/decryptages

  • La montée en puissance du suprémaciste juif Itamar Ben-Gvir pousse le Likoud vers l’extrême droite
    Par Meron Rapoport – TEL AVIV, Israël - Lundi 22 novembre 2021
    | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/israel-supremaciste-juif-ben-gvir-likoud-knesset-extreme-droite

    Pendant de nombreuses années, Itamar Ben-Gvir a été un paria politique en Israël. Il a fait ses classes au sein du parti Kach du rabbin Meir Kahane, dont le programme officiel prône la révocation de la citoyenneté israélienne pour les citoyens palestiniens du pays.

    Kach était un parti tellement raciste que les membres du Likoud, qui était alors le principal parti de droite, quittaient la plénière de la Knesset chaque fois que Meir Kahane prenait la parole sur l’estrade.

    Après l’interdiction de Kach – la seule entité politique juive définie comme une organisation terroriste dans toute l’histoire d’Israël -, Ben-Gvir a poursuivi son activisme violent contre les Palestiniens, ce qui lui a valu d’être inculpé à huit reprises, notamment pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste.

    Pendant de nombreuses années, il a accroché chez lui un portrait de Baruch Goldstein, le colon de Kiryat Arba qui a assassiné 29 fidèles musulmans dans la mosquée al-Ibrahimi d’Hébron (que les juifs appellent le Tombeau des Patriarches) en 1994. (...)

  • Liban : il est encore possible d’éviter la guerre civile
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban, Mercredi 20 octobre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-guerre-civile-hezbollah-chretiens-amal-kataeb-forces-libanaises

    (...) Ce discours martelé depuis un an du sommet à la base a fini par convaincre une partie des chrétiens que le Hezbollah constitue réellement un danger pour la communauté.

    « Ce ne sont que des prétextes fallacieux, le but de ces partis [FL, Kataëb] est de jouer sur la fibre confessionnelle pour embarrasser le CPL au sein de la communauté chrétienne et tenter de l’affaiblir », affirme à Middle East Eye le journaliste Ghassan Saoud. « Que les pays qui sont gênés par les armes du Hezbollah viennent eux-mêmes les chercher, les chrétiens ne font pas les sales besognes des autres ».

    Micho assure avoir constitué par ses propres moyens son arsenal sur le marché noir. Des notes des services de sécurité font état, cependant, de distribution d’armes et d’entraînement au tir dans les montagnes du Mont-Liban. Le militant des FL reconnaît avoir participé à l’une de ces sessions.

    La tentation de la militarisation chez les Forces libanaises n’est plus un secret depuis longtemps. Le chef de l’ancienne milice, Samir Geagea, aurait dit au leader druze Walid Joumblatt, en octobre 2020, que le moment était venu d’affronter le Hezbollah qui est « plus faible que ne l’était l’OLP [Organisation de libération de la Palestine] alors que les FL sont plus fortes qu’à l’époque de Bachir » Gemayel, leur fondateur.

    Selon certaines informations, Samir Geagea aurait confié à M. Joumblatt qu’il pouvait mobiliser 15 000 combattants. Le leader druze avait confirmé « des divergences » avec le chef des FL sur l’approche de la crise libanaise tout en niant avoir évoqué avec lui la question des armes. (...)

    #Liban

  • Liban : le Hezbollah sort renforcé de la guerre à Gaza
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban - Mardi 25 mai 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-hezbollah-guerre-gaza-palestine-jihad-islamique

    (...) La vidéo d’un partisan des FL déchirant un drapeau palestinien a provoqué un vif émoi à Tripoli, une ville à majorité sunnite, et dans le reste du pays. « Les FL ont commis une grave erreur car ils nous ont rappelé leur alliance passée avec Israël, ce que nous voulions oublier », fustige Khalil el-Hassan, un militant du mouvement de contestation à Tripoli.

    « La rhétorique selon laquelle l’entité sioniste n’est plus l’ennemi principal des Arabes et des musulmans et que la normalisation avec l’ennemi jusqu’à l’alignement total est le seul avenir des Arabes s’est effondrée », déclare à MEE Mounir Chafiq, intellectuel et figure du mouvement national palestinien.

    La guerre de Gaza, couplée au soulèvement des populations de Jérusalem-Est, de Cisjordanie et des citoyens palestiniens d’Israël, a donc démenti l’espoir d’Israël, de certains États du Golfe et des pays occidentaux, États-Unis en tête, de voir la cause de la Palestine définitivement enterrée.

    Celle-ci reste « bien vivante dans le cœur des Palestiniens, des Libanais et des Arabes malgré le déséquilibre des rapports de force », soutient Walid Charara. « Cela signifie que même si certains imaginent qu’ils vont réussir à construire des représentations [illusions] avec de nouveaux ennemis, aux yeux des peuples de la région, l’ennemi principal demeure Israël. »
    (...)
    Les voix qui critiquent depuis des années le Hezbollah et réclament son désarmement ne trouvent plus forcément un écho favorable dans le contexte de résurgence du conflit avec Israël. Les détracteurs du parti chiite ont toutefois mis en garde contre toute « aventure » qui entraînerait le Liban, confronté à une profonde crise politique et socio-économique, dans une guerre dévastatrice.

    « Le Hezbollah interviendra dans la guerre dans deux cas seulement. Le premier, s’il existe un risque réel que la résistance à Gaza soit écrasée, ce qui n’est pas probable. Le deuxième, si le moment de la libération totale de la Palestine est venu », conclut Mounir Chafiq.

    #Hezbollah #Liban

  • Élections israéliennes : s’il veut former un gouvernement, Netanyahou va devoir nouer d’étranges alliances
    Par Lily Galili – TEL AVIV, Israël - Published date : Mercredi 24 mars 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/israel-election-quatrieme-knesset-netanyahou-abbas-smotrich-bengvir-a

    L’impensable s’est produit à 9 h ce mercredi matin, après une longue et tumultueuse nuit électorale : le parti Raam, dirigé par Mansour Abbas, a atteint le seuil électoral pour entrer au Parlement et devient ainsi le faiseur de roi qui peut assurer à Benyamin Netanyahou un sixième mandat.

    D’importantes questions restent en suspens. Netanyahou et Abbas peuvent-ils se permettre une initiative politique si audacieuse ? La coalition raciste et radicale de Netanyahou peut-elle dépendre du soutien des Arabes pour survivre ? Abbas peut-il rejoindre, ou ne serait-ce même que soutenir, une coalition comportant des éléments racistes comme le dirigeant du Parti sioniste religieux Bezalel Smotrich et le disciple du rabbin Meir Kahane qui hait les Arabes, Itamar Ben-Gvir ?

    Ce phénomène politique sans précédent est l’œuvre de Netanyahou. Pour son profit personnel et sa survie, dépourvu de toute idéologie, Netanyahou a inclus Abbas dans un projet visant à affaiblir la représentation politique palestinienne, écartant Raam de la Liste arabe unie.

    De l’autre côté du spectre, Netanyahou a créé à lui tout seul le monstre du Parti sioniste religieux d’extrême-droite et a activement encouragé les Israéliens à voter pour ce dernier plutôt que pour son propre parti afin d’assurer la taille de son bloc, ainsi que l’éventuelle annulation ultérieure de son procès pour corruption.

    Il a offert l’option du sionisme religieux aux Israéliens attachés à le garder au pouvoir, ainsi qu’à ceux de l’extrême-droite déterminée à saper le système judiciaire à leurs propres fins.

    Il a presque obtenu le bloc fort dont il a besoin, mais ce n’est pas encore tout à fait ça.

    Netanyahou et ses alliés sont désormais bloqués avec 59 sièges seulement, deux de moins que la majorité requise pour former un gouvernement faible mais viable. (...)

  • Liban : la France veut réformer l’État mais quid du système ?
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban | Published date : Mercredi 2 septembre 2020 - | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-france-macron-adib-reforme-systeme-confessionnalisme-hezbollah

    (...) Moustapha Adib a été choisi par le « rassemblement des anciens Premiers ministres » (regroupant Saad Hariri, Fouad Siniora, Najib Mikati et Tammam Salam) et son nom a été accepté par le président de la République Michel Aoun et les partis chiites (Hezbollah et Amal). La nature consensuelle du choix correspond à cet homme grand et élégant, qualifié de « personnalité modérée » et « ouverte au dialogue » par un de ses proches à Beyrouth.

    Mais ce ne sont pas les seuls atouts dont il disposerait. Le Premier ministre détient le passeport tricolore de par son épouse française et entretient de bons rapports avec Paris.

    « Les Français le connaissent bien et le considèrent comme un ‘’membre de la famille’’ », écrit Salim al-Asmar dans le site 180post. « Son beau-père est proche de l’Élysée et tous les étés, il passe ses vacances en France avec son épouse et ses cinq enfants. »

    Emmanuel Macron a dit, à Beyrouth, ne pas connaître le nouveau Premier ministre mais une source politique libanaise croit savoir qu’« il a été proposé par Bernard Emié, le chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) [française] ».

    Les deux visites du président français et le choix de Moustapha Adib illustrent un fort engagement de la France au pays du Cèdre.

    « Il est clair que le Liban ne peut pas se relever seul à cause d’une variété de facteurs : manque de maturité politique, manque de ressources, blocages politiques, intérêts régionaux », explique à Middle East Eye Elie Abouaoun, directeur du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord à l’Institut des États-Unis pour la paix.

    « C’est justement à ce niveau que le président Macron a essayé de briser l’étau. »
    Macron menace les dirigeants libanais de sanctions

    Lors de ses rencontres avec les principaux dirigeants et les chefs des grands partis mardi, Emmanuel Macron leur a arraché l’engagement de faciliter la formation du prochain gouvernement « dans un délai de quinze jours ». Ce processus traînait depuis des mois en raison des appétits insatiables et des intérêts divergents des partis politiques. (...)

    #Liban

  • Hadj 2020 : le moment de repenser l’organisation du pèlerinage est-il venu ? - MiddleEast Eye

    Le pèlerinage annuel du hadj a débuté, mais la quasi-totalité des 2,5 millions de musulmans qui avaient prévu de le faire cette année ont été relégués sur la ligne de touche, contraints d’observer de loin cet événement colossal.
    Figurant parmi les cinq piliers de l’islam, le hadj est une obligation au moins une fois dans leur vie pour tous les musulmans qui en ont les capacités financières et physiques.
    Mais cette année, seules 10 000 personnes – résidant toutes en Arabie saoudite – peuvent participer à ce pèlerinage de cinq jours, une fraction de ce qu’elles étaient l’année dernière.

    #Covid-19#migrant#migration#religion#pelerinage#islam#sante#restrictionsanitaire#pauvrete

    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/hadj-2020-pelerinage-musulman-mecque-arabie-saoudite-reforme

  • Fin de la coopération entre l’Autorité palestinienne et Israël : sur le terrain, les conséquences se font déjà sentir
    Par Clothilde Mraffko – JÉRUSALEM – Mardi 30 juin 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/palestine-israel-annexion-fin-cooperation-consequences-humanitaires-e

    Tout a commencé par de petits incidents, presque sans bruit. Fin mai, les forces de sécurité palestiniennes situées en zones B et C de la Cisjordanie occupée, sous contrôle sécuritaire israélien, se sont retirées. Les Palestiniens ont informé la CIA qu’ils stoppaient la coopération sécuritaire avec Israël, des sources israéliennes ont confirmé que les contacts étaient rompus – en tout cas, mis en sourdine, car sur certains sujets, des canaux de communication subsistent.

    Ces petites annonces, impensables il y a encore quelques mois, trahissent la fébrilité de l’Autorité palestinienne – depuis les accords d’Oslo, la coopération sécuritaire, honnie des Palestiniens, n’a été suspendue qu’une seule fois, pendant la seconde Intifada.

    (...)
    Le but ? Qu’Israël « endosse toutes ses responsabilités et obligations en tant que puissance occupante », conformément à la quatrième Convention de Genève (1949), sans l’entremise des Palestiniens pour gérer la Cisjordanie et Gaza, a expliqué le président palestinien dans son discours.

    Les territoires palestiniens occupés reviendraient alors au mode de gouvernance qui existait avant les accords d’Oslo : Israël serait en charge « des services au quotidien, des salaires et du gouvernement de la population palestinienne », décrypte la chercheuse palestinienne Ghada Karmi dans une tribune publiée par Middle East Eye.

    Sauf que depuis la mi-mai, Israël n’a pas pris le relai – le retrait de l’Autorité palestinienne a juste laissé un vide, privant les Palestiniens de certains services, parfois essentiels.

    C’est le cas pour les demandes de permis des malades. Certains traitements ne sont pas accessibles dans les territoires palestiniens et depuis des années, les patients doivent passer par un système d’autorisations pour pouvoir sortir se faire soigner. Jusqu’alors, les autorités palestiniennes à Ramallah transmettaient les demandes, mais depuis plus d’un mois, les malades n’ont plus personne à qui s’adresser.

    En Cisjordanie, certains arrivent à déposer leurs dossiers directement auprès des Israéliens, mais à Gaza, c’est impossible. Quelques ONG et hôpitaux jouent les entremetteurs, mais les demandes ont drastiquement chuté. (...)

  • Après un confinement « parmi les plus stricts au monde », la Jordanie maîtrise la pandémie -Middle East Eye
    Le royaume hachémite, qui a adopté des mesures drastiques dès la mi-mars, a entamé un déconfinement progressif, alors que le pays compte une cinquantaine de cas de COVID-19 actifs. La crise sanitaire risque toutefois d’avoir un impact négatif durable sur l’économie

    #Covid-19#Jordanie#Déconfinement#Quarantaine#Economie#Ramadan#Épidémie#santé#réfugiés#migrant#migration

    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/jordanie-coronavirus-confinement-pandemie-economie

  • « De nombreux cultivateurs n’ont plus la capacité de produire » : l’#agriculture laissée en friche au #Liban | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-agriculture-crise-economique-insecurite-alimentaire

    [le] pays [...] dispose de la plus importance surface de #terres arables du #Moyen-Orient.

    [...]

    Alors que des millions de Libanais sont menacés d’insécurité alimentaire d’après un récent rapport de l’ONG Human Rights Watch, le Liban continue d’importer 80 % de ses besoins alimentaires.

    [...]

    Pourtant, « l’agriculture pourrait être le moteur de la reprise économique au Liban », estime Maurice Saadé. « Parce qu’avec la dévaluation de la livre, elle pourrait devenir beaucoup plus compétitive », espère-t-il.

    #criminels #mafieux

  • Jean-Paul Sartre et la Palestine
    Par Reda Merida - Samedi 25 avril 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/jean-paul-sartre-palestine-israel-sionisme-guerre-six-jours-monde-ara

    (...) Sa position contraste également avec ses engagements politiques pour les luttes de libération, contre le « cancer » de l’apartheid sud-africain, contre le régime ségrégationniste des États-Unis, en soutien à la révolution cubaine et au Viêt Minh.

    Deux éléments de contexte majeurs peuvent expliquer cette position : la récence de la deuxième guerre mondiale (1945) et la sidération qu’a provoquée l’horreur des camps de concentration à leur libération qui, selon Sartre, crée chez les intellectuels français « une détermination affective » lorsqu’il s’agit de trancher sur le différend israélo-palestinien.

    « Je voulais seulement rappeler qu’il y a, chez beaucoup d’entre nous, cette détermination affective qui n’est pas, pour autant, un trait sans importance de notre subjectivité mais un effet général de circonstances historiques et parfaitement objectives que nous ne sommes pas près d’oublier », explique-t-il en mai 1967dans la revue qu’il a fondée avec Simone de Beauvoir, Les Temps modernes.

    « Ainsi sommes-nous allergiques à tout ce qui pourrait, de près ou de loin, ressembler à de l’antisémitisme. À quoi nombre d’Arabes répondront : ‘’Nous ne sommes pas antisémites, mais anti-israéliens.’’ Sans doute ont-ils raison : mais peuvent-ils empêcher que ces Israéliens, pour nous, ne soient aussi des Juifs ? »

    Par ailleurs, dans le contexte de l’effervescence politique autour de l’indépendance des pays sous les mandats français et britannique, la question de la création d’un État pour les juifs est alors souvent abordée par les intellectuels occidentaux à travers le même prisme, ignorant l’existence de populations palestiniennes arabes et autochtones. (...)

  • L’armée d’Israël se retourne contre son propre peuple face à la menace du coronavirus
    Par Yossi Melman – TEL AVIV, Israël | Jeudi 2 avril 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/larmee-d-israel-se-retourne-contre-son-propre-peuple-face-la-menace-d

    Dès 1967, le philosophe Yeshayahou Leibowitz avertissait que l’occupation transformerait Israël en un « État du Shin Bet ». C’est désormais le cas, alors que le pays utilise ses méthodes de surveillance non plus seulement contre les Palestiniens, mais contre les Israéliens eux-mêmes (...)

  • La mort de Qasem Soleimani, un coup dur pour le Hezbollah
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban – | Middle East Eye édition française
    Date de publication : Vendredi 3 janvier 2020
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/la-mort-de-qasem-soleimani-un-coup-dur-pour-le-hezbollah

    (...) Pour le Hezbollah, Qasem Soleimani était un précieux allié et un soutien indéfectible. Une relation amicale « très spéciale », selon la description qui en est faite par un responsable du Hezbollah, le liait à Hassan Nasrallah, et une célèbre photo montrant les deux hommes avec l’ayatollah Khamenei a fait le tour d’internet.

    Cette source du Hezbollah affirme à Middle East Eye que le général Soleimani est l’architecte de la défaite du groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

    C’est avec lui que le parti chiite libanais a établi la stratégie de son intervention aux côtés de l’armée syrienne dès 2013, qui a permis de renverser les rapports de force au bénéfice de Damas, et a abouti à la défaite de l’organisation extrémiste qui contrôlait la moitié du territoire syrien et le tiers de celui de l’Irak.

    Qasem Soleimani était le mentor du chef militaire historique du Hezbollah, Imad Moughniyah, assassiné à Damas en février 2008. Cette relation privilégiée a permis au Hezbollah de profiter des capacités militaires iraniennes sur tous les plans, ce qui lui a permis de construire une force redoutable qui a réussi à chasser l’armée israélienne du Liban en 2000 et à lui tenir tête pendant le conflit de 2006. (...)

  • Gaza 2020 : le territoire palestinien a-t-il atteint le point de non-retour ?
    Par Megan O’Toole – Lundi 30 décembre 2019 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/gaza-2020-le-territoire-palestinien-t-il-atteint-le-point-de-non-reto

    Il y a sept ans, dans le contexte du siège israélien, l’ONU prédisait que Gaza pourrait être invivable d’ici 2020. Des analystes estiment toutefois que ce moment est arrivé il y a bien longtemps

    (...) Nous sommes maintenant pratiquement en 2020. Les projections de l’ONU à propos de l’explosion des besoins de Gaza se sont révélées exactes, et les services essentiels n’ont pas rattrapé leur retard.

    Le taux de chômage atteint près de 50 %, le ratio de médecins et d’infirmières par personne a chuté, plus des deux tiers des ménages souffrent d’insécurité alimentaire et l’eau de l’aquifère de Gaza est potable à hauteur de seulement 3 %, selon les statistiques officielles et les organismes d’aide humanitaire.

    « La prévision concernant le caractère invivable [de Gaza] s’est réalisée », déclare à Middle East Eye Michael Lynk, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. « L’outil de mesure utilisée par l’ONU et par toute autre organisation internationale pour évaluer les conditions de vie de la population est la dignité humaine, et celle-ci a disparu à Gaza depuis des années maintenant. »

    #Gaza

  • Davos du désert : malgré les critiques, les milieux d’affaires se jettent dans les bras de MBS | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/davos-du-desert-malgre-les-critiques-les-milieux-daffaires-se-jettent

    Alors que l’édition de l’an dernier – organisée une quinzaine de jours après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans lequel l’implication des Saoudiens a été détaillée par une enquête de l’ONU – avait été largement boycottée, la FII affiche cette année sur son site les noms de ses prestigieux partenaires. Parmi eux : Samsung, le Crédit suisse, Roland Berger (un des cabinets européens de conseil en stratégie les plus connus), Huawei, KPMG, Mastercard, etc.

    #arabie_saoudite « #communauté_internationale »

  • L’autre Benyamin : qui est Benny Gantz, le rival de Netanyahou ?
    Par Marie Niggli | Jeudi 24 octobre 2019| Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/lautre-benyamin-qui-est-benny-gantz-le-rival-de-netanyahou

    Gantz laisse une empreinte sanglante : sous son mandat, Israël et le Hamas, à Gaza, se livrent deux guerres. En 2012, l’offensive israélienne fait 163 morts dans l’enclave. En 2014, pendant plus d’un mois et demi, un déluge de feu s’abat sur l’étroite bande de terre et 2 220 Palestiniens sont tués, dont plus de 1 500 civils (550 enfants).

    En 2015, un rapport de l’ONU affirme avoir recueilli « des informations substantielles mettant en évidence de possibles crimes de guerre commis à la fois par Israël et par les groupes armés palestiniens ». Il reproche notamment à l’armée israélienne l’« usage intensif d’armes conçues pour tuer et blesser sur un large périmètre ».

    Plutôt que de cacher ce désastreux bilan, l’ancien chef d’état-major en a joué pour lancer sa campagne. Avec une série de clips chocs, le discret Gantz s’est mué en faucon, vantant les faits d’armes sanglants de l’armée israélienne sous sa direction à Gaza en 2014, qui ont ramené, selon lui, certaines parties de l’enclave « à l’âge de pierre ».

    Un décompte macabre sur des images de funérailles de Palestiniens conclut sur ce slogan : « Seuls les forts survivent ».

    Cet imaginaire parle au public juif en Israël : c’est « une société très militarisée », explique Yara Hawari, analyste politique au sein d’Al-Shabaka, un centre de réflexion palestinien. Les Israéliens ont « beaucoup de respect pour les généraux, parce qu’il y a aussi cet environnement un peu macho, une certaine masculinité toxique et que les généraux sont donc perçus comme étant forts ».

  • Allocution de Kaïs Saïed, nouveau président élu de la TUNISIE
    13/10/2019 - 22:11
    https://www.france24.com/fr/video/20191013-allocution-kais-saied-nouveau-president-elu-tunisie

    Le candidat conservateur a battu dimanche Nabil Karoui avec plus de 72 % des suffrages, selon l’institut de sondage Emrhod. Le taux de participation s’établissait à 39,2 % à 15 h 30, heure de Tunis.L’universitaire conservateur Kaïs Saïed est donné largement vainqueur du second tour de l’élection présidentielle en Tunisie, qui l’opposait à l’homme d’affaires Nabil Karoui, selon deux sondages réalisés à la sortie des urnes diffusés dans la soirée.Une enquête de l’institut Emrhod le crédite de 72,53 % des voix et un autre sondage, réalisé par Sigma Consulting et diffusé par la télévision publique tunisienne, attribue 76,9% des suffrages à ce professeur de droit à la retraite.

    #Tunisie

    • asad abukhalil أسعد أبو خليل
      ‏13 oct. 2019
      https://twitter.com/asadabukhalil/status/1183488861223022593

      It is significant that in the only Arab country where the president is elected by popular vote, the winner (by a landslide) is the man who made fierce opposition to any normalization with the Israeli enemy his signature stance. He even called that “high treason”.

      I am talking about Tunisia of course. In the presidential debate he even said that he considers Tunisia “in a state of war” with Israel.

      Wow. In his victory speech, he said that the Palestinian cause will be the top cause, and said that the Palestinian flag should have been there next to the Tunisian flag.

      which can only mean that within weeks, Western governments and media will accuse him of anti-Semitism.

      Although he made it explicitly clear during his discussion of Palestine that he harbors no ill-will toward Jews or Judaism.

      And no, by listing his stance on Palestine, it does not mean that I support his stances on gender or gay rights.

  • Pourquoi Israël soutient discrètement le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi
    Par Lily Galili – TEL AVIV, Israël – Date de publication : Lundi 7 octobre 2019 - Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/pourquoi-israel-soutient-discretement-le-president-egyptien-abdel-fat

    D’anciens responsables des services de renseignement israéliens affirment que leur pays aide le dirigeant égyptien à surmonter la vague actuelle de protestations, mais n’osent le faire publiquement de peur de l’affaiblir davantage (...)

    #IsraelEgypte

  • Comment Ilhan Omar change la façon dont les Américains parlent d’Israël
    Par Azad Essa – NEW YORK, États-Unis - Mardi 17 septembre 2019 Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/comment-ilhan-omar-change-la-facon-dont-les-americains-parlent-disrae

    (...) Asad Abukhalil, professeur à l’université d’État de Californie, a partagé le fil d’Ilhan avec le commentaire suivant : « Elle constitue l’ennemi le plus redoutable qu’Israël ait jamais rencontré dans l’histoire politique américaine. Sans exagérer. Elle ne se laisse intimider par personne. Quelle force. »

    De même, Cornel West, professeur à l’université de Harvard faisant partie des intellectuels les plus en vue aux États-Unis, s’est dit « profondément admiratif du courage de sœur Ilhan et de sa volonté de dire la vérité avec son cœur en ce qui concerne les souffrances des chers Palestiniens ».

    « Les sœurs Rashida et Ilhan sont de courageuses combattantes de la liberté », confie West à MEE.

    Ancienne réfugiée somalienne ayant émigré aux États-Unis au milieu des années 1990, Ilhan Omar est devenue l’une des personnalités politiques les plus percutantes de l’histoire récente des États-Unis et a attiré un large public parmi les jeunes Américains.

    Et sa position franche à l’égard d’Israël n’est pas exceptionnelle. Elle s’est toujours exprimée sur les questions de justice sociale, qu’il s’agisse du logement ou des soins de santé à l’échelle du pays, de l’Arabie saoudite ou du Yémen sur le plan de la politique étrangère.

    En août, à l’instar de très peu de législateurs américains, elle a fait une déclaration publique sur la répression brutale menée par l’Inde dans le Cachemire. (...)

    #Ilhan_Omar #Rashida_Tlaib