https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=Gr%C3%A8ce+%3A+le+gouvernement+conservateur+relance+la+chasse+aux+r%C3%A9fugi%C3%A9s

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  • Grèce : le gouvernement conservateur relance la #chasse_aux_réfugiés

    À peine arrivé aux affaires, le nouveau Premier ministre conservateur Kyriakos #Mitsotakis veut renforcer les contrôles aux frontières et accélérer la déportation des réfugiés présents dans les îles grecques vers la Turquie. À #Athènes, les #contrôles_au_faciès musclés se multiplient. Les ONG sont très inquiètes.

    Les mots ont leur importance, surtout dans un pays où plus d’un million d’hommes et de femmes ont débarqué sur les îles de la mer Egée. Avant l’arrivée au pouvoir d’Aléxis Tsípras, en 2015, les politiques grecs ne parlaient jamais de « réfugiés » mais systématiquement de « clandestins ». Le gouvernement Syriza a été le premier à instaurer un ministère de l’Immigration pour répondre à la problématique des quelques 60 000 réfugiés vivant en Grèce, souvent dans des conditions très difficiles.

    Dès son arrivée au pouvoir, après les élections du 7 juillet, le nouveau Premier ministre conservateur Kyriákos Mitsotákis a remis en cause cette politique d’accueil, en supprimant ce ministère et en attribuant le dossier de l’immigration au ministère de la Protection du citoyen, qui gère également l’ordre public, les questions sécuritaires et les forces de l’ordre... Dans les rangs de l’opposition de gauche mais aussi des associations de défense des droits de la personne, la décision choque. « Inclure l’immigration et la gestion des institutions pénitentiaires dans le même ministère de la Protection des citoyens m’inquiète. Cela signifie que le gouvernement considère tous ces sujets par le seul prisme de la répression », a notamment dénoncé sur Twitter l’ancien maire socialiste d’Athènes Giorgos Kaminis.

    Onze ONG et collectifs de défense des droits de la personne ont aussi tiré la sonnette d’alarme le 19 juillet dans un communiqué commun. « L’asile et les migrations ne sont pas une question d’ordre public et de sécurité mais une question relative à la protection internationale, à l’intégration social et au droit. Les réfugiés et migrants font partie de la société grecque et ne doivent pas être considérés comme une menace à l’ordre public. Les définir ainsi revient à les stigmatiser et à les exposer à des comportements violents et racistes. »

    Durant la campagne électorale, Kyriakos Mitsotakis avait promis de « renforcer les contrôles aux frontières », et de « distinguer les demandeurs d’asile qui peuvent prétendre au statut de réfugiés et rester en Grèce des autres, qui doivent être renvoyés en Turquie ». Dans le programme du nouveau Premier ministre, on ne trouve aucune mention d’une politique d’intégration. Le ministre du Travail a d’ailleurs annulé dès sa nomination un décret permettant aux réfugiés et aux immigrés d’obtenir facilement un numéro de sécurité sociale, indispensable pour avoir accès aux hôpitaux et aux écoles.

    « C’est une mesure raciste », s’est offusqué le mouvement antiraciste KEERFA. « On va limiter l’accès des personnes pauvres, des femmes, des enfants réfugiés, des handicapés aux hôpitaux, aux écoles et à tous les services publics », dénonce KEERFA, qui appelle le gouvernement à revenir sur cette décision. L’exécutif avait promis de publier un nouveau décret sur la question mais un mois plus tard, cela ne semble toujours pas d’actualité. Une autre mesure fait polémique : l’attribution d’une allocation familiale de 2000 euros pour tout enfant né en Grèce mais avec la condition que l’un des deux parents soit grec !

    Le retour des mauvais jours

    Dans le centre d’Athènes, où résident de nombreux réfugiés et immigrés, les contrôles policiers se sont renforcés depuis l’arrivée au pouvoir de Kyriakos Mitsotakis. 130 policiers d’une #brigade_spéciale appelée les #Black_Panthers mènent des #contrôles_d’identité dans le métro et dans les rues. L’ONG Human Right Watch (HRW) s’inquiète « d’un retour aux mauvais jours ». En effet, en 2012, des milliers d’immigrés étaient contrôlés, arrêtés et détenus de façon injustifiée et souvent victimes de violences dans les commissariats d’Athènes. HRW réclame un encadrement légal de ces contrôles qui ne peuvent pas être menés sur des critères discriminants. L’ONG demande aussi une formation spéciale pour les policiers de cette brigade.

    Le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) a enregistré l’entrée en Grèce de quelque 18 400 réfugiés et migrants au premier trimestre 2019, de plus en plus de personnes passant par la frontière terrestre de l’Evros avec la Turquie : 72% des arrivées ont été enregistrées à cette frontière. Les ONG s’inquiètent d’un durcissement de la politique migratoire et des consignes données aux forces de l’ordre. Début juillet, 59 réfugiés ont été victimes de pushbacks vers la Turquie : ils ont été renvoyés de force sur l’autre rive de l’Evros, note Refugee support Aegean.

    Le contexte actuel en Turquie demande pourtant de prendre des précautions particulièrement importantes avant de renvoyer des migrants dans ce pays, comme le prévoit l’accord signé en mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie. Le Conseil grec pour les réfugiés et 26 autres ONG rappellent que « plus de 6000 réfugiés et migrants ont été récemment arrêtés à Istanbul », pour être renvoyés à la frontière voire en Syrie même, notamment dans des zones de guerre proches d’Idlib.

    « Nous appelons l’UE et les États membres à reconnaître que la Turquie n’est pas apte à fournir la protection nécessaire aux réfugiés selon la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés, à cesser en conséquence tout renvoi vers la Turquie et à suspendre l’accord de mars 2016 », écrivent ces organisations dans un communiqué publié début août. Les mois prochains, les ONG suivront de près et avec inquiétude la politique migratoire du gouvernement, notamment la situation tragique sur les îles de la mer Egée où des milliers de réfugiés continuent de s’entasser dans des conditions atroces.

    https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=Gr%C3%A8ce+%3A+le+gouvernement+conservateur+rela
    #chasse_aux_migrants #migrations #asile #réfugiés #violences_policières #racisme #xénophobie #police #contrôles_policiers

    #2019_comme_2012 —> pour rappel, article que j’avais écrit en 2012 pour @lacite et @visionscarto :
    À Athènes, (sur)vivre dans la terreur


    https://visionscarto.net/a-athenes-survivre

    • Greece: Athens Police Plan Raises Fears of Abuse

      Past Sweeps Led to Indiscriminate Crackdown on Marginalized Groups.

      The Greek government’s new policing plan for central Athens sounds like a return to the bad old days.

      It includes an operation called “Operation Net” that will see some 130 armed police officers, incongruously dubbed the “Black Panthers,” patrolling metro stations in Athens.

      Given Greece’s history of abusive police sweeps, Operation Net sounds alarm bells about a possible new wave of human rights violations by the police in the capital.

      A 2012 crackdown in Athens known as Operation Xenios Zeus led to police detaining tens of thousands of people presumed to be irregular migrants solely on the basis of their appearance, violating human rights law. People who appeared to be foreigners were subject to repeated stops, unjustified searches of their belongings, insults, and, in some cases, physical abuse.

      In research I conducted for Human Rights Watch in 2014 and 2015, I found police used identity checks as a tool to harass people they consider undesirable, such as people who use drugs, sell sex, or people who are homeless. In many cases, the police confined people in police buses and police stations for hours, even though there was no reasonable suspicion of criminal wrongdoing, and then sometimes transported them elsewhere and released them far from Athens’ center.

      Greece has a duty to improve security on the streets for everyone. But the Greek authorities also have an obligation to ensure they don’t abuse people’s rights in the process. That requires appropriately circumscribed police stop-and-search powers with clear and binding guidelines for law enforcement officers so they can be held accountable for their use. Guidence should include the permissible grounds for conducting a check and for taking a person to a police station for further verification of their documents.

      Police officers conducting these checks also need appropriate training and equipment. And the Greek government should ensure diligent investigations of allegations about police abuse and hold anyone found responsible to account.

      To make a real difference and increase the sense of security for everyone in central Athens, without discrimination, the new government should avoid invoking problematic laws and practices on stop and search likely to make the already difficult lives for vulnerable groups on the streets of Athens much harder.

      https://www.hrw.org/news/2019/08/05/greece-athens-police-plan-raises-fears-abuse

    • Athens police poised to evict refugees from squatted housing projects

      A self-governing community in central Athens which has helped house refugees is threatened by a government crackdown.
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      It’s just after 5am in the central Athens neighbourhood of Exarcheia. A group of Afghans and Iranians are sitting down together for breakfast in the middle of the street, with a banner that reads “No Pasaran” (“They shall not pass”) strung between the buildings above their heads. They laugh and joke as they help themselves to bread and cheese pies from the communal table.

      The public breakfast is outside Notara 26, a self-organised refugee accommodation squat. Since opening in September 2015, at the height of the refugee crisis, it has provided shelter to over 9,000 people. These ‘‘Breakfasts of Resistance” – held in the early hours when police-led evictions are most likely – have become daily events since Greece’s New Democracy government assumed office in July.

      A promise to “restore law and order” was one of the campaign themes that swept the right-wing party to power. Swiftly making good on this, on 8 August plans to evict all 23 refugee and anarchist squats in Exarcheia were announced.

      If carried out, by the end of the month they will have put an end to Athens’ experiment with autonomous urban governance and its grassroots refugee solidarity network, which currently houses over 1,000 people.

      Ringed by university buildings, Exarcheia has long been the home of Greece’s intellectual left, antiauthoritarian and anarchist movements.

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      Passing the squads of riot police who stand constant guard on Exarcheia’s perimeter underlines that this is not a typical neighbourhood. It is the site of regular skirmishes between teargas-wielding police and molotov-cocktail hurling youths who are eager to vent their frustration at Greece’s dire economic and political situation.

      Yet, in a country where far-right and state violence against migrants is well-documented, the lack of visible police presence inside Exarcheia and its vocal antiracist stance have created a place of relative sanctuary.

      “I am so happy here, I feel safe,” explains Sana*, a squat resident from Afghanistan. “Here we work together and have a good life.”

      Thousands of refugees arrived in Athens in summer 2015. Seeing little response from the state, the anarchist squat movement in the area (which dates back to the 1980s) resolved to open empty buildings in Exarcheia to house refugees. Notara 26 was the first, and was soon joined by others, founded on the same principles of autonomous self-organisation.

      The squats offer a viable alternative to official refugee camps, hotspots and detention centres, whose conditions have been widely condemned by international observers.

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      “I visited the camps as a volunteer,” explains Saif*, a 31-year-old recognised refugee from Gaza who lives in a squat. “You’re not a refugee there, you feel like you are in prison – and they’re full. [The squat] is important for me because I feel more like home, I feel a little more human. We have space to sleep, neighbours and a neighbourhood around us.”

      In opposition, New Democracy attacked the Syriza administration’s handling of the refugee crisis, capitalising on security fears and frustration at Greece having to shoulder a disproportionate share of responsibility.

      In government, they have stepped up border enforcement,have for the moment revoked asylum seekers’ rights to access health and social security services, and dissolved the ministry of migration, transferring responsibility for refugees to the ministry of citizen protection, which also oversees the police.

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      However, it was under Syriza that the strategy of criminalising the refugee squats began. A wave of evictions by heavily armed police occurred in early April affecting over 300 people. Most squats in Exarcheia operate under a no drugs/no alcohol policy. Yet, timed simultaneously with nearby anti-drug operations, most media reports connected the squat evictions with drug dealing.

      Promising to “clean up Exarcheia,” New Democracy’s rhetoric has conflated drug dealers, criminals, anarchists and migrants. One of the government’s first actions was the controversial repeal of the academic sanctuary law, which incoming prime minister Kyriakos Mitsotakis claimed made campuses crime hotspots and no-go zones for police. Critics saw the move as an attack on political liberties and Exarchia, rather than on crime.

      Drug dealers and criminal gangs have exploited the lack of visible law enforcement in Exarcheia. Local activists have made many attempts to improve the situation around the square, such as planting trees, organising screenings and concerts, and making night patrols, but many acknowledge the situation has deteriorated in recent months.

      Together with the squat evictions and anti-drug operations, authorities have announced plans that include repainting graffiti-covered areas and improving street lighting – none of which require evictions, activists argue. The Hellenic Police refused to comment on specific operations.

      Despite ongoing threats, no evictions have yet occurred this summer. However, there has been a noticeable escalation of police activity in the area, with almost daily operations on and around the square.

      Those arrested for immigration violations have been taken into detention. New Democracy have announced they will start deporting failed asylum applicants.

      https://i.guim.co.uk/img/media/de046d5fed86f81881c8be0048ad9b7db3278a5f/0_0_2500_1499/master/2500.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=1d2fb0d3801c49f47d516f

      “They have used criminality, prejudice towards refugees and even accusations of terrorism to discredit the left resistance in Exarcheia,” says Panos*, an activist who helped open Notara 26 back in 2015. “Personally, I don’t think they will be successful. The political cost will be great and where are they going to relocate all the refugee children and families? The camps are full.’’
      Athens under pressure: city races to clear port’s refugee camp before tourists arrive
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      Athens has emptied for the summer. Shops are closed and it feels like a hot and sticky ghost town. But on Exarcheia Square, there is a palpable air of tension, as those gathered know another police operation could occur at any moment.

      Around the corner, the boarded-up Azadi squat, empty since the April evictions, has been covered with a mural depicting anarchists facing off against riot police and the slogan: “Exarcheia will win.” Time will tell.

      *Names of interviewees have been changed to protect their identities. Notara 26 did not agree to participate in this article.

      https://www.theguardian.com/cities/2019/aug/26/athens-police-poised-to-evict-refugees-from-squatted-housing-projects?C

    • #Exarcheia sous #occupation_policière !

      Ce que nous vous annoncions depuis un mois et demi vient de commencer ce matin, peu avant l’aube :

      EXARCHEIA SOUS OCCUPATION POLICIÈRE

      Le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes est complètement encerclé par d’énormes forces de police : de nombreux bus de CRS (MAT), des jeeps de la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), des membres de la police secrète (asfalitès), ainsi qu’un hélicoptère et plusieurs drones.

      Lieu unique en Europe pour sa forte concentration de squats et d’autres espaces autogérés, mais aussi pour sa résistance contre la répression et sa solidarité avec les précaires et migrants, Exarcheia était dans le collimateur du gouvernement de droite depuis son élection le 7 juillet. Le nouveau premier ministre Kyriakos Mitsotakis en avait fait une affaire personnelle, d’autant plus qu’il avait été raillé début août pour ne pas avoir réussi à atteint son objectif de « nettoyer Exarcheia en un mois » comme il l’avait annoncé en grandes pompes.

      Ce matin, 4 squats ont été évacués : Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Fon et Gare. L’offensive concerne pour l’instant la partie nord-ouest du quartier, à l’exception notable du squat Notara 26, réputé mieux gardé et très important symboliquement pour le quartier en tant que premier squat historique de la « crise des réfugiés » au centre ville d’Athènes.

      On compte pour l’instant une centaine d’arrestations, ainsi que des agressions brutales contre des personnes tentant de filmer. Seuls les médias de masse au service du pouvoir ont l’autorisation de couvrir l’événement.

      Au total, il y a 23 squats dans Exarcheia plus 26 autres autour du quartier, soit un total de 49 concentrés sur une zone assez petite. 49 squats auxquels il faut ajouter d’autres types de lieux autogérés, dont certains en location (Espace Social Libre Nosotros, magasin gratuit Skoros, etc.) ainsi que des dizaines de logements particuliers regroupant des groupes de militant.es, souvent près des terrasses pour permettre un accès au-dessus des rues.

      Sur les squats qui se trouvent précisément à l’intérieur d’Exarcheia, 12 sont des squats d’hébergement pour les réfugié.es et migrant.es et les 11 autres sont des squats de collectifs politiques anarchistes et antiautoritaires (même si la plupart des squats de réfugié.es sont aussi évidemment très politiques, à commencer par le Notara 26 et Spirou Trikoupi 17 avec des assemblées directes et beaucoup de liens avec le reste du mouvement social).

      Dans les squats de Spirou Trikoupi 17 et Transito (que les valets du pouvoir sont maintenant en train de murer), plus d’une quinzaine d’enfants ont été arrachés à une existence paisible et heureuse pour être subitement envoyés dans des camps. Ces sinistres camps sont insalubres et surpeuplés, les migrant.es y sont mal nourri.es et souffrent des variations de températures, subissent des humiliations et parfois des tortures, et Mitsotakis exige de surcroît qu’ils soient tous bien fermés et, à l’avenir, complètement coupés du reste du territoire.

      Le visage de l’Europe ne cesse de se durcir à l’instar de ce qui se passe également sur les autres continents. Cette évolution toujours plus autoritaire du capitalisme conduit à nous interroger sur ce qu’annonce l’ère actuelle : l’offensive contre les poches d’utopies couplée à l’enfermement des boucs émissaires rappelle des heures sombres de l’Histoire.

      Le monde entier devient fasciste et la Grèce en est, une fois de plus, l’un des laboratoires.

      Mais rien n’est fini. Septembre arrive bientôt. Les jobs saisonniers se terminent. Le mouvement social se rassemble et s’organise à nouveau. Des lieux comme le Notara 26 et le K*Vox sont sous haute surveillance. Des ripostes se préparent, ainsi que plusieurs grands événements mobilisateurs. L’automne sera chaud à Athènes.

      Résistance !

      Yannis Youlountas

      http://blogyy.net/2019/08/26/exarcheia-sous-occupation-policiere

      ##Exarchia

    • Message de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, le 27.08.2019:

      143 réfugiés de deux squats de la rue #Spirou_Trikoupi furent interpellées dont 51 femmes et 35 enfants. Dans un autre squat furent interpellées et finalement arrêtées trois personnes, deux grecs et un français. Aucune trace n’a été détecté ni d’explosifs, ni d’armes, ni de drogue. La grande majorité de 143 réfugiés sont de demandeurs d’asile. 9 d’entre eux n’ayant pas de papiers, risquent d’être expulsés. Les autres après vérification de leurs papiers, ont été logés à l’hôtel, en attendant d’être transférés à un camp ou une autre structure d’accueil, déjà surpeuplée.
      M. Balaskas, représentant de la Confédération Hellénique des fonctionnaires de police, avait comparé la police grecque à un aspirateur particulièrement puissant que serait en mesure de faire disparaître toute « poubelle » du quartier d’Exarchia. En guise de rectification, il avait ajouté, que les réfugiés seraient une poussière très gênante. Ces déclarations ont provoquées un tel tollé de réactions, que la direction de police hellénique a été obligée de les transmettre au Procureur et d’ordonner l’ouverture d’une enquête interne.

    • Migrants « poussière » et squatters « ordures » : un policier grec risque des poursuites

      La police grecque a annoncé avoir saisi ce mardi le parquet d’Athènes après les déclarations du vice-président du syndicat des policiers, qui avait qualifié d’« ordures » les squatters à Exarchia, un quartier libertaire d’Athènes, et de « poussière » les migrants qui y résident.

      Un vaste #cou_de_filet a eu lieu lundi dans ce quartier, situé près du centre-ville, au cours duquel quatre squats ont été évacués et 143 migrants, dont de nombreuses familles avec enfants, ont été interpellés et conduits dans un hôtel d’Athènes. Connu pour sa mouvance anarchiste et l’occupation de nombreux bâtiments abandonnés surtout après la crise des migrants de 2015, le quartier d’Exarchia est souvent le théâtre d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. Décrivant cette opération dans un entretien à la télévision Skaï lundi, Stavros Balaskas, vice-président de la Fédération panhellénique des employés de la police (Poasy), a indiqué qu’« un aspirateur électrique silencieux de nouvelle technologie a été mis en marche, c’est-à-dire la police, qui va graduellement absorber toutes les ordures d’Exarchia ».

      Après qu’un journaliste de la Skaï eut tenter de l’inciter à rectifier ses propos, Stavros Balaskas a poursuivi : « On ne veut pas dire que les ordures sont les migrants, qui sont (seulement) une poussière, qui pourrait avoir un caractère gênant ». « On veut dire les vraies ordures qui se trouvent dans dix autres squats (d’Exarchia ndrl) » qui « seront également évacués prochainement » et où « se trouvent de durs criminels, des anarchistes extrémistes et des gens d’extrême gauche », a-t-il lancé. Après une enquête administrative ordonnée au sein de la police contre lui, Stavros Balaskas est revenu sur ses propos en précisant qu’il a utilisé le terme « ordures » pour qualifier le « comportement de certaines personnes ». « Je n’aurais jamais qualifié d’"ordures" ou de "poussière" les gens », a-t-il assuré sur la télévision Star lundi soir. Il a rappelé que la police ne pouvait pas avoir d’accès dans le passé dans ces squats où la criminalité et le trafic de migrants sont fréquents.

      Répondant aux critiques de l’opposition de gauche qui accuse le nouveau gouvernement de droite de « durcissement » de la politique migratoire, le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas a expliqué ce mardi que l’objectif de l’opération à Exarchia était « de combiner la sécurité et les conditions humaines de vie des migrants ».

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/migrants-poussiere-et-squatters-ordures-un-policier-grec-risque-des-poursui