• The Iron Dome is global – and so is the resistance - Red Pepper
    https://www.redpepper.org.uk/global-politics/palestine-middle-east/the-iron-dome-is-global-and-so-is-the-resistance

    What is unique, at least since the era of open colonialism and its genocides, is the unity this carnage has inspired among political elites in the Global North, and to some extent beyond it. After all, when fascism rose in Europe the 1930s, it had powerful supporters in our political classes, but it also had powerful opponents.

    That is far less true today. All across what passes for a political spectrum, from the rabid far right to the mealy-mouthed centre left, we have witnessed powerful actors putting their partisan differences aside to come together in active support of these crimes against humanity.

    Far from fracturing our political class, this iteration of fascism has united it: Donald Trump agrees with Joe Biden; Rishi Sunak with Keir Starmer, Emanuel Macron with Marine Le Pen; Justin Trudeau with Giorgia Meloni; Viktor Orbán with Narendra Modi.

    And so, we must ask: On what precisely do they all agree? What are they uniting behind? What are they all defending when they speak of Israel’s ‘right to defend itself’?

    It’s too simple, I’m afraid, to say they are united in defense of a single state. They are, of course, but they are also united in defense of a shared belief system. Amidst the reality of global economic apartheid and accelerating climate breakdown, they are united in a shared supremacist vision of safety and security for the few.

    This vision is the flip side of their steadfast refusal to in any way address the underlying drivers of these crises: capitalism, limitless growth, colonialism, militarism, white supremacy, patriarchy.

    As Sherene Seikaly puts it, we are ‘In the age of #catastrophe’ and ‘#Palestine is a paradigm’.

    • Finalement, « l’effondrement »,c’est vachard parce, sur le coup, tu sais même pas que t’es déjà « effondré » vu qu’il te faudra attendre plusieurs générations pour t’en apercevoir. Impatient je suis de vivre toute cette belle #résilience

      #effondrisme #gloubi-boulga #phobosophes

      On vit une « époque passionnante ». C’est ce que doivent penser tous les gens qui sont à la rue ou coincés dans des camps de fortune aux frontières de la « Forteresse Europe ».

      La #collapsologie : une nouvelle manifestation de l’#indécence ...

      #Gilles_de_la_Tourette

    • Ben je vois pas pourquoi tu le saurais de manière certaine, depuis le tout tout départ ils disent que l’effondrement n’est PAS un événement (genre ça se passe à telle date de telle heure à telle heure) mais un processus, qui prend longtemps et qui est très probablement déjà commencé (y compris quand ils ont commencé avec le premier livre).

      C’est plein de facteurs à la fois, les catastrophes naturelles (sécheresses et inondations bien plus fortes), migrations climatiques, guerres, terrorismes, crises financières, pandémies, etc, etc, qui combinés aboutissent à désorganiser de plus en plus le mode de vie industriel. Mais comme il le rappelle encore là, à aucun moment ça ne signifie la fin obligatoire du capitalisme d’un coup, puisqu’il est lui-même un système extrêmement résilient se nourrissant des chocs répétés. C’est uniquement en s’y préparant et en ayant des actions collectives qu’on peut espérer sortir de certaines dépendances, et uniquement à une échelle plutôt locales (municipales et régionales) d’après lui/eux.

    • L’indécence se trouve dans le ton docte qu’ils adoptent et les pseudo-remèdes qu’ils préconisent pour se « résilier » ou plutôt faire en sorte que nous nous « résignions ». Ils nous font un #storytelling soft et dégoulinant de coolitude et partant, certain·es arriveront à se persuader que ça va passer « crème » sans choc, justement, puisque ça va s’étaler dans un temps plutôt long. J’espère juste pour eux qu’ils pourront ainsi rester longtemps dans le déni. Le seul problème c’est qu’ils aveuglent beaucoup de monde et tous les « adeptes » du récit des collapsologues vont fatalement se trouver à un moment ou à un autre, elles/eux mêmes confronté·es à une tragédie. Présentement, nous sommes en train d’en vivre un épisode brutal. Et sinon, beaucoup de communautés de par le monde l’ont déjà expérimenté cet « effondrement » et malheureusement leurs capacités de « résilience » se sont vite retrouvées « à la rue ».

      Le manifeste des « Damné·es de la Terre » peut en témoigner :

      https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion

      Quant à savoir si nous serons capables de nous auto-organiser pour faire face ne serait-ce qu’en regard à ce que se passe là, à ce moment présent, et bien c’est pas gagné. Oui, je sais : je suis plutôt d’un naturel pessimiste, ce qui soit dit en passant, serait plutôt un avantage vu que, envisageant le plus souvent le pire, j’ai rarement de « mauvaises » surprises. Sinon, oui, moi aussi je suis choqué par ce qui se passe, je suis désemparé de voir que nos sociétés et les institutions qui seraient censées pouvoir amortir les chocs que nous subissons soient complètement « failed ». Alors, des petites communautés capables de faire face : oui d’accord, la première condition étant qu’elles se donnent en priorité les moyens de préserver l’intégrité physique de leurs propres membres et qu’elles arrivent aussi à se dissimuler un tant soit peu pour éviter de susciter l’appétit d’autres communautés ou plutôt d’organisations moins « cool » d’un point de vue éthique, voire qui adopteront sans aucun état d’âme un comportement ouvertement criminel pour assouvir leurs volontés de domination et de contrôle en mode « hubris ».

  • La nouvelle phase « verte » du capitalisme et son avant-garde
    "écologique et citoyenne"...

    Miquel Amorós est un intellectuel écolibertaire espagnol connu entre
    autres pour ses analyses mettant en lumière les contradictions et la
    fausse radicalité parmi les militants écologistes et d’extrème gauche
    (y compris anarchistes).

    Un très grand nombre de listes candidates aux élections municipales se
    disent "écologistes et citoyennes".

    Leurs candidat(e)s ainsi que leurs supporters (et trices) devraient lire ce texte ;-)

    https://lepasdecote.video.blog/2020/01/31/les-nouveaux-habits-du-developpementalisme-capitaliste

    • Le texte est bien écrit mais c’est une opposition somme toute classique entre réforme et révolution avec un côté assez (de façon caricaturale) marxiste : la révolution viendra toute seule suite aux contradictions du capitalisme qui le feront s’écrouler.

    • Encore une lecture de travers, que ce soit du courant anti-industriel ou de la critique de la valeur etc : à aucun moment ni les uns ni les autres ne disent que la révolution viendra toute seule, mais que les insurrections, le bordel, etc, va arriver tellement ce sera dur de continuer à vivre sous ce mode de vie (et c’est déjà largement le cas, un peu partout dans le monde, ce n’est pas du tout « dans le futur »).

      Mais cela n’implique en rien du tout que ça va être mieux ensuite, puisque ça peut parfaitement aboutir à un monde plus barbare, ou à mettre au pouvoir une autre caste de sauveurs à la place de l’ancienne, plutôt que de chercher à vivre plus libres, plus autonomes, aussi bien matériellement que politiquement.

      Et pour ce texte précisément, la conclusion est très claire : « Si la société civile parvient à s’organiser en dehors des institutions et des bureaucraties ». Sinon non. Donc aucune super révolution obligatoire mécaniquement.

    • #Green_New_Deal
      Voir peut-être aussi : https://seenthis.net/messages/814673

      [edit]
      A propos de « XR », un collectif appelé « the Wretched of the Earth » (les Damné·es de la Terre) avait publié une lettre ouverte adressée à la soit disant « rebellion » :

      https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion

      @val_k en avait fait une traduction écrite et audio en français et l’avait publiée sur archive.org. Mais comme je suis infoutu d’en retrouver le lien, je pose son texte ici :

      Lettre ouverte à Extinction Rebellion
      "La lutte pour la justice climatique est le combat de nos vies, et nous devons le faire correctement."

      Lettre des collectifs formant Les Damnés de la Terre (Wretched of The Earth) publié sur le site du magazine Red Pepper le 3 mai 2019.
      Wretched of The Earth est un collectif communautaire anglais pour les groupes et les peuples indigènes, noirs, métisses et de la diaspora qui réclament la justice climatique et qui agissent en solidarité, tant au Royaume-Uni que dans le Sud.
      Cette lettre a été écrite en collaboration avec des dizaines de groupes alliés. Alors que s’achevaient les semaines d’action appelées par Extinction Rebellion, nos groupes se sont réunis pour réfléchir sur le récit, les stratégies, les tactiques et les revendications d’un mouvement climatique revigoré au Royaume-Uni. Dans cette lettre, nous formulons un ensemble de principes et de demandes fondamentaux enracinés dans la justice et nous considérons comme crucial que le mouvement tout entier en tienne compte alors que nous continuons à élaborer une réponse à "l’urgence climatique".

      Cher Extinction Rebellion,

      L’émergence d’un mouvement de masse comme Extinction Rebellion (XR) est le signe encourageant que nous avons atteint un moment propice dans lequel il existe à la fois une conscience collective de l’immense danger qui nous attend et une volonté collective de le combattre. Une masse critique est d’accord avec la lettre ouverte qui lance XR quand elle déclare : « Si nous continuons sur notre voie, l’avenir de notre espèce est sombre. »

      Dans le même temps, pour construire un avenir différent, voire même pour l’imaginer, nous devons comprendre ce qu’est cette « voie » et comment nous en sommes arrivés a un monde tel que nous le connaissons maintenant. « La Vérité » de la crise écologique est que nous ne sommes pas arrivés ici par une série de petites erreurs, mais que nous avons été poussés par des forces puissantes qui ont conduit la répartition des ressources de la planète entière et la structuration de nos sociétés. Les structures économiques qui nous dominent ont été créées par des projets coloniaux dont le seul but est la poursuite de la domination et du profit. Pendant des siècles, le racisme, le sexisme et le classisme ont été nécessaires pour que ce système soit maintenu et ont façonné les conditions dans lesquelles nous nous trouvons.

      Une autre vérité est que pour beaucoup, l’austérité n’appartient pas à « l’avenir ». Pour ceux d’entre nous qui sont indigènes, de la classe ouvrière, noirs, métisses, queer, trans ou handicapés, l’expérience de la violence structurelle est une partie intégrante de notre droit de naissance. Greta Thunberg appelle les dirigeants mondiaux à agir en leur rappelant que « notre maison est en feu ». Pour beaucoup d’entre nous, la maison est en feu depuis longtemps : chaque fois que la vague de violence écologique monte, nos communautés, en particulier dans les pays du Sud, sont toujours les premières touchées. Nous sommes les premiers à faire face à une mauvaise qualité de l’air, à la faim, aux crises de santé publique, à la sécheresse, aux inondations et aux déplacements.

      XR déclare que « la science est claire : il est entendu que nous sommes confrontés à une urgence mondiale sans précédent. Nous nous trouvons dans une situation de vie ou de mort. Nous devons agir maintenant. » Vous ne réaliserez peut-être pas que lorsque vous vous concentrez sur la science, vous passez souvent à côté du feu et de nous - vous passez à côté de nos histoires de lutte, de dignité, de victoire et de résilience. Et vous passez à côté de la vaste connaissance intergénérationnelle de l’unité avec la nature qu’ont nos peuples. Les communautés indigènes nous rappellent que nous ne sommes pas séparés de la nature et que protéger l’environnement, c’est aussi nous protéger. Pour survivre, les communautés des pays du Sud continuent à projeter la vision et la construction de nouveaux mondes libres de la violence du capitalisme. Nous devons à la fois nous concentrer sur ces expériences et reconnaître ces savoirs là.

      Nos communautés sont en feu depuis longtemps et ces flammes sont attisées par notre exclusion et notre silenciation. Sans intégration de nos expériences, toute réponse à cette catastrophe ne changera pas la manière complexe dont les systèmes sociaux, économiques et politiques façonnent nos vies - offrant à certains un passage facile dans la vie en en faisant supporter le coût à d’autres. Pour envisager un avenir dans lequel nous serons tous libérés des causes profondes de la crise climatique - capitalisme, extractivisme, racisme, sexisme, classisme, capacitisme et autres systèmes d’oppression - le mouvement pour le climat doit refléter les réalités complexes de la vie de chacun dans leur narration.

      Et cette complexité doit également être répercutée dans les stratégies. Beaucoup d’entre nous sont exposés au risque d’arrestation et de criminalisation. Nous devons peser avec soin les coûts qui peuvent être infligés à nous et à nos communautés par un État qui est déterminé à cibler ceux qui sont racialisés avant ceux qui sont blancs. La stratégie de XR, avec comme tactique première d’être arrêté, est valable - mais elle doit être soutendue par une analyse continue de son privilège ainsi que de la réalité de la violence de la police et de l’État. Les participants XR devraient utiliser leur privilège de pouvoir risquer une arrestation tout en soulignant la nature racialisée du maintien de l’ordre. Bien qu’une partie de cette analyse ait commencé à être réalisée, tant qu’elle n’est pas au cœur de l’organisation de XR, ce n’est pas suffisant. Pour faire face au changement climatique et à ses racines dans les inégalités et la domination, il faudra une diversité et une pluralité de tactiques et de communautés afin de co-créer le changement transformateur nécessaire.

      Nous saluons l’énergie et l’enthousiasme que XR a apporté au mouvement écologiste, et cela nous donne l’espoir de voir autant de personnes prêtes à agir. Mais comme nous l’avons souligné ici, nous estimons que certains aspects essentiels de leur approche doivent évoluer. Cette lettre appelle XR à faire davantage dans l’esprit de ses principes, qui disent qu’ils « travaillent à la construction d’un mouvement participatif, décentralisé et inclusif ». Nous savons que XR a déjà organisé divers exercices d’écoute et a reconnu certaines des lacunes de son approche. Nous espérons donc que XR et ses membres apprécieront notre contribution.

      Alors que XR achève cette période d’actions, nous espérons que notre lettre propose quelques réflexions utiles pour la suite des choses. La liste des demandes que nous présentons ci-dessous ne prétend pas être exhaustive, mais offrir un point de départ qui souligne les conversations dont nous avons un besoin urgent.

      Les Damnés de la Terre (Wretched of the Earth) ainsi que de nombreux autres groupes, considèrent les revendications suivantes comme cruciales pour la rébellion de justice climatique :

       Mettre en œuvre une transition axée sur la justice afin de réduire à zéro les émissions de carbone du Royaume-Uni d’ici 2030, dans le cadre de sa juste part pour maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 ° C ; cela comprend l’arrêt de tous les projets de fracturation, la gratuité des solutions de transport et du logement décent, la réglementation et la démocratisation des entreprises et la restauration des écosystèmes.

       Passer un Nouveau Pacte Vert Mondial pour assurer le financement et la technologie des pays du Sud grâce à la coopération internationale. La justice climatique doit inclure les réparations et la redistribution ; une économie plus verte en Grande-Bretagne obtiendra très peu de résultats si le gouvernement continue d’empêcher les pays vulnérables de faire de même avec une dette écrasante, des accords commerciaux inéquitables et l’exportation de ses propres industries extractivistes mortelles. Ce "Green New Deal" inclurait également la fin du commerce des armes. Les guerres ont été créées pour servir les intérêts des entreprises - les plus grandes transactions d’armes ont livré du pétrole ; tandis que les plus grandes armées du monde sont les plus grandes consommatrices d’essence.

       Tenir les sociétés transnationales pour responsables de leurs actes en créant un système qui les réglemente et les empêche de pratiquer la destruction mondiale. Cela impliquerait de se débarrasser de nombreux accords de commerce et d’investissement existants qui consacrent la volonté de ces sociétés transnationales.

       Retirer la planète des marchés boursiers en restructurant le secteur financier pour le rendre transparent, démocratisé et durable, tout en décourageant les investissements dans les industries extractives et en subventionnant les programmes relatifs aux énergies renouvelables, la justice écologique et les programmes de régénération.

       Mettre fin à l’environnement hostile des murs et des clôtures, des centres de détention et des prisons utilisés contre les communautés racialisées, migrantes et réfugiées. Au lieu de cela, le Royaume-Uni devrait reconnaître ses responsabilités historiques et actuelles dans la conduite du déplacement des peuples et des communautés et honorer ses obligations à leur égard.

       Garantir des communautés florissantes dans les pays du Nord et du Sud dans lesquelles tout le monde a droit à une éducation gratuite, à un revenu suffisant, qu’il soit au travail ou non, à des soins de santé universels, y compris un soutien au bien-être mental, des transports abordables, une alimentation saine à prix abordable, un emploi et logement digne, une participation politique significative, un système de justice transformatrice, les libertés liées au genre et à la sexualité et, pour les personnes handicapées et les personnes âgées, de vivre de manière autonome dans la communauté.

      La lutte pour la justice climatique est la lutte de nos vies et nous devons la mener correctement. Nous partageons cette réflexion d’un lieu d’amour et de solidarité, de groupes et de réseaux travaillant avec des communautés en première ligne, unis dans l’esprit de construire un mouvement pour la justice climatique qui ne fasse pas payer les plus pauvres des pays riches pour faire face à la crise climatique, et refuse de sacrifier les peuples du Sud pour protéger les citoyens du Nord. Il est essentiel que nous restions responsables devant nos communautés et envers tous ceux qui n’ont pas accès aux centres de pouvoir.
      Sans cette responsabilité, l’appel à la justice climatique est vide.

      Les Damnés de la Terre (Wretched of the Earth).

    • @rastapopoulos
      Tu cites la dernière phrase qui effectivement commence par un conditionnel précautionneux mais juste avant voilà ce qui est écrit :

      Le jour où le système techno-industriel — géré par les marchés ou par l’État —, cessera de répondre aux besoins d’une partie importante de la population ou, en d’autres termes, lorsque les conditions météorologiques ou quelque autre facteur enrayera l’approvisionnement, viendra le temps des insurrections. Un système défaillant, qui entrave la mobilité de ses sujets et les menace de mort par inanition n’a pas d’avenir. Il est probable que, dans le feu de l’action, des structures communautaires — fondamentales pour assurer l’autonomie des révoltes — seront reconstruites.

      Si c’est pas du messianisme révolutionnaire ça, alors c’est que je ne sais vraiment pas lire. Ce qui me frappe vraiment dans ce genre de littérature, c’est qu’à part conchier les trucs réformistes (certes souvent avec des raisons valables) rien n’est vraiment construit ce qui fait qu’au final on a juste l’impression que l’unique but est donc vraiment de conchier les trucs réformistes (et pour se justifier on dit qu’un jour y aura l’insurrection... et voilà). La présentation de l’auteur et du texte fait par @marclaime ne dit pas autre chose. On a déjà vu ça dans le militantisme trotskiste (et sûrement d’autres courants) qui passait son temps à décrier les autres sectes du même acabit qu’eux même, ce serait bien de ne pas recommencer (ou continuer)...

    • J’insiste : si tu confonds « insurrection » et « révolution », ya clairement un problème de lecture important… :)

      Il n’y a aucun messianisme dans ta citation, c’est un fait établi qu’il y a déjà des insurrections un peu partout, dès que les gens ont faim, n’arrivent plus à joindre les deux bouts, n’arrivent plus à vivre la vie que nous fait mener le capitalisme. La question c’est une fois qu’on s’est insurgé, qu’est-ce qui advient ? Et là il n’y a aucune assurance que ça aboutisse à quelque chose de positif, d’émancipateur, et cela dépend de la condition que j’ai cité plus haut.

      1) Vie tellement pourrie qu’on n’arrive même plus à subvenir aux besoins de base (manger, habiter, etc) => insurrection.
      2) Si on parvient à s’organiser de manière autonome (aussi bien politiquement : anarchisme, que matériellement : sans être dépendants d’industries énormes) => révolution.

      L’un est totalement sûr et déjà le cas un peu partout dans le monde, l’autre est totalement incertain et ça peut parfaitement aboutir à plus de barbarie (daesh, régimes autoritaires, etc).

    • C’est sûrement une question de vocabulaire mais cela dit je ne déclarerais pas que c’est « totalement sûr » que les insurrections adviendront de façon systématique. Pour parler de ce qui se passe chez nous, cela dépend par exemple si on considère que le mouvement des gilets jaunes est une insurrection ou une simple révolte d’une petite fraction de la population. Je dis ça car je travaille dans une petite entreprise et c’est tout simplement incroyable de constater la veulerie dont peuvent faire preuve la plupart de mes collègues (tous méprisants envers les gilets jaunes, ricanant quand les manifestations contre la réforme des retraites passent devant l’entreprise... Et j’ai vu ça dans d’autres emplois, généralement au mieux on a le droit à de l’indifférence). Bref, on peut très bien passer directement à la case dictature sans passer par la case insurrection/révolution, c’était le sens de mon commentaire précédent.

  • Lettre à Extinction Rebellion
    https://archive.org/details/LettreExtinctionRebellion

    (Lecture de la traduction de la) Lettre ouverte à Extinction Rebellion
    « La lutte pour la justice climatique est le combat de nos vies, et nous devons le faire correctement. »
    Lettre des collectifs formant Les Damnés de la Terre (Wretched of The Earth) publié sur le site du magazine Red Pepper le 3 mai 2019.
    Wretched of The Earth est un collectif communautaire anglais pour les groupes et les peuples indigènes, noirs, métisses et de la diaspora qui réclament la justice climatique et qui agissent en solidarité, tant au Royaume-Uni que dans le Sud.
    Cette lettre a été écrite en collaboration avec des dizaines de groupes alliés. Alors que s’achevaient les semaines d’action appelées par Extinction Rebellion, nos groupes se sont réunis pour réfléchir sur le récit, les stratégies, les tactiques et les revendications d’un mouvement climatique revigoré au Royaume-Uni. Dans cette lettre, nous formulons un ensemble de principes et de demandes fondamentaux enracinés dans la justice et nous considérons comme crucial que le mouvement tout entier en tienne compte alors que nous continuons à élaborer une réponse à « l’urgence climatique ».


    photo @val_k issue de la série #Résilience : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157632365533596

    Source en anglais : https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion
    déjà seenthissé par @pguilli https://seenthis.net/messages/779385 et aussi en « réponse » au témoignage seenthissé par @tranbert ici https://seenthis.net/messages/780794 ;)

    #audio #opensource_audio #Ecologie

    • La version texte est sur archive.org, en cliquant sur le premier lien @igor_babou
      L’import automatique génère des bugs qu’il faut corriger à chaque fois à la main hélas, je le ferai plus tard quand je serai sur min ordinateur et j’ajouterai le texte aussi ici ainsi que les références où ça en a déjà parlé sur seenthis...

  • An open letter to Extinction Rebellion | Red Pepper
    https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion

    This letter was collaboratively written with dozens of aligned groups. As the weeks of action called by Extinction Rebellion were coming to an end, our groups came together to reflect on the narrative, strategies, tactics and demands of a reinvigorated climate movement in the UK. In this letter we articulate a foundational set of principles and demands that are rooted in justice and which we feel are crucial for the whole movement to consider as we continue constructing a response to the ‘climate emergency’.

    At the same time, in order to construct a different future, or even to imagine it, we have to understand what this “path” is, and how we arrived at the world as we know it now. “The Truth” of the ecological crisis is that we did not get here by a sequence of small missteps, but were thrust here by powerful forces that drove the distribution of resources of the entire planet and the structure of our societies. The economic structures that dominate us were brought about by colonial projects whose sole purpose is the pursuit of domination and profit. For centuries, racism, sexism and classism have been necessary for this system to be upheld, and have shaped the conditions we find ourselves in.

    Another truth is that for many, the bleakness is not something of “the future”. For those of us who are indigenous, working class, black, brown, queer, trans or disabled, the experience of structural violence became part of our birthright. Greta Thunberg calls world leaders to act by reminding them that “Our house is on fire”. For many of us, the house has been on fire for a long time: whenever the tide of ecological violence rises, our communities, especially in the Global South are always first hit. We are the first to face poor air quality, hunger, public health crises, drought, floods and displacement.

    #extinction_rebellion #écologie #stratégie #green_new_deal #programme #transition

    • You may not realize that when you focus on the science you often look past the fire and us – you look past our histories of struggle, dignity, victory and resilience. And you look past the vast intergenerational knowledge of unity with nature that our peoples have. Indigenous communities remind us that we are not separate from nature, and that protecting the environment is also protecting ourselves. In order to survive, communities in the Global South continue to lead the visioning and building of new worlds free of the violence of capitalism. We must both centre those experiences and recognise those knowledges here.

      #sud_global #justice #politique