L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info

/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-

  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info

    Article très intéressant, qui explore les relations entre droit et communs, propriété foncière et partage de la terre...

    « S’approprier un lieu consiste à le conformer à soi comme à se conformer à lui ; s’approprier une terre revient à se l’attribuer comme à se rendre propre à elle » [2].
    Contre la doctrine dominante, Vanuxem propose de sortir de la division classique du droit entre les choses et les personnes. Pour elle, les choses sont en quelque sorte des milieux, car on peut y séjourner, on peut y être accueilli. Cette idée bouleverse la notion de propriété en permettant d’entrevoir celle-ci non plus comme l’appropriation des choses, notamment la terre, par les humains, mais comme la dépendance de ces derniers vis-à-vis de ce qu’ils habitent.

    Une réalité des (mi)lieux intermédiaires...

    insister sur la capacité « topique » du droit, c’est reconnaître le droit comme pratique irréductible et singulière ainsi que comme la capacité de produire des attachements stables et durables.

    A coup sûr !

    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015

    #communs, #droit, #lieux_intermédiaires

  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info
    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015

    Quels rapports les territoires en lutte entretiennent-ils avec le droit ? Celui-ci doit-il être considéré autrement que comme une arme de l’ennemi qui se retourne parfois contre lui ?

    Aux cours des dernières années, on a régulièrement entendu la catégorie policière « zone de non-droit » appliquée aux territoires en lutte contre l’expansion du capitalisme. L’expression permettait à la fois de justifier la brutalité du rétablissement de l’ordre étatique et d’occulter la diversité d’usages nouveaux et inventifs permis par la suspension des normes et des institutions. Par ailleurs, si elle est révélatrice du bouleversement en cours, l’idée d’une révocation du droit conventionnel rend aveugle sur les pratiques juridiques réels des mouvements de résistance ainsi que sur la production de normes immanentes aux situations d’autonomie.
    D’un côté, on observe une utilisation stratégique du droit conventionnel : les luttes, en particulier celles contre les projets d’aménagement du territoire, établissent des rapports de force qui reposent partiellement mais essentiellement sur une capacité à freiner le camp adverse en le mettant en défaut sur le terrain juridique (par exemple en prouvant son incapacité à respecter les mesures de protection environnementale). D’un autre côté, on constate une invention originale de normes à la lisière du droit : les communautés en résistance se dotent de formes et d’énoncés leur permettant de s’organiser, de perdurer, de surmonter leurs conflits.

    #droit #propriété #communs