une Réforme idéologique – La Chronique Éco

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  • Assurance-chômage, les discrètes manœuvres financières derrière la réforme
    https://theconversation.com/assurance-chomage-les-discretes-manoeuvres-financieres-derriere-la-

    Les déficits de l’Unédic sont-ils un problème pour tout le monde ? Non, bien sûr. Au lieu de passer par la dette publique, l’Unédic a émis ses propres titres financiers afin de lever les fonds nécessaires dans les années de pénurie. Un montant de 35 milliards d’euros s’est ainsi accumulé, au terme de plusieurs années de crise de l’emploi. Forte de ce fonds, l’Unédic est entrée sur les marchés financiers. Dans ce système opaque, le directeur de l’Unédic lui-même explique ignorer « qui sont les vendeurs et les acheteurs » des produits financiers.

    Au bilan, certains ménages ou sociétés ont acheté de la dette Unédic et se sont enrichis par l’argent des cotisations sociales ou de la CSG, à hauteur de 400 millions d’euros annuels d’intérêts. C’est le cas de Sicav-Fis, fonds luxembourgeois qui détient environ 8 millions d’euros en titres de l’Unédic… et pratique l’optimisation fiscale dans son pays d’origine. L’assurance-chômage est aussi devenue un terrain d’investissement lucratif. Ce que les employeurs ne versent pas en cotisation est donc payé, au prix fort, sous forme de taux d’intérêt.

    • Lard du lapsus par @cqfd

      http://cqfd-journal.org/Lard-du-lapsus

      C’est une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et pour la précarité… euh, contre la précarité, pardon. » Qu’il était mignon, le #lapsus de Muriel Pénicaud le 18 juin dernier ! Car les ordonnances que prépare la ministre du Travail vont nécessairement mettre sur la paille des foules de chômeurs. Mesure la plus emblématique : pour ouvrir des droits, il fallait avoir cotisé quatre mois sur les vingt-huit derniers. Désormais, ce sera six mois sur les vingt-quatre derniers. Bien d’autres infamies se cachent dans le projet de l’ancienne DRH de Danone : même la CFDT le trouve « monstrueux », c’est dire !

      L’éditocrate Christophe Barbier, qui rêve que les gens crèvent la dalle au point d’accepter n’importe quel labeur dégradant, devrait jubiler. Même pas : « Je crains que ça ne soit pas assez efficace, car ce n’est pas assez violent, tout simplement. » Et le pantin de préciser : « En France [...] on considère que le droit au travail, c’est le droit de choisir son travail. C’est pour ça qu’on n’arrive pas à régler ce problème du chômage de masse. » D’où la pertinente question posée sur Twitter par l’aminche Olivier Cyran : est-ce le système qui n’est pas assez violent avec les chômeurs, ou les chômeurs qui ne sont assez violents avec Christophe Barbier ?

      Si on analyse l’affaire en termes budgétaires, l’équation est simple : Macron et consorts veulent économiser quelque 3 milliards d’euros sur le dos des chômeurs. Les refileraient-ils aux services d’urgence des hôpitaux en sous-effectif chronique ? Non, pour les urgentistes, il n’y aura que 70 millions d’euros, et en bonus les gendarmes qui débarquent en pleine nuit chez les infirmières pour les réquisitionner. Dans le même temps, on trouve 1,5 milliard d’euros pour ressusciter le service national et faire brailler La Marseillaise à des mômes en uniforme. Les champions qui nous gouvernent prévoient également de dégager près de 8 milliards d’euros pour exonérer de taxe d’habitation… les 20 % les plus riches. C’est Bernard Arnault qui sera ravi : en ce radieux mois de juin, il est devenu le premier Français à dépasser les 100 milliards d’euros de fortune – cocorico !

      Alors que dire, que faire, à quel saint se vouer ? On ne voit plus trop. Enfin, si, il y a peut-être ce talentueux tribun… Au Forum de Davos, le 11 juin, il prononçait ces jolis mots : « Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d’ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux. » Bien dit, camarade. Enfin, camarade… Qui donc a prononcé ces lucides paroles ? La réincarnation de Pierre Kropotkine ? L’hologramme de Louise Michel ? Que nenni. Le révolutionnaire en question, c’est notre révéré président de la République... Le gars ne se contente pas de te faire les poches, mais t’explique ensuite, toute honte bue, que les pickpockets sont des salauds.

      L’avantage : l’entourloupe est tellement grossière qu’elle finira bien par se retourner contre lui, bim, dans sa face. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.

  • Réforme de l’assurance chômage : Moins de chômage plus de précaires
    Durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage.

    Il faudra avoir travaillé 6 mois sur une période de 24 mois au lieu de 4 mois sur une période de 28 mois. Cette seule réforme va exclure de l’assurance chômage plusieurs centaines de milliers de chômeuses et chômeurs.

    Durcissement des conditions de rechargement des droits.
    Il faudra avoir travaillé six mois au lieu d’un mois pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d’autant.

    Dégressivité des allocations.
    Le gouvernement remet au goût du jour une vieille idée, pourtant déjà essayée entre 1986 et 2001, et qui n’avait pas permis de constater une quelconque amélioration des chiffres du chômage.

    Cette réforme de l’assurance chômage est particulièrement injuste et dure. Elle témoigne davantage de la volonté du gouvernement de lutter contre le chômage en excluant des chômeurs de l’indemnisation. L’objectif à peine caché : remplacer le chômage par la précarité.

    https://www.mncp.fr/reforme-de-lassurance-chomage-moins-de-chomage-plus-de-precaires


    pour Christophe Barbier, le système n’est pas assez violent avec les chômeurs.
    https://www.lesinrocks.com/2019/06/19/medias/tele/video-pour-christophe-barbier-le-systeme-nest-pas-assez-violent-avec-les
    https://twitter.com/paul_denton/status/1141062124107706368

    Classic shit de la part d’un #éditorialiste qui n’a jamais caché ses opinions libérales. Mais tout de même, son aplomb nous surprend encore : « C’est la société française, on n’accepte pas ce qui se passe dans d’autres pays. » Et de comparer avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne, où il y a moins de #chômage, mais plus de travailleurs pauvres... « On ne supporte pas en #France cela, on considère que le droit au travail, c’est le droit de choisir son travail. C’est pour ça qu’en France on n’arrive pas à régler ce problème du chômage de masse », termine #Christophe_Barbier. Eloquent.

    je pense que les chômeur.euses devraient avoir le droit de lui faire fermer sa gueule en le bâillonnant avec son écharpe.

    http://berth.canalblog.com/archives/2019/06/06/37398493.html
    #mncp #Berth

    • L’Unédic est-elle donc en crise ? Pas du tout ! Sa situation financière est même plus qu’équilibrée, si l’on retient uniquement la tâche d’assurance. En effet, pour 2019, les bilans comptables prévoient 2 milliards d’euros de manque dans les caisses de l’Unédic. Mais précisons que cette dernière est contrainte de verser 10 % des cotisations recueillies à Pôle emploi pour des frais de fonctionnement. Cela représente plus de 3 milliards d’euros annuels, transférés de l’assurance-chômage à #Pôle_emploi (55 % des frais de fonctionnement de ce dernier – les salariés financent deux fois plus Pôle emploi que l’État).

      Cela correspond aussi exactement au montant que le gouvernement entend faire supporter aux chômeurs. En conséquence, sans cette ponction discutable et indépendante des chômeurs, le budget est excédentaire d’1 milliard. Au bout du compte, l’ensemble des contributions d’actifs suffit à couvrir l’ensemble des indemnités versées aux chômeurs. Le régime contributif fonctionne et se finance seul. En cessant d’imputer le financement de Pôle emploi à l’assurance-chômage, il y aurait même assez de ressources pour verser une prime exceptionnelle de 150 euros à chacun des 6 millions d’inscrits.

      https://seenthis.net/messages/789017
      #Unédic #assurance_chômage

    • Chômeur atterré

      Certes, depuis 2008, l’assurance chômage a accumulé 37 milliards de dette. Mais ce ne sont pas les syndicats ou les chômeurs qui en sont responsables. C’est la crise financière puis les politiques d’austérité qui ont fait que le taux de chômage est longtemps resté au-dessus de 8 %, le niveau qui assure l’équilibre financier de l’Unedic. Par ailleurs, l’Unedic finance le fonctionnement de #Pôle_emploi. Soit une ponction d’environ 3,5 milliards d’euros chaque année. Sans celle-ci, l’Unedic n’aurait pas de dette. En 2020, l’Unedic devrait être à l’équilibre. La baisse des prestations exigée par le gouvernement est purement idéologique : elle sert à montrer à Bruxelles et au patronat que le gouvernement réduit effectivement les dépenses publiques.

      https://seenthis.net/messages/789472

    • Christophe Barbier est un éditorialiste qui peut, un jour, dénoncer la confusion entre journalisme et militantisme ; et un autre se vanter de se battre depuis 30 ans pour les idées représentées par Emmanuel Macron. Une nouvelle preuve qu’un éditocrate, ça ose tout... C’est même à ça qu’on le reconnaît.
      https://www.acrimed.org/Christophe-Barbier-ou-les-lecons-de-journalisme-d

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=by8lfMCm_YM


      #acrimed #éditocrate