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/2020

  • Cartes sensibles ou subjectives

    Cartographie sensible ou subjective
    Pour Quentin Lefèvre, la cartographie sensible (ou #cartographie_subjective) peut se définir comme un média de restitution de l’#expérience du territoire ou encore comme la "#spatialisation_sensible de données sensibles".
    http://quentinlefevre.com/cartographie-sensible

    Cartographie sensible, émotions et #imaginaire
    #Elise_Olmedo cerne les contours théoriques et méthodologiques de la cartographie sensible, en décrit les étapes de création et s’interroge sur ses impacts, son utilité et ses limites, à partir d’une expérimentation faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010.
    http://visionscarto.net/cartographie-sensible

    Cartographier les #interstices de la #ville
    En faisant remonter à la surface les éléments du #paysage, l’artiste scénographe #Mathias_Poisson délivre des informations sur l’#ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Élise Olmedo rend compte de cette #expérience_urbaine subjective dans ce beau billet.
    http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    Cartes et cartographie des ressentis et représentations d’individus
    La cartographie d’objets tels que des #ressentis (une gêne) ou des représentations de l’#espace_vécu (un risque) relatés par des individus mobilise des bagages conceptuels et techniques nombreux, nécessitant une mise au point sémantique et méthodologique. Aurélie Arnaud discute l’état de la recherche dans ce domaine dans la revue M@ppemonde.
    https://journals-openedition-org/mappemonde/4666

    Et si les cartes permettaient aussi d’explorer l’#invisible ?
    C’est ce que propose l’atelier pédagogique de la BNF "Les cartes de l’invisible".
    http://c.bnf.fr/JtG

    L’#Otletosphère
    Cette cartographie relationnelle des personnalités et institutions liées à #Paul_Otlet cherche à mettre en visibilité la forte implication de l’auteur au sein des organisations pacifistes internationales ainsi qu’au sein des institutions bibliographiques et documentaires.
    http://hyperotlet.huma-num.fr/otletosphere/117

    Pour une pratique féministe de la #visualisation de données
    #Donna_Haraway, dans son essai fondateur sur les #savoirs_situés, offre une critique brillante non seulement de la représentation visuelle mais de la préférence extrême et perverse donnée aux yeux sur le corps dans la pensée occidentale.
    http://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    #feminisme

    Nouvelles cartographies – Lettres du #Tout-Monde
    Ce projet de création expérimental et ouvert à tou.te.s a été lancé par des artistes et journalistes associés au #Labo_148. Quelle sera la cartographie du monde après la crise sanitaire ? Que redéfinit-elle ? Quelles urgences « à rêver un autre rêve, à inventer d’autres espoirs » s’imposent ? Le “Tout-Monde” selon #Edouard_Glissant, est cette inextricabilité de nos devenirs, et en cela, il invite à une poétique active de la #mondialité, de rencontres des imaginaires. Voir notamment l’expérience de Paul Wamo Taneisi : “Je porterai moi-même ma carte géographique”
    http://www.labo148.com/category/nouvelles-cartographies

    #Cartographies_traverses
    « Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines.
    http://visionscarto.net/cartographies-traverses

    Re-dessiner l’expérience, art, sciences, conditions migratoires
    #Sarah_Mekdjian et #Marie_Moreau utilisent la cartographie avec des migrants "pour un autre partage du sensible". Le projet débouche sur l’élaboration d’une très belle carte sensible (à voir).
    http://www.antiatlas-journal.net

    Cartes de migrants
    L’artiste camerounais #Jean_David_Nkot réalise des portraits avec des cartes afin de "représenter les nombreux lieux qui se bousculent dans la tête des migrants" : https://wepresent.wetransfer.com/story/jean-david-nkot

    Cartes d’ici et d’ailleurs
    Favoriser l’inclusion sociale des personnes migrantes en France à travers des ateliers de #cartographie_participative et sensible (CartONG) : tel est l’objectif global du projet “Cartes d’ici et d’ailleurs”, soutenu par la Fondation de France et mis en oeuvre par #CartONG.
    http://veillecarto2-0.fr/2018/12/21/carte-sensible-un-outil-dinclusion-sociale

    #Guerilla_Cartography
    L’objectif de Guerrilla Cartography est d’utiliser l’#art pour promouvoir une #cartographie_collaborative et engagée. Le site rassemble plusieurs atlas originaux et artistiques sur l’#eau, la #nourriture, les migrants.
    http://www.guerrillacartography.org

    Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles
    Proposé par le polau-pôle des arts urbains et #Crévilles, ce site regroupe des cartes artistiques et géographiques qui rendent compte d’un territoire existant en assumant un regard sensible et/ou subjective. Il est conçu comme un outil de ressource et de partage pour chercheurs, artistes et curieux.
    http://polau.org/pacs

    L’art est dans la cARTe
    #Ghislaine_Escande est artiste peintre et plasticienne. Avec ses cARTes, elle redessine le Monde et nous fait voyager.
    http://neocarto.hypotheses.org/10407

    Carte sensible du festival de #Glastonbury
    Le plan du célèbre festival de musique et d’arts de Glastonbury au Royaume-Uni selon The Word Magazine.

    La carte subjective du musicien #Nick_Cave
    Il s’agit d’une affiche de 2006 pour le concert de Nick Cave à Manchester en Angleterre. Elle contient plus de 50 énigmes basées sur les paroles de ses chansons. Voir cette vidéo qui revient sur le sens de cette carte subjective.
    http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/s/3ypdis

    Médier les récits de vie. Expérimentations de #cartographies_narratives et sensibles
    Article de Sarah Mekdjian et Élise Olmedo paru en 2016 sur le site de M@ppemonde.
    http://mappemonde.mgm.fr/118as2
    #cartographie_narrative

    Cartographier une année de sa vie
    #Nicholas_Felton est un artiste designer qui traduit les données de la vie quotidienne en objets et en expériences significatives. Il est l’auteur de plusieurs rapports annuels qui résument les événements de l’année en cartes et graphiques rendant compte de son expérience subjective.
    http://feltron.com/FAR08.html

    Cartographie du #confinement en période d’épidémie
    L’artiste britannique #Gareth_Fuller (https://fullermaps.com/artworks/quarantine-maps) raconte en 14 cartes l’expérience de survie que représente la #quarantaine. Un grand nombre de cartes décrivant différents vécus en mode confiné sur Citylab (www.citylab.com/life/2020/04/neighborhood-maps-coronavirus-lockdown-stay-at-home-art/610018/). Le confinement en croquis, vu de France : géographie politique, sociale et culturelle du monde post-Covid19 par #Jérôme_Monnet (Cybergéo : https://journals.openedition.org/cybergeo/34804). Une manière de décaler le regard sur le monde peut être d’utiliser (et d’admirer au passage) les très belles oeuvres de #street-art (https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/coronavirus-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-de-street-art-face-a-) produites dans le contexte de la pandémie. #Virginie_Estève a proposé un projet cartographique à ses élèves de 4e : cartographier leur espace vécu de confinement et aborder le paysage sensible depuis leur fenêtre. La preuve que l’on peut continuer à faire de la géographie et travailler à distance, moyennant quelques aménagements ( voir ce Genialy : https://view.genial.ly/5e80c8155ad5150d93dab237/guide-geographie-du-confinement). Julien Dupont (Kobri), professeur d’histoire-géographie en collège à Vaulx-en-Velin et auteur de fictions radiophoniques et cartographiques, a mis en ligne sur son site Kartokobri (https://kartokobri.wordpress.com) ses cartes quotidiennes du confinement. #SCOPIC (http://www.revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/explorations-sensibles-de-notre-1km) s’est interrogée sur l’expérience du kilomètre autour de nos habitats. Pour d’autres liens, consulter le billet "Faire de la géographie en période de confinement" (https://cartonumerique.blogspot.com/2020/03/geographie-et-confinement.html).

    Maps of Home
    "Maps of Home" est une vision nostalgique faite des souvenirs de #Janesville dans le #Wisconsin, où l’auteur a grandi et où il a dû revenir à cause de la pandémie.
    http://moriartynaps.org/maps-of-home

    Suivre ses proches en temps de guerre
    Carte dessinée à la main par ma grand-mère pour suivre les mouvements de mes grands-pères pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-1945).
    http://www.reddit.com/comments/be814f

    #Nomadways
    Le groupe Nomadways a invité 24 artistes, éducateurs et travailleurs sociaux à découvrir et explorer l’espace à partir de leurs #émotions et à créer leurs propres cartes subjectives dans un but de construction et d’inclusion communautaires.
    http://nomadways.eu/subjective-mapping-2017-france

    Cartographie autochtone, activités extractives et représentations alternatives
    Le réseau #MappingBack a pour objectif de fournir du soutien cartographique aux membres des communautés autochtones luttant contre les industries extractives sur leur territoire. MappingBack cherche à utiliser la cartographie comme un outil de #résistance.
    http://mappingback.org/home_fr
    #peuples_autochtones #extractivisme

    #Native_land, cartographier les voix autochtones
    Le site Native Land, mis sur pied en 2015 par #Victor_Temprano, propose un outil cartographique participatif permettant une conceptualisation décoloniale des Amériques, du #Groenland, de l’#Australie et de la #Nouvelle-Zélande. Lire la présentation du site.
    http://native-land.ca
    #décolonial

    Cartographie et #langues_autochtones
    #Marlena_Myles utilise son art pour célébrer sa culture et sa langue autochtones ainsi que pour aider le public (notamment les enfants) à comprendre l’importance des traditions et de l’histoire orales autochtones. Ses cartes racontent le passé, le présent et l’avenir du peuple et de la langue du #Dakota.
    http://marlenamyl.es/project/dakota-land-map
    #histoire_orale

    Counter Mapping
    #Jim_Enote, agriculteur #zuni traditionnel dans le Colorado (Etats-Unis), collabore avec des artistes pour créer des cartes qui ramènent une voix et une perspective autochtones à la terre. Ces cartes zunis s’inspirent profondément d’expériences partagées de lieux dans une volonté de #réappropriation du territoire par les #Amerindiens.
    http://emergencemagazine.org/story/counter-mapping

    Cartographie personnelle et subjective de #Mary_Jones
    Au cours de ses dérives dans la ville de #Des_Moines, Mary Jones observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’#esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (#collages, #superpositions, #sampling_visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voire intime de la cité et de ses marges.
    http://aris.papatheodorou.net/une-flaneuse-a-la-derive

    Cartographier les espaces vécus et les émotions (#Drusec)
    La ville telles qu’elle est vécue par les usagè.re.s de drogue marginalisés de #Bordeaux.
    http://drusec.hypotheses.org/1722

    #Queering_the_Map
    Queering the Map est un projet de cartographie généré par la communauté #queer afin de géolocaliser des moments, des souvenirs et des histoires par rapport à leur espace physique. En cartographiant ces moments éphémères, Queering the Map vise à créer une archive vivante d’expériences queer.
    http://queeringthemap.com

    Cartographie subjective des Etats-Unis par #Paul_Steinberg
    Cette série de vues subjectives des Etats-Unis et du monde a été réalisée par Saul Steinberg pour des couvertures anciennes de magazines (The New Yorker ou autres)
    http://saulsteinbergfoundation.org/essay/view-of-the-world-from-9th-avenue

    La cartographie au service des théories platistes
    La théorie de la Terre Plate perdure jusqu’à aujourd’hui. La réalisation de cartes à l’image de la #terre_plate devient un objet de promotion de ces théories.
    http://veillecarto2-0.fr/2020/09/22/la-cartographie-au-service-des-theories-platistes

    Le monde vu de...
    Une série de vues du monde à partir de #New_York, #San_Francisco et différentes villes des Etats-Unis (lire notre article sur le monde vu de la Silicon Valley).
    https://imgur.com/a/XTnSn#0

    Le monde vu par les Anciens
    Cet atlas de #Karl_Müller de 1874 reproduit "les systèmes géographiques des Anciens" et d’une certaine manière la façon dont ces systèmes de représentation de l’#Antiquité étaient eux-mêmes vus au XIXe siècle.
    http://geodata.mit.edu/catalog/princeton-r207tq824

    L’Europe vue de la Russie
    L’Europe vue de Moscou et l’Asie vue d’#Irkoutsk pendant la Guerre froide (1952).
    https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/epdn4c/europe_from_moscowasia_from_irkutsk_time_magazine

    Cartographie et subjectivité chez #Alexander_von_Humboldt
    En scrutant minutieusement les différentes cartes réalisées par Alexander #von_Humboldt, on remarque certaines particularités, des mentions qui, à priori, n’auraient pas lieu de s’y trouver tant elles témoignent de la subjectivité de l’auteur.
    http://visionscarto.net/Humboldt-carto-subjective

    Le monde sens dessus dessous
    Un planisphère renversé montrant la Terre vue depuis l’hémisphère sud (à télécharger en haute résolution). Consulter la page des #projections cartographiques (http://cartonumerique.blogspot.com/p/projections-cartographiques.html) pour accéder à d’autres vues renversantes de la Terre.
    https://www.digitalcommonwealth.org/search/commonwealth:9s161j433

    Cartographie ultrapériphérique, et si on changeait de point de vue
    Une carte des territoires ultramarins vus depuis l’hémisphère sud.
    http://www.une-saison-en-guyane.com/extras/carte/carto-ultraperipherie-si-on-changeait-de-point-de-vue%e2%80%89

    Projections du futur
    Les projections du futur seront probablement centrées sur les océans, comme ces deux cartes du monde en projection Mercator oblique qui représentent les continents tout autour d’un océan unique.
    http://rightbasicbuilding.com/2019/09/09/the-world-maps-of-the-future

    Carte subjective de #Paris en 2050
    Cette carte imagine Paris en 2050, lorsque les effets du #réchauffement_climatique se seront durement faits ressentir... si rien n’est fait. Voir notre article de présentation : https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carto-subjective-geo-prospective.html
    http://www.deuxdegres.net/projects/paris-2050
    #changement_climatique

    Utiliser des #SIG pour cartographier les #pratiques_spatiales
    Des recherches récentes montrent l’intérêt d’utiliser les données fournies par les #réseaux_sociaux pour les cartographier et mettre en évidence des comportements des individus dans l’espace.
    http://www.gislounge.com/using-gis-to-analyze-peoples-attitudes

    Cartographie collaborative
    L’objectif de ce site est de développer un ensemble d’usages pour aider à la dissémination des pratiques collaboratives en matière de cartographie, que ce soit pour le citoyen ou au sein de structures (associations, collectivités, milieu scolaire).
    http://cartographie-collaborative.eu

    #Mapquote
    Le projet collaboratif Mapquote prend la forme d’une #carte_interactive où chaque utilisateur peut déposer une #citation de #romans où il est question de cartes.
    http://neocarto.hypotheses.org/6502

    L’usage de Google Maps dans « #Netherland »
    Netherland est une belle réflexion désabusée sur les lieux et le déplacement, l’#espace et la #séparation, le fait de pouvoir être physiquement dans un lieu et mentalement dans un autre. Google Maps n’intervient que dans deux courts passages au début et à la fin du livre (source : Spacefiction)
    http://spacefiction.fr/2009/11/01/google-maps-enters-litteraturegoogle-maps-entre-dans-la-litterature

    #Hoodmaps
    Hoodmaps permet de créer des cartes participatives pour éviter les #pièges_à_touristes et fréquenter les quartiers branchés de la ville. La typologie est assez basique, voire un peu réductrice : entre les “hipsters”, les touristes, les étudiants, les “riches”, les “costards” et les “normaux”, mais permet de rapidement identifier les différents quartiers d’une ville.
    http://hoodmaps.com

    Apprendre sur le territoire en représentant son territoire
    Carte sensible élaborée par une classe de 1re ES qui montre la vision de leur lycée. A compléter par l’interview de Sophie Gaujal pour le Café pédagogique : L’approche sensible en cours de géographie, un ingrédient du bonheur ?
    http://hal.archives-ouvertes.fr

    Cartographie ton quartier
    Les cartes postales géocartographiques permettent d’articuler géographie spontanée et géographie raisonnée. Organisé par Sophie Gaujal, en partenariat avec le Café pédagogique, la Cité de l’architecture et l’IGN, le concours Cartographie ton quartier récompense les cartes postales cartographiques réalisées par des classes.
    http://blog.ac-versailles.fr/geophotographie

    Atelier de cartographie sensible (Ehess)
    La plateforme SIG de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, met à disposition des ressources sur la cartographie sensible dans le cadre des ateliers Géomatique et humanités numériques qu’elle organise, notamment sur Gennevilliers.
    http://psig.huma-num.fr/cartes-sensibles

    #Cartes_mentales dans le nord de #Marseille
    Ce billet de #Jérémy_Garniaux relate un atelier « cartes mentales » mené à Marseille, dans les 14, 15 et 16e arrondissements, par une plate-forme culturelle hors-les-murs constituée de cinq structures culturelles du Nord de Marseille.
    http://www.mapper.fr/cartes-mentales-dans-le-nord-de-marseille

    Chicago HomeStories Project
    Le projet est né à #Chicago et commence à se diffuser dans le monde. Il s’agit d’encourager les citoyens par des #marches_civiques à en savoir plus sur leur quartier.
    http://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/blogs/lab-talk/2021-04-chicago-homestories-goes-global

    Concours #cartographie_imaginaire
    Cartographier la ville de demain, son quartier dans le futur, son école ou son collège idéal...
    http://www.concourscarto.com/accueil-cci

    Concours de dessin de cartes du monde pour enfants
    Le concours #Barbara_Petchenik est un concours biennal de dessin de carte destiné aux enfants. Il a été créé par l’Association cartographique internationale en 1993 dans le but de promouvoir la représentation créative du monde sous forme graphique par les enfants.
    http://icaci.org/petchenik

    Lignes d’erre - Les cartes de #Fernand_Deligny
    Pendant des années, Deligny a dessiné et fait dessiner des cartes de ce qu’il appelle leurs #lignes_d’erre, soit les trajets « libres » des #enfants sur leur aire de séjour. Il a perçu, par l’observation, que les autistes avaient une autre façon d’être au monde, une autre manière d’incarner l’humain.
    http://culture.univ-lille1.fr/fileadmin/lna/lna60/lna60p34.pdf

    La carte sensible de #Boulogne-Billancourt
    Un projet pédagogique conduit par une équipe d’enseignants du lycée J. Prévert de Boulogne-Billancourt avec des classes de Seconde.
    http://www.cafepedagogique.net

    La "carte du Tendre" de #Nantes
    #Gwenaëlle_Imhoff et #Emilie_Arbey, professeures de français et d’histoire géographie au collège Gutenberg de Saint-Herblain ont amené leurs 4èmes à réaliser de nouvelles « Cartes du Tendre » à la manière de Madame de Scudéry pour inventer « une géographie nantaise de l’Amour ». Enjeu de ce travail créatif et collaboratif, visuel et oral : aider les élèves à s’approprier « l’espace urbain proche et pourtant trop souvent lointain ».
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/08/31082020Article637344555283464848.aspx
    http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/lettres/continuite-pedgogique-et-numerique-en-lettres-carte-du-tendre-pr

    Cartographier l’#insécurité au collège
    Professeure d’histoire-géographie au collège Molière de Beaufort en Anjou, #Anaïs_Le_Thiec lance sa classe de 5ème dans une cartographie sensible du collège. Elle les invite à libérer leur parole via une #storymap.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/10/18102019Article637069844590338061.aspx

    Dans ma ville on traîne
    Visite guidée et habitée par le rappeur #Orelsan, qui propose une description de la ville de #Caen. L’intérêt principal est de rappeler qu’un espace géographique, avant d’être un objet d’étude, reste surtout un lieu de vie que l’on habite. Le rappeur énumère ses souvenirs d’enfant, d’adolescent, d’étudiant. Ce faisant, il raconte SA ville. Il associe chaque action passée au lieu où elle s’est déroulée.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2020/10/dans-ma-ville-on-traine-visite-guidee.html

    Des lieux où l’on exprime ses sentiments
    Carte interactive des lieux où les étudiants ont déclaré avoir pleuré sur le campus de l’université de Waterloo aux Etats-Unis (avec les commentaires). Cela correspondrait-il aux bâtiments de sciences et de mathématiques ?
    http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/l3t3xx/oc_an_interactive_map_of_where_students_have

    Psycho-géographie de la ville de #Gibellina
    Quand les artistes essaient de tromper les algorithmes de télédétection. C’est ce qu’a fait l’artiste #Burri avec une oeuvre d’art gigantesque couvrant les ruines de la vieille ville de Gibellina en Italie (à voir dans Google Maps)
    http://www.archdaily.com/958178/the-psycho-geography-of-the-cretto-di-burri

    Lyon-La Duchère 2030 : imaginer des scénarios prospectifs
    Ces #scénarios prospectifs sont proposés par des élèves de 2nde du Lycée La Martinière-Duchère concernant le projet d’aménagement urbain #Lyon-La Duchère 2030.
    http://canabae.enseigne.ac-lyon.fr/spip/spip.php?article1103

    #Cartographie_sonore du quartier de l’Union (#Lille - #Roubaix - #Tourcoing)
    Réalisé dans le cadre du projet de recherche Géographie et prospective piloté par l’IFE, cette expérimentation pédagogique a permis de découvrir par l’expérience spatiale un projet d’#aménagement_urbain d’envergure (son évolution, ses acteurs et ses enjeux) dans l’environnement proche des élèves, en privilégiant une géographie fondée sur l’expérience du terrain.
    http://ife.ens-lyon.fr/geo-et-prospective/projet/cartographie-sonore-du-quartier-de-lunion

    #Cartophonies
    Comment sonne le monde ? Le site « Cartophonies » a pour objectif d’explorer l’#expérience_sonore contemporaine et d’aider a les prendre en compte dans l’avenir et dans les projets de transformation. Il contribue à construire une connaissance des milieux habités, du vécu des espaces et des ambiances contemporaines, celles du passé proche comme celles du futur.
    http://www.cartophonies.fr
    #son

    Cartes et mise en récit des mobilités
    Dans le cadre d’une recherche doctorale, #Sylvie_Joublot-Ferré étudie les spatialités des adolescents en s’appuyant sur la cartographie de leurs déplacements quotidiens enregistrés sous forme de traces GPS et en analysant ces cartes comme des #récits_de_vie.
    http://www.researchgate.net
    http://www.radiobus.fm/episode/interview-de-sylvie-joublot-ferre-hepl

    Comment les enfants ont perdu le droit de se déplacer
    Carte montrant le territoire pratiqué pendant l’enfance sur quatre générations à #Sheffield.
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html

    Comment les jeunes géographes ressentent-ils le monde contemporain ?
    Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s’orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d’une génération.
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/cartographie-emotions-monde-contemporain

    « Mais madame, je n’y suis jamais allé ! »
    Un #voyage_virtuel à #La_Réunion à travers la confection de #cartes_postales sensibles par des élèves de lycée professionnel. La #géographie_expérientielle ce n’est pas seulement du vécu, ce sont aussi (et surtout) des représentations (article extrait des Cahiers pédagogique, n° 559 "L’aventure de la géographie".
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Mais-madame-je-n-y-suis-jamais-alle

    Tour de la France par deux enfants (G. Bruno)
    Cet ouvrage constitue l’archétype du roman scolaire géographique. Réédité de nombreuses fois depuis sa sortie en 1877, l’ouvrage a connu un énorme succès (plus de 9 millions d’exemplaires), contribuant à façonner une image du territoire national.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684551x

    Une géographie subjective à travers les romans d’aventure pour la jeunesse
    Aurélie Gille Comte-Sponville, Modernité et archaïsme des lieux dans les romans d’enquête et d’aventure pour la jeunesse pendant les Trente Glorieuses en France, thèse soutenue en 2016. L’importance des lieux correspond à la quête d’une #utopie de l’enfance éternelle, qui figerait non seulement les héros dans la perfection de leur âge, mais aussi les lieux, dans une forme d’uchronie idéalisée.
    http://www.theses.fr/2016ARTO0008

    Le #Londres des romans de #John_Le_Carré
    #Mike_Hall a été chargé de dessiner pour l’éditeur Penguin Books la carte des personnages, des lieux et des scènes de romans d’espionnage de John Le Carré.
    http://thisismikehall.com/smileyslondon

    La carte de la classe de khâgne
    Cartographie subjective de la classe khâgne par Gus (@ecsolius) : quand un khagneux dresse la carte symbolique d’une année en prépa littéraire
    http://twitter.com/ecsolius/status/1292071140047937536

    La carte des mathématiques
    La carte du "#Mathematistan" représente les rapports ambigus que l’on peut avoir les #mathématiques. Une région souvent inaccessible ?
    http://www.reddit.com/r/math/comments/2av79v/map_of_mathematistan_source_in_comments

    Cartographie de son appartement
    Géographie de mon appartement vu par Thibaut Sardier.
    http://twitter.com/tsardier/status/1326832393655816192

    Cartographie imaginaire du nourrisson
    @LittleBigData suit, en infographies et sur les réseaux sociaux, les tourments et les joies de #jeunes_parents (voir cette présentation). Le résultat est un cartographie imaginaire des premiers mois de la vie d’un enfant. Avec une magnifique carte de la première année extraite de l’ouvrage Le Bébégraphe publié par Claire Dealberto et Jules Grandin aux éditions Les Arènes en 2021.
    http://twitter.com/LittleBigData_/status/1263721598076555265

    Carte des #lieux_communs
    De "l’usine à gaz" au "terrain d’entente", @LaMineComics passe en revue tous nos lieux communs inspirés de métaphores géographiques.
    http://twitter.com/LaMineComics/status/1097068721846321152

    https://cartonumerique.blogspot.com/p/cartes-sensibles.html

    #cartographie_sensible #bibliographie #ressources_pédagogiques

    ping @visionscarto @odilon @reka

  • Une note du CSP annonce un nouveau programme de maternelle
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/12/10122020Article637431806342468269.aspx

    Epargnée jusque là, l’école maternelle va elle aussi être profondément modifiée par JM Blanquer. Arguant de la scolarisation obligatoire dès 3 ans, le Conseil supérieur des programmes (CSP) définit un recadrage important du programme de maternelle. La nouvelle école maternelle sera celle des fondamentaux, des évaluations nationales (de le PS à la GS), des listes de vocabulaire et surtout de la préparation de l’évaluation de CP. Car l’école maternelle sera axée sur la préparation à l’entrée en CP. Alors que les programmes existants donnent toute satisfaction, le ministre fait plus qu’amener un nouveau programme. Il construit une véritable rupture dans la culture professionnelle des enseignants de maternelle.

  • L’Assemblée supprime l’Observatoire de la sécurité des établissements

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/09/30092020Article637370474577846828.aspx

    En pleine crise sanitaire, alors que les problèmes de sécurité sont primordiaux et tout en reconnaissant la qualité du travail de l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement, la majorité a voté le 28 septembre sa suppression. C’est maintenant clair : à la sécurité des élèves et des personnels, le gouvernement préfère le silence et le confort de l’administration.

    #macronisme

  • À propos des Programmes Investissement Avenir (PIA), Blanquer tente une fois de plus de convaincre les enseignant·es qu’on peut faire du neuf avec du vieux et à moindre coût en recyclant les fausses bonnes idées de ses prédécesseurs :

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/09/22092020Article637363565148896779.aspx

    De ces 27 millions [de subventions tous établissements confondus], on attend « un effet transformant des pratiques d’enseignement des professeurs ; un effet transformant des stratégies d’apprentissage des élèves ; garantir la continuité pédagogique en cas de rupture des enseignements en présentiel ; contribuer à la résilience du système éducatif en cas de crise ». Finalement c’est un des points communs de ce plan numérique avec ses très nombreux prédécesseurs : faire croire que l’Ecole (E majuscule !) sera transformée par le numérique.

    Pourquoi ça ne marche pas

    Malheureusement il y a bien d’autres points communs avec les précédents plans numériques. Comme les autres, ce plan ne tient aucun compte des motifs de l’échec des plans précédents même s’il se prétend novateur, « universel », « complexe » etc.

    Pour s’en convaincre, il suffit de relire le rapport que la Cour des Comptes a consacré au plan Hollande. Ce dernier avait une autre dimension : il mobilisait un milliard pour équiper les collèges et former les enseignants. Il a échoué parce que JM Blanquer lui a tordu le cou dès son arrivée rue de Grenelle alors qu’il devait se terminer fin 2018. Mais la Cour montre aussi ses erreurs. Lisons le projet des Territoires au regard de ce rapport.

    #éducation #pédagogie #plans_numériques #TICE

  • Coronavirus : Olivier Véran annonce des mesures à Lyon et Nice et de nouvelles consignes pour les écoles
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/17/olivier-veran-annonce-des-mesures-a-lyon-et-nice-et-de-nouvelles-consignes-p

    Coronavirus : Olivier Véran annonce des mesures à Lyon et Nice et de nouvelles consignes pour les écoles
    Lors d’une conférence de presse, jeudi, le ministre de la santé a également annoncé une priorisation des tests et de nouveaux centres de prélèvements pour éviter l’« embouteillage ».

    Le ministre de la santé Olivier Véran a défendu, jeudi 17 septembre et sans faire de grandes annonces, la stratégie du gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 : prendre des mesures locales, prioriser l’accès aux tests et adapter les restrictions pour les enfants à l’école, et ce dans l’objectif de « conserver notre vie sociale [et] économique. »

    Lors d’une conférence de presse appelée à devenir hebdomadaire, le ministre de la santé a présenté la situation sanitaire, avec une épidémie « à nouveau très active » sur le territoire. Il a annoncé que 53 départements ont désormais dépassé le seuil d’alerte. « Aujourd’hui, a listé le ministre, tous les indicateurs [taux d’incidence, taux de reproduction, taux de positivité] montrent une progression de l’épidémie. »

    Il a également prévenu que la « circulation active » et rapide du virus chez les jeunes avait une conséquence directe sur les plus de 65 ans, « les plus fragiles face au Covid-19 ». Il appelle ainsi les personnes âgées à « se protéger encore davantage » : il faut « réduire encore le nombre de personnes que vous voyez chaque jour ».

    eudi soir, les derniers chiffres des autorités sanitaires ont fait état de 10 593 nouveaux cas diagnostiqués en 24 heures, un chiffre inédit depuis le début de l’épidémie. Le nombre de nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours s’est élevé à 3 223, contre 2 976 mercredi, et le nombre d’admissions en réanimation à 535, contre 508 la veille.

    Des prochaines mesures pour Lyon et Nice

    Le gouvernement a demandé aux préfets du Rhône et des Alpes-Maritimes de lui présenter « d’ici samedi » de nouvelles mesures locales « pour enrayer la circulation du virus et limiter son impact sur le système sanitaire », a annoncé Olivier Véran. « Les maires de Nice et de Lyon ont d’ailleurs déjà commencé à prendre des mesures par anticipation, » a-t-il reconnu.
    A Nice et Lyon, le taux d’incidence a atteint respectivement 200 – soit « quatre fois la cote d’alerte » – et 150 cas pour 100 000 habitants. En région PACA, le haut nombre de personnes en réanimations pour Covid-19 inquiète également le ministre – ils occupent 30 % des lits, contre 15 % sur l’ensemble du pays. 
    « Si la situation sanitaire ne s’améliore pas » à Marseille et en Guadeloupe, où des mesures ont déjà été adoptées selon le même processus, « il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes », a prévenu M. Véran, citant « la possible fermeture des bars » ou « l’interdiction des rassemblements publics ». Celles-ci seront « naturellement décidées au niveau local », a précisé le ministre.

    Dans d’autres villes, « à Lille, Toulouse, Rennes, Dijon et Paris, le taux d’incidence en population générale est élevée, de l’ordre de 3 à 4 fois la cote d’alerte » mais « les seuils critiques ne sont pas encore atteints », a expliqué Olivier Véran. « Nous serons extrêmement attentifs dans ces métropoles ».

    Des nouvelles consignes pour les écoles et les crèches

    Les professionnels des crèches, qui devaient jusqu’à présent porter le masque uniquement en présence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants, a annoncé Olivier Véran.
    Il a également indiqué que, selon les nouvelles recommandations du Haut conseil de santé publique, les restrictions qui touchent aux contaminations entre enfants allaient être assouplies. « Les enfants, en primaire, en maternelle, en crèche, sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes autour d’eux », a-t-il expliqué. Ainsi, « lorsqu’un enfant est testé positif (…), il doit être isolé sept jours chez lui, mais les autres enfants de sa classe pourront normalement continuer à se rendre à l’école. »

    « Les enfants doivent aller à l’école et il n’y a pas lieu de renvoyer les élèves chez eux, voire de fermer des établissements entiers, à la première alerte, » a résumé Olivier Véran. Le ministère de l’éduction doit bientôt préciser ces nouvelles consignes.

    Priorisation des tests pour éviter l’« embouteillage »

    Cette semaine, a assuré Olivier Véran, plus de 1,2 million de tests ont été réalisés en France. Le ministre de la santé a reconnu que cette stratégie « assumée » de tests « à grande échelle » « gratuits et sans ordonnance », a provoqué un « embouteillage » un peu partout en France. « Nous sommes - au regard du nombre de tests réalisés chaque jour - confrontés à de réelles difficultés organisationnelles que nous devons résoudre. »

    « C’est la raison pour laquelle nous avons instauré une doctrine de priorisation des tests avec une liste de personnes prioritaires, » a insisté le ministre de la santé : « Les personnes qui disposent d’une prescription médicale sont prioritaires », ainsi que, dans l’ordre, « les personnes symptomatiques, les soignants, les aides à domicile et les cas contacts. » Pour le ministre, il faut également veiller à ne pas élargir outre mesure les chaînes de transmission : « les cas contact des cas contact ne sont pas des cas contact ».
    Olivier Véran a par ailleurs annoncé le déploiement de 20 centre de prélèvements « pour les publics prioritaires » en Île-de-France. « Ces centres seront réservés de 8 heures à 14 heures au public prioritaire et pourront réaliser au moins 500 tests PCR chacun par jour, » a précisé Olivier Véran.

    Il a par ailleurs annoncé que des premières opérations avec des tests antigéniques, plus rapides que les tests PCR, seront menées en Île-de-France, sans donner de date précise. En lien avec l’Allemagne, la France a « passé des premières commandes à hauteur de 5 millions de tests antigéniques » qui doivent être livrés « d’ici à début octobre ». Ces tests ne sont pas destinés aux personnes avec des symptômes ni aux « cas contacts ».
    S’agissant des tests salivaires, le ministre indique « attendre » l’avis de la Haute Autorité de santé, qui doit être publié « de façon imminente », pour « déterminer quels publics et dans quelles conditions ces tests salivaires pourraient être réalisés ».

    Faudrait p’têt que les « checknewsers » viennent se coltiner ce monument d’ineptie ...

  • Pascal Bouchard : Blanquer, l’Attila des écoles
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/09/14092020Article637356654652757181.aspx

    « Il est celui derrière qui l’herbe ne repoussera que par touffes éparses tandis que la facture sera salée. Seule une personnalité hors du commun pouvait à ce point bouleverser l’institution ». Journaliste éducation depuis 1998, Pascal Bouchard publie un livre qui, malgré le titre, n’est pas un pamphlet mais une analyse des idées pédagogiques de JM Blanquer et de son entourage, principalement le conseil scientifique. Sa thèse c’est que JM Blanquer a vraiment une pensée sur l’éducation et qu’il utilise des scientifiques pour les mettre en application. Cela nous vaut de très belles pages sur le conseil scientifique, ses conceptions pédagogiques et celles du ministre. On appréciera le décryptage argumenté d’un très bon connaisseur sur la lecture vue par JM Blanquer ou encore la démonstration de l’extraordinaire aptitude au mensonge du ministre. Mais du coup, la politique ministérielle est dépolitisée et désocialisée. C’est dommage si l’on pense que JM Blanquer est surtout porteur d’un projet politique.

    #éducation #enseignement #service_public (casse du) #Blanquer #incompétence #mensonge_d'état

  • Covid : Le gouvernement dans ses contradictions
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/09/14092020Article637356654646975783.aspx

    « Le premier ministre utilise un ton solennel mais sait très bien que dans les lycées et collèges on s’entasse à 36 voire 39 », répond le Snes dans un tweet. C’est que l’école n’est pas capable d’appliquer les mesures recommandées par J Castex.
    Les règles de distanciation sont « recommandées » mais non appliquées car les classes sont trop chargées pour cela. Le lavage des mains est un problème dans un quart des écoles et établissements qui n’ont pas assez points d’eau. Quant aux masques, le ministère continue à les vanter alors qu’ils semblent très inférieurs aux simples masques chirurgicaux.

    Une étude réalisée par l’agence flamande soin et de santé de Belgique montre que la contamination se fait surtout sur le lieu de travail et à l’école. C’est ensuite qu’elle gagne les familles.

    Alors qu’en France, certain·es enseignant·es prétendent exactement le contraire. Blanquérisation des esprits ?

  • Bruno Devauchelle : Numérique en classe, l’indépassable obstacle pédagogique
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/06/19062020Article637281485630420716.aspx

    Morceaux choisis :

    A cette affirmation souvent entendue dans les discours officiels « le numérique transforme la pédagogie », j’oppose celle-ci, aussi connue : « la pédagogie précède toujours le numérique » ! Car la première affirmation erre dans les couloirs de l’éducation depuis bientôt cinquante ans.

  • A qui profite le prof bashing ?
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/06/11062020Article637274573903079309.aspx

    « Comment des milliers de profs n’ont pas assuré leur propre cours pendant le confinement ». France 2 a pris sa part dans ce qui devient une vraie campagne médiatique contre les enseignants. Bien sur elle arrive au moment où le gouvernement va « alléger » le protocole sanitaire pour faire taire les enseignants. Mais elle clôt aussi d’une certaine façon l’épisode exceptionnel qu’a connu l’école, jetée sans aucune préparation dans l’enseignement à distance. Pendant deux mois, l’Ecole a été lancée dans l’enseignement à distance dans une impréparation totale. Elle va en sortir éclatée, émiettée comme jamais. C’est cet épisode que vient clore la campagne contre les enseignants. Ils vont porter le chapeau.

    #Éducation_Nationale #prof_bashing

    • Vous reprendrez bien une petite tasse (de café) :

      Quand les idées du privé pénètrent l’Ecole

      Il y a aussi des formes endogènes où ce sont les idées , les pratiques du privé qui s’imposent dans le public. C’ets ce qu’on voit avec le New Public Management . Il a déjà pénétré la plupart des pays développés. Nous vivons en ce moment en France une ultime tentative pour le faire accepter à travers le « nouveau métier enseignant » et les nouvelles formes de gestion passées dans la loi de transformation de la fonction publique. Le nouveau plan pour l’éducation adopté en Wallonie (Belgique) préfigure ce qui attend la France : il rend les écoles responsables des résultats des élèves et prévoit des sanctions si les objectifs évalués ne sont pas atteints.

      La privatisation des esprits

      Il y a aussi des formes plus masquées de la privatisation. C’est le cas du développement du soutien scolaire privé ou encore du développement d’une offre parallèle à l’école d’Etat justifiée par des raisons idéologiques ou la recherche d’une autre pédagogie. C’est aussi le développement de l’école à la maison. Là aussi ce développement s’appuie sur une tendance de fond de la société : l’individualisation.

      La privatisation peut aussi progresser en passant par l’expérimentation ou le soutien social, rappelle X Pons. Il donne en exemple Teach for France , devenu Le choix de l’école. Ce programme américain, soutenu en France par l’Institut Montaigne et l’Education nationale, utilise des élèves des grandes écoles pour les envoyer dans les classes de quartiers populaires comme contractuels. « Au nom de cela on promeut une autre vision de la carrière des enseignants et de leur gestion. C’est une stratégie des acteurs privés de passer par là pour avoir un effet d’entrainement sur le système éducatif ».

      Source : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/02/06022020Article637165711505818185.aspx

      Repris sur le site CGT éduc’action 76/27 :
      http://educaction7627.fr/spip.php?article4065

    • Un dossier sur le sujet par Thierry Chevaillier, Université de Bourgogne, et Xavier Pons, Université Paris-Est Créteil

      https://journals.openedition.org/ries/8837

      Les privatisations de l’éducation – Revue internationale d’éducation sèvres 82

      Les processus de privatisation « en » éducation et « de » l’éducation concernent désormais la plupart des pays du monde.

      Dans un contexte de mondialisation et d’internationalisation accrues des systèmes éducatifs, la mise en œuvre, ces dernières décennies, de mesures spécifiques de privatisation, le développement d’un secteur marchand de l’éducation, mais aussi des évolutions sociétales de fond concernant les notions d’individualisme et d’individu interrogent d’une nouvelle manière les enjeux liés aux privatisations.
      La promotion des intérêts privés est-elle compatible avec un processus d’éducation ? Induit-elle irrémédiablement, par exemple, une conception utilitariste de l’éducation ? Quel est son impact sur les nouvelles générations et leur capacité à faire société ? Finalement, les privatisations en cours de l’éducation en changent-elles la nature ou ne s’agit-il que d’une différence de modalité d’organisation ou de gouvernance ?

    • Commentaires et développements par un inspecteur d’académie :

      https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-veran/blog/050220/privatisations-de-l-education-quels-impacts-dans-le-monde

      Prônée souvent comme facteur de progrès éducatif, la transformation de l’éducation en marché, sous différentes formes, est devenue une réalité en plein essor dans la plupart des pays du monde. Le dernier numéro de la Revue internationale d’éducation permet d’en mesurer les conséquences et les risques en termes éducatifs et politiques.

  • L’école à distance à l’heure du déconfinement : Premier bilan
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/05/13052020Article637249542396794122.aspx

    Morceaux choisis :

    =>Sur l’étude :

    L’étude est construite à partir de deux questionnaires, l’un adressé aux enseignants du 1er et 2nd degrés, un autre adressé à leurs élèves de la maternelle au lycée . Ces questionnaires mis en ligne le 8 avril 2020, à propos de l’activité des enseignants et des élèves en période de confinement, totalisent plus de 6000 réponses à ce jour.

    Perrine Martin, Christine Félix, Pierre-Alain Filippi et Sophie Gebeil (Aix-Marseille Université)

    => Sur l’état de préparation :

    Les résultats de notre enquête confirment que la communauté éducative s’est largement interrogée - voire inquiétée - sur la mise en œuvre réelle de cette continuité pédagogique, à la fois sur des questions techniques, pédagogiques et didactiques : quels devoirs faut-il déposer et à quelle fréquence ? Sur quels supports ? Comment ? Faut-il prévoir des sessions synchrones, des modalités d’évaluation du travail, de contrôle de l’assiduité ? Faut-il assurer une permanence à distance pour répondre aux questions des élèves ...et/ou de leurs parents et sur quelles plages horaires, etc. ? Sans oublier toutes les questions d’enseignement/apprentissage qui vont bien au-delà de la seule réflexion à propos du dilemme « faire faire des révisions » vs « aborder de nouvelles notions ».

    Seulement 19,7% des enseignants déclarent travailler avec un ordinateur professionnel. Pendant la période de confinement, les enseignants ont donc majoritairement utilisé leur matériel personnel, souvent partagé avec leurs enfants (47,1%) ou leur conjoint (42,4%).

    A cela s’ajoute le fait que toutes les familles ne sont pas équipées en matériel informatique, en imprimante, en scanner et en connexion Internet.

    Il est donc important de souligner que c’est bien l’équipement personnel des enseignants et des élèves qui a permis d’assurer cette continuité pédagogique et de suppléer à une dotation insuffisante de matériel professionnel portable. De plus, ces écarts d’équipements révèlent également que cette situation creuse des inégalités entre élèves ce qui doit nous alerter sur d’autres points (suivi des cours à distance, vérification de l’assiduité, notation...) à ne pas négliger dans la réflexion qui s’amorce.

    => Sur le numérique et l’enseignement à distance

    96,5 % des enseignants affirment utiliser les outils numériques pour travailler même avant le contexte de confinement. De plus, 67,1% d’entre eux se considèrent comme des personnes connectées et 69,2 % s’estiment à l’aise avec les outils numériques.

    L’usage du numérique en classe est majoritairement consacré à la diffusion de supports (67%) et non pas réellement à l’enseignement à distance.

    D’ores et déjà, on comprend que la mise en œuvre d’un enseignement à distance efficace ne s’improvise pas ... même avec une profusion de ressources mises à disposition des équipes dans le cadre du plan numérique. Les questions de la scénarisation et de la didactisation des contenus, par exemple, restent fondamentales pour la mise en œuvre d’un enseignement à distance.

    Il est important de ne pas oublier qu’en distanciel, les élèves ont également besoin d’être autonomes dans l’usage des outils numériques. En effet, beaucoup d’entre eux ont été confrontés à des difficultés liées à la méconnaissance de certains outils ou pratiques qu’ils ne maîtrisaient pas.

    => Sur l’auto-formation des enseignants :

    54,8% estiment ne pas avoir été conseillés quant aux choix des outils numériques. Pour faire face, 76,4% des enseignants se sont tournés vers des collègues en cas de difficultés, ou vers leurs proches (50,9%). D’ailleurs 84% d’entre eux affirment d’ailleurs avoir eu des contacts réguliers avec l’équipe pédagogique.

    Les enseignants, dans leur grande majorité, ont travaillé seuls durant les premières semaines de confinement pour organiser la scénarisation des enseignements et le suivi de leurs élèves

    63% d’entre eux déclarent travailler plus de 4h par jour et 21% au-delà de 7h, avec un temps passé devant un écran qui a doublé ou quadruplé pour 80% des enseignants.

    => Sur le bilan :

    il ne s’agissait pas d’un enseignement à distance “préparé” mais bien d’un enseignement à distance improvisé dans l’urgence par les équipes éducatives.

    Pour aborder au mieux la nouvelle phase qui s’ouvre, “mi à distance, mi en présentiel”, il est sans doute urgent d’envisager que tous les enseignants soient dotés, à domicile, d’un matériel professionnel performant pour assurer ce fonctionnement mixte.

    Il est également nécessaire de réaffirmer la dimension collective de l’enseignement, y compris à distance, et de penser une coordination centralisée quant au travail exigé des élèves.

    #continuitepedagogique #education #etude

  • Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/14052020Article637250435761243497.aspx

    => Sur le scientisme qui a cours au MEN

    le Ministre, dès son arrivée rue de Grenelle, a voulu donner une caution scientifique colorée de modernité à ce qui ne relève que de mesures idéologiques marquées dans les faits du sceau d’une pensée conservatrice et néolibérale sommaire

    Ici, ne règne qu’une vision de la recherche cognitive, sans la didactique, sans les sciences de l’éducation, ni la sociologie de l’école. « Tout se joue dans le cerveau » dit le ministre. Vive l’imagerie du cerveau. À bas les 100 ans de recherches pluridisciplinaires sur l’école !

    Les neurosciences (et encore, une école particulière) sont érigées au rang de nouvelle doctrine pédagogique au détriment du savoir-faire des enseignants et des personnels d’encadrement de terrain ; elles se substituent ainsi à la compréhension des enjeux culturels, sociaux et cognitifs des apprentissages scolaires. Le numérique éducatif, alpha et oméga de la pensée pédagogique actuelle, sert de cheval de Troie pour infiltrer les pratiques pédagogiques et offrir l’échec scolaire en marché aux éditeurs numériques et opérateurs privés.

    Symptomatiquement, la loi « pour l’école de la confiance » couvre de facto une politique de la défiance inédite à l’égard du pédagogique. Le plus grave est là

    #education

  • Chéri·e, j’ai dématérialisé les gosses !

    Le Ministre annonce dans les médias que "L’École de demain sera à distance".
    Et les milieux éducatifs autorisés de bruisser sur l’expérimentation dans les semaines à venir puis le maintien après l’épidémie de formes pédagogiques dites "hybrides" ou "mixtes" (c’est-à-dire articulant présentiel et distanciel).

    On pourrait être surpris de ces annonces et du maintien d’une ligne EdTech orthodoxe après 2 mois de confinement qui ont montré les limites du distanciel et son effet sur les décrochages scolaires de la Petite Section à la Terminale provoquant l’accélération des inégalités sociales, dans le contexte d’un système éducatif français où les effets de l’origine sociale est déjà un des plus prégnant au monde.
    Mais là n’est pas mon propos.

    Je bute sur une simple question concernant le maintien de temps en distanciel à long terme : « Où seront les gosses de 3 à 17 ans (donc) sur les temps de distanciel ? ».
    – Chez eux ? Seul·es ? Accompagné·es par des parents en télétravail mais juste pour les cols blancs alors ? Ou on confie officiellement cette mission aux femmes vu qu’elles ont assuré efficacement leur triple journée pendant le confinement ? Ou on passe aux 28h/hebdo payées 39 pour les salarié·es-parents ?
    – Dans des CRAD ? de grands Centres de Regroupement Apprenants Distanciés ? gardé·es par qui ?
    – Chez PapiMamie ? (Ah bah non avec la réforme des retraites PapiMamie seront en télétravail… ou pédaleront en tandem pour UberEats)
    – Numérisés dans le Cloud ? Mais, du coup, c’est les GAFAM qui toucheront l’Allocation de Rentrée Scolaire ?

    Si quelqu’un a compris les modalités à long terme des sessions de distanciel envisagées de la Maternelle au Collège, je veux bien qu’on m’éclaire…

    – Blanquer : L’Ecole de demain sera à distance (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/05/11052020Article637247793278211407.aspx

    #éducation #edtech

  • « Des hauts-fonctionnaires qui quittent leur devoir de réserve pour dénoncer la mise au pas de l’éducation nationale par #Blanquer pour servir son projet réactionnaire, ça traduit l’étendue du problème.
    La méthode Blanquer, c’est l’école de la matraque... »

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/14052020Article637250435761243497.aspx?actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkN

    Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer

    " Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire ". C’est un groupe d’une quinzaine de hauts fonctionnaires de ce même ministère (Dasen, inspecteurs généraux, cadres du ministère) qui nous a fait parvenir cette tribune. Les mentions de deux rapports internes non publiés de l’Inspection générale montre l’origine du texte. Ils dénoncent une "mise au pas" du ministère qui va des cadres aux enseignants de terrain astreints à suivre des guides pédagogiques. Plus que "l’aveuglement scientiste " de ce dernier, ils démontent les politiques menées par JM Blanquer depuis 2017. D’abord sur l’enseignement professionnel, officiellement "réévalué", alors que s’applique en fait un véritable hold up sur l’avenir des jeunes des lycées professionnels à qui on ferme toute perspective de poursuite d’études. Même logique pour les autres lycéens, engagés avec les E3C dans une course perpétuelle à la performance qui élimine les faibles. La "priorité au primaire", proclamée par JM Blanquer, est en fait la "priorité aux maternelles privées", favorisées par la loi Blanquer. Ainsi dénoncent-ils le "double discours permanent" de JM Blanquer "nourrissant une rhétorique d’une duplicité chronique". Pour les auteurs, attachés aux valeurs républicaines de l’École, la politique menée par JM Blanquer est profondément réactionnaire. Quelques jours après la tribune d’un haut fonctionnaire du ministère de l’Éducation nationale, ce nouveau texte témoigne du climat insupportable qui règne rue de Grenelle (...)

    Un projet réactionnaire

    Nous contemplons aussi, atterrés au quotidien, des mesures dites « pour la justice sociale » qui ne font qu’augmenter les inégalités sociales devant l’école.

    En voie générale , sous le prétexte de l’exigence et du rehaussement du niveau, le ministre rétablit une culture élitiste qui trie, hiérarchise et sélectionne les élèves, mettant en place la compétition de tous et l’élimination des plus faibles au fur et à mesure du cursus scolaire. La réforme du Bac soumet les familles à une carte des enseignements de spécialités créant des inégalités territoriales de fait. Les E3C soumettent à une pression certificative permanente les élèves et leurs enseignants ; dénoncées par les Chefs d’établissement et par une note interne de l’Inspection générale, perturbées dans plusieurs établissements, générant anxiété des élèves, pression permanente de tous et difficultés de mise en œuvre, ces épreuves ne servent que des logiques évaluatives au détriment des logiques de formation.

    En voie professionnelle , alors qu’une large part du projet de démocratisation de l’École a reposé sur l’accès de ces élèves à l’enseignement supérieur, les bacheliers professionnels ont été dépossédés à bas bruit des disciplines de l’enseignement général par une baisse drastique des horaires, ce qui leur interdit désormais tout projet de poursuites d’études. Cette saignée horaire des disciplines générales en lycée professionnel, dénoncée par les enseignants comme on crie dans le désert, attente aussi à un enseignement émancipateur, levier majeur de l’intégration des élèves issus des milieux populaires. Cette politique consiste, de fait, à séparer les LP du paysage scolaire français en les arrimant au monde de l’entreprise et à une vision surannée et irréelle de l’apprentissage.

    Dans le primaire et au collège , la liste est longue encore des entorses à notre Pacte républicain autour de l’École : une priorisation accordée à la maternelle privée (avec l’obligation scolaire à 3 ans) quand les maternelles publiques manquent de moyens ; une instrumentalisation de la thématique de l’échec scolaire pour rogner sur les moyens attribués à l’Éducation prioritaire (dont le nom même s’efface du portail internet du ministère) ; l’abandon de la dimension pédagogique de l’Éducation Prioritaire se faisant, au profit du thème, politiquement fort, de la ruralité. Nous dénonçons, en tant qu’acteurs de terrain et pilotes de ces réseaux, le détricotage progressif de cette politique œuvrant depuis des années à comprendre et à agir sur les difficultés des élèves les plus éloignés de l’École.

    Et pour aggraver encore le constat, le Ministre a choisi une mise en scène d’un traitement « sage » de la question de la laïcité scolaire tout en nommant un Conseil des Sages composé de membres dont certains sont très nerveux sur ces questions sensibles, contribuant ainsi à une irresponsable hystérisation du débat médiatique sur l’islam. Ce principe de laïcité scolaire, auquel nous tenons tant, se dit parfois au mépris de la loi, par le Ministre lui-même. À ce titre, l’instrumentalisation de la laïcité à des fins politiques, est heureusement contrôlée par les acteurs de terrain que nous sommes et... le Premier ministre lui-même au sujet des mamans accompagnatrices. Une instrumentalisation qui s’étend aussi aux questions liées aux banlieues, et au mépris des travaux existants. Mais il est vrai qu’il s’agit souvent de travaux sociologiques que le ministre renvoie, d’une formule de slogan, à des bourdieuseries sans intérêt et fausses.

    Pourtant, le Ministre se voulait offensif sur la question de la citoyenneté : n’a-t-il pas annoncé un ajout au tryptique républicain : Liberté, égalité, fraternité et Respecter autrui ? Il s’agit là encore de l’énonciation d’une formule (« respecter autrui ») dont, nous, acteurs de terrain situés à tous les échelons de l’Institution, pouvons certifier du fait qu’aucune action ne vient appuyer cette intention, réduite à une formule d’affichage réservée à la communication médiatique ministérielle. Le Conseil Supérieur des Programmes a consciencieusement vidé de sa substance pédagogique l’enseignement moral et civique (EMC) par un ajustement de ces programmes deux ans à peine après sa mise en place. Verrouillage, contrôle et reprise en main sont là aussi à l’ordre du jour. De même, rien ne vient favoriser les formations d’enseignants sur ce « respecter autrui » dont l’exemple le plus net est la formation statutaire des enseignants du premier degré qui, cantonnés aux « fondamentaux » que seraient le français et les mathématiques, évacue tous les domaines de la culture (tant scientifique, humaniste, artistique, historique que géographique). La formation statutaire des cadres suit le même chemin dans un Institut (l’IH2EF) dévolu désormais uniquement à la passation des consignes ministérielles. Le ministère ferait bien d’initier dans ses logiques quotidiennes ce « respecter autrui » si absent de ses propres fonctionnements, comme un rapport de l’Inspection générale vient de le pointer, notamment au sujet de l’organisation interne de la rue de Grenelle et de la Dgesco en particulier.

    Nous, cadres de l’Éducation nationale, confondus par la situation faite à l’École de la République, ne pouvons nous résoudre à cet état de fait et prenons la responsabilité d’écrire ici pour, qu’au moins, nous puissions nous regarder en face et nous dire que nous avons prévenu du tournant qu’avait pris l’École. Car au-delà de telle ou telle mesure, c’est bien la philosophie d’ensemble qui vient heurter nos valeurs. La culture ministérielle actuelle est éloignée, de fait, de la culture professionnelle enseignante et de terrain. Le Ministre entend aujourd’hui piloter de façon autoritaire des réformes sans construire l’adhésion des enseignants et sans prendre en compte l’expertise des personnels d’encadrement. Symptomatiquement, la loi « pour l’école de la confiance » couvre de facto une politique de la défiance inédite à l’égard du pédagogique. Le plus grave est là. Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire. Le terrifiant verrouillage en cours du débat démocratique sur les enjeux et les finalités d’une École pour tous ne se fera pas avec notre contribution car nous ne voulons pas, nous, enseignants, formateurs, chercheurs, inspecteurs du premier et second degrés, inspecteurs généraux, directeurs académiques, cadres de l’administration centrale, trahir l’École de la République et ses idéaux.

    Groupe Grenelle

  • Tribune : Maurice Danicourt : Un haut fonctionnaire parle…
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/12052020Article637248579147820153.aspx

    Morceaux choisis :

    Sans relâche, depuis le début de son mandat, le ministre réserve ses annonces à la presse. Depuis le début, il joue le grand public contre eux Depuis le début, il les considère tout juste bons à appliquer ses directives, traduits en vade-mecum, guides et fiches de tous genres et de toutes couleurs, niant leur professionnalisme et ne comptant que sur leur obéissance, voire sur leur conscience professionnelle. Il n’y a donc pas eu lieu de s’étonner quand, au début de l’année, les enseignants n’ont jamais cru un mot de leur ministre quand il leur annonçait, suite à la réforme des retraites, une revalorisation en milliards d’euros… qui n’aura jamais lieu.

    Nous en arrivons au niveau intermédiaire celui des académies et départements où le problème est un peu plus ancien, même s’il ne date seulement que de quelques années. Depuis début 2012 , la gestion des écoles primaires, depuis plus d’un siècle effectuée par les IA (ancêtres des DASEN), fait l’objet d’une appropriation progressive par les recteurs. En effet, à cette date, le recteur est devenu le seul pilote de ses inspecteurs territoriaux (IEN compris) et le seul responsable du second degré, mais aussi du premier, jusque-là chasse gardée des IA. Et, si, universitaire ou haut fonctionnaire, il s’y connait beaucoup moins que l’IA, il s’y intéresse de plus en plus, souvent avec le souci louable de convergence des politiques ou de mutualisation des bonnes pratiques, en nommant un conseiller technique premier degré ou un doyen des inspecteurs du primaire, en réunissant tous les IEN de l’académie, en rencontrant les directeurs, en s’adressant directement à eux, etc.

    La dyarchie est celle que compose l’IEN et la directrice ou le directeur d’école. Rappelons au préalable que ce dernier n’est pas un chef d’établissement : il n’a guère d’autorité sur ses collègues (appelés d’ailleurs traditionnellement ses « adjoints » ; ces derniers sont surtout enclins à reconnaître sa fonction éminente quand la photocopieuse est en panne ou les toilettes bouchées, rarement pour animer un travail pédagogique collectif), il doit très majoritairement faire classe une bonne partie de son service et il n’a aucun collaborateur pour l’assister dans la multiplicité de ses tâches, contrairement au principal du collège voisin qui, même si celui-ci a moins d’élèves dans son établissement qu’une grosse école, peut s’appuyer sur un CPE et des surveillants, une secrétaire, un gestionnaire, même à temps partiel, et souvent un adjoint.

    La crise actuelle l’illustre malheureusement trop parfaitement. On a confié directement aux directrices et directeurs le soin de gérer la question, nouvelle et délicate, de l’enseignement à distance, avec les enseignants et les parents. On leur demande désormais, à eux et presqu’à eux seuls, oubliant les IEN, d’appliquer un protocole sanitaire et une circulaire de reprise, tâche qui relève presque de la mission impossible, au sens où il faudrait oublier que les enfants sont des enfants et que l’acte d’enseigner implique une nécessaire proximité à l’école maternelle comme à l’école élémentaire.

    La crise du Covid 19 est un révélateur. Elle montre qu’à l’école primaire, on marche sur la tête depuis des années, en misant sur l’autonomie de l’école, qui n’en a en fait aucune dans les textes, et sur les responsabilités accrues d’une directrice ou d’un directeur qui ne peut compter que sur son engagement, ses compétences et son charisme pour piloter ses collègues. La coupe est pleine. Il n’y a pas si longtemps que cela, une directrice mettait dramatiquement fin à ses jours, rappelons-nous-en. Le système actuel est à bout de souffle. Tout doit changer, vite, à tous les niveaux, bouleversant une organisation vieille de plus d’un siècle, remettant en cause un management plus récent et renvoyant un ministre dépassé. C’est à ce prix que le président de la République montrera, pour le « monde d’après », qu’il a vraiment retenu la leçon du Covid 19.

    #continuitepedagogique #1erdegre #education

  • Christophe Kerrero, le directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer siège à l’Ifrap
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/11052020Article637247793272742622.aspx

    Peut-on servir l’Etat et un organisme qui souhaite l’affaiblir ? Directeur de cabinet du ministre de l’éducation nationale, Christophe Kerrero est aussi membre du conseil scientifique de l’IFRAP, un lobby libéral très actif politiquement. Alors que l’Ifrap milite pour la réduction des effectifs de fonctionnaires, il est paradoxal de voir à la tête du ministère qui emploie la moitié des fonctionnaires d’Etat un responsable de cet organisme.
     
    Le "conseil scientifique" de l’Ifrap est une des instances dirigeantes de ce lobby. C Kerrero y siège aux cotés de Bernard Zimmern, fondateur de l’IFRAP, ancien membre du Club de l’Horloge et de plusieurs professeurs de l’ESCP Business School.
     
    Fondé par B Zimmern et JY Le Gallou, ancien président du FN, l’Ifrap s’est fait connaitre par son lobbying auprès des politiques, notamment des parlementaires, en faveur de thèses libérales. L’Ifrap a été déclaré d’utilité publique par F Fillon en 2009. Et en 2017, l’institut a soutenu le candidat, malheureux, des Républicains.

     
    En 2011, Franck Ramus, aujourd’hui membre du conseil scientifique de l’Education nationale, avait écrit que qualifier l’iFRAP « d’institut de recherche » est inadéquat car aucun des chercheurs examinés n’est détenteur d’un doctorat ou ni "n’a jamais publié le moindre article dans une revue internationale d’économie".
     
    Inspecteur général depuis 2012, ancien conseiller de Luc Chatel, Christophe Kerrero a été nommé directeur de cabinet de JM Blanquer en 2017. Après l’Institut Montaigne, proche du ministre, voici un second lobby ancré très a droite qui semble exercer son influence rue de Grenelle.

    #Ifrap #ministère #éducation

    • Depuis le terrible assassinat de Samuel Paty le 16 octobre dernier, le Ministre Blanquer a persévéré dans son discours ancré à l’extrême-droite et visant à fracturer la société et à pointer du doigt les organisations qui luttent contre les discriminations.
      https://visa-isa.org/fr/node/145968
      Dès 2017, le ministre Blanquer nommait Christophe Kerrero directeur de son cabinet. Kerrero est aussi membre du conseil scientifique de l’Ifrap, un lobby libéral qui milite pour la réduction des effectifs de fonctionnaires. L’Ifrap illustre bien les liens entre le libéralisme et l’extrême-droite puisque parmi ses fondateurs on trouve Jean-Yves Le Gallou, membre du Front national puis du MNR et co-fondateur club de l’Horloge, mais aussi Bernard Zimmern qui est également un ancien membre du Club de l’Horloge. Le club de l’Horloge est un cercle de pensée qui revendique le mariage entre le libéralisme de la droite traditionnelle avec le nationalisme de l’extrême-droite.

  • Tribune : Combien vaut une vie d’enfant ?
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/05052020Article637242620524531351.aspx

    À partir du 12 mai, ces enfants seront traités comme des poulets en batterie. Leur liberté de discuter, de jouer, d’échanger, de partager, de se déplacer, de construire et d’apprendre ensemble, sera réduite à néant.

    Le traitement que nous leur réservons est indigne et contraire au respect des droits des enfants. Nous avons #honte. Honte de participer à cela avec les enfants des autres alors que nos propres enfants resteront souvent chez nous, en sécurité, physique et psychologique.

    Nous aimerions pouvoir nous rassurer en nous disant que rouvrir dans ces conditions, c’est aider les familles à reprendre le chemin du travail... Mais en n’accueillant pas les enfants tous les jours de la semaine, nous savons que ce ne sera même pas le cas.

    Et surtout... Faire subir aux enfants ce que nous allons leur faire subir, cette fausse école sans âme ni échange, ce lieu où le commun n’existera plus, où le lavage (des mains) sera plus important que le partage, leur faire subir cela vaut-il le gain de la reprise (très partielle) du travail ?

    Combien vaut une vie d’enfant ? Combien vaut la santé, physique et psychologique, d’un enfant ? Si nous avions considéré qu’elle n’avait pas de prix, nous n’aurions pas rouvert. Cette décision, hélas, ne nous appartenait pas.

    Mais pourquoi y obéir ?

    • La séquence en cours dans une école de Poissy est un naufrage politique. Et je pèse mes mots.

      Des gestes barrière pas respectés, des politiques qui font n’importe quoi en classe, touchent leurs masques. Les enfants mettent la main au visage quand on leur parle (gênés), un protocole pas opérationnel alors qu’il n’y a pas 10 élèves.

      Qu’est-ce que le PR veut démontrer ?

      Tout est artificiel dans cette visite : les enfants n’auront pas accès aux bibliothèques, ils ne seront pas si peu nombreux, ils ne seront pas aussi détendus (les profs non plus) et le président ne sait pas porter un masque.

      Zéro pointé !

      « Cette période qui s’ouvre le #11mai, c’est notre responsabilité collective » #Macron se place encore en spectateur dans cette école de #Poissy.

      Il ne nous a rien demandé, c’est SA responsabilité pleine et entière ;
      Qu’il l’assume !
      #Deconfinement11Mai #COVID19

      « On saura début juin si on pourra avoir des vacances »
      Macron a choisi une école pour nous infantiliser, c’est bien vu ;
      Début juin, sauf miracle, ce sera le début de la #DeuxièmeVague donc on peut déjà faire une croix dessus...

  • Philippe Meirieu : « L’école d’après »… avec la pédagogie d’avant ?
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/04/17042020Article637227058065674645.aspx

    Morceaux choisis

    S’il y a une réalité que les historiens de la pédagogie connaissent bien, c’est, en effet, l’immense écart – le fossé, voire le gouffre – qui sépare les déclarations d’intention, générales et généreuses, des pratiques réellement mises en œuvre.

    Je ne prétends pas que faire cela est totalement et définitivement impossible avec le numérique, dès lors qu’il échappe aux vautours des EdTech et des GAFAM et qu’il s’inscrit délibérément dans une économie contributive, mais je crains que les outils numériques qui dominent aujourd’hui soient majoritairement porteurs d’une logique individuelle et techniciste, et que nous peinions, sans formation adaptée, à les mettre au service de la construction de véritables collectifs.

    Plus encore, je crains que les intérêts financiers en jeu soient si forts qu’ils nous entraînent, malgré nous, vers une conception marchande de l’enseignement où nos élèves, chacun devant leur écran et dans l’indifférence réciproque, consomment du logiciel plutôt que de partager des savoirs

    Cela a été répété sur tous les tons : « l’enseignement à distance accroît les inégalités » puisqu’il renvoie aux conditions matérielles, sociales, culturelles et psychologiques des familles.

    L’erreur a été de laisser croire, au moins au début, que cet « enseignement à distance » pouvait permettre de « faire le programme » de telle manière qu’à la reprise on puisse considérer que tout s’était passé normalement et que l’on pouvait faire « comme si de rien n’était ».

    En effet, quand l’élève n’est pas là et que l’interaction pédagogique est, de fait, particulièrement réduite, on mesure à quel point il est grave de transformer nos « objectifs » en « préalables ». C’est qu’on a trop tendance, dans nos institutions, à oublier que la motivation, le sens de l’effort, l’autonomie, l’exigence à l’égard de soi-même ne peuvent pas être des préalables à l’entrée dans une activité pédagogique, mais sont les objectifs mêmes de cette activité, indissociablement liés à l’acquisition des savoirs. En faire des préalables, c’est réserver l’activité pédagogique à ceux qui sont déjà « éduqués », et « bien éduqués » de préférence.

    [...] il faudra aussi, enfin, se poser la question de la répartition du budget au sein de l’Éducation nationale : n’est-il pas temps de changer de priorité et, plutôt que d’investir dans les filières élitistes – celles qui sélectionnent avant de former –, de donner la priorité aux filières d’excellence – celles qui forment avant de sélectionner.

    En ces moments où tous les regards sont tournés vers l’hôpital, n’est-il pas temps d’entendre ce que les enfants de Barbiana écrivaient, dans la Lettre à une maîtresse d’école en 1967 : « L’école se comporte comme un hôpital qui, pour améliorer ses résultats, soignerait les bien-portants et se débarrasserait des malades » ?

    Quand la société marchande leur faisait miroiter, jusqu’à ces derniers jours, un monde-magasin offert à leurs caprices, notre éducation doit maintenant leur faire découvrir un monde-trésor, un espace de recherche fabuleux offert à leur curiosité. Quand les médias leur montraient essentiellement une réalité qui fascine, sidère ou terrorise et à laquelle il faut se résigner, notre éducation doit les amener à interroger, questionner, interpeller pour constater que rien, jamais, n’est définitivement joué. Quand la société les enjoignait d’appartenir à un clan qui leur procure identité et sécurité, notre éducation doit leur montrer que le vrai bonheur est dans l’ouverture à l’altérité. Quand, partout, on leur susurrait à l’oreille qu’ils ne pouvaient trouver leur plaisir que dans la consommation effrénée de l’épuisable, notre éducation doit démontrer, au quotidien, que le vrai plaisir est dans le partage de l’inépuisable : les œuvres d’art et de culture, les connaissances et les savoirs, la transmission et la création… tout ce qui peut se multiplier à l’infini puisque chacune et chacun, en y accédant, n’en prive personne et que quiconque y accède peut le partager à l’infini veut avec autrui.

    #continuitepedagogique #education

    @philippemeirieu via @cafepedagogique

  • L’Education nationale arme les EMS
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/04/09042020Article637220160165086980.aspx

    Nouveau saut pour l’Education nationale. Un arrêté publié au JO du 9 avril autorise l’Education nationale à armer les Equipes mobiles de sécurité du rectorat de Mayotte. Ils pourront utiliser des matraques téléscopiques et des tonfas, armes de la catégorie D. Crées dans un but éducatif, les EMS changent de nature et deviennent dans ce rectorat , peut-être ailleurs également prochainement