Dossier / Enfin (le) libre !

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  • Mais ?! Mais ?! À part la courte intro (bigup Stallman !) les 3 articles qui célèbrent la culture de + en + partagée du #Libre sont... payants !?!
    « On pourrait avoir du libre presque partout » ... bah pas chez Politis visiblement ?

    On pourrait pas déjà partir du pré-requis que tout ce qui vient du bien commun et/ou du libre, du bénévolat, doit d-facto être accessible à tou-te-s ?
    Merdre !
     ?

    #Paywall ? Dossier / Enfin (le) libre ! | Politis - https://www.politis.fr/dossiers/enfin-le-libre-450

    • cc @hlc pour la question du paywall
      Ce qui me choque, c’est quand le paywall est appliqué aux tribunes écrites bénévolement (et qui ont vocation à interpeller tout le monde !) et j’imagine quand il est appliqué à des propos opposés aux enclosures de tous ordres. Après, le modèle que Politis trouve pour rémunérer ses employé·es... J’imagine que ces personnes n’ont pas de proprios ou de magasin d’alimentation qui prend comme monnaie la satisfaction d’avoir fait un truc bénévole.

    • Complément :
      Juste une précision vu le nombre de journalistes sur [twitter] : non je ne remets pas en cause le fait que tout travail mérite salaire, sinon j’aurais tagué @emanach
      Je remets en cause des choix de fonctionnement économique, je remets en cause le pillage des ressources libres
      Je remets en cause le fait d’inféoder la transmission des savoirs à la possession de richesse
      Je remets en cause la fausse inquiétude de voir le populisme monter quand on tient si peu compte de l’Educ Pop, et qu’on l’appauvrit, in fine, au lieu de l’enrichir...
      Pour le reste, concernant le journalisme et autres activités de transmission des savoirs, le bénévolat est un choix individuel et JAMAIS je ne reprocherai à une personne, bien souvent pauvre, de ne pas faire ce choix.
      Je combats des idées, des réflexes parfois, pas des gens.

    • Je ne sais pas, @val_k : dans l’idéal je suis d’accord avec toi mais il y a quelques années, Rue 89 avait fait le choix d’ouvrir et Mediapart celui du paywall. Celui qui s’est fait racheter par l’Obs et qui n’a jamais rien produit d’intéressant, ce n’est hélas pas celui qui a fait du paywall (même si ça fait râler mais c’est génial, que Seenthis nous permettre de profiter des accès des autres).

      Je crois qu’en France on a vraiment du mal à entretenir les communs et je l’ai vu en étant bénévole mille heures par an pendant cinq ans sur une revue : personne ne voit l’intérêt de payer autrement que pour consommer, c’était super compliqué d’arracher dix euros par an aux camarades. J’en parle ici. http://blog.ecologie-politique.eu/post/Crowdfunding-a-la-francaise
      Depuis cette année, je ne file plus mes dix euros, mon revenu a trop baissé.
      Pareil quand j’étais dans une batucada queer féministe : les meufs donnaient leurs pièces jaunes pour payer une soupe à prix libre et 2,50 la bière dégueu à l’épicerie du coin. Quand on saura que les priorités, c’est pas de filer nos trois (ou plus, hein !) sous aux marchands plutôt qu’aux camarades, on aura un peu avancé.

      Je ne sais pas comment Reporterre fait... à part refuser systématiquement mes reportages, ah ah.
      https://asialyst.com/fr/2019/04/27/recycles-non-dechets-plastiques-inondent-asie-sud-et
      Je ne sais pas, je pense qu’ils s’auto-exploitent comme je faisais à L’An 02, qu’ils ont des empois aidés et payent peu de piges (donc finalement sont sur ce modèle des employé·es qui produisent l’info et des militant·es qui la consomment). C’est pas un bien commun, c’est un autre type d’entreprise...

    • Merci de me glisser dans la conversation.
      Il n’y a pas de bonne règle qui pourrait s’appliquer à tous les cas particuliers. C’est bien le problème.

      Que l’on vende des choses produites en commun me choque parfois (par exemple s’il y a une souscription pour faire un documentaire ou un livre, il semble souhaitable qu’ensuite celui-ci soit diffusé en Creative commons) et parfois pas (les logiciels libres utilisés dans une application web qui sera vendue à un client... qui s’en servira lui-même pour capter d’autres clients à son job).

      Dans le second cas, c’est le mode d’existence même de l’économie du logiciel libre... qui a une externalité positive qui est de permettre l’existence même du logiciel libre. Dans le premier, c’est souvent une incompréhension de la construction des communs (manque de connaissance sur l’usage des licences, voire application du parapluie juridique).
      Elinor Ostrom disait toujours : « Chaque commun est un cas particulier »... je le pense également.

    • C’est sur ces bases chancelantes que le bien commun se mélange avec des initiatives for profit. Tu crois participer à une aventure commune mais tu as filé ton écot à une entreprise moderne ! On n’est pas très au point pour faire la différence.

    • Le Libre n’est pas incompatible avec un coût.
      C’est vrai que c’est souvent le cas, mais aucune licence libre n’interdit de vendre le bien (logiciel, art, texte…). [Et la chaîne pourrait vite être brisée si les redistributeurs suivants repassaient le prix à 0]
      C’est un peu la notion de « prix libre ».

      Contraposée : une licence qui imposerait le « Non Profit », n’est pas considérée comme libre. Les licences CC type NC par exemple.

      La FSF en parle d’ailleurs
      https://www.gnu.org/philosophy/selling.fr.html

      La distribution de logiciels libres est une chance de rassembler des fonds pour le développement. Ne la laissez pas passer !

      #licence #libre #logiciel_libre

    • Je voudrais aussi ajouter que Politis, c’est un hebdo papier, que c’est une grosse logistique et beaucoup de gens qui bossent, que les rentrées publicitaires se sont reportées en partie sur le net et qu’ils doivent avoir besoin de monétiser leurs articles plus que Reporterre ou Bastamag qui sont en fait des trucs très légers. Je pense que leurs besoins monétaires n’ont rien à voir.