκύπτουν από την απόφαση αυτή αυξάνουν τις αντιδράσεις αλλά και την ανησυχία χιλιάδες άνθρωποι να βρεθούν στο δρόμο γεμίζοντας τα πάρκα και τις πλατείες των πόλεων. Σε μια απόπειρα αναζήτησης κάποιων λύσεων, το υπουργείο εξετάζει τη δυνατότητα να δοθεί εφάπαξ χρηματικό βοήθημα πριν από την υπογραφή συμβολαίου ενοικίασης στέγης.

      Από τις εξώσεις εξαιρούνται

      Για διάστημα δύο μηνών οικογένειες με μέλος που αντιμετωπίζει πολύ σοβαρά προβλήματα υγείας, οικογένειες με έγκυο -σε προχωρημένη ή επαπειλούμενη εγκυμοσύνη- και γυναίκα σε κατάσταση λοχείας για διάστημα δύο μηνών από τον τοκετό.
      Για τρεις μήνες ασυνόδευτοι ανήλικοι, όταν συντρέχουν λόγοι συνέχισης σπουδών ή ευάλωτης κατάστασης.

      Αντιδράσεις

      « Το μέτρο αυτό αποτελεί συνέχεια της ιδεοληπτικής βαθειά ρατσιστικής και ανακόλουθης κυβερνητικής πολιτικής στο μεταναστευτικό – προσφυγικό που εκφράστηκε με την αρχική κατάργηση του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής, το ’’σπρώξιμο’’ των αρμοδιοτήτων από υπουργείο σε υπουργείο και τέλος την επανασύσταση υπουργείου με τελείως διαφορετική οπτική και κατεύθυνση » σχολιάζει το Τμήμα Προσφυγικής και Μεταναστευτικής Πολιτικής/Τομέας Δικαιωμάτων του ΣΥΡΙΖΑ.

      Σε συγκέντρωση διαμαρτυρίας έξω από τη δομή στον Ελαιώνα καλεί εργαζόμενους, πρόσφυγες και αλληλέγγυους η ΚΕΕΡΦΑ με αίτημα να μην βρεθούν στο δρόμο οι 300 πρόσφυγες της δομής που απειλούνται με έξωση από την 1η Ιουνίου.

      Η Κίνηση επισημαίνει τον κίνδυνο να γεμίσουν χιλιάδες άστεγοι πρόσφυγες τους δρόμους, τις πλατείες και τα πάρκα των μεγάλων πόλεων και ιδίως της Αθήνας « σε μια εποχή όπου πριμοδοτείται από την κυβέρνηση όχι η αλληλεγγύη αλλά ο ρατσισμός και η ξενοφοβική βία ».
      « Δεν είναι δυνατό να επιτραπεί να μείνουν άστεγοι και χωρίς άμεση έμπρακτη υποστήριξη επίσημα αναγνωρισμένοι πρόσφυγες », υπογραμμίζουν σε κοινή τους ανακοίνωση οκτώ οργανώσεις ανθρωπίνων δικαιωμάτων και ανθρωπιστικής βοήθειας (Διοτίμα, ΕλΕΔΑ, ΕΣΠ, Ελληνικό Φόρουμ Προσφύγων, Help Refugees / Choose Love, HumanRights360, Κέντρο Ημέρας Βαβέλ, Terre des hommes Hellas).

      Επιστολή στο υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου έστειλε η οργάνωση ΑΡΣΙΣ, εκφράζοντας την ανησυχία της για την έξωση των προσφύγων την ερχόμενη εβδομάδα.


      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/245620_telos-diadromis-gia-11237-anagnorismenoys-prosfyges

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      Trad en français :

      Fin du parcours pour 11 237 réfugiés reconnus

      Des milliers de réfugiés reconnus se dirigeant vers la rue le 1er juin sont contraints d’abandonner leurs structures d’hébergement dans le cadre d’une révision du programme de logement et de réinstallation « Helios ».

      La réunion élargie des dirigeants politiques du ministère de l’Immigration et de l’Asile avec les chefs de l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-commissariat, des représentants de la Commission européenne, du ministère de l’Intérieur, de la municipalité d’Athènes et des dirigeants de diverses administrations ont décidés l’intégration des réfugiés expulsés à l’Agence Nationale pour l’Emploi (OAED) et à l’Organisme pour les allocations sociales et la solidarité (OPECA) en vue de l’expulsion progressive de 11 237 réfugiés des appartements, hôtels et structures des îles et de l’arrière-pays après le 1er juin.

      Les nouvelles données de cette réunion alimentent encore plus les inquiétudes de voir bienôt de milliers de personnes être dans la rue, remplissant les parcs et les places publiques des villes. Afin de trouver des solutions, le ministère envisage de leur accorder une aide financière non réitérable avant qu’ils ne signent un bail de logement.

      Quelques rares catégories seront seulement épargnées

      • Pour une période de deux mois, les familles dont un membre a des problèmes de santé très graves, les familles avec une femme enceinte - en grossesse avancée ou menacée - et une femme en état de travail pendant une période de deux mois après l’accouchement.

      • Pendant trois mois, les mineurs non accompagnés, lorsqu’il existe des raisons de poursuivre leur formation ou une situation vulnérable.

      Les réactions

      « Il n’est pas possible que des réfugiés qui ont été officiellement reconnus comme tels se retrouvent sans abri et sans soutien matériel immédiat », ont déclaré huit organisations de défense des droits humains et d’organisations humanitaires dans un communiqué conjoint (Diotima, Ligue hellénique des droits de l’homme, Conseil grec pour les réfugiés, Forum grec des réfugiés, Human Rights360, Choose Love / Help Refuge). Centre de jour Babel, Terre des hommes Hellas).

      L’organisation ARSIS a envoyé une lettre au ministère de l’Immigration et de l’Asile, exprimant sa préoccupation face à l’expulsion des réfugiés la semaine prochaine.

    • Lettre au ministre et aux commissaires signée par 60 organisations

      8,300 refugees to be evicted from their homes in Greece – Joint Letter to EU and Greek officials

      29TH MAY 2020TABITHA ROSS NEWS

      Thousands of refugees in Greece are about to be evicted from their homes. 8,300 people, many of whom are families with children, are now facing an increased risk of homelessness amidst a global pandemic.

      Just one of these people is B. She is a single mother of three children after losing her husband in their country of origin, Iraq. She now has until the end of this month to leave her home, but with nowhere else to go, the family risk ending up on the streets.

      Today, alongside 60 organisations, we released a statement to EU and Greek officials, calling on them to urge the Greek government to reconsider. The human rights to dignity, equality, and inclusion must be respected.

      The full Joint Letter is below.

      Joint letter to:

      The Minister of Migration and Asylum, Notis Mitarachis

      The European Commissioner for Migration and Home Affairs, Ylva Johansson

      The European Vice-President for Promoting our European Way of Life, Margaritis Schinas

      The undersigned organisations express their grave concern about the upcoming exits of at least 8,300 recognised refugees from accommodation and cash assistance schemes in Greece by the end of May 2020. A considerable number of these people, of which a large proportion are families with children, are facing an increased risk of homelessness amidst a global pandemic.

      Refugees who have received international protection are being forced to leave apartments for vulnerable people in the Emergency Support to Integration & Accommodation programme (ESTIA), hotels under the Temporary Shelter and Protection programme (FILOXENIA), Reception and Identification Centres (RICs) and refugee camps. Almost simultaneously, financial assistance in the form of EU implemented and supported cash cards will stop. These upcoming measures will affect the livelihood of at least 4,800 people who need to leave ESTIA accommodation, 3,500 people who need to leave RICs and hosting facilities, as well as 1,200 refugees who are self-accommodated and receive cash assistance.

      The Hellenic Integration Support for Beneficiaries of International Protection programme (HELIOS) provides integration courses and contribute towards rental costs up to a maximum of twelve months for those that have to leave accommodation. In practice, out of 8,752 people enrolled in the HELIOS programme, only 1,590 people receive rental subsidies. 82 percent of people who enrolled in HELIOS since 2019 do not yet receive rental subsidies. To benefit from the HELIOS programme beneficiaries need to have a high level of independence and self-sufficiency. Beneficiaries need to provide a tax number, a bank account and procure a rental agreement to receive HELIOS support. As the Greek bureaucratic system is difficult to navigate, doubly so for non-Greek speakers, people face enormous challenges in finding accommodation, paying deposits, and enrolling in HELIOS. Other than the HELIOS programme which is only available to recognised refugees, apart from a few fragmented municipal and NGO initiatives there is no alternative social support, especially at the reception stage, which in Greece can last up to three years.

      The COVID-19 pandemic has affected everyone in Greece but restrictions on movement and measures to halt the spread of COVID-19 have disproportionately affected the population that now needs to leave accommodation. Lockdown has also meant that people have had no possibility to search for alternative housing, find employment or arrange the necessary requirements to enter the HELIOS programme. Even now that restrictions are slowly being lifted throughout the whole of Greece, life is far from returning to normal, especially for those in Reception and Identification Centres on the Aegean islands and the hosting facilities Ritsona, Malakasa and Koutsohero where restrictions on movement are extended until 7 June 2020.

      At least 8,300 people need to leave their accommodation by the end of May and only a small percentage are provided with integration support (including rental subsidies) through the HELIOS programme. The situation is exacerbated by the fact that people are almost simultaneously losing cash assistance from the cash card assistance programme. Although both ESTIA and HELIOS programmes are funded by DG HOME and implemented by the Greek Ministry of Migration and Asylum, there is no linkage between them to ease the transition from one to the other. As a result, a considerable number of vulnerable people will be left without any support or prospect of integration and will have to face a severely increased risk of becoming homeless. Bureaucratic obstacles have meant that many of these people do not have a tax number or a bank account, both necessary to get a job or rent an apartment. Indeed, according to UNHCR, only 7 percent of recognised refugees in the ESTIA programme have a bank account and 75 percent have a tax number. To make matters worse, the COVID-19 pandemic has made it impossible for people to find employment, alternative housing or arrange documentation for the HELIOS integration programme.

      Therefore, we urgently request you to ensure that:

      The deadline of exits from ESTIA, FILOXENIA, RICs and refugee camps are extended beyond the end of May so that people have adequate time to find alternative accommodation, search for employment and fully enrol in the HELIOS integration programme after being under restrictive measures since 13 March 2020. No one should face the risk of homelessness amid an ongoing global pandemic.
      The monthly financial support under the EU implemented (and supported) cash card assistance programme is extended for those who need to exit accommodation and face the risk of homelessness.
      Elderly people, people with serious medical problems and single parents, are included in the extension of exits from accomodation in addition to those already deemed extremely vulnerable such as women in the last terms of their pregnancy and women with high-risk pregnancies.
      A bridge is created between ESTIA and other reception accommodation to the HELIOS program which also includes self-accommodated people. Currently self-accommodated people cannot enrol in the HELIOS programme but still need integration support and financial assistance after receiving international protective status.
      Bureaucratic barriers are removed so that asylum seekers have access to all the legal documents they are entitled to, such as a social security number, a tax number, and a bank account, so that people are able to seek employment and accommodation, to guarantee the right to housing.
      A coherent and long term strategy on integration and housing is created as recent legislation requires newly recognised refugees to leave accommodation within 30 days instead of six months, significantly reducing the time for people to prepare themselves.

      https://helprefugees.org/news/8300-refugees-to-be-evicted-from-their-homes-in-greece-joint-letter-to

    • Why thousands of refugees in Greece face eviction — and where they can turn

      In Greece, over 11,000 refugees could soon be evicted. They have been living in reception facilities for asylum seekers where they are no longer allowed to stay. Many worry that they could face homelessness. Here’s what you need to know — and where affected refugees can get help.

      Thousands of refugees in Greece have been asked to leave their accommodation this month. As of June 1st, all refugees who received international protection before May 1, 2020 are no longer eligible to stay at reception facilities.

      Many of those affected by the evictions are considered vulnerable – families with small children, elderly refugees, people struggling with mental or physical health problems. A report by news agency AFP mentions that among those affected is an Iraqi family where the father is in a wheelchair and his five-year-old daughter requires assisted feeding through a gastric tube.

      A total of 11,237 people are set to be evicted from reception and identification centers, camps and hotels, according to NGO Refugee Support Aegean (RSA). This includes people in housing provided through the program ESTIA (European Emergency Support to Integration and Accommodation), which is supported by the European Union and UNHCR.

      AFP reported on June 1 that dozens of affected refugees had already left. But there have been no reports of forced evictions being carried out thus far. The Greek migration ministry did not respond to our request asking whether, when and how the authorities would carry out evictions, and whether alternative accommodation would be provided to those evicted.

      Why have 11,000+ refugees been asked to leave?

      There are an estimated 115,600 migrants, asylum seekers and refugees currently living in Greece (according to UNHCR data for January 2020). This number by far exceeds its accommodation capacities, leaving many homeless or stuck in completely overcrowded camps.

      Greece is hoping that by evicting recognized refugees from the reception system, it can transfer asylum seekers from overcrowded camps, such as Moria on the island of Lesbos, into those facilities.

      Once someone receives international protection in Greece, they are no longer entitled to reception services for asylum seekers, including accommodation. “There is a wildly different system of support and set of rights for a person who is an asylum seeker, whose application is still pending, and a beneficiary of international protection,” Minos Mouzourakis, legal officer for RSA, told InfoMigrants. As soon as a person receives international protection, “because their legal status changes, their legal entitlements are completely different,” he said.

      And the transitional grace period was recently reduced significantly: Since March of this year, people can no longer stay in the reception system for six months after they were officially recognized as refugees — they only have 30 days.

      Among the roughly 11,000 refugees who have now been asked to leave the reception system are both people whose grace period expired recently and some who were allowed to stay long past their grace period. According to Greek newspaper Ekathimerini, some of the affected refugees had their asylum applications accepted three years ago.

      Why refugees struggle to find housing

      Theoretically, officially recognized refugees should have access to most of the social services that Greek nationals have. They are also allowed to work. But in practice, the transition out of the asylum reception system is incredibly difficult for many. The bureaucratic hurdles to receive state support are high, many refugees cannot yet communicate effectively in Greek, and many face discrimination in the job and housing market. So they have a hard time paying for housing and finding an apartment or house.

      A refugee from Ghana, who is among those who have been asked to leave their accommodation, told us about his apartment search via Facebook. He lives in Mytilene, Greece. He said it has been incredibly difficult for him, even though he holds a job and would have no problem paying for an apartment:

      “I have been searching … for more than two months. I make a minimum of two calls calls per day. The landlords always reject me. When I make calls, the landlords sometimes ask where I come from. Some are rude [and] say they don’t rent to migrants. Others say ’no to me’ without an explanation. Sometimes I’m able to make an appointment with some landlords, [but] they refuse to show me the house when they see my skin color. Others get angry and ask me why I didn’t inform them that I’m a migrant from Africa.”

      Refugee advocacy groups and the UNHCR have expressed concern that the people evicted could end up homeless. “Forcing people to leave their accommodation without a safety net and measures to ensure their self-reliance may push many into poverty and homelessness,” UNHCR spokesperson Andrej Mahecic said last week.

      Program that helps refugees navigate life in Greece

      Where can refugees turn if they are about to be evicted and don’t have anywhere to stay?
      The UN migration agency #IOM runs a program called HELIOS. It supports people who have received international protection in Greece and who have to leave their reception facilities. One of the services they offer is help with housing: They assist people in finding an apartment or house. They also pay rent subsidies for six to twelve months. The program currently still has spots available, though its maximum capacity (3,500 people at a time) is far smaller than the number of people about to be evicted.

      You can find out more about the #HELIOS program here: https://greece.iom.int/en/hellenic-integration-support-beneficiaries-international-protection-heli.

      https://www.infomigrants.net/en/post/25209/why-thousands-of-refugees-in-greece-face-eviction-and-where-they-can-t
      #OIM

    • Πετούν τους πρόσφυγες έξω από καμπς και σπίτια

      Ψήφισμα Δημοτικού Συμβουλίου Χανίων σχετικά με εξώσεις προσφύγων από καμπς και από σπίτια

      Κατακεραυνώνει το δημοτικό συμβούλιο Χανίων τις καταγεγραμμένες εξώσεις προσφύγων από καμπς και σπίτια που διαχειρίζεται η Ύπατη Αρμοστεία του ΟΗΕ και όπου φιλοξενούνται. Με ψήφισμά της καταδικάζει τις ενέργειες αυτές και αναθέτει στο δήμαρχο τις νόμιμες ενέργειες που πρέπει να ακολουθηθούν.

      Το ψήφισμα

      Το Δημοτικό Συμβούλιο Χανίων κατά τη συνεδρίαση της 27ης Μαΐου 2020, που πραγματοποιήθηκε με τηλεδιάσκεψη, με την υπ΄ αριθμ. 268 ομόφωνη απόφασή του εξέδωσε το ακόλουθο ψήφισμα :

      “Το δημοτικό συμβούλιο Χανιών εκφράζει την αντίθεσή του με τις εξώσεις προσφύγων από τα καμπς και από τα σπίτια, στα οποία φιλοξενούνται.

      Οι άνθρωποι αυτοί θα βρεθούν στο δρόμο χωρίς τη δυνατότητα στέγασης και επιβίωσης.

      Ανάμεσά τους άτομα που ανήκουν σε ευπαθείς ομάδες όπως ανάπηροι και γυναίκες μόνες με παιδιά, πολλά από τα οποία φοιτούν σε σχολεία.

      Ακόμη περισσότεροι θα πεταχτούν έξω από σπίτια που διαχειρίζεται η Ύπατη Αρμοστεία του ΟΗΕ σε συνεργασία με ΜΚΟ.

      Η ένταξη των προσφύγων σημαίνει πρόσβαση στο δικαίωμα στην εργασία, την παιδεία και την υγεία και όχι εγκατάλειψη στο δρόμο.

      Διεκδικούμε να ακυρωθούν οι μαζικές εξώσεις.

      Να εξασφαλιστεί στέγαση για όλους σε σπίτια και σε δομές μέσα στις γειτονιές.

      Οι δήμοι μπορούμε να ανοίξουμε προγράμματα κοινωνικής κατοικίας για τους πρόσφυγες.

      Οι πρόσφυγες και οι μετανάστες να πάρουν χαρτιά και άσυλο. Να έχουν δικαίωμα στην εργασία.

      Χωράμε όλοι !.

      Αναθέτει στον κ. Δήμαρχο τις παραπέρα ενέργειες σύμφωνα με το νόμο.”

      https://www.cretalive.gr/kriti/petoyn-toys-prosfyges-exo-apo-kamps-kai-spitia

      –-----

      Commentaire de Eirini Markidi via la mailing-list Migreurop, le 14,06.2020 :

      Résolution du Conseil municipal de #Chania (#Crète) sur les expulsions de réfugiés des camps et des maisons.

      Le conseil municipal de Chania dénonce les expulsions enregistrées de réfugiés des camps et des maisons gérés par le #HCR et où ils sont logés. Dans sa résolution, il condamne ces actions et confie au maire les démarches en justice à entreprendre.

      La résolution

      Le conseil municipal de Chania lors de la réunion du 27 mai 2020, tenue par téléconférence, par la No. 268 décision unanime a adopté la résolution suivante :
      « Le Conseil municipal de Chania exprime son opposition aux expulsions de réfugiés des camps et des maisons, dans lesquels ils sont hébergés. Ces gens vont se retrouver dans la rue sans possibilité de logement et de survie. Parmi eux, des personnes appartenant à des groupes vulnérables tels que des handicapés et des femmes seules avec des enfants, dont beaucoup fréquentent l’école. D’autres encore seront expulsés des foyers gérés par le HCR en coopération avec des ONG. L’intégration des réfugiés signifie l’accès au droit au travail, à l’éducation et à la santé, et non pas l’abandon dans la rue. Nous exigeons l’annulation des expulsions massives. Assurons l’hébergement pour tous dans les maisons et les structures dans les quartiers. Les municipalités peuvent ouvrir des programmes de logement social pour les réfugiés. Que les réfugiés et les migrants obtiennent des documents et l’asile. Qu’ils aient le droit au travail. Il y a de la place pour tout le monde. Le Conseil confie au maire les actions à entreprendre conformément à la loi ».

    • Άστεγες οικογένειες προσφύγων στην πλατεία Βικτωρίας

      Οικογένειες αναγνωρισμένων προσφύγων από τη Μόρια ήρθαν στην Αθήνα και καθώς αδυνατούσαν να βρουν στέγη μέσω του προγράμματος « ΗΛΙΟΣ » του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης, πέρασαν το βράδυ της Πέμπτης προς Παρασκευή στην πλατεία Βικτωρίας.

      Σύμφωνα με αλληλέγγυους, οι οποίοι έστειλαν φωτογραφίες στην « Εφ.Συν. », κάποιες από αυτές τις οικογένειες με παιδιά παρέμεναν στην πλατεία Βικτωρίας μέχρι το μεσημέρι της Παρασκευής.

      Το πρόγραμμα ΗΛΙΟΣ προβλέπει την επιδότηση ενοικίου για αναγνωρισμένους πρόσφυγες για 6 μήνες, πρέπει όμως πρώτα να έχουν βρει οι ίδιοι το διαμέρισμα που θα νοικιάσουν.

      Κάποια από τα έγγραφα που απαιτούνται ώστε να ενταχθούν στα προγράμματα του ΟΑΕΔ είτε στα προγράμματα κοινωνικής πρόνοιας, ζητούν διεύθυνση κατοικίας με αποτέλεσμα να δημιουργείται φαύλος κύκλος.

      Σε αυτό τον φαύλο κύκλο απειλεί το υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου να ρίξει περισσότερους από 11.000 αναγνωρισμένους πρόσφυγες, που καλούνται να βγουν από τις δομές χωρίς εξασφάλιση στέγης, χωρίς χρήματα και χωρίς συμμετοχή σε προγράμματα ένταξης.

      https://www.efsyn.gr/node/247437

      #Victoria_Square #SDF #sans-abri

      –—

      Commentaire de Vicky_Skoumbi via la mailing-list migreurop, 12.06.2020 :

      –-> voilà ce quels résultant donne la méthode de #décongestion (???) des îles de M. #Mitarakis (Ministre grec de la politique migratoire)

      Familles de réfugiés sans abri à Victoria Square (centre d’Athènes)

      Des familles de réfugiés reconnus sont arrivées à Athènes du camp de Moria, à Lesbos, et comme elles n’ont pas pu trouver d’abri grâce au programme "HELIOS’ de l’Organisation internationale pour les migrations, elles ont passé le jeudi soir et la journée du vendredi sur la place Victoria, à Athènes.

      Selon des solidaires qui ont envoyé des photos à Ef.Syn., certaines de ces familles avec enfants étaient toujours à la Victoria Square vendredi à midi.
      Le programme HELIOS prévoit la subvention du loyer pour les réfugiés reconnus pendant 6 mois, mais ils doivent d’abord avoir trouvé l’appartement à louer.
      Parmi des documents requis pour s’intégrer aux programmes de l’Agence pour l’Emploi ou aux programmes de protection sociale nécessitent un certificat de domicile, ce qui crée un cercle vicieux.
      Dans ce cercle vicieux, le ministère de l’Immigration et de l’Asile menace de jeter plus de 11 000 réfugiés reconnus, qui sont invités à quitter les structures d’accueil, se retrouvant ainsi sans logement, sans ressource et sans possibilité de s’inscrire aux programmes d’intégration.

    • Crète, GRECE : On jette les réfugiés hors des camps et des maisons
      Le 12/06

      Résolution du Conseil municipal de Chania (Crète) sur les expulsions de réfugiés des camps et des maisons.

      Le conseil municipal de Chania dénonce les expulsions enregistrées de réfugiés des camps et des maisons gérés par le HCR et où ils sont logés. Dans sa résolution, il condamne ces actions et confie au maire les démarches en justice à entreprendre.

      La #résolution

      Le conseil municipal de Chania lors de la réunion du 27 mai 2020, tenue par téléconférence, par la No. 268 décision unanime a adopté la résolution suivante :
      « Le Conseil municipal de Chania exprime son opposition aux expulsions de réfugiés des camps et des maisons, dans lesquels ils sont hébergés. Ces gens vont se retrouver dans la rue sans possibilité de logement et de survie. Parmi eux, des personnes appartenant à des groupes vulnérables tels que des handicapés et des femmes seules avec des enfants, dont beaucoup fréquentent l’école. D’autres encore seront expulsés des foyers gérés par le HCR en coopération avec des ONG. L’intégration des réfugiés signifie l’accès au droit au travail, à l’éducation et à la santé, et non pas l’abandon dans la rue. Nous exigeons l’annulation des expulsions massives. Assurons l’hébergement pour tous dans les maisons et les structures dans les quartiers. Les municipalités peuvent ouvrir des programmes de logement social pour les réfugiés. Que les réfugiés et les migrants obtiennent des documents et l’asile. Qu’ils aient le droit au travail. Il y a de la place pour tout le monde. Le Conseil confie au maire les actions à entreprendre conformément à la loi ».

      Reçu via la mailing-list Migreurop, le 14.06.2020

    • Ministry taking over UN accommodation program

      The European Union-funded ESTIA program for asylum seekers in Greece, which has been run by the United Nations refugee agency since 2016, is to come under the control of the Migration Ministry by the end of the year as part of efforts to reduce costs and increase transparency, the ministry said on Thursday.

      There had been rumors that the ESTIA program would be discontinued following the government’s announcement last month that more than 11,000 recognized refugees living in state facilities, many in ESTIA-funded apartments, will be obliged to leave.

      However, according to the ministry, the ESTIA scheme will continue next year with a 91.5-million-euro budget to which regional and local authorities and non-government organizations can apply.

      The ministry also said it has signed two contracts: one to speed up the transfer of migrants from the Aegean islands to the mainland and one for the recruitment of interpreters.

      https://www.ekathimerini.com/253846/article/ekathimerini/news/ministry-taking-over-un-accommodation-program

    • Ripe for #Corruption? The Greek Migration Ministry.

      The Greek Migration Ministry has announced that The European Union-funded ESTIA (Emergency Support to Integration and Accommodation) program for asylum seekers, which has been run by UNHCR since 2016, will come under the control of the ministry by the end of the year. By October 2019, the UNHCR had created 25,545 places in the accommodation scheme as part of the ESTIA programme. These were in 4,475 apartments and 14 buildings, in 14 cities and 7 islands across Greece. Since November 2015, more than 60,000 have benefitted from the ESTIA scheme now set to be taken over by the Greek Ministry.

      Whilst this move has been defended by the government as part of efforts to reduce costs and increase transparency, due to previous allegations of the misconduct within refugee accommodation management this move to centralise the control of the ESTIA programme should be seriously questioned.

      As previously reported by Are You Syrious, it was discovered last month that a newly appointed manager of a refugee accommodation centre in Pyrgos has extensive affiliation with far-right and Nazi groups and has previously published a book titles ‘Minarets: The Speeches of Islam in Europe’. Upon questioning, the Minister of Immigration and Asylum has failed to make pubic this person’s CV or necessary qualifications for his position as head of a refugee accommodation centre, leading many people to express concern as to why this person has received such an important appointment.

      In addition to the appointment of accommodation managers with far-right and Nazi affiliation, the Greek newspaper Efsyn alleged that it was common for the commanders of refugee structures to be persons with close relations with the ruling N.D. party. Efsyn’s preliminary investigation had shown that the commanders of at least six refugee structures had extensive links with the party.

      As well as allegations being made of questionable appointments of management as commanders of these refugee structures, the Greek migration ministry was mired in controversy last month with the creation of a so-called “black fund” for secret payments. The “black fund” was implemented as part of the new asylum law, but due to the anger of opposition lawmakers, was introduced after the period of public consultation had ended.

      Balkan Insight reported that “Mitarakis will control spending from the “black fund” with the oversight of three public servants from his own ministry. All documentation will be destroyed every six months and, in a change to the original proposal to appease critics, information on payments over 25,000 euros must be submitted to a special committee of the Greek parliament”.

      In response to this “black fund” Tasos Kostopoulos, a researcher on the history of far-right links to the state apparatus, said, “In the case of the Migration Ministry there might be a need for flexibility to handle emergencies but not at all a need for secret funds. There is no defensible reason for destroying the evidence and this covering up points to the fact that its purpose is internal, which raises questions regarding its democratic credentials”.

      The ability of any ministry to destroy all documentation of its actions, especially within a programme with no independent or impartial oversight, is a matter of grave concern. Given the aforementioned, the justification for reducing costs and increasing transparency is questionable at best and thus the government’s motives for taking over this programme, which will extensively expand their current operations, should seriously be called into question. If this programme is absorbed by the Ministry, a clear and transparent recruitment selection must be made, and the ability to misappropriate funds should be limited with the introduction of independent and impartial oversight.

      https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-19-06-20-ripe-for-corruption-the-greek-migration-ministry-a

    • Refugees, Migrants Moved Out of Makeshift Camps in Athens’ Center

      Greek police evicted migrants who had set up camps in central squares in the Greek capital after they’d gone there when they were previously booted from other shelters to make way for new waves of replacements.

      A new law adopted in March 2020 reduces the grace period for recognized refugees from six months to 30 days to transition from organized accommodation and essential support to independent living.

      The United Nation’s refugee arm, the UNHCR urged Greece to increase the national reception capacity at sites, apartments, hotels and provide cash for shelter as droves were being put onto the streets and stripped of benefits with few work prospects.

      The New Democracy government said that thousands of people who have secured asylum had to leave the state-funded accommodations and make it on their own during the still-running COVID-19 pandemic that has put many businesses in peril.

      Police moved out migrants and refugees from Victoria Square to state facilities at Elaionas and Amygdaleza, but it remained unclear what their fate would be or if such police operations will continue, said Kathimerini.

      The departures from centers and subsidized hotels started earlier this month but was progressing slowly until it picked up this month when more than 800 refugees have left facilities on the islands, chiefly from Lesbos’ overcrowded Moria camp.

      Masses of migrants, with no other option, moved to Athens and returned to Victoria Square which had become an outdoor camp during the early days of a refugee and migrant crisis that began in 2015.

      Local residents said who families and children were sleeping in tents and on benches before the police cleared them out while volunteers working in Moria said refugees given asylum were being forced out.

      When stories circulated that authorities were planning deportations, many, including economic migrants who have little chance of being granted sanctuary, boarded ferries to Athens. Five islands near Turkey are holding more than 34,000 people.

      With Greece moving out of accommodations refugees given asylum to make way for others seeking it, Turkey’s pro-government newspaper The Daily Sabah said they are being dumped on the streets of Athens.

      Many were expelled from the notorious Moria detention camp on the island of Lesbos, the report said of a facility holding more than 18,000 in a space designed for only one-third that many.

      With European Union funding ending for some programs, the report said, “They were abandoned by the Greek authorities,” without mentioning Turkey has repeatedly violated an essentially-suspended 2016 swap deal with the EU by letting human traffickers keep sending more to the Greek islands.

      https://www.thenationalherald.com/archive_general_news_greece/arthro/refugees_migrants_moved_out_of_makeshift_camps_in_athens_center-4

    • Déferlement de #violences_policières contre des réfugiés et de solidaires à la #place_Victoria à #Athènes

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/250792_orgio-astynomikis-bias-stin-plateia-biktorias

      Des scènes de brutalités policières contre des réfugiés et des immigrants, principalement des mères de jeunes enfants se sont déroulées samedi soir. Nouvelle opération policière ce dimanche.

      EL.AS (Police hellénique) a montré son visage dur encore une fois ce week-end contre des familles de réfugiés et de migrants qui ont trouvé un abri temporaire à la place Victoria,principalement en raison de la décision du gouvernement d’évincer massivement de leur logement des réfugiés à la fin des programmes d’hébergement. Samedi vers minuit, les forces de MAT (les CRS grecs) ont fait irruption à la place Victoria, menaçant d’embarquer les personnes rassemblées au centre de détention fermé d’Amygdaleza, soi-disant pour leur propre sécurité et pour la protection de la santé publique.

      Lorsque les réfugiés et les migrants ont refusé, la police a attaqué la foule et a commencé à traîner violemment les gens vers les fourgons. Selon nos informations, ils ont d’abord emmené des enfants mineurs en les transportant vers les voitures de police, afin d’obliger leurs mères de suivre. Les vidéos, qui ont enregistré lors de l’attaque, montrent de nombreuses femmes hurlant.

      vidéos

      https://www.facebook.com/victoria.solidarity/videos/140508107663916/?t=1

      https://www.facebook.com/100051141831444/videos/pcb.140704300977630/140703910977669

      https://www.facebook.com/100051141831444/videos/pcb.140704300977630/140704197644307

      https://www.facebook.com/watch/?v=943218992790454&t=0

      Des dizaines de soutiens se sont également précipités sur les lieux pour protester contre les violences policières. Cependant, après la fin de l’opération, les forces du MAT ne semblaient pas en avoir assez de la violence et soudain, les lumières éteintes dans plusieurs rues, elles ont attaqué les solidaires et les réfugiés restés sur place. En conséquence, plusieurs personnes qui n’ont pas réussi à s’échapper par les rues étroites ont été atrappées. La police a procédé à l’arrestation de 22 personnes, dont un grièvement blessé, qui ont été transférées au poste de police de Kypseli (quartier d’Athènes). Quatre personnes parmi les interpellées ont été placées en arrestation.

      Malgré les vidéos qui attestent la brutalité de la police, la police prétend que des groupes solidaires ont attaqué les forces de l’ordre sans bâtons ni pierres, mais …à mains nues. Une nouvelle opération policière a été menée cet après-midi sur la place Victoria et, selon les informations, les personnes interpellées ont été transférés à la structure d’accueil Schistou à Pérama, en Attique. Le nouvel incident de brutalité policière survient quelques heures seulement après les images de honte d’Exarcheia, où, vendredi soir, les forces de police ont frappé sans discrimination des personnes pendant des heures dans le quartier, et les policiers ont même fait irruption dans des magasins de divertissement, causant des dégâts considérables.

      Message reçu de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 05.07.2020

  • Rassemblements racistes en Crète – Incidents à #Héraklion (#Crète)

    Des incidents à petite échelle ont eu lieu sur la place Eleftherias à Héraklion lors d’un rassemblement raciste contre les migrants - Un rassemblement similaire a eu lieu en début d’après-midi à la ville de Canée, sans affrontements.

    Les personnes rassemblées, sans qu’une organisation ait lancée un appel public au rassemblement, voulaient exprimer leur opposition à la possibilité de faire du port un point de transit pour les migrants venant de la Libye. L’appel à la mobilisation a été lancé anonymement sur les réseaux sociaux, pour protester contre le fait que les ports de Crète pourraient être utilisés pour recevoir des migrants de Libye dans le cadre de la participation de la Grèce à l’opération européenne Irini, lancée pour faire respecter l’embargo des armes imposé à la Libye par les Nations Unies.

    L’opération Irini, récemment approuvée par le gouvernement grec, implique une surveillance maritime et aérienne des eaux de la Crète vers l’Italie pour faire face à une éventuelle contrebande d’armes à destination et en provenance de la Libye, qui est toujours déchirée par la guerre civile. (Dans la même région, bien entendu, s’activent divers réseaux de contrebande d’armes à destination de la côte sud de la Crète).

    Cependant, comme le secrétaire d’état à l’Immigration, George Koumoutsakos, avait admis dans une récente interview (Real FM), l’accord prévoit le transfert au port de Souda et le séjour en Crète jusqu’à quatre mois des personnes susceptibles d’être récupérées dans la même zone, au cas où les navires en opération croisent des embarcations avec des migrants.

    Pour les racistes locaux, cependant, les coupables sont toujours les "clandestins envahisseurs" et lundi dernier, ils ont montré, avec des tronçonneuses et des couteaux, la manière dont ils ont l’intention de les accueillir, tandis que la réaction des procureurs d’Héraklion pour les menaces explicitement formulés contre la vie humaine, se fait toujours attendre.

    Environ 400 personnes, qui s’étaient probablement rendues plus tôt dans la même journée à la ville de Canée, se sont rassemblés à Héraklion en prenant pour cible un groupe d’antifascistes qui ont tenté de protester contre ce rassemblement raciste.

    L’attaque contre les anti-fascistes a été perpétrée avec des bâtons, de barres de fer et des couteaux, sous les regards impassibles des forces de police sur place qui n’ont pas cru nécessaire d’intervenir. Parmi les manifestants, il y avait même une personne qui exhibait une scie électrique qui était en fonction en lançant de menaces contre les migrants (photo centrale). Plusieurs antifascistes ont reçu des coups et un journaliste d’une chaîne locale a dû être transporté à l’hôpital avec des blessures légères.

    D’après les témoignages, à côté de policier et en bonne entente avec celle-ci, se tenait un groupe en civil dont certains en tenue de camouflage.

    Dans le centre d’Héraklion, la tension a duré longtemps avec de courses- poursuites entre les deux groupes, principalement sur la place Eleftherias et l’avenue Dikaiossynis.

    Rassemblement xénophobe à la ville de #Canée

    Un rassemblement similaire à caractère raciste a eu lieu en début du lundi après-midi dans le port de #Souda, toujours dans le but d’empêcher que le port de Souda soit décrété port d’accueil pour les migrants fuyant l’enfer libyen.

    Pendant la mobilisation, les personnes rassemblées ont chanté l’hymne national, et des slogans contre les politiciens et les journalistes ont été également scandés.

    Sur les panneaux étaient marqués des slogans racistes comme « Non à l’islamisation de notre patrie » et « Non au génocide des Grecs ».

    La police et la garde-côte étaient présents sur place sans qu’ils aient à intervenir.

    Source, en grec
    Ρατσιστικές συγκεντρώσεις στην Κρήτη - Επεισόδια και... αλυσοπρίονο στο Ηράκλειο :


    https://www.efsyn.gr/efkriti/koinonia/241790_ratsistikes-sygkentroseis-stin-kriti-epeisodia-kai-alysopriono-sto-irak

    Message de Vicky Skoumbi reçu via la mailing-list Migreurop, le 08.05.2020
    #Grèce #extrême_droite #anti-réfugiés #anti-migrants #migrations #asile #réfugiés #racisme #xénophobie

  • #Grèce : Ils ont mis le #feu à un #hôtel qui hébergerait des réfugiés à #Pella.

    De graves incidents se sont produits à #Arnissa à Pella (nord de la Grèce) à l’occasion de tentatives d’accueil de réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, dans des hôtels de la région.
    Selon omniatv.com, la tension a commencé dans l’après-midi dans le village de #Panagitsa où des habitants d’#extrême_droite de la région, soutenus par des personnes aux vues similaires qui se sont précipités de Skydra et #Ptolemaida, ont mis en place des #barricades pour bloquer l’accès à l’hôtel – en présence des forces de police. Les autocars transportant les réfugiés sont partis en direction d’Arnissa et de l’hôtel « #Agnanti ».
    Après de nombreux messages sur les réseaux sociaux et des sites locaux parlant de « Pakistanais », de « Colonisation » et d’ « Immigrés clandestins qui apportent le coronavirus », ainsi que les publications incendiaires du maire de Pella, l’extrême droite s’est rassemblée devant l’hôtel « Agnanti » empêchant une fois de plus l’installation de réfugiés qui avaient déjà passé 2 nuits dans les autocars.
    Par la suite, une partie des personnes rassemblées a fait irruption dans l’hôtel, a mis le feu à des chambres et a fait sortir des meubles à l’extérieur où ils ont également mis le feu. Les forces de police n’ont pris aucune mesure autre que de faire venir à la police le président de la communauté, qui a été libéré peu après.

    Source (en grec) : https://tvxs.gr/news/ellada/ebalan-fotia-se-ksenodoxeio-poy-tha-filoksenoyse-prosfyges-stin-pella
    #hôtel_Agnanti

    Message reçu de Eirini Markidi via la mailing-list Migreurop, le 06.05.2020

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    Έβαλαν φωτιά σε ξενοδοχείο που θα φιλοξενούσε πρόσφυγες στην Πέλλα

    Σοβαρά επεισόδια σημειώθηκαν στην Άρνισσα Πέλλας με αφορμή τις προσπάθειες εγκατάστασης προσφύγων, ως επί το πλείστον γυναικών και παιδιών, σε ξενοδοχεία της περιοχής.

    Σύμφωνα με το omniatv.com, η ένταση ξεκίνησε το απόγευμα στο χωριό Παναγίτσα Πέλλας όπου ακροδεξιοί κάτοικοι της περιοχής υποστηριζόμενοι από ομοϊδεάτες τους που έσπευσαν από τη Σκύδρα και την Πτολεμαϊδα, έστησαν οδοφράγματα προκειμένου να εμποδίσουν την πρόσβαση στο ξενοδοχείο. Με τις αστυνομικές δυνάμεις στο σημείο απλά να παρακολουθούν, τα πούλμαν που μετέφεραν τους πρόσφυγες αποχώρησαν με κατεύθυνση την Άρνισσα Πέλλας και το ξενοδοχείο « Αγνάντι ».

    Μετά από πλήθος ψευδών δημοσιευμάτων σε κοινωνικά δίκτυα και τοπικές ιστοσελίδες για « Πακιστανούς », « Εποικισμό »και « Λαθρομετανάστες που φέρνουν τον κορονοϊό » καθώς και τις εμπρηστικές δημοσιεύσεις του δημάρχου Πέλλας Δημήτρη Γιάννου, ακροδεξιοί συγκεντρώθηκαν έξω από το ξενοδοχείο « Αγνάντι » εμποδίζοντας για άλλη μια φορά την εγκατάσταση των προσφύγων οι οποίοι είχαν ήδη περάσει 2 νύχτες στα πούλμαν.

    Στη συνέχεια κάποιοι από τους συγκεντρωμένους εισέβαλαν στο ξενοδοχείο, έβαλαν φωτιά σε δωμάτια ενώ έβγαλαν μέρος των επίπλων έξω από το χώρο του ξενοδοχείου στα οποία επίσης έβαλαν φωτιά. Οι αστυνομικές δυνάμεις δεν προέβησαν σε καμία άλλη ενέργεια εκτός από την προσαγωγή του προέδρου της κοινότητας Νίκου Παπαγιαννίδη, ο οποίος αφέθηκε ελεύθερος λίγο αργότερα.

    https://tvxs.gr/news/ellada/ebalan-fotia-se-ksenodoxeio-poy-tha-filoksenoyse-prosfyges-stin-pella

    Commentaire de Vicky Skoumbi, via la mailing-list Migreurop, le 07.05.2020 :

    L’incident à Pella est un acte criminel perpétré pour terroriser les hôteliers qui seraient disposés de louer au HCR ou au Ministère des chambres pour y héberger des réfugiés. Qui plus est cet acte criminel a eu lieu sous les yeux complices de la police.

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    Ajouté à cette métaliste sur les incendies de camps de réfugiés en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Ρατσιστικό όνειδος κατά γυναικόπαιδων με θεατές αστυνομικούς

      Ρεσιτάλ μισαλλοδοξίας και ρατσισμού στήθηκε για δύο ολόκληρες μέρες στον νομό Πέλλας και ειδικότερα στην Παναγίτσα και την Αρνισσα, με λιντσαρίσματα πολιτών και δημοσιογράφων, εμπρησμούς και απόπειρες εμπρησμού σε ξενώνες που επρόκειτο να φιλοξενήσουν πρόσφυγες και μετανάστες.

      Μεταφερόμενοι ακροδεξιοί από την Πτολεμαΐδα, « άνεργοι » πρωταγωνιστές των συλλαλητηρίων για το Μακεδονικό, « άστεγοι » πολιτικά πρώην χρυσαυγίτες αφέθηκαν πλήρως ανενόχλητοι από τις αστυνομικές αρχές να μετατρέψουν την περιοχή σε σκηνικό για την ταινία « Ο Μισισιπής φλέγεται ».

      Κι όλα αυτά παρόντων του δημάρχου Εδεσσας και ανώτατων αξιωματικών της αστυνομίας ! Για 48 ώρες οι αρχές ανέχτηκαν το σκηνικό ντροπής με περίπου 50 γυναίκες και παιδιά που βρίσκονταν σε δύο λεωφορεία να γυρνούν στους δρόμους και τα παραδρόμια του νομού πριν μεταφερθούν σε άγνωστο εν τέλει σημείο.

      Τα γεγονότα είναι η πιο τρανταχτή επιβράβευση της επίσημης πολιτείας σε ρατσιστικές πρακτικές από τότε που είχαμε τις αντιδράσεις στα Βρασνά Θεσσαλονίκης τον Οκτώβριο του 2019. Η ανερμάτιστη κυβερνητική πολιτική στο προσφυγικό είχε δύο « συνηγόρους » : τους « κρυφούς » πληροφοριοδότες, οι οποίοι δεν μπορεί να είναι άλλοι από ανθρώπους του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής ή αστυνομικούς οι οποίοι ενημερώνουν τις συμμορίες των ακροδεξιών για τα δρομολόγια των λεωφορείων, και σε ό,τι αφορά την Πέλλα, τον δήμαρχο Εδεσσας Δημήτρη Γιάννου.

      Πριν από τα επεισόδια, βράδυ Κυριακής, στην Παναγίτσα –χωριό Πόντιων προσφύγων– ο κ. Γιάννου έκανε γνωστό στο facebook ότι « την ώρα που εμείς παλεύουμε με όλα τα μέσα που διαθέτουμε να δημιουργήσουμε συνθήκες ασφάλειας για τους πολίτες και λειτουργούμε κάτω από αντίξοες συνθήκες λόγω κορονοϊού, κάποιοι αποφάσισαν να φέρουν μετανάστες σε ξενοδοχείο στην Παναγίτσα ». Κι ακόμη ότι « ως δήμαρχος Εδεσσας έχω τη στοιχειώδη απαίτηση να πληροφορούμαι από τους αρμόδιους όταν πρόκειται να γίνει μεταφορά μεταναστών στην περιοχή μας και όχι από τρίτους και ανεπίσημα ».

      Δυστυχώς ο δήμαρχος δεν διευκρίνιζε ποιοι είναι οι « κάποιοι » που αποφάσιζαν και κυρίως ποιοι τον ενημέρωναν « ανεπίσημα ». Και σαν να σχολίαζε τον εαυτό του διευκρίνιζε πως « δεν υπάρχει καμία δόση ρατσισμού σε αυτά που λέω » ! Τον ρατσισμό ανέλαβαν χωρίς παρωπίδες και μάσκες γνωστοί ακροδεξιοί στα κοινωνικά μέσα δικτύωσης με τη γνωστή εμετική ρητορική περί των « λαθρό που εποικίζουν τη χώρα ».

      Και το βράδυ, γνωρίζοντας ακόμη και την ώρα άφιξης των λεωφορείων, είχαμε την πρώτη « αυθόρμητη » αντίδραση στην Παναγίτσα, στο… πλαίσιο της οποίας προκλήθηκε και πυρκαγιά μικρής έκτασης στον ξενώνα που επρόκειτο να φιλοξενήσει τους μετανάστες, η οποία δεν επεκτάθηκε καθώς κατασβέστηκε αμέσως από τον ιδιοκτήτη του.

      Η τοπική ενημερωτική ιστοσελίδα karatzova.com ήθελε στο χωριό να βρίσκονται « ισχυρή αστυνομική δύναμη από τη Διεύθυνση Αστυνομίας Πέλλας, με παρόντα –όλη τη νύχτα– τον διευθυντή Πέτρο Περδικάτση, ενώ στη διαμαρτυρία των κατοίκων παρών ήταν και ο δήμαρχος Εδεσσας Δημήτρης Γιάννου, με τον αντιδήμαρχο Βεγορίτιδας Σωτήρη Μούκα ». Τόση δύναμη, τόσοι επίσημοι, αλλά οι μωρομάνες μέσα στα δύο λεωφορεία διανυκτέρευσαν στον δρόμο.

      Η νέα απόπειρα να στεγαστούν σε μονάδα της γειτονικής Αρνισσας στέφθηκε κι αυτή με αποτυχία. Στην Αρνισσα μάλιστα –ξημερώματα Τρίτης– η αντίδραση περίπου 200 κατοίκων που συνεπικουρούνταν και πάλι από πολλούς « αγνώστους » στην περιοχή οδήγησε σε ξυλοδαρμό του ιδιοκτήτη της ξενοδοχειακής μονάδας –γνωστού επιχειρηματία της περιοχής, με ξενοδοχειακή μονάδα και στον Αγιο Αθανάσιο στο Καϊμακτσαλάν– και ενός δημοσιογράφου που κατέγραφε τα γεγονότα, του οποίου έσπασαν τη μηχανή λήψης. Και οι δύο κατέθεσαν, σύμφωνα με πληροφορίες της « Εφ.Συν. », μήνυση κατ’ αγνώστων.

      Κάτοικοι είχαν ανάψει φωτιές στους δρόμους εισόδου στην Αρνισσα, κάποιοι χτυπούσαν τις καμπάνες κι έπεφταν πυροβολισμοί στον αέρα. Εξω από το χωριό δύο κλούβες των ΜΑΤ έμειναν αμέτοχες. Παρόντες και πάλι « ο γενικός αστυνομικός δ/ντής Περιφέρειας Κεντρικής Μακεδονίας, ο δ/ντής της Αστυνομικής Δ/νσης Πέλλας, ο δήμαρχος Εδεσσας ».

      Οι συγκεντρωμένοι έβαλαν φωτιά σε έναν χώρο του ξενοδοχείου, έβγαλαν έπιπλα και τα παρέδωσαν κι αυτά στις φλόγες.

      Πληροφορίες ήθελαν τα δύο λεωφορεία με πρόσφυγες να κατευθύνθηκαν τελικά σε ξενοδοχείο της Θεσσαλονίκης κοντά στην Αγχίαλο. Χθες έγινε γνωστό ότι συντάσσεται δικογραφία για τα επεισόδια σε Παναγίτσα και Αρνισσα από το Τμήμα Ασφάλειας Εδεσσας.

      Ο δήμαρχος Εδεσσας Δημήτρης Γιάννου, μιλώντας στο ΑΠΕ-ΜΠΕ, αρκέστηκε να καταδικάσει τους βανδαλισμούς, σημειώνοντας μάλιστα ότι « το ευτυχές είναι πως δεν υπήρξαν θύματα » ! Ωστόσο συντάχθηκε με αυτό που χαρακτήρισε « δίκαιο αίτημα των κατοίκων », δηλαδή να μη μεταφερθούν άλλοι πρόσφυγες και μετανάστες στην περιοχή που φιλοξενεί ήδη σε τρία ξενοδοχεία περί τα 250 άτομα.

      Ανακοίνωση καταδίκης των ενεργειών εναντίον των δύο λεωφορείων και του τραυματισμού ξενοδόχου και δημοσιογράφου εξέδωσε η Τομεακή Επιτροπή Πέλλας του ΚΚΕ, καλώντας « όλους τους εργαζόμενους και εργαζόμενες της περιοχής να απομονώσουν τέτοιες αντιδραστικές φωνές του εθνικισμού, να απομονώσουν όσους σπέρνουν το δηλητήριο του εθνικισμού και του ρατσισμού στις γραμμές του εργαζόμενου λαού ».

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/242242_ratsistiko-oneidos-kata-gynaikopaidon-me-theates-astynomikoys

    • En Grèce, des #violences nourries par « une #propagande incessante contre les réfugiés »

      Un déferlement de violence contre des réfugiés a éclaté le 4 mai dans une localité du nord de la Grèce. Des tensions avivées par la #propagande_anti-migrants du gouvernement.

      C’est un tout petit village du nord de la Grèce. Son nom, Panagitsa, évoque la Vierge (Panagia, en grec). Une promesse de douceur, démentie la semaine dernière par des scènes d’une violence inouïe. « On se serait cru dans le Mississippi », a même souligné un site local, comparant ainsi cette soirée du 4 mai aux lynchages du siècle dernier dans le sud des Etats-Unis. Certes, il n’y a pas eu de victime. Si ce n’est le #filotimo, un mot grec difficile à traduire qui exprime le bien qu’on fait aux autres, pour sa propre fierté. En quelques heures, ce soir-là, le filotimo fut balayé, emporté par un torrent de #haine contre des réfugiés censés être relocalisés dans le village. Bloqués pendant deux jours dans des bus, avec des enfants en pleurs, ils ont été menacés, insultés, attaqués à coups de pierre, et ont dû être transportés dans deux villages successifs, sans que la police n’intervienne jamais pour calmer la foule. Deux hôtels qui avaient accepté de les recevoir ont été brûlés.

      « Cloches »

      Personne ne s’était préparé à un tel déferlement de violence. D’autant que le village avait déjà accueilli, il y a un an et demi, un premier groupe de réfugiés, qui n’ont jamais posé de problèmes. « Mais deux jours avant l’arrivée de ce nouveau groupe, les #cloches sonnaient sans arrêt. J’ai vu une grand-mère faire du porte-à-porte pour exciter les gens du village », confie un habitant de Panagitsa. Il pointe aussi la responsabilité du gouvernement : « Depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre en juillet, il y a eu une propagande incessante contre les réfugiés. Il en avait fait un thème central de sa campagne électorale. » Le conservateur Kyriákos Mitsotákis avait en effet promis de renvoyer en Turquie tous les « migrants » (il parle rarement de « réfugiés »). Mais une fois au pouvoir, sa promesse de renvois massifs s’est heurtée à des obstacles juridiques, malgré le recours à des pratiques illégales inédites.
      Confronté à son tour à l’engorgement terrifiant des îles grecques qui font face à la Turquie, Mitsotákis a alors commencé à redéployer en Grèce continentale une partie de ces candidats à l’asile en Europe. En mars, il a certes réussi à arracher à ses partenaires européens la promesse d’accueillir 1 500 mineurs non accompagnés. Une goutte d’eau dans un océan de détresse. A ce jour, seulement une centaine de ces enfants ont quitté la Grèce, alors que d’autres pays, dont la France, semblent avoir oublié cet engagement depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19.

      « Honte »

      Début mai, il était donc prévu de réinstaller 57 réfugiés venus de l’île de Lesbos à Panagitsa. « Mais aucun responsable du gouvernement n’est venu expliquer pourquoi il fallait désormais accueillir ces réfugiés. Et on les conduit ici en pleine nuit, comme si c’était une honte », se désole notre interlocuteur du village. Les fake news ont dès lors joué à fond. Avant même leur arrivée, les réfugiés de Lesbos étaient devenus « des Pakistanais illégaux qui vont propager le coronavirus ». Ne manquait que le parti néonazi #Aube_dorée pour créer une situation explosive.
      Ces derniers mois, d’autres localités de la Grèce continentale ont manifesté leur refus d’accueillir des réfugiés qu’Athènes présente systématiquement comme un fardeau, évitant soigneusement d’évoquer le manque de transparence dans l’utilisation des fonds européens, estimés à plusieurs millions d’euros et versés en soutien à l’effort migratoire depuis 2016. Vendredi, le vote d’un amendement a d’ailleurs permis de légaliser cette absence de contrôle : les fonds dédiés à la gestion de la crise migratoire sont désormais secrets. Pourtant, même sur les îles engorgées, les réfugiés qui reçoivent l’aide du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés consomment et font vivre les supermarchés locaux. Mais ce n’est plus un discours audible.
      Il y a cinq ans, pourtant, les Grecs avaient montré l’exemple. Faisant preuve d’une générosité sans limites alors que des milliers de réfugiés débarquaient chaque jour dans le pays. « Comment l’île de Lesbos, pressentie pour le prix Nobel de la paix en 2016, en est venue à devenir un emblème pour toute l’extrême droite européenne ? » twittait la semaine dernière le représentant d’une ONG. « En réalité, il y a une minorité d’extrémistes racistes, une minorité de gens généreux, et une vaste majorité de gens qui vont dans le sens du vent », explique pour sa part l’habitant de Panagitsa. « Et tant que le pouvoir laissera libre cours à la #peur de l’autre, c’est ce courant qui dominera ».


      https://www.liberation.fr/planete/2020/05/12/j-ai-vu-une-grand-mere-exciter-les-gens-du-village_1788181?xtor=EREC-25&a

  • #Grèce : On se tourne vers les réfugiés pour faire face à la #crise_agricole

    Στροφή στους πρόσφυγες για την κρίση στη γεωργία

    Η πρώτη πράξη ένταξης στον παραγωγικό ιστό χιλιάδων προσφύγων που βρίσκονται στη χώρα μας πρόκειται να επιβεβαιωθεί σήμερα στη Βέροια σε μεγάλη σύσκεψη, στη διάρκεια της οποίας θα καθοριστούν οι λεπτομέρειες με τις οποίες οι πρόσφυγες θα πάρουν μέρος στη συλλογή φρούτων κυρίως στους νομούς Πέλλας και Ημαθίας.

    Με δεδομένο ότι η πανδημία έχει καθυστερήσει όλες τις άλλες λύσεις, δηλαδή τη μεταφορά εργατών γης κυρίως από την Αλβανία, οι πρόσφυγες που διαμένουν σε διάφορες δομές της Κεντρικής Μακεδονίας -και όχι μόνο- φαντάζουν αυτή την ώρα η μοναδική λύση καθώς στα χωράφια έχουν ξεκινήσει ήδη τα αραιώματα, ενώ ανελαστικές είναι οι ημερομηνίες εκκίνησης στη συλλογή των πρώιμων ποικιλιών. Ανελαστικός και ο αριθμός των εργατών που χρειάζονται και υπολογίζονται σε 7.000 άτομα.

    Οι άνθρωποι αυτοί είναι απαραίτητοι για να συλλεχθούν οι καρποί των φρούτων σε 193 χιλιάδες στρέμματα με συμπύρηνα ροδάκινα, 210 χιλιάδες στρέμματα με επιτραπέζια ροδάκινα και νεκταρίνια, 100 χιλιάδες στρέμματα με κεράσια και σε μερικές δεκάδες χιλιάδες στρέμματα με βερίκοκα και δαμάσκηνα.

    Ο μεγάλος όγκος της παραγωγής είναι φυσικά στους νομούς Πέλλας και Ημαθίας, χωρίς να παραγνωρίζεται η παραγωγή σε Πιερία και Λάρισα, ενώ στην Πιερία εργάτες γης θα χρειαστούν λίαν συντόμως και για τη σπορά του καπνού.

    « Αν τυχόν κάτι πάει στραβά, τότε », όπως λέει στην « Εφ.Συν. » ο πρόεδρος τις Διεπαγγελματικής Οργάνωσης Πυρηνοκάρπων και Αχλαδιών, Χρήστος Γιαννακάκης, « θα έχουμε μεγάλο πρόβλημα ».

    Σήμερα (Πέμπτη) θα γίνει σύσκεψη στη Βέροια στην οποία θα συμμετάσχουν οι μεγάλοι συνεταιρισμοί, δήμοι και ο Διεθνής Οργανισμός Μετανάστευσης (ΔΟΜ) για να λυθούν διαδικαστικά προβλήματα και καθυστερήσεις που προέκυψαν από την πανδημία.

    « Το σίγουρο είναι πως υπάρχει μεγάλο ενδιαφέρον από τον προσφυγικό κόσμο που βρίσκεται στις δομές της Βέροιας και της Αλεξάνδρειας, ωστόσο, επειδή αυτοί δεν επαρκούν, θα γίνουν κλήσεις για εργάτες στις δομές των Διαβατών, στη Μηλιά Πιερίας, σε δομές της Λάρισας κι αν χρειαστεί, ακόμη και της Αθήνας » μας λέει ο κ. Γιαννακάκης.

    Το σχέδιο αυτό ξεκίνησε από τις 11 Μαρτίου, όταν είχε πραγματοποιηθεί ευρεία σύσκεψη με τη συμμετοχή της Εθνικής Διεπαγγελματικής, του γ.γ. Μεταναστευτικής Πολιτικής, Υποδοχής και Ασύλου Πάτροκλου Γεωργιάδη, στελεχών του ΟΑΕΔ και του ΔΟΜ, αλλά και εκπροσώπων ΜΚΟ που δραστηριοποιούνται στις δομές προσφύγων.

    Τώρα, όπως λέει ο κ. Γιαννακάκης, ήδη υπάρχουν επιπλέον σκέψεις « να γίνει αξιοποίηση κάποιων από τους 12.000 πρόσφυγες που έχουν υποβάλει αίτηση στο πρόγραμμα “Ηλιος” (προβλέπει επιδότηση ενοικίου και αγορά οικοσκευής) ».

    « Σκεφτήκαμε να κάνουμε ό,τι έχουν κάνει και οι Γερμανοί, οι οποίοι μετέφεραν με πτήσεις τσάρτερ 40.000 εργάτες από τη Ρουμανία. Εμείς θα τους φέρουμε βέβαια με λεωφορεία. Τα μέτρα προστασίας μάς προβληματίζουν, διότι όσοι εργάτες έρθουν από την Αλβανία πρέπει πρώτα να κάνουν το τεστ για τον ιό. Εχουμε κάνει ήδη διερευνητικές επαφές με εργαστήρια στη Θεσσαλονίκη τα οποία μας είπαν ότι μπορούν να μας δώσουν αποτελέσματα μέσα σε 8 ώρες ».

    Με δεδομένο όμως ότι για το κόστος του τεστ η μικρότερη προσφορά που έχει δημοσιοποιηθεί μέχρι τώρα είναι γύρω στα 75 ευρώ έκαστο και με δεδομένο επίσης ότι το κόστος θα το επωμιστούν οι αγρότες, εύκολα γίνεται αντιληπτό ότι πρόκειται για ένα πολύ μεγάλο έξοδο.

    Φαίνεται επίσης ότι μέχρι στιγμής οι ντόπιοι δεν δείχνουν ενδιαφέρον για την εργασία αυτή, αφού στην εκδήλωση ενδιαφέροντος που οργάνωσε ο Δήμος Βέροιας ανταποκρίθηκαν μόλις 40 άτομα από την περιοχή. Το μεροκάματο είναι 30 ευρώ (μαζί με το εργόσημο), άρα καθαρά μένουν περί τα 25 ευρώ.

    Οπως σχολιάζει όμως ο Κρίτωνας Τσικλιάς, γεωπόνος και μέλος του αγροτικού τμήματος του ΣΥΡΙΖΑ, « πρέπει να γίνει με σοβαρότητα και πρόγραμμα η πρόσκληση σε ανέργους των περιοχών που αντιμετωπίζουν πρόβλημα, δίνοντάς τους τη δυνατότητα να διατηρούν όλα τα επιδόματα και προνόμια που έχουν την περίοδο της ανεργίας, διότι ουσιαστικά δεν είναι διόλου ελκυστικό να μιλάμε για διακοπή ανεργίας και απασχόληση ολίγων ημερών ή 2-3 μηνών ».

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/241335_strofi-stoys-prosfyges-gia-tin-krisi-sti-georgia
    #agriculture #coronavirus #covid-19 #réfugiés #asile #migrations

    Traduction :

    Le premier pas pour que de milliers de réfugiés réintègrent le tissu productif de la Grèce, va être fait aujourd’hui à #Veria (au sud et à l’ouest de Salonique) lors d’une grande réunion, au cours de laquelle seront fixés les détails de la façon dont les réfugiés participeront à la récolte des fruits principalement dans les préfectures de #Pella et Imathia (à l’ouest de Salonique).

    Étant donné que la pandémie a retardé toutes les autres solutions, à savoir le transfert des travailleurs agricoles saisonniers principalement de l’Albanie, les réfugiés vivant dans diverses structures en Macédoine centrale - et pas seulement – semble être actuellement la seule réserve de mains d’œuvre car les dates de début de récolte des variétés précoces de #fruits ne sauraient être reportés. Le nombre de travailleurs nécessaires, estimé à 7 00 personnes, ne saurait être non plus réduit.

    Ces personnes sont nécessaires pour récolter les fruits dans 193 000 acres de #pêches concentrées, 210 000 acres de pêches de table et #nectarines, 100 000 acres de #cerises et dans quelques dizaines de milliers d’acres d’#abricots et de #prunes.

    Le grand volume de production se situe bien sûr dans les préfectures de #Pella et #Imathia, sans ignorer la production de #Pieria et #Larissa, tandis qu’à Pieria des travailleurs de terre seront nécessaires très prochainement pour semer le #tabac.

    « Si quelque chose ne va pas, alors », a-t-il déclaré à Ef.Syn. Christos Giannakakis, président de l’Organisation interprofessionnelle de cultivateurs de fruits à noyau et des #poires, « nous aurons un gros problème ».

    Aujourd’hui (jeudi), il y aura une réunion à Veria à laquelle participeront les principales coopératives, les municipalités concernées et l’Organisation internationale pour les migrantions (#OIM) afin de résoudre les problèmes de procédure et les retards dus à la pandémie.

    « Ce qui est certain, c’est qu’il y a un grand intérêt du monde des réfugiés dans les structures de Veria et d’Alexandrie, cependant, parce que ces réfugiés ne suffisent pas, il y aura des appels à des travailleurs dans les structures de Diavata, de Milia à Pieria, dans les structures de Larissa et si nécessaire , même à Athènes », explique M. Giannakakis.

    Ce plan a débuté le 11 mars, lors d’une réunion de grande envergure avec la participation de l’Interprofessionnel National, le secrétaire général. Politique d’immigration, accueil et asile Patroclus Georgiadis, cadres de l’OAED et de l’OIM, ainsi que des représentants d’ONG actives dans les structures de réfugiés.

    Maintenant, selon M. Giannakakis, il y a déjà des réflexions supplémentaires "pour profiter de certains parmi les 12 000 réfugiés qui ont fait une demande au programme « #Helios » (un programme d’OIM de soutien à l’intégration et qui offre entre autres une subvention pour le loyer et l’équipement en électroménagers : https://greece.iom.int/en/hellenic-integration-support-beneficiaries-international-protection-heli)."

    « Nous avons pensé faire ce que les Allemands ont fait, qui ont transporté 40 000 travailleurs de Roumanie sur des vols charters [à vrai dire 80.000 saisonniers ont été appelés à la rescousse pour sauver les mangeurs des asperges allemands, voir ici : https://www.liberation.fr/planete/2020/04/21/en-allemagne-pas-d-asperges-sans-roumains_1785811]. Bien entendu, nous, nous les amènerons en bus. Les mesures de protection nous préoccupent, car les travailleurs originaires d’#Albanie doivent d’abord passer le test du virus. Nous avons déjà établi des contacts qui permettent de sonder le terrain avec des laboratoires de Thessalonique qui nous ont dit qu’ils pouvaient nous donner des résultats dans les 8 heures ».

    Cependant, étant donné que le coût du test dans l’offre la plus basse, est d’environ 75 euros chacun, et étant donné que le coût sera supporté par les agriculteurs, il est facile de voir qu’il s’agirait d’une très grosse dépense pour les cultivateurs intéressés.

    Il semble également que jusqu’à présent, les habitants ne manifestent pas d’intérêt pour ce travail, puisque seulement 40 personnes de la région ont répondu à l’appel à des offres d’intérêt organisé par la municipalité de Veria. Le salaire journalier est de 30 euros et il ne reste qu’environ 25 euros net si on enlève les charges qui reviennent au salarié.

    –---

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    https://seenthis.net/messages/849493

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  • [Via Vicky Skoumbi, Migreurop] 

    Dans une lettre ouverte aux instances européennes, des réfugiés du camp de Klidi expriment leurs craintes et font part de leurs sentiments solidaires au personnel de santé grec.

    Dans une lettre pleine de respect et de solidarité avec le personnel de santé du pays et le peuple grec éprouvé par l’épidémie, cinq réfugiés vivant dans l’enfer du camp de Klidi, près de Serres (Nord de la Grèce) expliquent que sous leurs conditions actuelles de vie, ils sont en danger immédiat.

    Ils expriment d’abord leur solidarité avec les agents de santé du pays, font part de leurs condoléances à ceux qui ont perdu leurs proches du Covid-19, et disent qu’il y a parmi eux des médecins et des infirmières qui peuvent aider ; ils protestent contre les conditions de vie qui leur sont imposées,, tout en exprimant leur déception de se voir traiter comme des « envahisseurs. »

    Cinq réfugiés de différents pays, qui vivent dans la structure (encore qu’on pourrait difficilement qualifier de structure d’accueil le camp de Klidi) installée à Klidi de la municipalité de Sintiki, Serres, ont envoyé une lettre il y a quelques jours aux instances de l’UE, mais aussi aux organisations de défense des droits de l’homme. Dans leur lettre, ils décrivent à partir de leur propre expérience vécue, les conditions dans lesquelles ils vivent, en les qualifiant d ’"inhumaines" (Voir un mail précédent que j’avais envoyé le 6 avril et que je reproduis ci-dessous). Il s’agit de 5 réfugiés d’Iran, du Congo, de Syrie, de Somalie et d’Afghanistan qui, avec l’aide du Forum grec des réfugiés, ont envoyé cette lettre aux institutions européennes.

    Ils disent que « nous ne voulions pas quitter notre pays d’origine, mais nous avons été contraints de fuir de vrais envahisseurs et sommes devenus des réfugiés et des demandeurs d’asile. Nous sommes venus en Europe, dans lr pays où la démocratie est née ". Ils ajoutent qu’ils sont conscients de la situation avec Covid-19 et que" nous faisons partie de la société et nous adhérons aux mesures fixées par les autorités grecques (...) mais il est évident que il est impossible de appliquer ces mesures dans le site si resserré et malsain de cette structure si surpeuplée. "

    Quel est le statut actuel de la structure ? Inconnu. Après un premier temps où la structure a fonctionné comme un camp fermé (une sorte d’équivalent de CRA) où étaient détenus jusqu’à leur expulsion des réfugiés arrivés après le 1 mars, l’Organisme International d’Immigration a été censé le faire fonctionner comme un centre ouvert mais jusqu’à maintenant aucun directeur n’a été nommé, et tous les ordres et les directives sont toujours donnés par le Ministère de la politique migratoire d’Athènes.

    "Nous avons décidé d’informer le public qu’il y a parmi nous des médecins et du personnel médical et que l’Etat pourrait les mobiliser", ont indiqué les réfugiés dans leur lettre, mais leur offre tombe sans doute dans le vide. Et il y a toujours personne pour les rassurer lorsqu’ils dénoncent "les conditions inhumaines de vie dans la structure " en ajoutant que "nous avons peur, en particulier avec la propagation de Covid-19, que nous soyons au centre d’une crise humanitaire qui affectera non seulement nous-même, mais aussi le reste de la société ?" ». Ils rappellent que "beaucoup d’entre nous sont déjà vulnérables, comme les femmes et les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées et les personnes ayant de graves problèmes de santé" et que ces personnes, qui ont survécu à des guerres et ont dû voyager dans des conditions particulièrement dangereuses, disent maintenant que "ce serait dommage de perdre la vie ici. "

    Ils soulignent qu’à l’endroit où est situé le camp Klidi, il fait très froid, et qu’ils sont enfermés derrière des barbelés comme des criminels, qu’ils vivent dans des tentes sans électricité. Ils ajoutent qu’ils se sentent comme des envahisseurs tandis qu’ils ne sont que de réfugiés, soulignant que "nous sommes heureux d’avoir obtenu le droit de déposer une demande d’asile après la dernière visite des autorités officielles. Cependant, nous avons sept (7) jours pour déposer nos demandes et nous n’avons pas accès au service d’asile ni à aucune assistance juridique pour préparer la demande (le service d’asile reste fermé en Grèce jusqu’au 15 mai, en conformité aux mesures de protection contre la pandémie). Ils craignent ne pas être en mesure de respecter ce délai si bref et perdre ainsi le droit de déposer une demande dans les délais.

    Maria Ioannidou, élue conseillère municipale du « Rassemblement populaire » de Sintiki, avec des femmes de l’Association des femmes de Serres s’est récemment rendue à la structure et a déclaré à « Ef.Syn ». que « dire que cette structure est inhumaine, c’est beaucoup trop peu par rapport à sa réalité. Il suffit de savoir que des femmes enceintes et des bébés sont exposer à des telles conditions et vivent dans le froid comprendre ".

    source (en grec) https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/240992_agonioyn-kai-sympashoyn-oi-prosfyges-sto-kleidi
    https://left.gr/en/node/326442

    #Covid-19 #Migrants #Migrations #camp #Grèce #Klidi

  • [Via Vicky Soumbi, Migreurop]

    Suite à plusieurs incendies l’évacuation du hot-spot de Samos est en cours

    Une opération d’évacuation de la structure de réfugiés à Vathy, Samons tard dimanche soir. Elle a été précédée par plusieurs départs d’incendies au hotspot de Vathy, mais aussi par des tensions entre les réfugiés et les forces de police, qui ont initialement empêché les réfugiés de quitter la zone en feu.

    Vers 22 h 30 aujourd’hui (dimanche) dans la nuit, l’évacuation de la structure de réfugiés (Centre d’accueil et d’identification) de Vathi de Samos a commencé, les résidents étant actuellement dirigés vers la place centrale de Samos.

    L’évacuation a été précédée par des incendies successifs au hotspot , mais aussi des tensions avec les forces de police, qui ont initialement empêché les réfugiés de quitter l’enfer de feu, en application ( !!!) les mesures restrictives mises en place en raison d’une pandémie.

    En particulier, le premier incendie s’est déclaré vers 19h30, brûlant de nombreuses tentes. Selon Médecins Sans Frontières, une centaine de personnes se sont retrouvées sans abri à cause de l’incendie.
    msfgreece

    @MSFgreece

    Un incendie s’est déclaré il y a une heure à KYT # Vathi # Samos, faisant une centaine de sans-abri. Nos équipes sont proches du point, prêtes à offrir des soins médicaux et un soutien psychologique aux victimes.

    Vers 20 h 30, alors que l’incendie était en cours, les forces de police ont empêché les réfugiés de quitter les lieux. Puis un deuxième incendie s’est déclaré vers 21 heures, suivi d’un troisième peu avant 22 heures. De fortes forces des pompiers se sont précipitées sur les lieux pour tenter d’éteindre les incendies, tandis qu’un nombre important de résidents ont commencé à quitter le camp.

    Le feu a atteint les conteneurs et se dirigeait vers le quartier général, au moment où les réfugiés se réfugiaient sur la place de Samos. Il faudrait rappeler que ce hotspot abrite quelques 6 500 réfugiés et migrants bloqués sur l’île.

    Regardez ICI les vidéos des incendies.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/240743_diadohikes-foties-kai-ekkenosi-toy-kyt-tis-samoy

    #Covid-19 #Migrants #Migrations #ilegrecque #camp #hotspot #Grèce #samos #Vathi #Incendie #Révolte #Evacuation

  • #Lesbos, #Grèce ; les réfugiés se battent pour une portion de nourriture à #Moria

    Texte de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, le 26.04.2020 :

    Des Images de honte à Moria

    La politique gouvernementale a conduit des milliers de réfugiés bloqués à Moria aux limites de la #survie.

    La suspension début mars des #allocations aux réfugiés (voir ci-dessous), le #confinement avec les restrictions de circulation, l’absence d’un nombre suffisant d’employés et de nombreuses pénuries de produits de base, conduisent à des situations qui dépassent l’entendement.

    Dans la vidéo-choc publiée par un travailleur d’une ONG, il est clair que cette façon de traiter les réfugiés, les dégradent délibérément en moins qu’humains, en portant atteinte à leur #dignité de personne.

    Dans les plans respectifs, nous voyons la façon dont le #petit-déjeuner est distribué à des milliers de personnes qui, afin de se procurer une portion pour elles-mêmes et les milliers d’enfants mineurs, sont obligées de se battre corps à corps. Bien entendu dans une telle bousculade, il est hors de question de respecter les mesures de protection contre le coronavirus.

    Selon des informations de Efsyn, la situation est hors de contrôle depuis que le manque grandissant de personnel sur place, a obligé les réfugiés de prendre en charge eux-mêmes la distribution de la nourriture, ce qui donne ces images qui heurtent toute notion d’humanité et portent atteinte à la dignité de milliers de personnes.

    la vidéo est visible à la page relative du quotidien grec Efsyn : https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/240582_eikones-ntropis-sti-moria

    J’ajoute que ces images ne manquent pas de rappeler d’autres semblables où les forces de l’ordre hongroises jetaient de la nourriture aux réfugiés par dessus des barbelés à la gare de Budapest en été 2015, si je ne m’abuse pas.

    Le gouvernement Mitsotakis supprime les allocations aux réfugiés

    Le gouvernement grec de son côté vient de voter par un amendement de la dernière minute, la réduction à un mois du temps pendant lequelq les réfugiés ayant obtenu l’asile auront droit de continuer à résider à des structures contrôlées par l’Etat (au lieu de six mois qui était jusqu’à maintenant le délai accordé au réfugié, après obtention de son titre). Du même coup il supprime complètement les aides en espèces et en vivres dont bénéficiaient pendant ce délai de six mois les réfugiés. Ce qui veut tout simplement dire que les réfugiés seront réduites à un état de grande pauvreté et que leur intégration à la société grecque, déjà pleine d’embûches, sera désormais rendu complètement impossible. Cette mesure n’est pas seulement inhumaine et contraire à toute notion du droit, mais elle met aussi en danger la cohésion de la société, en condamnant les réfugiés à une survie à la marge de celle-ci. La raison évoquée le gouvernement pour justifier cette mesure est que les aides assez maigres accordées jusqu’ici aux réfugiés pour cette période de transition de six mois, rendraient le pays trop attractif ! Le comble est que les allocations accordées aux réfugiés pour faciliter leur intégration, étaient financées, non pas par l’Etat grec, mais par l’UNHCR et par l’UE.

    Source (en grec) https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/234176_syrriknonoyn-kai-tin-elahisti-anthropistiki-boitheia-stoys-prosfyges
    #faim #nourriture #hotspots #asile #migrations #réfugiés #déshumanisation

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    Ajouté à la métaliste coronavirus et faim :
    https://seenthis.net/messages/838565

  • Διαδοχικές φωτιές και εκκένωση του ΚΥΤ της Σάμου


    –-> Suite à plusieurs #incendies l’#évacuation du hot-spot de #Samos est en cours

    Πυρκαγιά ξέσπασε στο ΚΥΤ #Βαθύ #Σάμος πριν από μια ώρα αφήνοντας περίπου 100 άτομα χωρίς καταφύγιο. Οι ομάδες μας είναι κοντά στο σημείο, σε ετοιμότητα να προσφέρουν ιατρική περίθαλψη & ψυχολογική υποστήριξη στους πληγέντες.

    https://twitter.com/MSFgreece/status/1254465295021936640

    #feu #migrations #réfugiés #Grèce #îles

    Commentaire/traduction de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop :

    Une opération d’#évacuation de la structure de réfugiés à #Vathy, Samons tard dimanche soir. Elle a été précédée par plusieurs départs d’incendies au hotspot de Vathy, mais aussi par des tensions entre les réfugiés et les forces de police, qui ont initialement empêché les réfugiés de quitter la zone en feu.

    Vers 22 h 30 aujourd’hui (dimanche) dans la nuit, l’évacuation de la structure de réfugiés (Centre d’accueil et d’identification) de Vathi de Samos a commencé, les résidents étant actuellement dirigés vers la place centrale de Samos.

    L’évacuation a été précédée par des incendies successifs au hotspot , mais aussi des tensions avec les forces de #police, qui ont initialement empêché les réfugiés de quitter l’enfer de feu, en application ( !!!) les mesures restrictives mises en place en raison d’une #pandémie.

    En particulier, le premier incendie s’est déclaré vers 19h30, brûlant de nombreuses tentes. Selon Médecins Sans Frontières, une centaine de personnes se sont retrouvées sans abri à cause de l’incendie.

    #coronavirus #confinement #SDF #sans-abri

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    Autres incendies dans les #hotspots ces derniers temps...
    https://seenthis.net/messages/827607

    ping @luciebacon

    • Message de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, 28.04.2020

      Nouvel incendie au hotspot de Samos

      Ce n’est que quelques heures après une nuit très difficile avec plusieurs foyers d’incendies, qu’un nouvel incendie s’est déclaré vers 11 heures ce matin, au Centre de réception et d’identification de Samos, dans l’aile des mineurs.

      Selon les informations fournies par l’APE-MPE, parallèlement aux incendies, des affrontements ont éclaté entre Africains et Afghans vivant dans le camp, dont les plus importants ce matin avec une guerre de pierre.

      Le nouvel incendie survient après une nuit difficile au hotspot, où des incendies successifs ont éclaté hier, laissant de nombreux migrants et réfugiés sans abri.

      Ainsi, après le deuxième incendie d’hier soir, une partie du hotspot a été évacuée et environ 2 000 personnes ont passé la nuit dans des tentes au stade situé juste en face de la porte sud du hospot.

      Selon le site local Samos 24, deux escadrons de MAT (les CRS grecs) devraient arriver à l’île. Selon les premières informations, la partie principale du hotspot n’a pas été endommagée par les incendies d’avant-hier soit, alors que nous n’avons toujours pas une image complète des dégâts dans le reste de l’endroit, à savoir dans l’extension en dehors de limites du camp proprement dit, où vivent au total environ 6 500 personnes.

      J’ajoute qu’actuellement selon le Ministère il y a 6.869 personnes ‘accueillis’ au hotspot de Samos à Vathy dont la capacité d’accueil se limite à 648 places

      Selon les dernières informations la police a procédé à huit arrestations pour les incidents de Samos

      Selon la police hellénique, les personnes arrêtées hier (dimanche soir) « ont incité et participé à des actes de violence, principalement contre des étrangers vivant au centre d’accueil et d’identification de Samos, alors qu’ils ont également mis le feu ».

      Les personnes arrêtées vont être présentées devant le juge d’instruction tandis qu’une enquête a été ouverte par la sous-préfecture de police.

      source en grec https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/240800_nea-pyrkagia-sto-kyt-samo

      et https://www.efsyn.gr/node/240907

    • Fires destroy dozens of tents in Samos hotspot (videos)

      Three successive fires broke out in the migrants camp on the island of Samos on Sunday evening destroying accommodation for over 100 people. Fire brigades rushed to the area, an operation to evacuate the structure was launched. Tension between police forces and refugees occurred when the first initially prevented the latter to leave the area reportedly citing “restrictive measures due to coronavirus pandemic.”

      At around 10:30 today (Sunday), the evacuation of the refugee structure (Reception and Identification Center) in Vathi, Samos, began, with the residents being promoted to Samos Square.

      Three successive fires broke out inside and outside the reception and identification center in Vathi.

      The first fire broke out at about 7:30 pm and burned down several tents. According to Médecins Sans Frontières, about 100 people were left homeless by the blaze.

      https://twitter.com/MSF_Sea/status/1254460173957111808?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

      At around 8:30 pm, while the fire was in progress, police forces prevented the refugees from leaving the scene. Then a second fire broke out at around 9:00 pm and followed by a third, shortly before 10:00 pm.

      Strong firefighter forces rushed to the scene to extinguish the fires, and large crowds of asylum-seekers began leaving the camp and gather at the main square of Samos.

      Local authorities reportedly have contacted the ministry of citizens’ protection in Athens demanding the immediate decongestion of the camp.

      It is unclear how the fires broke out. According to local media, there are continuous tensions between the several ethnic groups.

      Local media report on Monday morning that there is tension between Aghans and Africans and that storng police forces are in the area.

      Two firefighters were slightly injured during the operation on Sunday.

      It is recalled that the center houses several of the approximately 6,500 refugees and migrants on the island.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/04/27/samos-fires-hotspot-videos

      #vidéo

  • Via Migreurop (Vicky Skoumbi)

    VIAL (hotspot de Chios) : Trois arrestations - Les causes du décès de la femme de 47 ans ne sont toujours pas connues

    Trois personnes ont été arrêtées lors des incidents d’hier et sont actuellement détenues à la Direction de la police de Chios. On ne sait toujours pas s’il y aura une enquête officielle ouverte par le service médico-légal de l’hôpital de Chios pour déterminer la cause du décès de la réfugiée de 47 décédée il y a deux jours.

    Plusieurs départs d’incendie, des jets de pierres, des affrontements avec blessés et des arrestations ont eu lieu la nuit dernière et jusqu’aux premières heures du matin dans le camp de VIAL, lors d’incidents entre des réfugiés vivant dans le Hotspot et les forces de police.

    VIAL était depuis des jours, un chaudron en ébullition et celui-ci a fini par éclater ; l’explosion a laissé derrière elles des familles qui n’ont plus aucun abri et errent pieds nus dans les champs autour du Hotspot sans un seul recharge de vêtements ou même une couverture, le bureau du service d’asile détruit par l’incendie, deux voitures brûlées, dont une de police, des tentes et des abris improvisées avec tous les biens de leurs occupants réduits en cendre. , une cantine complètement détruite et des centaines de personnes désespérées.

    Les incidents ont commencé vers 21 heures lorsque les premières flammes ont englouti le Service d’asile. Les pompiers n’ont pas pu intervenir car en même temps des groupes de réfugiés s’affrontaient avec les forces de police qui avaient riposté avec des gaz lacrymogènes, transformant la région en enfer.

    En peu de temps, toute la région était devenue un champ de bataille, alors que des affrontements entre la police et les demandeurs d’asile s’étaient étendus autour du hotspot, dans les champs où campent environ 4 500 personnes .

    La tension avait commencé à monter en début d’après-midi lorsqu’une femme irakienne de 47 ans a été retrouvée morte dans un conteneur médicalisé installé par la Région de la mer Égée du Nord à l’entrée du camp.
    La femme y était restée pendant trois jours, après s’être rendue à l’hôpital jeudi avec des symptômes considérés comme suspects de coronavirus. Cependant, le test, prélevé et examiné à l’Institut Pasteur, a été négatif et la femme est donc retournée à VIAL, après avoir reçu des instructions pour les médicaments pour ses maladies chroniques ; elle souffrait de diabète et d’arythmies cardiaques.

    "Elle-même dans les derniers jours a été très inquiète et nerveuse. Elle se plaignait qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle ne mangeait pas ses repas. Cependant, elle suivait fidèlement le traitement, puisque son mari était proche d’elle et a eu l’aide de membres d’une ONG médicalement qualifiée », ont-ils déclaré au Journal des Rédacteurs des personnes bien informées.
    Cependant, cela n’a pas suffi et donc le samedi à midi, la femme fut été transportée morte à l’hôpital de Chios, et son décès a provoqué tout ce qui a suivi.

    La femme aurait été retrouvée morte avec de la nourriture dans la bouche, ce qui a d’abord conduit à l’hypothèse que sa mort était le résultat d’une noyade, mais l’hypothèse d’un arrêt cardiaque ou d’une embolie pulmonaire sont considérés comme également probables.
    Malheureusement, on ne sait toujours pas s’il y aura un rapport officiel sur les causes du décès par le service médico-légal de l’hôpital de Chios.

    Ce qui est certain, c’est que si la femme était gardée à l’hôpital, ses chances de rester en vie en vie auraient été nettement plus grandes.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/239861_bial-treis-syllipseis-agnosta-ta-aitia-thanatoy-tis-47hronis

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #îlesgrecques #hotspot #Chios #Vial #incendie #incident #révolte

  • VIA MIGREUROP (Vicky Skoumbi) 18 Avril 2020

    Incendie et incidents au camp de VIAL à Chios

    Un incendie s’est déclaré aujourd’hui (samedi soir), dans les bureaux du service d’asile, à VIAL, Chios. En même temps, il y a des incidents, et les forces MAT ont été diligentées sur place.

    Il faudrait savoir qu’il y avait des tensions dans le camp, dès le début de midi, après la mort d’une femme irakienne de 47 ans, qui avait été mise en quarantaine par précaution, parce que depuis quelques jours, elle a été considérée comme un cas suspect de coronavirus.

    source en grec Efsyn : https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/239847_sobara-epeisodia-kai-sygkroyseis-sti-bial

    [c’est très probablement la mort de cette femme qui n’a pas été hospitalisée qui a déclenché un mouvement de révolte dans le camp de réfugiés]

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Grèce #Camp #Ilesgrecques #Vial #Chios #Incendie #Révolte #Incident #Tension

  • Επαναπροωθούν πρόσφυγες στα νησιά με ειδικές θαλάσσιες σκηνές

    Η « Εφ.Συν. » φέρνει στη δημοσιότητα βέβαιες, καταγεγραμμένες περιπτώσεις παράνομων επαναπροωθήσεων προσφύγων από θαλάσσης προς την Τουρκία από το Λιμενικό, με ειδική μάλιστα διαδικασία : αφού εντοπίζονται στη στεριά, τοποθετούνται σε σχεδίες που μοιάζουν με πλωτές σκηνές και αφήνονται μεσοπέλαγα στα τουρκικά ύδατα για να τους « ξεβράσει » το κύμα προς την ακτή.

    Πυκνώνουν τα περιστατικά παράνομων επαναπροωθήσεων προσφύγων και μεταναστών από τα νησιά στην Τουρκία, την ώρα που καταγράφεται μια διαστροφική ποιοτική αναβάθμιση των μεθόδων που χρησιμοποιούνται και οι οποίες εκθέτουν σε κίνδυνο για τη ζωή τους δεκάδες ανθρώπους.

    Η « Εφ.Συν. » κατάφερε να ταυτοποιήσει συγκεκριμένα πρόσωπα προσφύγων και φέρνει σήμερα για πρώτη φορά στη δημοσιότητα αποκαλυπτικά ντοκουμέντα, που όχι μόνο αποδεικνύουν τις επαναπροωθήσεις, αλλά δείχνουν ότι αυτές υλοποιούνται πλέον με ειδικές ναυαγοσωστικές σχεδίες, οι οποίες μοιάζουν με σκηνές πάνω στη θάλασσα.

    Οπως διαπιστώνεται, οι αρχές και κυρίως το Λιμενικό, αφού εντοπίσουν τους πρόσφυγες είτε στη στεριά σε κάποια απόκρημνη ακτή είτε μεσοπέλαγα, τους επιβιβάζουν σε αυτές τις ναυαγοσωστικές σχεδίες, τα επονομαζόμενα liferafts, και στη συνέχεια τους αφήνουν εντός τουρκικών χωρικών υδάτων, ώστε να παρασυρθούν από τα κύματα μέχρι να εντοπιστούν από σκάφη της τουρκικής ακτοφυλακής.

    Από τη Σάμο, πίσω

    Στη Σάμο, την 1η Απριλίου αυτόπτες μάρτυρες στις οχτώ το πρωί διαπίστωσαν την αποβίβαση μιας βάρκας με αρκετά άτομα στην παραλία Μουρτιά στην ανατολική πλευρά του νησιού. Το περιστατικό κάλυψε ο διαχειριστής της τοπικής ιστοσελίδας aegaio.blogspot.com Ιωάννης Νέγρης, ενώ ένας ακόμη κάτοικος της περιοχής ήταν παρών. Οι μετανάστες βγήκαν στην ακτή, έσκισαν τη βάρκα τους, έβγαλαν μερικές φωτογραφίες « και άρχισαν να κινούνται προς την πόλη, αφού καμία αρχή δεν ήταν στο συμβάν », σημειώνει ο κ. Νέγρης, που διαθέτει και το ανάλογο φωτογραφικό υλικό.

    Οπως περιγράφει, ο ίδιος επικοινώνησε με το λιμεναρχείο και έμαθε ότι ήδη είχε ξεκινήσει ένα πλωτό για να τους παραλάβει.

    « Από εδώ και πέρα ξεκινούν τα περίεργα », σημειώνει και περιγράφει το πώς στη συνέχεια οι άνθρωποι αυτοί « εξαφανίστηκαν » ! « Γύρω στις 12 το μεσημέρι, δέχομαι τηλέφωνο από αστυνομικό που μου λέει « μάθαμε ότι βγήκαν μετανάστες, μας ενημέρωσε η Υπατη Αρμοστεία, αλλά δεν τους βρίσκουμε.

    Μήπως επειδή είναι Ψευταπριλιά μάς κάνουν πλάκα ; ». Του απαντώ αρνητικά και κλείνει το τηλέφωνο », υποστηρίζει ο κ. Νέγρης. Στη συνέχεια γύρω στις 2.10 το μεσημέρι της ίδιας ημέρας, έμαθε τελικά ότι οι πρόσφυγες, τον αριθμό των οποίων υπολογίζει σε περίπου 25, παρελήφθησαν από ένα φουσκωτό που έφυγε προς άγνωστη κατεύθυνση.

    Σύμφωνα με αυτόπτη μάρτυρα που εντόπισε ο κ. Νέγρης, το φουσκωτό κατευθύνθηκε πίσω από ένα βουνό στην άκρη του κόλπου και μετά χάθηκε. Στη συνέχεια, ο ίδιος επικοινώνησε με το νοσοκομείο και συγκεκριμένα με τον διοικητή του, ο οποίος δήλωσε ενήμερος για το περιστατικό. Ωστόσο από το λιμεναρχείο τον διαβεβαίωσαν ότι αυτοί οι μετανάστες δεν υπάρχουν και ότι κανένα τέτοιο περιστατικό δεν έχει καταγραφεί !

    Το φωτογραφικό υλικό όμως που έδωσε στη δημοσιότητα ο κ. Νέγρης, όπως και ακόμα μία κάτοικος, πιστοποιεί όχι μόνο την άφιξη αλλά και την ταυτοπροσωπία ορισμένων εξ αυτών, που διακρίνονται σε ανάλογο υλικό το οποίο δημοσιοποίησε την επόμενη ημέρα η ακτοφυλακή της Τουρκίας. Φωτογραφίες τόσο από την περισυλλογή των προσφύγων μέσα από τη θάλασσα, επιβαινόντων πλέον σε liferaft, όσο και μέσα από την ακταιωρό που μετέφερε τους ναυαγούς !

    Συγκεκριμένα παρατηρούμε και στις δύο φωτογραφίες πρόσφυγες να κρατούν τα ίδια αντικείμενα (χαρακτηριστική η κόκκινη βαλίτσα της φωτογραφίας), να φορούν τα ίδια ρούχα, όπως η κόκκινη φόρμα παντελόνι που φοράει ο ένας, το τζιν μήκους ⅔ που διακρίνεται να φορά μια κοπέλα αφρικανικής καταγωγής και πολλά ακόμη στοιχεία, όπως παπούτσια κ.ά.! Στοιχεία που οδηγούν στο ασφαλές συμπέρασμα ότι οι ίδιοι άνθρωποι, που αποβιβάστηκαν το πρωί της 1ης Απριλίου στη Μουρτιά της Σάμου, φωτογραφήθηκαν σε σκάφος του λιμενικού της Τουρκίας την επόμενη ημέρα. Οπως αποδεικνύεται, η περίπτωση της Σάμου δεν είναι και η μοναδική, ούτε κάτι που συνέβη ευκαιριακά με πρωτοβουλία κάποιου χαμηλόβαθμου αξιωματικού που ενδεχομένως εκμεταλλεύτηκε τη συγκυρία.
    Μαρτυρίες και για Χίο

    Ενδεικτική είναι η μαρτυρία για ένα ύποπτο περιστατικό που σημειώθηκε στη Χίο στις 23 Μαρτίου. Εκεί αρχικά έγινε γνωστό ότι στην περιοχή των Καρδαμύλων κατέφτασε βάρκα με 40 πρόσφυγες, γεγονός που κατέγραψε ο τοπικός Τύπος και επιβεβαίωσε το λιμεναρχείο. Στη συνέχεια όμως από το λιμεναρχείο υποστήριζαν ότι οι συγκεκριμένοι είχαν φύγει από τη ΒΙΑΛ και πήγαν στα Καρδάμυλα, σκηνοθετώντας -υποτίθεται- την αποβίβασή τους με σκοπό να ξεγελάσουν τις αρχές και να ενταχθούν στους νεοεισερχόμενους μετά την 1η Μαρτίου, ώστε να καταφέρουν να αποχωρήσουν αμέσως για κάποια κλειστή δομή στην ηπειρωτική χώρα.

    Σύμφωνα όμως με μαρτυρία ενός πρόσφυγα που διαμένει στη ΒΙΑΛ, ανάμεσα σε αυτούς στα Καρδάμυλα ήταν και ο αδελφός του, ο οποίος ενημέρωσε για την άφιξή του στέλνοντας φωτογραφίες. Ο τελευταίος αμέσως ειδοποίησε τουλάχιστον δύο αλληλέγγυους, στους οποίους προώθησε και τη φωτογραφία με την παραλία. Η μία εκ των αλληλέγγυων στη συνέχεια μαζί με τον πρόσφυγα από τη ΒΙΑΛ έφτασε στα Καρδάμυλα, εκεί όπου η αστυνομία τούς απαγόρευσε την προσέγγιση στην παραλία.

    « Στη συνέχεια δεν υπήρξε καμία επικοινωνία και την επόμενη ημέρα ο νεοεισερχόμενος έστειλε από κινητό τρίτου ατόμου μήνυμα ότι είχε μεταφερθεί στο Τσεσμέ και από τότε αγνοούνται τα ίχνη του », δήλωσε στην « Εφ.Συν. » μέλος της ομάδας αλληλεγγύης. Οπως έγινε γνωστό, ο πρόσφυγας κατέληξε σε φυλακή της Τουρκίας, ενώ το κινητό του έχει κατασχεθεί από το Λιμεναρχείο Χίου. Ανάλογο περιστατικό σημειώθηκε και στα Γρίδια κοντά στον οικισμό των Νενήτων στη Χίο, όπου ομάδα προσφύγων κατέφτασε στην ακτή και ντόπιοι φωτογράφισαν την άφιξή της.

    Πάλι όμως το λιμεναρχείο ισχυρίστηκε ότι επρόκειτο για προσπάθεια σκηνοθετημένης άφιξης. Ωστόσο η ακτοφυλακή της Τουρκίας την επομένη, 26/3, έδωσε στη δημοσιότητα φωτογραφίες από τη διάσωση 21 ανθρώπων έξω από το Τσεσμέ, πάλι σε liferaft, μεταξύ τους 12 παιδιά και πέντε γυναίκες. Οπως μάλιστα έγινε γνωστό, στο liferaft όπου είχαν στριμωχτεί, υπήρχε δεμένο και ένα μικρό φουσκωτό σκάφος όπου είχαν στοιβάξει τις αποσκευές τους.
    Εν κρυπτώ

    Αξίζει να αναφερθεί ότι το Λιμεναρχείο Χίου ουδέποτε έδωσε στη δημοσιότητα κάποια σύλληψη για την υποτιθέμενη μεταφορά των προσφύγων από τη ΒΙΑΛ στα Καρδάμυλα (απόσταση 40 και πλέον χιλιομέτρων), ενώ και στο δεύτερο περιστατικό που συνέβη την πρώτη μέρα περιορισμού της κυκλοφορίας, θεωρείται απίθανο να μην τους αντιλήφθηκε κάποιος κατά τη διαφυγή τους από τη ΒΙΑΛ και την πορεία τους περίπου 10 χιλιόμετρα μέχρι την ακτή, όπου εντοπίστηκαν από ντόπιους. Να σημειωθεί ότι υπάρχουν και άλλες παραλίες σαφώς πιο κοντά στη ΒΙΑΛ που θα μπορούσαν να επιλέξουν οι πρόσφυγες, αν όντως ήθελαν να σκηνοθετήσουν την άφιξή τους.

    Συνολικά εννέα περιπτώσεις διάσωσης προσφύγων σε liferaft έχει δώσει στη δημοσιότητα το λιμενικό της γειτονικής χώρας, με πρόσφυγες που βρέθηκαν να πλέουν χωρίς καμία δυνατότητα ελέγχου της πορείας τους, μια και αυτές οι φουσκωτές σχεδίες στερούνται μηχανή ή όποιο άλλο προωθητικό μέσο ή και πηδάλιο.

    Πρόκειται για περιπτώσεις όπου σκάφη της ακτοφυλακής της Τουρκίας μαζεύουν ναυαγούς από liferaft σε ακτογραμμή μήκους 170 ν.μ. Και συγκεκριμένα από το Δικελί ανατολικά της Λέσβου έως και την πόλη Ντάτσα (Datça) βόρεια της Σύμης, εκεί όπου τα περιστατικά διάσωσης προσφύγων σε liferaft είναι πυκνά. Το πρώτο καταγράφηκε στις 23 Μαρτίου, όταν η τουρκική ακτοφυλακή στις 5.25 μ.μ. μάζεψε από liferaft συνολικά 31 άτομα, που δήλωσαν ότι το πρωί της ίδιας ημέρας είχαν αποβιβαστεί στη Σύμη. Το δεύτερο στη Σύμη και τρίτο χρονικά σημειώθηκε στις 27/3, σχεδόν μία ώρα μετά τα μεσάνυχτα, με τον ίδιο τρόπο, με 10 διασωθέντες.

    Επαναλήφθηκε τέταρτη φορά στις 29/3 και ώρα 23.40 πάλι στην Datça με 18 άτομα. Το πέμπτο καταγεγραμμένο περιστατικό σημειώθηκε στην πόλη Didim της δυτικής Τουρκίας απέναντι από το Φαρμακονήσι, με την τουρκική ακτοφυλακή να διασώζει από liferaft εννέα πρόσφυγες.

    Το έκτο και το έβδομο περιστατικό σημειώθηκαν έξω από το Δικελί, απέναντι από τη Λέσβο, στις 31 Μαρτίου όπου μέσα σε λίγα λεπτά στις 01.21 και 01.38 περισυνελέγησαν συνολικά 39 άνθρωποι. Το όγδοο ήταν αυτό της Σάμου την 1η Απριλίου, όπου οι πρόσφυγες μεταφέρθηκαν στο Αϊδίνι της Τουρκίας, ενώ το ένατο και πιο πρόσφατο σημειώθηκε στις 4 Απριλίου με τον εντοπισμό ενός liferaft με 15 άτομα έξω από το Αϊβαλί. Τα στοιχεία για τους αριθμούς των διασωθέντων, για την τοποθεσία και την ώρα προέρχονται από τη ΜΚΟ Aegean Boat Report, ενώ οι φωτογραφίες από το τουρκικό λιμενικό.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/238226_epanaproothoyn-prosfyges-sta-nisia-me-eidikes-thalassies-skines

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    –-> Commentaire de Vicky Skoumbi, reçu via mail, le 08.04.2020 :

    Absolument terrifiant : une nouvelle méthode de refoulement maritime extrêmement dangereuse est pratiquée au moins depuis le 23 mars par les garde-côtes grecs

    Plusieurs cas de refoulement maritime de réfugiés par une méthode extrêmement dangereuse : ils sont renvoyés vers la Turquie sur des canots de sauvetage gonflables dits #liferaft.

    Le Journal de Rédacteurs révèle des refoulements maritimes illégaux de réfugiés vers la Turquie par les garde-côtes, avec une procédure spéciale : une fois repérés à l’endroit où ils ont débarqués, les réfugiés sont placés sur des radeaux de survie qui ressemblent à des tentes flottantes et sont laissés à la dérive dans les eaux turques afin de le courant les emporte vers la côte turque.

    Cette méthode employée déjà pour repousser des dizaines de personnes est non seulement illégal mais extrêmement dangereuse : dans la mesure où ces radeaux de sauvetage n’ont ni machine ni gouvernail ils dérivent hors contrôle et mettent en danger la vie de ceux qui s’y trouvent.

    Le reportage photographique de Efimerida tôn Syntaktôn permet identifier des visages spécifiques des réfugiés en train de débarquer ; les mêmes visages se retrouvent sur les radeaux de sauvetage spéciaux, qui ressemblent à des tentes, ces liferafts à la dérive.

    Il s’avère que les autorités, et en particulier les garde-côtes, après avoir localisé les réfugiés sur terre, soit sur une ligne côtière escarpée soit au milieu de la mer, les obligent de monter à bord de ces radeaux de sauvetage, ces soi-disant radeaux de sauvetage, puis les laissent dans les eaux territoriales turques, afin qu’ils soient emportés par les vagues jusqu’à ce que les navires des garde-côtes turcs les repèrent.

    Les mêmes personnes, avec des vêtements et des objets caractéristiques, apparaissent sur des photos prises le 1er avril à Samos et le lendemain sur un bateau de la garde côte turque.

    Au total, neuf cas de sauvetage de réfugiés sur des liferafts ont été rendus publics par les garde-côtes turques, les réfugiés naviguant sans aucune possibilité de contrôler leur trajectoire, car ces radeaux gonflables ne sont dotés ni de machine, ni d’autre moyen de propulsion, ni de gouvernail.

    Les données sur le nombre de personnes secourues, l’emplacement et l’heure proviennent de l’ONG Aegean Boat Report, tandis que les photos de garde-côtes turcs. Pour voir le reportage photo Efimerida tôn Syntaktôn (https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/238226_epanaproothoyn-prosfyges-sta-nisia-me-eidikes-thalassies-skines)

    Voir aussi la page FB de Aegean Boat Report :
    https://www.facebook.com/AegeanBoatReport/posts/805700453286394?__tn__=-R

    #migrations #asile #réfugiés #refoulement #push-back #refoulements #push-backs #Mer_Egée #Grèce #Turquie #frontières #life_raft #liferafts #life_rafts #orange

    ping @luciebacon @isskein @karine4

    • More images published by @ABoatReport
      this morning: a floating deportation camp.

      https://twitter.com/itamann/status/1265202422177320960?s=03

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      Tents at Sea: How Greek Officials Use Rescue Equipment for Illegal Deportations

      Back in 2013, Australia introduced strange new machinery in its campaign against unauthorized migration: a dozen bright-orange and windowless life vessels, shaped like missiles. These were equipped with navigational systems, air conditioning, and an engine. Each vessel, asylum seekers said, was given “just enough fuel” to reach Indonesia. When they washed ashore in February 2014, Indonesian locals were initially unsure what they were looking at. It was a piece of new deportation infrastructure, designed to launch migrants intercepted at sea back to where they had come from.

      In the shadow of the coronavirus pandemic, Greek authorities have put in place comparable deportation machinery. In at least 11 incidents since March 23, migrants have been found drifting in orange, tent-like inflatable life rafts without motors or propellants and that cannot be steered. Members of the Turkish Coast Guard reported these apparitions, but Greek authorities neither explained nor documented them. Images of these life rafts, fluorescent triangular structures afloat between black sea and dark sky, looked strange enough to seem superimposed. Relying on testimony and footage we obtained from multiple sources, including asylum seekers in the area, our investigation verifies this latest show of violence at the Greek-Turkish maritime border.

      Far from Australia’s flashier orange vessels from five years back, these are more modest structures. Importantly, the Greek life rafts have appeared in a very different maritime environment: compared to the oceans surrounding Australia, the Aegean Sea is a relatively placid and narrow body of water. Yet like the Australian vessels, these too have been put in place by State authorities, in an organized way, violating fundamental rules of international law. The two sets of deportation craft share visible similarities and are each used in dangerous ways, shedding light on the legal and moral risks that states are now willing to take, just to keep out unwanted populations.

      Maximum Deterrence

      On Nov. 27, Greek Member of Parliament Kyriakos Velopoulos, leader of the right-wing Greek Solution party, appeared on a popular TV talk show on ERT, a Greek state-owned public broadcaster. He advanced a policy first adopted by the United States in Guantanamo Bay, where Haitian asylum-seekers were detained long before 9/11, and later expanded upon by Australia: open-air detention of asylum seekers on “uninhabited” islands. For those whose applications are rejected, Velopoulos suggested unilateral pushbacks to Turkey: Greek authorities should simply remove arriving migrants from the country and send them back to where they came from. Holding photos of the oblong orange vessels Australia had used, he explained: “This here … is a raft made by the Australian government … with food, actual food, and it never sinks.” An interviewer gasped: “There’s a humanitarian aspect to it!”

      The relevant background to Velopoulos’s suggestions goes back to 1990, when the Dublin Convention introduced a system whereby asylum seekers must remain in the first European Union member State they access and have their requests processed there. This created an enormous and unjust burden on states at the “external borders” of the EU, such as Greece.

      The latest version of this arrangement, the Dublin III Regulation, was adopted in 2013. In June 2015, the EU further exacerbated the disproportionate role given to Greece in “migration management”: with the announcement of the “hotspot” approach, several Aegean islands became locations for asylum-seeker screening, with departures to the mainland prohibited. By August, the flow of refugees from conflicts in the Middle East and Africa, particularly the Syrian civil war, began to surge, generating a crisis within the EU as Member States argued over how to handle the arrivals.

      The influx of migrants generated a legal challenge to the Dublin rules, but the Court of Justice of the European Union upheld them in a 2017 ruling. In the meantime, in 2016, the EU and Turkey issued a joint statement saying Turkey would prevent unauthorized migrants from leaving its territory, in return for as much as 6 billion euros from the EU. Refugees and migrants thus became a bargaining chip that Ankara continuously used in its diplomatic wrangles with Brussels.

      Earlier this year, as Turkish President Recep Tayyip Erdogan pressed for Western approval of his military operation against Syrian and Russian forces in northern Syria, he intensified his exploitative bargaining. On Feb. 29, he declared that the country would no longer prevent migrants from reaching Europe.

      As thousands of migrants gathered at the Turkish-Greek border, seeking to enter, Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis warned in a tweet, “Once more, do not attempt to enter Greece illegally – you will be turned back.” On March 1, the Greek government issued an emergency decree suspending asylum applications. According to Human Rights Watch, the Greek National Security Council announced that unauthorized migrants would be immediately returned, without registration, “where possible, to their countries of origin or transit,” such as Turkey. As in other countries in the Mediterranean basin, which also resorted to emergency measures, the ongoing coronavirus pandemic has provided a convenient pretext for cracking down on migrants.

      Adrift on the Aegean

      According to a report from the Turkish Coast Guard, the first of at least 11 alleged pushback incidents involving life rafts occurred on March 23. One of the Turkish Coast Guard’s March 23 reports on “irregular migration” stated that the Guard had rescued 31 Syrian asylum seekers found floating in a life raft off the coast of Muğla’s Datça district in the Aegean Sea. The raft in question can clearly be seen in a press release photograph published by the Coast Guard about the incident.

      The refugees contacted the Consolidated Rescue Group, a grassroots organization run by Arabic-speaking volunteers who operate an emergency hotline for migrants in distress. In a statement obtained by the group and forwarded to us, the asylum seekers rescued on March 23 said they landed on the Greek island of Symi on March 22, at approximately 6 am. At certain points, the island is less than 8 km (or 5 miles) from the Turkish shore. The next day, the Greek authorities forced them onto “a small raft that looked like a tent and was orange in color” and left them to drift.

      “Up until then, we had no idea that this was what they are going to do,” one of those on board, a construction worker (name withheld for security reasons) from the southeastern outskirts of Damascus, told us in a follow-up interview over WhatsApp.

      The Greek Coast Guard had brought them to the main port of Symi and boarded them onto a ship: “They told us they would take us for a Corona test, and then we would be given our belongings back and transferred to Athens,” he said. Instead, after two hours onboard the Greek Coast Guard vessel, the authorities forced them down into a small raft: “They put everyone in … children, women, elderly, and young people. They didn’t leave anyone in the ship,” he said, telling us that they were left to drift “for over three hours,” until they were eventually rescued by the Turkish Coast Guard.

      He provided us with video footage that he recorded of the group’s arrival on the island of Symi, as well as footage recorded from inside the raft, while awaiting rescue (see below).

      The Greek government’s daily public statistics of arrivals contains no record of their arrival on the Greek island or their deportation to Turkey.

      A series of similar incidents were reported by the Turkish Coast Guard in the following days. On March 27, the Coast Guard reported rescuing 10 migrants (eight Palestinian, two Egyptian, consisting of 3 men, 2 women and 5 children) in a “life raft” off the coast of Muğla’s Datça district (the Turkish version is written as “Can Salı”). Again, photographs accompanying the Coast Guard’s official press release show people being rescued from a tent-like raft. According to the Turkish Coast Guard’s statements, the migrants had been “pushed back towards Turkish territorial waters by Greek Coast Guard.”

      The next day, on March 28, nine Syrians (4 men, 2 women and 3 children) rescued were reported found in a “life boat” off the coast of Aydın’s Didim district, again with clear photographs of the distinctive tent-like raft accompanying the Guard’s report.

      We interviewed a Kurdish couple from Hasaka, Syria, who were among the group. According to the couple, on the morning of March 27, “around 7 or 8 a.m.,” they arrived on the Greek island of Farmakonisi. Unlike the larger Aegean islands of Chios, Lesvos, Samos, and Kos, where refugees most commonly arrive, Farmakonisi is an uninhabited island and a military base. There are no camps or reception facilities for asylum seekers.

      The couple told us they were held by the army in terrible conditions. They described being “treated like animals, … [t]he army took our phones, money, clothes, and documents then threw them into the sea. Around 3 a.m., they took us toward the sea border. Then they made us take a boat shaped like a square tent, 2 meters wide. Then we were rescued by the Turkish Coast Guard.”

      Again, on March 29, the Turkish Coast Guard reported rescuing 18 migrants (7 men, 4 women and 7 children) at 11:40 p.m. The Coast Guard issued a press release, complete with clear photos of the migrants being rescued from a life raft.

      This is consistent with statements from migrants claiming to have been among those rescued. We interviewed a Syrian man who provided us with photographs of his arrival on Rhodes on March 27. The man told us he arrived with a group of 18 people: seven Palestinians, six Syrians and five Iranians, including children and a pregnant woman. After arriving on Rhodes, the man and the rest of the group were held by the Greek police on the roadside from 7 a.m. until 3 p.m.

      “The weather was really cold and they did not let us light a fire to warm the women and children who were with us,” he said. The group was then transferred to the port by bus: “They gave us two tents, without anything in them. We were under full surveillance,” he added.

      “They [Greek authorities] were suspicious that we had corona, so we wrote a sign that none of us has corona so that we could reassure them, hoping they would treat us in a humane way,” he said. “But this changed nothing.”

      The group stayed in the makeshift camp for 2 1/2 days, until the night of March 29. He said that was when “a military van with army officers transferred us to the port and handed us over to the Greek Coast Guard.”

      They were on board the Greek Coast Guard boat for about one hour: “Then they switched off the engine of the boat and made us go down, in the middle of the sea, in a rubber boat shaped like a tent.” They were left to drift for what he describes as approximately two hours, when they were intercepted by the Turkish Coast Guard:

      When the Turkish Coast Guard found us and took us to the Turkish land, they registered our information and transferred us to the police station. They split us in half. One half was Syrians and Palestinians and the other half is the other nationalities. For us, we were detained for like 15 days and after that we were released without any rights as refugees, such as having a Kimlik [Temporary Protection Identification Document].

      Without the proper registration, he explains, he is now hiding from the Turkish authorities as he fears being forcibly returned to Syria, where he fled.

      Contravening International Rules

      “Shaped like a tent,” as migrants repeatedly describe them, the life rafts the Greek Coast Guard appears to be employing to expel migrants are, in fact, designed for emergency evacuation in the case of shipwreck. They are manufactured not for transportation, but for rescue in case of a boat or ship sinking, to keep survivors afloat and alive until assistance arrives. They are not equipped with an engine or other propellant, cannot be steered, and provide minimal protection from the elements.

      As Paul Crowley, a former captain for the Royal National Lifeboat Institution in Ireland, explained to us, such life rafts are never to be deployed “for any other reason other than to preserve life if no other option is available. It would contravene any internationally recognized standard to take people from a non-life-threatening location, either land or vessel, and place them in a raft.”

      As far as the law goes, these returns risk violating the international standard of non-refoulement. This principle is at the centerpiece of international refugee protection, and prohibits returns of asylum seekers to any place where they may suffer persecution, torture, or inhuman and degrading treatment. The returns also violate Greece’s obligations under human rights law, including the prohibition of torture and inhuman and degrading treatment, and the right to life (see Articles 3 and 2, respectively, of the European Convention on Human Rights). Inasmuch as these violations constitute a “widespread or systematic attack” directed against a “civilian population,” they may raise concerns under international criminal law. Evidence continues to surface that these days, when it comes to the treatment of migrants, the Greek authorities violate fundamental edicts of international law unabated.

      While the use of rescue equipment for deportations appears to be a new development, pushbacks on the Aegean are not. On March 23, United Nations Special Rapporteur on the human rights of migrants Felipe González Morales stated that he is “very concerned about the reported pushbacks of asylum seekers and migrants” by Greek authorities at both land and maritime borders. He also referenced recent violence committed by Greek authorities against those seeking to aid migrants in the Aegean Sea area. The Germany-based human-rights monitoring organization Mare Liberum (“The Free Sea”) told us that a more common tactic of the Greek Coast Guard is to remove the engines of migrants’ boats and leave them to drift. Likewise, reports of the Turkish Coast Guard resorting to violence have arisen since Turkey’s implementation of the 2016 deal with the EU. Examples reported to the authors by migrants and NGO workers include driving rings around boats and throwing stones to stop boats from leaving Turkish waters.

      Clearly both countries have geostrategic motives for their treatment of migrants related to their fraught relationships with the EU – including aid money and various benefits for their own citizens. Often, it seems like the two countries are playing a violent game of ping-pong across the Aegean with migrant bodies.

      An Iraqi refugee whom we interviewed over WhatsApp — we will refer to as “Hatim” for safety reasons — told us that he has been pushed back to Turkey by Greek authorities on three occasions since July 2019. Hatim and his family fled to Turkey in 2014, when ISIS took over their home city of Mosul. They were selected for resettlement in the United States, and had just finished their first interview when Trump’s January 2017 Executive Order interrupted the program. On the night of April 1, 2020, he and his family made four separate attempts to reach the Greek island of Chios. On the last attempt, their rubber dinghy, carrying approximately 40 people, entered Greek territorial waters and was intercepted by the Greek Coast Guard. The Coast Guard confiscated the fuel from their boat and returned them to Turkish waters, leaving them to drift.

      The systemic nature of such violations by the Greek authorities was recently highlighted by whistleblowers working under Frontex, the European border enforcement agency. In early March, the crew of a Danish patrol boat participating in “Operation Poseidon,” an EU maritime border patrol mission coordinated by Frontex, revealed that the Hellenic Coast Guard has explicit orders to stop migrant boats from crossing the sea border between Turkey to Greece. The Danish unit had refused to obey a pushback order from Operation Poseidon headquarters. Since then, NGOs Alarmphone and Mare Liberum have documented a series of pushbacks by Greek authorities along the Greece-Turkey border, including in the Aegean, that have become increasingly visible and severe.

      Most notably, Greek newspaper EFSYN reported an incident involving 26 migrants whose arrival on Mourtia Beach on the Greek island of Samos April 1 was documented by a resident. The arrival was not reported by the Greek authorities. In fact, government statistics recorded no new arrivals to Samos on that date.

      However, photographs taken by the Samos resident (and reproduced in EFSYN’s reporting) show the deflated dinghy and newly arrived migrants heading away from the shore. One member of the group is distinguished by bright red trousers while another carries a red duffle bag. EFSYN published photographs obtained from the Turkish Coast Guard of the same group who had arrived on Mourtia Beach aboard a Turkish Coast Guard boat after their rescue later that day, noting the marked similarities in the appearance, clothing and baggage of the migrants in the two sets of photographs. On the same day, the Turkish Coast Guard reported rescuing 26 migrants (found with a life raft) on the shore near Kuşadası national park, in a location that cannot be reached by land. According to the Turkish Coast Guard, the migrants said they had landed on Samos, were rounded up by the Greek Coast Guard and left to drift in the raft.

      On May 12, EFSYN published a video of a life raft like the ones pictured above (but without the cover) being dragged by a Greek Coast Guard boat off the southeast coast of Samos. The video was originally published by the Turkish Coast Guard on April 29, at which time it announced rescuing 22 people found drifting off the coast of Aydin province, bordering the Greek island of Samos. According to Bellingcat’s recent investigation into the incident, the group of 22 migrants rescued on April 29 (pictured in the video) had, in fact, arrived on Samos the previous day, on April 28.

      Most recently, a video surfaced on YouTube appearing to show the Turkish Coast Guard rescuing a group of 30 migrants aboard two life rafts. According to Turkish records and reports, including photographs, the Coast Guard rescued 30 migrants in two life rafts on May 13, consisting of 13 Congolese, eight Syrians, five Bangladeshis and three Palestinian nationals, along with a Lebanese national. The rescue occurred off the coast of the district of Menderes in Turkey’s İzmir province.

      On May 15, yet another group of migrants were rescued by the Turkish Coast Guard after being found in these distinctive life rafts. This group of 25 migrants also reported having been repelled by Greek authorities, again with photographic evidence.

      The Tent and the Missile

      Australians eventually replaced their orange lifeboats with fishing boats, although the intention was the same – pushing migrants away from Australian shores. But there was something chillingly memorable about that episode. It embodied the often-hypocritical moral stance of liberal democracies regarding strangers in need: a willingness to engage in extreme measures, even violence, to enforce borders, coupled with an emphasis on efficiency and a pretense of safety.

      While the Australian deportation vessels appear to have been custom-made and reportedly were purchased for $40,000 AUD each (about $25,000 USD), the Greek life raft “tents” are considerably more modest. They are the kind of equipment a yacht owner might purchase online for around $2,000. Under the 1974 Safety of Life as Sea Convention, maritime vessels are required to have such protective gear available. The Hellenic Coast Guard has now repurposed them for the opposite ends – putting people in danger.

      The Greek orange rafts seen in pictures appear to be a model manufactured by a Greek company called LALIZAS, which specialize in rescue equipment. A November 2019 LALIZAS newsletter includes an article entitled “24 hours in a LALIZAS Liferaft: Mission accomplished!” It describes a training in which members of Greece’s Hellenic Rescue Team and Hellenic Air Force carried out a simulated “‘actual’ case of emergency” by relying on a LALIZAS life raft and its food and survival equipment for a full 24 hours (see the story on the LALIZAS website here, and official video of the simulation, here). The life raft in question, code named “MEDUSSA” for the simulation, appears identical to those in many of the images of the tent-like rafts migrants have been rescued from while adrift in the Aegean.

      According to the Greek government’s procurement records available online, it purchased the life rafts for the Greek Navy in 2017. Several government ministries appear to have contracts with this company.

      The Australian life raft most closely resembles a missile. Its very image conveys the omnipotence of a regional superpower. By using such a machine, Australia effectively said to those attempting unauthorized maritime entry, “We will shoot you away.” To be sure, this missile is not fired at the migrants. It’s as if they become part of its ammunition; shot back at Indonesia’s shores, they are expected to crawl out of the shell once the missile crashes on one of the country’s countless atolls.

      Compared to the grandeur of the Australian missile-like object, and its mechanical cruelty, the Greek tent-like raft is a poignant symbol of inhumanity. Set adrift on the Aegean, its disquieting quality emerges from the fact that it becomes a kind of metaphor for the refugee’s condition. Asylum seekers describing it had often used the Arabic word ḵēma (خيمة), which is the tent one would use in a camp (and typically not a home, even if that too is a tent). It echoes the word mūẖym, which means refugee camp. No fuel is rationed to reach a destination, and the expectation appears to be that the life raft will simply drift across the relatively narrow waterway.

      The act of putting migrants to sea in inflatable tents is in line with the broader EU contemporary response to the “refugee crisis” – rejection and abandonment. This is, at least, how asylum seekers protesting at Moria camp, on the Greek island of Lesvos, see it: “We have been abandoned here,” said one asylum seeker on April 22.

      Like the Australian example, the tent too is an instrument of deterrence: “We will shoot you away” is replaced with a threat of an even more perilous exile on water. This aspect, however, does not make the Greek use of the life rafts any better than the Australian display of technological might. Both are utilized to perform what is almost an act of murder, but ultimately not quite there.

      https://www.justsecurity.org/70309/tents-at-sea-how-greek-officials-use-rescue-equipment-for-illegal-depo

      –-> #camps_flottants #camp_flottant

    • A terrifying video of a push-back in the Aegean sea; men, women –two of them pregnant- and children abandoned at sea on a liferaft by the greek coast-guards

      https://www.youtube.com/watch?v=VKsEHZKGsSE&feature=emb_title

      –—

      Le reportage complet du quotidien grec Efimerida tôn Syntaktôn:

      Επαναπροώθηση με ελληνική σφραγίδα

      Ένα ακόμα περιστατικό παράνομης επαναπροώθησης που σημειώθηκε στις 25 Μαΐου στο Αιγαίο, στη θαλάσσια περιοχή ανοιχτά της Λέσβου, έρχεται στη δημοσιότητα για να επιβεβαιώσει την σύνδεση της χρήσης σχεδιών τύπου liferafts, με τις ελληνικές λιμενικές αρχές.

      Όπως είχε αποκαλύψει πρόσφατη έρευνα που δημοσιεύτηκε στον ιστότοπο justsecurity.org από τους δρ. Itamar Mann και Niamh Keady Tabal, και παραθέτει στοιχεία και για παράνομες επαναπροωθήσεις, το Ελληνικό Δημόσιο συνεργάζεται στενά με την ελληνική εταιρεία LALIZAS, σωστικές συσκευές της οποίας προμηθεύτηκε και το Πολεμικό Ναυτικό, σύμφωνα με αρχεία αναρτημένα στη Διαύγεια, το 2017.

      Η έρευνα συζητήθηκε διεθνώς και ανάγκασε τον επικεφαλής της Frontex Φαμπρίς Λεγκέρι να παραδεχτεί τις ελληνικές παράνομες επιχειρήσεις επαναπροώθησης.

      Το βίντεο που δημοσιοποιεί σήμερα η « Εφ.Συν. » εξετάστηκε από την ερευνητική ομάδα Disinfaux, η οποία συμμετείχε στην έρευνα του justsecurity.org. Στο βίντεο διακρίνεται καθαρά πάνω στη σχεδία η επιγραφή LALIZAS ISO-RAFT. Διακρίνεται επίσης ο σειριακός αριθμός και η ημερομηνία κατασκευής της σχεδίας, βάσει της διαθέσιμης ανάλυσης (ISO 96-50-1, LALIZAS ISO-RAFT, Date of Manufacture 10/2016 Serial Number 161012174). Το προϊόν με αυτά τα χαρακτηριστικά διαφημίζεται στην ιστοσελίδα της εταιρείας.

      Σε άλλο απόσπασμα του βίντεο φαίνονται σε κοντινή απόσταση οι άλλες 3 παρόμοιες πλωτές σχεδίες, γεγονός που συνάδει με τα διαθέσιμα στοιχεία για το περιστατικό της 25ης Μαΐου, όπως είχε δημοσιευτεί το ίδιο πρωί, από τη Τουρκική Ακτοφυλακή.

      Ελληνικές σχεδίες

      Ανήκε η συγκεκριμένη σχεδία στον επίσημο εξοπλισμό του Πολεμικού Ναυτικού ή άλλων ελληνικών δυνάμεων ; Πώς βρέθηκε καταμεσής του Αιγαίου ως μέσο επαναπροώθησης προς την Τουρκία προσφύγων που είχαν βρεθεί σε κίνδυνο ; Τι αναφέρουν τα πρωτόκολλα διάσωσης για όσους βρίσκονται σε κίνδυνο στη θάλασσα ;

      Τα βίντεο τραβήχτηκαν από πρόσφυγα πάνω στη σχεδία την ώρα της επαναπροώθησης. Σε ανάρτησή του στα μέσα κοινωνικής δικτύωσης περιγράφει τις δραματικές στιγμές που έζησε αυτός και άλλοι περίπου 70 πρόσφυγες στις 25 Μαΐου, από τη στιγμή που έπεσαν στα χέρια του Λιμενικού μέχρι που τους εγκατέλειψε, και βρέθηκαν να πλέουν αβοήθητοι πάνω σε τέσσερις σχεδίες στη μέση του Αιγαίου. Παρέμειναν εκεί, ανάμεσά τους πέντε παιδιά και δύο έγκυες. Ένας τους είχε καταφέρει να κρύψει το κινητό του τηλέφωνο και κατάφεραν να καλέσουν το τουρκικό Λιμενικό, το οποίο τους εντόπισε.

      Η « Εφ.Συν. » επικοινώνησε με τον πρόσφυγα που ανάρτησε το βίντεο. Όπως αναφέρει, σκάφος της ελληνικής ακτοφυλακής έκανε μανούβρες γύρω από τη βάρκα στην οποία αρχικά επέβαιναν οι πρόσφυγες. « Όλοι οι φίλοι μου έκλαιγαν, ούρλιαζαν, ζητούσαν βοήθεια από το λιμενικό. Άντρες που φορούσαν στρατιωτικές στολές, και είχαν όπλα, πήραν τη μηχανή της βάρκας και μας είπαν : "Είμαστε εδώ για να σας βοηθήσουμε, θέλουμε να σας μεταφέρουμε στο καμπ της Μόριας" », λέει χαρακτηριστικά.

      Τους επιβίβασαν στο σκάφος του λιμενικού και αφού έλεγξαν τη θερμοκρασία τους με θερμόμετρα, τους χτύπησαν και τους αφαίρεσαν τα προσωπικά τους αντικείμενα. « Μας πήραν τα πάντα : χρήματα, τσάντες, τηλέφωνα », λέει. Αφαίρεσαν από το σκάφος του λιμενικού την ελληνική σημαία, τους οδήγησαν μεσοπέλαγα και τους επιβίβασαν σε τέσσερα liferaft. Τους ανάγκασαν να ανέβουν είκοσι άτομα σε κάθε σχεδία, ενώ η -βάσει προδιαγραφών- χωρητικότητά της είναι για 12 άτομα. Η εταιρεία LALIZAS δεν έχει στον κατάλογο της παρόμοιου τύπου liferaft με χωρητικότητα άνω των 12 ατόμων. Επισημαίνει επίσης πως οι τέσσερις τσάντες από τις οποίες έβγαλαν τα πλωτά ήταν χρώματος πορτοκαλί, όπως διαφημίζεται και το προϊόν στο site της LALIZAS.

      « Δεν έδωσαν σωσίβια στους ανθρώπους που δεν είχαν, και όταν εγώ ζήτησα από έναν λιμενικό να μου δώσει το τηλέφωνό μου για να επικοινωνήσω τουλάχιστον με την τουρκική ακτοφυλακή μου απάντησε "έλα και πάρ’ το", δείχνοντάς μου τα γεννητικά του όργανα », αναφέρει ο πρόσφυγας, ο οποίος θέλει να κρατήσει την ανωνυμία του.

      Τους περικύκλωσαν για 15 περίπου λεπτά και μετά τους εγκατέλειψαν. Ένας από τους επιβαίνοντες κατάφερε να κρύψει το κινητό του τηλέφωνο και έτσι κατάφεραν να καλέσουν την τουρκική ακτοφυλακή η οποία τους μετέφερε σώους στην Φότσα της Σμύρνης.

      « Δημοσιοποιώ αυτό το βίντεο για να δείξω στην Ευρωπαϊκή Ένωση, την Ύπατη Αρμοστεία και το Ευρωκοινοβούλιο, τα αποτελέσματα των αποφάσεων τους για το προσφυγικό », καταλήγει στην ανάρτησή του. Την ίδια στιγμή, ο Διεθνής Οργανισμός Μετανάστευσης (ΔΟΜ), η Ύπατη Αρμοστεία, και αρκετοί φορείς ζητούν απαντήσεις και τη διεξαγωγή έρευνας για τις καταγγελλόμενες επαναπροωθήσεις και μαζικές απελάσεις προσφύγων και μεταναστών στην Τουρκία.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/247726_epanaproothisi-me-elliniki-sfragida

      #Norvège

    • Greece Suspected of Abandoning Refugees at Sea

      An investigation by DER SPIEGEL and partners has revealed that the Greek Coast Guard intercepts refugee boats, puts the migrants in life rafts, tows them toward Turkey and then abandons them to their fate. What do German troops in the area know about the practice?

      Europe is just a few kilometers away, recalls Amjad Naim, when the men in masks show up. It’s the morning of May 13 and the Palestinian is sitting in an inflatable boat, having paid migrant smugglers in Turkey for the trip. Naim can already see the Greek coast, and with every second, he is getting closer and closer.

      Naim wasn’t alone in the boat. They were a group of at least 26 people and they had almost reached the island of Samos. Naim remembers hearing a helicopter, and then all hell broke loose. For the next several hours, those on board would be afraid for their lives.

      The men in the masks approached in a large vessel, says Naim, adding that he remembers seeing the Greek flag and several dinghies. And then, he says, the masked men went on the attack.

      They fired shots into the water, he says, snagged the migrants’ inflatable raft with a grappling hook and destroyed the motor, thus stopping the boat. The men then took the migrants on board their vessel, Naim says, adding that he started crying and hid his mobile phone in his underwear.

      There are videos that prove that Naim really was on his way to Samos. The images show a young man with closely cropped hair and a smooth-shaven face. The motor of the small inflatable boat hums in the background as Naim smiles into the camera. He is originally from the Gaza Strip in the Palestinian Territories, where he studied law and got married. His wife is waiting for him in the Netherlands. Naim blows a kiss into the camera.

      The next images of Naim are shaky — a 55-second clip made by Naim that clearly documents a crime. The footage shows him and the other refugees on two inflatable life rafts. The Greek Coast Guard had put them off of the ship and onto the rafts. The square-shaped platforms are little more than wobbly rubber rafts.

      In the video, a Greek Coast Guard ship, 18 meters (59 feet) long, is dragging the rafts back toward Turkey. An additional ship stands by. Water can be seen pouring into Naim’s raft.

      Then, as can be seen in the video, the Greek Coast Guard unties the tow rope, leaving the refugees to their fate in the middle of the sea. Sitting in a rubber raft that has no ability to maneuver on its own.

      It is possible that Naim’s experience could be an isolated incident. It is conceivable that the Greek sailors simply lost their patience or that that particular ship was crewed by an especially nasty group. But that is not the case. Naim is apparently just one victim among many. There is a system behind the tactics he was exposed to. In a joint investigation with Lighthouse Reports and Report Mainz, DER SPIEGEL has forensically analyzed dozens of videos and compared them with geodata in addition to speaking with numerous eyewitnesses.

      https://cdnstatic.secure.spiegel.de/SP/2020/26/OPQWeKYm-32438806.mp4

      The material shows beyond doubt: In the eastern Aegean, European values are being sacrificed in the name of protecting its external borders.

      Masked men, almost certainly Greek border control officials, regularly attack refugee boats in the area. In one case on June 4, the inflatable boat belonging to the masked men can be clearly identified as a Greek patrol boat. It belongs to Greek Coast Guard ship ΛΣ-080.

      After the refugee boats are intercepted, the Greeks, apparently, frequently put the migrants in inflatable life rafts, tow them toward Turkey and then leave them to their fates. In most cases, they are dragged ashore after several hours by the Turkish Coast Guard.

      The actions taken by the Greeks are a clear breach. It has long been known that Greek Coast Guard personnel delay rescue attempts and perform aggressive maneuvers. Now, though, they are actively putting the lives of migrants at risk and they are using life-saving equipment to put people in danger.

      Images of migrants on orange life rafts have been appearing for weeks on Facebook and Instagram. NGOs like Aegean Boat Report, Josoor and Alarm Phone have also spoken with refugees and reported their experiences - and since March 23, activists have documented a number of incidents. The Turkish Coast Guard has also published images of the orange life rafts. But Naim’s video is the first to document beyond doubt a Greek Coast Guard vessel towing life rafts toward Turkey and then abandoning the refugees on the open sea.

      These so-called pushbacks represent both a violation of international law and of the European Union’s Charter of Fundamental Rights. Asylum seekers have a right to have their cases heard on an individual basis and countries are not permitted to bring them back against their will to a place where their safety is not guaranteed.

      Itamar Mann, a lawyer at the University of Haifa and member of the Global Legal Action Network, believes pushbacks could also have criminal consequences. From a legal perspective, such operations, he says, are a kind of torture, with refugees experiencing inhumane treatment and humiliation.

      When contacted, the Greek Coast Guard denied the accusations and claimed that its personnel does not wear masks. They also said they obey all applicable laws. Delays in rescuing the refugees, they said, were due to the Turkish Coast Guard because they only accompany refugee boats if they are traveling in the direction of Greece. The Greek officials, they said, only locate the refugee boats and then inform the Turkish Coast Guard as quickly as possible.

      They claimed that they cooperated with the Turkish Coast Guard in the May 13 incident. In their statement, the Greek Coast Guard did not specifically address the video showing the pushback.
      Caught in the Middle

      Prime Minister Kyriakos Mitsotakis has been in office since last July, and since then, he has taken several steps to ensure that fewer refugees arrive in Greece. He had temporarily suspended the right to asylum and shortened the deadline for appeal in asylum cases. Furthermore, during his tenure, border guards on the Maritsa River between Turkey and Greece have apparently used live ammunition against refugees, likely killing at least one. His government has considered blocking refugee boats with barriers at sea.

      His government refers to the practices as “active surveillance.” In fact, though, they are abandoning refugees on the high seas.

      There is a reason for this new degree of brutality: Since the end of February, Turkish border guards are no longer stopping refugees on their way to Europe. Indeed, President Recep Tayyip Erdogan has even arranged for refugees to be bused to the Greek border, where they were pushed back by Greek border guards. Erdogan’s intention is to ratchet up the pressure on the European Union, with Brussels and Ankara currently trying to hammer out a new refugee deal.

      The cynical game seen on the banks of the Maritsa River is now being repeated in the Aegean. The Turkish and Greek Coast Guards are pushing refugee boats into the territorial waters of the other, with the migrants themselves getting caught in the middle. In such a situation, those wanting to cross the Aegean need quite a bit of luck.

      Omar, a young man from Afghanistan, had lost almost all hope for such luck on the morning of June 4, floating in a boat between the Greek island of Lesbos and the Turkish coast. Omar, whose name has been changed for this story, wasn’t alone: A total of 31 men, women and children were on board.

      Turkish and Greek vessels had repeatedly pushed the migrants back. In one video, a dinghy can be seen that doubtlessly belongs to the Greek Coast Guard. Masked men, says Omar, had pushed their motor into the water, which is why to refugees were hanging off the back of the refugee boat and kicking, doing all they can to propel the boat to European soil. The scene was captured on video.

      Omar is desperate. He makes a final video, posting it to a refugee group on Facebook. In the video, he speaks into the camera for a good six minutes. “Please help us,” he pleads. “We have a right to live.”

      Perhaps it was this video that saved Omar’s life. Activists shared it on Facebook and just a short time later, a Turkish liaison officer on the supply ship Berlin told German soldiers of the vessel in distress. The ship is part of a NATO mission and was located off Lesbos. Using a tender, the Germans took the refugees ashore.

      A subsequent press release from the Bundeswehr, as the German military is called, noted that the refugees’ lives had been in danger, which is why the commander intervened. A small boat unable to maneuver on its own: It must have seemed rather strange to the soldiers. The press release made no mention of an attack on the refugee boat.
      German Officials Pulled Into the Chaos

      The episode shows, though, just how deeply German officials have been pulled into the chaos on the Aegean. It also raises the question as to whether the Germans know of the assaults and of the lifeboats - and whether they tolerate the pushbacks or are perhaps even involved.

      Around 600 border guards are helping the Greeks monitor activity on the Aegean, all part of the Frontex operation Poseidon. And the mission hasn’t always been free of conflict. In March, a Danish Frontex crew refused to carry out an illegal pushback.

      Behind closed doors, Frontex may already have admitted that it is aware of the brutal tactics involving the lifeboats. European Parliamentarian Dietmar Köster, a member of European Parliament from the German Social Democrats (SPD), says that Frontex head Fabrice Leggeri confirmed the incidents in a meeting with him. Though Köster is certain of his understanding of that meeting, Frontex says there was a misunderstanding, adding that Frontex headquarters has received no reports about pushbacks.

      Luise Amtsberg, a Green Party spokesperson on migration policy, doesn’t believe it. The waters around Samos are not endless, she told Report Mainz and DER SPIEGEL. “Pushbacks cannot take place completely without the knowledge of the other units in the area.”

      And there are indications that German officials might know of the pushbacks. In the port of Samos, the German Coast Guard ship Uckermark is anchored. On May 13, on the day that Amjad Naim was on his way to Samos, the Germans identified a refugee boat on their radar, according to information provided by the German Federal Police when contacted.

      In all probability, it was Naim’s boat. There is no evidence that there were any other refugee boats heading for Samos on that day. The Greek Coast Guard also confirmed that a ship and a helicopter belonging to the Germans had spotted a boat that day. They say it was in Turkish waters when first seen.

      The Germans alerted the Greek Coast Guard by radio, and the Greeks then took charge of the situation, according to a written statement. The statement notes that the Germans were “not involved” in any other measures related to the incident and insists that the Germans have no knowledge of the lifeboat episode.

      The German Coast Guard has provided no comment as to why no refugees arrived on Samos that day or what happened to the refugee boat that was spotted. And they apparently aren’t particularly interested, either.

      Even if Frontex was not actively involved in the operation, they bear some of the responsibility, says the lawyer Itamar Mann. Frontex, he believes, must draw a line and even withdraw from the mission if need be.

      After the Germans apparently saw his boat and after the Greeks abandoned him to his fate on the high seas on May 13, Amjad Naim floated around for several hours. The sky was almost cloudless, and the sun was beating down, as can be seen in the videos. The refugees had nothing to eat or drink.

      The lifeboat soon began to spin in circles, Naim says, with some of the passengers becoming nauseous and others fainting. Turkish and Greek ships, he says, simply ignored them. “It was awful,” Naim says.

      It was only after several hours that a Turkish Coast Guard vessel arrived to collect them. Men in white protective equipment helped the refugees off the lifeboat and took their temperatures. Naim then had to remain in quarantine for more than two weeks - in a nasty camp full of filth and mosquitoes, he says.

      Naim is now allowed to move freely in Turkey, but still feels trapped. He says: “I can’t go forward and I can’t go back.”

      https://www.spiegel.de/international/europe/videos-and-eyewitness-accounts-greece-apparently-abandoning-refugees-at-sea-

  • #Grèce : un cas de #coronavirus dans un deuxième camp de migrants

    Le camp de #Malakasa, non loin d’#Athènes, a été placé en « confinement sanitaire total ».

    Un deuxième camp de migrants près d’Athènes a été placé dimanche 5 avril en quarantaine par les autorités grecques après un test au coronavirus qui s’est révélé positif pour un ressortissant afghan, a annoncé le ministère des Migrations.

    Le camp de Malakasa, à quelque 38 km au nord-est d’Athènes, a été placé « en confinement sanitaire total » pour 14 jours, avec interdiction d’y entrer ou d’en sortir.

    Selon le ministère, un Afghan âgé de 53 ans, souffrant déjà d’une maladie, s’est présenté de lui-même au dispensaire du camp après avoir ressenti des symptômes du Covid-19. Il a été emmené dans un hôpital d’Athènes où il a été testé positif au nouveau coronavirus. Sa famille a été placée à l’isolement et un examen complet du camp est en cours, a ajouté le ministère.

    Les camps de migrants qu’abrite la Grèce accueillent des dizaines de milliers de demandeurs d’asile dans des conditions précaires. Un foyer d’infection avait été repéré jeudi dans celui de Ritsona, à 80 km au nord d’Athènes, où 23 personnes ont jusqu’à présent été testées positives. Aucun membre du personnel du camp ne semblait touché par le virus, selon « le Monde ». « Nous alertons depuis des mois sur le manque d’hygiène dans les camps des îles. Face à cette épidémie, il devient urgent de transférer au plus vite les personnes les plus vulnérables vers le continent, vers des hébergements adaptés », estimait Boris Cheshirkov, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Grèce, cité par le quotidien du soir.

    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200405.OBS27087/grece-un-cas-de-coronavirus-dans-un-deuxieme-camp-de-migrants.html
    #confinement #confinement_sanitaire_total #asile #migrations #réfugiés #covid-19 #camp_de_réfugiés

    Sur le camp de Ritsona :
    https://seenthis.net/messages/838008

    ping @luciebacon

    • Coronavirus : dans le camp de Malakasa en quarantaine, « personne ne manque de nourriture »

      Le camp de Malakasa, situé à 38 kilomètres au nord-est d’Athènes, a été placé en “confinement sanitaire total” pour 14 jours après qu’un cas de coronavirus y a été détecté. Les autorités grecques et l’OIM doivent assurer l’approvisionnement des résidents en nourriture et produits d’hygiène. Des tests sont également effectués.

      Plus personne n’entre ni ne sort du camp de Malakasa, en Grèce. Installé près d’un terrain militaire, à quelque 38 kilomètres au nord-est d’Athènes, ce camp – normalement ouvert – a été placé dimanche 5 avril en "confinement sanitaire total" pour 14 jours.

      Un migrant afghan y a été testé positif au Covid-19, a annoncé le ministère des Migrations. Cet homme de 53 ans, souffrant déjà d’une maladie, s’est présenté de lui-même au dispensaire du camp après avoir ressenti des symptômes du Covid-19.

      Il a été emmené dans un hôpital d’Athènes où il a été testé positif au nouveau coronavirus. Sa famille a été placée à l’isolement et un examen complet du camp est en cours, a ajouté le ministère.

      Interrogée par InfoMigrants, Christine Nikilaidou, responsable des informations publiques de l’Organisation internationale des migrations (OIM) – qui gère le camp – confirme que les résidents sont soumis à des tests. Si elle affirme ne pas savoir exactement combien de tests ont déjà été effectués, elle avance que l’entourage proche de l’Afghan malade a été testé en priorité.
      Distribution de nourriture et kits d’hygiène

      L’immense majorité des 1 611 personnes qui vivent dans le camp de Malakasa est originaire d’Afghanistan. En temps normal, les allées de graviers du camp grouillent d’enfants qui courent. Mais, ces jours-ci, le camp semble désert. La pluie tombe en permanence et l’OIM incite les familles à rester à l’intérieur de leur conteneur.

      Dans ces petits bâtiments posés sur le sol, les familles disposent de l’eau courante et de l’électricité mais les murs sont tachés d’humidité et le manque d’espace est criant.

      Jusqu’à la fermeture du camp, les résidents pouvaient aller faire leurs courses dans les commerces de la ville ou à Athènes. Toute sortie étant désormais interdite, l’OIM assure se coordonner avec les autorités grecques pour permettre des distributions de nourriture et de kits d’hygiène aux résidents du camp.

      "Ces distributions commenceront dans quelques jours. Les kits sont prêts mais nous attendons de recevoir les résultats des tests déjà effectués. Nous savons que, pour le moment, tout le monde a des provisions et personne ne manque de nourriture", affirme Christine Nikilaidou.

      Le camp de Malakasa est le deuxième camp de migrant en Grèce à être placé en quarantaine en raison du coronavirus. Un foyer d’infection avait déjà été repéré jeudi dans le camp de Ritsona, à 80 km au nord d’Athènes, où 23 personnes ont jusqu’à présent été testées positives.

      Comme de nombreux autres pays européens, la Grèce a imposé à sa population des mesures de confinement depuis le 23 mars. Les autorités grecques ont annoncé samedi qu’elles seraient étendues pour trois semaines, jusqu’au 27 avril.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/23905/coronavirus-dans-le-camp-de-malakasa-en-quarantaine-personne-ne-manque
      https://seenthis.net/messages/839727

    • Greece Quarantines Second Migrant Camp After COVID-19 Case Confirmed

      Greece has quarantined a second migrant facility on its mainland after a 53-year-old man tested positive for the new coronavirus, the migration ministry said on Sunday.

      The Afghan man lives with his family at the Malakasa camp, just north of Athens, along with hundreds of asylum seekers. He has been transferred to a hospital in Athens and tests on his contacts will continue as authorities try to trace the route of the virus.

      Greece confirmed 62 new cases of COVID-19 later in the day, bringing the total in the country to 1,735 since its first case was reported in February. Seventy three people have died.

      Last week, the Ritsona camp in central Greece was sealed off after 20 tested positive for the new coronavirus. It was the first such facility in the country to be hit since the outbreak of the disease. [L8N2BQ1V9]

      Greece has been the main gateway into the European Union for people fleeing conflict in the Middle East and beyond. More than a million people reached its shores from Turkey in 2015-16.

      At least 110,000 people currently live in migrant facilities - 40,000 of them in overcrowded camps on five islands.

      “The number (of migrants and refugees) is very large, therefore it is a given, mathematically, that there will be confirmed cases,” Migration Minister Notis Mitarachi told Skai TV. “We have an emergency plan in place ... But it is more difficult to implement it on the islands.”

      No cases have been recorded in camps on Greek islands so far.

      The conservative government wants to replace all existing camps on islands with enclosed detention centers, but its plans have been met with resistance from local authorities and residents who want all facilities shut.

      To contain the spread of the virus the government also wants new arrivals isolated from the rest of the migrants but most islands have not designated areas of accommodation, ministry officials said. About 120 people who recently arrived on Lesbos have not yet found a shelter, according to sources.
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      Aid groups have urged Greece to evacuate the camps, warning the risk of the fast-moving virus spreading among people living in squalid conditions is high and containing an outbreak in such settings would be “impossible”.

      The camp in Malakasa, 40 km (25 miles) northeast of Athens, will be put into quarantine for two weeks, the ministry said on Sunday, adding that police guarding the site would be reinforced to ensure the restrictions are implemented.

      A separate, enclosed facility started operating last month for migrants who arrived after March 1, the ministry said.

      Greece has imposed a nationwide lockdown and banned arrivals from non-EU countries as well as Germany, Britain, Italy and Spain. The measures have hit its economy which is relying on tourism for a recovery after a decade-long debt crisis.

      https://www.nytimes.com/reuters/2020/04/05/world/europe/05reuters-health-coronavirus-greece-camp.html?searchResultPosition=5

    • COVID-19 : Διαμαρτυρία μεταναστών στη Μαλακάσα

      Στο προσφυγικό κέντρο της Μαλακάσας μετανάστες διαμαρτύρηθηκαν και ζητούν να υποβληθούν σε τεστ για τον COVID-19. Η κυβέρνηση αποφάσισε τον υγειονομικό αποκλεισμό του κέντρου για 14 ημέρες, αφού ένας 53χρονος Αγφανός βρέθηκε θετικός στον ιό. Στο μεταξύ, ο Εθνικός Οργανισμός Δημόσιας Υγείας συνεχίζει την ιχνηλάτηση με στόχο τον εντοπισμό άλλων κρουσμάτων εντός της δομής φιλοξενίας, ενώ ειδικά συνεργεία απολυμαίνουν τους κοινόχρηστους χώρους.

      Οι υγιείς μετανάστες και πρόσφυγες διαμένουν σε χώρο πλήρως απομονωμένο, ενώ η αστυνομία έχει ενισχύσει την παρουσία της στην περίμετρο του χώρου φιλοξενίας. Μετά την Ριτσώνα, η παλιά δομή της Μαλακάσας είναι το δεύτερο προσφυγικό κέντρο που μπαίνει σε καραντίνα με στόχο να περιοριστεί η εξάπλωσης της πανδημίας.


      https://gr.euronews.com/2020/04/06/covid-19-diamartyria-metanaston-sti-maklakasa

      –-> Commentaire de Vicky Skoumbi reçu via mail via la mailing-list Migreurop :

      Aujourd’hui, c’était le deuxième jour d’une quarantaine de quatorze jours pour l’ancien camp de réception de Malakasa – celui qui se trouve juste à côté du nouveau camp fermé destinés à ceux qui sont arrivés après le 1 mars. A cet ancien camp géré par l’OIM mis sous quarantaine suite au recensement d’un cas de coronavirus -voir mail précédent- les migrants ont organisé une protestation juste derrière les barbelés pour réclamer un dépistage généralisé dans le camp –voir la vidéo sur https://gr.euronews.com/2020/04/06/covid-19-diamartyria-metanaston-sti-maklakasa

      Jusqu’à maintenant les seules personnes dépistées ont été la famille du malade et quelques contacts. 1.611 personnes habitent dans le camp, la plupart en containers de six personnes, mais il y a 133 personnes qui sont logés dans des espaces communs et 116 dans des abris de fortunes- voir photo.

      Pour les personnes qui ne sont pas logés en containers, il y 30 toilettes chimiques et 16 douches, tandis que chaque container dispose de sa propre toilette et d’une douche.

      D’après le quotidien grec Journal de Rédacteurs (Efimerida tôn Syntaktôn : https://www.efsyn.gr/ellada/ygeia/237999_poly-liga-kai-poly-arga-ta-metra-kai-sti-malakasa) les autorités ont fait trop peu et trop tard. Trois jours avant que le malade de 53 ne soit transféré à Athènes, un cas suspect d’une femme enceinte présentant tous les symptômes n’a pas été dépisté et aucune mesure n’a été prise.

    • How my dream of freedom died in Greece’s ‘holding pens’

      Ahmed fled Syria only to end up in the Malakasa refugee camp, where more than 1,000 people are being denied basic human rights.

      When Ahmed landed in darkness on the Greek island of Lesbos he was convinced that the road ahead could not be as hard as the one he had just travelled.

      But, instead of the volunteers and blankets that have met hundreds of thousands of asylum seekers before him, he was greeted by a jeering crowd of locals and had to be rescued by police. “It was the worst feeling I’ve ever had,” he said. “I felt that my dream of Greece was a false one.”

      Ahmed was among the more than 2,000 refugees who have arrived in Greece since the beginning of March, when the country suspended all access to asylum.

      Their experiences, from seeing their children drowned at sea to being attacked by angry islanders, separated from family and dumped in remote detention camps, offer a month-long, nightmarish vision of what Europe would look like with no asylum rights.

      Greece shut off access after Turkey opened its borders in February and encouraged refugees to cross in a bid to pressure the European Union for more aid money in support of its military involvement against Russia and the Assad regime over the Syrian enclave of Idlib.

      Born in Syria’s capital, Damascus, Ahmed fled his home to escape military service with the regime. The 30-year-old told his story from inside the Malakasa detention camp in central Greece.

      He spent the past four years in Turkey, where he met and married his wife, Hanin. Their precarious life and their wedding were documented in a Guardian photo essay last year.

      But the couple were unable to make ends meet and Hanin, by now pregnant, made the journey by dinghy to Lesbos six months ago, with Ahmed promising to follow. She arrived safely and gave birth to their daughter, who is now two months old. Ahmed has yet to meet his child.

      His first week on Lesbos was spent camping in a fenced-off area of the port city of Mytilene before he was shipped off, along with 450 other new arrivals, on a Greek navy vessel.

      Amelia Cooper, a case worker at the Lesbos Legal Centre who spoke to some of those detained at the port, said: “The suspension of the right to seek asylum was followed by deliberate attempts to isolate new arrivals and prevent their access to lawyers, journalists and members of the European parliament.”

      In the middle of last month, Greek authorities began work on two sites, one in Malakasa, where 1,340 people have been sent, and another near the border with Bulgaria in Serres, which is housing 600 people. A video of Malakasa shows white tents behind a chainlink fence topped with razor wire. A Greek contractor who posted the video on 28 March, with construction work still going on, acts as narrator: “The money is flowing. These illegal strays are good business.”

      “These sites are fundamentally different,” said Belkis Wille from Human Rights Watch. “They are open-air prisons, filled with people who have been denied their basic rights and are being held as de facto detainees without any legal framework.”

      Most people in Malakasa and Serres are thought to be holding a deportation order from the Greek police. Refugees say they were forced to sign this Greek-language document despite being unable to read it. Under European law everyone is entitled to an individual assessment of their claim for protection but these documents declare that the accused must be deported for illegally entering Greece.

      For the past four years, the larger flow of people across the eastern Aegean has been reduced by an arrangement between the EU and Ankara that saw Turkey get €6bn in aid in return for restricting crossings. Under this deal, Greece has returned 2,000 new arrivals. Since early March, Turkey has stated that even this deal is dead.

      Ahmed said the uncertainty of the situation was unbearable: “I lived through four years of war in Syria. This month is worse than those four years: can you imagine?”

      Conditions at the Serres site, where tents are packed tightly together behind fences on a dry riverbed, are even worse than at Malakasa. Detainees say they have no electricity to even charge a phone. The Serres police union said in a statement that the site was “totally unsuitable”.

      Spyros Leonidas, mayor of the nearest village, Promaxonas, said the camp was “unfit for animals, let alone people”. “There are newborns and pregnant women among the people. And there is no hot water,” he said.

      The fate of those in detention remains unclear.

      The Greek government has said that the suspension of asylum will be lifted , and the EU home affairs commissioner, Ylva Johansson, said last week she had received assurances that those who arrived in March would be able to apply for asylum.

      However, Greece’s migration and asylum minister, Notis Mitarakis, subsequently said that people who had been issued with deportation orders would not be granted an asylum process.

      None of the detainees reached by the Observer had been notified of any change in their access to asylum. The Greek asylum service is closed until 10 April 10 because of the Covid-19 crisis.

      Vassilis Papadopoulos, a lawyer and former senior official at the migration ministry under the previous government, said that Ahmed and the other detainees were “being made an example of” to show there was a tough new policy.

      “What happened in March brought the numbers [of crossings] down so they’re going to keep doing it, even if they say something different,” he added.

      https://www.theguardian.com/world/2020/apr/05/how-my-dream-of-freedom-died-on-the-road-to-greeces-gulag

      –-> commentaire de Vicky Skoumbi reçu via mail, le 06.04.2020:

      Dans un article du Guardian sont décrites les conditions de vie inhumaines et les violations systématiques de droits fondamentaux dans les centres fermés de Malakassa et Serres. Ces centres ont été créés récemment pour que ceux et celles qui sont arrivés après le 1 mars y sont détenus en vue d’une expulsion ou d’un renvoi forcé vers la Turquie. Il s’agit de véritables prisons à ciel ouvert, où le manque d’eau courante et l’absence totale de toute mesure d’hygiène créent les conditions idéales pour une propagation généralisée de coronavirus. Le camp à l’endroit dit Klidi de Serres, construit au milieu de nulle part sur le lit d’une rivière asséchée, expose les personnes qui y sont détenus même au risque d’inondation. Vu l’extrême urgence de la situation- en Grèce les derniers jours des très fortes pluies sont tombées- j’aimerais vous rappeler l’appel à fermer immédiatement ce camp (en grec) et dont la traduction en français se trouve en PJ. Merci de partager.

      #Malakassa #Serres #Klidi

    • Coronavirus en Grèce : deux camps de réfugiés en quarantaine

      Ritsona et Malakasa, deux camps de réfugiés de la région d’Athènes, ont été mis en quarantaine après le dépistage de plusieurs cas de coronavirus. Les ONG craignent la propagation du virus dans des lieux pas du tout adaptés aux règles d’hygiène ni de distanciation sociale.

      « Les paniers repas distribués ne sont pas suffisants et ne couvrent pas les besoins nutritionnels de la population », explique Parwana, une réfugiée afghane, dans une vidéo publiée sur le groupe facebook (https://www.facebook.com/watch/?ref=external&v=969395506808816) d’une initiative solidaire. « Nous manquons également de médicaments, alors que des personnes vulnérables qui ont besoin de suivre des traitements résident dans le camp. »

      Depuis jeudi, le camp de Ritsona, au nord-est d’Athènes, où vit cette adolescente, a été mis en quarantaine après le dépistage de 23 cas de coronavirus parmi les demandeurs d’asile. Les tests ont été effectués après qu’une résidente du camp, une Camerounaise de 22 ans, a été détectée positive au lendemain de son accouchement le 28 mars dans un hôpital athénien. Les 23 demandeurs d’asile atteints du virus ont été mis à l’isolement pour éviter la contamination des autres résidents.

      L’accès au camp est désormais interdit, sauf au personnel de l’agence sanitaire publique et de l’Organisation International des migrations (OIM) en charge du camp. Les demandeurs d’asile ne peuvent plus sortir et reçoivent des paniers repas et des objets de première nécessité distribués par l’OIM, alors qu’en temps normal ils reçoivent une assistance financière du Haut-Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) et peuvent aller faire leurs courses à la ville la plus proche, qui se trouve à huit kilomètres...

      À Ritsona, les conditions de vie ne sont pas les plus mauvaises parmi les 30 camps établis en Grèce continentale : quelque 2700 personnes logent dans 195 conteneurs et 222 dans des petits appartements qui disposent d’une cuisine, d’une douche et de toilettes. La quarantaine, l’absence d’activités, les paniers repas peu fournis, le manque de médicaments, les difficultés à voir un médecin et le report des rendez-vous pour la demande d’asile rendent toutefois le quotidien des demandeurs d’asile de plus en plus éprouvant.

      Malakasa, « une bombe à retardement »

      Dimanche, un deuxième camp a été mis en quarantaine, celui de Malakasa à 38 km au nord-est d’Athènes. Un Afghan de 53 ans qui s’était présenté de lui-même dans la clinique du camp, toussant et avec de la fièvre, a été diagnostiqué positif au coronavirus après avoir été transporté dans un hôpital athénien.

      La famille du réfugié a été mise à l’isolement et le camp bouclé par des renforts de police. Selon Human Rights Watch (HRW), les conditions sont déplorables dans ce centre où ont notamment été transférées toutes les personnes arrivées après le 1er mars sur les îles grecques en face de la Turquie. La Grèce avait alors suspendu le droit d’asile face à la menace d’Ankara de laisser passer les réfugiés en Europe. D’après HRW, qui a recueilli plusieurs témoignages, dans chaque tente vivent jusqu’à dix demandeurs d’asile. Les mesures de distanciation sociale et les gestes barrières ne peuvent donc pas être appliqués. Dans un communiqué du 26 mars, le syndicat de la police d’Athènes et de l’Attique dénonce aussi le manque d’hygiène à Malakasa. « C’est une bombe à retardement, tous les moyens sanitaires de base manquent… »

      https://www.courrierdesbalkans.fr/deux-camps-de-refugies-en-quarantaine-en-Grece

    • Via Migreurop

      Il me semble qu’en ce qui concerne le camp de Malakasa, il y a une erreur due au fait qu’actuellement à Malakasa il y a deux camps, un camp fermé destiné à ceux qui sont arrivés après le 1 mars et où en effet les conditions sont terribles, et un camp plus ancien, le camp ouvert géré par l’OIM où la grande majorité est dans de containers pour 6 personnes avec toilette et douche. Comme je vous ai écrit dans un mail précédent
      1.611 personnes habitent dans le camp, la plupart en containers de six personnes, mais il y a 133 personnes qui sont logés dans des espaces communs et 116 dans des abris de fortunes
      Et c’est bien ce camp ouvert qui a été mis en quarantaine, il ne faudrait pas confondre les deux camps
      Merci de transmettre

    • Il me semble qu’en ce qui concerne le camp de Malakasa, il y a une erreur due au fait qu’actuellement à Malakasa il y a deux camps, un camp fermé destiné à ceux qui sont arrivés après le 1 mars et où en effet les conditions sont terribles, et un camp plus ancien, le camp ouvert géré par l’#OIM où la grande majorité est dans de #containers pour 6 personnes avec toilette et douche.
      1’611 personnes habitent dans le camp, la plupart en containers de six personnes, mais il y a 133 personnes qui sont logés dans des espaces communs et 116 dans des abris de fortunes
      Et c’est bien ce camp ouvert qui a été mis en quarantaine, il ne faudrait pas confondre les deux camps

      –-> Commentaire de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, le 08.04.2020

    • Greece’s Malakasa migrant camp: What life is like during the coronavirus lockdown

      On April 5, the Malakasa camp near Athens was placed in “full sanitary isolation” for 14 days, after a migrant tested positive for the novel coronavirus. Greek authorities and the UN migration agency are providing the camp’s residents with both food and hygiene products. But residents told us: “We feel like we’ve been completely abandoned.”

      For the next 14 days, no one is allowed to enter or leave Greece’s Malakasa migrant camp. Located on a vast military field, 38 kilometers northeast of Athens, the camp has been placed in “full sanitary isolation” after an Afghan migrant living there tested positive for COVID-19, Greece’s ministry of migration announced earlier this week.

      The 53-year-old man, who was already suffering from another illness, visited the camp clinic after experiencing COVID-19 symptoms. The man was then taken to a hospital in Athens where he tested positive for the coronavirus. The ministry said that his family had been placed in quarantine, and that officials were screening the camp to get a full overview of the gravity of the situation.

      Christine Nikilaidou, a spokewoman for the UN migration agency (IOM), told InfoMigrants that all camp residents were currently being tested. She could not specify exactly how many tests had been carried out so far, but she said that the people who had been in contact with the ill Afghan had been given priority.

      ‘Feel completely abandoned’

      The vast majority of the 1,611 people living in the Malakasa camp are from Afghanistan. Under normal circumstances, the gravel paths that run through the camp are full of children playing with each other. But after the lockdown went into force, the camp feels totally deserted. For days, rain has been pouring down non-stop, and the IOM has told all camp residents to stay inside.

      Although residents live in fitted shipping containers that contain both running water and electricity, the space inside them is cramped and the walls are often stained with mold from the humidity.

      Souad* lives with her husband and three children in one of the containers. On Sunday, she abruptly woke to the sound of loudspeakers. “I went to the window and saw police cars driving through the camp and a voice announcing that we had been placed in lockdown and wouldn’t be allowed to go out anymore,” she told InfoMigrants.

      Souad, who comes from a Middle Eastern country she did not want to identify, said that aside from that, the camp’s residents have not received much information about the situation. “We are completely isolated and no one has told us what we should do, we feel like we’ve been completely abandoned. My husband has health problems related to high blood pressure and diabetes, and we don’t have enough medication,” she said.

      Food distribution and hygiene kits

      Prior to the lockdown, camp residents would either do their grocery shopping in Malakasa village, or in Athens. But after the camp went into lockdown and all outings were banned, IOM and Greek authorities are in charge of providing the camp’s residents with both food and hygiene products.

      “These distributions will start in a few days. The kits are ready but we are waiting to receive the results of the tests that we’ve already carried out. We know that for the moment, everyone has provisions, and no one is running out of food,” Nikilaidou said.

      Souad confirmed that her family has enough food to last them for at least another few days, but said their biggest concern is the lack of access to medication and protective gear, such as gloves and masks. “They don’t let us out and they don’t provide us with what we need to protect ourselves from COVID-19. All they did was give each family a bottle that contained a cleaning liquid, that’s all I have with my husband and my three children to deal with the virus,” she said.

      Malakasa is the second migrant camp in Greece to have been placed in full lockdown due to the coronavirus. Last Thursday, an outbreak was detected in the Ritsona camp, 80 kilometers north of Athens, where 23 people have tested positive so far.

      Like many other European countries, Greece went into lockdown on March 23. On Saturday, April 4, the government announced the lockdown would be extended for another three weeks, until April 27.

      https://www.infomigrants.net/en/post/24010/greece-s-malakasa-migrant-camp-what-life-is-like-during-the-coronaviru

  • Ι. Γιόχανσον : Δεν είναι δυνατόν να ανασταλούν οι διαδικασίες ασύλου

    Την επανεκκίνηση των διαδικασιών ασύλου στην Ελλάδα ζήτησε η Επίτροπος Μετανάστευσης Ίλβα Γιόχανσον. Μιλώντας στο Euronews, η Επίτροπος επισήμανε ότι έθεσε το ζήτημα και στον Έλληνα πρωθυπουργό Κυριακο Μητσοτάκη.

    « Δεν είναι δυνατόν να ανασταλούν οι διαδικασίες ασύλου. Όλοι οι μετανάστες που φθάνουν θα πρέπει να έχουν δικαίωμα ασύλου. Μπορώ να καταλάβω ότι εάν υπάρξει μια ιδιαίτερη ένταση, μπορεί να υπάρξουν κάποιες ημέρες ή εβδομάδες για να δεχθούν οι αρχές την αίτηση ασύλου. Ημουν στην Ελλάδα την περασμένη εβδομάδα και συναντήθηκα τόσο με τον πρωθυπουργό όσο και με τον αρμόδιο υπουργό και το κατέστησα σαφές : είναι ένα θεμελιώδες δικαίωμα να ζητήσει κανείς άσυλο και να αξιολογηθεί το αίτημά του », τόνισε η Επίτροπος Μετανάστευσης.

    Την ίδια στιγμή, προχωράει η πρωτοβουλία της Κομισιόν για μετεγκατάσταση ανηλίκων από την Ελλάδα στην υπόλοιπη Ευρώπη. Σύμφωνα με την Επίτροπο, η μετεγκατάσταση θα γίνει ακόμη και εν καιρώ κορονοϊού, αφού ληφθούν ωστόσο όλα τα απαραίτητα μέτρα.

    « Υπήρξε μια πολύ θετική απάντηση από πολλά κράτη-μέλη να προχωρήσουν στην μετεγκατάσταση ασυνόδευτων ανηλίκων από την Ελλάδα, ειδικά από τις υπερπλήρεις δομές στα νησιά. Εργαζόμαστε σκληρά με τα κράτη-μέλη, τις ελληνικές Αρχές και τις αρμόδιες υπηρεσίες και οργανώσεις της ΕΕ και προσπαθούμε να το κάνουμε αυτό, παρόλο που ενδέχεται να υπάρξουν πρόσθετα μέτρα που πρέπει να ληφθούν για την αντιμετώπιση του κορονοϊού, ώστε τα επιλεγμένα άτομα να μην είναι θετικά για να μην μεταδώσουν τον ιό. Αυτό που περιμένουμε τώρα είναι οι ελληνικές αρχές να κάνουν εκτίμηση της ηλικίας των επιλεγμένων, ώστε να είναι βέβαιο ότι είναι παιδιά που πρόκειται να μετεγκατασταθούν », τόνισε η Επίτροπος Ίλβα Γιόχανσον.

    Προς το παρόν, πάντως, το επείγον ζήτημα είναι να θωρακιστούν οι μετανάστες και οι πρόσφυγες αλλά και οι κάτοικοι των νησιών από τον κορονοϊό.
    Έκκληση από 21 ΜΚΟ να μετακινηθούν αιτούντες άσυλο από τα νησιά

    Έκκληση προς την κυβέρνηση να μετακινήσει τους αιτούντες άσυλο και τους μετανάστες άμεσα από τα Κέντρα Υποδοχής και Ταυτοποίησης στα νησιά σε ασφαλή τοποθεσία, ώστε να αποφευχθεί μία κρίση δημόσιας υγείας εν μέσω πανδημίας κορονοϊού, απευθύνουν σήμερα 21 ανθρωπιστικές οργανώσεις με κοινή τους ανακοίνωση.

    Όπως σημειώνουν, χιλιάδες άτομα, συμπεριλαμβανομένων ηλικιωμένων, πασχόντων από χρόνιες παθήσεις, παιδιών, εγκύων, νέων μητέρων και ατόμων με αναπηρία, « είναι παγιδευμένα υπό άθλιες συνθήκες επικίνδυνου συνωστισμού στα νησιά εν μέσω πανδημίας ».

    Την ίδια ώρα υπενθυμίζουν ότι οι διαμένοντες στις εγκαταστάσεις έρχονται αντιμέτωποι με « εξαιρετικά περιορισμένη πρόσβαση σε τρεχούμενο νερό, τουαλέτες και ντουζιέρες, καθώς και πολύωρη αναμονή σε ουρές για τη διανομή τροφίμων και ανεπάρκεια ιατρικού και νοσηλευτικού προσωπικού », συνθήκες που « καθιστούν αδύνατη τη συμμόρφωση με τις κατευθυντήριες οδηγίες για την προστασία από τον κορονοϊό, θέτοντας τους ανθρώπους σε σημαντικά αυξημένο κίνδυνο εν όψει της αυξανόμενης απειλής ευρείας μετάδοσης του COVID-19 ».

    Οι οργανώσεις ζητούν από την κυβέρνηση να υιοθετήσει μέτρα για να παρεμποδίσει την εξάπλωση και να ετοιμάσει ένα σχέδιο ανταπόκρισης προς άμεση εφαρμογή μόλις ανιχνευτεί το πρώτο κρούσμα σε κέντρο υποδοχής. Μεταξύ άλλων ζητούν να μετακινηθούν τα άτομα εκτός κέντρων υποδοχής σε κατάλληλα κέντρα μικρότερης κλίμακας στην ηπειρωτική χώρα, όπως ξενοδοχεία και διαμερίσματα, λαμβάνοντας όλες τις απαραίτητες προφυλάξεις για την ασφαλή μετακίνηση, με προτεραιότητα στους ηλικιωμένους, σε άτομα με χρόνιες ασθένειες και με σοβαρές υποκείμενες παθήσεις, άτομα με αναπηρία, εγκύους, νέες μητέρες και τα παιδιά τους και παιδιά, συμπεριλαμβανομένων των ασυνόδευτων.

    Επίσης, να υιοθετηθούν ειδικά μέτρα για την εγγύηση της καθολικής και δωρεάν απρόσκοπτης πρόσβασης στο δημόσιο σύστημα υγείας για αιτούντες άσυλο, πρόσφυγες και μετανάστες χωρίς διακρίσεις, συμπεριλαμβανομένων των ελέγχων και της θεραπείας για τον COVID-19, και να λάβουν οι αιτούντες άσυλο χωρίς καθυστέρηση τον Προσωρινό Αριθμό Ασφάλισης και Υγειονομικής Περίθαλψης Αλλοδαπού (ΠΑΑΥΠΑ), όπως ορίζεται από τη σχετική κοινή υπουργική απόφαση. Τέλος, να παρασχεθούν στα κέντρα υποδοχής επαρκή προϊόντα προσωπικής καθαριότητας και υγιεινής, να διασφαλιστεί το τρεχούμενο νερό προκειμένου οι διαμένοντες να είναι σε θέση να ακολουθούν τις κατευθυντήριες οδηγίες του ΕΟΔΥ και του Παγκόσμιου Οργανισμού Υγείας αναφορικά με την προστασία από τον ιό, και να διασφαλιστεί η τακτική απολύμανση στους κοινόχρηστους χώρους.

    Την ανακοίνωση συνυπογράφουν οι οργανώσεις : Action Aid Hellas, Διεθνής Αμνηστία, ΑΡΣΙΣ, Defence for Children International, ELIX, Ελληνικό Φόρουμ Προσφύγων, Help Refugees, HIAS Ελλάδος, HumanRights360, Human Rights Watch, International Rescue Committee, JRS Ελλάδας, Legal Centre Lesvos, Γιατροί του Κόσμου Ελλάδας, Δίκτυο για τα Δικαιώματα του Παιδιού, Praksis, Refugee Legal Support, Refugee Rights Europe, Refugee Support Aegean, Solidarity Now και Terre des hommes Hellas.

    https://gr.euronews.com/2020/03/24/ilva-johanson-den-einai-dynaton-na-anastaloun-oi-diadikasies-asyloy

    –-> commentaire de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, le 25.03.2020 :

    Il n’est pas possible de suspendre les procédures d’asile, a déclaré sur Euronews Mme Ylva Johansson, Commissaire à l’Immigration. Elle a demandé au gouvernement grec la réouverture de procédures selon les règles internationales.

    La commissaire de l’Immigration a souligné que : « Il n’est possible de suspendre les procédures d’asile. Tous les migrants qui arrivent doivent avoir accès à la procédure. Je peux comprendre que dans une situation de tension particulière, il peut y avoir quelques jours ou quelques semaines de retard pour que les autorités enregistrent la demande d’asile. J’ai été en Grèce la semaine dernière et j’ai rencontré tant le PM que le Ministre compétent, et je leur ai dit clairement que c’est un droit fondamental de demander l’asile et d’avoir sa demande être examiné selon les règles »

    #suspension #procédure_d'asile #migrations #asile #réfugiés #Grèce #coronavirus #covid-19

    ping @thomas_lacroix

    • Grèce : recours en justice contre la suspension de la procédure d’octroi d’asile

      Le conseil grec des réfugiés (GCR), ONG grecque de défense du droit d’asile, a annoncé mardi avoir formulé un recours devant le Conseil d’Etat contre une ordonnance de l’exécutif qui en suspend temporairement la procédure.

      Le conseil grec des réfugiés (GCR), ONG grecque de défense du droit d’asile, a annoncé mardi avoir formulé un recours devant le Conseil d’Etat contre une ordonnance de l’exécutif qui en suspend temporairement la procédure.

      Adoptée le 1er mars, à effet immédiat et valable un mois, cette ordnnance, qui permet aussi le refoulement des demandeurs d’asile, a été la réponse d’Athènes à la décision d’Ankara d’ouvrir fin février les frontières aux migrants qui souhaitaient passer en Europe.

      De violents incidents avaient alors eu lieu à Kastanies, l’un des deux postes frontaliers grecs avec la Turquie, où des milliers de demandeurs d’asile avaient alors afflué à destination de l’Europe.

      Le recours du GCR a été déposé lundi pour le compte de demandeurs d’asile que cette ONG assiste dans leurs démarches.

      « Trois femmes qui accompagnent leurs enfants sont menacées d’expulsion immédiate vers Afghanistan ou la Turquie alors que leur vie, leur santé et leurs droits fondamentaux sont en danger », prévient dans u communiqué l’ONG, qui souligne que la suspension de l’octroi du droit d’asile « a été fortement critiquée par des organisations nationales et internationales, y compris la Commission nationale des droits de l’homme et l’Agence onusienne du Haut commissariat des réfugiés ».

      L’ONG rappelle que ce droit est prévu par « le droit international » et qu’« on ne peut pas le suspendre ».

      Elle exhorte la présidente de la République hellénique, Katerina Sakellaropoulou, à « annuler cet acte législatif illégal et le Parlement grec à ne pas le ratifier pour que la Grèce ne soit pas le premier pays après la Seconde guerre mondiale à violer le principe international du non refoulement ».

      De nombreux demandeurs d’asile entrés en Grèce après le 1er mars ont été arrêtés et transférés dans des camps fermés avant leur expulsion prévue en vertu de cette ordonnance malgré les critiques des ONG de défense des droits de l’homme, comme Amnesty International.

      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/240320/grece-recours-en-justice-contre-la-suspension-de-la-procedure-d-octroi-d-a

    • Procédures pour le droit d’asile gelées

      « De quel crime se sont rendus coupables, ces gens pour être confinés dans cette situation inhumaine ? », s’est ému cette semaine le quotidien Efimerida Ton Syntakton (« Le journal des rédacteurs »), l’un des rares médias grecs à avoir dénoncé cet #enfermement qui ne respecte ni la convention de Genève, ni la Convention européenne des droits de l’homme. Qui s’en soucie ? Bruxelles se tait. Et le gouvernement grec du Premier ministre, Kyriákos Mitsotákis, a de toute façon gelé toutes les procédures de droit d’asile depuis le 1er mars, réagissant alors à la décision du président turc, Recep Tayyip Erdogan, d’ouvrir les frontières aux réfugiés et migrants qui se trouvaient en Turquie. La menace d’un afflux massif depuis la Turquie a permis à la Grèce de faire jouer une clause d’urgence, bloquant provisoirement le droit d’asile, tout en négligeant de consulter ses partenaires européens, comme le veut pourtant la règle.

      Et dans l’immédiat, la mise entre parenthèses du droit d’asile permet désormais de considérer de facto comme des migrants illégaux promis à la déportation, tous ceux qui ont accosté depuis mars sur les îles grecques. Avant même de quitter Lesbos, les 189 réfugiés transportés à Klidi avaient d’ailleurs été sommés de signer un document en grec. Sans savoir qu’ils acceptaient ainsi leur future déportation. Le coronavirus (et les mauvaises relations actuelles entre la Grèce et la Turquie) retarde dans l’immédiat ces rapatriements forcés. Mais le confinement dans un camp quasi militaire au nord de la Grèce risque de générer de nouvelles souffrances pour ces réfugiés jugés indésirables.

      https://seenthis.net/messages/825871#message834430

    • Europe must act to stop coronavirus outbreak in Lesbos, say MEPs

      NGOs have raised concerns over asylum procedures being frozen. According to the Commissioner for Home Affairs, processing applications must not be stopped.

      “People arriving at the borders still have the right to apply for asylum and cannot be sent away without their claim being assessed,” explains Professor Philippe De Bruycker, Institute for European Studies, Université Libre de Bruxelles. “This does not mean that nothing can be done regarding the protection of health: People requiring asylum maybe tested to see if they are sick or not, and if they are it can be applied measures such as quarantine, or even detention or restrictions of movement within the territory of the states.”

      Restrictions on travel and social distancing measures means delays in the asylum process are inevitable.

      “A lot of member states are making the decision that the interviews with asylum seekers should not take place right now because they would like to limit the social interaction,” says Commissioner Johansson. “So there will be delays in the processes of asylum, but I think that member states are taking measures to deal with the risk of the virus being spread.”

      MEPs have called for an “immediate European response” to avoid a humanitarian crisis spiralling into a public health crisis. NGOs warn there is little chance of not getting infected living in such conditions.

      https://www.euronews.com/2020/03/24/europe-must-act-to-stop-coronavirus-outbreak-in-lesbos-say-meps

    • Grèce : un nouveau projet de loi encore plus restrictif pour l’asile en cours d’élaboration

      Le quotidien grec Efimerida tôn syntaktôn (Journal des Rédacteurs) (https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/237741_etoimazoyn-nomoshedio-eytelismoy-tis-diadikasias-asyloy) révèle le nouveau projet du ministère de l’Immigration pour la procédure d’asile

      Un nouveau projet de loi est en cours d’élaboration avec des dispositions problématiques en termes de finalité, d’efficacité et de légalité.

      Ce projet de loi vient à peine cinq mois après la loi sur la protection internationale, dont les dispositions restrictives ont été dénoncées par plusieurs organisations.

      Le nouveau projet en élaboration comprend les dispositions suivantes, très problématiques du point de vue de leur opportunité, de leur applicabilité, mais surtout de leur conformité au droit européen, international et national :

      • la possibilité d’omettre l’entretien personnel, pierre angulaire de la procédure d’asile, s’il s’avère impossible de trouver un interprète dans la langue choisie par l’interviewé, dans le cas où celle-ci est différente de la langue officielle de son pays d’origine

      • L’aide juridique, lors de l’examen en deuxième instance de la demande d’asile sera fournie uniquement à la demande de l’intéressé dans les deux jours qui suivent la notification de la décision de première instance. La demande d’aide juridique ne sera pas satisfaite automatiquement, mais sera examinée par le président de la commission de recours et ne sera accordée que si celui-ci juge probable une issue favorable à l’intéressé de l’appel. L’absence d’assistance judiciaire ne constituera pas une raison valable pour un report du réexamen de la demande d’asile, à moins que la Commission de recours ne considère que cette absence puisse provoquer un préjudice irréparable au demandeur d’asile, et que l’appel ait de fortes chances d’aboutir à l’annulation de la décision en première instance.

      • si le demandeur d’asile a déjà séjourné dans un autre pays pendant plus que de deux mois, sans être menacé de poursuite individuelle pour des raisons de race, de religion, de nationalité, d’appartenance à un groupe social particulier ou de convictions politiques, alors ce pays est considéré comme offrant une protection adéquate et sa demande d’asile en Grèce est irrecevable

      • en cas de rejet en deuxième instance de la demande d’asile, le demandeur sera maintenu en centre de détention jusqu’à son expulsion ou jusqu’à ce que la procédure arrive à son terme, sans qu’il puisse être libéré, s’il dépose une demande d’annulation du rejet ou une demande de suspension de son expulsion.

      Ce nouveau projet réduit à moins que rien, voire annule des garanties de la procédure d’asile ; il est introduit quelques jours après l’expiration de la loi sans précédent qui suspendait le dépôt de nouvelles demandes d’asile pendant un mois et prévoyait l’expulsion immédiate vers les pays d’origine des nouveaux arrivants. Il s’agissait d’une suspension de la Convention de Genève, qui n’est pas prévue par celle-ci même en temps de guerre. Il faudrait ajouter que la fin de la période de suspension ne se traduit pas par une réouverture de la procédure car le service d’asile reste fermé jusqu’au 10 avril à cause de mesures de protection sanitaire. Et tout laisse croire que la fermeture du service, sera prolongée pour au moins un mois.

      Enfin, le projet de loi réduit de plus que de moitié le temps prévu pour l’examen et l’adoption d’une décision en appel, en introduisant de nouveaux délais impossible à tenir : un mois pour la décision en appel contre trois actuellement, vingt jours pour la procédure accélérée appliquée aux frontières contre 40 jours en vigueur aujourd’hui, dix jours pour l’audition de l’appel si l’intéressé est en détention.

      L’expulsion en application du décret de suspension de la procédure d’asile de deux femmes vulnérables d’origine afghane, a été stoppée par le Conseil d’État, qui a ordonné leur maintien dans le territoire. Le sort d’une troisième femme afghane sera décidée en séance plénière du Conseil d’Etat en septembre.

      Source (en grec)

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/237741_etoimazoyn-nomoshedio-eytelismoy-tis-diadikasias-asyloy

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiosyni/237450_stamatiste-tis-ameses-apelaseis

      –-> reçu de Vicky Skoumbi, via la mailing-list Migreurop, le 04.04.2020

    • GCR’s comments on the draft law amending asylum legislation

      Athens, 27 April 2020—The Greek Council for Refugees (GCR) expresses its deep concern over the new draft law that inter alia amends asylum legislation[1], which was submitted for public consultation amidst a public health crisis, at a time when the main concern is the protection of asylum seekers and the entire population from the risks and effects of the pandemic, and while concerns for asylum seekers who remain in overcrowded sites and/or in administrative detention in the midst of the pandemic are increasing.

      The Ministry’s of Migration and Asylum new draft law comes within less than 4 months since the entry into force (January 1, 2020) of L. 4636/2019 "On International Protection”, i.e. the law that entailed extensive changes of the Greek asylum law, which in itself is not an example of good law-making, and which in practice invalidates the invoked purpose of systematizing and codifying the relevant legislation (see explanatory memorandum law 4636/2019).

      In addition, despite the fact that L. 4636/2019 has been consistently and substantively criticized by all national and international bodies and civil society organisations, due its numerous problematic regulations having led to deregulating the Greek asylum system, weakening the safeguards of refugee protection in Greece and “placing people in need of international protection in danger”,[2] the proposed amendments do not, in any part, restore the extremely problematic provisions of L. 4636/2019.

      On the contrary, the introduced amendments are once more and in many respects contrary to the EU acquis in the field of asylum, and in this sense constitute a direct violation of EU law and of the Asylum and Return Directives, weakening basic guarantees for persons in need of protection, introducing additional procedural obstacles and reflecting, at the legislative level, the repeatedly stated intention to generalize detention and to increase returns, by preventing actual access to international protection. Accordingly, the draft law’s title “Improving Legislation on Migration, etc.” can only be considered as a euphemism.

      Amongst a set of extremely problematic provisions, the following are indicatively highlighted:

      The possibility for a non-competent Service (Regional Reception and Identification Services), which unlike the Asylum Service does not have the status of an independent Agency, to register requests for international protection, without even ensuring that this procedure can be completed by properly trained staff or compliance with the necessary guarantees for properly completing the procedure (Article 5 of the draft law)

      The deviation from the obligation to provide interpretation in a language that the applicant understands and the limitation of the obligation to conduct a personal interview with the applicant prior to a decision on a request for international protection (articles 7 & 11 of the draft law), in direct violation of the Procedures’ Directive (Directive 2013/32/ EU).

      The proposed amendments derogate from the minimum guarantees provided by the Procedures’ Directive, allowing for a personal interview to be conducted in the official language of the applicant’s country of origin “if it proves impossible to provide interpretation in the language of his/her choice" and for a decision to be issued without having previously conducted a personal interview, “if the applicant does not wish to conduct the interview in the official language of his/her country of origin", irrespective of whether the applicant is in fact able to understand this language. It is recalled that the competent Commissioner of the European Commission recently reiterated that “as far as interpretation is concerned, the Asylum Procedure Directive provides that communication takes place in the language preferred by the applicant, unless there is another language which the applicant understands and in which he/she can communicate in a clear and concise manner”,[3] while the Directive does not, under any circumstances, infer that the language understood by the applicant is the official language of their country of origin. Syrian Kurds, who constitute the largest minority in Syria and who largely do not speak/understand the official language of their state (Arabic), but only the Kurdish dialect kurmanji, are a typical such case. It is further noted that the cases under which a first instance asylum decision can be issued without conducting a personal interview are restrictively regulated under Article 14 of Directive 2013/32/EU. The proposed omission of the personal interview, under Article 11 of the draft law, does not constitute one of the cases provided in the Directive, nor is it left at the Member States’ discretion to foresee additional exceptions to the obligation to conduct a personal interview. In any case, the possibility of issuing a decision without conducting a personal interview with the applicant places asylum seekers at increased risk of return, in violation of the principle of non-refoulement.

      The obstruction of the right to legal aid and the right to effective remedies (article 9 of the draft law). As has been repeatedly documented, to date, the Greek authorities have yet to ensure real access to free legal aid at second instance, as is enshrined in EU law. On the contrary, in 2019 only 33% of asylum seekers who appealed a negative decision were able to benefit from free legal aid at second instance, and only 21% in 2018. [4] A fact that demonstrates “an administrative practice that is incompatible with EU law, and which to an extent is of a permanent and genera nature”. [5]

      However and instead of taking all necessary measures to ensure the right to free legal aid, the proposed amendment introduces an additional restriction on this right, requiring for applicants to submit, within a very short and exclusive period of two days, after the notification of their negative decision, an application for legal aid, which is granted by the President of the Appeals Committee “only if it is considered probable for the appeal to succeed.” In this case, and in order to provide legal assistance to the applicant, the appointed lawyer has the opportunity to submit a memorandum, which can exclusively include “belated (οψιφανείς and και οψιγενείς)” claims.

      Specifically, it is noted that a) The amendment reverses the rule and standard of proof set out in Article 20 (3) of Directive 2013/32/EU, which states that “Member States may provide that free legal assistance and representation not be granted where the applicant’s appeal is considered by a court or tribunal or other competent authority to have no tangible prospect of success", instead providing that legal assistance is restricted not in case where the appeal “has no tangible prospects of success”, but in case it is merely “presumed that the appeal has no prospects of success”.

      b) The amendment of article 9 of the draft law introduces an additional procedural obstacle to accessing legal aid and the right to an effective remedy, in what concerns the applicants, as well as added workload in what concerns the Appeals Committees. Applicants are required to submit a request in Greek (and for that matter, within a deadline of only two days from the moment the decision has been notified), following which the existence of the substantial preconditions for the provision of free legal aid shall be examined. Without the assistance of a lawyer, without specialized legal knowledge and without knowledge of the language, it is obvious that this request, in the oumost favorable event, will necessarily be limited to a standardised form, essentially depriving the applicant of the opportunity to develop the reasons his/her meeting, in the specific case, the substantial reasons for being granted legal aid.

      (c) In the proposed amendment it is stated that the request for legal aid is “examined by the President of the Committee, before which the appeal is pending” and “is granted only if the appeal is presumed likely to be successful”, whereas if the request is granted, the lawyer that represents the applicant, in the context of legal aid, can only "submit a memorandum on the appeal, with which they can make “belated and posterior (οψιφανείς and και οψιγενείς) claims”. Based on this, it appears as if the provision indicates that the request for legal aid is submitted after the appeal has already been lodged (as, otherwise, neither a determination of the appeal can take place, nor can the probability of success of an appeal that has yet to be lodged be examined). However, it is recalled that in accordance with Article 93 (c) L. 4636/2019, the appeal must inter alia cite the “specific reasons on which the appeal is based”, which in itself requires the drafting of a legal document in Greek, [6] unless the appeal is to be rejected as inadmissible; i.e. rejected without previously having examined the substance of the appeal. Consequently, even in the event that the request for free legal aid is ultimately granted, the content of the legal aid ends up being devoid of meaning, in violation of Article 20 (1) of Directive 2013/32/ EU, which provides that free legal assistance “shall include, at least, the preparation of the required procedural documents […]“. By contrast, in accordance with the introduced amendment, the lack of “specific reasons” in the initial appeal cannot be remedied by the appointed lawyer, nor is a possibility to develop any potential claims in the memorandum even provided, as currently provided by article 99 L. 4636/2019; instead, the lawyer can only make “belated (οψιφανείς και οψιγενείς) claims” that is new or subsequent arguments, under an obvious and actual fear that, even after granting free legal aid, the appeal can be rejected as inadmissible; i.e. without examining the merits of the applicant’s claims at second instance, practically depriving the applicant of actual access to an effective remedy, in violation of Directive 2013/33/EU and article 47 of the EU Charter of Fundamental Rights.

      The retroactive abolition of the possibility for the applicant to be referred for the issuance of a residence permit on humanitarian grounds, in case their application for international protection is rejected (Article 33). The possibility of referral for the issuance of a residence permit on humanitarian grounds is to this day an important safeguard and complements the Greek state’s obligations in view of its international commitments to protect individuals who, although not recognized as beneficiaries of international protection, fall under the non-refoulement principle (eg. unaccompanied minors, persons with special connection with the country - right to private or family life under Article 8 of the ECHR, serious health reasons) that prevent their removal. The abolition of the relevant provision contributes to creating a significant group of persons who cannot be removed from the country, yet whom being deprived fundamental rights, remain in a prolonged state of insecurity and peril.

      The generalization of the possibility to impose detention measures and the reduction of basic guarantees when imposing such a measure (articles 2, 21 and 52 of the draft law). The proposed amendments attempt a further strictening of legislation with respect to the imposition of detention measures, in violation of fundamental guarantees enshrined in EU law and international human rights law. Indicatively, article 2 proposes the abolition of the obligation to provide “full and thorough reasoning” when ordering the detention of asylum seekers. The provision of article 52 attempts to reverse the rule that administrative detention in view of return is applied, exclusively, as an exceptional measure, and only if the possibility of implementing alternatives to detention has been exhausted, while at the same time attempts to limit the control of legality. In view of CJEU case law, based on which the Return Directive foresees “a gradation of the measures to be taken in order to enforce the return decision, a gradation which goes from the measure which allows the person concerned the most liberty, namely granting a period for his voluntary departure, to measures which restrict that liberty the most, namely detention in a specialised facility",[7] the proposed provision is in check for compliance with the minimum standards of protection guaranteed by the EU.

      [1] “Improvements on the Legislation on Migration, amendments of provisions of laws 4636/2019 (A ’169), 4375/2016 (A’ 51), 4251/2014 (A ’80) and other provisions”.

      [2] See UNHCR, UNHCR urges Greece to strengthen safeguards in draft asylum law, 24 October 2019, available at: https://www.unhcr.org/gr/en/13170-unhcr-urges-greece-to-strengthen-safeguards-in-draft-asylum-law.html; GNCHR Observations [in Greek] on the Draft Law of the Ministry of Citizen Protection: “On International Protection: provisions on the recognition and status of third-country nationals or stateless persons as beneficiaries of international protection, on a single status for refugees or for persons entitled to subsidiary protection and on the content of the protection provided, unification of provisions on the reception of applicants for international protection, the procedure for granting and revoking the status of international protection, restructuring of judicial protection for asylum seekers and other provisions”, 24 October 2019, available at: http://www.nchr.gr/images/pdf/apofaseis/prosfuges_metanastes/Paratiriseis%20EEDA%20sto%20nomosxedio%20gia%20Asylo%2024.10.2019.pdf; GCR, GCR’s comments on the draft bill “On International Protection, 22 October 2019, available at: https://www.gcr.gr/media/k2/attachments/GCR_on_bill_about_International_Protection_en.pdf.

      [3] P-004017/2019, Commissioner Johansson’s reply on behalf of the European Commission, 5 February 2020, available at: https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/P-9-2019-004017-ASW_EL.pdf

      [4] AIDA Report on Greece, Update 2019, forthcoming and AIDA Report on Greece, Update 2018, March 2019, available at: https://www.asylumineurope.org/reports/country/greece.

      [5] See case C‑525/14, Commission v Czech Republic, EU C 2016 714, recital 14.

      [6] Indicatively, see GCR, GCR’s comments on the draft bill “On International Protection”, op. cit.

      [7] CJEU, El Dridi, C-61/11, recital 41.

      https://www.gcr.gr/en/news/press-releases-announcements/item/1434-gcr-s-comments-on-the-draft-law-amending-asylum-legislation

    • Asylum-seekers in Evros center protest asylum procedures delays

      Young asylum-seekers rioted on Tuesday morning in the Reception and Identification Center of #Fylakio in northern Evros. They set mattresses in the ward for unaccompanied minors on fire and it needed the intervention of the fire service extinguish the blaze.

      The riots started short before 10 o’ clock. Police forces rushed to the center to restore the order..

      Nobody was injured, yet significant material damage was reportedly caused.

      According to state broadcaster ERT TV, the protest was staged against the delays in asylum procedures and the extension of the lockdown in refugees centers until May 21.

      Local media report adds also the living conditions as one of the reasons for the protest.


      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/05/12/evros-asylum-seekers-riot
      #résistance #protestation #Evros

    • Grèce : prison ferme pour deux demandeurs d’asile accusés de violences dans un camp

      Deux demandeurs d’asile afghans ont été condamnés jeudi 14 mai par la justice grecque à six ans et huit mois de prison ferme pour des violences commises lors d’une manifestation dans le camp de Fylakio, au nord du pays.

      Ils réclamaient l’accélération du traitement de leur demande d’asile, ils ont obtenu de la prison ferme.

      Deux demandeurs d’asile originaires d’Afghanistan, âgés de 22 et 23 ans, ont écopé jeudi en Grèce de peines de six ans et huit mois de prison pour violences, trouble à l’ordre public, possession et utilisation illégale d’armes.

      Mardi 12 mai, des migrants avaient exprimé leur mécontentement en mettant le feu à des matelas et en agressant des policiers présents dans le camp de Fylakio (https://www.infomigrants.net/fr/post/24711/grece-des-demandeurs-d-asile-manifestent-contre-la-lenteur-du-traiteme), à la frontière gréco-turque. Selon les forces de l’ordre appelées à la barre lors de l’audience de jeudi, plusieurs personnes les ont attaquées avec des tournevis, des lames métalliques et des haches.

      Vingt-six autres demandeurs d’asile, qui avaient également été interpellés par la police grecque lors de cette manifestation, seront jugés ultérieurement.

      La centaine de migrants, dont des mineurs isolés, hébergés dans le centre de Fylakio y sont détenus le temps du traitement de leur dossier d’asile. Certains attendent depuis plus de six mois l’examen de leur demande.

      La pandémie de coronavirus a aggravé les retards déjà existants dans le traitement des dossiers, les services d’asile fonctionnant au ralenti ces dernières semaines.

      Athènes a été critiqué à plusieurs reprises par des ONG de défense des droits de migrants et réfugiés pour les défaillances chroniques de son système d’octroi d’asile et les conditions de vie épouvantables dans les camps de réfugiés surpeuplés.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/24782/grece-prison-ferme-pour-deux-demandeurs-d-asile-accuses-de-violences-d