• #Covid-19 et perte d’odorat : du nouveau sur la persistance du #SARS-CoV-2 et son potentiel neuroinvasif – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/11/30/covid-19-et-perte-dodorat-du-nouveau-sur-la-persistance-du-sars-cov-2-et-son

    Les chercheurs rapportent un résultat surprenant : ils ont détecté la présence, dès le surlendemain de l’inoculation intranasale du SARS-CoV-2, de l’ARN du SARS-CoV-2 dans plusieurs régions du #cerveau des hamsters, en l’occurrence dans le bulbe olfactif (structure ovoïde, située à la base du cerveau), mais également dans des régions du cerveau éloignées des cavités nasales, en l’occurrence dans le cortex cérébral, le tronc cérébral (diencéphale, mésencéphale, pont, moelle allongée) et le cervelet, mais sans clairement visualiser d’antigènes viraux. En d’autres termes, les chercheurs ont quantifié par PCR le matériel génétique du virus (ARN) dans le cerveau des hamsters mais pour autant détecter de protéines virales par immunofluorescence.

    [...]

    La nucléoprotéine du SARS-CoV-2 (protéine de la nucléocapside) a été détectée à la jonction entre bulbe olfactif et nerf olfactif, ce qui tend à montrer que le virus chemine de façon rétrograde, autrement dit qu’il peut « remonter » le long des axones. Cette protéine interne du coronavirus a également été détectée dans des cellules immunitaires infiltrant le bulbe olfactif.

    Selon les auteurs, « l’observation de la présence d’antigènes viraux tout le long de la route qui mène de l’organe olfactif sensoriel [le neuroépithélium olfactif des cornets de la cavité nasale] au bulbe olfactif, montre que le SARS-CoV-2 entre dans le système nerveux central à travers le système olfactif » chez le hamster infecté.

    [...]

    [...] qu’en est-il d’une possible persistance du SARS-CoV-2 chez des patients Covid-19 se plaignant de symptômes neurologiques persistants et/ou de troubles sensoriels, même trois mois après le début des symptômes ? C’est à cette importante question que se sont ensuite intéressés des cliniciens parisiens.

    [...]

    [Parmi] quatre patients se plaignant d’une anosmie prolongée ou récidivante [aucun] n’a [...] été trouvé positif à la PCR sur prélèvement nasopharyngé. Pourtant, chez chacun d’entre eux, l’examen des cellules de la muqueuse olfactive recueillies après brossage nasal a permis de mettre en évidence la présence d’ARN du SARS-CoV-2. [...]

    Selon les chercheurs, la présence de l’ARN et de protéines du SARS-CoV-2 dans le neuroépithélium olfactif des fosses nasales (même si l’infectiosité du virus n’a pas pu être évaluée par culture cellulaire en laboratoire) pourrait signifier que certains patients, en particulier chez ceux présentant de légers symptômes ou n’en présentant pas, pourraient participer à la transmission du virus alors que considérés comme indemnes de virus au vu d’un résultat négatif au test PCR par écouvillonnage nasal.

    Étude analysée (preprint) : COVID-19-associated olfactory dysfunction reveals SARS-CoV-2 neuroinvasion and persistence in the olfactory system | bioRxiv
    https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.11.18.388819v1

    #anosmie

    • Finalement publiée

      #Covid-19 : découverte des mécanismes de l’#anosmie à court et à long terme
      https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-decouverte-mecanismes-anosmie-court-long-terme

      L’étude a été conduite auprès de patients ayant la #Covid-19 et complétée grâce à des analyses sur un modèle animal.

      Cette étude montre de façon inattendue que les tests classiques RT-qPCR pratiqués sur les écouvillonnages nasopharyngés peuvent se révéler négatifs alors même que le virus persiste au fond des cavités nasales, dans l’épithélium olfactif. Cette découverte montre qu’un diagnostic du SARS-CoV-2 par brossage nasal peut être envisagé pour compléter l’écouvillonnage nasopharyngé du test #PCR chez les patients présentant une perte d’odorat.

      Ce travail élucide également le mécanisme de la perte de l’odorat liée à la Covid-19 en révélant, de manière chronologique, différentes étapes :

      1) la disparition des cils portés par les neurones sensoriels, après l’infection virale. Or, ces mêmes cils permettent la réception des molécules odorantes par les neurones sensoriels ;
      2) la présence de virus dans les neurones sensoriels ;
      3) la désorganisation de l’épithélium olfactif (organe sensoriel) liée à l’apoptose (phénomène de mort cellulaire). L’épithélium est organisé en lamelles régulières qui se trouvent être déstructurées par l’infection au coronavirus ;
      4) l’invasion du virus dans le premier relai cérébral du système olfactif, le bulbe olfactif ;
      5) la présence d’une neuroinflammation et d’ARN viral dans plusieurs régions du cerveau.

      Source:
      COVID-19-related anosmia is associated with viral persistence and inflammation in human olfactory epithelium and brain infection in hamsters | Science Translational Medicine
      https://stm.sciencemag.org/content/early/2021/04/30/scitranslmed.abf8396.full

  • #COVID-19 : Moins d’#anticorps et sévérité moindre chez l’#Enfant ? | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-moins-danticorps-et-severite-moindre-chez-lenfant

    Cette comparaison des données de santé de 65 enfants et jeunes de moins de 24 ans et de 60 adultes hospitalisés avec COVID-19, menée par le Dr Carl A. Pierce et ses collègues, confirme que les enfants infectés dont ceux atteints de syndrome inflammatoire multi-systémique :
    – sont moins susceptibles de nécessiter une ventilation mécanique (8% vs 37%),
    – encourent un risque de décès réduit (3% vs 28%).

    Cependant, les adultes présentent une production d’anticorps et des réponses des lymphocytes T plus élevées à la protéine de pointe virale -mais des quantités plus faibles de molécules inflammatoires comme l’IL-17A et l’IFNγ impliquées dans l’#immunité_innée.

    Et donc, selon ces résultats, la gravité plus grande chez les adultes n’est pas due à une #immunité_adaptative plus faible

    Immune responses to SARS-CoV-2 infection in hospitalized pediatric and adult patients | Science Translational Medicine
    https://stm.sciencemag.org/content/early/2020/09/21/scitranslmed.abd5487.full

    ... these findings demonstrate that the poor outcome in hospitalized adults with COVID-19 compared to children may not be attributable to a failure to generate adaptive immune responses.

    #interférons #immunité

  • Un carnet de vaccination invisible sous la peau ?
    https://www.nouvelobs.com/sciences/20191218.AFP0830/un-carnet-de-vaccination-invisible-sous-la-peau.html


    Un carnet de vaccination invisible sous la peau ? Le système, décrit mercredi dans la revue Science Translational Medicine, n’a pour l’instant été testé que sur des rats
    AFP

    Washington (AFP) - Des ingénieurs du MIT ont inventé des nanoparticules injectables sous la peau qui émettent une lumière fluorescente invisible à l’oeil nu mais visible par un smartphone, et qui pourraient un jour servir à confirmer que la personne a bien été vaccinée.

    L’idée est d’inscrire sur le corps lui-même la preuve du vaccin, dans des pays en développement où les cartes de vaccination en papier sont souvent erronées ou incomplètes, et où les dossiers médicaux électroniques inexistants.

    Le système, décrit mercredi dans la revue Science Translational Medicine, n’a pour l’instant été testé que sur des rats mais les chercheurs, financés par la Fondation Bill et Melinda Gates, espèrent les tester sur des humains en Afrique dans les deux prochaines années, dit à l’AFP la coautrice Ana Jaklenec, ingénieure biomédicale de MIT.

    Les ingénieurs ont passé beaucoup de temps à trouver des composants à la fois sûrs pour l’organisme, stables et capables de durer plusieurs années.

    La recette finale est composée de nanocristaux à base de cuivre, appelées des boîtes quantiques ("quantum dots" en anglais), de 3,7 nanomètres de diamètre, et encapsulés dans des microparticules de 16 micromètres (1 micromètre égale un millionième de mètre, et 1 nanomètre égale un milliardième). Le tout est injecté par un patch de microaiguilles de 1,5 millimètre de longueur.

    Après avoir été appliquées sur la peau pendant deux minutes, les microaiguilles se dissolvent et laissent sous la peau les petits points, répartis par exemple en forme de cercle ou bien d’une croix. Ces petits points sont excités par une partie du spectre lumineux invisible pour nous, proche de l’infrarouge.

    Un smartphone modifié, pointé sur la peau, permet de faire apparaître, fluorescent sur l’écran, le cercle ou la croix. Les chercheurs voudraient qu’on puisse injecter le vaccin contre la rougeole en même temps que ces petits points. Un médecin pourrait des années plus tard pointer un smartphone pour vérifier si la personne a été vaccinée.

    La technique est censée être plus durable que le marquage par feutre indélébile — les chercheurs ont simulé cinq années d’exposition au Soleil. Et elle requiert moins de technologie qu’un scan de l’iris ou que la maintenance de bases de données médicales.

    La limite du concept est que la technique ne sera utile pour identifier les enfants non-vaccinés que si elle devient l’outil exclusif. En outre, les gens accepteront-ils de multiples marquages sous la peau, pour chaque vaccin ? Et qu’adviendra-t-il des points quand le corps des enfants grandira ?

    La Fondation Gates poursuit le projet et finance des enquêtes d’opinion au Kenya, au Malawi et au Bangladesh pour déterminer si les populations seront prêtes à adopter ces microscopiques boîtes quantiques, ou préféreront en rester aux vieilles cartes de vaccination.

    • article accessible en ligne

      Biocompatible near-infrared quantum dots delivered to the skin by microneedle patches record vaccination | Science Translational Medicine
      https://stm.sciencemag.org/content/11/523/eaay7162.full

      On the record
      Vaccines prevent disease and save lives; however, lack of standardized immunization recordkeeping makes it challenging to track vaccine coverage across the world. McHugh et al. developed dissolvable microneedles that deliver patterns of near-infrared light-emitting microparticles to the skin. Particle patterns are invisible to the eye but can be imaged using modified smartphones. By codelivering a vaccine, the pattern of particles in the skin could serve as an on-person vaccination record. Patterns were detected 9 months after intradermal delivery of microparticles in rats, and codelivery of inactivated poliovirus led to protective antibody production. Discrete microneedle-delivered microparticle patterns in porcine and pigmented human skin were identifiable using semiautomated machine learning. These results demonstrate proof of concept for intradermal on-person vaccination recordkeeping.

      Abstract
      Accurate medical recordkeeping is a major challenge in many low-resource settings where well-maintained centralized databases do not exist, contributing to 1.5 million vaccine-preventable deaths annually. Here, we present an approach to encode medical history on a patient using the spatial distribution of biocompatible, near-infrared quantum dots (NIR QDs) in the dermis. QDs are invisible to the naked eye yet detectable when exposed to NIR light. QDs with a copper indium selenide core and aluminum-doped zinc sulfide shell were tuned to emit in the NIR spectrum by controlling stoichiometry and shelling time. The formulation showing the greatest resistance to photobleaching after simulated sunlight exposure (5-year equivalence) through pigmented human skin was encapsulated in microparticles for use in vivo. In parallel, microneedle geometry was optimized in silico and validated ex vivo using porcine and synthetic human skin. QD-containing microparticles were then embedded in dissolvable microneedles and administered to rats with or without a vaccine. Longitudinal in vivo imaging using a smartphone adapted to detect NIR light demonstrated that microneedle-delivered QD patterns remained bright and could be accurately identified using a machine learning algorithm 9 months after application. In addition, codelivery with inactivated poliovirus vaccine produced neutralizing antibody titers above the threshold considered protective. These findings suggest that intradermal QDs can be used to reliably encode information and can be delivered with a vaccine, which may be particularly valuable in the developing world and open up new avenues for decentralized data storage and biosensing.


      Fig. 4 Smartphone modifications and NIR marking detection in skin.
      (A) Photograph of disassembled LED used for NIR illumination at 780 nm combined with an 800-nm short-pass filter and aspheric condenser. (B) Photograph of disassembled NIR imaging smartphone consisting of a Google Nexus 5X smartphone with the internal short-pass filter removed and replaced with two external 850-nm long-pass filters set in a 3D-printed phone case. Images of a 16-needle microneedle patch containing PMMA-encapsulated QDs were collected with the adapted smartphone under ambient indoor lighting (C) without the 850-nm long-pass filters and (D) with the pair of 850-nm long-pass filters under LED illumination from the same distance. Inset shows an image at a higher exposure. (E) Optical and (F) SEM images of fluorescent microparticle-loaded microneedles before skin application. (G) Optical and (H) SEM images of microneedles after administration to explanted pig skin. Adapted smartphone images of pig skin before microneedle application (I) without and (J) with 850-nm long-pass filters. Adapted smartphone images of pig skin after application (K) without and (L) with 850-nm long-pass filters. Adapted smartphone images of pigmented human skin before microneedle application (M) without and (N) with the 850-nm long-pass filters. Smartphone images of human skin after application (O) without and (P) with the 850-nm long-pass filters. Note: Scale bars in NIR-filtered images are approximate with (J), (L), (N), and (P) taken at about the same distance. Components in (A) and (B) cropped for clarity