Centre d’observation de la société

http://www.observationsociete.fr

  • Le boom des logements vacants continue – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/le-boom-des-logements-vacants.html

    L’information ne va pas faire plaisir à tous ceux qui n’arrivent pas à trouver où se loger : le nombre de logements vacants a progressé de 1,9 à 3 millions entre 2006 et 2019 – une hausse de 55 % – selon les données du recensement de l’Insee. Leur part dans l’ensemble du parc de logements est passée de 6 à 8,4 %.

    #logement #propriété_privée

    • J’ai quitté y’a trois ans un 40m2 en me fâchant vivement avec le couple de propriétaires qui n’ont pas respecté le contrat ni les promesses qu’ils m’avaient faites. Bon, faut dire que si le plafond m’était tombé dessus c’est parce que je faisais cuire des patates sans couvercle, les chiottes qui fuyaient c’était aussi parce que je tirais trop fort au lieu de pousser, les parpaings sans isolant, bon on fera bientôt les travaux, la terrasse de 3m2 bétonnée sur la moitié de sa surface pour mieux la partager, la porte ballante sur la rue pour mieux permettre le carnage de notre appart par les cambrioleurs, un simple retard de quelques années. Et on touchait le plafond des chambres en levant la main, bref, on a réussi à partir.
      Est curieusement apparu ensuite sur la façade un grand tag « marchands de sommeil » qui a refusé d’être effacé pendant quelques mois. On n’était pas les seuls à leur en vouloir ceci dit.
      C’est sur que maintenant qu’il n’y a plus de locataires depuis trois ans (j’ai une copine qui vit à côté) ils ne peuvent plus raconter qu’ils n’ont pas de sous, ni le compte des charges, ni dénoncer quiconque à la CAF qui leur remboursait pourtant avec mon aide une part conséquente du crédit de leur maison principale type « Mon Oncle de Tati ».
      Bon, ok, je les déteste ces enflures de petits capitalistes de merde qui spéculent sur des taudis, mais pire que tout c’est bien la politique du #logement en france qui est pourrie.

    • @touti Il nous a fallu un recommandé AR pour que le nôtre se résigne à faire venir le plombier pour «  expertise  »  : l’eau giclait du mur depuis une semaine, on avait les pieds dans l’eau. Le plombier a pété le mur et révélé qu’une ancienne soudure avait lâché à l’intérieur du mur. Le proprio, les yeux exorbités  : «  c’est parce qu’ils ferment le robinet trop fort  !  ».

      Le plombier l’a envoyé chercher un truc dehors, puis nous a dit qu’il était choqué par la situation, qu’il n’avait jamais vu quelqu’un se permettre d’aussi mal se comporter et qu’il était de notre côté.

      C’était un pote au proprio, lequel a la réputation d’être gentil et serviable. Sauf que la relation proprio-locataire est une relation de domination et que le type défoule sur nous tout ce qui lui est refusé par la socialisation normale (où il est majoritairement considéré comme gentil, mais un peu limité, donc plutôt très dominé, d’où ses excès de flagornerie et serviabilité).

  • Féminicides par rapport aux homicides
    Les homicides baissent, il y en aurait autour de 800 chaque années en France, les féminicides eux ne baissent pas et ne sont pas près de le faire. Sur ces 800 homicides, il y a 122 femmes tuées par leur conjoint ou ex ainsi qu’une quarantaine d’enfants, d’amants, de parents, ami·es ou/et passants tués au passage par ces hommes.

    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/de-moins-en-moins-dhomicides-en-france.html

    #féminicide #statistiques

  • 40 % des chômeurs touchent moins de 500 euros par mois – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/travail/chomage/la-moitie-des-chomeurs-touchent-moins-de-500-euros-par-mois.html
    2017 : https://seenthis.net/messages/638356

    30 % des chômeurs ne touchent aucune indemnité et 42 % un maximum de 500 euros par mois. Les deux tiers ont moins que le Smic. Seuls 5 % empochent plus de 2 000 euros. Régulièrement, le régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi est accusé d’être trop généreux, d’inciter les chômeurs à rester chez eux. C’est loin d’être la réalité.

    Selon les données de Pôle Emploi, les chômeurs reçoivent en moyenne 1 170 euros net par mois d’indemnité, soit le niveau du Smic net, ce qui à première vue ne semble pas si mal. Sauf que ce chiffre ne signifie pas grand chose car il ne porte que sur les chômeurs qui reçoivent une indemnité. Dit autrement, c’est le niveau moyen de ce que touchent ceux qui perçoivent quelque chose, sans compter ceux qui ne reçoivent rien ou qui sont indemnisés par un autre système. Pour comprendre la réalité de l’indemnisation du chômage en France, nous avons réalisé une estimation qui prend en compte ces oubliés du calcul de Pôle emploi.

    Aux 2,8 millions de demandeurs d’emplois indemnisés par le régime général de l’assurance chômage (données à la fin décembre 2017), il faut tout d’abord ajouter près de 400 000 personnes qui perçoivent l’allocation spécifique de solidarité. Cette allocation est versée par Pôle emploi aux chômeurs qui ont épuisé leurs droits du régime général. Elle s’élève à 494 euros par mois, deux fois moins que le minimum vieillesse ou adulte handicapé. Il faut ensuite compléter avec ceux qui ne touchent rien. En France, la moitié des chômeurs n’ont aucune indemnité… Parmi eux, il est vrai qu’une partie exerce une activité réduite et peut donc toucher un peu d’argent à côté. Si on ne prend en compte que la catégorie A (la plus restrictive sans aucune activité), 40 % ne perçoivent aucune indemnité, soit 1,4 million de personnes.

    • Ah ah ah, et la bonne blague c’est pour la montée en flèche des indépendant·es et autres entrepreneurs et entrepreneuses individuelles, sans parler des artistes MDA ou créateurs et créatrices Agessa, qui eux ne sont jamais au chômage. C’est pas qu’il y a trop de boulot, non non, c’est que pour ces catégories professionnelles ça n’existe tout simplement pas. « Monte toi ton activité » est la baguette magique du libéralisme pour avoir des chômeurs et chômeuses qui ne seront jamais comptabilisé·es ni indemnisé·es. Pas de congés non plus, t’as juste droit à cotiser pour la sécu et la retraite, et surtout comme tes droits sont calculés sur ta déclaration et plafonnés à un minima, au final, si tu ne gagnes pas grand chose c’est très très réduit l’avantage de « l’autonomie » que le gvt te vante.
      Et l’auto entreprenariat absorbe les désespéré·es du salariat et du chômage dans leur ultime tentative de survivre à la machine à couper les têtes.

    • Certain que je n’ai rigoureusement pas envie d’être #maléficiaire du système du #chômage qui est de plus en plus maltraitant. Alors que pour beaucoup de gens, se faire virer ou perdurer dans la #précarité est extrêmement traumatisant et usant, au lieu d’aider, de soutenir les chômeurs, de les aider, on les maltraite systématiquement et on leur enfonce la tête dans la merde dans le seul et unique but de le briser et de livrer au #patronat la main d’œuvre la plus corvéable et la moins couteuse possible, tout en faisant pression sur le reste du #salariat.
      Car ce que l’on fait aux chômeurs, c’est à l’ensemble des salariés qu’on le fait.

  • A qui profite la hausse des loyers ? – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/a-qui-profite-la-hausse-des-loyers.html

    En trente années, le résultat brut courant (le profit une fois leurs charges 4 déduites) des bailleurs privés, a été multiplié par 4,7 soit 2,6 fois plus que l’inflation. Il est passé de 5 à 23,7 milliards d’euros. Si on enlève la hausse des prix, les bailleurs ont gagné 14,7 milliards d’euros ce qui représente 5 400 euros par an et par propriétaire. La hausse a été encore plus forte pour les bailleurs HLM qui ont multiplié par 5,3 leur résultat, soit 5,6 milliards inflation déduite.

    En 2013, au total chaque propriétaire bailleur a retiré environ 8 800 euros de gain de ses placements locatifs, une fois les charges payées. Louer un logement rapporte un peu plus de 3 000 euros par an dans le secteur privé, 4,4 fois plus qu’en 1984. Ceci sans compter une éventuelle plus value au moment de la revente. La surprise, c’est que ce résultat par logement a été multiplié par dix dans le secteur social : les loyers du parc HLM ont progressé bien plus vite que les charges.

    Une partie difficile à mesurer de la hausse des loyers est la conséquence des efforts de rénovation supportés par les propriétaires ou sont dus au fait que les nouveaux logements sont plus confortables, mieux isolés. Pour partie aussi, cette charge traduit une redistribution du revenu de ménages souvent jeunes vers les bailleurs privés plus fortunés et plus âgés, ou aux organismes HLM. Plus clairement, une partie de la population française s’est enrichie en devant propriétaire et en louant au prix fort des logements. De leur côté, les HLM ne redistribuent pas leurs éventuels bénéfices. Une partie de l’effort de rénovation urbaine entrepris à partir de 2005 a été financée par les locataires du secteur social eux-mêmes sans qu’on en parle souvent. En outre, depuis plusieurs années, la mission interministérielle d’inspection du logement social critique le niveau de certaines rémunérations des dirigeants des organismes du secteur du logement social (rapports 2012 et 2013).

  • Un million de pauvres oubliés des statistiques Louis Maurin - 21/09/2018 - Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/un-million-de-pauvres-oublies-statistiques/00086201
    Source : http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/pauvresnoncomptes.html

    Officiellement, la France compte cinq millions de pauvres si l’on utilise le seuil à 50 % du niveau de vie médian. Ce chiffre ne comptabilise pas une grande partie de la population la plus pauvre. Probablement supérieure à un million de personnes. Revue de détail.

    1/ Les pauvres parmi les pauvres
    Les données sur la pauvreté ne prennent pas les plus pauvres, éloignés de tout système d’enregistrement statistique. Etablies à partir de données fiscales, les données officielles ne peuvent pas, de fait, comptabiliser les personnes qui vivent dans la plus grande misère, dans des bidonvilles, des squats ou à la rue. On estime que 140 000 personnes n’ont pas de domicile (données 2011). Une partie des étrangers sans papiers, les plus récemment arrivés, échappe aussi aux données. Les « gens du voyage » – au moins 250 000 personnes – sont eux aussi mal recensés par ce type d’enquête.

    2/ Les personnes qui vivent grâce au soutien familial
    Ce n’est pas tout. Une partie de la population dispose de très faibles revenus mais dépasse le seuil de pauvreté en raison de la prise en compte de l’ensemble des ressources du ménage. Ces personnes ne vivent pas dans la pauvreté au quotidien, mais elles seraient dans cette situation sans l’apport d’un revenu tiers. Elles se placent dans un rapport de dépendance vis-à-vis de l’apporteur des revenus. C’est le cas notamment de la plupart des femmes inactives dont le conjoint dispose d’un revenu suffisant pour que l’ensemble du ménage se situe au-dessus du seuil de pauvreté, mais qui, par elles-mêmes, n’ont aucune ressource.

    Il faut y ajouter toute une partie de jeunes adultes qui connaissent des difficultés d’insertion sur le marché du travail, contraints soit de rester vivre chez leurs parents, soit d’y revenir. Au total, la Fondation Abbé Pierre estime que 640 000 personnes sont contraintes de vivre hébergées par la famille ou des relations, dont 150 000 enfants de plus de 25 ans qui n’ont pas pu prendre leur autonomie faute de moyens et 340 000 enfants de plus de 25 ans contraints de revenir vivre chez leurs parents.

    La solidarité au sein du couple ou de la famille, voire des amis, fait qu’une partie de la population dispose d’un niveau de vie supérieur au seuil de pauvreté uniquement parce que l’on prend en compte le revenu de ceux qui l’aident. Pris individuellement, ces adultes entreraient dans les chiffres de la pauvreté, même s’ils vivent dans un ménage qui globalement n’est pas pauvre.

    3/ Ceux qui sont hébergés en collectivité
    Tous ceux qui vivent durablement en collectivité ne sont pas davantage comptabilisés par l’Insee. L’institut ne prend en effet en compte que les ménages individuels. En France, 1,5 million de personnes sont dans ce cas (données 2015), toujours selon l’Insee. Un million de personnes âgées vivent en maison de retraite : toutes ne sont pas pauvres, mais combien disposent de plus de 850 euros par mois ? Il faut y ajouter notamment les immigrés qui vivent dans des foyers de travailleurs, les détenus (70 000), en passant par les établissements sanitaires de long séjour (pour les personnes lourdement handicapées notamment), où les résidents doivent être rares à disposer de revenus supérieurs au seuil de pauvreté… La société Adoma, qui a remplacé la Sonacotra 1, loge à elle seule 60 000 personnes, dont une grande majorité de travailleurs immigrés âgés aux très faibles ressources.

    4/ Les ménages étudiants
    Les ménages où la personne de référence est étudiante sont aussi écartés de l’enquête de l’Insee. Ces ménages regroupent environ 400 000 personnes. Cette population mélange de jeunes étudiants qui « galèrent », doivent travailler quelques heures en complément de leurs études, et d’autres aux conditions de vie nettement plus favorable du fait du soutien financier de leurs parents, que l’on peut difficilement intégrer à la population pauvre.

    SDF, personnes âgées, femmes inactives, travailleurs immigrés en foyer, détenus, étudiants… « La France invisible » 2 des statistiques de la pauvreté a des visages très différents. L’Insee ne publie aucune donnée sur le sujet, mais le nombre de pauvres est très probablement supérieur d’au moins un million aux données officielles de la pauvreté, si l’on additionne l’ensemble de ces catégories. « Probablement » parce qu’en réalité il n’existe aucune estimation de ce chiffre…

    Il faut se méfier de tout simplisme. En Europe, on mesure la pauvreté de façon relative au niveau de vie médian de la population. Prendre en compte ces « invisibles » ferait baisser le niveau de vie médian de l’ensemble de la population et aurait pour effet… de réduire le seuil de pauvreté. Par construction, la statistique appréhende mal les populations qui ne vivent pas dans des logements dits « ordinaires ». Il n’y a pas une pauvreté « cachée » par les services statistiques officiels. On peut malgré tout constater qu’aucun chercheur ou aucun organisme statistique ne s’est penché sur la question, au moins dans les années récentes. Plutôt que d’exagérer la pauvreté en France en élargissant la définition par le haut, comme c’est souvent le cas, il serait préférable de mieux connaître ceux qui ne rentrent pas dans les « cases » statistiques habituelles de la pauvreté et qui pourtant ne se résument pas à une poignée de marginaux.

    L’invisibilité statistique peut conduire à une invisibilité sociale tout court. La pauvreté dans les maisons de retraite ou la pauvreté en « dépendance » (pour ceux qui dépendent de revenu d’une tierce personne) mériteraient en particulier d’être mieux étudiées.

    Cet article est publié en partenariat avec le Centre d’observation de la société. http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/pauvresnoncomptes.html

  • Dépenses contraintes : le poids du logement
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/depenses-contraintes-le-poids-du-logement.html

    La part des dépenses contraintes dans le revenu des ménages est passée de 12 % dans les années 1960 à près de 30 % en 2017, selon l’Insee. Ces dépenses comprennent les frais de logement, les assurances et services financiers, les dépenses de télécommunications et télévision, ainsi que les frais de cantine scolaire 1. La hausse a surtout eu lieu par paliers, dans les années 1960, 1980 et à la fin des années 2000.

    Les niveaux de vie ont augmenté nettement en France jusqu’à la fin des années 2000. Le niveau de vie médian a été multiplié par deux depuis les années 1970, une fois l’inflation déduite. Une partie de cette hausse a été affectée à des postes que l’on ne peut guère modifier facilement. Cela ne veut pas dire qu’on ne vit pas mieux. Ces dépenses sont contraintes, mais elles financent l’accès à des biens et services qui améliorent le quotidien : les logements sont de meilleure qualité, on est mieux couvert par des assurances, on peut communiquer partout à tout moment (téléphone mobile), etc.

    Le problème des dépenses contraintes, c’est surtout que logement plombe le pouvoir d’achat. La part des assurances a augmenté dans les années 1970 et 1980 pour atteindre 6 % des revenus, puis elle est revenue à 3,5 %. Celle de la télévision et des télécoms s’est accrue jusque 3 % à la fin des années 2000, mais est retombée à 2,2 % en 2017 avec l’effet de la baisse des forfaits de téléphonie mobile. En revanche, les dépenses de logement n’ont quasiment jamais cessé de s’élever, de 10 à 23 %, du fait de la hausse des loyers mais aussi de l’électricité et du gaz ou de l’ensemble des autres charges. Cette progression correspond pour partie à une amélioration de l’habitat mais aussi à un enrichissement des bailleurs : à qualité équivalente, les loyers ont augmenté.

  • Allons-nous vivre 150 ans ? – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/ages/allons-nous-vivre-150-ans.html

    La durée de vie est déterminée par le fonctionnement global de notre société. L’Insee a montré récemment, avec des données inédites, l’impact du revenu en matière d’espérance de vie, notamment pour les couches populaires ou moyennes jusqu’à 2 500 euros mensuels. Se doter d’un confort minimum en termes de logement, pouvoir s’alimenter ou se chauffer correctement, varier ses activités, jouent aussi. Au total, il y a sans doute plus à attendre de la façon dont sera partagé le progrès, qu’il s’agisse d’éducation, de travail ou de revenus, que des inventions technologiques miraculeuses.

  • L’empreinte de la #précarité chez les #jeunes en #emploi – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/ages/lempreinte-de-la-precarite-chez-les-jeunes.html

    Les trajectoires des jeunes à leur sortie du système éducatif sont très différentes selon leur niveau de #diplôme. Au milieu des années 1980, les différences existent, mais demeurent contenues : 13 % des jeunes diplômés du supérieur sont concernés par la précarité, c’est le cas de 19 % des sans-diplôme. A ce niveau, on appartient encore à un univers commun sur le marché du travail. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui avec des chiffres qui vont du simple au double : respectivement 28 % et 57 %. Face à l’insertion professionnelle, la jeunesse est profondément divisée en fonction des niveaux de diplôme (voir notre article). Le gros des troupes du travail précaire et flexible est constitué de jeunes adultes issus des milieux populaires, disposant au mieux du bac. L’expression « la jeunesse » n’a qu’une pertinence limitée.

    Cela dit, aujourd’hui, la précarité des diplômés est pratiquement deux fois plus importante que celle des non diplômés dans les années 80.

  • Niveau de vie, inégalités et pauvreté : des données en accès libre pour toutes les communes.
    http://www.observationsociete.fr/territoires/niveaux-de-vie_terri/comparateurterritoires.html

    A quel niveau se situent les revenus et les inégalités au sein des communes ? Quel est le niveau du taux de pauvreté ? Le Compas 1, l’hebdomadaire la Gazette des communes et l’Observatoire des inégalités se sont associés pour lancer une application qui permet de dresser un état des lieux pour l’ensemble des communes de France métropolitaine :
    Une fois la commune choisie, l’application indique le niveau de vie mensuel des 10 % les plus pauvres, celui des 10 % les plus riches, le niveau de vie médian, l’indice de Gini et le taux de pauvreté. L’indice de Gini est un indice d’inégalité qui s’étend de 0 (égalité parfaite) à 1 (inégalité maximale). Ces données sont présentées pour la commune concernée, son département et la France entière.

    Les données ainsi obtenues permettent une première approche de la question des niveaux de vie qui présente les informations générales essentielles. Cette application a d’abord vocation à permettre à l’ensemble des acteurs de la vie communale, des techniciens en passant par les élus, mais aussi tous les citoyens de disposer d’un instrument de mesure pratique et simple.

    La méthode :

    L’application a été réalisée par le Compas à partir des données de l’Insee sur les revenus de l’année 2014, pour la France métropolitaine et pour une unité de consommation (l’équivalent d’une personne seule), après impôts directs et prestations sociales. Pour les communes de petite taille, certaines informations ne sont pas disponibles. Les données présentées sont le premier décile (niveau supérieur des 10 % les plus pauvres), le revenu médian (la moitié touche plus, la moitié touche moins), le dernier décile (niveau inférieur des 10 % les plus riches), l’indice de Gini et le taux de pauvreté mesuré au seuil à 60 % du niveau de vie médian.

  • La population détenue en forte hausse.
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/la-population-detenue-en-forte-hausse.html

    La population détenue a augmenté de 88 % en France entre 1980 et 2018 (données au 1er janvier), de 36 000 à 68 000 1, selon le ministère de la Justice. Le nombre de détenus a nettement progressé au cours des années 1980. Il grimpe alors de 40 à 50 000. Puis, entre la fin des années 1980 et le début des années 2000, la hausse s’est ralentie : la population détenue revient à 47 000 en 2001, après avoir atteint 55 000 en 1996. La progression reprend rapidement au début des années 2000. Entre 2002 et 2017, elle a augmenté de 40 %, soit 20 000 détenus supplémentaires.

    La part de la population carcérale dans la population totale est passée de 60 à 100 personnes pour 100 000 habitants depuis les années 1980. La France est parmi les pays d’Europe celui où ce chiffre est le plus élevé, même s’il atteint 187 en Pologne. Dans les pays du nord de l’Europe on compte deux fois moins de détenus par habitant. La variation du nombre de personnes incarcérées dépend à la fois du nombre de condamnations et de la durée des peines. Les deux facteurs ont joué depuis le début des années 2000. Au total 87 300 années de prison ont été prononcées en 2016 contre 66 100 en 2004, selon le ministère 2.

    Cette évolution a pour conséquence une surpopulation carcérale considérable : on compte 117 détenus pour 100 places selon le ministère (données au 1er décembre 2017). Cette moyenne masque la situation dramatique des maisons d’arrêt, établissements qui hébergent les détenus en cours de jugement ou qui purgent des peines de moins de deux ans, soit les deux-tiers de l’ensemble des détenus. On y compte 140 détenus pour 100 places. La plus grande prison française, Fleury-Mérogis rassemble 150 détenus pour 100 places : pas moins de 4 300 personnes doivent s’entasser dans un établissement prévu pour accueillir 3 000 prisonniers. Dans les prisons de Bois d’Arcy, Meaux, Nîmes ou Évreux, on enregistre deux fois plus de prisonniers que de places et nombreux sont ceux qui doivent se contenter d’un matelas à même le sol. Un grand nombre de rapports officiels dénoncent régulièrement les conditions déplorables de détention en France : « Les visites réalisées en 2016 ont confirmé les constats des années antérieures : surpopulation généralisée dans les maisons d’arrêt, insuffisance de personnel, vétusté d’un grand nombre de bâtiments, manque d’activités, difficultés d’accès aux soins, excès des contraintes de sécurité », rappelle encore le rapport d’activité 2016 de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan 3.

  • Les Français sont-ils de plus en plus racistes et xénophobes ?
    http://www.observationsociete.fr/population/les-francais-sont-ils-de-plus-en-plus-racistes-et-xenophobes.html

    Le ministère de l’Intérieur – plus exactement le Service central de renseignement territorial – recense chaque année les crimes, délits ou contraventions de 5e classe à caractère raciste. Ceux-ci, relativement stables dans les années 1990, ont triplé au début des années 2000, de 500 à 1 500 par an, puis ont oscillé autour de ce niveau. S’il y a eu progression, elle date d’une quinzaine d’année. Comme pour les données sur l’insécurité en général, ces chiffres mesurent autant les évolutions du comportement des auteurs que celui des forces de sécurité et de la législation. « La définition légale des infractions s’est considérablement élargie ces dernières années : certains comportements auparavant tolérés sont aujourd’hui pénalisés, tandis que le législateur a augmenté le nombre d’hypothèses dans lesquelles le mobile raciste est pris en compte au titre de circonstance aggravante. De la même manière, l’allongement des délais de prescription de trois mois à un an en matière de délit de presse à caractère raciste a également pu influer sur le nombre d’infractions enregistrées. », note le CNCDH. Difficile donc de tirer de la hausse des faits une progression du racisme, ou en tous cas récemment : le chiffre de 2016 (1 100 actes recensés) est même inférieur à celui de 2002.

    Ensuite, les condamnations. Les données du ministère de la Justice font état d’une baisse depuis le milieu des années 2000. Elles avaient augmenté au début de cette décennie du fait d’un durcissement de la législation. Il ne s’agit là que des cas les plus graves et, là aussi, les chiffres varient en fonction de l’activité de l’institution. Pourtant, il semble difficile de présumer d’une clémence plus grande des juges dans les années récentes : on a de bonnes raisons de penser que le nombre de cas les plus graves n’augmente pas. Ce qui ne préjuge en rien de formes de racisme beaucoup plus banales et beaucoup plus répandues, qui échappent à tout enregistrement.

  • Comment le #chômage déclasse – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/travail/comment-le-chomage-declasse.html
    La véritable finalité du chômage : démolir les conditions de #travail de tous.

    Ces données minimisent de beaucoup l’impact final : dans son étude, l’Insee prend en compte tous les chômeurs de 2016 et observe la situation de ceux qui ont retrouvé un emploi au bout d’un trimestre. Mais seul un cinquième des chômeurs est dans ce cas. Plus le temps passe, plus le prix à payer est grand pour les chômeurs qui doivent faire des concessions de plus en plus grandes et de plus en plus nombreuses : sur le salaire, les conditions de travail, l’éloignement du domicile, etc. Du coup, le taux de chômage pris à un moment donne une image faussée de l’impact du chômage dans la société : la proportion de personnes passées par la case chômage et déclassées ne cesse de s’accroître quand le manque d’emploi dure comme c’est le cas depuis 30 ans. Pour les plus jeunes, l’espoir de retrouver un emploi de meilleure qualité existe. L’impact du déclassement par le chômage est particulièrement fort pour les plus âgés qui ont adopté des modes de vie correspondant à leur ancien emploi (logement, équipements, loisirs, etc.) et, une fois au chômage, qui doivent revenir en arrière en réduisant la toile : déménager, ne plus prendre de congés, dépenser moins, etc. La logique de la loi du marché entre en collision avec celle de la vie en société où les individus ne s’attendent pas à devoir revenir en arrière.

    #régression #déclassement

  • Le nombre d’#allocataires de minima sociaux poursuit sa baisse – Centre d’observation de la #société
    http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/evolutionminimas.html

    Il est trop tôt pour mesurer l’impact de cette baisse sur le nombre total d’allocataires, toutes formes de minima confondues, qui a fortement progressé dans les années 2010. Jusqu’à la fin des années 2000, hormis la phase de montée en puissance du revenu minimum d’insertion au début des années 1990, ce nombre stagnait autour de 3 ou 3,1 millions. Cette tendance résultait de deux effets inverses : la hausse de la pauvreté des adultes était compensée par la baisse de celle des plus âgés, allocataires du minimum vieillesse ou veuvage. Ce dernier phénomène était lui-même lié à l’amélioration des niveaux de retraite résultant en grande partie de l’élévation du taux d’activité des femmes.

    Je suis très dubitative sur cette info et ces chiffres, d’autant que dans le même temps, on a :

    « A la veille de noël, les #sans-abris n’ont jamais été aussi nombreux »
    https://www.bastamag.net/A-la-veille-de-noel-les-sans-abris-n-ont-jamais-ete-aussi-nombreux

    Emmanuel Macron a dit le 27 juillet 2017 : « je ne veux plus d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ». A la veille de noël, les sans-abris n’ont jamais été aussi nombreux.

    Mais il n’avait pas dit qu’il enverrait la police dans les foyers d’hébergement et les hôtels, ni qu’il mettrait en place une mortelle répression aux frontières de la France et de l’Europe… Pour faire des économies et donner des gages aux xénophobes ?

    Il n’avait pas dit qu’il retirerait 5 euros aux 5,2 millions de locataires percevant l’APL, dès octobre, puis 10 euros en moyenne en 2018 car elles sont gelées, ni qu’elles pourraient diminuer à tout moment… pour aider les millionnaires et créer pour les députés une aide au logement mensuelle de 1200 euros par mois ? [1]

    Donc, on a l’impression que l’on parle d’une baisse du #chômage, d’une baisse de la #pauvreté et en même temps tous les filets sociaux lâchent et le nombre de #SDF augmentent.

    À croire que l’idée est de passer de la pauvreté à la #misère. Et donc à une accélération brutale du creusement des inégalités, avec des #surnuméraires de plus en plus nombreux qu’on poussent vers la sortie.

  • L’accès aux nouvelles technologies progresse, l’#exclusion demeure – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/des-francais-de-plus-en-plus-connectes.html

    En attendant, les oubliés du #numérique restent nombreux. 15 % de la population n’a toujours pas accès à Internet soit environ dix millions de personnes. En dépit des progrès, les plus âgés en demeurent éloignés : 44 % des plus de 70 ans et 25 % des personnes à bas revenus 1 ne sont pas connectées. Comme pour le livre ou la télévision, c’est de plus en plus l’usage qui sépare les populations. 40 % de la population (87 % des plus de 70 ans) n’utilisent pas les réseaux sociaux virtuels (Facebook, Twitter, etc.). Un tiers de la population n’a jamais effectué de démarche administrative en ligne. C’est le cas de 70 % des non-diplômes contre 10 % seulement des diplômés du supérieur. La large diffusion de nouvelles pratiques rend l’intensité de l’exclusion d’autant plus forte.