Notre capacité d’attention diminue fortement à cause des smartphones - rts.ch

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  • Les pathologies du smartphone

    L’influence du smartphone telle que décrite dans l’ouvrage de Bruno Patino a donné lieu à de nouveaux comportements, voire même à de nouvelles maladies, au sein de la population. En voici une liste non exhaustive.

    Athazagoraphobie : La peur d’être oublié ou ignoré par ses pairs. Cette dépendance affective est liée à l’envoi incessant de textos.

    Nomophobie : La peur de se retrouver sans téléphone portable. Cette contraction de « no mobile phone » et « phobia » décrit la panique que peuvent éprouver certaines personnes face à l’éloignement de leur appareil.

    Phubbing : L’acte d’ignorer des personnes physiquement présentes en regardant son téléphone plutôt que de communiquer avec elles. Le nom de ce phénomène est issu des mots « phone » et « snubbing » (repousser ou snober en français).

    Textonite : Une tendinite du pouce due aux gestes répétitifs des doigts lors de la rédaction de messages sur son smartphone.

    Vibration fantôme : La sensation de ressentir les vibrations du téléphone ou de l’entendre sonner alors que celui-ci est inactif.

    Zombiewalking : Marcher dans la rue tout en regardant son téléphone portable. Une pratique non sans risque pour les piétons.

    Extrait de : Notre capacité d’attention diminue fortement à cause des smartphones RTS
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10414540-notre-capacite-d-attention-diminue-fortement-a-cause-des-smartphones.ht

    . . . . Les poissons rouges qui tournent en rond dans leur bocal ont une capacité d’attention de huit secondes. L’attention des humains, quant à elle, s’approche désormais de neuf secondes, selon une étude réalisée par Google et qui se base sur la génération des Millenials. Cette statistique inquiétante est le point de départ de l’auteur français dans son livre « La civilisation du poisson rouge : petit traité sur le marché de l’attention ».
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    Le temps moyen quotidien passé sur nos téléphones a doublé entre 2012 et 2016 : il est de 4h48 au Brésil, 3h en Chine, 2h37 aux Etats-Unis et 1h32 en France. Ce temps devrait encore doubler d’ici 2020, explique Bruno Patino dans son ouvrage publié mi-avril aux éditions Grasset.

    « Cette dépendance n’est pas le produit du hasard, mais de l’application, par un certain nombre de plateformes et d’outils, d’un modèle économique publicitaire. Ce modèle dépend donc du temps de cerveau disponible. Les outils sont connectés en permanence et il leur a fallu conquérir du temps que nous utilisions déjà pour autre chose. Pour mieux le faire, ils ont utilisé certains apports des neurosciences afin de nous rendre dépendants », révèle le journaliste.

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