https://www.frustrationmagazine.fr

  • “Islamo-gauchisme” : quand la macronie s’inspire du vocabulaire fasciste pour lancer son ultime chasse aux sorcières | Rob Grams
    https://www.frustrationmagazine.fr/islamo-gauchisme

    Islamo-gauchisme, n.m : terme dénué de sens, ne désignant aucune réalité, mais doté d’une valeur d’usage permettant à la bourgeoisie de situer le clivage sur un nouveau terrain plus confortable pour elle : “les républicains” et l’extrême droite contre les islamo-gauchistes complices du terrorisme. Source : Frustration

    • « Pourquoi Macron fait-il appel à McKinsey pour sa stratégie vaccinale alors que ce cabinet est co-responsable d’un immense #scandale_sanitaire outre-Atlantique, celui des #opioïdes ? »

      Marie, ex-consultante pour KPMG, ne comprend pas non plus pourquoi Macron a fait appel au cabinet #McKinsey pour mener sa campagne vaccinale : “En plus, il se vante d’avoir des élus de tout bord, des mecs qui ont travaillé dans des entreprises… et pourquoi on va payer des boîtes privées, en plus un cabinet qui n’est même pas français, et qui sort d’un énorme scandale ?”

      Cet énorme scandale, c’est celui qu’a traversé McKinsey aux Etats-Unis. Cette année, le cabinet va devoir verser une amende de 573 millions de dollars en raison du rôle joué au début des années 2010 auprès du laboratoire Purdue Pharma. Cette entreprise a commercialisé l’#Oxycontin, opiacé terriblement addictif qui aurait tué jusqu’à 200 000 américains par overdose. Cet antidouleur a été sur-prescrit sur tout le territoire grâce à une vaste stratégie d’influence menée par le laboratoire, avec les bons conseils de Mc Kinsey. Les consultants avaient même anticipé le nombre potentiel d’overdoses afin de conseiller à Purdue Pharma une stratégie d’indemnisation susceptible de maintenir les ventes et la réputation du produit.

      Le cabinet qui conseille le gouvernement sur sa stratégie vaccinale est donc le même que celui qui a conseillé l’un des principaux acteurs du plus grand et mortel scandale sanitaire des trente dernières années. Mais ce “petit” détail n’a certainement pas dû décourager Emmanuel Macron de continuer à travailler avec un partenaire de longue date. L’idylle entre le président de la République et le cabinet multinational remonte à la commission Attali. Ce groupe de travail, lancé par Nicolas Sarkozy en 2007 et dont notre énarque de président fut membre, avait reçu gratuitement l’aide de consultants de McKinsey, nous révèle le Monde. Depuis, ils fonctionnent main dans la main. La petite élite technocratique qui entoure le président depuis son arrivée au ministère de l’économie sous Hollande ne l’a pas quitté, avec des exs de Mckinsey et une façon de faire de la politique “en mode consultant”. En 2016, l’un des bras droits de Macron, Thomas Cazenave, coécrit avec un consultant de McKinsey un livre manifeste au titre évocateur « L’État en mode start up”. Au moment du lancement de la campagne de Macron, une dizaine de consultants de McKinsey planche officiellement pour lui, toujours selon le Monde..

      Ce soutien dévoué au futur président est récompensé. Une fois élu, Macron engage une réforme de l’Etat qui passe relativement inaperçue : une direction interministérielle à la transformation publique (DITP) est créée, avec Thomas Cazenave à sa tête. Alors que jusqu’à présent chaque ministère passait ses propres appels d’offres, notamment en termes de consultants et prestataires, la commande publique est désormais centralisée entre les mains de ce grand ami de McKinsey. Depuis, les grands cabinets de consultants profitent bien du système : la campagne vaccinale bien sûr (2 millions d’euros par mois pour McKinsey), mais aussi l’élaboration d’un plan d’économie dans la fonction publique (18 millions d’euros la facture).

      Ce n’est pas tout. Le magazine Reporterre a révélé que le Boston Consulting Group s’était vu confier par le gouvernement l’évaluation des impacts de la loi Climat, ce projet au rabais émanant de la convention citoyenne. Et, surprise, son analyse est très favorable, car ce serait un projet ambitieux sur le plan écologique. Peut-on croire un cabinet qui a classé l’entreprise de pesticides BASF comme “l’une des 50 entreprises les plus innovantes du monde” ou qui conseille les constructeurs automobiles ? Reporterre en doute, et nous aussi.

    • 573,9 millions de dollars en réparation d’une décennie de conseils aux fabricants d’opioïdes, ces antalgiques accusés d’avoir rendu des centaines de milliers d’Américains dépendants : voilà la substance de l’accord à l’amiable annoncé le 4 février entre McKinsey et 49 procureurs généraux d’États fédéraux des États-Unis, le District de Columbia et cinq autres territoires des États-Unis.

      En annonçant cet accord le 4 février, Maura Healey, la procureure générale du Massachusetts, tête de pont dans ce dossier, a pointé « la faute de McKinsey » responsable selon elle d’un travail extensif auprès des producteurs d’opiacés dont il a tiré profit.

      En France, un « non-sujet total »

      Du moins, en France, McKinsey, quand bien même le cabinet est au pilori dans l’opinion publique pour son rôle auprès du ministère de la Santé dans la campagne de vaccination covid, ne semble pas inquiété dans les réseaux qui pourraient être clients.

      Ce dont témoigne Fabrice Le Saché, le porte-parole du Medef, vice-président du mouvement patronal : « McKinsey ? Je n’en ai jamais entendu débattre dans aucune fédération professionnelle. C’est un non-sujet total. »

      https://www.consultor.fr/devenir-consultant/actualite-du-conseil/6375-mckinsey-et-les-opioides-l-effet-lance-armstrong.html

    • utiliser McKinsey présente plusieurs avantages :

      – McKinsey recommande ce qui convient au client (ici : Macron)
      – McKinsey garantit l’opacité du processus de réforme
      – les cibles - les fonctionnaires, les usagers - sont écartés des discussions et mis devant le fait accompli (stratégie du choc)

      Par ailleurs, remplir les poches des amis avec de l’argent public permet de saigner un peu plus la cible.

      https://seenthis.net/messages/901052

  • Dans un pays capitaliste, on ne peut pas être riche innocemment
    https://www.frustrationmagazine.fr/haine-riches

    Comme d’habitude, les représentants de la bourgeoisie ne décrivent jamais la position de la population sous un angle rationnel : nous autres beaufs de la classe laborieuse, ce sont nos sentiments qui nous gouvernent. Quand nous manifestons, c’est de la “grogne sociale”. Quand nous pensons que le système politique est mauvais, c’est de la “défiance”. Et quand nous croyons que le gouvernement bosse pour une petite oligarchie, c’est du “complotisme”. Ainsi, la question que BFM pose à Duhamel est “la France déteste les riches ?”, et non “la France a-t-elle un problème avec ses riches ?” C’est pourtant bien de cela qu’il s’agit : les riches – que nous préférons appeler les bourgeois – nous posent problème. Et nous leur posons problème. C’est ainsi depuis les débuts du capitalisme, et lorsqu’une crise économique s’abat sur le pays, ce problème devient encore plus vif.

    Nous avons un problème avec les riches – les bourgeois – parce que nous savons d’où provient leur argent, et l’effet qu’il a sur nos vies. Ce n’est pas une “haine” ou une “jalousie” comme on l’entend trop souvent : la plupart des gens ne désirent pas devenir millionnaires – contrairement à ce que Macron aimerait pour nos jeunes – mais ils souhaitent vivre dignement. Et cette dignité leur est retirée par les bourgeois au travail, dans les médias, mais aussi en politique : les gouvernements à la solde de la bourgeoisie brisent le modèle social de solidarité et de coopération que nos anciens avaient bâti. Cette dignité leur est retirée par la chasse aux pauvres avec la bénédiction des médias bourgeois qui préfèrent ouvrir leurs journaux sur les quelques centaines d’euros de trop perçus par certains prolétaires que sur les milliards planqués par les familles bourgeoises dans les paradis fiscaux.

  • LREM / Le Pen : brun bonnet et bonnet brun
    https://ricochets.cc/LREM-et-Le-Pen-brun-bonnet-et-bonnet-brun.html

    Suite au faux débat (il n’y pas de débat quand les protagonistes sont d’accord) de Darmanin et Le Pen, on perçoit mieux la similitude entre le capitalisme extrême du macronisme et l’extrême droite lepéniste : DARMANIN - LE PEN : BRUN BONNET ET BONNET BRUN Hier soir, France 2 organisait un débat entre le ministre de l’intérieur et la candidate du Rassemblement National. Depuis, le tout Twitter s’offusque : ils étaient d’accord sur de nombreux points (cracher sur les musulmans essentiellement) et le ton (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Médias_et_expressions

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.frustrationmagazine.fr/non-macron-nest-pas-moins-pire-que-ne-le-serait-le-pen
    https://fb.watch/3CxOdP7mnH

    • En parlant de connards, justement, les gens qui ont fait ce site : l’image référencée ici, et bloquée avec un insultant « Stop ! », est celle qui est référencée dans les méta-tags de la page et donc parfaitement affichée sur… Facebook.

      Voilà une magnifique idée de l’interwebz : inclure l’image dans Facebook c’est recommandé, inclure l’image ailleurs c’est interdit.

    • Oui : ils ont installé bloqué l’utilisation des images ailleurs que sur leur site (comme tu vois dans ton message, a la place de l’image que tu as reférencée ça met un avertissement), alors meme que c’est l’image indiquée dans leur code source comme devant etre partagée : mais la meme image est magiquement “débloquée” sur Facebook. Ils ont donc fait le choix de bloquer partout SAUF sur Facebook.

    • Bizarre, c’est la première fois que je vois ça avec un de leurs articles. Disons que c’est peut-être une erreur ? De toutes façons, tout cela me dépasse, je ne connais rien à toutes ces technologies. C’est aussi pourquoi j’aime bien les sites ne comportant que du texte, parce que finalement, c’est le contenu qui est important. Merci pour tes explications.

    • Nous sommes en février 2021. L’économie capitaliste entre en récession, les licenciements se succèdent par centaines de milliers, mais les plus riches ne subissent rien. Ils ont déjà reconstitué leurs profits, et les distribuent sous forme de salaires et de libertés à leurs fidèles toutous numériques, leurs contremaîtres cools, leurs consultants en bullshit digital. Et fidèle à sa tradition de donner majoritairement la parole aux bourgeois et sous-bourgeois, France 2 nous afflige de ce spectacle dégoûtant. « Réaliseras-tu un jour que c’est justement ce cool qui est haïssable ?”, demande à ces journalistes et à ces cadres François Bégaudeau, dans « Histoire de ta bêtise ». Qu’au-delà de la violence sociale, c’est le coulis de framboise qui l’enrobe qui est obscène ? »

  • 90 milliards d’euros versés aux entreprises en 2020… mais des centaines de milliers d’emplois supprimés - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/aides-entreprises

    En France, les actionnaires et les dirigeants d’entreprise aiment dire qu’ils se sont faits tout seuls et qu’ils réussiraient mieux si l’Etat ne leur prenait pas tout. La réalité c’est que nous vivons dans une économie subventionnée où le contribuable doit verser chaque année des dizaines de milliards d’euros aux entreprises privées pour subventionner le maintien de l’emploi. Depuis plus de vingt ans, les gouvernements de droite, socialistes ou macronistes mettent en place des dispositifs de crédit d’impôts et d’exonérations de cotisations sociales aux entreprises privées, afin de « soutenir la compétitivité » et « créer de l’emploi ». L’année dernière, ces dispositifs réguliers se sont cumulés avec des secours exceptionnels comme le chômage partiel. Au total, nous avons versé en 2020 90 milliards d’euros aux entreprises, et très majoritairement aux grandes, puisque ces aides sont calculées en fonction du nombre de salariés. Plus on est gros, plus on gagne ! Et malgré cela, entre les suppressions de contrats précaires et les plans de licenciements visant les emplois en CDI, la France a perdu 500 000 emplois rien que durant le premier trimestre 2020.

  • Bourgeoisie et violence sexuelle : « La familia grande », Camille Kouchner
    https://www.frustrationmagazine.fr/familia-grande

    Nous avons lu le livre de Camille Kouchner, victime collatérale de l’inceste de son frère, et ce qu’elle décrit ressemble bien au système de justification et d’impunité propre à une classe sociale. Et si l’inceste survient effectivement dans toutes les familles et tous les milieux sociaux, la bourgeoisie compte en son sein un grand nombre d’hommes dont le prestige, l’arrogance et le pouvoir leur donnent légitimité et protection pour agir de la sorte .

    La liberté est la valeur suprême de la « Familia Grande ». L’été, chacun fait ce qu’il veut, le soir chacun se démerde, on ne « s’emmerde » pas avec les conventions sociales. Le livre ne précise pas si cette maxime s’applique également au personnel de maison, nounous, chauffeurs et cuisinières. Toujours est-il que cette valeur est portée très haut, en particulier en matière de sexualité. Camille Kouchner raconte la détestation revendiquée des normes traditionnelles en matière de fidélité dans le couple et la moquerie envers les témoignages de pudeur. Olivier Duhamel se baigne ainsi nu dans la piscine familiale et incite ses enfants à faire de même.

    Rouler un patin à une enfant de 12 ans ne semble pas non plus poser problème à cette clique de joyeux bourgeois « de gauche ». Chacun s’accommode, dans ces années 80 où tous trahissent leurs idéaux en politique, de rester fidèle à un « esprit soixante-huitard » allégrement dévoyé.

    L’inceste est raconté dans la deuxième moitié du livre. Suite au décès de la mère de son épouse, qui la plonge dans une violente dépression, Olivier Duhamel se rend chaque soir dans la chambre de son fils cadet et a des relations sexuelles avec lui. La suite a été documentée par la presse ces dernières semaines : ces actes prédocriminels restent un secret entre le frère et la sœur pendant des années. C’est lorsque la fratrie voit arriver dans sa vie ses propres enfants que la parole se libère, pour protéger ces enfants nés dans les années 2000, de leur grand-père.

    Avertie, Evelyne Pisier défend son mari. Tout y passe. Après tout, « il n’y a pas eu sodomie, seulement des fellations”. Ou encore l’idée selon laquelle il y aurait eu une authentique complicité sexuelle voire sentimentale entre ce très jeune adolescent et son beau-père quadragénaire au moment des faits.

    Le livre de Camille Kouchner ne met pas simplement le doigt sur le silence des familles, fait relativement universel. Mais sur un libertarisme bourgeois conduisant à effacer toute l’inégalité fondamentale qui structure la relation enfant-adulte et plus encore enfant-parent...

    • Il est pourtant difficile, à la lecture du livre de Camille Kouchner et en ayant connaissance des affaires qui l’ont précédé (l’affaire DSK, l’affaire Polanski, l’affaire Matzneff), de ne pas lier tolérance, impunité et passage à l’acte en matière de violence sexuelle à l’idéologie bourgeoise. S’il est vrai que l’inceste et les violences sexuelles en général se produisent partout, le crime raconté par Camille Kouchner a bien une dimension sociale. Son livre décrit bien un rapport aux enfants cruel parce qu’insensible à l’enfance. Ses protagonistes sont des gens qui ont adhéré et adhèrent encore certainement à cette quête égoïste de liberté ultime, une liberté individuelle qui se fout de celle des autres, et pour qui la notion de consentement semble totalement inconnue. Leur indifférence à la condition dominée des enfants est la même que celle que beaucoup cultivent à l’égard de celle des femmes.

      Ajoutons que le point commun de ces affaires de violence sexuelle bourgeoise c’est que leurs auteurs sont toujours protégés par leur statut. DSK le grand homme politique, qui n’a commis qu’un « troussage de domestique », Roman Polanski le grand réalisateur – il « n’est pas le violeur de l’Essonne » disait Finkielkraut, révélant l’imaginaire bourgeois de la violence sexuelle forcément provinciale et prolétaire. Gabriel Matzneff, le grand écrivain. Olivier Duhamel, l’homme de réseau, président de la Fondation nationale des sciences politiques, c’est-à-dire de l’école où vont toute une partie des jeunes bourgeois. Leur impunité découle de leur statut, qui donnerait de nobles raisons à leur crime, et qui justifierait de petites entorses à la loi. “Séparer l’homme de l’artiste” comme ils aiment dire, ne fonctionne pas avec des professions moins nobles. Comme disait l’humoriste Blanche Gardin, personne ne dirait d’un boulanger violeur, “il faut séparer l’homme du boulanger”.

      Ces crimes sont d’autant plus insupportables que leurs auteurs sont des hommes qui revendiquent une supériorité morale et intellectuelle sur le reste du monde. Il serait temps d’admettre – sans nier la présence de violences sexuelles dans tous les milieux sociaux – qu’il y a des traits spécifiques à celles qui émanent des bourgeois. Eux-mêmes le savent, certainement. Olivier Duhamel a été défendu sur LCI par Alain Finkielkraut, avec les mêmes arguments que pour Polanski (« un adolescent, ce n’est pas la même chose qu’un enfant » a dit ce grand « philosophe »). Et il a choisi pour sa défense la même avocate que Dominique Strauss-Kahn…

      https://seenthis.net/messages/895745#message896325

      L’avancée des mentalités, dans le contexte d’une résistance acharnée des privilèges du patriarcat qu’incarne Finkielkraut, est dûe à la lutte inlassable de tous les acteurs, militants, témoins, chercheurs, politiques, juristes, journalistes… Constater que leur combat n’a pas été vain est rendre hommage à leur courage et à leur opiniâtreté.

    • Il est nul ce texte, opportuniste et sans aucune considération pour son sujet en particulier pour les victimes d’inceste et de violences sexuelles. Comme si l’inceste dans les milieux populaire était un grand respect des enfants et comme si les agresseurs de toutes les classes ne bénéficiaient pas des correctionnalisations et de la bienveillance du systéme policier, judiciaire, du voisinage et protection des familles. Ce texte est en plus fort mal renseigné car il évoque le personnel qui travaillait pour la familla grande sans savoir qu’au moins une jeune femme à été renvoyé après avoir essayé de porté plainte pour tentative de viol. M’étonnerait qu’ils aient oublié de mentionné ceci si iles en avaient eu connaissance.
      ca sent le #mansplanning à chaque ligne.

    • Son livre décrit bien un rapport aux enfants cruel parce qu’insensible à l’enfance. Ses protagonistes sont des gens qui ont adhéré et adhèrent encore certainement à cette quête égoïste de liberté ultime, une liberté individuelle qui se fout de celle des autres, et pour qui la notion de consentement semble totalement inconnue. Leur indifférence à la condition dominée des enfants est la même que celle que beaucoup cultivent à l’égard de celle des femmes.

  • La France est-elle vraiment de droite ? - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/261220/la-france-est-elle-vraiment-de-droite?onglet=full

    Les lois marquées à droite s’enchaînent, au nom d’une demande de sécurité et d’autorité. Mais l’opinion publique n’évolue pas uniformément dans un sens conservateur. Les Français sont sans doute moins à droite que leurs élites.

    Ils seraient même majoritairement anticapitalistes !

    https://www.frustrationmagazine.fr/les-francais-sont-majoritairement-anticapitalistes

    Dans une étude publiée en décembre et portant sur des jeunes français de moins de 30 ans, l’institut de sondage Ipsos pour l’Humanité décrit un sentiment hostile à l’égard du capitalisme pour 60% d’entre eux. Encore plus réjouissant, 83% des jeunes Français, toujours selon Ipsos, estiment que la lutte des classes est une réalité. Et encore plus intéressant, 75% d’entre eux pensent que c’est aux salariés, aux travailleurs, de “décider des choix de leur entreprise”. Les jeunes français sont bel et bien anticapitalistes, puisque le principe premier de ce système est la division entre capital et travail.

  • Non, le patronat en France n’est pas composé majoritairement de petits entrepreneurs qui galèrent
    FRUSTRATION : https://www.frustrationmagazine.fr/mythe-petit-patronat
    https://lh6.googleusercontent.com/T1LOh049at1tPgY-SxZ8F9TR6WMO2zFcuLDy-ylGNncnpiLxo8EjLvpOIef4q

    Non, l’emploi du secteur privé n’est pas concentré sur les petites structures, au contraire : les grosses entreprises (plus de 5000 salariés) concernent plus de monde que les TPE-PME (de 1 à 500 salariés). En France, selon l’INSEE, près de la moitié des salariés travaillent pour des entreprises comptant plus de 250 salariés (voir le schéma ci-dessous). On est loin du bistrot du coin de la rue… En France, 243 grandes entreprises (c’est à dire de plus de 5000 salariés) embauchent à elles seules 30% des salariés ! Quand Muriel Pénicaud et avant elle Myriam El Khomri racontent que leurs lois réduisent le Code du travail pour les petits patrons angoissés qui galèrent, elles oublient de dire que les 243 plus grosses entreprises de France vont aussi recueillir les fruits de leurs œuvres.

    En dehors de ces 243 géantes, la France n’est pas constituée d’une masse de petits boulangers, coiffeuses et restauratrices endettées qui triment pour offrir un emploi au reste des gens, loin de là. La répartition est la suivante : les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI, de 250 à 4999 salariés) représentent 23,7% de l’emploi et les PME (Petites ou Moyennes entreprises, moins de 250 salariés) embauchent 28,8% des salariés. Enfin, 19,9% des salariés français travaillent pour une micro-entreprise (moins de 10 salariés) : deux tiers de ces micro-entreprises n’ont aucun salarié, formant une masse de gens qui sont leurs propres employeurs. Ces “auto-entrepreneurs” constituent une entreprise seulement de manière juridique, alors qu’ils subissent le même lien de subordination que les salariés, sur les plateformes Uber ou Deliveroo par exemple. Ils n’ont ainsi aucun attribut du patronat et leur situation peut se révéler très précaire.

    #salariat #précariat #patronat #foutage-de-gueule

  • Comprendre la défiance envers le #vaccin pour sortir de l’épidémie de #Covid
    https://www.frustrationmagazine.fr/comprendre-la-defiance-envers-le-vaccin

    Ce n’est pas un hasard si les #femmes sont les plus inquiètes des effets indésirables – si l’on en croit l’étude de la fondation Jean Jaurès. Les scandales sanitaires les plus récents ont eu des femmes pour principales victimes. Le scandale du Mediator a provoqué des milliers de morts, majoritairement des femmes. Ce médicament commercialisé par le laboratoire Servier a été prescrit pendant 33 ans comme complément alimentaire à des personnes diabétiques alors même qu’il provoquait des atteintes cardiaques graves. La complicité des autorités sanitaires, le lobbying et les manipulations menées durant des décennies par le laboratoire ont depuis été largement prouvées et documentées.

    D’autres scandales ont eu principalement pour victimes des femmes : les prothèses mammaires commercialisées par l’entreprise française Poly Implant Prothèse se sont révélées défectueuses et dangereuses. Là encore, la complicité des autorités sanitaires a été prouvée et reconnue. Plus récemment, le scandale des implants contraceptifs Essure, commercialisé par Bayer, détruit la santé de milliers de femmes sans réelle action des autorités de santé. A chaque fois, le scénario est globalement le même : des femmes alertent leurs médecins sur les effets de leurs implants ou traitements et ne sont ni écoutées ni prises au sérieux. Ce qui fait dirent aux journalistes Delphine Bauer et Arianne Puccini, auteures d’une enquête sur le sujet, que « le souci des effets secondaires liés aux médicaments est une problématique très féminine ». Pour elles, l’avis des femmes est moins pris au sérieux que celui des hommes en matière de santé. Et leur corps est traité avec dédain par une corporation médicale encore très masculine.

  • Comprendre la défiance envers le vaccin pour sortir de l’épidémie de Covid
    https://www.frustrationmagazine.fr/comprendre-la-defiance-envers-le-vaccin

    Il faut être aveugle pour ne pas voir que la défiance envers le vaccin se nourrit du discours pro-vaccin. Réduits à la condition d’ « antivax » hystériques et illettrés, qui s’informent sur les réseaux sociaux plutôt que de lire le Monde ou d’écouter Karine Lacombe sur TF1, la population défiante envers le vaccin subit une nouvelle fois la violence que les sachants aiment infliger aux autres car il grandit d’autant leurs prétentions. Le discours hostile aux vaccins comporte de nombreuses idées reçues, affirmations fausses et exagérations multiples. Mais que dire du discours pro-vaccin quand il balaye du revers de main le lien entre industrie pharmaceutique et volonté de s’enrichir, qu’il affirme la neutralité et l’objectivité des autorités sanitaires ?

    Il se produit au sujet du vaccin la même chose qu’avec le discours conspirationniste : en voulant le combattre, les autorités médiatiques, politiques et intellectuelles le renforcent. Car elles se montrent encore plus dogmatiques et violentes que d’habitude. En ne laissant aucune place aux doutes et à la discussion, elles semblent encore plus suspectes et indignes de confiance que d’ordinaire. Des photos d’enfants couverts des pustules de la varioles à cette tribune d’un médecin dans Libération qui raconte avec force détails la mort d’un homme de 42 ans du Covid pour frapper d’émotion les défiants du vaccin, en passant par cette lettre au père Noël d’un enfant de 5 ans au PDG de Pfizer, le discours de persuasion tenu par des journalistes qui se veulent responsables tiennent de l’injonction morale abstraite et non de la discussion sérieuse. On a parfois le sentiment que le climat qui s’instaure est celui de l’entre deux tours des élections présidentielles. « Faites ce que vous voulez mais faites-vous vacciner » : serait-ce la prochaine couverture de Libération ?

    Ce cercle vicieux défiance / leçons de confiance s’installe et crée des camps qui menacent effectivement la couverture vaccinale de la France face au Covid-19.

    • La fameuse « confiance » que demandent les dirigeants dans leur lutte contre l’épidémie, celle que demandent les pro-vaccins aux « anti-vaccins », ne se décrète pas. Politiquement, elle ne pourra s’obtenir que si le gouvernement montre qu’il tient les laboratoires pharmaceutiques bien en main, que les autorités sanitaires rendent publiques leurs études et leurs validations. Pour l’instant, la fameuse « transparence » tant promise, nous n’y sommes pas du tout : l’Union européenne tient secret les contrats passés pour l’achat de doses de vaccin à destination de ses pays membres. On ne sait donc pas combien le contribuable débourse-t-il et dans quelles condition.

      #confiance #transparence #démocratie #vaccin

  • « Attractivité » : votre région s’est-elle suffisamment prosternée devant la bourgeoisie internationale ?
    https://www.frustrationmagazine.fr/attractivite

    Attractivité, n.f. : capacité d’un pays, d’une région ou d’une ville à courber l’échine face à des entreprises privées en recherche de main-d’œuvre pas chère, des cadres en costume bleu et baskets blanches en quête de soleil et d’écoles privées, et des actionnaires en manque de paradis fiscal.

    • C’est ainsi qu’à l’image du pays, les « métropoles » comme Paris, Bordeaux, Lyon ou Marseille, tentent de se transformer pour devenir le terrain de jeu favori de la bourgeoisie. Paris s’y est employée dès les années 90, en virant toute une partie de sa population ouvrière. Marseille tente de dépopulariser son centre-ville à base de grands travaux et serait récemment devenue une destination instagramable pour trentenaires branchés que la capitale ennuie. « Cet été, nous racontait Libération en août avec gourmandise, la ville attire des touristes d’un genre nouveau, des « créatifs » issus de la mode ou des médias. Qui investissent les mêmes lieux et se délectent d’une cité tendance, mais tout de même « un peu bad boy »… »

      Le passage de plusieurs grandes villes aux mains des écolos lors des dernières municipales représenterait-il un coup de frein à la concurrence entre villes pour la quête de CSP+ ? Pas si sûr. Les pistes cyclables, les défis zéro déchets et les façades végétalisées sont devenues essentielles à une classe sociale qui est la plus polluante et la moins désireuse d’en finir avec le capitalisme et qui a donc besoin de verdure et de bicyclettes pour pouvoir se regarder dans le miroir et se kiffer toujours autant.

  • Projet de loi « séparatismes » : des mesures anti-musulmans et liberticides totalement inacceptables
    https://ricochets.cc/Projet-de-loi-separatismes-des-mesures-anti-musulmans-et-liberticides-tota

    L’arbre de la loi Sécurité globale ne doit pas cacher la forêt touffue des mesures autoritaires de ce régime policier. Le mouvement contre la loi de Sécurité globale oublierait-il un peu trop les quartiers populaires, les musulmans et les gilets jaunes ? Les organisations politiques de gauche veulent-elles garder la main, sur le fond comme sur la forme, pour éviter tout mouvement d’émancipation autonome et plus radical que leurs demandes limitées toujours méprisées par le régime ? Les contestations (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, #Ras-le-bol, #Médias_et_expressions, #Violences_policières, Fichage et (...)

    #Fichage_et_surveillance
    https://www.infolibertaire.net/fascisme-et-etat-policier-une-lettre-dantonin-bernanos
    https://www.alternatives-economiques.fr/brutalisation-maintien-de-lordre-liee-a-transformation-de/00094768
    https://www.frustrationmagazine.fr/gentrification-mouvement-securite-globale
    https://blogs.mediapart.fr/amal-bentounsi/blog/011220/loi-de-securite-globale-pourquoi-l-application-uvp-urgence-violences
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/12/07/projet-de-loi-separatisme-le-conseil-d-etat-donne-son-feu-vert-malgre-quelqu
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/12/09/securite-globale-l-appel-a-manifester-samedi-ne-concerne-pas-paris_6062790_1