• #IgNobels 2020
    https://www.improbable.com/ig-about/winners

    Mais d’abord un petit retour sur les IgNobels 2009 : PUBLIC HEALTH PRIZE : Elena N. Bodnar, Raphael C. Lee, et Sandra Marijan, Chicago, Illinois, USA, pour avoir inventé un soutien gorge qui peut se transformer en une paire de #masques de protection... Le brevet existe depuis 2004 :
    https://patents.google.com/patent/US7255627?oq=7255627

    Pour cette année, j’en noterais deux :

    ECONOMICS PRIZE : Christopher Watkins, Juan David Leongómez, Jeanne Bovet, Agnieszka Żelaźniewicz, Max Korbmacher, Marco Antônio Corrêa Varella, Ana Maria Fernandez, Danielle Wagstaff, et Samuela Bolgan, pour avoir montré que les individus embrassent plus leurs partenaires dans les pays où les inégalités de revenus sont plus intenses. L’étude semble pourtant biaisée puisque, Figure 2, ce sont les Français qui font le moins de French Kiss !
    https://www.nature.com/articles/s41598-019-43267-7

    MATERIALS SCIENCE PRIZE : Metin Eren, Michelle Bebber, James Norris, Alyssa Perrone, Ashley Rutkoski, Michael Wilson, et Mary Ann Raghanti, pour avoir montré que les couteaux fabriqués à partir d’excréments humains congelés ne fonctionnent pas... Cet article répondait à un autre archéologue qui avait suggéré qui les Inuit antiques fabriquaient de tels couteaux.
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352409X19305371?via%3Dihub

    #Science #Humour #Skeum #Inégalités #French_Kiss #Archéologie #Inuits

    • Prix Ig-Nobel — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig-Nobel

      Prix décernés en 2019

      • Médecine : à Silvano Gallus, pour avoir rassemblé des preuves que les pizzas peuvent protéger contre les maladies etla port ; à condition que la pizza soit fabriquée et mangée en Italie
      • Education médicale : à Karen Pryor et Theresa McKeon, pour avoir utilisé une technique simple destinée à l’’éducation des animaux - la technique dite de « l’entraînement par clic » - pour former des chirurgiens à la chirurgie orthopédique
      • Biologie : à Ling-Jun Kong, Herbert Crepaz, Agnieszka Górecka, Aleksandra Urbanek, Rainer Dumke, et Tomasz Patere, pour avoir découvert que des cafards magnétisés morts se comportait différemment de cafards magnétisés vivants.
      • Anatomie : à Roger Mieusset et Bourras Bengoudifa, pour avoir mesuré l’assymétrie de la température du scrotum chez des facteurs, nus ou habillés, en France
      • Chimie : à Shigeru Watanabe, Mineko Ohnishi, Kaori Imai, Eiji Kawano, et Seiji Igarashi pour avoir estimé le volume total de salive produit quotidiennement par un enfant de 5 ans
      • Ingénierie : à Iman Farahbakhsh, pour l’invention d’une machine à changer les couches, destinée à des bébés humains.
      • Economie : à Habip Gedik, Timothy A. Voss, et Andreas Voss, pour avoir conduit des tests destinés à déterminer dans quel pays les billets de banques étaient le plus susceptible de transmettre des bactéries nocives.
      • Paix : à Ghada A. bin Saif, Alexandru Papoiu, Liliana Banari, Francis McGlone, Shawn G. Kwatra, Yiong-Huak Chan, et Gil Yosipovitch pour avoir essayé de mesurer le degré de plaisir généré lorsque l’on se gratte une démangeaison
      • Psychologie : à Fritz Strack, pour avoir découvert que tenir son stylo dans sa bouche provoque un sourire, ce qui rend plus heureux, puis pour avoir découvert que finalement ce n’était pas le cas.
      • Physique : à Patricia Yang, Alexander Lee, Miles Chan, Alynn Martin, Ashley Edwards, Scott Carver, and David Hu pour découvrir comment, et pourquoi les Wombats faisaient des crottes carrées.

    • Une étude française sur la température des testicules des postiers remporte le prix Ig-Nobel
      https://www.franceinter.fr/sciences/une-etude-sur-la-temperature-des-testicules-des-postiers-recompensee-par


      L’étude récompensée, menée sur des groupes de postiers et de chauffeurs de bus, a montré que le testicule gauche était légèrement plus chaud que le droit.
      © Getty / John Shepherd

      Roger Mieusset n’est autre que l’inventeur du slip chauffant. Ce moyen de contraception masculine qu’il a développé depuis les années 1980 et dont le mérite est de ne pas impacter tout le corps ni la vie sexuelle du patient, s’appuie sur une constatation ancienne : la température des bourses détermine la production de spermatozoïdes et donc la fertilité de l’homme. Des bandes de tissus cousus sur le slip permettent de remonter les testicules à l’intérieur du corps et de les garder « au chaud ». En passant de 34° à 36°, la température du scrotum garantit un seuil d’infertilité. 

      Absents lors de la remise de leur prix - un affreux trophée fait de bouts de plastiques dont une brosse à dent -, les deux scientifiques français ont été « représentés » par un postier en short encombré d’un gros colis, idéal pour alimenter quelques jeux de mots cocasses. Car c’est en effet sur 3 groupes de 20 à 52 ans (hommes habillés puis nus, chauffeurs de bus et postiers) que l’expérience a été menée en 2007.