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  • Les météorologues inquiets des conséquences de la 5G Laurent Burkhalter - Jérémie Favre - 15 Mai 2019 - RTS
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    Chaque année, une centaine de cyclones, d’ouragans et de typhons s’abattent sur le globe terrestre. Premiers remparts pour organiser les évacuations, les prévisions météo pourraient être perturbées par la 5G.
    Pour prévenir ces événements, modéliser leur trajectoire, et le cas échéant organiser les évacuations de population, les chercheurs utilisent des instruments de mesures de fréquences particulièrement sensibles pour évaluer l’énergie émise naturellement par la planète à des niveaux très faibles.

    Au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme de Reading, en Angleterre, un partenaire de MétéoSuisse, l’inquiétude est de mise. Car la technologie 5G représente potentiellement une menace.

    « Nous mesurons plusieurs fréquences qui ont des propriétés particulières. Par exemple, la vapeur d’eau émet un signal d’environ 24 gigahertz. Très proche de l’une des fréquences qui pourraient être utilisées par la 5G », explique le météorologue Stephen English, mercredi dans le 19h30. En conséquence, ce signal d’information extrêmement important observé depuis l’espace pourrait se retrouver brouillé.

    « Sauver des centaines de milliers de vies »
    Une cinquantaine de satellites météorologiques circulent autour de la Terre. Ils livrent des informations précieuses pour les prévisions météo. Si ces données devaient être corrompues, les conséquences pourraient être désastreuses.

    « Grâce aux informations détectées par les satellites, nous pouvons donner des alertes d’ouragans cinq à dix jours à l’avance. Sans ces données, nous n’aurions rien pu détecter dans le cas de l’ouragan Irma par exemple, ni donner l’alerte. Avec ces informations vous pouvez dire qu’on sauve des dizaines, ci ce n’est des centaines de milliers de vies chaque année », souligne Tony McNally, lui aussi météorologue à Reading.

    Rien contre la 5G
    Les scientifiques ne s’opposent pas fondamentalement à la 5G, mais ils demandent urgemment à plusieurs gouvernements, notamment celui des Etats-Unis, de protéger les fréquences critiques. Ni l’industrie ni le régulateur international n’ont souhaité s’exprimer à ce propos.

    Collaborateur scientifique chez Météosuisse pour la protection des radiofréquences, Maxime Hervo souligne que la même interrogation se pose pour la Suisse, « puisque c’est un phénomène global. » Mais le problème ne concerne pas la 5G telle qu’on la voit actuellement, souligne-t-il.

    Fréquences différentes en Suisse
    Collaborateur scientifique chez Météosuisse pour la protection des radiofréquences, Maxime Hervo souligne dans le 19h30 que la même interrogation se pose pour la Suisse, « puisque c’est un phénomène global. » Mais le problème ne concerne pas la 5G telle qu’on la voit aujourd’hui, souligne-t-il.

    Les fréquences actuelles sont différentes en Suisse et il n’y a pas de problème aujourd’hui sur ce plan-là. Mais « c’est une question qui va se poser au mois d’octobre lors d’une conférence internationale qui devra décider de ce sujet », précise le scientifique. Il s’agira concrètement de choisir les bonnes fréquences, pour la 5G, afin qu’elles ne perturbent pas les autres services comme les satellites météo notamment.

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