• Épisode 4
    Au service des ventes d’armes - Les mémos de la terreur
    Mercredi 24 Novembre 2021
    https://egypt-papers.disclose.ngo/fr/chapter/france-egypte-vente-armes

    Pour assurer des exportations d’armement vers l’Égypte, l’État français a relégué ses diplomates au second plan. Au cœur de cette stratégie mercantile, le ministre de la défense puis des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et l’Etat-major des armées. (...)

    Episode 1 : Opération Sirli - Les mémos de la terreur
    ▻►https://seenthis.net/messages/937340

    Episode 2 Les mercenaires du ciel - Les mémos de la terreur
    https://seenthis.net/messages/937425

    Épisode 3 Surveillance made in France - Les mémos de la terreur
    https://seenthis.net/messages/937592

    #FranceEgypte

  • Mort de Gaye Camara : la légitime défense remise en cause
    https://disclose.ngo/fr/article/mort-de-gaye-camara-la-legitime-defense-remise-en-cause

    Disclose et Index ont reconstitué les événements ayant entraîné la mort de Gaye Camara, 26 ans, lors d’une intervention de la police en janvier 2018. Modélisation 3D à l’appui, notre enquête remet en cause la thèse officielle : la légitime défense du policier à l’origine du tir.

  • Violence et déforestation, le prix du soja français
    26 nov. 2020 - Disclose.ngo
    https://disclose.ngo/fr/article/violence-et-deforestation-le-prix-du-soja-francais

    En remontant la filière du soja entre le Brésil et la France, Disclose a découvert qu’une partie de ces importations sont liées à des incendies volontaires et des exactions contre des habitants du Cerrado, l’autre poumon de la planète après l’Amazonie.

    On nous avait prévenus, il y a comme un courant d’air sucré dans le port de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Les habitants de l’estuaire de la Loire connaissent bien l’odeur du soja qui s’échappe des bateaux. Par dizaines, ces cargos de l’or jaune, véritables géants de mers venus du Brésil, font escale chaque année sur les rives de cette commune de l’ouest de la France. (...)

    https://www.youtube.com/watch?v=AIe6paNCCCc&feature=emb_logo

  • Lactalis, une firme sans foi ni loi - L’ogre du lait
    https://lactalistoxique.disclose.ngo/fr


    L’ogre du lait (1/3) : la pollution de la rivière de la Seiche
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/logre-du-lait-13-la-pollution-de-la-riviere-de-la-seiche

    En Ille-et-Vilaine, à Retiers, se trouve l’une des plus grandes laiteries d’Europe : la société laitière de Retiers, propriété du groupe Lactalis. En 2017, les rejets d’eau usée de cette usine ont tué toute vie aquatique sur 8 km.

    Pollution en bande organisée
    Une enquête de #Disclose : Mathias Destal, Marianne Kerfriden, Inès Léraud et Geoffrey Livolsi.
    Lactalis bénéficie d’importantes subventions publiques pour… moins polluer ! En 2016, soit un an avant le rejet toxique de l’été 2017, l’usine de Retiers (35) à reçu pas moins de 400 000 euros de la part de l’agence de l’eau Loire – Bretagne. Depuis 2002, c’est près de 5 millions d’euros qui lui ont été versés par l’établissement public.

    https://multinationales.org/La-pollution-au-quotidien

    Une autre affaire qui a défrayé la chronique ces derniers mois est le combat judiciaire entre le groupe #Lactalis et une petite commune proche du Vercors, Saint-Just-de-Claix. Propriétaire d’une fromagerie dans la ville, Lactalis refusait de la raccorder au réseau d’assainissement public et rejetait directement ses eaux usées dans l’Isère, en arguant qu’elle avait besoin de construire sa propre station d’épuration. Le maire a fini par céder début 2019 et accorder l’autorisation de construire cette station. Quelques mois plus tard, Lactalis était condamnée pour ses rejets dans l’Isère à une amende de 100 000 euros, dont la moitié avec sursis. Loin du réquisitoire du parquet (500 000 euros) et du million d’euros que le groupe aurait économisé en ne traitant pas ses eaux usées entre 2011 et 2019.

    Ce n’est pas la première fois que Lactalis se rend coupable de ce type de #pollution, déjà signalée sur son site de Craon en cause dans l’affaire du lait contaminé de 2017-2018. En mai 2019, une filiale de Lactalis a été condamnée à une amende de 250 000 euros pour la pollution d’une #rivière d’Ille-et-Vilaine qui a entraîné la mort de milliers de poissons.

    https://cqfd-journal.org/Emmanuel-Besnier
    Déjà signalé par Odilon mais c’est tellement édifiant que deux fois vaut mieux qu’une https://seenthis.net/messages/881918
    Marie, Emmanuel et Jean-Michel Besnier, trois actionnaires milliardaires figurent sans surprises parmi les 20 premières fortunes françaises sans être au Cac-40 ce qui leur permet de passer sous les radars. L’enquête de Disclose est édifiante et de salubrité publique. Vu la réponse du groupe sur la page les pieds sur terre , la #famille_Besnier devrait voir les #subventions_publiques tomber aussi longtemps que les vaches pissent du lait.

    https://www.prix-pinocchio.org/nomine/lactalis

    • Thread sur twitter :
      https://twitter.com/Disclose_ngo/status/1279049745659559938

      Une enquête de @TBIJ, avec @Disclose_ngo et le @guardian révèle que 2,3 milliards d’euros ont été versés à l’industrie de la viande et du lait par la #BERD et #IFC, deux des principales banques d’aide au développement de @Banquemondiale.

      Principal bénéficiaire des financements de l’IFC et de la BERD : la filière laitière, avec plus de 890 millions d’euros investis en 10 ans. Les filières de la #volaille et du #porc ont obtenu 445 millions d’euros chacune.

      et ses partenaires ont découvert que ces #fonds_publics ont été largement mis au service de l’expansion de #multinationales. Des géants de l’#agrobusiness qui les ont utilisés pour construire des #abattoirs et des « #méga-fermes » industrielles à travers le monde.

      Parmi les bénéficiaires se trouve des poids lourds de l’agroalimentaire français. En 2010, la BERD a pris une participation dans les filiales d’Europe de l’Est et d’Asie centrale du groupe @DanoneFR – 25,3 milliards d’euros de CA en 2019.
      En 2016, c’est le @groupe_lactalis, n°1 mondial du lait, qui obtient un prêt de 15 millions d’euros de la part de la BERD. Les fonds ont bénéficié à #Foodmaster, la filiale de Lactalis au Kazakhstan.

      A l’époque, la #BERD annonce que « ce programme permettra à #Foodmaster d’augmenter la production et la qualité des produits laitiers » locaux. Ces dernières années, #Lactalis a été impliqué dans plusieurs scandales, dont la contamination de lait infantile à la salmonelle en 2017.
      Récemment, l’IFC a validé un prêt de 48M d’euros à la société indienne Suguna, le plus gros fournisseur de volaille du pays et l’un des dix plus gros producteurs mondiaux. En 2016, une ferme de Suguna a été accusée d’utiliser un antibiotique pointé du doigt par l’OMS.

      Autant d’investissements en contradiction avec les engagements de la BERD et de l’IFC en faveur de la lutte contre le changement climatique. Incohérence d’autant plus criante que l’élevage industriel est responsable de près de 15% des émissions de gaz à effets de serre.

      #Danone #France #Lactalis #Kazakhstan #produits_laitiers #lait_infantile #Suguna #antibiotiques

    • Le groupe #Carrefour complice de la #déforestation de l’#Amazonie

      Au #Brésil, les supermarchés Carrefour se fournissent en viande de #bœuf auprès d’un géant de l’agroalimentaire baptisé #Minerva. Une multinationale accusée de participer à la déforestation de l’Amazonie, et qui bénéficie du financement de la Banque mondiale.

      Chaque année, le Brésil exporte près de deux millions de tonnes de viande de boeuf. Pour assurer un tel niveau de production, l’élevage intensif est devenu la norme : partout à travers le pays, des méga-fermes dévorent la forêt amazonienne pour étendre les zones de pâturages.

      L’organisation internationale Trase, spécialisée dans l’analyse des liens entre les chaînes d’approvisionnement et la déforestation, a publié en 2019 une étude indiquant que l’industrie de la viande bovine au Brésil est responsable du massacre de 5 800 km2 de terres chaque année. Cette déforestation massive met en danger la faune et la flore, accélère les dérèglements climatiques et favorise les incendies, souvent localisés dans les zones d’élevage.

      Parmi les géants du bœuf brésilien qui sont aujourd’hui dans le viseur de plusieurs ONG : Minerva. Cette société inconnue en France est l’un des leaders de l’exportation de viande transformée, réfrigérée et congelée vers les marchés du Moyen-Orient, d’Asie ou d’Europe. Selon nos informations, l’un de ses principaux clients n’est autre que le groupe français Carrefour, qui a fait du Brésil son deuxième marché après la France.

      Fin 2019, après les incendies qui ont dévasté l’Amazonie, Noël Prioux, le directeur général de Carrefour au Brésil, s’est fendu d’une lettre à ses fournisseurs brésiliens, dont Minerva. Il souhaitait s’assurer que la viande de bœuf fournie par Minerva, mais aussi JBS et Marfrig, ne provenait pas d’élevages installés dans des zones déboisées. Quelques mois plus tôt, en juin, Carrefour s’était engagé à ce que « 100% de sa viande fraîche brésilienne » soit issue d’élevages non liés à la déforestation.

      Contacté par Disclose, Carrefour qualifie Minerva de fournisseur « occasionnel » au Brésil. Selon un responsable de la communication du groupe, Carrefour Brasil » a demandé à l’ensemble de ses fournisseurs de la filière bœuf un plan d’action pour répondre à l’engagement de lutte contre la déforestation. Dès que le groupe a connaissance de preuves de pratiques de déforestation, il cesse immédiatement d’acheter les produits dudit fournisseur. »

      https://www.youtube.com/watch?v=6ACsayFkw_Y&feature=emb_logo

      Le groupe continue pourtant à se fournir en viande bovine auprès de Minerva, mis en cause dans un rapport de Greenpeace Brésil au début du mois de juin. Selon l’ONG, l’entreprise aurait acheté des milliers de bovins à une exploitation appelée « Barra Mansa ». Laquelle est soupçonnée de se fournir auprès d’éleveurs accusés de déforestation. À l’image de la ferme de Paredão, installée dans le Parc national Serra Ricardo, dont la moitié des 4000 hectares de terrain auraient été déboisés illégalement. Barra Mansa, située à quelques kilomètres à peine, y a acheté 2 000 bovins, qui ont été achetés à leur tour par Minerva, le fournisseur de Carrefour au Brésil. Les analyses de données effectuées par Trase indiquent, elles aussi, qu’il existerait un lien direct entre les chaînes d’approvisionnement de Minerva et la déforestation de plus de 100 km2 de terres chaque année ; Minerva conteste ces conclusions.

      Minerva bénéficie du soutien de la Banque mondiale

      En décembre 2019, notre partenaire, The Bureau of Investigative Journalism (TBIJ), et le quotidien britannique The Guardian ont révélé que la Banque mondiale et son bras financier, la Société internationale financière (IFC), soutiennent directement l’activité de Minerva. Une participation financière initiée en 2013, date de la signature d’un prêt de 85 millions de dollars entre Minerva et l’IFC. Objectif affiché à l’époque : « Soutenir [le] développement [de Minerva] au Brésil, au Paraguay, en Uruguay et probablement en Colombie ». En clair, une institution d’aide au développement finance un géant mondial du bœuf soupçonné de participer à la déforestation de l’Amazonie. Le tout, avec de l’argent public.

      Selon des experts de l’ONU interrogés par le BIJ, la Banque mondiale doit absolument reconsidérer ses investissements au sein de Minerva. « Compte tenu de la crise climatique mondiale, la Banque mondiale devrait veiller à ce que tous ses investissements soient respectueux du climat et des droits de l’Homme et doit se retirer des industries qui ne respectent pas ces critères », a déclaré David Boyd, le rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme et l’environnement. Une position également défendue par son prédécesseur, le professeur de droit international John Knox : « Le financement international de projets contribuant à la déforestation et la détérioration du climat est totalement inexcusable ».

      Contactée, l’IFC explique avoir « investi dans Minerva afin de promouvoir une croissance pérenne (…) dans le but de créer une industrie bovine plus durable ». L’organisation assure que sa participation dans l’entreprise a permis à Minerva de prendre « des mesures pour améliorer la traçabilité de son approvisionnement auprès de ses fournisseurs directs », précisant qu’aujourd’hui « 100 % de ses achats directs proviennent de zones qui n’ont pas été déforestées. » Quid, dès lors, des fournisseurs indirects ? Ceux qui font naître et élèvent les bovins, avant qu’ils n’arrivent aux ranchs qui les enverront à l’abattoir ? Ils constituent de fait le premier maillon de la chaîne d’approvisionnement.

      Taciano Custódio, responsable du développement durable de Minerva, reconnaît lui-même qu’ « à ce jour, aucun des acteurs de l’industrie n’est en mesure de localiser les fournisseurs indirects ». Il en rejette la faute sur l’administration brésilienne et l’absence de réglementation en la matière, tout en justifiant la déforestation : « Les pays d’Amérique du Sud possèdent encore un grand pourcentage de forêts et de terres non défrichées qui peuvent être exploitées légalement et de manière durable. Certains pays invoquent notamment la nécessité d’agrandir leur territoire de production afin de pouvoir développer la santé et l’éducation publiques et investir dans des infrastructures. ».

      Depuis le début de l’année 2020, plus de 12 000km2 de forêt ont disparu. Soit une augmentation de 55% par rapport à l’année dernière sur la même période.

      https://disclose.ngo/fr/news/au-bresil-le-groupe-carrefour-lie-a-la-deforestation-de-lamazonie

    • Pédophilie dans le sport : des défaillances à répétition, des centaines de victimes

      Depuis 1970, pas moins de 77 affaires de violences sexuelles dans le sport ont été étouffées ou auraient pu être évitées. Révélations sur de lourds dysfonctionnements qui ont fait près de 300 victimes, la plupart âgées de moins de 15 ans au moment des faits, et qui mettent en cause des fédérations, des clubs, des collectivités locales et la #justice.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/111219/pedophilie-dans-le-sport-des-defaillances-repetition-des-centaines-de-vict

    • Huit affaires de pédophilie dans le monde sportif breton décryptées

      Sur les 77 cas révélés de récidive de pédophilie dans le milieu du sport en France, l’enquête de Disclose décrypte huit cas de dysfonctionnements en #Bretagne.

      1 Quinze plaintes contre un entraîneur de basket-ball déjà condamné

      En 2019, deux adolescents portent plainte pour agressions sexuelles contre leur entraîneur de basket, par ailleurs coordinateur jeunesse à la mairie de Bouchemaine, près d’Angers (49) – l’éducateur est présumé innocent à ce stade de la procédure. Les enquêteurs enregistrent une quinzaine de plaintes et découvrent que l’homme a sévi depuis les années 1990 dans le Maine-et-Loire, le Finistère et le Morbihan. Déjà condamné pour atteinte sexuelle sur mineur, l’entraîneur était parvenu à faire effacer sa condamnation auprès du ministère des sports, jusqu’à la faire retirer de l’extrait numéro 1 de son casier judiciaire – réservé à la justice. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      2 Un entraîneur de basket avec un suivi sociojudiciaire

      Condamné en 2015 à Évreux pour agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques, un entraîneur bénévole est parvenu à intégrer un club de basket de la région rennaise malgré son suivi sociojudiciaire. Il y commet alors une nouvelle agression sur un adolescent. Condamné pour agression sexuelle en juin 2019, il a désormais l’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      3 À la tête d’une équipe de foot féminin malgré son casier judiciaire

      En 2014, un entraîneur de football de la section féminine d’un club brestois est condamné pour des atteintes sexuelles contre deux jeunes filles de 16 ans. Il écope d’un an de prison, dont huit mois avec sursis, avec interdiction d’exercer auprès des mineurs pendant cinq ans. Il avait déjà été condamné pour des attouchements sur sa nièce, et s’est retrouvé, malgré tout, à la tête d’une équipe de football féminin. Dysfonctionnements : récidive et en poste malgré une condamnation.

      4 Sept gymnastes victimes de l’entraîneur récidiviste

      En 2013, un entraîneur d’un club de gymnastique de la région vannetaise a été condamné pour agressions sexuelles sur sept enfants du club. Il avait déjà été condamné en 2007 pour détention d’images pédopornographiques. Le président du club de gymnastique a quant à lui été condamné en avril 2015 à six mois de prison avec sursis. Motif : il n’a pas tenu compte de l’interdiction de l’entraîneur d’exercer auprès de mineurs. Dysfonctionnements : récidive, en poste malgré une condamnation.

      5 L’entraîneur-violeur a retrouvé les tables de ping-pong

      Entre les années 1980 et 1990, un entraîneur de tennis de table à Lyon, viole à plusieurs reprises un adolescent et agresse sexuellement plusieurs jeunes mineurs. L’un d’entre eux portera plainte une fois adulte, conduisant à la condamnation de l’entraîneur à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, en 2006. Disclose a retrouvé l’homme qui officie dans un club de la région brestoise où il anime des tournois et arbitre des compétitions pour la Fédération française de tennis de table – parfois auprès de mineurs. Contacté par Disclose et Envoyé Spécial, l’homme assure qu’il n’entraîne plus de mineurs. La direction du club actuelle confirme et affirme n’avoir jamais eu à se plaindre du comportement de l’intéressé. Pour autant, le Code du sport interdit à toute personne condamnée pour un délit ou un crime sexuel d’encadrer ou d’animer en milieu sportif. Dysfonctionnement : en poste malgré une condamnation.

      6 Devenu président d’un club, l’agresseur démissionne après un article de presse

      En 2006, un entraîneur de tennis de table est condamné par le tribunal correctionnel de Vannes à six mois de prison avec sursis pour atteinte sexuelle sur mineure. Cinq ans plus tard, l’agresseur présidait toujours la section tennis de table d’un club du Morbihan, département où réside la victime. Le président de la ligue de Bretagne, Claude Brossard, assure alors au journal L’Équipe « ne rien pouvoir faire » ne sachant rien de sa condamnation. « J’ai appelé la direction départementale et régionale de Bretagne de la jeunesse et des sports, déclare-t-il alors au quotidien sportif. On m’a répondu qu’il fallait du temps pour savoir ce qu’il avait fait, s’il était sur une liste d’interdits administratifs ». Devenu président de club, l’homme a démissionné à la suite de la publication de l’article. Dysfonctionnement : En poste malgré une condamnation.

      7 Interdit d’exercer, le prof de tennis coache à nouveau les jeunes

      En 1999, un entraîneur de tennis est condamné à deux ans de prison ferme pour viol et agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans. Il écope alors d’une interdiction d’exercer auprès de mineurs pendant dix ans. Cette période écoulée, il redevient entraîneur auprès d’enfants d’un club brestois. Selon nos informations, il entraîne encore des mineurs dans deux clubs du Finistère. Pourtant, le Code du sport interdit à toute personne condamnée pour un délit ou un crime sexuel d’entraîner en milieu sportif. Dysfonctionnement : En poste malgré une condamnation.

      8 Condamné, il crée son propre club de tir à l’arc

      Condamné en 2000 par le tribunal de Guingamp pour des agressions sexuelles sur mineurs, l’homme devient entraîneur de tir à l’arc à Paimpol quelques années plus tard. Il obtient même un certificat professionnel. Selon nos informations, il est poussé vers la sortie en 2016 en raison de son « comportement inadapté » avec des jeunes filles. Le club prévient alors la ligue de tir à l’arc mais personne ne prend la peine de signaler les faits à la justice. Libre de ses mouvements, il crée son propre club dans une commune voisine, à Pleubian et récidive. Il est condamné à huit ans de prison en août 2019. Dysfonctionnements : Récidive, en poste malgré une condamnation, signaux ignorés.

      https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-dans-le-monde-sportif/huit-cas-averes-de-pedophilie-dans-le-monde-sportif-breton-11-12-2019-1

    • Pédophilie dans le sport : « On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas »

      Le média d’investigation Discolose a récemment publié une longue et édifiante enquête sur les violences sexuelles dans le sport, en particulier envers les enfants. Pour notre éditorialiste Virginie Phulpin, il y aura un avant et un après.

      >> C’est une enquête choc que le média d’investigation Discolose, en partenariat avec Envoyé Spécial, sur France, 2, a publié jeudi soir. Elle concerne la pédophilie dans le sport, avec des chiffres et des témoignages édifiants. Pour notre éditorialiste Virginie Phulpin, le monde du sport doit ouvrir les yeux et se saisir enfin du problème.

      On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas. Bravo à Disclose pour son enquête qui va faire date. Si ce travail a mis au jour 77 affaires dans 28 sports avec 276 victimes de moins de 15 ans pour la plupart, c’est en partie parce que jusque-là, à tous les niveaux, on préférait taire les affaires de pédocriminalité dans le sport. Maintenant on va pouvoir travailler sur les problèmes de fond.

      Le premier, c’est la récidive. Dans le sport amateur, ce sont des bénévoles qui encadrent nos enfants. Et pour eux, la vérification du casier judiciaire n’est pas obligatoire. Donc il y a des clubs qui font confiance à un coach sans vérifier ses antécédents. Il y a aussi le problème du maintien en poste. Dans la grande majorité des cas, l’agresseur garde son poste même s’il est sous le coup d’une procédure judiciaire. Et sinon, il change juste de club ou de région. Il y a le silence coupable aussi. Souvent, des gens dans les clubs ou dans l’entourage des victimes ont été alertées de faits précis, mais elles n’ont pas informé la justice.

      Un enfant victime d’abus a du mal à se faire entendre. Les témoignages auprès de Disclose sont édifiants. Le club ou l’institution scolaire prend souvent fait et cause pour l’agresseur. Vous vous rendez compte, il rapporte des médailles, on ne va quand même pas l’embêter.
      Maintenant qu’on a ouvert les yeux, quelles sont les solutions ?

      D’abord il faut instaurer une instance indépendante pour recueillir les témoignages et faire remonter les informations à la justice. C’est très efficace aux Etats-Unis. Ensuite il faut rendre obligatoire la vérification des antécédents judiciaires des encadrants. Vous êtes peut-être parents, moi aussi, et on doit être certains que les coaches de nos enfants n’ont pas d’antécédents de pédocriminalité.

      Il faut aussi rappeler aux clubs qu’ils ont l’obligation de dénoncer quelqu’un quand ils ont des informations. C’est la loi. Et puis une personne condamnée pour une infraction sexuelle sur mineur devrait être systématiquement interdite d’exercer auprès d’enfants. A vie.

      Alors merci à Disclose, et maintenant, il faut que tout le monde s’y mette, des clubs au ministère en passant par les fédérations. On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas.

      https://www.europe1.fr/sport/edito-pedophilie-dans-le-sport-on-ne-pourra-plus-dire-quon-ne-savait-pas-393

    • Pédophilie dans le sport : ces témoignages qui brisent l’omerta

      Le sport n’est pas épargné par la pédocriminalité. Ses spécificités en font même un terrain de chasse privilégié pour des prédateurs sexuels.

      Violé par un éducateur de rugby dans son enfance, Sébastien Boueilh recueille depuis des témoignages qui donnent la nausée. Le fondateur de l’association « Colosse aux pieds d’argile » prévient et sensibilise aux risques de pédocriminalité. Comme ce jeudi dans la région lyonnaise. « Une jeune fille vient de me raconter qu’elle a été violée pendant dix ans par son entraîneur de tir à l’arc », confie-t-il.

      Une enquête relayée par plusieurs médias français et réalisée par Disclose pointe une réalité effrayante : 276 victimes, âgées de moins de 15 ans au moment des faits, sont recensées dans 77 affaires de pédophilie depuis 1970. « J’ai découvert l’ampleur du phénomène en arrivant au ministère, confie Roxana Maracineanu, la ministre des sports. Dans le milieu, on préférait parfois mettre ça sous le tapis parce qu’on est enfermés dans l’image du sport idéal. Ce n’est pas possible de penser que le sport est épargné avec parfois des adultes qui ont des emprises fortes sur les jeunes par rapport à la performance. »
      « Dans le sport, il y a aussi des contacts corporels qui attirent les criminels »

      En France, chaque jour, 500 enfants sont victimes de violences sexuelles. « Les pédocriminels colonisent les univers avec des enfants, comme le sport, précise Muriel Salmona psychiatre, auteur de « Le livre noir des violences sexuelles » (Collection « Que sais-je ? », Editions Puf). L’entraînement de haut niveau est un facteur de risque qui génère une relation avec l’éducateur dans la durée avec des enjeux importants. Dans le sport, il y a aussi des contacts corporels qui attirent les criminels plus qu’ailleurs. »

      Il existe l’histoire d’un pongiste lyonnais violé par son coach pendant des années. « Envoyé Spécial », le magazine de France 2 qui a travaillé avec le média d’investigation Disclose, a recueilli son témoignage diffusé ce mercredi soir et retrouvé les traces de son bourreau. Celui-ci exerce dans un club breton au contact d’autres enfants. Il y a aussi le cas de cet éducateur de basket condamné, reconverti dans le base-ball à l’autre bout de la France sans aucun suivi. « Avant de laisser s’engager un bénévole, tout président de club peut faire vérifier son casier judiciaire. Mais les gens ne sont pas tous sensibilisés donc ils ne le font pas assez. J’ai mis en place des mesures pour y remédier avec le contrôle systématique de l’honorabilité que nous expérimentons avant de le généraliser » affirme la ministre des sports.
      « Si un président de fédé me dit que son sport n’est pas touché… »

      Mais rien n’est possible sans un changement de mentalités. « Pour minimiser des coûts de déplacement, des clubs mettent encore des gamins mineurs à coucher dans la chambre d’un éducateur adulte. C’est intolérable ! », s’emporte Sébastien Boueilh.

      La ministre des sports a elle-même été confrontée au fléau avant d’entrer au gouvernement. Un entraîneur du club de natation de Clamart, où elle est toujours licenciée, a été mis en examen en 2017 après une plainte pour agression sexuelle sur mineure. « En tant que maman et bénévole, j’ai connu cet entraîneur. Il a été écarté il y a deux ans avec interdiction d’exercer auprès des mineurs. Depuis, le club a mis en place des processus : les enfants ne font plus la bise aux entraîneurs, ils font des checks. Si je prends des mesures : c’est que je sais que ça existe », précise l’ancienne championne de natation.

      Celle-ci est néanmoins montrée du doigt pour ne pas avoir répondu à un courrier d’avocats de parents qui avaient porté plainte et lui demandaient d’ouvrir une enquête administrative. Deux enquêtes étaient malgré tout en cours, l’une administrative et l’autre judiciaire.

      « Si un président de fédé me dit que son sport n’est pas touché, c’est un menteur, peste Boueilh. Elles le sont toutes. Je sais aussi que des dirigeants ont étouffé des affaires pour ne pas salir leur discipline comme l’a fait l’Église. »

      http://www.leparisien.fr/sports/pedophilie-dans-le-sport-ces-temoignages-qui-brisent-l-omerta-12-12-2019-

  • Disclose
    ‏ @Disclose_ngo
    07:18 - 4 juin 2019
    https://twitter.com/Disclose_ngo/status/1135838301657673733

    ⚠️Le ministère des Armées tarde à rendre public son rapport 2019 au Parlement sur les exportations d’armement. @Disclose_ngo a obtenu ce document et le publie dès aujourd’hui.#impactjournalism

    Rapport 2019 Au Parlement Sur Les Exportations D’armement De La France
    par Disclose.ngo
    https://fr.calameo.com/books/005893118eafadd30fd97

    Rapport au Parlement sur les exportations Rapport au Parlement 2019 sur les exportations d’armement de la France d’armement de la France 2019 Délégation à l’information et à la communication de la défense

    https://fr.calameo.com/read/005893118eafadd30fd97

  • Macron « assume » la livraison d’armes à l’Arabie saoudite, malgré la guerre au Yémen
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/09/guerre-au-yemen-une-ong-fait-un-recours-en-urgence-contre-le-depart-de-franc

    « L’Etat français ne peut ignorer que ces armes peuvent servir à commettre des crimes de guerre au Yémen, où plus de 400 000 civils sont potentiellement sous le feu », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) l’avocat de l’ACAT, Joseph Breham. Plusieurs autres organisations — comme Human Rights Watch, Amnesty International ou l’Observatoire des armements — sont également vent debout contre ces ventes. Jeudi, une centaine de personnes étaient rassemblées au port du Havre, à l’appel de la Ligue des droits de l’homme et du Mouvement de la paix, pour dénoncer ces livraisons qui contribuent, selon eux, au « carnage en cours au Yémen ». « Interdire les ventes d’armes aux pays en guerre » ou « Au Yémen, un enfant est tué toutes les 5 minutes », pouvait-on lire sur leurs pancartes.

    Si le président français n’a pas précisé les armes qui devaient être chargées au Havre, le site d’investigation Disclose a avancé que le navire devait prendre livraison de « huit canons de type Caesar » que l’Arabie saoudite pourrait utiliser dans la guerre qu’elle livre au Yémen aux rebelles houthistes, minorité chiite soutenue par l’Iran, grand rival de Riyad. Paris a invariablement affirmé que ces armements ne sont utilisés que de manière défensive et pas sur la ligne de front.

    Mais, selon une note de la direction du renseignement militaire (DRM), révélée par Disclose mi-avril, 48 canons Caesar produits par l’industriel français Nexter « appuient les troupes loyalistes, épaulées par les forces armées saoudiennes, dans leur progression en territoire yéménite ». Une carte de la DRM estime que « 436 370 personnes » sont « potentiellement concernées par de possibles frappes d’artillerie », dont celles des canons français. « Il ne suffit pas de dire “j’ai des garanties”, il faut nous les montrer. De même, nous aimerions qu’on nous explique clairement, nettement, comment l’Arabie saoudite lutte contre le terrorisme au Yémen », a réagi Aymeric Elluin, d’Amnesty International France.