• Uber, Deliveroo… : sous l’emballage, le clivage social - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/27/uber-deliveroo-sous-l-emballage-le-clivage-social_1765925

    Derrière un vernis de modernité, les plateformes de l’économie numérique adoptent les schémas classiques du capitalisme. Des trentenaires blancs diplômés d’école de commerce dirigent des jeunes de banlieue et issus de l’immigration, sans que les deux groupes ne se mélangent.

    #travail #lutte_des_classes

  • Je tombe sur cet article qui raconte la journée d’un policier venu sensibilisé au dangers du terrorisme dans une petite école. C’est une idée d’Estrosi, venant de lui c’est cohérent.
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/29/a-nice-pierre-la-peau-lisse-essaie-de-se-faire-une-place-a-l-ecole_176624


    J’ai quant même été voire ce que représente la menace terroriste dans les petites écoles et pourquoi il y a des moyens à mobilisé pour sensibilisé les enfants sur ce grand périle.

    Deja ce qu’Estrosi et la plus part des gens appelent terrorisme c’est une catégorie discutable. Perso j’y ajouterais les viols et violences sur les femmes et les enfants qui sont du terrorisme patriarcale.

    Selon wikipédia, le terrorisme en France en 2019 c’est

    le 5 mars 2019, un détenu radicalisé de la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe poignarde, avec sa compagne, deux surveillants de l’administration pénitentiaire, puis se retranche47. Son épouse avait préalablement fait rentrer deux couteaux en céramique dans une unité de vie familiale

    le 24 mai 2019, l’explosion d’un colis piégé, rempli de clous, de vis et de boulons, dans le centre-ville de Lyon fait 13 blessés légers80. Le principal suspect est arrêté en pleine rue le 27 mai81.

    le 3 octobre 2019, attentat de la préfecture de police de Paris, un agent administratif de la préfecture de police de Paris poignarde 5 de ses collègues avant d’être abattu dans la cour du bâtiment. Le bilan est de 4 morts et 1 blessé grave.

    le 28 octobre 2019, attentat de la mosquée de Bayonne, un ancien candidat Front national (aux élections départementales françaises de 2015) tente d’incendier la mosquée de Bayonne puis tire sur deux fidèles qui sortaient du bâtiment, les blessant gravement, avant d’incendier une voiture et de s’enfuir208 ; il est arrêté peu après à son domicile par la police, qui trouve une arme de poing et une bombonne de gaz dans son véhicule208.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme_en_2019

    Vu que la moitié des attentats terroristes de cette année ont été commis par des membre de la police ou candidats FN (principal syndicat policier) je pense que c’est infiniment moins dangereux de laisser des femmes voilées entrés dans les écoles que des policiers armés.

    Pour revenir au terrorisme, je me demande combien d’argent ca coute aux citoyen·nes en rapport au nombre de mort·es que ca représente (6 en 2019). Pendant que les gosses sont « sensibilisé » au terrorisme, il y en a deux qui meurent par semaine des violences que leurs font subir leurs parents, il y en a de 75.000 à 150.000 qui subissent des violences sexuelles chaque année. Par contre des prises d’otages dans des petites écoles il n’y en a aucune et la dernière à été très bien géré par le personnel éducatif.

    Pour les budgets j’ai trouvé ceci

    au niveau européen

    Les auteurs estiment que les politiques antiterroristes se sont principalement focalisées sur le djihadisme : 718 des 1.002 interpellations pour des faits de terrorisme en 2016 à travers l’UE étaient liées au djihadisme. Mais ils relèvent qu’en 2016, la majorité des actes commis ou déjoués étaient le fait de mouvements séparatistes.

    https://www.banquedesterritoires.fr/le-terrorisme-aurait-coute-185-milliards-deuros-lunion-europeen

    pour l’armée fr

    Le budget de la Défense 2019 doit recevoir 1,7 milliard d’euros de plus par rapport à 2018, à 35,9 milliards d’euros. Les armées voient leurs rangs se renforcer avec 450 créations d’emplois.

    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/09/24/20002-20180924ARTFIG00275-des-moyens-en-hausse-pour-la-defense.php

  • Des parents et des enfants sans domicile hébergés dans des écoles à Lyon

    Des parents d’élèves de cinq écoles se sont mobilisés pour mettre à l’#abri dans les #locaux_scolaires des élèves et leurs parents qui n’ont pas de logement.

    Pour échapper à la rue, ils ont trouvé refuge à l’école. Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, le groupe scolaire Michel-Servet, dans le Ier arrondissement de Lyon, héberge la nuit 17 enfants, âgés de 2 à 12 ans, et 9 parents. C’est l’une des cinq écoles occupées à ce jour par le collectif Jamais sans toit : des parents d’élèves, des enseignants, des habitants qui se mobilisent chaque année pour mettre à l’abri les familles en difficulté en attendant les hypothétiques places en hébergement ouvertes dans le cadre du plan froid. Au total, 30 enfants seraient hébergés dans ces établissements scolaires. « Aujourd’hui, les administrations trient et dissèquent les critères de vulnérabilité des familles pour ne pas les prendre en charge », dénonce le collectif, à l’origine d’un rassemblement de plusieurs centaines de personnes mercredi soir devant l’hôtel de ville de Lyon.

    En 2018, Jamais sans toit a pu faire dormir au chaud une centaine d’enfants pendant plusieurs semaines avant leur prise en charge, qui s’est soldée pour une partie d’entre eux par un retour à la rue aux beaux jours. « Le grand changement cette année, c’est que même les demandeurs d’asile se retrouvent dehors, une marche de plus a été franchie », constate Pauline Manière, mère d’élève à Michel-Servet. Raphaël Vulliez, enseignant de l’école, pointe un « manque de volonté politique » : « Il y a 24 000 logements vides, pour certains chauffés et surveillés, dans la métropole mais on en est encore à ce faux concept de l’appel d’air, de dire que si on loge tout de suite les gens, ça va en attirer d’autres. » Pour lui, payer sporadiquement des nuits d’hôtel ne règle rien : « C’est brutal pour les familles, ça coûte cher à la collectivité et ça condamne à être chaque année dans ce schéma d’urgence plutôt que de pérennisation. »
    « Tenir sur la durée »

    Alors l’entraide prend le pas au quotidien. En parallèle de la collecte de nourriture, de couettes, de vêtements chauds, Jamais sans toit organise des « goûters solidaires » pour constituer une cagnotte. Elle sert à faire des courses pour les dîners et les petits-déjeuners des familles, parfois à leur payer l’hôtel le week-end. La mairie du Ier arrondissement s’est également engagée à en financer un certain nombre. L’objectif du collectif Jamais sans toit : « tenir sur la durée », explique Céline Hernu, mère présente ce mercredi soir à Michel-Servet.

    Il est 19 heures, Naslati vient d’arriver dans le hall de l’école avec ses 4 enfants, âgés de 3 à 12 ans. Les trois plus jeunes sont nés à Mayotte, sur le territoire français donc, tandis que leur mère et son aîné sont comoriens. Naslati, 31 ans, a atterri en métropole en février pour « trouver une vie meilleure », « voir grandir ses petits sans bêtises ». Elle a d’abord été hébergée chez des amis, avant d’obtenir un récépissé de carte de séjour l’autorisant à travailler. Mais depuis un mois, elle est à court de solution de logement.
    « J’ai honte, je n’ai jamais été assistée »

    Elle a essayé de s’installer pour la nuit dans le hall d’un hôpital avant d’en être chassée. Alors elle s’est débrouillée une dizaine de jours, campant sous le porche de stations de métro, veillant sur ses enfants endormis contre elle. Depuis le 5 novembre, le dortoir de fortune de Michel-Servet est sa bouée. Elle va pouvoir entamer sa formation en français à Pôle Emploi, peut-être trouver quelques heures de ménage. « A Mayotte, je m’occupais du nettoyage chez des gens. Mais même en travaillant cinq jours par semaine, je gagnais 200 euros par mois et je n’avais pas de fiches de paie », raconte-t-elle.

    Fatima et Abdel El Marhani, 40 ans, ont, eux, déjà des promesses d’embauche, comme employée en grande surface et agent d’entretien, mais n’ont pas réussi à trouver un appartement en arrivant le 12 novembre de Colmar (Haut-Rhin), où leurs affaires attendent dans un garage. Ils sont sur liste d’attente pour un logement social. D’abord hébergés avec leurs trois filles chez des amis, ils sont venus par le bouche-à-oreille à l’école. « J’ai honte, je n’ai jamais été assistée. Je ne demande pas une villa en centre-ville, je veux juste un appartement avec une chambre pour les filles, de quoi faire à manger chaud », dit Fatima, « citoyenne française qui paie ses impôts ».

    « On a de plus en plus l’impression de faire le travail de l’Etat qui ne veut pas assumer », souligne Raphaël Vulliez. Alors Jamais sans toit a décidé « d’aller plus loin » en organisant, samedi, les baptêmes républicains des enfants accueillis. « Chaque fois que les familles frappent à une porte administrative, elles sont retoquées. C’est un moyen de leur signifier qu’elles ont leur place dans notre société, qu’on veille sur elles, qu’on ne va pas les lâcher », explique Anne Lasseur, conservatrice des musées Gadagne et habitante du quartier. Egalement en première ligne de la « crise » de l’hébergement dans la métropole, un collectif de travailleurs sociaux appelle à une grève le 28 novembre.

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/21/des-parents-et-des-enfants-sans-domicile-heberges-dans-des-ecoles-a-lyon_
    #occupation #école #SDF #sans-abris #France #Lyon #hébergement #résistance

  • Violences sexuelles : « Il y a une impunité judiciaire et sociale »

    On estime qu’au moins la moitié des viols sont jugés en tant qu’agressions sexuelles. Il y a d’autres types de requalification : les viols sur mineur sont souvent correctionnalisés en atteintes sexuelles sur mineur, ce qui laisse entendre que le rapport était consenti. Avec l’apparition de la contravention d’outrage sexiste introduite par la loi Schiappa, des agressions sexuelles sont disqualifiées en outrages. Le problème de la disqualification, c’est l’échelle de gravité : ne pas considérer bon nombre de viols comme des crimes revient à les rendre moins graves et à les banaliser. Certains magistrats sont probablement soucieux, lors de la correctionnalisation, d’agir au mieux pour la victime, car un procès en cours d’assises peut être compliqué et destructeur. Mais d’autres font une différence entre les viols « vraiment graves » et les viols « moins graves », sur des critères très contestables. Symboliquement, le procédé minimise les violences sexuelles et renvoie l’idée que ce n’est pas une priorité.

    Pourtant, certains arguments évoquent des délais plus courts en correctionnelle et de meilleures chances que le prévenu soit condamné…

    Les études sur le sujet contredisent ces affirmations : le taux de relaxe en correctionnelle est plus élevé que le taux d’acquittement aux assises. Visiblement, certains magistrats bien intentionnés ont peur que les assises se passent mal pour les victimes et que les jurés acquittent le violeur. Je crois que cela nourrit un cycle infernal : les affaires jugées devant les assises se rapprocheront toujours du stéréotype du « vrai viol », auront plus de visibilité, et les croyances seront perpétuées. Peut-être qu’il faut briser ce cercle vicieux, en favorisant la formation sur la réalité des violences sexuelles, les réactions des victimes, les statistiques qui montrent que la plupart des viols sont commis par des proches. C’est une meilleure solution que la correctionnalisation systématique.

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/23/violences-sexuelles-il-y-a-une-impunite-judiciaire-et-sociale_1761962

    • Super interview qui fait le point sur plein de sujets : #viol, #culture_du_viol, #correctionnalisation, #justice, #police. Je conseille pour lutter contre les relous qui propagent leurs idées fausses de merde.

      Dans cette expression, le terme « culture » désigne l’ensemble des caractéristiques d’une société : ses traditions, ses valeurs, ses croyances, son humour. Une culture du viol constitue un ensemble d’attitudes qui minimisent la gravité de ce crime. Dans une culture du viol, les violences sexuelles sont courantes et demeurent impunies. En France, chaque année, 84 000 femmes et 14 000 hommes de 18 à 75 ans sont victimes de viol ou de tentative de viol. Un chiffre en deçà de la réalité, car il ne tient pas compte des mineurs, fréquemment victimes. On estime qu’une victime sur dix porte plainte et il y a une impunité judiciaire : seule une plainte sur dix aboutit à une condamnation.

      A toutes les étapes de la chaîne judiciaire, de la dénonciation à la condamnation, plus un viol se rapproche du cliché du « vrai viol » [par un inconnu dans un parking], plus il sera traité favorablement : il fera l’objet d’une plainte, de poursuites, d’un procès et d’une condamnation. La sociologue Véronique Le Goaziou a analysé des cas qui ont été jugés aux assises, et montre les viols commis par des inconnus y sont surreprésentés. Quand les violeurs sont des conjoints, il est rarissime que l’affaire passe devant une cour d’assises. De manière générale, les viols commis par une personne connue de la victime sont deux à trois fois moins signalés. Les blessures favorisent également le traitement judiciaire, avec l’idée qu’un vrai agresseur utilise une arme, emploie sa force physique. Enfin, le profil du violeur joue : s’il est d’origine populaire, non blanc, l’enquête a plus de chances d’être approfondie.

      Le violeur, c’est l’autre : le « fou », le « mec en manque de sexe », le « jeune de banlieue ». Quand il s’agit de pédocriminalité et d’inceste, on va penser aux prolétaires du nord de la France. Dans l’imaginaire général, les violeurs ne sont pas des gens « normaux ». Pourtant toutes les études montrent qu’ils proviennent de classes sociales et de professions très variées, que ce sont souvent des hommes bien intégrés à la société, des pères de famille. Se dire que les violeurs sont des monstres, extérieurs à notre société, ne permet pas une remise en question de notre modèle de société et de son fonctionnement. Adèle Haenel le dit très bien : « Les monstres, ça n’existe pas. C’est notre société. C’est nous, nos amis, nos pères », et c’est plus dérangeant.

      On considère qu’entre 5% et 13% des victimes de viol portent plainte. Il faut tout d’abord qu’elles se perçoivent comme telles. A cause des stéréotypes, une femme qui a été violée par son petit copain ne va pas forcément l’identifier comme une violence sexuelle. Elle va en avoir honte et se murer dans le silence. Dans le cas des violences de proximité, la peur des conflits de loyauté, des conflits familiaux, complique la dénonciation.

      Parfois, elles ne sont pas crues, certains professionnels les culpabilisent, manquent de tact, voire se moquent ou les humilient. Ce n’est pas toujours le cas, mais cela nourrit un climat de méfiance des femmes face au système judiciaire.

  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce dimanche 17 novembre 2019
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/16756-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien. Sachez que même si nous n’avons pas eu d’autres dons, toutes les charges du site son payé ; ). En attendant, veuillez trouver ci-dessous la Revue de presse de notre Contributeur anonyme, et bien sûr plus de titres dans la Defcon Room,

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette / Doudou

    La Revue de presse du jour comprenant les informations de ce qui fait l’actualité française et internationale du 11 au 17 Novembre 2019 vues par notre contributeur anonyme

    DON : https://www.paypal.me/revuedepresse ou https://www.paypal.com/pools/c/7ZGVkA4zY3

    FRANCE :...prêts toxiques : particuliers, communes, hôpitaux

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/11/le-piege-des-prets-toxiques-a-la-barre_1762818 (...)

  • Un an après, le mouvement compte ses blessures

    Par Chloé Pilorget-Rezzouk pour Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/un-an-apres-le-mouvement-compte-ses-blessures_1763478

    Un an après la première journée de mobilisation nationale des gilets jaunes, le 17 novembre 2018, cette contestation sociale née sur les ronds-points de France se prépare à un 53e acte. Une longévité inédite, même si les rangs de chasubles fluorescentes se sont peu à peu dégarnis. Surtout, le mouvement restera particulièrement marqué par les très nombreuses blessures souvent provoquées, pour les plus graves, par les armes du maintien de l’ordre comme les lanceurs de balle de défense (LBD), les grenades de désencerclement ou les grenades explosives GLI-F4. Ainsi, 2 448 personnes ont été blessées parmi les manifestants et des passants, 1 797 du côté des forces de l’ordre, selon le dernier décompte du ministère de l’Intérieur, arrêté à la mi-mai. « Des crânes fracassés, des yeux éclatés, des artères coupées, des visages lacérés, des rates explosées… Ce sont des blessures qu’on ne voit que lors de graves accidents de voiture ou lorsque des gens se défenestrent », rappelle à Libération le neurochirurgien Laurent Thines. « Extrêmement choqué en tant que médecin », ce professeur à l’hôpital de Besançon (Doubs) avait lancé en janvier une pétition - qui a recueilli plus de 177 000 signatures- dans laquelle il réclamait un moratoire sur les armes dites « intermédiaires », et dénonçait leur dangerosité.

    #gilets_jaunes #mutilations #repression #guerre_sociale #guerre_aux_pauvres

  • (3) Violences policières : le gouvernement maintient la ligne dure - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/violences-policieres-le-gouvernement-maintient-la-ligne-dure_1763471

    Selon le document interne que « Libé » a consulté, le ministère s’apprête à entériner ses méthodes de maintien de l’ordre, malgré les drames observés depuis un an de manifestations de gilets jaunes.

    A rebours de la tradition française de maintien de l’ordre, la nouvelle doctrine rédigée par le ministère insiste sur la nécessité d’aller au contact des manifestants pour disperser et interpeller. Depuis plusieurs décennies, la tenue à distance de la foule était pourtant vantée comme un principe fondamental pour éviter un drame. Notamment depuis 1986 et le décès de Malik Oussekine, frappé à mort par des « voltigeurs », ces policiers circulant à moto au milieu de la foule, armés d’une matraque. La question de l’usage des armes et celle des nombreux blessés n’est par ailleurs pas abordée. Enfin, rien n’est prévu pour durcir le contrôle et la traçabilité de l’emploi de la force, alors que de nombreuses enquêtes ont été classées sans suite, faute d’avoir pu identifier les auteurs des violences alléguées.

    Depuis plusieurs mois, seules trois journées de travail ont formellement été organisées. Lors de la dernière, le 7 novembre, Reporters sans frontières, Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et des médecins ophtalmologistes ont finalement été reçus. « Il aurait été souhaitable que l’on soit de l’autre côté de la table, associés à l’élaboration et à la discussion : les concertations ne nous paraissaient pas à la hauteur des enjeux », estime Michel Tubiana, ex-président de la LDH, contacté par Libération.

    Pour le commandant d’une compagnie républicaine de sécurité (CRS) interrogé par Libération, cette volonté d’aller le plus vite possible au contact des manifestants est « un changement de pied historique » : « J’ai peur qu’il y ait des gens tués dans les prochaines opérations de maintien de l’ordre, d’un côté ou de l’autre. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort jusque-là, car plus on va au contact, plus le risque d’accident grave est élevé. Tôt ou tard, on va être confronté soit à des policiers à moto coincés dans une rue et lynchés au milieu de la foule, soit à un nouveau Malik Oussekine. »

    La Place Beauvau ne prévoit même pas, pour l’heure, d’encadrer plus strictement les tirs.
    Un contenu « pas arrêté »

    L’Intérieur ne semble pas non plus très préoccupé par l’accumulation d’enquêtes judiciaires classée sans suite, faute d’identification des policiers ou gendarmes responsables des tirs ou des coups. « Quand vous faites face à une horde de barbares, entre guillemets, et que des policiers sont tous habillés de noir ou de bleu avec des cagoules ignifugées en dessous pour parer les brûlures, l’identification n’est pas évidente. Surtout quand il y a des tirs simultanés de LBD », constatait la patronne de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), Brigitte Jullien, dans une interview publiée en août par Libération.

    « Entre guillemets » on peut dire des salauderies. Rappelons qu’a été tuée une dame à sa fenêtre et blessé·es grièvement des passant·es et des mineur·es. « Barbares », oui...

    La principale évolution dans la gestion des manifestations est une éventuelle refonte des sommations des forces de l’ordre en indiquant plus clairement que des armes vont être utilisées.

    Après consultation, remise en cause et recherche des solutions les plus acceptables par toutes les parties, on décide de ne rien changer ou presque aux #violences_policières et à ce maintien de l’ordre que plus personne ne nous envie.

  • Référendum ADP : un million qui pèse lourd (Libération)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16743-referendum-adp-un-million-qui-pese-lourd-liberation

    Tout n’est pas perdu, encore quelques mois pour voter, https://www.liberation.fr/france/2019/11/12/referendum-adp-un-million-qui-pese-lourd_1763007Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Privatisation d’Aéroports de Paris : des parlementaires d’opposition enclenchent la procédure pour un « référendum d’initiative partagée »

    Crashdebug.fr : RIP ADP : Le gouvernement a-t-il volontairement mal conçu le site de soutien ? (20 Minutes) Crashdebug.fr : Aéroports de Paris privatisés : tous les partis sont contre cette arnaque, sauf En Marche...

    Crashdebug.fr : C’EST CASH ! - Aéroports de Paris, Française des Jeux, Engie : la face cachée de la privatisation (Sputnik)

    Crashdebug.fr : « Choquant ! », « Un scandale ! » : après ADP, l’État prêt à « privatiser » ses barrages... (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • La précarité détruit nos vies

    Communiqué du syndicat Solidaires étudiant-e-s à propos du geste d’un étudiant membre du syndicat de Lyon, qui s’est immolé devant le Crous hier, ainsi que le message qu’il a laissé.
    L’université a réagi, pas encore le ministère, ni le Crous.

    Le message que l’étudiant a laissé :

    #France #immolation #bourse #bourses #suicide #précarité_financière #étudiant #Lyon #Université #CROUS

    • Lyon : un étudiant gravement blessé après s’être immolé devant le Crous

      L’étudiant de 22 ans n’avait pas fait part de ses « difficultés personnelles » à l’université Lyon 2 indique sa présidente, tandis que des syndicats dénoncent « la précarité » de « la vie des étudiant-e-s ».

      Vendredi après-midi, un étudiant de 22 ans originaire de Saint-Étienne a été grièvement brûlé à Lyon après s’être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire situé dans le 7e arrondissement. Le jeune homme, brûlé à 90%, se trouve actuellement « entre la vie et la mort » au Centre des brûlés de l’hôpital Edouard Herriot de Lyon, indiquent les syndicats. Prévenue du geste de son compagnon par un SMS, c’est la petite amie de la victime, étudiante à Lyon 2, qui avait alerté les services de secours.

      Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de son geste, mais dans un long message publié sur Facebook et relayé ce samedi par le quotidien Le Progrès, l’étudiant avait évoqué ses difficultés financières et justifié son geste par des revendications politiques, accusant notamment « Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE ». « Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui créé des inégalités. [...] Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça », a-t-il souligné dans ce texte.
      Un dispositif de soutien psychologique mis en place

      L’étudiant n’avait pas fait part de ses « difficultés personnelles » à l’université Lyon 2, a appris l’AFP samedi auprès de sa présidente Nathalie Dompnier, qui précise que le jeune homme ne percevait plus sa bourse car il « triplait » sa deuxième année de licence. « L’université lui exprime tout son soutien, ainsi qu’à sa famille, à ses proches et à tou.tes ses camarades », a écrit également la présidente dans un communiqué. Un dispositif de soutien psychologique a été mis en place avec les services d’urgence, tandis qu’une cellule d’écoute sera mise en place dès mardi sur le campus Porte des Alpes pour les étudiants et les équipes, ajoute-t-elle, en précisant qu’un numéro vert spécifique devrait aussi être mis en place la semaine prochaine.
      « La précarité s’étend » pour les syndicats étudiants

      Les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont pour leur part dénoncé dans un communiqué commun « la précarité » de « la vie des étudiant-e-s ». « Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c’est aussi à portée politique. Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu’il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien », pointe le syndicat, qui souligne que « la précarité s’étend » et « broie de plus en plus de vies, y compris la vie des étudiant-e-s ».

      La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal s’est rendue samedi matin à Lyon pour rencontrer la présidente de l’université et les équipes du CROUS pour leur faire « part de sa profonde émotion face à l’acte dramatique » du jeune homme, « auquel elle a adressé ses premières pensées », selon le ministère.

      https://www.liberation.fr/france/2019/11/10/lyon-un-etudiant-gravement-blesse-apres-s-etre-immole-devant-le-crous_176

    • L’étudiant de 22 ans n’avait pas fait part de ses « difficultés personnelles » à l’université Lyon 2 indique sa présidente

      Il n’avait pas demandé la charité... Marre de ces bureaux où il faut se battre pour ses droits. Ensuite les autorités prétendent en avoir quelque chose à battre, du non-recours, mais répètent à l’envi qu’il y a des primes au fait de faire des recours à l’amiable, des alertes, et que la machine peut arrêter de broyer quand on le demande avec beaucoup d’ardeur. Merde !

    • Mardi 12/11 Rassemblements en solidarité à l’étudiant de Lyon 2 qui s’est immolé vendredi 8/11

      Ci-joints les différents horaires et lieux de rassemblement en solidarité à l’étudiant de Lyon 2 qui s’est immolé vendredi 8/11 devant le CROUS de La madeleine à Lyon 2.

      Le SNESUP-FSU adresse tout son soutien à cet étudiant, et également aux proches et à la famille de cet étudiant.

      Il appelle, avec la FSU, à se rassembler pour lui témoigner notre solidarité et pour dénoncer la précarité étudiante grandissante.

      Toutes et tous les étudiants doivent pouvoir étudier dans des conditions dignes et décentes.

      Aix-en-Provence 13h – CROUS Aix-Marseille / Avignon, 31 avenue Jules Ferry

      Amiens (FSE Amiens) 10h – CROUS Amiens Picardie (25 rue St Leu)

      Angers 12h puis 18h – Restau U Belle Beille (3 Boulevard de Lavoisier)

      Angoulême 12h – Place New York

      Annecy 12h – Au campus d’Annecy, sur le parvis face au resto universitaire (adresse de l’antenne du CROUS) au 3 chemin de Bellevue à Annecy le Vieux

      Avignon 13h – Devant le nouveau batiment du campus Hannah Arendt

      Besançon 18h – devant le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté (38 avenue de l’observatoire)

      Bordeaux 18h – CROUS, place du séminaire

      Boulogne-sur-mer 13h – devant l’antenne du Crous rue du Vivier.

      Caen 12h – RU A, Campus 1 de l’Université

      Clermont-Ferrand 18h – Résidence CROUS 25 Rue Etienne Dolet

      Dijon 19h – Place du Bareuzai

      Grenoble 18h – Bâtiment CROUS 351 Allée de Berlioz (St Martin d’Hères)

      Guyane 12h – Université de Guyane bâtiment E

      La Rochelle 13h – Parvis du campus

      Lille 13h – Siège du CROUS de Lille 74 rue de Cambrai

      Limoges 12h – campus Vanteaux devant le CROUS

      Lyon 10h – CROUS de la Madeleine

      Marseille 18h – Faculté des sciences d’Aix-Marseille (3 place Victor Hugo)

      Montpellier 14h – Crous de montpellier : 2 Rue Monteil, 34093 Montpellier

      Metz 13h30 – CROUS de Lorraine au Saulcy

      Nancy 12h – CROUS Resto U 16 cours Léopold

      Nantes 12h – devant le pôle étudiant du campus Tertre

      Niort 17h – CROUS de Niort 7 rue du Galuchet

      Orléans 18h – Devant l’entrée du Forum, coté Bouillon (antenne du CROUS sur la fac)

      Paris, Ile-de-France 18h – Siège du CROUS Port Royal

      Pau 12h30 – CLOUS, 7 rue Saint John Perse

      Perpignan (Jeunes Communistes 66) 13h30 – devant le CROUS de l’Université de Perpignan, 52 avenue Paul Alduy
      https://www.facebook.com/events/439076413424300

      Poitiers 12h30 – RU Rabelais, campus de Poitiers,

      Rennes 18h – Siège du CROUS Rennes-Bretagne, Place Hoche

      Rouen 13h – CROUS de Rouen Normandie

      Saint-Brieuc 18h – CROUS, 1 boulevard Waldeck-Rousseau

      Saint-Denis 16h30 – Départ groupé de Université Paris 8 – Local A079 vers CROUS Port Royal (Paris)

      Saint-Brieuc 18h- Restaurant Universitaire du CROUS

      Saint-Étienne 10h – devant le CROUS du campus Tréfilerie

      Strasbourg 12h – devant le Patio (campus central) puis siège du Crous 1 Quai du Maire Dietrich

      Toulouse 12h30 – Resto U du Mirail (info lutte université Mirail)
      14h – CROUS de Toulouse-Occitanie 58 rue de Taur
      (Sciences Po Toulouse en Lutte, UNLToulouse, Révolution Permanente Toulouse, La repolitique-Sciences Po Toulouse)

      Tours 18h – 5 rue du docteur bretonneau (résidence CROUS)

      https://www.snesup.fr/article/mardi-1211-rassemblements-en-solidarite-letudiant-de-lyon-2-qui-sest-immole-v

    • Anas, 22 ans, s’immole par le feu et nous regardons ailleurs

      C’est un gamin, mon fils, ou votre frère. Il s’appelle #Anas, un étudiant de 22 ans, venu de Saint-Étienne à Lyon, pour apprendre et avancer. C’est un jeune homme, désespéré autant que déterminé, qui, vendredi, a tenté de se tuer sur la place publique. Depuis, la presse détourne les yeux. Des rassemblements sont prévus ce mardi.

      https://blogs.mediapart.fr/david-dufresne/blog/111119/anas-22-ans-simmole-par-le-feu-et-nous-regardons-ailleurs
      Un article de @davduf

    • « J’arrivais en cours en larmes » : #précarité_étudiante, une vie sur le fil

      Des étudiants témoignent de leurs conditions de vie alors que plusieurs rassemblements ont lieu ce mardi en mémoire de ce jeune homme de 22 ans qui a tenté de s’immoler par le feu à Lyon pour dénoncer une précarité grandissante.

      Pendant sa première année d’études supérieures en archéologie et anthropologie, Laura est devenue familière des petits pains au fromage à quelques centimes du supermarché Lidl en face de sa fac. Ils lui servaient de déjeuner les jours où les 3 à 5 euros de la cafétéria, c’était déjà trop. La précarité étudiante, cette Lyonnaise âgée de 24 ans l’a donc bien connue.

      C’est ce qui l’a poussée à arrêter ses études, en début de licence 2. Et qui a conduit un jeune homme de 22 ans à tenter de s’immoler par le feu, le 8 novembre dernier, devant un restaurant universitaire à Lyon. Ce mardi, le syndicat Solidaires étudiant.e.s appelle à se rassembler devant tous les Crous de France, en soutien à cet étudiant aujourd’hui entre la vie et la mort, brûlé à 90 %. En 2017, selon l’Unef, 20 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

      Quand elle commence sa licence, à Lyon, Laura vit encore chez ses parents. Sa mère, auto-entrepreneuse, essaie de lancer son entreprise de traiteur, elle travaille très peu. Son père gagne « trop bien sa vie » pour que la jeune femme puisse être éligible à une bourse. Mais pas assez pour financer ses études, au-delà des frais d’inscriptions, très peu élevées, à l’université. Laura doit se débrouiller pour les transports et les repas.
      Manger du riz ou des pâtes instantanées

      Elle essaie de faire des petits boulots, « des extras dans des bars ou des restaurants ». Elle aurait pu demander une dispense d’assiduité, pour travailler davantage. « Mais j’étais déjà une élève plutôt moyenne, je ne voulais pas me mettre encore plus en difficulté en ratant des cours pour travailler », explique-t-elle. Elle préfère se priver un peu le midi, quand cela devient trop difficile. Mais surtout ne rien demander à ses parents qui « se sont toujours saignés » pour elle, son frère et sa sœur.

      Selon une étude menée par la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), 68 % des étudiants sautent des repas de temps à autre, comme Laura, et seulement 60 % disent « manger un peu de tout ». Pour ceux qui ne vivent plus chez leurs parents, cela se traduit souvent par du riz, des pommes de terre ou « des pâtes instantanées à 30 centimes », confie Margot, 26 ans, en 2ème année de thèse d’histoire de l’art contemporain.
      Compter même les dépenses de santé

      Jusqu’à son master 1, la jeune fille bénéficiait pourtant d’une bourse de 550 euros par mois -l’échelon le plus élevé. Mais une fois le loyer, l’électricité de son logement mal isolé, l’abonnement à Internet - indispensable aujourd’hui pour étudier - et les transports payés… il ne reste pas grand-chose pour vivre. Au quotidien, ce sont des petits arrangements permanents : pas de loisirs, ou alors que des activités gratuites, des vêtements d’occasion et de bons amis pas trop maladroits pour se faire couper les cheveux.

      Une vie sur le fil, qui ne permet aucun écart. « Les mois où il faut acheter des livres pour la fac sont compliqués », explique Margot. Ceux où sa vieille voiture tombe en panne encore plus. Mais impossible de s’en séparer : elle en a besoin pour se rendre à l’Ephad où elle fait des remplacements pour compléter son revenu. Même les soins de santé passent à la trappe : selon l’Insee, 13,5 % des étudiants ont déjà renoncé à aller chez le médecin pour des raisons financières. Margot, elle, n’a pas vu de gynécologue depuis quatre ans.
      Friser le burn-out

      Au bout de plusieurs années d’études à tout compter, mal s’alimenter, travailler sur les jours de pause… C’est le stress et l’épuisement qui l’emportent. Margot n’a pris que 6 jours de congé, l’été dernier, depuis le début de ses études il y a 7 ans. En 2ème année de master, elle a commencé à faire des ulcères à l’estomac à répétition.

      Pauline, étudiante boursière en master d’études de cinéma à Lyon a fait « une sorte de burn-out » pendant sa 3e année de licence. A ce moment-là, elle aussi cumulait un job de caissière à Franprix, 15 heures par semaine, et ses études. Une année difficile : « J’arrivais en cours en larmes, se souvient-elle. J’étais épuisée, je m’énervais tout le temps pour rien… Ça a bousillé mon année ». Ses résultats en ont pâti.

      http://www.leparisien.fr/societe/j-arrivais-en-cours-en-larmes-precarite-etudiante-une-vie-sur-le-fil-12-1

    • #Pierre_Ouzoulias interroge Gabriel Attal sur la précarité étiudiante - 13 novembre 2019

      On nous souffle dans l’oreillette que la Ministre serait dans l’Antarticque…

      Ce mercredi 13 novembre, Pierre Ouzoulias, lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement, a interrogé Gabriel Attal (en l’absence de Frédérique Vidal) sur la précarité étudiante.

      Voir ci-dessous le texte de sa question ainsi que le lien vers la captation vidéo de la question.

      2019/11/13 - Question d’actualité au Gouvernement - Pierre Ouzoulias - « Précarité étudiante »

      « Plus d’un étudiant sur deux ne mange pas tous les jours à sa faim, près d’un étudiant sur deux a renoncé à se soigner par manque d’argent, il n’y a que 175 000 places en résidences étudiantes pour 700 000 étudiants boursiers et le loyer représente plus de 70 % du budget moyen des étudiants. Plus d’un étudiant sur deux est obligé de travailler pour étudier et subsister. Ils occupent les emplois les plus précaires, les plus harassants et les moins rémunérés. Ainsi, ils composent près de 60 % de la main-d’œuvre des plate-formes de prestations. À tout cela s’ajoutent des conditions d’enseignement indignes et un sous-encadrement pédagogique chronique.
      La grande majorité de la population estudiantine est en souffrance et l’aggravation de sa situation d’existence conduit à la désespérance, à des drames humains et à des gestes désespérés, comme celui d’Anas, qui sont autant de cris de détresse que vous ne pouvez ignorer.
      Les conséquences de ce mal être endémique sont catastrophiques pour notre pays. De moins en moins d’étudiants poursuivent un cursus complet, le nombre de doctorants baisse chaque année et la fuite des cerveaux est maintenant manifeste.
      À cette crise majeure, vous répondez par une baisse des moyens alloués à l’enseignement supérieur. La dépense par étudiant atteint aujourd’hui son plus bas niveau depuis 2008 et votre projet de loi de finances ne porte pas l’ambition politique d’arrêter cette chute.
      À la jeunesse qui souhaite s’investir dans la connaissance, la culture et les œuvres de la pensée, vous renvoyez le message détestable qu’elle ne serait qu’une charge, qu’un fardeau improductif qu’il vaudrait continûment alléger. »

      http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8543

    • Immolation d’un étudiant. La stratégie du chox, et les sinistres connards qui en sont responsables - affordance.info, 13 novembre 2019

      "Dans un monde normal la CPU, la conférence des présidents d’université, aurait suspendu l’ensemble de ses travaux, pour une semaine au moins, le temps de comprendre, le temps d’analyser, le temps de chercher ce qui fait qu’en France au 21ème siècle un étudiant décide de s’immoler par le feu devant un CROUS pour dénoncer la précarité et la misère de la jeunesse. La CPU aurait également pu déclarer un genre de minute de silence. Après tout, dans cette « communauté » qu’est l’université, si l’on n’est pas capable de fermer sa gueule et de se recueillir un instant pour cet étudiant là, alors quand le serons-nous ? Mais il n’y a pas eu de minute de silence. Un vieux président qui meurt (Chirac), minute de silence dans toutes les universités. Mais un étudiant qui s’immole par le feu au 21è siècle, et puis rien. "

      Un étudiant s’est donc immolé par le feu devant une université, devant un CROUS, dans un acte politique pour dénoncer explicitement la précarisation qui touche la jeunesse. En France. En 2019. Au 21ème siècle. Celui que l’on nous vantait encore au siècle précédent comme étant celui de « l’économie de la connaissance ». Cette jeunesse qui brûle.

      Cette immolation par le feu, cette image que je n’ai pas vue, elle ne me quitte pas depuis vendredi. Parce que cet étudiant aurait pu être l’un des miens. Il n’était ni plus fragile, ni moins bien entouré, ni plus précaire que la plupart des miens, que j’ai quitté ce matin, et que je vais retrouver demain. Pour leur dire quoi ?

      Dans un monde normal on aurait espéré que ce geste aboutisse au moins à une forme de trêve. Que nous cessions d’être collectivement d’immenses connards et connasses et que nous nous regroupions pour réfléchir. Pour prendre le temps. Pour laisser la douleur et la colère jaillir. Pour mettre des mots sur l’indicible. En France au 21ème siècle un étudiant de 22 ans s’est immolé par le feu parce qu’il était pauvre, précaire, et qu’il n’avait plus droit à aucune aide. Dans un monde normal on aurait espéré que ce geste aboutisse au moins à une forme de trêve. Comme à chaque basculement dans l’horreur. Comme à chaque effet de sidération qui saisit une société toute entière. Le mois de Novembre semble hélas propice à ce genre de sidération. Mais là, rien. Juste rien.

      La ministre Frédérique Vidal a fait une rapide visite au CROUS de Lyon, le vendredi du drame, pour « assurer la communauté universitaire de son soutien ». Ella a aussi exprimé son « soutien » à la famille de cet homme de 22 ans qui s’est immolé par le feu. Et elle s’est barrée. Au Groenland je crois. Ou en Antarctique, je ne sais plus. Pour un voyage bien sûr aussi légitime qu’important. Quand on est ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur on ne va pas non plus trop modifier son agenda sous prétexte qu’un étudiant de 22 ans s’est immolé par le feu pour dénoncer la précarité dont tous les étudiants sont aujourd’hui victimes. Vous êtes une sinistre et cynique connasse madame la ministre Vidal.

      Sur Twitter, la ministre Frédérique Vidal a, depuis le Groenland ou l’antarctique, dénoncé « avec la plus grande fermeté » les actes de dégradation commis par les manifestants réunis devant le CROUS de Lyon en hommage à leur camarade toujours actuellement entre la vie et la mort. Car l’important quand un étudiant s’immole par le feu en France au 21ème siècle c’est de bien rappeler à ses camarades étudiants que l’important c’est l’ordre public et qu’il ne faut pas dégrader des biens matériels. Foutez-vous le feu si vous voulez, immolez-vous, mais ayez l’amabilité de bien nettoyer après et pensez à être à l’heure en amphi. Il faut noter que le fil Twitter de la ministre Vidal est parfaitement exempt du moindre Tweet sur un étudiant qui s’est immolé par le feu en France au 21ème siècle. Vous êtes une sinistre et cynique connasse madame la ministre Vidal.

      Dans un monde normal la CPU, la conférence des présidents d’université, aurait suspendu l’ensemble de ses travaux, pour une semaine au moins, le temps de comprendre, le temps d’analyser, le temps de chercher ce qui fait qu’en France au 21ème siècle un étudiant décide de s’immoler par le feu devant un CROUS pour dénoncer la précarité et la misère de la jeunesse. La CPU aurait également pu déclarer un genre de minute de silence. Après tout, dans cette « communauté » qu’est l’université, si l’on n’est pas capable de fermer sa gueule et de se recueillir un instant pour cet étudiant là, alors quand le serons-nous ? Mais il n’y a pas eu de minute de silence. Un vieux président qui meurt (Chirac), minute de silence dans toutes les universités. Mais un étudiant qui s’immole par le feu au 21è siècle, et puis rien. Il n’est pas mort me direz-vous. Bien sûr. Bien sûr. Dans ce monde qui est le notre et qui est tout sauf normal, la CPU a fait un communiqué qui est à lui seul une épure du laconisme le plus brut. Parlant de « tentative de suicide » pour ne surtout pas dire la vérité. Car oui en France chaque année un grand nombre d’étudiants font des tentatives de suicide. Mais ce mois de Novembre du 21ème siècle, en France, un étudiant s’est immolé par le feu. Les gens qui ont signé le communiqué de la CPU sont de sinistres connards.

      Dans un monde normal la présidence de l’université de Lyon aurait eu la décence de ne pas clore son « communiqué » sur l’immolation par le feu de l’un de ses étudiants par un dernier paragraphe « condamnant les blocages » après 6 autres paragraphes expliquant que ce n’est la faute de personne et surtout pas celle de l’université. Les gens de la présidence de l’université de Lyon qui ont signé ce communiqué sont de sinistres connards.

      Dans un monde normal nous serions tous à l’arrêt. Nous aurions arrêté de faire cours, nous aurions organisé des temps de parole avec nos étudiants. Certains collègues l’ont fait. Probablement. Je n’en sais rien. Moi je ne l’ai pas fait. Pas encore. J’ai eu cours hier et aujourd’hui et je n’ai rien fait. Je suis un sinistre connard. Je le ferai peut-être demain. Probablement même.

      http://www.sauvonsluniversite.fr/spip.php?article8542

    • "J’ai un euro par jour pour manger" : trois étudiants témoignent de leur grande précarité

      Plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté en France mardi aux abords d’une quarantaine de Crous et d’universités contre la précarité étudiante. Certains ont raconté à franceinfo leur quotidien fragile.

      « La précarité tue. » Avec ce hashtag, des centaines d’étudiants ont réagi sur Twitter après l’immolation par le feu, vendredi, d’un de leurs camarades, devant le siège du Crous, à Lyon. Brûlé à 90% et entre la vie et la mort, cet étudiant en licence de sciences politiques voulait dénoncer la précarité dans laquelle vivent de nombreux jeunes. « Même quand j’avais 450 euros par mois, était-ce suffisant pour vivre ? », s’interrogeait le jeune homme, dans un message posté sur les réseaux sociaux pour expliquer son geste.

      L’université Lyon 2, où est inscrit le jeune homme, a été de nouveau fermée pour la journée, mercredi 13 novembre, après des blocages, menés dans toute la France pour protester contre la précarité. Trois étudiants racontent leurs difficultés à franceinfo.
      Sophie*, 26 ans, une thèse et deux emplois

      « Pour tenter de vivre dignement, je cumule deux emplois », explique Sophie*, 26 ans, étudiante en histoire de l’art à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Comme la jeune femme ne souhaitait pas qu’on lui impose un sujet de recherche, elle a dû faire l’impasse d’un contrat de doctorante, qui aurait pu lui permettre de financer une partie de ses études. Elle ne bénéficie pas non plus de bourse. En 2016, 22,7% des étudiants interrogés déclaraient auprès de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), avoir été confrontés « à d’importantes difficultés financières durant l’année ».

      Sophie, syndiquée depuis sept ans au sein de l’organisation Solidaires étudiant-e-s, à l’origine de l’appel national à manifester devant les Crous, travaille à la bibliothèque de son université et effectue des remplacements dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). « Je peux faire jusqu’à 40 heures par semaine, en plus de mes travaux de recherche, mais c’est variable d’un mois à l’autre ». L’étudiante dit gagner entre 900 et 1 000 euros par mois. Difficile de demander de l’aide. Entre « honte » et « dignité », les étudiants veulent être ces « jeunes adultes responsables que la société attend d’eux », analyse Sophie.

      Avec 680 euros de frais fixe (loyer, électricité et téléphone), il lui reste souvent moins de 300 euros pour la nourriture, les livres et l’épargne, en prévision du second semestre. Sophie économise afin de pouvoir se consacrer pleinement à ses études à partir de janvier. « En général, les étudiants qui s’auto-financent tiennent six années », confie la jeune femme. « Moi, je ne tiendrai pas plus de quatre ans. Si j’arrête avant d’avoir rendu ma thèse, j’aurai perdu toutes ces années et développé des maladies chroniques pour rien. » A cause de son rythme de vie, la jeune femme souffre de fatigue et de troubles dépressifs chroniques. Selon l’Observatoire de la vie étudiante, environ 60% des étudiants interrogés en 2016 éprouvaient de la fatigue, autant souffraient de stress quand 45% évoquaient des troubles du sommeil et 32% parlaient de déprime.
      Ugo, 19 ans, un euro par jour pour manger

      « Je me suis fixé cette somme de 1 euro par jour pour manger, pour tenir le mois », explique Ugo, 19 ans, étudiant en deuxième année d’histoire et sociologie à Rennes (Ille-et-Vilaine). Boursier « échelon zéro bis », le plus bas de l’échelle des bourses, le jeune homme touche environ 100 euros par mois. Ses parents, qui ont aussi ses deux petites sœurs à charge, financent son appartement, car il n’est pas éligible pour une chambre au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, le Crous. Ugo gère le reste de ses frais fixes en alternant les pâtes, le riz et les pommes de terre. « Je compte toutes mes sorties », ajoute-t-il.

      Après avoir été livreur dans diverses enseignes, le jeune homme a trouvé un emploi fixe comme agent d’escale à la gare de Rennes. Près d’un étudiant sur deux (46%) travaille en dehors de ses études, selon l’OVE. Intérimaire, son nombre d’heures est variable et il gagne entre 600 et 900 euros par mois.

      J’ai peur de perdre mes aides, alors j’essaie de mettre un maximum de côté cette année, pour ensuite faire un master à Paris.Ugo, étudiantà franceinfo

      Pour pouvoir travailler, Ugo bénéficie d’une « dispense d’assiduité » qui lui permet de « rater » certains cours. En contrepartie, il ne bénéficie pas du contrôle continu et joue « son année » uniquement au moment des examens de fin de semestre. Une absence que toutes les facultés ne permettent pas.
      Karine*, 22 ans, endettée, a arrêté ses études

      « J’étais tellement stressée et dépressive que je n’arrivais plus à aller en cours », lâche Karine, 22 ans. Prise dans un engrenage entre petits boulots, soins psychologiques et cours de sociologie à la faculté de Poitiers (Vienne), la jeune femme a tout arrêté en fin de deuxième année, en 2018.

      Elle a grandi avec peu, sa mère touchant le revenu minimum d’insertion (RSA), mais l’étudiante bouclait difficilement les fins de mois avec 350 euros pour vivre. Karine cumule encore les dettes. Ses petits emplois lui faisaient manquer certains enseignements. « Quand vous êtes boursier, vous avez une obligation d’aller en cours, sinon le Crous vous demande de rembourser », explique la jeune femme qui, un an après, est toujours en litige avec l’organisme. Sollicité par franceinfo, le Crous n’a pas souhaité répondre.

      https://www.francetvinfo.fr/societe/education/j-ai-un-euro-par-jour-pour-manger-trois-etudiants-temoignent-de-leur-gr
      #alimentation

  • Les évêques catholiques de France discutent d’un forfait pédo-viol.

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/09/pedocriminalite-les-eveques-se-lavent-les-mains-et-leur-conscience-a-bon-

    Les victimes auraient majoritairement souhaité que les évêques attendent les conclusions de la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église), mise en place, il y a un an et présidée par Jean-Marc Sauvé. « C’est très habile de leur part, s’insurge encore Olivier Savignac. Je crois que l’épiscopat redoute les conclusions de cette commission. » Devant la presse, Eric de Moulins-Beaufor, t le patron des évêques, a assuré, lui, que l’épiscopat tiendrait compte des remarques de la Ciase et ajusterait son dispositif s’il le fallait.

    Quoi qu’il en soit, il devrait être en place avant les conclusions de la Ciase, connues seulement au printemps 2021. Lors de leur prochaine assemblée générale en avril 2020, les évêques devront se mettre d’accord sur la somme forfaitaire allouée aux victimes. Selon plusieurs sources présentes à Lourdes, le montant ne devait pas excéder quelques milliers d’euros, vraisemblablement entre trois et quatre mille euros. « Tout dépend des fonds dont nous disposerons », précise un responsable de la CEF. »

    #culture_du_viol #catholicisme #pédocriminalité #pédo-viol #déni

    • Forfait pour les victimes de l’Eglise : les fidèles pas tous prêts à payer
      Les évêques français ont décidé qu’un forfait serait versé aux victimes de prêtres pédophiles et appellent les catholiques à donner. Comme le montre notre reportage, cette question divise parmi les fidèles.

      http://www.leparisien.fr/societe/forfait-pour-les-victimes-de-l-eglise-les-fideles-pas-tous-prets-a-payer-

      En dédomagement l’état pourrait laïciser les églises et nationaliser les biens immobilier détenus par l’institution catholique pour en faire des logements sociaux - pourquoi pas destiné aux victimes des violences sexuelles qui subissent des troubles post-traumatiques qui les handicapent. L’Etat laïciserait une église par victime de viol en geste symbolique. Ces lieux seraient convertis en planning familial, centre LGBT, lieu d’accueil des victimes, siège d’associations féministes, décoloniales, anti-validistes ... Ainsi tout le monde serait contentes, les catholiques feraient pénitence et se rapprocheraient de leur modèle christique, tandis que les victimes des persécution des catholiques seraient enfin reconnues et dédommagées. La société toute entière s’en trouverait mieux car c’est assez incompréhensible qu’un état qui se prétend laïque protège une organisation sectaire ouvertement anti-démocratique qui organise des centaines de viols en soustrayant les auteurs à la loi depuis des décennies et des décennies.

      #laïcité_mon_cul

  • Comment l’Etat français recrute les femmes au ministère de la culture -
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/au-ministere-de-la-culture-les-entretiens-pervers-d-un-haut-fonctionnaire

    « J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse » : Claire (1) est l’ une des dizaines de femmes ayant passé un entretien d’embauche au ministère de la Culture avec Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture. Comme toutes celles qui ont subi ses agissements et que Libération a retrouvées, une question la hante : « Comment a-t-il pu faire autant de victimes, sans jamais être découvert ? » Dans cette affaire, les chiffres donnent le vertige. Entre 2009 et 2018, plus de 200 femmes - selon une liste qu’il a rédigée lui-même - ont été photographiées et/ou intoxiquées aux diurétiques, à leur insu, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Grand Est. Elles l’ont toutes été par l’ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au siège du ministère, situé rue de Valois, à Paris. Son but : les pousser à perdre le contrôle et à uriner devant lui.

    #travail #femmes #recrutement #emploi #violences_sexuelles #toilettes #empoisonnement #metoo

    A l’époque, la police, aussi, va refuser de s’intéresser à la situation. En 2015, Marie a tenté de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N. Sans savoir alors précisément quoi, la jeune femme est persuadée que quelque chose d’anormal s’est produit lors de la rencontre. Las. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Cette situation perdurera même après la révélation de l’affaire. En mai dernier, le Canard enchaîné publie le témoignage d’une victime sous le titre : « Le parquet saisi d’une histoire à se pisser dessus ». Choquées par cette formulation, plusieurs victimes se reconnaissent néanmoins dans les faits relatés par l’hebdomadaire et décident d’aller porter plainte. Claire a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »

    Face à ces difficultés et à l’impossibilité d’obtenir le soutien du ministère, Alizée s’est tournée vers Marlène Schiappa. En juin, la jeune femme l’interpelle sur Twitter. Le compte de soutien à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, « Avec_Marlene », lui répond. Derrière ce pseudo, il y a une conseillère du cabinet (2). Dans un échange de textos que Libération a pu consulter, cette dernière promet à Alizée de l’aider en la mettant en lien avec Agnès Saal, haute fonctionnaire chargée de l’égalité et de la diversité au ministère de la Culture. Contactée par Libération, la conseillère n’a pas donné suite. « Depuis, elle ne m’a jamais recontactée. J’ai relancé le cabinet de Marlène Schiappa début juillet, mais ils ne me répondent plus du tout, regrette Alizée. Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ? »

    #police #injustice #déni #omerta

    Le titre de cet article existe en plusieurs versions.
    Sur le papier « un sérial voyeur au ministère de la culture » #euphémisme
    Sur la version web « Au ministère de la Culture, les entretiens pervers d’un haut fonctionnaire ». #pornification
    #ligue_du_lol #male_gaze

    • « Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte »

      Ca me rappel une remarque qu’a glissé Costa-Gavras interrogé sur Médiaprat à propos de #metoo et du cas de Adèle Haenel. Costa-Gavras a marmonné à un moment qu’on pouvait croire Adèle Haenel parceque c’était une jeune femme qui avait un césar. Même phénomène lorsqu’on a parlé de #MeToo au moment ou des star s’en sont emparées. Le tag existait bien avant, inventé par Tarana Burke en 2007 pour dénoncer les violences sexuelles, notamment à l’encontre des minorités visibles (et invisibiles médiatiquement). On limite toujours le phénomène au secteur du cinéma, à la limite c’est parfois un peu étendu au domaine aux arts, mais le lien avec ce qui se passe dans l’emploi n’est pas fait. Adele Haenel et les 200 victimes de Christian N c’est exactement le même problème.

      Costa-Gavras ce qui lui importe c’est qui a le Césare. Heureusement l’agresseur d’Adèle Haenel n’as pas de césare ni palme d’or. Il n’est pas Luc Besson alors on se fait une bonne conscience en se déchainant sur lui. Adèle Haenel fait versé de grosses larmes aux crocodiles mais les victimes de Besson laissent de glace, tout comme les minorités visibles qui utilisent #metoo depuis 2007. D’ailleurs Costa-Gavras et les medias mainstream font comme si Adèle Haenel était la première à parler en France.

      Ce matin je retrouve Marlène Schiappa qui déclare dans Marianne (rapporté par le parisien) ;

      "« Nous allons désormais expulser les citoyens étrangers condamnés pour violences sexistes ou sexuelles », a-t-il clamé auprès du magazine.

      « Ces violences ne sont excusables en aucun cas, y compris lorsqu’elles se produisent chez des populations en difficulté », souligne la ministre, qui avoue que sa proposition a suscité des débats en interne. Elle a pourtant été retenue lors du comité interministériel sur l’immigration piloté par Édouard Philippe.

      http://www.leparisien.fr/politique/tolerance-zero-schiappa-veut-faire-expulser-les-etrangers-condamnes-pour-

      (au passage je croi pas que Schiappa soit ministre et « a-t-il déclaré » est une coquille)
      –—
      Ce que je comprend c’est que c’est pas la violence le problème, en fait Schiappa s’en fiche des victimes de Christian N ou de Besson, ce qui compte c’est le niveau de hiérarchie de qui l’exerce et qui la subit. C’est un peu une évidence mais ca me frappe ces derniers jours.

      Peut être parceque cette semaine j’écoutais un cours sur le talent pendant que je dessine, pour essayé de comprendre pourquoi les discriminé·es en seraient autant dénué·es pour qu’on les voient et les entendent si peu.
      https://www.college-de-france.fr/site/pierre-michel-menger/course-2016-2017.htm
      Pierre-Michel Menger parle de la parabole des talents qui serait à la base de l’idée de mérite en occident.

      Évangile selon Matthieu, chapitre 25, versets 14 à 30 :

      D’après la traduction officielle liturgique de la Bible (source wikipédia).

      « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents#Texte_de_la_parabole_des_talents

      Alors si tu as 10 talents comme Polansky, le maitre te donnera tout, mais si tu as un seul talent comme une personne immigrée racisée, Jupiter et Schiappa en bons chrétiens, te jetterons dans les ténèbres extérieurs, pour y pleurer et grincer des dents, après t’avoir délesté de ton unique talent pour le filer à Polansky.

      #inversion_patriarcale #critique_de_la_valeur #talent #mérite #christianisme #ordolibéralisme

    • Pourquoi dans l’article son nom n’est pas cité en entier ?
      On trouve encore sa photo sur le site du ministère de la culture mais sa page a été supprimée.

    • Un commentaire qui développe les particularités sociales de Adèle Haenel -

      Un des enseignements de l’affaire Haenel, au-delà du décryptage des mécanismes de la violence sexuelle, est de mettre au jour les conditions sociales extrêmement improbables d’une telle prise de parole. Pourquoi le récit d’Adèle Haenel est-il audible/crédible (pour l’instant en tout cas), plus que ceux des autres femmes ayant dénoncé des agresseurs dans le monde du cinéma, y compris depuis l’émergence du mouvement MeToo ?
      –Parce que le rapport de force entre elle et son agresseur s’est inversé, comme elle le dit elle-même. Depuis les faits, elle est montée en puissance, alors que son pouvoir à lui n’a fait que s’amoindrir. Elle ne peut donc être vraiment suspectée de monter de toute pièce cette histoire pour attirer l’attention sur elle, ou pour gagner de l’argent. Elle dispose d’allié.e.s dans le cinéma français (surtout parmi les réalisatrices), et elle peut s’appuyer sur un réseau de soutiens plus étendu que lui. Le fait que tous les témoins cité.e.s dans le papier de Mediapart parlent à visage découvert (en « on »), fait tout à fait exceptionnel comme le souligne la journaliste Marine Turchi, en atteste.
      –Parce qu’elle est belle (et blanche, et conforme aux canons de la féminité bourgeoise), et qu’elle était déjà belle au moment des faits, les photos en attestent : elle échappe donc à la suspicion d’être trop repoussante pour avoir été agressée (contrairement à Nafissatou Diallo, cible de commentaires hallucinants sur son apparence physique, au moment de l’affaire DSK).
      –Parce que, les photos en attestent aussi, elle avait le corps d’une enfant au moment des faits, c’est sûr : on le voit car une dent définitive n’avait pas encore poussé et entravait son sourire enfantin, malgré les longues robes de soirée et le maquillage discret qu’elle portait lors des cocktails autour de la promotion du film. Elle ne peut pas être suspectée d’avoir joué la « Lolita » provocatrice (contrairement à la victime de Roman Polanski, âgée de 13 ans au moment des faits, déjà « formée » et « aguicheuse », comme l’ont répété à l’envi les commentateurs autorisés). Ce d’autant qu’elle est issue d’une famille de classe moyenne supérieure, un milieu dans lequel les normes de la féminité, à cet âge, mettent fortement à distance les marqueurs de la séduction. Cela se voit, aussi, sur les photos.
      –Parce qu’elle est soutenue par une enquête journalistique d’une très grande qualité, précise, rigoureuse, de long cours.
      –Parce que, en plus de son témoignage, des documents viennent fortement conforter son récit (des lettres datant du milieu des années 2000, conservées par Adèle Haenel, dans lesquelles Christophe Ruggia lui déclare l’amour « lourd à porter » qu’il lui a porté au cours des années précédentes – alors qu’elle avait 12-13 ans).
      –Parce qu’elle dispose des ressources intellectuelles et politiques nécessaires pour désingulariser son cas et dénoncer des rapports de force systémiques, en se prémunissant ainsi (pour l’instant…) contre les classiques accusations d’hystérie et de chasse aux sorcières.
      Ce sont des conditions socialement très improbables. Adèle Haenel elle-même dit qu’une des raisons pour lesquelles elle porte ce récit dans l’espace public est qu’elle se sent en position (et en devoir) de parler au non de toutes celles qui ne peuvent être entendues - qu’elles parlent ou pas. Les conditions socialement très improbables de la crédibilité des récits de violence sexuelle par les victimes : voilà ce qu’on doit garder en tête à chaque fois que nous parvient le récit d’une femme qui dit avoir été victime de violences sexuelles, dans le cinéma ou ailleurs.

      https://www.facebook.com/laure.ber.7/posts/10156975786138737

    • Diurétiques : nouvelles victimes et ministère de la Culture aux abonnés absents

      depuis l’enquête de Libération, rien de nouveau n’a été annoncé par le ministère de la Culture. Interrogé vendredi sur Europe 1, le ministre de la Culture, Franck Riester, s’est déclaré atterré par « cette histoire complètement folle ». « La justice va prendre les décisions qui s’imposent », ajoutait-il sans évoquer ni l’ouverture d’une enquête interne ni même la mise en place d’une procédure pour recenser ou aider les victimes. « A aucun moment le ministère ne s’est rapproché de celles qui étaient sur le fameux tableau Excel de Christian N. pour donner une quelconque info, voire un accompagnement », constate aujourd’hui un salarié du ministère qui souhaite rester anonyme. En interne, on dit même « n’avoir jamais vu la couleur de la cellule d’écoute ».

      Ce statu quo a poussé les syndicats à écrire ce mercredi matin à tous les personnels du ministère. Dans ce mail interne, signé par 7 syndicats (dont la CGT, la CFDT et la Snac-FSU), ils demandent d’« en finir avec l’omerta et l’impunité des violences hiérarchiques dans la fonction publique ». Ils dénoncent par ailleurs « une situation systémique au ministère de la Culture […] où la couverture des actes de violence et d’abus de pouvoir est favorisée par un système hiérarchique vertical violent et rigide » et demandent « la protection fonctionnelle pour les victimes de Christian N. », « une enquête ministérielle approfondie » et « le retrait immédiat des labels Egalité et Diversité décernés au ministère de la Culture ».

      https://www.liberation.fr/france/2019/11/13/diuretiques-nouvelles-victimes-et-ministere-de-la-culture-aux-abonnes-abs

  • « Les plus #pauvres décrochent à toute vitesse » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/les-plus-pauvres-decrochent-a-toute-vitesse_1761857?xtor=rss-450

    Les bénéficiaires de l’action du Secours catholique sont pourtant de plus en plus éduqués : 45 % ont fait des études secondaires, 16,6 % ont le bac ou plus, soit 10 points de plus en dix ans pour ces deux catégories. Parmi ceux qui ont un emploi, un quart sont en CDI à temps plein. Les trois quarts de ceux qui travaillent mais qui ne sont pas en CDI sont souvent des femmes : 25 % sont des actives occupées à temps partiel (contre 17 % chez les hommes), soit une augmentation de 5 % en dix ans.

    Les femmes, qui constituent le gros des troupes des familles monoparentales, peinent à s’en sortir. « Elles ont la charge des enfants et se débattent comme des diables avec trois francs six sous pour chauffer, vêtir, nourrir leurs enfants », soupire Jean Merckaert. Parmi les étrangers, de plus en plus de femmes seules se présentent aussi au Secours catholique. « En général, la première demande qui nous est faite est une demande d’écoute et d’accompagnement, observe le responsable associatif. On est dans une société qui culpabilise énormément les personnes en difficulté sociale, donc le fait de pouvoir en parler, de ne pas être seul et éventuellement d’être accompagné dans la reconquête de leurs droits, c’est important. »

  • Une médecin sur six a déjà été harcelée sexuellement par un collègue

    Nouvelle sonnette d’alarme. Après une récente enquête sur le burn-out et la dépression des médecins, Medscape (un institut qui planche sur la santé) dévoile ce mardi les résultats édifiants d’un sondage sur le harcèlement sexuel chez les professionnels de santé en France ainsi que leurs témoignages. « Au cours de notre précédente enquête, de nombreux praticiens nous avaient déjà alertés sur le harcèlement en envoyant des commentaires sur ce qu’ils subissaient au travail », souligne à Libération Véronique Duqueroy, chargée du nouveau rapport Medscape.

    A lire aussiHarcèlement sexuel à l’hôpital : « On ne dit pas non au médecin, c’est comme ça »

    Femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, ils sont plus de 1 000 médecins à temps plein (ainsi que des infirmiers, sages-femmes, internes…) membres du réseau Medscape, à avoir répondu à un questionnaire sur leur expérience au cours des six et trois dernières années d’exercice. Dans le détail, 45% sont des femmes, 70% des salariés et 63% travaillent à l’hôpital avec une majorité de médecins généralistes (1 sur 7), de médecins urgentistes, de psychiatres… Parmi eux, certains dénoncent des baisers non désirés, des caresses forcées, des menaces, des propos sexistes… de la part de collègues ou de patients.
    « On t’emmène à la cave pour te violer »

    En chiffres, ça donne 16% des femmes médecins victimes d’abus, de harcèlement ou d’inconduite à caractère sexuel de la part d’un collègue au cours des six dernières années de leur carrière, selon le rapport, contre 2% des hommes. Tous sexes confondus, les médecins sont « 6 fois plus fréquemment harcelés par un patient que par un collègue ». « Nous sommes tellement habitués que nous ne réagissons pratiquement pas », raconte notamment une oncologue. Pour la moitié des femmes victimes de collègue, le harcèlement est synonyme de propositions de relations sexuelles. Pour une sur vingt, il consiste à recevoir des offres de promotion contre une relation sexuelle ou des menaces en cas de refus. On retient aussi ce témoignage d’une interne au Samu relatant les menaces d’un collègue infirmier en pleine intervention : « On t’emmène à la cave pour te violer, on est en chien, on n’a pas niqué depuis longtemps. » Dans 76% des cas de harcèlement, l’auteur était un homme et, dans 61%, un autre médecin qui occupe généralement une position hiérarchique plus haute. Des données encore plus inquiétantes chez les infirmières avec 51% des répondantes victimes ou témoins de harcèlement sexuel de la part de collègues et de patients ces trois dernières années.

    Notre dossier Harcèlement sexuel, viols : la parole libérée ?

    Autre constat : plus les médecins sont jeunes, plus ils sont victimes de harcèlement sexuel. Un fait corroboré par de nombreuses autres confidences comme celle de cette pédiatre : « Personnellement, j’ai la paix, autant de la part des collègues que des patients… depuis que j’ai atteint l’âge d’environ 55 ans ! »
    Sentiment d’impunité

    Aujourd’hui pourtant, 71% des victimes avouent ne pas avoir dénoncé l’auteur du harcèlement « en raison d’un sentiment d’impunité qui protégerait les harceleurs ». Conséquences : « 20% des victimes ont envisagé de démissionner, 8% l’ont fait. Plus d’un tiers ont indiqué avoir eu de la difficulté à se concentrer et, pour un quart d’entre elles, l’incident a eu un impact négatif sur l’attention qu’elles portent à leurs patients, les conduisant pour certaines (5%), à commettre des erreurs médicales », signale le document. Sans parler de celles sur le quotidien avec l’alcool, le tabac, les médicaments…

    Dans la foulée de l’affaire Weinstein, la parole des femmes de tous milieux professionnels s’est libérée. L’hôpital n’y a pas fait exception. Certains témoignages ont d’ailleurs été relayés sur le blog Paye ta blouse. Agnès Buzyn, actuelle ministre de la Santé et médecin, s’était elle aussi confiée sur le sujet en 2017.
    Aurore Coulaud

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/05/une-medecin-sur-six-a-deja-ete-harcelee-sexuellement-par-un-collegue_1761

    #travail #violences_sexuelles #viol

  • (20+) Adèle Haenel, une parole qui change la donne - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/05/adele-haenel-une-parole-qui-change-la-donne_1761776

    Une force qu’on n’imaginait plus s’est exprimée dans ce nouveau monde connecté, une heure durant, limpide, qui impose le respect. C’est vos gueules, s’il vous plaît . Le temps d’y repenser, et puis de joindre le geste à la parole, la parole d’Adèle Haenel, pour savoir comment faire à présent, pour être à la hauteur si possible. Or tout est possible, maintenant, voici du nouveau.

    • Une heure de parole très claire, intelligente et nue, les mains comme le visage crispés sous la pression, la conscience intense de choisir d’être là pour jouer un rôle, pas de cinéma, changer les choses, les hommes, le monde, rien que ça, et les yeux abîmés dans l’hyperconcentration blême de ne rien oublier de ce qu’elle avait à dire, à lire, comme la magnifique lettre à son père, qui avait modifié le point de vue de celui-ci (lequel préférait alors conseiller à sa fille de se taire). C’est ce qu’on a vu de plus fort, en réalité, comme prise de parole féministe et politique d’un seul tenant.

      Un papier qui ne réduit pas à une dimension testimoniale ce qui a eu lieu. Voir ça dans Ration, c’est étrange. Ne boudons pas notre plaisir.

      #Violences_sexuelles #domination_masculine #féminisme
      #clarté