Opinions, débats, controverses autour de l’actualité

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  • Le ministre de l’éducation juge « profondément scandaleux » le message sur les « génocidaires » publié par un enseignant de Lyon-II
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/11/26/le-ministre-de-l-education-juge-profondement-scandaleux-le-message-sur-les-g

    L’enseignant [Julien Thery, qui a notamment publié Le Livre des sentences de l’Inquisiteur Bernard Gui, en 2022, ndc], vivement critiqué après la révélation de ce message, a affirmé lundi à l’Agence France-Presse (AFP) n’avoir « évidemment jamais dressé de liste de juifs » et assuré que sa publication « commentait » une tribune du Figaro, où vingt personnalités interpellaient Emmanuel Macron qui s’apprêtait alors à reconnaître au nom de la France l’Etat palestinien.

    Il a accusé la Licra d’avoir repris « une petite partie » de son texte pour lancer « une campagne de harcèlement » en représailles d’un article qu’il a récemment publié.

    l’enquête "sur l’antisémitisme" dans l’enseignement supérieur donne déjà des résultats !
    https://seenthis.net/messages/1147618

    • Pour préciser : la liste dénoncée comme insupportable est très exactement le copier-coller de la liste des signataires de la tribune « « Monsieur le président, vous ne pouvez pas reconnaître un État palestinien sans conditions préalables » : l’appel de 20 personnalités à Emmanuel Macron ». Pas une de plus, pas une de moins.
      https://archive.ph/mMNUC#selection-1479.0-1486.0

      Quant à la photo, c’est celle qui illustre la même tribune :
      https://www.lefigaro.fr/vox/monde/monsieur-le-president-vous-ne-pouvez-pas-reconnaitre-un-etat-palestinien-sa

      Théry n’a donc ni établit une liste spécifique en extrayant les personnalités juives parmi les signataires de la tribune, ni choisi spécifiquement les 4 personnes pour la photo : il a pris l’intégralité des signataires (avec les mêmes titres et dans le même ordre) de la tribune, et reproduit directement l’image qui l’illustre sur le site du Figaro.

      Toujours impressionné par ce talent des grand journaux pour réussir à ne surtout pas dire explicitement ce genre de choses : la liste de Théry est le copier-coller exhaustif des signataires de la tribune, et l’image qui a jointe à son message est celle qui illustre la tribune du Figaro.

    • ... concernant l’antisémitisme soviétique Julien Théry note : « Les cas d’antisémitisme repérables dans l’histoire des pays du bloc soviétique – par exemple de la part de Staline et de son entourage, entre autre lors du « complot des blouses blanches » – ne ressortissent évidemment pas à l’idéologie communiste propre à ces régimes, mais à une tradition enracinée de très longue date dans la culture des sociétés concernées ». Pourtant, l’antisémitisme soviétique ne se limite pas à quelques « cas », mais possède un caractère systémique en URSS et ses pays satellites sur plusieurs décennies. Il ne relève pas seulement d’une « tradition antisémite », mais s’inscrit dans une politique stalinienne visant à diffuser et instrumentaliser l’antisémitisme pour réprimer l’opposition politique avec une réadaptation de mythes antisémites spécifiquement ajustés aux besoins de cette politique, en particulier celui du Juif déraciné au service d’une puissance étrangère à la nation (les exemples les plus parlant étant le dit « complot des Blouses blanches » et les procès de Prague en 1952-53). Cette analyse de l’antisémitisme soviétique que Julien Théry semble ignorer n’est pas nouvelle, elle est formulée dès les années 1930, notamment en 1937 par Léon Trotsky, qui en fut la cible, dans son texte « Thermidor et l’antisémitisme » [1937].

      Cette utilisation politique de l’antisémitisme ne s’arrête pas avec la mort de Staline et continue pendant plusieurs décennies par le biais de la sionologie, une pseudo-science qui recycle les thèmes antijuifs en les présentant comme anti-impérialistes. Certaines thèses popularisées à cette époque ont encore cours aujourd’hui à gauche, avec une influence délétère : les « sionistes » auraient été les alliés objectifs du parti nazi, les Juif·ves profiteraient de la Shoah pour en tirer des bénéfices, le « sionisme » serait un projet de domination global du Moyen-Orient, voire du monde, les personnes et organisations juives en désaccord avec la ligne du parti seraient des « sionistes » qui agiraient en réalité pour le compte de l’État israélien, etc. Dire que l’antisémitisme soviétique ne serait qu’une manifestation de l’antisémitisme traditionnel des sociétés concernées revient ainsi à faire l’impasse sur la reconnaissance de la fonction que joue l’antisémitisme pour les régimes en question.

      [...]

      L’objectif du texte est en effet de conforter le déni, d’inciter le lecteur à ignorer, voire à revendiquer fièrement les accusations d’antisémitisme (Julien Théry l’avait d’ailleurs écrit sur les réseaux sociaux : « Si tu es un peu sérieusement de gauche et n’a jamais été traité d’antisémite, t’as raté ta life »), position catastrophique d’un point de vue antiraciste, mais partagée par des personnalités comme Houria Bouteldja et Jean-Luc Mélenchon, qui se sont d’ailleurs empressé·es de soutenir l’universitaire.

      https://juivesetjuifsrevolutionnaires.fr/2025/12/02/non-lantisemitisme-dou-quil-vienne-nest-ni-residuel-ni

      #Julien_Théry #confusionnisme #antisémitisme

    • Ce que l’affaire Julien Théry dit de l’antisémitisme chez les universitaires de gauche
      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/ce-que-laffaire-julien-thery-dit-de-lantisemitisme-chez-les-universitaire

      Pour l’historien Julien Théry, mis en retrait par son université, l’antisémitisme de gauche n’est qu’une « fiction polémique stigmatisante ». Ce faisant, il sacrifie le vrai au nom du bien, fait valoir le spécialiste du socialisme et du judaïsme français Milo Lévy-Bruhl, pour qui l’antisémitisme de gauche est une tradition prégnante.
      Publié le 16/12/2025

      Julien Théry est professeur d’histoire médiévale à l’université de Lyon-II et producteur et animateur de la Grande H., émission d’histoire du Média, site et chaîne de télévision proche de La France insoumise. A ce titre, il est un membre éminent du groupe social des universitaires de gauche, au sein duquel il symbolise une tendance particulière. Ce groupe social se caractérise, en effet, par une tension entre son ethos universitaire et son inclination politique de gauche. Serviteur d’un idéal du vrai d’un côté, chevalier d’un idéal du bien de l’autre, les universitaires de gauche vivent structurellement une politisation contrariée.

      Bien que leur fonction sociale dépende de leur conformité à ce double idéal, chacun sait qu’il est difficile de servir deux maîtres. La tentation est grande de neutraliser la tension entre deux idéaux en renonçant au bien au nom du vrai, ou au vrai au nom du bien. C’est cette deuxième tendance dont Julien Théry constitue un modèle.

      Absurdité argumentative

      Pour s’en convaincre, il suffit de se plonger dans le premier acte de l’affaire Théry. A la fin du mois d’octobre, le médiéviste s’aventure sur un terrain dont il n’est absolument pas spécialiste, et commet un texte indigent sur l’antisémitisme de gauche. La thèse de l’article est simple : l’antisémitisme de gauche est une « fiction polémique stigmatisante » résultant d’une « manipulation néolibérale-sioniste ». Aucune enquête ne sous-tend cette théorie, seulement des notions obèses et un schéma explicatif simpliste, qui emprunte davantage au complotisme qu’à la recherche empirique. Selon Théry, les « forces politiques de gouvernement » auraient inventé cet antisémitisme pour disqualifier les « grands mouvements de gauche », qui représenteraient une menace à leur hégémonie. Les dirigeants israéliens s’associant à cette machination afin de jeter l’opprobre sur des forces antisionistes repeintes en antisémites.

      La thèse n’a rien de neuf, mais l’universitaire l’assoit ici sur une prétendue démonstration scientifique de l’inexistence d’un antisémitisme de gauche dans l’histoire. L’article commence ainsi par une synthèse démonstrative lapidaire, qui aligne les citations sélectives de figures de gauche, et les explications de texte orientées. Le sommet de l’absurdité argumentative est atteint dans les deux paragraphes consacrés au bloc soviétique.

      L’auteur y réfute que les politiques de discriminations, puis de persécutions des juifs d’URSS, aient pu résulter d’une politique de gauche par l’argument déshistoricisant selon lequel les cas d’antisémitisme repérables durant les soixante-dix ans d’histoire des pays du bloc « ne ressortissent évidemment pas à l’idéologie communiste propre à ces régimes, mais à une tradition enracinée de très longue date dans la culture des sociétés concernées ».

      Pétition de soutien

      Qu’importe que l’antisémitisme de gauche, distinct de l’antisémitisme de droite, soit une tradition prégnante et d’ailleurs protéiforme selon qu’elle s’inscrit, par exemple, dans une matrice chrétienne de communion, laïcisée en injonction à la fraternité, qui voit d’un mauvais œil le résidu de particularisme juif ; dans des critiques sociales insuffisamment réflexives ; ou encore dans des formes pathologiques de revendications de justice promptes à fantasmer un privilège juif qui serait à niveler. Qu’importe également que l’accusation d’antisémitisme de gauche soit chronologiquement bien plus facile à rapprocher de l’explosion de l’antisémitisme depuis deux décennies que de la prétendue crainte néolibérale d’une perte d’hégémonie, ou de « la radicalisation du projet de colonisation de la Palestine après l’abandon des accords d’Oslo ». Le vrai importe peu à Théry quand le bien est en jeu.

      Quelques semaines après la publication de cet article, le même Julien Théry est publiquement pris à partie par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) en raison de sa publication d’une liste de noms de « génocidaires à boycotter » sur le groupe Facebook de son émission, la Grande H. Cette liste, rapprochée par la Licra d’une « liste de noms comme sous l’Occupation », reprend celle des signataires d’une tribune parue avant l’été demandant au Président de s’en tenir aux conditions qu’il avait lui-même posées, dans un premier temps, pour la reconnaissance de la Palestine.

      La mise en cause, relayée par certains médias nationaux, occasionnera une campagne de « diffamation et de harcèlement, d’insultes et de menaces de mort ». C’est en tout cas ce qu’affirme une pétition de soutien, signée par plusieurs centaines d’universitaires, titrée « Contre un maccarthysme à la française – pour tous les Julien Théry à venir ».

      Malheureusement, la pétition ne se place pas sur le strict terrain du bien en défendant un universitaire présenté comme injustement accusé d’antisémitisme, puisqu’elle endosse, elle aussi, les thèses de l’article de Julien Théry : il n’y a structurellement pas d’antisémitisme de gauche et l’invention de cet antisémitisme est une manipulation des sionistes – les néolibéraux ayant étrangement disparu de la machination. Collectivement, les universitaires de gauche sacrifient, à leur tour, le vrai au nom du bien.

      Publications antisémites

      Du bien apparent du moins, car quelques heures avant la publication de la tribune, plusieurs publications antisémites, partagées par Julien Théry lui-même, sont retrouvées sur le groupe Facebook de la Grande H. : l’image d’un juif au long nez, étoile de David en or autour du cou, qui pioche discrètement dans le sac à main d’une femme tenant un drapeau palestinien en s’exprimant « God promised me this wallet » ; une citation de Denis Olivennes (1) « Les Juifs sont présents en France depuis deux mille ans, bien avant les Francs et les Burgondes » assortie du commentaire « Ça commence comme ça et on se retrouve 65 millions enclavés à Gaza-sur-Brest au nom de Grand Israël » ; des textes euphémisant l’antisémitisme de Dieudonné, d’autres relayés depuis les comptes d’antisémites notoires comme Paul-Eric Blanrue ou Marc-Edouard Nabe…

      Au-delà de Julien Théry lui-même, on constate rapidement que ce groupe Facebook, dont il est l’administrateur, accueille des dizaines de posts antisémites jamais modérés, même quand ils étaient signalés par certains utilisateurs. Autant d’idées qui préparent depuis vingt ans les passages à l’acte violents, trop souvent meurtriers, que subissent les juifs de notre pays. Les universitaires avaient sacrifié le vrai au bien que représentait la défense d’une victime innocente du « maccarthysme », ils défendaient en fait un antisémite de gauche : plus de trace de bien non plus.

      Pourtant, comme si le bien ne les intéressait subitement plus, aucun signataire de la tribune ne s’est publiquement manifesté depuis pour retirer son soutien ou critiquer l’antisémitisme désormais tout à fait indéniable de Julien Théry. Nous voilà donc réduits à espérer que cette affaire puisse au moins avoir le mérite de rendre l’antisémitisme de gauche plus difficile à nier, à l’avenir, par les universitaires de gauche. Peut-être seront-ils moins nombreux, la prochaine fois, à renoncer à leur idéal du bien en volant au secours d’un antisémite, et à leur idéal du vrai en endossant des thèses tellement absurdes que les propres pratiques de celui qui les énonce les dénoncent dans la foulée. La crédibilité de leur prétention à assumer leur fonction sociale dépend de la leçon qu’ils sauront tirer, ou non, de cette affaire.

      #gauche (maquillages) #intellectuels (abrutisseurs) #antisémitisme_de_gauche #gauche #antisémitisme_à_gauche

    • Généralement les antisémites de « gauche » finissent par rejoindre tranquillement l’extrême droite (Dieudonné en est un bel exemple) et les anciens soutiens se taisent discrètement. Il faudra suivre la trajectoire politique de ce Théry dans les années qui viennent, cela peut être intéressant...

      Il y a trop d’automatismes idiots dans la critique d’Israël (cf le « nazi sans prépuce » de Meurice), qu’on retrouve d’ailleurs, dans un style assez similaire, dans la critique anti-américaine (sans oublier le prisme pro-russe encore parfois résiduel, cf l’indulgence partielle dont bénéficie encore Poutine à gauche). Il faudrait vraiment faire un gros ménage là dedans mais les partis institués ou même un peu à la marge (type NPA) n’aident pas vraiment...

    • Tsedek : Affaire Julien Théry : Nos réponses à Arrêt sur images
      https://tsedek.fr/2025/12/28/affaire-julien-thery-nos-reponses-a-arret-sur-images

      ASI : Plusieurs publications / partages sur les RS de Julien Thery ont été exhumés par des comptes malveillants et dangereux comme Sword of salomon. Certaines sont de simples critiques d’Israël, dénonciations du génocide à Gaza. D’autres, qui ont beaucoup circulé ces derniers jours, sont qualifiés d’ouvertement antisémites par certains, et considérées comme comportant des motifs antisémites clairs. Voici l’énumération des exemples que je vais évoquer dans l’article, si tu veux réagir à chacun d’eux plutôt que de faire une réponse générique car chaque cas est différent.

      Tsedek ! : Julien Théry s’est exprimé sur le premier meme, regrettant avoir partagé trop vite un post effectivement problématique. Nous constatons par ailleurs un défaut de modération évident sur le groupe Facebook de son émission. Soulignons la disproportion entre la gravité de l’accusation d’entretenir une « passion antisémite » et les éléments à charges censés la soutenir : de quoi rendre perplexe quiconque regarde l’affaire sans aucune connaissance du contexte d’énonciation ; une fois acquise cette connaissance, l’affaire tourne à la très mauvaise blague.

      Nous jugeons pour notre part que la lutte contre l’antisémitisme et le racisme en général ne consiste pas à faire du commentaire d’images ou à établir des chaines de responsabilité dans des publications de réseaux sociaux. Là encore, il nous semble essentiel de réaffirmer que l’exceptionalisation de l’antisémitisme, seul racisme à faire l’objet d’une telle instrumentalisation, participe en réalité à la montée de l’antisémitisme dans la société en produisant du ressentiment contre les Juifs et les Juives. Ce type de mécanisme est notamment à l’oeuvre lorsque sont considérés comme des interlocuteurs légitimes pour parler d’antisémitisme des personnalités ayant manifestés à de multiples reprises leur racisme anti-palestinien, affirmant par exemple plusieurs mois après le début des massacres qu’un cessez-le-feu constituerait une « faute morale », ou légitimant en août dernier l’assassinat du journaliste palestinien Anas Al-Sharif. Ainsi, de la même manière, le fait que les accusations d’antisémitisme ne soient mobilisées qu’en vue de légitimer la politique criminelle israélienne et de justifier la mise en place de politiques autoritaires et racistes, en particulier islamophobes, empêche en réalité toute lutte réelle contre l’antisémitisme.

      ASI : Émile Ackermann a publié une tribune dans Marianne, suite à notre entretien. […] Voulez-vous commenter ?

      Tsedek ! : Émile Ackermann n’a manifestement pas compris l’article de Théry, dans lequel il est question « d’antisémitisme de gauche » et non « d’antisémitisme à gauche » comme il l’écrit. Quiproquo malheureux, car le développement qui suit ne tient plus. Personne ne nie qu’une personne « de gauche » puisse adhérer à ou véhiculer des représentations antisémites. En revanche, y a-t-il de l’antisémitisme de gauche, au sens d’une gauche qui porterait un projet politique antisémite ? C’est à nos yeux la question centrale. De notre point de vue, à la différence de toutes les autres composantes du spectre politique, la gauche de rupture défend au contraire un programme antiraciste (bien qu’il demeure insuffisant sur un certain nombre de points). L’analyse d’Ackermann dépolitise la lutte contre l’antisémitisme et participe ainsi au désarmement de la gauche dans la lutte contre le racisme.

  • « Monsieur le président, vous ne pouvez pas reconnaître un État palestinien sans conditions préalables » : l’appel de 20 personnalités à Emmanuel Macron
    https://www.lefigaro.fr/vox/monde/monsieur-le-president-vous-ne-pouvez-pas-reconnaitre-un-etat-palestinien-sa

    Monsieur le président de la République,

    Lundi 22 septembre à New York, vous vous apprêtez à reconnaître, au nom de la France, un État palestinien.
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    Nous, artistes, intellectuels, entrepreneurs, responsables associatifs et citoyens, appelons de toutes nos forces à la paix au Proche-Orient. Mais cette reconnaissance d’un État palestinien, vous l’aviez vous-même soumise à des conditions préalables claires pour qu’elle contribue à la paix : en particulier, la libération des 48 otages encore retenus à Gaza et le démantèlement du Hamas.
    Alors que la France s’est prudemment abstenue de toute reconnaissance d’un État palestinien depuis 1948, dans l’attente de réunir les conditions de paix et de sécurité mutuelle, comment justifier de le faire tandis que la guerre déclenchée par le pire massacre antisémite depuis la Shoah fait toujours rage ? Comment l’annoncer alors que le Hamas détient toujours des otages ? Pourquoi le faire au moment où flambe en France un antisémitisme prenant précisément prétexte de la situation au Proche-Orient ?

    Monsieur le président, reconnaître un État palestinien maintenant, avant la libération des otages et le démantèlement du Hamas, n’aidera ni les civils palestiniens ni à la libération des otages.
    Nous savons que ce n’est pas votre intention, pourtant une reconnaissance demain avant la réalisation des conditions que vous aviez énoncées serait revendiquée comme une victoire symbolique pour le Hamas, qui ne ferait qu’aggraver l’étau meurtrier qu’il impose aux Palestiniens.
    Monsieur le président, vous allez annoncer la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Nous vous le demandons solennellement : affirmez dans ce cas avec la même fermeté que cette reconnaissance ne prendra effet qu’après la libération des otages et le démantèlement du Hamas.
    C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que ce geste peut contribuer à la paix. Ce serait sinon une capitulation morale face au terrorisme.

    Signataires :
    Yonathan Arfi, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France)
    Yvan Attal, acteur, réalisateur
    Michel Boujenah, comédien
    Pascal Bruckner, philosophe
    Père Patrick Desbois, président de Yahad unum
    Raphaël Enthoven, philosophe
    Arthur Essebag, animateur et producteur
    Charlotte Gainsbourg, actrice
    Ariel Goldmann, président du FSJU (Fonds social juif unifié)
    Simone Harari-Baulieu, productrice
    Mona Jafarian, chroniqueuse
    Elie Korchia, président du Consistoire central
    Haïm Korsia, grand rabbin de France
    Mathieu Laine, entrepreneur et écrivain
    Bernard-Henri Lévy, philosophe
    Jean Madar, chef d’entreprise
    Alain Minc, économiste
    Dominique Reynié, professeur, directeur de Fondapol
    Joann Sfar, dessinateur
    Philippe Torreton, comédien

  • Comment les bourgeois camouflent les 211 milliards d’aides aux entreprises
    https://frustrationmagazine.fr/comment-les-bourgeois-camouflent-les-211-milliards-daides-aux-en

    La commission sénatoriale ne se contente pas de ses constats, elle avance une série de réformes. Certaines cherchent à mettre un peu d’ordre dans le chaos, d’autres osent enfin remettre un peu en question l’impunité dont bénéficient les grands groupes. D’abord, le minimum syndical : un tableau public et annuel, produit par l’Insee d’ici 2027, pour savoir enfin qui touche quoi, combien, et pourquoi. Une base de données des aides publiques ventilées par taille d’entreprise, actualisée chaque année.

    Le rapport ose aussi quelques coups de pied dans la fourmilière, comme l’interdiction des aides aux entreprises condamnées pour infractions graves ou à celles qui refusent de publier leurs comptes. Traduction : fini de verser de l’argent public à des boîtes condamnées pour fraude ou opacité comptable. C’est dire le niveau de la situation actuelle. Autre idée du rapport : exiger le remboursement des aides en cas de délocalisation dans les deux ans suivant leur versement. Une évidence politique, économique et morale. Vous partez ? Vous rendez l’argent (Rassurez-vous jamais ces propositions ne seront appliquées).

    Cerise sur le gâteau : exclure les aides publiques du calcul du résultat distribuable aux actionnaires. En clair : on ne transforme plus directement l’argent public en dividendes privés. À une nuance près : les exonérations de cotisations sociales resteraient distribuables, parce que visiblement, siphonner la Sécurité sociale reste une tradition sacrée dans ce pays.

  • Nucléaire : la ruine du pays ET la poursuite des catastrophes climatiques
    https://ricochets.cc/Nucleaire-la-ruine-du-pays-ET-la-poursuite-des-catastrophes-climatiques-84

    Des sommes faramineuses et à ce jour non mesurables d’argent public pour des réacteurs foireux qui de toute façon arriveront trop tard pour espérer peut-être contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Sans parler des dangers du #nucléaire et des territoires durablement abîmés pour les constructions et les stockages de déchets longue durée. Mais pas grave, l’important est que quelques politicards puissent se faire mousser et que les lobbies du nucléaire et du BTP se (...) #Les_Articles

    / nucléaire, #Ecologie, #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    https://reporterre.net/Nucleaire-Comment-il-va-ruiner-la-France-Le-documentaire-exclusif-de-Rep
    https://reporterre.net/Le-nucleaire-va-ruiner-la-France

  • Attaque record de drones russes en Ukraine, Poutine veut "éliminer les causes" du conflit
    https://www.france24.com/fr/europe/20250518-ukraine-attaque-record-drones-russes-poutine-eliminer-causes-conf

    L’armée russe a lancé, dans la nuit de samedi à dimanche 18 mai, une attaque record de drones visant de nombreuses régions d’Ukraine, dont celle de la capitale, Kiev, où une femme a été tuée, selon les autorités ukrainiennes.

    La Russie « a attaqué avec 273 drones explosifs de type ’Shahed’ et des leurres », a indiqué au matin l’armée de l’air ukrainienne. D’après elle, 88 ont été « détruits » par sa défense antiaérienne et 128 autres perdus.

    Ce chiffre de 273 drones lancés est « un record », a déploré la vice-Première ministre Ioulia Svyrydenko, assurant que « l’objectif de la Russie est clair : continuer à massacrer des civils ».

    « Une femme est morte de ses blessures à la suite d’une attaque ennemie dans le district d’Oboukhiv », localité au sud de Kiev, a indiqué sur Telegram le responsable de l’administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk.

    L’armée israélienne annonce de « vastes opérations terrestres » à Gaza, où ont eu lieu des raids meurtriers
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/18/l-armee-israelienne-annonce-de-vastes-operations-terrestres-a-gaza-ou-ont-eu

    Au moins 150 Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans de nouveaux bombardements en vingt-quatre heures, selon les secours, alors que des négociations indirectes se tiennent à Doha pour un cessez-le-feu.

    Eurovision 2025 : un classement renversé à la toute fin, comment Louane a pu tomber si bas ?
    https://www.linternaute.com/television/magazine/7945717-eurovision-2025-jj-grand-gagnant-le-classement-de-louane-et-de-

    Le gagnant de l’Eurovision est donc un Autrichien, le chanteur JJ et son titre « Wasted Love ». Il était premier après les votes des pros et a raflé la mise avec un vote du public suffisant pour le sauver de la remontada d’Israël et de sa chanteuse Yuval Raphael.

  • Le journal Le Monde infiltré par le Hamas ! C’est ce que révèle une enquête d’investigation particulièrement poussée (dans les orties  ?) d’Eugénie Bastié. Éh oui, ils font semblant d’être pro israélien pour mieux dissimuler leur nature profonde de terroristes égorgeurs d’enfants... c’est dire leur machiavélisme !

    https://www.lefigaro.fr/vox/medias/les-gens-ont-peur-c-est-l-omerta-au-monde-un-malaise-grandissant-sur-le-tra

    « Les gens ont peur, c’est l’omerta » : au Monde, un malaise grandissant sur le traitement d’Israël dans le journal

    ENQUÊTE – Le cas de Benjamin Barthe, rédacteur en chef adjoint du service international marié à une activiste palestinienne, enflamme la rédaction. Alors que le quotidien fête ses 80 ans, plusieurs journalistes dénoncent un climat délétère.

    Dans les locaux encore flambant neufs du journal Le Monde , immeuble-pont jouxtant la gare d’Austerlitz, on ne vit qu’en open space. Même les directeurs n’ont pas de bureaux fermés. Transparence et horizontalité obligent, quand on se proclame le « journal de référence ». Ce qui flatte le sentiment d’égalité ne favorise pas pour autant le dialogue et l’échange. Et dans cette rédaction ouverte et prestigieuse qui fête tout juste ses 80 ans, les non-dits s’accumulent. « C’est un journal où les gens sont persuadés de ne pas avoir de corps, qui se prétend neutre. Donc quand ça explose, c’est dix fois plus violent » analyse un cadre de la rédaction. « Les gens ont peur, c’est l’omerta » témoigne une autre journaliste. Depuis un an, une colère sourde existe aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du journal quant à la façon dont celui-ci traite le conflit entre Israël et le Hamas. La loi du silence règne au sein de la rédaction  : preuve en est, tous les journalistes que nous avons contactés pour cette enquête ont préféré conserver l’anonymat.

    Une frange de la rédaction prend ouvertement le parti des Palestiniens. Ce qui n’est pas nouveau dans un journal propalestinien depuis toujours. Ce qui est plus problématique est l’indulgence manifestée envers les bourreaux du Hamas et la haine affichée de l’État hébreu. Au cœur de ces bureaux aseptisés de verre et d’acier, dans le service société du journal un mur entier surmonté d’un autocollant « stop génocide » est consacré à Gaza. Ceux qui ont fabriqué ce patchwork ont mêlé coupures de presse sur le massacre en cours, photos d’enfants mutilés, une chronologie titrée « ne laissez personne vous dire que ça a commencé le 7 octobre 2023 », avec la litanie des crimes imputés à Israël. Des caricatures affichées frisent l’antisémitisme ou le complotisme : une femme pleurant son enfant mort dans ses bras devant une forêt de micros avec cette légende « Mais condamnez-vous le Hamas ? » suggérant un unanimisme médiatique imposé, une statue de liberté vêtue d’un drapeau israélien taché de sang tenant à bout de bras un enfant palestinien mort, une autre caricature représentant une main tenant un produit avec l’étiquette « Nettoyage ethnique » vaporisant du sang sur une carte de la Palestine avec cette mention « ça n’a jamais été un conflit, ça toujours été un génocide ».

    L’émotion envers ce qui se passe à Gaza est tout à fait légitime. Mais a-t-elle sa place au cœur d’une rédaction ? Qui plus est quand elle est exprimée dans des termes violents et complotistes  ? «  En aucun cas cet engagement individuel n’est celui du service Société ou de la rédaction dans son ensemble  », nous répond la direction du journal.

    « J’avoue que chaque fois que je passe devant, ça me trouble. C’est trash. » raconte une journaliste au Figaro. « Afficher une opinion aussi tranchée sur un conflit d’une telle complexité, au cœur de la rédaction d’un journal qui prétend avoir la religion des faits, ça pose question. Est-ce qu’on tolérerait ça sur un autre conflit ? » ajoute-t-elle, affirmant qu’elle serait tout aussi choquée qu’on affiche les images des otages israéliens. Ce « mur de Gaza » qui choque une partie de la rédaction n’est qu’un aperçu des divisions qui minent le journal depuis l’attaque du Hamas.

    Plusieurs personnes évoquent une réunion de prévision du jeudi, où sont présents une trentaine de cadres du journal au cours de laquelle il aurait été dit : « On a un problème avec la communauté juive, ils sont hostiles ». « Étant donné la précaution langagière à l’égard des minorités généralement utilisée dans ce journal, c’est assez étonnant » souffle une journaliste.

    Le 9 octobre, deux jours seulement après l’attaque, une grande plume du journal s’adresse à une journaliste juive de la rédaction en lui lançant  : « C’est mal parti pour ton Alyah » (NDLR  : terme désignant l’acte d’immigration en Terre d’Israël par un Juif). Ambiance, alors que sur les murs des couloirs des affichettes proclament : « Ne laissons pas passer les remarques discriminatoires. »

    La couverture partiale du conflit tourne parfois à la polémique. Le 7 octobre 2024, jour anniversaire des attaques, une «  une  » du Monde circule sur les réseaux sociaux : « Édition spéciale, Gaza écrasée par un an de guerre et de chaos ». Le journal qui sort le soir avait publié son édition sur l’anniversaire de l’attaque la veille. Mais ce journal du daté 8 octobre, sorti le lundi, fait le bilan de l’offensive lancée par l’État israélien contre le Hamas.

    Ce sous-titre : « un an après le début de l’offensive lancée par les Israéliens en représailles aux attaques terroristes du Hamas » est factuellement contestable. Le premier raid dans la bande de Gaza a lieu le 13 octobre, avant qu’une véritable offensive terrestre se déclenche le 24 octobre. Pourquoi avoir absolument voulu rappeler les horreurs de la guerre à Gaza le jour même de l’anniversaire des atrocités commise par le Hamas ? De nombreuses personnalités témoignent leur indignation. Maladresse ? Mauvaise foi ? Expression d’un tropisme pro palestinien ? Après cette « une », le journal connaît une vague de désabonnements dont il est difficile de connaître l’ampleur, mais suffisamment importante pour alerter en interne. C’est que cet incident n’est pas le premier.

    « Même Libé est plus pluraliste que nous ! »

    Quelques jours après le 7 octobre, le journal avait déjà dû faire un rectificatif concernant sa couverture du bombardement de l’hôpital Al- Ahli, après avoir imputé à l’armée israélienne une explosion qui s’avérera être le fruit d’un tir de roquettes palestinien. Le Monde publiera également un rectificatif après avoir qualifié Hassan Nasrallah de « martyr » dans sa nécrologie, invoquant une « erreur typographique ».

    « Le New York Times est bien plus équilibré que « Le Monde » dans sa couverture du conflit », avance un ancien administrateur du journal qui cite le travail du quotidien américain sur la documentation des viols commis le 7 octobre. Un travail que n’a jamais fait « Le Monde », qui s’est contenté de reprendre des rapports écrits par des ONG sur ce sujet. « Même « Libération » est plus pluraliste que nous ! Ils ont fait une « Une » sur les viols du 7 octobre », ajoute un journaliste de la rédaction outré par la ligne de son journal.

    D’autres soulignent l’hypocrisie de l’éditorial du 11 octobre 2023 qualifiant Jean-Luc Mélenchon de « problème » parce que lui et ses proches refusaient de traiter le Hamas de « terroriste » alors même que le service international du journal s’échine continuellement dans ses pages à ne pas employer ce mot pour désigner le Hamas, tantôt qualifié de « mouvement palestinien » ou d’ « islamiste ». D’ailleurs, dans le grand portrait sur Yahya Sinouar publié le jour de sa mort (17 octobre 2024), le terme est soigneusement évité. On trouve même dans d’autres articles, sans guillemets, l’expression « axe de la résistance » pour désigner les ennemis d’Israël.

    En juin 2024, une tribune publiée dans les pages débats 8 par l’historien Vincent Lemire et l’avocat Arié Alimi faisait la distinction entre un antisémitisme de gauche « contextuel, populiste, électoraliste et instrumentalisé » et un antisémitisme d’extrême droite qui serait « ontologique ». Une hiérarchie des haines qui avait suscité un tollé, obligeant le journal à publier quelques jours plus tard une seconde tribune d’universitaires (parmi lesquels Pascal Ory et Michelle Perrot) intitulée : « Une partie de la gauche radicale a disséminé un antisémitisme virulent et subverti les valeurs qu’elle prétend défendre ».

    D’aucuns pointent du doigt un service international entièrement axé sur une ligne propalestinienne des plus radicales, et notamment son rédacteur en chef adjoint Benjamin Barthe. Ils relèvent les prises de position ouvertement antisémites et complotistes de sa femme Muzna Shihabi. Cette ex-négociatrice de l’OLP, que le journaliste a rencontré lorsqu’il était correspondant à Ramallah, postait ceci le 7 octobre 2023, quelques heures après que les parapentes du Hamas ont fondu sur la fête de Nova pour massacrer les jeunes qui y dansaient :

    « Ils ont longtemps rêvé de voler, de sentir la liberté et de voir leurs villes d’origine en Palestine. Ils sont majoritairement réfugiés et interdits de retour chez eux. Ce sont les jeunes de Gaza ». Ou encore, toujours le 7 octobre : «  C’est la journée internationale de la surprise ».

    Le jour de la mort d’Ismaël Haniyeh, chef du Hamas qui s’est réjoui publiquement du 7 octobre elle écrit sa tristesse : « Que dieu ait pitié de lui et de tous nos martyrs, que Dieu détruise le régime sioniste ». Il y a quelques jours encore Benjamin Barthe partageait sur son compte X une tribune publiée par le journal « Le Monde » : « La loi sur l’apologie du terrorisme de 2014 doit être réformée ». Peur qu’elle s’applique à sa femme ?

    Elle surnomme les juifs propalestiniens de « self-hating Jews » et accuse Emmanuel Macron d’être sous l’emprise du CRIF. Muzna Shihabi a été évincée de l’association CARE où elle travaillait pour ses propos violemment anti-israéliens. Elle qualifie l’humoriste de France Inter Sophia Aram d’ «  aram de service », une référence à l’expression « arabe de service » utilisée pour qualifier toute personne issue de l’immigration n’adoptant le narratif islamo-gauchiste. « Je ne suis pas du tout militante, je suis une simple palestinienne qui raconte sa vie », ose tout de même affirmer Muzna Shihabi devant les caméras d’Al Jazeera venus filmer cette victime de la « censure ».

    On la voit chez elle (et donc chez Benjamin Barthe) poser devant des affiches « Free Palestine ». Chez eux à Ramallah, c’était le portrait de Yasser Arafat qui ornait la chambre à coucher. Elle est si peu militante qu’on la voit aux côtés du NPA, du BDS, de la LDH et d’Urgence Palestine dans des réunions publiques. Elle rencontre même à Paris Francesca Albanese la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires occupés.

    « Conflit d’intérêts apparent »

    Un journaliste de la rédaction a saisi la Société des rédacteurs du monde (SRM) quelques jours après le 7 octobre après avoir découvert, effaré ce que la femme de Benjamin Barthe postait sur X. Ce dernier est convoqué et se défend en affirmant qu’on ne peut pas lui attribuer les propos de son épouse. « Imaginez qu’en lieu et place du Hamas ce soient les forces israéliennes qui soient entrées à Gaza pour faire des actions similaires à celles du 7 octobre et que ma femme tweetait « Super les Israéliens rentrent chez eux » Qu’est-ce qu’on aurait dit ? » peste un journaliste chevronné du quotidien qui tient à conserver l’anonymat.

    Benjamin Barthe affirme que lui et sa femme ne s’influencent pas forcément mutuellement. Quand on lit les articles et les prises de position sur les réseaux sociaux de Benjamin Barthe, on peut néanmoins en douter. Le rédacteur en chef adjoint des pages internationales semble littéralement obsédé par Gaza, évoquant sans cesse le « génocide ». Son portrait de Rima Hassan est de l’avis d’un journaliste « humiliant pour la rédaction » et « digne d’un attaché de presse » tant il était flagorneur.

    Intitulé « Le choix de l’insoumission » , le portrait louait l’ «  aisance », la « répartie », les « argumentaires affûtés » de la jeune femme. Rien sur ses nombreuses fake news et dérapages antisémites. Quand l’ambassade israélienne organise des projections sur les massacres du 7 octobre, Benjamin Barthe refuse de s’y rendre. Celui qui orchestre la couverture du conflit au Proche Orient au « Monde » exprime son « soutien » à l’islamologue François Burgat, accusé d’apologie de terrorisme après avoir déclaré : « J’ai infiniment, je dis bien infiniment plus de respect et de considération pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l’État d’Israël ».

    Le 4 mai 2024, à 10h33 Muzna Shihabi tweete « La France complice du génocide ne laisse pas rentrer un docteur palestinien pour raconter ce qu’il a vu à Gaza ». 20 minutes plus tard Benjamin Barthe tweete : « Le médecin palestino-britannique Gasshan Abu Sitta vient d’être refoulé à son arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle ». À 13h33, un article paraît sur le site du « Monde », signé par Benjamin Barthe : « Le médecin palestinien Gasshan Abu Sitta, témoin de l’enfer de Gaza, interdit d’entrée sur le territoire français ». (NDLR : le médecin en question a été interdit d’espace Schengen par l’Allemagne, la France ne fait qu’appliquer l’état de droit). Si ce n’est de l’influence, disons que c’est de l’inspiration…

    Peut-il y avoir un conflit d’intérêts au sein d’un couple ? Il se trouve que la question s’est posée pour une autre journaliste du « Monde ». Quelques mois après la convocation de Benjamin Barthe, la chef du service politique du Monde Ivanne Trippenbach, conjointe d’un conseiller d’Attal alors fraîchement nommé à Matignon, a démissionné de ses fonctions après l’émoi suscité en interne quant à un conflit d’intérêt qu’elle pourrait avoir avec son conjoint. Un deux poids, deux mesures qui interroge. « Tout le monde a trouvé évident qu’une femme puisse être influencée par son mari, mais qu’un homme puisse être influencé par sa femme, ça n’existe pas ? » grince un journaliste de la rédaction. Et après, « Le Monde » va donner des leçons de féminisme ». Cette situation « n’avait rien à voir avec celle de Benjamin Barthe », nous dit la direction sans avancer davantage d’arguments.

    Après plusieurs articles évoquant le cas Benjamin Barthe, notamment dans « Le Point » et « Valeurs actuelles », et face au silence persistant de la direction, une dizaine de journalistes, parmi lesquels deux anciens directeurs de la SRM et deux chefs de service, mais aussi un prix Albert Londres décident d’adresser une lettre pour alerter la direction. Le « Comité d’éthique et de déontologie du groupe Le Monde » (une instance que le journal de référence se targue d’être le seul à posséder) s’est auto-saisi et a rendu un avis le 22 novembre 2024. C’est la première fois de l’histoire du journal qu’un avis était rendu sur un journaliste du Monde. Résultat ? Le comité qualifie de « campagne d’intimidation » les révélations sur la vie conjugale de Benjamin Barthe. « Rien ne vient étayer la critique selon laquelle son épouse, par ses prises de position, aurait eu une influence sur le travail journalistique de Benjamin Barthe ». Circulez, il n’y a rien à voir. La publication de cet avis a été enterrée bien profondément sur le site du « Monde » et peu commenté. Quelqu’un l’a bien repéré toutefois. Muzna Shihabi, qui a tweeté : « Fini l’intimidation ! »

    Forteresse assiégée

    « Il y a un côté forteresse assiégée. Ils pensent que si Bolloré et la communauté juive nous attaquent c’est qu’on a forcément raison », soupire un cadre de la rédaction. Mais bizarrement, malgré les attaques dont il est l’objet à l’extérieur, la SRM n’a pas pris le parti de défendre Benjamin Barthe publiquement. Preuve que le malaise est bel et bien grandissant.

    En l’état actuel des choses, « Le Monde » ne peut plus prétendre être le journal de référence, c’est une formule usurpée. C’est un journal qui porte une ligne idéologique et qui a tendance à faire silence sur le point de vue des autres
    « Le cas Benjamin Barthe, c’est le sparadrap du capitaine Haddock. La direction sait qu’elle a merdé, mais elle est pétrifiée », confie un journaliste. Une autre se dit attristée que le conflit n’ait pas pu se régler en interne. « Ce n’est pas un petit sujet. Tout le monde en parle dans les couloirs, mais on n’en a jamais vraiment discuté au sein de la rédaction. Pourquoi ça crispe autant ? » s’interroge-t-elle. Un autre évoque un conflit générationnel, avec une jeune génération wokisée qui suit l’agenda politique de Jean-Luc Mélenchon. « C’est la première fois qu’il y a un tel clivage générationnel au sein de la rédaction. Entre les moins de quarante et le plus de quarante ans. La jeune génération est très à gauche ». La direction serait trop faible, tétanisée par l’idée de devoir prendre un parti, incapable d’agir face aux orientations idéologiques de certains membres de la rédaction.

    Contacté par « Le Figaro », le directeur du « Monde » Jérôme Fenoglio défend Benjamin Barthes, « un excellent spécialiste du Proche Orient, visé depuis des mois par une campagne virulente qui cherche de fait à infléchir notre couverture du conflit en cours ». Il défend cette dernière, dans la droite ligne « des principes qui nous guident depuis 80 ans » : « La défense indéfectible de l’existence d’Israël, enracinée dans la prise de conscience de la Shoah et dans un rejet résolu de l’antisémitisme » et « la défense des droits légitimes des Palestiniens à une autodétermination qui les conduirait à disposer de leur propre État ».

    Le directeur de la « Fondapol », Dominique Reynié, dont les travaux précurseurs sur l’antisémitisme arabo-musulman avaient été conspués 18 dans le journal par l’universitaire Nonna Mayer qui l’accusait de manquer de rigueur, ne mâche pas ces mots : « En l’état actuel des choses, « Le Monde » ne peut plus prétendre être le journal de référence, c’est une formule usurpée. C’est un journal qui porte une ligne idéologique et qui a tendance à faire silence sur le point de vue des autres, que ce soit sur l’insécurité, l’immigration ou l’antisémitisme. Et ce avec un sentiment de supériorité morale qui le conduit à disqualifier et mépriser le travail des autres ».

    Dans un forum en ligne avec les lecteurs du « Monde » il y a quelques mois, le Directeur délégué aux relations avec les lecteurs, Gilles Van Kote, avait répondu ainsi à un abonné qui l’interrogeait sur la gauchisation du journal : « Ce que je constate, c’est qu’une partie du lectorat du « Monde » s’est droitisée, tout comme l’ensemble de la société. Alors que j’aurais plutôt tendance à penser que « Le Monde » est resté fidèle à son socle de valeurs, ce qui peut conduire certains à considérer qu’il s’est gauchisé. Tout dépend donc du point de vue : est-ce le bateau qui bouge ou bien le paysage ? »

    En attendant, le paquebot tangue plus qu’il ne voudrait le faire croire.

    Et une partie de la presse abonde (devinez laquelle) : https://www.lejdd.fr/societe/mur-de-gaza-les-revelations-sur-lactivisme-propalestinien-au-sein-du-journal-l

    https://www.cnews.fr/france/2024-12-18/soupcons-dactivisme-propalestinien-au-quotidien-le-monde-des-journalistes

  • Les forces israéliennes s’emparent de plusieurs villes de la province syrienne de Quneitra et avancent vers Deraa (médias syriens)
    https://french.presstv.ir/Detail/2024/12/09/738767/L-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-s-empare-de-plusieurs-villes-en-Syrie-(

    Les forces israéliennes ont occupé deux villes dans la province syrienne de Quneitra, au sud-ouest du pays, près des hauteurs du Golan occupées par Israël, et se dirigent vers la province voisine de Deraa, après que des groupes armés ont pris le contrôle de la Syrie, ont rapporté les médias syriens.

    Les troupes israéliennes se sont emparées des villes de Madinat al-Baath et Hader après avoir pénétré dans la zone tampon de la région de Quneitra et procédé à des tirs d’artillerie dans la région stratégique.

    Selon les médias israéliens, l’incursion a été lancée à la suite de bombardements intensifs sur les zones environnantes.

    Les soldats de l’armée israélienne se dirigent désormais vers les zones de Deraa, situées à environ 90 kilomètres au sud de la capitale Damas.

    Pour l’heures, c’est l’affaire de quelques kms. Deraa, c’est plein sud/sud-est (quand Damas est au NO).

  • Franche-Comté. La FNSEA et les JA menacent d’une « visite » les députés qui voteraient la censure du gouvernement
    https://www.estrepublicain.fr/economie/2024/12/04/la-fnsea-et-les-ja-menacent-d-une-visite-les-deputes-qui-voteraient-l

    La chute du gouvernement Barnier rendrait « imprévisible » l’adoption de « mesures essentielles » à la profession agricole contenues dans les projets de loi de finance et de financement de la Sécurité sociale. La FNSEA et les JA signent la fin de la récré en appelant les députés à « la responsabilité ».

    Faudrait savoir. Ils sont avec, ou contre le gouvernement de droite ? Ou ils sont juste opportunistes et forceurs ?

    (au passage, on note que les menaces de ces gens ne sont pas illégales et pas poursuivies)

  • « L’État de droit est essentiel à la démocratie, mais il n’a jamais été figé » : l’appel de 170 parlementaires en soutien à Bruno Retailleau
    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/l-etat-de-droit-n-a-jamais-ete-fige-l-appel-de-170-parlementaires-en-soutie

    Dans un texte collectif, près de 170 députés et sénateurs Les Républicains apportent leur soutien au ministre de l’Intérieur, à la suite de ses propos au JDD sur l’État de droit qui ne serait « pas intangible, ni sacré ».

    Nous voilà rassurés.

    #fascisme

  • « Derrière l’absence de gouvernement et la menace de destitution, la déliquescence de la politique française »
    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/derriere-l-absence-de-gouvernement-et-la-menace-de-destitution-la-deliquesc

    De fait, un gouvernement sert en principe à gouverner. Or, l’objectif essentiel de toute vie politique n’est plus de gouverner ou diriger mais de répandre des illusions, de faire croire à la réforme et à l’autorité, de paraître et de pavoiser. Dès lors, la France peut aisément se passer d’un gouvernement. Telle sera la grande leçon de l’histoire.

    Cette période marque l’apothéose de la courtisanerie. Les contorsions de la classe politique pour placer un premier ministre – qui ne disposera d’aucune marge de manœuvre dans le contexte d’une Assemblée nationale chaotique – sont révélatrices de l’obsession des prébendes qui domine les esprits. Même les plus réticents envers la présidence Macron depuis 2017 se dévoilent aujourd’hui comme prêts à faire allégeance… pour le fromage de Matignon.

    Et pendant ce temps, derrière le paravent du circus politicus, les difficultés de la France continuent de s’accumuler – la crise de l’école, la dette publique, le chômage (5,4 millions de personnes) la pauvreté, la violence et l’insécurité, la maîtrise de l’immigration, le logement et l’hôpital. Les Français se sont mobilisés comme jamais lors de l’élection législative qui a battu des records de participation. Leur déception, à la hauteur de cette espérance, risque de favoriser l’écœurement, le découragement ou la révolte.

  • « Le Nouveau Front populaire constitue la première menace pour les Français juifs »
    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/le-nouveau-front-populaire-constitue-la-premiere-menace-pour-les-francais-j

    Une centaine de personnalités, dont l’historien Georges Bensoussan, le philosophe Pierre-André Taguieff et l’universitaire Pascal Perrineau, appellent à faire « barrage » à l’union des gauches formée à l’occasion des élections législatives. LFI a fait de la haine antijuive une stratégie électorale, argumentent-ils.

    Donc il n’y a vraiment plus aucune limite au n’importe quoi… ?

    • Non, plus de limite. Les vertus de vérité, de pondération, de dialectique, de consensus scientifique, de transparence... Tout ça est balayé par les objectifs de gains immédiats. Seul le résultat communicationnel compte au services d’intérêts claniques. C’est proprement effrayant quand on réfléchit à l’accélération de cet effondrement intellectuel (aussi bien du côté émetteurs que récepteurs), et des conséquences à court et moyen terme. Nous vivons dans l’ère de la propagande de tous contre tous. Il y a vraiment quelque-chose de suicidaire dans ce renoncement à la recherche de vérité par une démarche posée, dialogique, méthodique, patiente, construite...

  • Alain Finkielkraut : « La situation actuelle est un crève-cœur pour les Juifs français »
    https://www.lepoint.fr/politique/alain-finkielkraut-la-situation-actuelle-est-un-creve-coeur-pour-les-juifs-f

    Jamais je n’aurais imaginé voter un jour en faveur du Rassemblement national pour faire barrage à l’antisémitisme. Ce n’est pas encore le cas, mais peut-être y serai-je contraint à plus ou moins longue échéance s’il n’y a pas d’alternative.

    La surprise, c’est plutôt qu’il ne vote pas déjà ouvertement pour le RN ou Zemmour.

    • Renaud Camus et Alain Finkielkraut : les liaisons dangereuses [mars 2024]
      https://www.lefigaro.fr/vox/culture/renaud-camus-et-alain-finkielkraut-les-liaisons-dangereuses-20240309

      Dans son livre Pêcheur de perles (Gallimard), l’académicien consacre un chapitre à l’auteur du Grand remplacement qu’il juge injustement ostracisé de la vie intellectuelle. S’il assume ses désaccords avec les surenchères sémantiques de l’écrivain, il défend celui qu’il considère comme l’un des plus grands prosateurs de la langue française. Enquête sur une amitié littéraire qui survit cahin-caha aux désaccords et aux censures.

      (Je ne trouve quasiment que des sources d’extrême-droite pour signaler que Finkielkraut consacre un chapitre à son pote.)

  • Rachat des turbines Arabelle : la soumission française aux États-Unis continue
    https://lvsl.fr/rachat-des-turbines-arabelle-la-soumission-francaise-aux-etats-unis-continue

    Deux ans après le discours de Belfort d’Emmanuel Macron au cours duquel le Président de la République annonçait un accord d’exclusivité entre EDF et General Electric (GE) pour l’acquisition des activités nucléaires de GE afin de garantir le plein contrôle de la technologie de turbine Arabelle, rien ne se passe comme prévu. Ce qui apparaît comme la poursuite d’un échec industriel, débuté avec la vente de la branche énergie d’Alstom à GE en 2014, est révélateur de l’inefficacité de la politique industrielle du chef de l’État.

    • débuté avec la vente de la branche énergie d’Alstom à GE en 2014, est révélateur de l’inefficacité de la politique industrielle du chef de l’État.

      « inefficace », ça dépend du point de vue ; et de l’objectif réel.

    • #haute_trahison, comme on dit dans certains milieux sérieux.

      Ces faits, de haute trahison, en continu depuis son arrivée, perdurent et empirent. En quelque sorte. Mais c’est Assange qui est en prison.

      A côté de ça, il te prétend qu’il nous faut dépenser collectivement des centaines de milliards pour de nouveaux EPR qu’on est incapable de construire, faute de compétences et de formation à ces compétences.

      Et #en_même_temps, il te détruit nos structures de formation, du plus jeune âge jusqu’aux plus hauts niveaux de nos structures de recherche. Comme si les deux choses étaient parfaitement indépendantes.

      Comme s’il était désirable de ne plus mettre en œuvre que des projets dispendieux qui n’aboutissent plus vraiment, mais qui coûtent horriblement chers, sans que personne ne soit jamais capable de savoir où est parti l’argent.

    • La vente des turbines Arabelle d’Alstom à l’américain GE, une tache qui ne s’efface pas - Transitions & Energies
      https://www.transitionsenergies.com/vente-turbines-arabelle-alstom-americain-ge-tache-efface-pas

      Annoncée en février 2022, en prélude à la soudaine conversion d’Emmanuel Macron à l’énergie nucléaire, la vente des activités nucléaire de l’américain General Electric (GE) à EDF et notamment de la fabrication des surpuissantes turbines à vapeur Arabelle tarde toujours à se concrétiser. Elle aurait dû être enfin finalisée le 1er décembre dernier mais a été une fois encore reportée. Elle permettrait d’effacer la vente désastreuse de cette activité à GE en 2015 par le français Alstom orchestrée par le ministre de l’Economie de l’époque, un certain Emmanuel Macron. La transaction bloque pour des raisons officielles, la présence parmi les acheteurs des turbines Arabelle du russe Rosatom, et officieuses… Avec la relance du nucléaire dans le monde, Washington a beaucoup moins envie de voir la France remettre la main sur les turbines Arabelle.

      C’est comme un Sparadrap dont le « Mozart de la finance » n’arrive pas à se débarrasser. La vente désastreuse des activités nucléaires d’Alstom à l’américain General Electric (GE), orchestrée et voulue par Emmanuel Macron en 2014 quand il était Secrétaire général adjoint de l’Elysée et en 2015 quand il était ministre de l’Economie et des Finances de François Hollande, n’est toujours pas effacée. Une opération qui a tourné au fiasco. GE n’a jamais tenu ses engagements en matière de technologie comme d’emplois. Au lieu de développer la société, le groupe américain n’a cessé de tailler dans ses effectifs. En huit ans, le conglomérat américain a supprimé 5.000 postes en France dont 1.200 dans l’usine de Belfort. Là même où Emmanuel Macron a acté sa soudaine conversion à l’énergie nucléaire dans un discours en février 2022… après l’avoir affaiblie pendant une décennie.

    • Eolien : General Electric va diviser par deux ses effectifs dans son usine de Montoir - France Bleu
      https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/eolien-general-electric-va-diviser-par-deux-ses-effectifs-dans-son-usine-

      INFO FRANCE BLEU LOIRE OCEAN- Après avoir recruté à tour de bras, les Américains de l’usine d’éoliennes GE à Montoir (Loire-Atlantique) vont réduire les cadences et quasiment diviser par deux les effectifs d’ici juillet. Les intérimaires sont les premiers visés. Les syndicats disent leur inquiétude.

      Sur les 939 personnes qui travaillent aujourd’hui pour GE à Montoir, la direction nous a dit qu’il en resterait 489 d’ici juillet dont 429 CDI" raconte encore le syndicaliste. Les intérimaires, sous-traitants et prestataires sont comme toujours la première variable d’ajustement. Ils sont 500. Il en restera quelques dizaines. « Aucun CDI n’est menacé nous dit la direction, mais ne pas s’inquiéter serait irresponsable ». C ertains contrats sont en suspend et officiellement, le carnet de commande est à zéro après 2026.

      Rien de rassurant quand on sait que les Américains de General Electric sont, depuis cette année, déliés de leur engagement pris au moment du rachat d’Alstom il y a 10 ans. Celui notamment de conserver le site de Montoir-de-Bretagne.

      L’usine d’un géant qui, en attendant, va fermer ses portes pour quatre longues semaines cet été. Du jamais vu.

    • à Grenoble, Alstom avait un beau bureau d’étude plein de spécialistes des turbines ; vendu à GE par Macron. GE a maintenu un peu d’activité - genre, ils ont viré seulement la moitié des gens - quelques années, le temps de transférer la compétence aux US - peut-être. Et ont ensuite fermé le site.

      Merci Macron ! Grande constance dans la stratégie industrielle.


      Et sinon, trouvé au hasard des internets, un article du Figaro, qui te ferait acheter un manuel de conspi pour les nuls :

      https://www.lefigaro.fr/vox/politique/le-bilan-de-la-vente-d-alstom-est-catastrophique-pour-l-emploi-et-pour-notr (déjà cité ici)

  • De l’urgence de séparer les couilles de l’artiste

    « N’effacez pas Gérard Depardieu » : l’appel de 50 personnalités du monde de la culture
    https://www.lefigaro.fr/vox/culture/n-effacez-pas-gerard-depardieu-l-appel-de-50-personnalites-du-monde-la-cult

    TRIBUNE - Alors que l’acteur est visé par deux plaintes pour viol et agression sexuelle et que ses propos diffusés dans « Complément d’enquête » ont suscité l’indignation, plusieurs personnalités, parmi lesquelles Nathalie Baye, Nadine Trintignant, Benoît Poelvoorde, Pierre Richard, Charlotte Rampling ou Carla Bruni appellent à ne pas se substituer à la justice et à permettre à ce « géant du cinéma » de continuer à jouer.

  • En ce moment sur Xwitter circule le hashtag « gros lardon » ...

    Les « ordres de gros lardon », c’est pour nous faire mourir de rire, je pense.

    https://twitter.com/LChevreuils/status/1728547909572886756

    🇨🇵 FLASH - La tentative de ratonnade à Romans-sur-Isère est confirmée.

    Des Maghrébins ont interceptés deux autres membres de la milice néo-nazi pendant leur fuite.

    Originaire de Rouen, ils avaient reçu pour ordre « de ne plus frapper du bougnoule » et de se cacher, car la situation est hors de contrôle.

    https://twitter.com/Tajmaat_Service/status/1728540889427927420

    Désolé : depuis une semaine, je n’arrive plus à générer de lien vers des vidéos twitter. J’ai systématiquement une erreur 502 « bad gateway » sur la page de twittervideodownloader...

  • EU halts Palestinian funding following Hamas attack – POLITICO
    https://www.politico.eu/article/eu-funding-to-palestine-in-question-following-hamas-attack

    October 9, 2023 3:11 pm CET

    BRUSSELS — The EU has put funding for the Palestinian Authority on hold following this weekend’s terror attack by Hamas in Israel.

    (...)

    The move comes as Germany and Austria announced the suspension of aid to the Palestinian territories.

    (...)

    The EU has previously faced criticism from Israeli officials about its funding for Palestinian organizations.

    (...)

    Une petite punition collective histoire de montrer comment fonctionne le droit international, y-a pas à dire, les Européens sont un Grand Exemple pour la Communauté Internationale et même au delà, pour l’Univers tout entier.

    Certaines mauvaises langues pensaient qu’il n’était pas possible de faire pire que les US, et pourtant si.

    Un palestinien ne mérite son argent que tant qu’il ne rechigne pas à se laisser molester par des colons, à laisser les oliviers se faire arracher par les tractopelles, à laisser les bétonnières remplir les points d’eaux, et à accepter de vivre dans un territoire strictement sous embargo.

    • Israël a renforcé son blocus du territoire palestinien. « Nous imposons un siège complet à Gaza », a déclaré ce lundi le ministre de la Défense. « Pas d’électricité, pas d’eau , pas de gaz, tout est fermé », a-t-il précisé dans une vidéo. Un siège justifié à ses yeux même s’il plonge ce territoire de plus de 2 millions d’habitants dans une situation humanitaire très difficile. « Nous combattons des animaux et nous agissons en conséquence », a-t-il ajouté.

    • La déshumanisation, c’est la marque de la démocratie et de l’équilibre, assurément (non). Peut-on faire un procès en antisémitisme à ce ministre de la défense dont les propos pourraient potentiellement être interprétés fort négativement par l’opinion qui compte ? D’autant que ce monsieur à quelques pouvoirs, sans doute moins qu’un chansonnier populaire et basané, mais peut-être que tout de même serait-il possible d’être au moins un petit peu choqué ? (moi là, j’en reste sans voix, à quel point l’extrême droite ne déçoit jamais, finalement ; on nous disait qu’elle était devenue fréquentable, au XXIème siècle, mais en fait, peut-être que non ?)

    • Israël ordonne un « siège complet » de la bande de Gaza après l’attaque du Hamas
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231009-isra%C3%ABl-ordonne-un-si%C3%A8ge-complet-de-la-bande-de-gaza-apr%C3%A8

      Israël a renforcé son blocus du territoire palestinien. « Nous imposons un siège complet à Gaza », a déclaré ce lundi le ministre de la Défense. « Pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz, tout est fermé », a-t-il précisé dans une vidéo. Un siège justifié à ses yeux même s’il plonge ce territoire de plus de 2 millions d’habitants dans une situation humanitaire très difficile. « Nous combattons des animaux et nous agissons en conséquence », a-t-il ajouté.

      #vitrine_de_la_jungle

    • L’UE ne suspend plus son programme d’aide aux Palestiniens, et va seulement « revoir » le dispositif
      https://www.lemonde.fr/international/live/2023/10/09/en-direct-guerre-israel-hamas-l-armee-israelienne-declare-avoir-frappe-plus-

      L’Union européenne (UE) va revoir son aide au développement en faveur des Palestiniens, a déclaré lundi soir la Commission européenne, sans faire mention d’une suspension de tous les paiements annoncée dans la journée par Oliver Varhelyi, commissaire hongrois chargé du voisinage et de l’élargissement.

      Cette annonce a surpris à Bruxelles et au-delà, d’autant qu’un porte-parole de la Commission venait à peine de préciser qu’une décision de réexamen de l’aide européenne aux Palestiniens serait précisément soumise mardi aux Etats membres de l’UE lors de cette réunion.

      Selon le ministère des affaires étrangères espagnol, le chef de la diplomatie espagnole a appelé le commissaire Varhelyi pour protester contre cette décision, jugeant qu’elle devait d’abord être discutée par les Vingt-Sept. Et si les capitales européennes ont condamné les « actes terroristes » du Hamas, plusieurs se sont élevées contre la décision annoncée par M. Varhelyi.

      Après les protestations, la Commission a annoncé « un réexamen urgent de l’assistance de l’Union européenne à la Palestine » en concertation avec les pays membres. L’UE, plus important soutien financier aux Palestiniens, a un budget de quelque 1,2 milliard d’euros entre 2021 et 2024 pour financer des projets, notamment dans l’éducation ou la santé.

      Le Royaume-Uni est en train de « revoir » l’aide au développement apportée aux Palestiniens

      Londres est en train de « revoir » son aide au développement en faveur des Palestiniens après l’attaque du Hamas contre Israël, a déclaré lundi le vice-premier ministre britannique, Oliver Dowden, sur la chaîne ITV. « Cependant, nous suivons déjà un processus très rigoureux pour le type d’aide que nous fournissons », a-t-il ajouté. « Il est également très important de comprendre que nous ne devrions pas mettre dans le même sac les terroristes du Hamas (…) et l’Autorité palestinienne et le peuple palestinien », a encore dit M. Dowden.

      ce serait hongrois, et plus sûrement encore débilissime pour l’Europe que de se priver de toute marge diplomatique en appliquant la politique d’Israël vis-à-vis des gazaouis

    • La Commission européenne maintient son aide humanitaire aux Palestiniens | 7sur7.be
      https://www.7sur7.be/monde/la-commission-europeenne-maintient-son-aide-humanitaire-aux-palestiniens~aaf0a

      L’Irlande a demandé des éclaircissements sur le gel des aides, alors que le gouvernement de gauche espagnol a exprimé lundi son “malaise” et son “désaccord” à la suite de la décision de la Commission européenne, de suspendre son aide aux Palestiniens après l’attaque du Hamas.

      Y en a encore qui connaissent ce que honte veut dire

    • « Revoir le dispositif » ?

      1) arrêter de fermer les yeux sur le détournement d’une grosse partie des aides par leur collabo préféré, l’ignoble Mahmoud Abbas
      https://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-corruption-de-leurs-dirigeants-est-un-fleau-pour-les-palestiniens-201905

      2) demander à leur partageur de valeurs communes, l’état sioniste, de cesser de détruire les réalisations financées par le contribuable européen https://press.un.org/fr/2023/cs15390.doc.htm

    • Question bête, dsl : en droit international, ou même juste en « règles de la guerre », un blocus complet, sans eau ni nourriture, sur 2 millions de civils, ça passe ?

    • António Guterres, secrétaire général des Nations unies, s’est dit « profondément bouleversé » par l’annonce de ce siège décidé par Israël. « Je reconnais les griefs légitimes du peuple palestinien. Mais rien ne peut justifier ces actes de terreur et le meurtre, la mutilation et l’enlèvement de civils », a-t-il déclaré en ajoutant : « Tout en reconnaissant les préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité, je lui rappelle que les opérations militaires doivent être menées dans le strict respect du droit humanitaire international. Les civils doivent être respectés et protégés à tout moment. Les infrastructures civiles ne doivent jamais être prises pour cible. »

      Human Rights Watch a qualifié ce blocus d’« odieux » et demandé à la Cour pénale internationale, dans un communiqué publié lundi, de prendre « note de cet appel à commettre un crime de guerre ». « Priver la population d’un territoire occupé de nourriture et d’électricité est une forme de punition collective, qui est un crime de guerre, tout comme le fait d’utiliser la famine comme arme de guerre », a déclaré Omar Shakir, directeur pour Israël et la Palestine de l’organisation de défense des droits de l’homme basée à New York. « De telles actions mettraient en péril la vie de plus de 2,2 millions de Palestiniens qui vivent depuis plus de 16 ans sous le blocus écrasant et illégal d’Israël », a-t-il ajouté.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/091023/l-armee-israelienne-pilonne-gaza-ou-l-etat-hebreu-impose-un-siege-complet

    • oui, de mémoire environ 4 jours, pour des gens en bonne santé au départ.

      Vous voyez cette scène dans Total Recall ou Cohaagen coupe l’air à Vénusville ?

    • Oui, cette scène est assez fondamentale pour moi.
      C’était l’illustration la plus implacable du despotisme hydraulique, concept exposé par Frank Herbert dans Dune.

      C’est pour cela que j’ai bien ricané quand les milliardaire parlent d’installer des colonies sur Mars. Leurs colonies sur Mars.

      Israël peut effectivement couper l’eau à Gaza. Ce qui signifie que ce sont les dirigeants d’Israël qui ont réellement le pouvoir à Gaza.

      Et dans pas mal d’autres territoires.

    • Comme le rappelle Dominique Vidal, le ministre qui annonce « pas d’eau » pour ces « animaux », Yoav Gallant, était un des héros du mouvement de résistance contre la réforme judiciaire pour lequel des centaines de milliers de personnes ont manifesté.

      On 25 March 2023, Gallant spoke out against his own government in support of the protests against the government’s proposed judicial reforms. He asked for the government to delay the proposed legislation to allow for negotiations between the ruling coalition and the opposition, which resulted in National Security Minister Itamar Ben-Gvir calling for Gallant’s dismissal.[28] Netanyahu announced on 26 March that he was dismissing Gallant, sparking massive protests that night in several major cities across Israel.[29] The following day, Gallant’s office stated that he would be continuing in his post, as he had not yet been given an official notice of his dismissal.[30] On 10 April, Netanyahu announced that he would not fire Gallant.[31]

      Le même jour, le ministre de la Défense, Yoav Galant, a demandé une pause dans la réforme judiciaire. Il a déclaré que « la fracture sociale croissante a fait son chemin jusqu’à l’armée et aux agences de sécurité. Il s’agit d’une menace claire, immédiate et tangible pour la sécurité d’Israël ». Gallant a appelé à une pause avant que les législateurs ne votent la semaine suivante sur une partie centrale des propositions du gouvernement54.

      Gallant a été démis de ses fonctions par Netanyahou le jour suivant55. En réponse à ce limogeage, des centaines de milliers de manifestants ont bloqué des routes à travers Israël, dans plus de 150 endroits55. Asaf Zamir, consul général d’Israël à New York, a démissionné de son poste à la suite du renvoi de Gallant afin de « défendre ce qui est juste et de lutter pour les valeurs démocratiques auxquelles je crois ». Les universités israéliennes (à l’exception de l’université d’Ariel, située en Cisjordanie) annoncent une grève illimitée, y compris l’arrêt de tous les cours et de la recherche, pour protester contre les actions du gouvernement. 23 dirigeants de conseils locaux ont annoncé leur intention d’entamer une grève de la faim devant le bureau du Premier ministre, exigeant l’arrêt de la réforme judiciaire55. Les manifestants ont intensifié leur mouvement et se sont dirigés vers la résidence de Netanyahou. Selon certaines informations, des barrières de sécurité auraient été brisées, mais ces informations ont été démenties par la police56,57.

  • « Statistiques et sentiments » (à propos des émeutes de juin 2023)
    http://dndf.org/?p=20989

    La représentation pacifiée en « volonté générale » d’une société reconnue comme nécessairement conflictuelle (c’est là toute la force de la démocratie) est un travail et non un reflet. C’est-à-dire que dans le fonctionnement démocratique de l’Etat, la réification et le fétichisme sont des activités, c’est la politique comme partis, débats, délibérations, rapports de force dans la sphère spécifique de la société civile, décisions. Tout cela a disparu. Le problème de la démocratie est actuellement de ne plus connaître qu’une seule particularité de la totalité sociale apte à concourir, la disparition de l’identité ouvrière et de sa représentation a entraîné toutes les autres dans son naufrage y compris les associations, fronts ou mouvements de « banlieues » ou « quartiers populaires ». Or, seule, comme particularité politique, la classe dominante n’est rien, rien en tant que faire-valoir universel. Dans la disparition du jeu démocratique, la bourgeoisie joue son universalité. Il y a un malaise fondamental dans la représentation politique. Partout, les médiations de la violence des rapports sociaux s’effritent.

    #France

    • Le vrai cauchemar en l’occurrence serait l’alliance des Soulèvements de la Terre et des émeutiers des quartiers, des bobos verts et des néoprolétaires rejouant une impossible et introuvable révolution. Les quatre mois de chaos et d’hystérie dont nous sortons à peine ont laissé des traces : on ne déchaîne pas la violence impunément. C’est un feu qui se propage avec un mimétisme stupéfiant. Plus on la tolère, plus elle devient le seul langage du conflit. On frappe d’abord et on discute ensuite.

      https://www.lefigaro.fr/vox/societe/pascal-bruckner-la-mort-tragique-du-jeune-nahel-n-est-qu-un-pretexte-202306

    • « Quand la statistique pénètre les masses, le sentiment devient une force matérielle »
      (Anonyme)

      Toute pratique opère sous une idéologie, le sentiment (vengeance et haine face au mépris, envie de la marchandise interdite) en est une. Le sentiment est un rapport aux rapports de production, il s’agit même de la forme la plus évidente, la plus immédiate de l’interpellation des individus concrets en sujets. Mais « l’individu concret » n’est pas un substrat premier, il est lui-même produit dans la reproduction du mode de production dans toutes ses formes d’apparition et tout son fétichisme. C’est l’individu concret qui s’auto-interpelle comme sujet. Les adolescents racisés se sont auto-interpelés en sujets, pas sous la même idéologie évidemment qu’un ouvrier ou un retraité. Le sentiment : haine, vengeance, envie de consommer non seulement des produits Aldi ou Lidl mais aussi des téléphones dernier cri et des écrans plats, jeu et affirmation de soi. Contre son déni constant, l’idéologie spécifique des jeunes émeutiers est précisément de se revendiquer soi-même comme « humain », la dignité est la forme la plus pure du sujet. Le sentiment ne représente pas leurs conditions d’existence réelles mais leur rapport à ces conditions et c’est dans ce rapport qu’ils se constituent en sujets et en tant que tels agissent et luttent adéquatement à leur existence réelle telle que définie et existante dans une situation sociale et politique particulière.

      Après s’être restructuré mondialement dans les années 1970, contre Keynes et Ford, en déconnectant la valorisation du capital de la reproduction de la force de travail, le mode de production est maintenant miné par un retour de manivelle de ce qui fut la dynamique de ces trente ou quarante dernières années

      Il y eut les Gilets jaunes qui mirent la vie quotidienne dans tous ses aléas, ses piles et ses faces, au centre de la lutte des classes et interpellèrent l’Etat comme le responsable de la distribution, du revenu, de la richesse des uns et de la pauvreté des autres.

      Il y eut le long épisode relatif à la réforme des retraites où l’intersyndicale parvint tout du long à encadrer le mouvement parce que, mouvement mort-né, il n’avait de but que la défaite dont l’intersyndicale était la forme adéquate. Réforme qui, articulée avec celle de l’assurance–chômage, de l’apprentissage et de la formation, des lycées professionnels et leur financement, modifie tout le parcours de la vie au travail Mais, dans sa défaite annoncée, apparut l’évidence de la crise de la démocratie représentative dans l’accumulation de tous les expédients constitutionnels pour imposer une décision déjà prise avant toute « discussion ».

      Il y eut la période Covid avec ses confinements et la répression territorialement ciblée pour qui y dérogeait.

      Il y eut la radicalité écologique contre les grands chantiers du capital. Mouvement sympathique si ce n’était qu’en filigrane on y retrouve toujours la nostalgie du paysan, du petit commerce et de la petite production marchande : la médiocrité en tout.

      Il y a l’inflation, phénomène magique, comme venu d’une autre planète pour frapper dur les produits de la consommation la plus courante.

      Et chaque fois il y a l’Etat et ses diverses bandes armées. L’Etat c’est le gourdin. Derrière chacun de ses appareils, de ses « services », il y a la force. C’est une machine qui transforme la violence réciproque parcourant toutes les facettes de la lutte des classes en seule violence légitime, celle de la reproduction du mode de production capitaliste. Avec la désagrégation du « mouvement ouvrier », ses instances et institutions ; la démocratie représentative s’effondre en même temps que la politique qui est le rapport réciproque de l’Etat à la société civile (transcription en termes étatiques des rapports de production). Les néo-fascistes deviennent libéraux, mènent une politique d’austérité, se rallie à l’Europe et à l’OTAN, tandis que la gauche et la droite rivalisent de « réformes » du code du travail et des retraites.

      #réforme #défaite #lutte_de_classes #État #Roland_Simon

  • Amis eco-terroristes queer, le Figaro vous 💕 | Le Figaro | 14.06.23

    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/sabotage-nature-queer-et-anticapitalisme-le-breviaire-delirant-des-soulevem

    « Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais le vivant a toujours été queer ». Non, effectivement, nous ne l’avions pas remarqué et il nous aura fallu atteindre péniblement la page 121 du livre collectif de soutien au groupuscule « Les Soulèvements de la terre » pour prendre conscience de cette vérité transcendantale. Ces 185 pages dédiées aux « blessés de Sainte-Soline » (l’absence d’écriture inclusive nous a choqués) rassemblent sous forme d’abécédaire 40 contributions de partisans du groupuscule menacé de dissolution par Gérald Darmanin. Ce bréviaire des zinzins nous donne un aperçu consternant de l’idéologie qui anime des militants qui ont moins le souci de sauver la planète que l’obsession de renverser le capitalisme, et ne souhaitent pas l’écologie mais la révolution. Le week-end dernier, ils ont encore révélé la triste vérité de leurs ambitions près de Nantes en ravageant des cultures expérimentales qui avaient justement pour objectif de favoriser une agriculture moins gourmande en [eau ?]…

    #SLT #soulevements_de_la_terre vs #Le_Figaro
    #groupuscule (toi même)

    #paywall (ça doit être un sacré morceau de critique littéraire)

  • À Carnac, 39 menhirs détruits pour installer un magasin Mr. Bricolage
    https://www.bfmtv.com/societe/a-carnac-39-menhirs-detruits-pour-installer-un-magasin-mr-bricolage_AN-202306

    Le maire de Carnac, défenseur du classement de mégalithe au patrimoine de l’Unesco, assure qu’il ne savait pas qu’un site classé se trouvait sur ce terrain lorsqu’il a délivré le permis de construire.
    Des vestiges millénaires sens dessus dessous. 39 menhirs ont été détruits dans le cadre de travaux pour installer un magasin de bricolage de l’enseigne Mr. Bricolage à Carnac, dans le Morbihan. Ces alignements de pierres datant de la période néolithique (entre 6000 et 2200 avant notre ère) étaient pourtant signalés comme un site archéologique mais le maire dit ne pas en avoir eu connaissance, révèle Ouest-France.

    Le site concerné consiste en deux alignements de pierres sous forme de murets de moins de deux mètres de haut. Le signalement est venu de Christian Obeltz, un chercheur en archéologie basé à Carnac et spécialiste du néolitique, qui a publié une note de blog critiquant des « aménagements brutaux » jouxtant les alignements de menhirs et « dénaturant ce site mondialement connu ». Il estime que la destruction de ces alignements est « illégale ».

    « Toute destruction d’un site archéologique est passible d’une lourde amende », assure-t-il à Ouest-France.

    chaque jour, plusieurs fois par jour, des infos cauchemardesques.

    #site_archéologique #menhirs #commerce #permis_de_construire

    • centrée sur un menhir d’allure anthropomorphe, la photo était belle, mais

      « Il y avait quelques pierres dont d’ailleurs les archéologues n’étaient pas certains qu’il s’agissait de menhirs », précise Olivier Lepick [maire de Carnac].

      Selon la municipalité qui a délivré le permis de construire, cette zone ne faisait pas l’objet d’une protection archéologique. « C’est donc une tempête dans un verre d’eau », s’insurge le maire qui parle d’un mauvais procès. « C’est toujours dommage, évidemment de détruire des sites archéologiques. Mais, je peux vous dire en tant que président de Paysages de mégalithes (l’association qui porte le dossier d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco de l’ensemble des mégalithes du Morbihan), que je suis particulièrement attentif à leur protection. » [lorsqu’ils présentent un intérêt touristique manifeste, ndc]

      https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/carnac-des-menhirs-au-coeur-d-une-polemique-8093607

      Vanter « La France éternelle, ce peuple de bâtisseurs. » (E.M., Mont Saint Michel 5/6/2023), c’est s’affirmer conservateur en même temps que célébrer des sites bankables.

      CAPACITE GLOBALE D’HEBERGEMENT DE LA POPULATION NON PERMANENTE 50443
      67 Restaurants, 1 Casino, 1 Thalassothérapie, 36 sites d’activités de loisirs

      https://www.ot-carnac.fr/content/uploads/2020/04/chiffres-cle-carnac-2019.pdf

      pour 4 244 habitants en 2023

      Sur les RS, toute l’extrême droite dit, indignée, son amour du patrimoine. La palme : « En déplacement en Bretagne, j’ai voulu aller à Carnac là où des menhirs vieux de 7500 ans sont en train d’être massacrés. Ce que cette époque détruit, nous le reconstruirons. » (E. Z.)

      #tourisme

    • qui veut d’une résidence secondaire sans magasin de bricolage à proximité ? entre les problèmes de « zones humides » (non mais ho ! ici c’est mer, hein), les vestiges, la durée des fouilles préventives, comment voulez vous loger du monde et fournir des services !

      En 2019 on recensait 8 681 logements à Carnac. Carnac étant un lieu de villégiature très prisé, une forte proportion des logements étaient des #résidences_secondaires puisqu’on en dénombrait 6 202 (71,4 %) contre 2 276 résidences principales (26,2 %)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Carnac

      #bétonisation #artificialisation_des_sols

    • #corruption #destruction_culturelle #mémoires #capitalisme

      Pour faire un parking, en Bretagne j’avais vu aussi à LocTudy, Finistère Sud, la destruction complète d’un cimetière entourant, comme souvent, une église. C’est l’époque où les petits bateaux partaient aussi à la casse.
      #violences_politiques

      Et le cynisme de récupération, l’entreprise s’appelle SAS Au marché des Druides

      Je ne suis pas archéologue, je ne connais pas les menhirs ; des murets, il y en existe partout.

      Hé bien justement, foutez la paix aux murets !

    • Pour être complet sur son positionnement, il a rallié Horizons d’Édouard Philippe, envisage certainement d’autres fonctions politiques, sachant que la circonscription législative concernée comprend La-Trinité-sur-Mer pour laquelle, l’année dernière, avait plané un peu de suspense : la petite-fille, ralliée zemmourienne, irait-elle marcher sur les traces du grand-père, 40 ans après.

      Quand Jean-Marie Le Pen se présentait à une élection législative à Auray, en 1983 - Auray – actualités et informations locales en direct | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/auray-56400/quand-jean-marie-le-pen-se-presentait-a-une-election-legislative-a-aura

      Des rumeurs font état d’une possible candidature de Marion Maréchal dans la circonscription d’Auray en juin prochain : elle ne serait pas la première de la famille Le Pen, puisque son grand-père Jean-Marie s’y était présenté en décembre 1983.

      Circonstance propice au renforcement d’une posture de barrage contre l’extrême-droite (cf. événement récent ayant mis Carnac en avant dans la presse nationale).

      Lors de ses vœux le maire, à Carnac, le 21 janvier 2023 ; …
      https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMzAxODliOWFmMjU0YTVhMTRiZTFjM2ZiYzIyZDE3MDkzZjg
      Ouest-France

      … évoquait :

      Le futur déménagement du Mr.Bricolage permettra de créer un poumon vert en prolongement du parc de l’office de tourisme. Un accord est trouvé avec M. Doriel, propriétaire des murs, annonce le maire.

      Carnac. De nombreux projets dans une commune qui « se porte bien »
      https://www.ouest-france.fr/bretagne/carnac-56340/carnac-de-nombreux-projets-dans-une-commune-qui-se-porte-bien-cc0f358e-

    • le communiqué de la DRAC

      qui avait donc prescrit une fouille archéologique préventive sur 2000 m2 en juillet 2015 ; fouille qui n’a pas eu lieu, le PC ayant été refusé pour d’autres raisons

      Fouille préventive qui n’a pas été jugée utile ou nécessaire pour ce nouveau PC.

      Ajoutons que le maire est président de l’association Paysages de mégalithes porteuse du projet d’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco. Délicat de plaider, oups !

      Selon [la mairie], chaque dossier est « étudié extrêmement minutieusement ». « Malheureusement, il a échappé aux documents d’urbanisme sur lesquels le service instructeur a fondé son analyse, se défend la commune.

      et encore plus minable, oh ben, c’est pas le premier, ça sera pas le dernier !

      Mais, reprend la ville, « des sites détruits car ils n’ont pas été repérés, il y en a des listes, et il y en aura encore ».

      citations extraites de l’article de Libération

      Carnac : ce que l’on sait de la destruction de menhirs pour construire un Mr Bricolage – Libération
      https://www.liberation.fr/economie/carnac-ce-que-lon-sait-sur-la-destruction-de-menhirs-pour-construire-un-m

    • Menhirs détruits à Carnac : les raisons d’un emballement médiatique et politique
      https://www.ouest-france.fr/culture/patrimoine/menhirs-detruits-a-carnac-les-raisons-dun-emballement-54eae768-0602-11e


      Une partie des monolithes du site de Montauban, à Carnac, avant sa destruction.
      CHRISTIAN OBELTZ

      En moins de 24 heures, la destruction d’un site regroupant des menhirs et petits monolithes à Carnac (Morbihan) a reçu un écho médiatique et politique hors du commun. Une affaire chargée de symboles, qui ont fini par évacuer totalement sa complexité.

      L’occasion politique était trop belle. Il l’a saisie. Mercredi, profitant d’une séance de dédicaces calée à Pluneret, dans le Morbihan, Éric Zemmour a fait un saut jusqu’à Carnac, pour s’y montrer dans une courte vidéo sur le site où des menhirs et des monolithes ont été détruits par des travaux de construction. « Ici, un élu n’a pas hésité à sacrifier cette trace d’un passé fort lointain pour tout détruire et pour mettre à la place un magasin de bricolage. C’est un peu à l’image de l’époque : on détruit le passé et on bricole par-dessus ».

      L’exercice, lapidaire et sans nuance, dit aussi quelque chose de l’époque. Cette affaire – qui pose de vraies questions par ailleurs – convoquait trop de totems et de grands symboles pour ne pas devenir une polémique nationale à peu de frais.

      Une histoire qui coche toutes les cases
      Histoire, patrimoine, mais aussi environnement, artificialisation des sols, consommation et matérialisme, l’histoire cochait toutes les cases. À gauche, les réactions politiques ont aussi été nombreuses. Comme la députée écologiste Sandrine Rousseau sur le réseau social Twitter : « Détruire des menhirs multimillénaires pour un magasin, quelle meilleure illustration de notre folie ? ». Même argumentaire pour le journaliste Hugo Clément.

      Peu importe si le débat – qui ne pourra jamais être totalement tranché, et c’est le principal problème – reste entier sur la valeur archéologique de ce site et de ces petits menhirs et monolithes. Peu importe que la bourde – car ç’en est une et elle fait tache dans la perspective d’un classement de ces mégalithes au patrimoine mondial de l’Unesco – ne soit pas intentionnelle et qu’aucun protagoniste de ce dossier n’ait évidemment souhaité ce scénario.

      Pour ne rien arranger, plusieurs médias et comptes très suivis sur les réseaux sociaux ont diffusé des photos et vidéos des alignements de menhirs tels que le grand public les imagine ou les connaît. Un choix qui a alimenté un peu plus la machine à fantasmes et à surréaction. Selon la plateforme de veille Tagaday, 328 articles, sons et reportages ont évoqué le sujet depuis le 6 juin, date de publication du sujet dans Ouest-France.

      Le résultat : une déferlante d’approximations, de haine, et de commentaires orduriers sur les réseaux sociaux. Olivier Lepick, maire (Horizons) de Carnac – que nous n’avons pas réussi à joindre – a fini par saluer ironiquement sur Facebook « tous ceux qui ont sali, jugé, exécuté, accusé » et « ceux qui ont agressé mon épouse et mes enfants sur les réseaux sociaux », au moment de s’appuyer sur un communiqué de la Drac qui minimise les dégâts. L’extrême droite, elle, a décidé de pas lâcher l’affaire. Reconquête appelle à une manifestation à Carnac ce vendredi.

    • Menhirs de Carnac : « On n’a pas détruit la Joconde » [Vidéo] - Carnac – actualités et informations locales en direct | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/carnac-56340/menhirs-de-carnac-on-na-pas-detruit-la-joconde-video-6365174.php

      Ce genre d’affaires arrive 10 fois par an.

      Au minimum, sa légitimité et sa crédibilité à la tête de Paysages de mégalithes ne devrait pas s’en relever. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, il n’y a plus grand chose qui perturbe nos élites. Et de taper sur les gens qui sont assis devant leur clavier

    • Menhirs détruits à Carnac. Reconquête en petit comité devant la mairie
      https://www.ouest-france.fr/culture/patrimoine/menhirs-detruits-a-carnac-reconquete-en-petit-comite-devant-la-mairie-d


      Ce vendredi 9 juin 2023, 22 adhérents du parti Reconquête étaient rassemblés devant la mairie de Carnac (Morbihan). Deux d’entre eux ont été reçus mais sont « mécontents » du manque de réponses à leurs questions.
      OUEST-FRANCE

      Ce vendredi 9 juin 2023, le parti d’Eric Zemmour, Reconquête appelait à un rassemblement devant la mairie de Carnac (Morbihan), au sujet du dossier sensible de la destruction d’un site de menhirs. 22 adhérents étaient présents.

      Depuis mercredi 7 juin 2023, la destruction d’un site de menhirs à Carnac (Morbihan), où est aménagé un magasin de bricolage, reçoit un gigantesque écho médiatique. Les réactions politiques s’enchaînent, qu’il s’agisse des Républicains ou du Rassemblement national qui demandent notamment une enquête sur les responsabilités de chacun. Le Parti breton fait de même, signifiant que « l’État doit transférer les compétences patrimoniales à la région. »

      Ce vendredi 9 juin, à l’appel de l’instance départementale, vingt-deux adhérents de Reconquête (sur 1 622 à jour de cotisation dans le Morbihan), se sont rassemblées devant la mairie carnacoise.

      « Nous repartons bredouilles »
      Le responsable régional, Franck Chevrel du parti d’Eric Zemmour, laissant aux journalistes « l’appréciation » de l’ampleur du mouvement, décidé du jour au lendemain, après que leur leader publie une vidéo sur place, sur le site de Montauban, fustigeant de façon lapidaire l’action municipale.

      Souhaitant des réponses, deux personnes de Reconquête ont été reçues en mairie par la cheffe de cabinet et l’adjoint Loïc Houdoy, où a été rappelé le process d’instruction des permis de construire. « Nous repartons bredouilles, estime, mécontent, Franck Chevrel. S’il est reconnu que quelque chose dysfonctionne, personne n’est capable de nous expliquer à qui revient la responsabilité des faits. Comment faire pour que cela ne se reproduise pas ? Pas de réponse non plus. »

      rappel (cf. plus haut) : Reconquête a tout intérêt à déligitimer un probable adversaire d’une prochaine élection.

    • Menhirs détruits : le maire de Carnac affirme avoir reçu des menaces et être sous protection policière
      https://www.francetvinfo.fr/france/bretagne/morbihan/menhirs-detruits-a-carnac-le-maire-de-la-ville-affirme-etre-sous-la-pro

      La gendarmerie effectue des rondes régulières aux abords de son domicile, comme pour le maire de Saint-Brevin-les-Pins après l’incendie à son domicile, explique Olivier Lepick à l’agence de presse.

      Je conçois que ce soit difficile à vivre, mais il y a des comparaisons qu’il pourrait éviter. Yannick Morez n’a pas bénéficié d’une protection policière malgré les alertes qu’il a transmises.

    • À Carnac, la destruction des menhirs et « un tsunami de haine » invités du conseil - Actualité de la Bretagne en direct - L’information de votre région en continu | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/a-carnac-la-destruction-des-menhirs-et-un-tsunami-de-haine-invites-du-c


      Olivier Lepick, maire de Carnac, a fait allusion à la polémique concernant la destruction des menhirs. Il déplore le déferlement de haine dont sa famille est victime depuis plusieurs jours.
      Le Télégramme / Mooréa Lahalle

      Olivier Lepick, le maire de Carnac, a rapidement coupé court à la « polémique » autour de la destruction des menhirs, lors du conseil municipal de ce vendredi 9 juin, devant une question de l’opposition. « Monsieur Pierre Léon Luneau (élu de l’opposition), je ne répondrai pas à votre question sur le sujet, car le délai des 48 heures n’a pas été respecté et je précise que je ne répondrai à aucune autre question sur le sujet ».

      " La haine s’exprime massivement "
      Le maire a poursuivi : " Mon épouse dort dans une maison surveillée par la gendarmerie. On va attendre le prochain conseil avant d’avoir un débat. Mais pas aujourd’hui, car la situation est compliquée ". Olivier Lepick a évoqué un " tsunami de haine " adressé à son épouse et à ses filles. " On peut débattre de tout, a-t-il poursuivi, on peut faire des erreurs, ce qui n’est pas le cas de nos servies dans cette affaire, ce sera attesté plus tard. Mais tant que la poussière n’est pas retombée et que la haine s’exprime massivement, même si ce n’est pas moi qu’elle dérange… Quand on a des patrouilles de gendarmerie, des gens qui vous menacent de mettre le feu chez vous, qu’on vous dit qu’on a trouvé votre adresse… On en parlera donc la prochaine fois, même si l’idéal eût été d’en parler ce soir. "

      " La situation n’est pas simple "
      Et de conclure, à l’adresse de l’élu d’opposition Pierre-Léon Juneau : " La situation n’est pas simple. Vous n’avez peut-être ni femme ni enfant, mais pour mon épouse, qui reçoit des insultes et des menaces, ce n’est pas évident. On en parlera quand la situation sera plus simple. "

      Reconquête 56 à Carnac
      Le même jour, le parti d’Éric Zemmour, Reconquête, avait donné rendez-vous à Carnac pour demander en mairie des explications sur la destruction des menhirs du chemin de Montauban. Une démarche menée par le représentant breton de Reconquête, Franck Chevrel, entouré de 22 personnes ayant répondu à son appel. Deux représentants du rassemblement ont été reçus en mairie par la cheffe de cabinet du maire et un adjoint. Un rendez-vous duquel ils estimaient être repartis " bredouille ".

      deux remarques :
      • le délai de 48h (pour l’inscription à l’ordre du jour) ne s’applique pas vraiment pour les #questions_diverses qui ont un statut un peu particulier, voire pas vraiment de statut et qui ne doivent porter que sur des questions " mineures ".
      Régime juridique des questions diverses
      https://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ150114439.html
      (08/01/2015)
      • les conseils municipaux du 9 juin étaient particuliers car ils étaient convoqués à la demande du préfet pour l’élection des délégués aux élections sénatoriales. La préfecture recommande vivement qu’il n’y ait pas d’autres points à l’ordre du jour.

    • Menhirs détruits : « Je ne vais pas me laisser intimider par les tribunaux digitaux de la haine », affirme le maire de Carnac après avoir reçu des menaces de mort
      https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/archeologie/menhirs-detruits-je-ne-vais-pas-me-laisser-intimider-par-les-tribunaux-

      […]
      Qu’est-ce qui s’est passé réellement ? 
      On est dans une zone commerciale et artisanale, à trois kilomètres des alignements, ce ne sont pas 39 menhirs mais quatre pierres qui pouvaient éventuellement être des menhirs, qui ont été effectivement, et c’est très malheureux, détruites.

    • Je ne sais pas si les parcelles concernées par le PC de 2022 sont les mêmes que celles de 2015, mais si c’est le cas, le maire prend un gros risque en affirmant des contrevérités manifestes.
      EDIT : au vu des éléments du cadastre, il semblerait qu’il ait raison

      p. 26 du rapport de diagnostic de l’INRAP de 2015
      https://www.sitesetmonuments.org/IMG/pdf/rapport_inrap_2015_diagnostic_chemin_de_montauban.pdf

      EDIT : de fait, en consultant le PLU de la ville et en comparant avec le schéma, la zone construite est localisée dans les parcelles AI 9, 10, 11 et 157. Les trois premières sont celles du coin Nord-Est du périmètre soumis à diagnostic, la 157 est celle située immédiatement à l’Est, non diagnostiquée (mais évoquée dans le billet qui a mis le feu aux poudres).
      La tranchée n° 8 située dans la parcelle a effectivement été infructueuse.


      (extrait du billet de Ch. Obeltz)

    • À Erdeven, la rencontre autour des mégalithes est annulée | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/erdeven-56410/a-erdeven-la-rencontre-autour-des-megalithes-est-annulee-6372453.php
      https://media.letelegramme.fr/api/v1/images/view/6489b91168d06648e5306687/web_golden_xxl/6489b91168d06648e5306687.1

      Ce jeudi 15 juin avait été annoncée une rencontre autour du patrimoine mégalithique d’Erdeven dans le cadre de la candidature des sites mégalithiques de l’arc Sud Morbihan au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais compte tenu du contexte suite aux événements de Carnac, Paysage de Mégalithes préfère annuler cette réunion publique qui était organisée en partenariat avec la mairie. Aucune date de report éventuel n’est indiquée à ce jour.

      La première, sans doute pas la dernière…

      (full disclosure : jeudi prochain, je dois participer à une autre réunion de Paysages de mégalithes, à Carnac. ¡veremos !…)

    • Menhirs de Carnac détruits. Le Parquet de Lorient ouvre une enquête suite à la plainte d’une association
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/vannes/menhirs-de-carnac-detruits-le-parquet-de-lorient-ouvre-

      Le procureur de Lorient a ouvert une enquête contre X suite à la plainte déposée par l’association Koun Breizh qui dénonce la « destruction volontaire de patrimoine archéologique ». Elle a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Lorient.

      L’affaire de la destruction de menhirs à Carnac sur le chantier de construction d’un magasin de bricolage, n’a pas fini de faire parler d’elle.

      Selon l’AFP, le parquet de Lorient vient, en effet, d’ouvrir une enquête contre X, après la plainte déposée par l’association Koun Breizh. Celle-ci dénonce « une destruction volontaire de patrimoine archéologique ».

      "Violation de la prescription de fouille du site mégalithique"
      L’association Sites & Monuments, qui défend le patrimoine, s’est associée à l’association Koun Breizh pour demander "la création d’une mission d’inspection relative à la violation de la prescription de fouille du site mégalithique du « chemin de Montauban » à Carnac".

      Ces deux structures expliquent, dans un communiqué de presse commun, que le préfet du Morbihan et la mairie de Carnac, ont délivré un permis de construire en dépit d’un arrêté du préfet de Région, datant du 31 juillet 2015, qui " prescrivait une fouille préventive avant tout aménagement de la parcelle en raison de la présence de monolithes dressés « qui pourraient tout à fait correspondre aux vestiges d’un ouvrage mégalithique de type alignement » ".

      Les associations précisent qu’elles condamnent fermement les menaces dont le maire de Carnac a été victime mais « estiment que toute la lumière doit être faite pour identifier les failles qui ont conduit à la destruction des monolithes et établir les responsabilités de chacun. »

    • Manifestation à Carnac samedi 17 juin contre la destruction des menhirs | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/auray-56400/manifestation-a-carnac-samedi-17-juin-contre-la-destruction-des-menhirs

      Le parti indépendantiste breton Douar ha frankiz appelle à un rassemblement devant la mairie de Carnac à 14 heures, samedi 17 juin, pour protester contre la destruction de menhirs, objet de polémique depuis une semaine.

      La polémique autour de l’affaire des menhirs de Carnac ne désenfle pas. Le parti indépendantiste breton Douar ha frankiz (« Terre et liberté » en français), appelle à se rassembler samedi 17 juin à 14 heures devant la mairie de Carnac « pour exprimer notre colère face au saccage de notre patrimoine par les autorités qui sont censées le protéger, et pour dire : plus jamais ça ! ».

      Le parti « libertaire et écologiste », qui dénonce les ravages de « la bétonisation et [du] profit à tout prix », appelle à manifester alors que la mairie de Carnac est sous le feu de la critique depuis une semaine pour avoir autorisé la construction d’un magasin de bricolage sur un site archéologique qui hébergeait des menhirs. L’affaire, montée en épingle par différentes personnalités politiques, a provoqué l’ire des réseaux sociaux jusqu’à la profération de menaces à l’encontre du maire de la ville, Olivier Lepick.

    • Menhirs détruits à Carnac : le dessous des cartes d’un vrai scandale
      https://www.lefigaro.fr/vox/culture/menhirs-detruits-a-carnac-le-dessous-des-cartes-d-un-vrai-scandale-20230616

      FIGAROVOX/TRIBUNE - Julien Lacaze, président de Sites & Monuments, une association engagée pour la protection de l’environnement, revient en détail sur l’affaire des menhirs détruits à Carnac (Morbihan). Si nombre d’élus et de médias prétendent que le dossier, sur le fond, ne vaudrait rien, les faits montrent l’inverse, explique-t-il.

      Julien Lacaze est président de Sites & Monuments, association nationale reconnue d’utilité publique agréée pour la protection de l’environnement

      Menhirs passés au broyeur pour établir un magasin de bricolage, gradins disgracieux aménagés au ras des célèbres Alignements, cortège de 500 potelets en plastique disposés le long du site, projet d’antenne-relais gigantesque… La course au classement Patrimoine mondial de l’Unesco - dont le dossier de candidature définitif doit être remis fin septembre 2023 au ministère de la Culture - enivre les élus locaux, anticipant des retombées économiques sans souci de cohérence avec les servitudes qu’implique cette reconnaissance internationale pour les monuments préhistoriques les plus anciens d’Europe (7000 ans).

      Parmi cette série d’aménagements disgracieux - soulignés dans un article mis en ligne par notre association le 2 juin-, la construction d’un Mr Bricolage, occasionnant la destruction de menhirs, suscita un emballement médiatique dont il existe peu…

      #paywall :-(

    • le même, sur le site de l’association :

      Carnac : minimiser ou réagir - Sites & Monuments
      https://www.sitesetmonuments.org/carnac-minimiser-ou-reagir


      Carnac, site du « Chemin de Montauban », mégalithe B7 de la file 2 (probablement déplacé) - Aujourd’hui détruit.


      Carnac, site du « Chemin de Montauban », mégalithe B2 de la file 1 (probablement en place) - Aujourd’hui détruit.

      Menhirs passés au broyeur pour établir un magasin de bricolage, gradins disgracieux aménagés au ras des célèbres Alignements, cortège de 500 potelets en plastique disposés le long du site, projet d’antenne-relais gigantesque… La course au classement Patrimoine mondial de l’Unesco - dont le dossier de candidature définitif doit être remis fin septembre 2023 au ministère de la Culture - enivre les élus locaux.

      Parmi cette série d’aménagements disgracieux - soulignés dans un article mis en ligne par notre association le 2 juin -, la construction d’une grande surface de bricolage, occasionnant la destruction de menhirs, suscita un emballement médiatique dont il existe peu de précédents en archéologie. La politique s’empara ensuite du dossier, d’Éric Zemmour à Sandrine Rousseau. Cet excès de médiatisation en suscita un plus grave, celui de l’absence de condamnation des destructions par le ministère de la Culture, aubaine pour les aménageurs et pour certains élus placés sur la sellette.


      Carnac, site du "Chemin de Montauban", file n°2 de mégalithes probablement déplacés (aujourd’hui détruite).

      Le maire de Carnac, président de l’association « Paysages de Mégalithes », portant le dossier de candidature UNESCO, a ainsi délivré en août 2022 un permis de construire pour l’installation d’un magasin « Mr Bricolage ». Le site concerné, situé aux abords d’une zone artisanale, n’en demeurait pas moins préservé, avec une source et une zone dense de taillis. Il figurait depuis 2017, pour sa richesse archéologique, sur la liste des sites proposés au classement au Patrimoine Mondial communiquée au ministère de la Culture. Il y a été maintenu jusqu’à aujourd’hui, malgré la réduction ultérieure du nombre des sites proposés.

      Cet alignement inédit de petits menhirs du « Chemin de Montauban » (culminant tout de même à un mètre pour les plus grands), implanté sur une parcelle dénommée « Men Guen Bihan » (les petites pierres banches), appartenait sans doute aux plus anciens monuments de la commune de Carnac. En effet, les mégalithes tout proches de la « ZAC de Montauban », associés à des structures de combustion, ont été datés en 2010 par le Carbone 14 entre 5480 - 5320 avant J.-C., leur conférant le statut de plus anciens menhirs de l’ouest de la France ! Les monolithes détruits appartenaient ainsi probablement au Mésolithique, époque des chasseurs-cueilleurs, les mégalithes dressés étant ordinairement apparus au Néolithique, époque des agriculteurs-éleveurs. D’où l’enjeu archéologique particulier dans cette zone.

      Un grand hangar de sept mètres de haut prend la place des menhirs passés au broyeur par l’aménageur, sous l’œil médusé d’archéologues de passage. Le site détruit n’est pourtant qu’à un kilomètre des Alignements de Carnac (Kermario) et du célèbre tumulus Saint-Michel où un matériel archéologique superbe (haches polies en jade alpin et colliers en variscite andalouse) a été découvert !

      En réponse aux approximations de certains médias, illustrant les mégalithes détruits par des photos de menhirs de plusieurs mètres de haut, les « fake news » de l’administration et des élus se sont multipliées. Ainsi, les critiques proviendraient du « blog » d’un « archéologue amateur » (en réalité site d’une association reconnue d’utilité public consultant les meilleurs spécialistes) ; le permis serait conforme au Plan local d’Urbanisme (ce que personne ne conteste) ; il ne s’agirait pas de mégalithes, mais de simples murets ; seuls quatre monolithes pourraient prétendre au statut de menhir, etc…

      Nos informations provenaient pourtant d’un rapport officiel de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), établi à la demande de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC dépendant du préfet de Région), au terme d’une procédure régie par le code du patrimoine. Mais encore fallait-il se donner la peine de lire les cinquante pages de ce rapport - mis en ligne sur notre site internet le 7 juin - commandité après la délivrance d’un premier permis (en définitive retiré).

      Ainsi, un diagnostic archéologique a été prescrit le 22 décembre 2014 par arrêté du préfet de Région en raison de la localisation du chantier, « non seulement au sein d’un contexte archéologique dense […], mais à proximité et dans le prolongement du site de la ZAC de Montauban » dont nous avons dit l’intérêt. Un diagnostic archéologique n’est pas une fouille, mais consiste à en évaluer la nécessité. Ainsi, seulement 6% du terrain a été sommairement exploré en l’espace de trois jours par les archéologues. Le rapport de diagnostic qui en résulte - seule étude dont nous disposons aujourd’hui sur le site détruit - concluait à la nécessité de poursuivre l’exploration par une fouille en bonne et due forme.

      Le rapport fait ainsi état de l’identification de deux files sécantes de mégalithes, précisant qu’ils n’existent pas à l’état natif sur le site et ont dont nécessairement été transportés. La première file était composée de 24 blocs, dont 12 encore dressés. L’INRAP indique que, « sur au moins quatre d’entre eux, les sommets présentent des stigmates d’érosion liée à la météorisation » (traces orientées caractéristiques laissés sur les menhirs du Néolithique par sept millénaires d’intempéries), avant de conclure, « qu’à moins d’un hasard qui aurait conduit les bâtisseurs du muret à intégrer et repositionner dans le même sens d’anciens mégalithes, tout porte à croire que les blocs de la file 1 correspondent bien à un alignement en place, qui a, dans un second temps servi d’ancrage à une limite de parcelle » (comme cela a souvent été observé dans la région). En revanche, la seconde file de 14 blocs a, « de toute évidence, été déplacée ». Les archéologues précisent qu’« une étude fine des surfaces des blocs permettrait sans doute de reconnaitre leur position primaires si toutefois ils correspondent bien à d’anciennes stèles d’un monument mégalithique démantelé » et recommandent de « ne pas négliger » ces monolithes, « apparemment en position secondaire », qui, « même déplacés, sont porteurs d’information ».

      Et le rapport de conclure que « c’est donc un minimum de trente-huit monolithes qui sont identifiés sur le site, mais il en existe sans doute d’autres dans la partie non débroussaillée de la file principale et dans les parcelles situées à l’est de la file 2 ». Bref, « seule une fouille permettrait de certifier l’origine néolithique de cet ensemble, qui pourrait, au final, s’inscrire en bonne place dans la cartographie des monuments mégalithiques locaux ». Les archéologues entendaient également réfléchir aux liens éventuels des vestiges avec la source présente sur le site, contexte ayant permis, en d’autres lieux, la découverte de haches en jade.

      L’INRAP anticipait même la conservation des mégalithes découverts : « À l’issue d’une éventuelle opération archéologique, se poserait la question du devenir des stèles dans le cadre du projet d’aménagement. Intégration du monument dans le projet, déplacement du "site" pour une restitution aux abords du projet, dépôts des stèles dans un autre lieu... »

      A la suite de ce rapport, le préfet de Région prescrivit des fouilles par un arrêté du 31 juillet 2015, ce qui n’a lieu que dans 20% des cas de diagnostics.

      C’est pourquoi l’appréciation finale du communiqué de la DRAC du 7 juin 2023 est pour le moins contestable : « Du fait du caractère encore incertain et dans tous les cas non majeur des vestiges tels que révélés par le diagnostic, l’atteinte à un site ayant une valeur archéologique n’est pas établie ». En outre, pas un mot pour condamner la violation de son arrêté de prescription de fouilles, destruction illicite d’un site archéologique pourtant punissable de sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Quelle aubaine pour les actionnaires de la « SCI des menhirs » et de la « SAS bricodolmen » (cela ne s’invente pas), bénéficiaires du permis de construire ! Mais quelle tristesse pour les défenseurs du patrimoine, accusés d’être des désinformateurs, et pour l’archéologie, ainsi bafouée !

      La directrice régionale des affaires culturelles de Bretagne, interviewée par Ouest France le 9 juin, après avoir affirmé « qu’on parle de quatre blocs de pierre dans une zone qui est en train de devenir une zone commerciale », travestissant ainsi le diagnostic qui lui avait été remis, nous apprit cependant que « l’arrêté de prescription de fouille a été envoyé en 2015 au propriétaire du terrain et à la mairie », avant de poursuivre : « Huit ans plus tard, on constate que les fouilles n’ont pas été faites par le propriétaire [qui devait les financer], malgré la prescription. » La directrice ajoute même : « On peut considérer qu’il s’agit d’une faute ou d’un oubli, ce n’est pas à nous de nous prononcer sur ce terrain-là ».

      Mais pourquoi la DRAC n’a-t-elle pas fait exécuter son arrêté de fouille ? Car notre terrain - pourtant situé « dans un secteur sensible, au sein d’un environnement archéologique dense » (arrêté de la DRAC prescrivant le diagnostic de décembre 2014) - n’a pas été inclus dans la Zone de présomption de prescription archéologique (ZPPA) arrêtée par cette même direction régionale le 16 avril 2015 ! Le second permis de construire ne lui a donc pas été transmis automatiquement...
      Cependant, comment le maire, le préfet du Morbihan et le propriétaire - qui avaient tous reçu notification en 2015 de l’arrêté de prescription de fouilles d’un site inscrit sur la Carte archéologique nationale - ont-ils pu, le premier délivrer, le second contrôler la légalité et le troisième exécuter le permis d’août 2022 sans en avertir à la DRAC, comme le prévoit pourtant le code du patrimoine, l’arrêté du 16 avril 2015 et le permis lui-même ?

      On s’étonne aussi de l’absence totale de réaction de l’association « Paysages de Mégalithes », qui porte le dossier de classement à l’UNESCO incluant le site détruit, et dont le maire de Carnac est président.

      Bref, les acteurs de ce dossier semblent bien négligeants, d’où leur intérêt commun à minimiser l’importance du site détruit.

      Désormais, que faire, puisque les destructions sont consommées ? Le ministère de la Culture a, tout d’abord, le devoir de comprendre, en diligentant une mission d’inspection, mais aussi de défendre ses prescriptions de fouille en saisissant le Procureur de la République. Il n’est pas admissible d’entendre l’Etat justifier les destructions intervenues au motif que son diagnostic - pourtant positif - n’aurait pas mis en évidence un « site majeur » ! Après de telles déclarations, tournant le dos au code du patrimoine, comment faire respecter nos sites archéologiques ?

      Nos administrations s’honoreraient en outre à remédier aux aménagements particulièrement disgracieux, mais heureusement réversibles, pointés dans notre article du 2 juin :

      • Supprimer les 506 potelets routiers installés sans consultation de l’Architecte des Bâtiments de France sur la RD 196, le long des Alignements du Menec. Ces improbables files en plastique blanc sont un pied de nez aux menhirs qui les jouxtent ;
      • Reprendre la conception des 650 m2 de gradins horizontaux mis en place en 2022 par le Centre des Monuments Nationaux (CMN) au Menec, qui luttent avec la verticalité des menhirs et dont l’effet est prégnant dans le paysage ;
      • Renoncer au projet d’implantation à Kerogile d’une antenne-relais de 52 m de haut aux abords de dix sites mégalithiques de la zone UNESCO, dont trois classés Monument historique ;
      • Renoncer à l’extension d’un supermarché à 550 m du Menec ou à un parking jouxtant son cromlech (cercle de menhirs).

      Car le futur classement au titre du Patrimoine Mondial n’est pas un simple label, il nous oblige !

      Julien Lacaze, président de Sites & Monuments - SPPEF
      Christian Obeltz, correspondant du Laboratoire de Recherche Archéologie et Architecture de l’Université de Nantes ; membre du programme collectif de recherche « Corpus des signes gravés néolithiques »

    • Bal tragique à Carnac - 39 menhirs sous le tapis ! - la CGT Culture
      https://www.cgt-culture.fr/bal-tragique-a-carnac-39-menhirs-sous-le-tapis-21587

      A Carnac, l’aménagement d’un magasin de l’enseigne Monsieur Bricolage a détruit un site mis au jour par l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Inrap) dans le cadre d’une opération de diagnostic archéologique. Ce site méritait pourtant de figurer « en bonne place dans la cartographie des monuments mégalithiques locaux ».

  • Luc Ferry : « Elon Musk, un marxiste qui s’ignore »
    https://www.lefigaro.fr/vox/economie/luc-ferry-elon-musk-un-marxiste-qui-s-ignore-20230517

    CHRONIQUE - Elon Musk et Sam Altman tentent de nous refourguer ce fantasme totalitaire, accommodé sauce IA.

    J’ai toujours été fasciné par la prétention des idéologies les plus fumeuses à accéder au statut enviable de science véritable. C’était autrefois le cas de la fameuse « science de l’histoire » que prétendaient détenir les marxistes. Le mythe d’une société parfaite, enfin organisée par la science, a fait long feu, mais on n’en finit pas de payer les dégâts qu’il a causés. Il n’en reprend pas moins du service aujourd’hui du côté de la Silicon Valley sur un mode certes différent, mais guère plus réjouissant.