pour Brune Poirson, le New York Times fait du sur-mesure

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  • « Ministre officieuse de la mode » : pour Brune Poirson, le New York
    Times fait du sur-mesure

    « Le prestigieux New York Times consacre, ce lundi 21 janvier, un
    portrait dithyrambique à la secrétaire d’Etat à la Transition
    écologique Brune Poirson. Une minauderie enamourée qui prend bien soin de laisser de côté les questions qui fâchent.

    (…)

    Mais pourquoi donc le vénérable Times s’intéresse-t-il à la secrétaire
    d’Etat auprès de le ministre de la Transition écologique et solidaire
     ? C’est que Brune Poirson, « 37 ans », « à la fois l’une des
    championnes de l’industrie et l’une de ses rares critiques », « joue
    un rôle dans les négociations sur les menaces de sanctions américaines sur les taxes à l’importation des biens de luxe ». Un secteur vital pour la France, comme le fait justement remarquer le NYT, puisqu’il est le deuxième le plus lucratif pour le pays, derrière
    l’aéronautique.

    (…)

    En plus de battre des rivales imaginaires, Brune Poirson a même « 
    travaillé avec François-Henri Pinault, patron du groupe Kering, pour
    façonner le ‘fashion pact’, une initiative de l’industrie visant à
    réduire son coût environnemental », continue le NYT, bien embêté de
    reconnaître que le document, « signé par 56 entreprises » et « 
    présenté lors du G7 à Biarritz, en août dernier », n’a pas été signé
    par le conglomérat du luxe LVMH, « regroupant 75 marques ».

    (…)

    Les pieds sur terre, « sachant exactement d’où [elle] vient », la
    franco-américaine aux « racines très fortes » explique : « J’ai voulu
    faire l’exact opposé de l’ENA. C’était un projet. » Et où ces chemins
    de traverse ont-ils conduit la rebelle Brune Poirson ? « A la London
    School of Economics », puis, en 2016, à « l’école John F. Kennedy de
    l’université Harvard », où elle « étudie la science politique et la
    durabilité ». Un parcours qui a notamment conduit Brune Poirson au
    Laos, « où elle a passé une année à travailler sur l’éducation, en
    particulier des petites filles, parmi la minorité ethnique des Hmong
     », puis à New Delhi, « où elle a travaillé dans le public et dans le
    privé, pour le cabinet du ministre Satyan Pitroda et la compagnie
    Veolia ».

    Pas un mot, cependant, sur le bilan de la directrice du développement durable pour l’Asie du Sud. Comme le relevait Libération dans un portrait autrement plus urticant, il avait pourtant été épinglé, en 2017, par un long reportage du grand quotidien anglophone The Hindu, montrant que la privatisation de l’eau de Nagpur, ville de deux millions d’habitants, avait conduit à une augmentation des prix sans véritable amélioration de la distribution. Il ne faudrait pas froisser la « ministre de la mode ».

    Ecologie : Brune Poirson en guerre contre le “populisme vert”

    La secrétaire d’Etat à la Transition écologique a notamment fustigé
    les “responsables politiques prêts à faire croire n’importe quoi”.

    « LREM submergée par la vague écolo aux municipales ? Très peu pour Brune Poirson. Interrogée par Le Figaro, la secrétaire d’Etat à la
    Transition écologique a défendu le volet écologique de son parti,
    contre les combats politiciens autour de ce sujet dont tout le monde
    veut s’emparer.

    « Utiliser l’écologie pour casser le système actuel »

    Elle a d’abord voulu pointer « un véritable populisme vert » qui « est
    en train de se développer ». « Il est porté par des responsables
    politiques prêts à faire croire n’importe quoi en suggérant que tout
    est faisable en un claquement de doigts », dénonce-t-elle. « 

    Face à eux, tout discours rationnel sur l’écologie est interprété
    comme un renoncement », regrette-t-elle aussi, leur reprochant
    d’utiliser « l’angoisse créée par l’urgence climatique pour pousser
    les Français à y répondre par la précipitation ». Et la secrétaire
    d’Etat de viser tout particulièrement « l’extrême-gauche avec Jean-Luc Mélenchon, les Insoumis et Yannick Jadot à EELV » qui, selon elle,
    visent « à utiliser l’écologie comme excuse pour casser le système
    actuel ». Mais aussi Marine Le Pen et l’« écologie du repli » qu’elle
    lui attribue, « dont le projet secret est de refermer la France sur
    elle-même et de l’isoler ».

    https://www.marianne.net/politique/ministre-officieuse-de-la-mode-pour-brune-poirson-le-new-york-times-fait-d

    https://www.valeursactuelles.com/politique/ecologie-brune-poirson-en-guerre-contre-le-populisme-vert-115183

    • Une ministre à la mode
      Quelle consécration ! Une pleine page du « New York Times » (20/01) pour la ministre Brune Poirson. Où l’on apprend qu’en fait elle n’est pas du tout secrétaire d’État à la transition écologique mais, « de facto, ministre de la mode ».
      Pour ça, elle a pris tous les risques : « Quand vous êtes une jeune femme au gouvernement, ou dans la vie en général, et que vous décidez de vous attaquer à un sujet comme la mode, tout le monde vous tombe dessus, c’est la fin de votre réputation. Si j’avais été une vraie politique, je me serais intéressée à l’énergie nucléaire, mais je pense qu’il y a plus à faire dans le domaine de la mode » , explique-t-elle.
      C’est vrai qu’un ministre de l’Écologie qui s’occupe de nucléaire, c’est d’un banal. Alors que, la mode, Brune adore : « J’essaie d’être super simple parce que c’est ce que je suis(…). J’essaie de porter exclusivement des matières non synthétiques, pour éviter tous les micro-plastiques. »
      Vive le cachemire !

      « Le Canard enchaîné » 22/01/2020
      Brune Poirson, le goût d’éclore
      https://www.liberation.fr/planete/2018/06/17/brune-poirson-le-gout-d-eclore_1659848


      Quentin Girard, photo Fred Kihn pour Libération
      Brune Poirson, une #tête_de_nœud en perfecto

    • Cette question de la mode et de l’impact écologique de l’industrie textile surgit à raison ces temps-ci, voire le livre de Majdouline Sbaï ou un numéro de Silence. Mais oui, cette capacité des grands de ce monde à indiquer d’autres chantiers pour tenter de faire oublier le cœur de la question écologique, l’allocation la plus juste des ressources, notamment énergétiques, sur cette planète...