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  • Des civilisations extraterrestres ? Huit signaux « intéressants » identifiés, une « nouvelle ère s’ouvre » - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/sciences/des-civilisations-extraterrestres-huit-signaux-interessants-identifies-un

    Avons-nous capté d’authentiques messages venus d’ailleurs ? Ce lundi, 17 chercheurs affirment dans la revue Nature Astronomy, avec toute la tempérance qui sied à cette vénérable publication scientifique, avoir identifié huit signaux « intéressants »… dans le cadre d’un travail de recherche d’intelligence extraterrestre !

    « Les caractéristiques de ces signaux pourraient potentiellement impliquer des signes de technologie au-delà de la Terre et une vie intelligente extraterrestre », avance plus explicitement l’astrophysicienne Cherry Ng, co-autrice de cette étude on ne peut plus sérieuse, fruit d’une collaboration entre l’université de Toronto (Canada) et l’Institut SETI (« Search for Extra-Terrestrial Intelligence »), installé en Californie (États-Unis) et en pointe dans ce domaine. Si ces résultats nécessitent de plus amples observations, elle assure même que « c’est relativement rare de voir des signaux avec des caractéristiques aussi convaincantes ».

    De quoi parle-t-on exactement ? Une méthode utilisée pour tenter de débusquer des civilisations dans le lointain est la chasse aux « technosignatures » : si une forme de vie avancée existait au-delà du système solaire, nous pourrions la repérer grâce aux signes laissés par ses technologies.

    À cet égard, les huit signaux radio « intéressants » révélés aujourd’hui le sont à plus d’un titre. Primo, ils sont à bande étroite, contrairement aux ondes émises par les astres, ce qui plaide pour une origine technologique. Secundo, leurs fréquences évoluent dans le temps, ce qui suggère un déplacement entre l’émetteur et la Terre, donc une nature extraterrestre. Tertio, chacun de ces signaux n’apparaît que lorsqu’un télescope vise une étoile précise. Son lieu d’émission ?

    https://www.leparisien.fr/resizer/4kJ1W_cjLNtnUHyhrQINzCzOCMw=/622x950/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/QJWJ3VEYLJFEJCDWKI6B6C3SVQ.jpg

    C’est en braquant son antenne vers cinq astres proches de nous que le Green Bank Telescope (GBT), en Virginie-Occidentale (États-Unis), a capté ces ondes radio exotiques. Situées entre 34 et 88 années-lumière, ces étoiles sont nos voisines. « Cela signifie que pour l’étoile la plus proche, la lumière a mis environ 34 ans pour nous parvenir », poursuit Cherry Ng. Il en serait de même pour un message radio. « Et en supposant un voyage à la vitesse de la lumière, ce qui n’est malheureusement pas possible, il faudrait 34 ans pour visiter ledit système. » On n’a trouvé pour l’instant aucune planète autour de ces cinq étoiles. Mais le disque de poussières qui orbite la dénommée HIP 62207 en fait une bonne candidate…

    « Un murmure dans une pièce bondée »

    Hourra ! Hip, hip, hip ? Non, car il y a un hic : les supposés « ET » ne « répondent » plus… « Nous avons poursuivi les observations à l’aide du télescope Green Bank vers les cinq étoiles à des jours différents. Nous n’avons re-détecté aucun de ces signaux. Cependant, nous ne pouvons pas complètement exclure ces étoiles en tant qu’hôtes d’intelligence extraterrestre car la transmission pourrait être intermittente », souligne Cherry Ng, qui travaille aujourd’hui en France pour le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

    « Une telle découverte nécessite une confirmation par d’autres instruments avant d’être certains que nous ayons détecté de la vie extraterrestre », observe l’astronome franco-américain Franck Marchis, qui n’a pas pris part aux travaux. Mais il salue « un résultat très important pour l’institut SETI » qui l’emploie depuis 15 ans et « une nouvelle ère qui s’ouvre » pour la recherche de civilisations extraterrestres « grâce à la technologie de machine learning », une intelligence artificielle auto-apprenante.

    Car lorsqu’en 2016, les huit signaux radio ont chatouillé l’oreille du GBT, plus grand radiotélescope orientable du monde, ils sont d’abord passés totalement inaperçus. Et pour cause, les interférences terrestres, liées à l’usage des GPS ou encore des téléphones portables, sont si nombreuses qu’elles sont un frein à la découverte de signaux extraterrestres. Même les ordinateurs ont habituellement du mal à trouver des sources célestes dans certaines régions du spectre radio : Breakthrough Listen, programme scientifique qui contribue à ces recherches, compare ce défi « à l’écoute d’un murmure dans une pièce bondée ».

    Mais Peter Xiangyuan Ma, auteur principal de l’article, semble avoir mis au point un algorithme très efficace pour trouver l’aiguille dans la botte de foin, la recherche initiale portant sur 115 millions d’extraits de données et 820 étoiles ! Outre la vitesse de calcul, le machine learning est plus « ouvert » que les humains sur « ce que peut être un signal digne d’intérêt », précise l’étudiant de Toronto.

    Alors que de nouveaux réseaux de télescopes promettent de faire grimper bientôt le nombre de données disponibles, cet algorithme pourrait permettre d’industrialiser une recherche acharnée mais pour l’instant peu fructueuse. Le meilleur est à venir…

    • Les responsables de la comm de ce gouvernement se rendent-ils compte de ce qu’ils racontent, ou juste encore une fois il s’agit de marteler qu’on n’en a rien à secouer de ce que vous pensez ?

  • « C L’Hebdo » : Pierre-Emmanuel Barré claque la porte de France 5, s’estimant censuré - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/c-lhebdo-pierre-emmanuel-barre-claque-deja-la-porte-de-france-5-28-01-202
    https://www.leparisien.fr/resizer/U6uRfUUq0uP8IQi3ljgKnVgHR5g=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/KRUBNKRURVFSPJ6P5O5TVIQLGA.jpg

    À France Télévisions, l’embarras était notable. Lundi, sans aucune explication, « Vu », le « Zapping » du groupe public, diffusé tous les jours dans « C à vous », n’est exceptionnellement pas passé à l’antenne. « Un problème technique » assure la chaîne, qui nie toute #censure. Patrick Menais, producteur emblématique du module, n’a pas apprécié de ne pas avoir été informé en amont. L’entourage de l’humoriste, dont le sketch était largement repris dans ce « Vu », s’est aussi fortement interrogé sur cette disparition de dernière minute…

  • VIDÉO. « Je me suis sentie humiliée » : basketteuse depuis 10 ans, Salimata a été exclue du terrain à cause de son voile - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/sports/video-cest-une-injustice-basketteuse-depuis-10-ans-salimata-a-ete-exclue-
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    Alors que le hijab de sport est porté par de nombreuses athlètes dans le monde, la Fédération française de basket l’interdit à ses joueuses en compétition. Pourtant les Jeux olympiques de Paris 2024 l’autoriseront pour les joueuses étrangères. Une « injustice » selon Salimata Sylla, basketteuse depuis treize ans, qui nous raconte sa première exclusion d’une compétition.

    Le match n’avait pas débuté lorsque l’arbitre a fait savoir à l’entraîneur que la jeune femme de 25 ans - qui joue depuis plus de dix ans en Championnat de France - resterait sur le banc. Ce qu’on lui reproche ? De porter un couvre-chef. Salimata, de confession musulmane, couvre en effet ses cheveux avec un hijab de sport, un accessoire vendu par de nombreux équipementiers sportifs depuis plusieurs années maintenant. Elle, qui le porte depuis bientôt trois ans, n’avait jusqu’ici jamais été empêchée de jouer en compétition.

    [...]

    Si le règlement de la Fédération française de basket (FFBB) mentionne en effet l’interdiction du couvre-chef depuis « trois ou quatre ans » selon le président du club d’Aubervilliers, « la chasse aux sorcières » n’aurait véritablement commencé qu’en janvier et « Sali » - comme la surnomment ses amis - ne serait « pas un cas isolé ». Et cette impression ces derniers jours d’un « tri » parmi les joueuses présentes sur le terrain n’est pas dû au hasard : un rappel à la règle a effectivement été transmis aux arbitres au mois de décembre.

    Le Parisien s’est procuré l’e-mail envoyé par l’un des responsables de la Ligue Île-de-France de basket-ball. Celui-ci ayant pour objet « Info port du voile », alors même que ce terme n’est jamais utilisé dans le règlement, [puisqu’il peut légalement être considéré comme discriminatoire car visant directement la communauté musulmane] qui mentionne plutôt le terme de « couvre-chef ».

    #islamophobie #discrimination

    • la Fédération française de basket l’interdit à ses joueuses en compétition. Pourtant les Jeux olympiques de Paris 2024 l’autoriseront pour les joueuses étrangères. Une « injustice » selon Salimata Sylla, basketteuse depuis treize ans

      Non mais alors là à ce niveau c’est pas juste une injustice, c’est vraiment complètement con et voyant, et même cassable ? Car comme on le voit plus loin, c’est l’arbitre qui l’a recalé… or en plein JO, comment un arbitre (qui sera pas forcément FR mais un arbitre des JO) pourrait la recaler, si dans les autres équipes ya le droit ? Du coup elle pourrait faire les JO ?

    • Et toujours cette interdiction du hijab (ou du burkini), mais sans dire que c’est interdit (parce que sinon, justement, ces interdictions seraient elles-mêmes interdites par les principes juridiques de la laïcité dont elles se prévalent pourtant).

      On est exactement dans le dog whistle raciste : au sens où on n’explicite pas l’objet raciste (« puisqu’il peut légalement être considéré comme discriminatoire »), mais n’est-ce pas, hinhin, on se comprend.

  • Caf, assurance maladie… les services publics souvent injoignables au téléphone, dénonce « 60 millions de consommateurs »
    https://www.leparisien.fr/societe/caf-assurance-maladie-les-services-publics-souvent-injoignables-au-teleph
    https://www.youtube.com/watch?v=buUqkohMphg

    De longues tonalités… et rien. A l’instar de l’Assurance maladie, les services publics sont souvent aux abonnés absents pour des usagers en quête de renseignements mais maîtrisant mal Internet, selon une enquête du magazine « 60 millions de consommateurs » publiée jeudi.

    « Malheureusement, les gens qui ne sont pas à l’aise avec Internet ont bien des difficultés à accéder ne serait-ce qu’à l’information sur leurs droits », déplore le journaliste Lionel Maugain, coauteur de l’enquête, citant notamment les personnes âgées, précaires ou étrangères.

    Dans le cadre de cette enquête menée avec la Défenseure des droits, 1 532 appels ont été passés, entre le 26 septembre et le 10 novembre 2022, par des appelants représentant trois types d’usagers ayant besoin d’un contact téléphonique pour des demandes de renseignements ou des démarches (une personne sans Internet, une autre ayant Internet mais maîtrisant mal le français, une personne âgée avec Internet), ainsi que par un appelant « lambda » pour vérifier d’éventuelles différences de traitement.
    Bonnet d’âne pour l’Assurance maladie

    Le bonnet d’âne revient à l’Assurance maladie. Sur 302 appels passés pour connaître les formalités en vue d’obtenir ou renouveler une carte vitale, 72 % n’ont pu aboutir - trois tentatives infructueuses avec chacune cinq minutes d’attente.
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    On a testé France Connect+, le nouveau service d’accès aux services publics (et ça n’a pas bien marché)

    Quand ça décroche, seuls 22 % des appels ont reçu « une réponse acceptable », et moins de 5 % des « réponses précises ». L’Assurance maladie a fait valoir dans le magazine que les appels reçus ont plus que doublé depuis l’automne 2019, à 3,2 millions par mois, et qu’elle peine à recruter des conseillers pour ses plateformes téléphoniques.
    Des usages qui renoncent à leurs droits

    À la Caisse d’allocations familiales (Caf), 54 % des 408 appels n’ont eu personne au bout du fil. Ici aussi, quand quelqu’un répond, les réponses sont insuffisantes ou renvoient… à Internet. Seule une minorité d’agents propose un rendez-vous au guichet ou l’envoi d’un dossier papier à domicile. « Les solutions existent mais elles sont très rarement proposées, ce qui plonge les usagers dans le désarroi et peut aller jusqu’à la renonciation à ses droits », note Lionel Maugain.

    Pôle emploi tire un peu son épingle du jeu avec 84 % des appels ayant abouti, avec toutefois des réponses pas toujours satisfaisantes ou manquant de précision.
    Peu de progrès depuis 2016

    Quant à la Caisse d’assurance retraite, 72 % des coups de fil ont abouti mais encore une fois, les réponses sur l’âge possible de départ en retraite n’étaient pas pertinentes dans la grande majorité des cas.

    Alors que s’accélère la dématérialisation des services publics, « 60 millions de consommateurs » réclame, avec la Défenseure des droits, une loi imposant plusieurs modes d’accès, notamment via l’instauration d’un guichet de proximité rassemblant un représentant de chaque organisme. Les résultats de cette enquête ne marquent guère de progrès par rapport à celle menée en 2016, si ce n’est que les appels ne sont plus surfacturés et qu’il n’y a plus de discrimination notable liée à l’origine des usagers.

    #plateformisation

  • Covid-19 : tout savoir sur l’ouverture de la #vaccination aux moins de 5 ans - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-conditions-avis-des-pediatres-tout-savoir-sur-louverture-de-la-v
    https://www.leparisien.fr/resizer/4y4tI7TATBIctjmaetUo7VBhjuk=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/SUC6JLAPZRAKNLNPIKLHK47J5Q.jpg
    Tout faire pour que ce soit inaccessible.

    Dernière tranche d’âge exclue de la vaccination contre le Covid-19, les très jeunes enfants vont désormais pouvoir être immunisés… sous certaines conditions. Dans un message transmis à tous les professionnels de santé jeudi soir, la Direction générale de santé (DGS) lance le coup d’envoi officiel de cette campagne, un mois après le feu vert délivré par la Haute Autorité de santé (HAS). Le Parisien fait le point.

    • Chez nos amis de la SFP, on est restés au stade « c’est compliqué », avec l’argument vaccino-sceptique le plus claqué du cul :

      S’agissant des enfants vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées, « c’est plus compliqué, car on sait que le vaccin ne protège pas à 100 % contre l’infection, loin de là », indique Christèle Gras Le Guen.

      Alors comme il faut passer par un pédiatre pour faire vacciner tes gamins, hé ben « c’est compliqué ». Et pour une dose de rappel de gamins de 11 ans scolarisés en sixième, c’est carrément mission impossible (essaie de trouver les recommandations officielles, déjà…).

    • Ça ne protège pas à 100% c’est une certitude, loin de là je ne sais pas, ça ne garantie pas non plus contre des effets secondaires plus ou moins néfastes.
      Que veux-tu, la confiance n’est pas là ! Et c’est loin d’être la première fois dans ce domaine que des incidents arrivent plus ou moins grave et plus ou moins dillués dans le temps.
      On parle de décès instantanés comme de maladies graves qui dureront des dizaines d’années.

      Peut-être que vouloir protéger les vieux en les vaccinants c’est un peu comme vouloir protéger ses enfants en ne les vaccinant par.

      😉

  • Etats-Unis : 5 minutes pour comprendre l’affaire des notes confidentielles retrouvées chez Joe Biden - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/international/joe-biden-5-minutes-pour-comprendre-laffaire-des-notes-confidentielles-13

    L’affaire, qui rappelle celle visant Donald Trump, n’a toutefois rien de comparable, jugent les observateurs.

    La Presse indépendante ne juge pas utile de fact-checker tout cela. Elle préfère absoudre, dès l’introduction.

  • Le petit-fils avait dépecé sa grand-mère pour la manger : il est déclaré pénalement irresponsable - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/le-petit-fils-avait-depece-sa-grand-mere-pour-la-manger-il-est-declare-pe

    Ludovic Martin avait tué sa grand-mère et congelé les morceaux de son corps, le 1er janvier 2020 en Haute-Vienne. La chambre de l’instruction vient d’estimer que le discernement de cet homme, qui a reconnu des pulsions de #cannibalisme, était aboli.

    Les pompiers appelés pour un incendie au lieu-dit Beynat, à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) ne s’attendaient pas, ce jour de l’An 2020, à découvrir une scène d’horreur : le corps d’une octogénaire, Liliane Martin, la propriétaire des lieux, découpé et placé dans un congélateur. Ludovic Martin, le petit-fils de la victime, âgé aujourd’hui de 34 ans, vite considéré comme le principal suspect, était rapidement passé aux aveux. Il avait reconnu le meurtre de sa grand-mère de 80 ans qu’il décrivait comme « manipulatrice » et « malveillante ».

    Comme l’a révélé le quotidien Le Populaire du Centre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Limoges vient de confirmer que Ludovic Martin était coupable de cet assassinat. Mais il ne sera pas jugé pour ce crime. Les mêmes magistrats l’ont déclaré irresponsable pénalement, le trentenaire présentant un trouble schizophrénique entraînant l’abolition de son discernement au moment des faits.

    L’arrêt de la chambre de l’instruction vient détailler le terrible scénario qui s’est déroulé en cette fin d’année 2019. Le 30 décembre, Ludovic Martin se trouve chez des amis. Il leur confie avoir peur de représailles à la suite de commentaires laissés sur des réseaux sociaux, et ressent donc le besoin de se mettre au vert chez sa grand-mère. Une fois chez elle, la situation ne s’arrange pas. Il quitte son domicile en courant, vers 22 heures, se sentant « traqué » en entendant des hélicoptères tournoyer. Sa grand-mère finira par le retrouver à 4 heures en bord de Vienne pour le ramener à la maison.
    Il poignarde puis étouffe le bichon maltais en plein repas de réveillon

    Le 31 décembre, Ludovic Martin se rend au Carrefour Market de Saint-Léonard, achète de l’eau de Javel, des gants, un couteau et quelques boîtes de conserve. Le soir même, il réveillonne avec sa grand-mère, la filleule de cette dernière, accompagnée de son mari et de sa fille. C’est au cours du repas que le jeune homme est pris d’une première pulsion : il se lève de table, attire Daisy, le bichon maltais de sa grand-mère, dans un coin et le poignarde à trois reprises pour enfin l’étouffer.

    Quand il revient à table, il ressent une « paix intérieure » et, voyant que personne ne se rend compte de rien, un certain « sentiment de puissance » s’empare de lui. Ce n’est qu’une fois les invités partis que Liliane Martin va se rendre compte de la disparition de son chien et le chercher, en vain. Pendant qu’elle tente de le retrouver, lui l’enterre… Liliane Martin envoie un SMS – son dernier – à l’une des membres de sa famille : « Bonne et heureuse année ma chérie. Moi je vais très mal, ma Daisy s’est sauvée et n’est pas revenue. J’en suis malade. »

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    Un jeune homme soupçonné de cannibalisme sur sa mère horrifie l’Espagne

    C’est le 1er janvier 2020, entre 6 et 7 heures du matin, que Ludovic Martin est pris d’une pulsion. Une volonté supérieure, « en rapport avec des diableries », lui intime l’ordre de tuer. Il saisit une casserole, donne un violent coup à la tête à sa grand-mère, qui vacille, saisit un coussin pour l’étouffer et l’achève de ses mains dans la salle de bains.

    Après un temps de réflexion pour savoir comment se débarrasser du corps, Ludovic Martin effectue une incision du cou au nombril avec son couteau et s’empare du cœur – « Pour la symbolique de la pesée du cœur par Anubis », expliquera-t-il –, puis prélève d’autres organes. Le trentenaire va alors laver le cœur avec précaution, le découper, le mettre dans une poêle avec des tomates pour faire, dit-il, une recette avec « la viande de mamy », mais renonce à car il ne parvient pas à faire fonctionner la plaque à induction.
    Un trouble psychotique schizophrénique aigu

    Le petit-fils découpe le corps et va ensuite tenter d’incendier la maison pour faire disparaître les traces de son crime. C’est à ce moment-là que les pompiers découvrent l’atrocité, ce 1er janvier 2020.

    Décrit par ses proches comme sociable, rêveur, curieux mais peu constant, cet adepte de boxe thaï et de skateboard, addict aux jeux vidéo, s’était peu à peu renfermé, consommant de plus en plus de cannabis. Titulaire d’une licence en sociologie, formé comme tailleur de pierres et sculpteur, il était dépeint par ses différentes compagnes comme « agréable, gentil et prévenant » au départ. Puis il devenait ensuite jaloux, rabaissant et violent.

    Les psychiatres qui l’ont examiné ont conclu à un trouble psychotique schizophrénique aigu lors du passage à l’acte. La chambre de l’instruction l’a déclaré irresponsable et a ordonné l’hospitalisation permanente du détenu dans un établissement spécialisé.

  • « Des enfants SDF dans notre école ? » : à Paris, cette décision de l’État qui fait polémique - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/paris-75/des-enfants-sdf-dans-notre-ecole-cette-decision-de-letat-qui-fait-polemiq

    Les parents d’élèves d’une petite école primaire ont aidé une mère de famille à saisir le juge des référés afin d’obtenir un hébergement d’urgence pour elle et sa fille. Le juge a ordonné l’hébergement mais, entre-temps, l’État a fait appel et fait casser la décision. La riposte judiciaire s’organise ce mardi.

    #honte #vomi #précarité #guerre_aux_pauvres

  • https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/electricite-et-gaz-les-dessous-de-la-spectaculaire-chute-des-prix-de-l-ene

    ❝C’est à n’y rien comprendre : après une année de volatilité extrême sur les marchés du gaz et de l’électricité en Europe, 2023 s’ouvre par une accalmie significative, entre chute des prix et confiance des acteurs de marchés. Le mois de janvier apparaissait pourtant, jusqu’alors, comme une période à haut risque. Mais des températures anormalement douces et une baisse de la consommation ont déjoué les pronostics les plus sombres. Néanmoins, le retour à la normale n’est pas pour tout de suite, et le Vieux continent reste loin de se trouver à l’abri d’une nouvelle flambée. Explications.
    Marine Godelier
    02 Jan 2023, 18:41

    https://justpaste.it/5007p

    #marchés_de_l'énergie #privatisations #Concurrence_libre_et_non_faussée (mon cul)
    #idéologie (d’écoles de commerce)

  • Covid-19 : ce que l’on sait du variant Omicron XBB.1.5, qui progresse très vite aux États-Unis - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-ce-que-lon-sait-du-variant-omicron-xbb15-qui-progresse-tres-vite

    Alors que plusieurs pays prennent des mesures pour s’assurer qu’aucun passager venant de Chine n’est porteur d’un nouveau variant, un sous-lignage au sein de la grande famille Omicron progresse à toute vitesse outre-Atlantique.

    Ils sont débiles ces journalistes... Aux US, le COVID c’est fini. XBB n’existe pas. Et de toute façon, il n’y a rien à craindre de ce qui arrive des US, quel que soit le sujet.

  • Quand les bailleurs sociaux bazardent des HLM à Paris et en banlieue sur SeLoger - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/paris-75/quand-les-bailleurs-sociaux-bazardent-des-hlm-a-paris-et-en-banlieue-sur-

    Paris Habitat et la RIVP, les deux principaux bailleurs de la Ville de #Paris, publient des petites annonces de location des HLM « les plus moches et les plus chers » sur SeLoger.com, hors du circuit officiel de demande de #logement_social. Une politique qui étonne et fait débat...

    • Alors, pourquoi ces HLM d’Île-de-France se retrouvent-ils sur la plate-forme ? « Beaucoup de personnes ne savent pas qu’ils sont éligibles au logement social ou intermédiaire », justifie Emmanuelle Copin, la directrice générale adjointe de Paris Habitat. Publier des offres sur SeLoger serait le moyen de le leur rappeler.

      « Les classes moyennes s’autocensurent, regrette Ian Brossat, adjoint (#PCF) à la maire de Paris chargé du logement. Ces annonces sur un site généraliste permettent aux bailleurs de cibler un public qui n’est habituellement pas le leur. »

      L’élu reconnaît cependant que ces appartements « sont ceux qu’on n’arrive pas bien à louer ». « Ils n’ont pas intéressé les demandeurs qui sont inscrits sur le fichier central », abonde de son côté Emmanuelle Copin.

      Chez Paris Habitat, une source interne résume la situation d’une formule un peu plus lapidaire : « Les logements qu’on met sur SeLoger sont les plus moches et les plus chers. »

      À la RIVP, qui a donc recours à SeLoger, tout comme d’ailleurs d’autres bailleurs franciliens du privé tels que 3F et Séqens, 45 annonces ont été publiées cette année. Dont 20 à Paris intra-muros. Ces derniers jours, la RIVP proposait quatre grands appartements, dont celui de Balard, sans toutefois mentionner s’il s’agissait de HLM, aux loyers oscillant entre 1 055 euros et 1 748 euros.

      Mais surtout, plusieurs appartements proposés sont situés à Chapelle Internationale (XVIIIe), le quartier flambant neuf de Paris où personne ne veut habiter... Et qui laisse sur les bras du bailleur nombre de logements vides. « On a du mal à y faire venir les familles avec enfants », se chagrinait l’été dernier Christine Laconde, la patronne de la RIVP.

      Avec ces offres, on est loin de « Loc’annonces », le site « officiel » de la Ville de Paris qui, chaque semaine, propose des HLM de toutes tailles, dont beaucoup font un vrai carton, avec dans le sillage, après désignation de l’heureux élu, des centaines de déçus... Ce vendredi, un petit deux-pièces de 43 m2, dans le XIIe, à Daumesnil, affiché à 394 euros de loyer mensuel, comptabilisait 1 591 postulants !

      Ces annonces sur SeLoger - 40 pour 5 000 #HLM attribués dans l’année par Paris Habitat - ne sont toutefois pas du goût de tout le monde, parce que les candidats qui vont décrocher un appartement en quelques jours sur SeLoger grillent la file d’attente à la barbe des 250 000 autres demandeurs de logement social d’Île-de-France.

      Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL (Droit au logement), s’agace ainsi : « Plutôt que de mettre des annonces sur SeLoger, avec des loyers chers, les bailleurs n’ont qu’à baisser leurs prix et les proposer sur le circuit normal aux familles plus modestes qui attendent depuis des années ! »

      #logement_social #Ville_de_Paris #demandeurs_de_logement

      merci, @ktche

    • Ajouter que les bôs logements pas chers échappent encore et toujours aux dispositifs mis en place par les SEM et la mairie, en dépît des efforts de Ian Brossat, dont le témoignage sur son grand père, espion de l’USSR en Erets Israel a enchanté mon décembre. Merci les biblis municipales.

    • Ce que ne dira pas Ian Brossat c’est qu’à Paris lui comme ces prédécesseurs construisent pour les classes moyennes pas pour les pauvres... c’est l’effet Marseille (la peur d’un centre ville paupérisé Noailles, Belsunce, Porte d’Aix etc...) donc il faut coûte que coûte maintenir des familles avec enfants dans le centre...

      s’ajoute que pour monter une opération immobilière (réhabilitation, construction) il faut des co-financements Préfecture, 1%. Hors comme l’Etat mets de moins en moins d’argent dans le social sauf pour construire des résidences sociales, le social qui se construit est cher donc pas pour les pauvres...

      La dernière fois que j’ai regardé le rapport d’activité de Paris-Habitat ils prenaient grand soin de ne pas dissocier les résidences sociales (6 mois de bail renouvelables, logement meublé, accompagnement social à minima etc...) des vrais logements pérennes, ça permets de dire « on fait du logement social » même si c’est une entourloupe...

      Alors oui il y a des logements sociaux trop chers pour 90 % des demandeurs de logements sociaux, financés sur les fonds propres des organismes qui servent à diversifier les rentrées d’argent et à loger des artistes, des ministres, des initiés qui savent que de tels logement existent puisque les classes moyennes superieures à moins d’être proches du pouvoir municipal n’en ont aucune idée...

  • La préfète protège les bois ? L’État la vire
    https://reporterre.net/La-prefete-protege-les-bois-L-Etat-la-vire

    La préfète d’Indre-et-Loire Marie Lajus a été limogée car elle voulait... faire respecter la loi. Elle s’opposait à un projet immobilier destructeur de terres. Ses soutiens, dont moult élus, dénoncent une « injustice ».

    « Vive la presse... vive la presse libre ! » C’est une vidéo publiée sur le réseau social Twitter et massivement relayée qui a contribué à mettre en lumière cet événement. On y voit l’ex-préfète d’Indre-et-Loire Marie Lajus brandir un article du Canard enchaîné mis sous verre et offert par ses collègues. Cette enquête parue le 14 décembre dans le journal satirique révèle les conditions obscures pour lesquelles Marie Lajus a été évincée de son poste de préfète une semaine plus tôt. On y apprend qu’une banale affaire d’urbanisme aurait provoqué sa chute et que ce sont certains élus locaux qui auraient fait pression pour démettre l’ex-préfète de ses fonctions. (...)

    • Ça inquiète les services de renseignement à défaut d’inquiéter sérieusement les saccageurs en chef (les industriels et leurs domestiques d’État). Ces écologistes « radicaux » en sont encore à la roue carré, et bientôt ils réaliseront (j’espère) que rien ne s’obtiendra par quelques actions dérisoires (même explosives, même terroristes) mais seulement par l’action organisée et déterminée des masses sur la base de leurs revendications de classe. Une évidence que le coma du mouvement ouvrier a fait oublier…

    • Écologie radicale : « Où est la force publique ? On sait parfaitement qui sont ces activistes »
      https://www.leparisien.fr/faits-divers/ecologie-radicale-ou-est-la-force-publique-on-sait-parfaitement-qui-sont-

      Guillaume Guérin, président (LR) de Limoges Métropole et vice-président de l’Assemblée des maires de France, s’inquiète de la montée de l’ « éco-sabotage » dans l’Hexagone, et en particulier dans son département de la Haute-Vienne.

      Élu local en Haute-Vienne, Guillaume Guérin interpelle le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en demandant des actes face à la recrudescence des violences dans ce département très rural, perpétrées par des groupuscules de l’écologie radicale selon lui.

    • Inquiétant. C’est bien le mot qui convient pour relater les funestes évènements qui survinrent sur le plateau des Millevaches en Limousin le 15 juin 2021.

      Début octobre, était mis en ligne sur La Bogue l’interview réalisée par Radio Vassivière, radio associative du Plateau de Millevaches, de Marie-Claire, l’une des trois mis.e.s en examen pour l’affaire du 15 juin.
      Ses propos ont été retranscrits et elle les a enrichis de quelques réflexions.
      En pièces-jointes, deux documents permettront d’avoir les dernières nouvelles (dont des bonnes, enfin). L’un concerne les contrôles judiciaires, le second rappelle les principaux événements depuis ce funeste 15 juin 2021.

      https://labogue.info/spip.php?article1392

      Le 15 juin 2021, dans plusieurs endroits du Limousin, la police antiterroriste a arrêté une dizaine de personnes entre la Creuse et la Haute-Vienne. Douze personnes ont été perquisitionnées, six ont été mises en garde à vue dont certaines pendant 4 jours, trois seront mises en examen sous contrôle judiciaire. Les faits instruits dans l’enquête menant à ces arrestations sont, d’une part, des incendies qui ont eu lieu début 2020 à Limoges sur des véhicules Enedis avec des revendications taguées contre le déploiement des compteurs Linky et, d’autre part, début 2021, près de Limoges, l’incendie du relais des Cars sur des émetteurs de tv, téléphone. Les accusations vont de « destructions en bande organisée » à « participation à un groupement formé ou une entente établie en vue de la préparation (…) d’un ou plusieurs crimes ou délits punis de 10 ans d’emprisonnement » soit la fumeuse « association de malfaiteurs ».

      #violences_judiciaires

  • Immobilier : comment Christelle, enseignante, est devenue propriétaire de 23 logements - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/immobilier/immobilier-comment-christelle-enseignante-est-devenue-proprietaire-de-23-
    https://www.leparisien.fr/resizer/o9ECXTbP1DhrIVXGG_qQhgqUq48=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/KNEZRJPRZJGN7OT6HDM5R24YEI.jpg
    Parasite, mode d’emploi  !

    Les clés de sa réussite ? « Il faut se fixer un objectif clair sur le long terme et réunir certaines conditions pour investir sereinement : souscrire un emprunt de longue durée, sélectionner un bien immobilier nécessitant de gros travaux, idéalement placé pour miser aussi sur sa revente, et bien choisir ses locataires », résume-t-elle. Sur ce dernier point, elle ne retient que des étudiants dont les parents se portent caution et seulement après les avoir rencontrés. « Je regarde leur savoir-vivre et leur savoir-être, leur sérieux aussi… J’ai l’œil pour ça, c’est une habitude qu’on ne perd pas », rappelle l’ancienne enseignante qui n’a jamais essuyé de retard ou de défaut de paiement.

    • #immobilier #propriétaires_bailleurs #locataires #paywall (?)

      Ne serait-ce que dons mon bled, il y a plein de maisons en locatifs dans le parc privé. Des personnes plutôt d’âge avancée qui ont « investi dans la pierre ». Parfois, la boulimie de ces gens-là est telle qu’ils rachètent de vieilles maisons et les laissent inoccupées. Pour ces derniers, l’atterrissage risque d’être rude :

      https://www.capital.fr/immobilier/limmobilier-en-france-fonce-t-il-vers-un-krach-1455093

      Alors que dans l’immobilier, les ventes plongent, les prix des biens accusent le coup. A Paris, la chute des prix de l’immobilier depuis le pic dépasserait déjà 10%. Et ce n’est pas fini, avertit notre chroniqueur Marc Touati, président d’ACDEFI.
      .../...
      Face à cette décrue, une grande question se pose : celle-ci est-elle durable ? La réponse est évidemment positive. En effet, les arbres ne montent pas au ciel et n’oublions pas que la flambée des prix des dernières années s’explique principalement par la forte baisse des taux d’intérêt des crédits, elle-même liée aux niveaux artificiellement bas des taux d’intérêt des obligations d’Etat. A présent que la Banque Centrale Européenne augmente ses taux directeurs et arrête sa planche à billets, les taux d’intérêt des bons du Trésor et des crédits au sens large remontent fortement et durablement. Actuellement à 2,5%, le taux refi de la BCE atteindra bientôt 3%, voire 3,5% et le taux d’intérêt à dix ans des obligations d’Etat se rapprochera des 4%.

    • « LE PARISIEN » ET LE CONTE DE FÉES DE L’ENSEIGNANTE-RENTIÈRE
      https://www.arretsurimages.net/articles/le-parisien-et-le-conte-de-fees-de-lenseignante-rentiere

      Le quotidien médiatise une société de « coaching immobilier » de façon trompeuse

      Christelle n’est plus institutrice à Paris depuis huit ans, mais c’est sur son ancienne profession qu’a choisi de titrer « Le Parisien ». Quitte à publier telle quelle la communication de cette entrepreneuse rentière et multipropriétaire reconvertie dans le « coaching immobilier ».

      L’éthique journalistique du Parisien a connu meilleure année. En juin, le journal se prenait les pieds dans une (fausse) histoire de propriétaires ayant acheté une maison qu’ils disaient « squattée » depuis son achat.C’était faux : ils en avaient connaissance à l’achat, contrairement à la version qu’ils déversaient dans les colonnes du Parisien et dans une vidéo virale, sans contradiction ni vérifications du journal. Un fiasco journalistique dont la rédaction n’assumait pas vraiment la responsabilité, mais qui avait mené à un communiqué reconnaissant l’erreur et une réflexion interne « pour améliorer le processus de vérification ».

      aujourd’hui : Immobilier à Paris : dans les coulisses de la rénovation d’un appartement haussmannien
      https://www.leparisien.fr/immobilier/immobilier-a-paris-dans-les-coulisses-de-la-renovation-dun-appartement-ha

      Deux architectes parisiens du studio Mo-ah ont eu carte blanche pour transformer ce bien du boulevard Raspail, qui était dans son jus, en un luxueux appartement familial. Ou comment préserver le cachet de l’ancien en offrant tout le confort moderne optimal.

      Tu kiffe Guizot, joue au loto !

      #rentier #rentière #Le_Parisien

  • Un policier jugé aux assises pour avoir éborgné un manifestant à Paris 

    .... Depuis 2016, Laurent Théron a subi cinq opérations chirurgicales, de longs arrêts maladie et des dizaines de rendez-vous médicaux. Il décrit de lourdes « difficultés physiques, psychologiques, financières et professionnelles ». Mais aussi sa découverte des « violences d’État, policières et judiciaires ».
     
    « Obtenir un procès est déjà une victoire, commente-t-il aujourd’hui. La règle, c’est le non-lieu et la criminalisation de la victime, qui l’aurait “bien cherché”. Je l’ignorais. Il y a des centaines de victimes avant moi et des milliers de complices : ceux qui commettent les violences et ceux qui les couvrent, les valident, les défendent. »

    Pour son avocate, Lucie Simon, « Laurent Théron aimerait que la cour d’assises rompe le cercle de l’impunité policière. Il a bien conscience que c’est la responsabilité individuelle d’un policier qui va être recherché dans un contexte précis. Mais c’est aussi l’occasion d’interroger la dangerosité de l’arme qui l’a mutilé, et qui peut aussi tuer »

    « Alexandre M. a agi de sa propre initiative »

    Dans leur ordonnance de renvoi, rendue en mai 2019, les juges d’instruction Matthieu Bonduelle et Carine Rosso concluent qu’Alexandre M. a agi « hors de tout cadre légal et réglementaire ».
    Ils considèrent que son geste, « disproportionné au regard de la situation », n’était « justifié ni par la légitime défense, ni par l’état de nécessité » puisque le policier et sa compagnie « n’étaient ni assaillis, ni encerclés, ni même réellement pris à partie » au moment des faits. « Alexandre M. a agi de sa propre initiative, sans recevoir d’ordre de quiconque, contrairement à ce qu’exige la doctrine d’emploi de cette arme » pour laquelle il ne disposait d’aucune habilitation, ajoutent-ils. 

    Le policier a fait appel de son renvoi devant les assises, qualifié par le syndicat Unité SGP Police de « décision politique » à l’époque. En janvier 2021, la chambre de l’instruction a intégralement conforté l’analyse des juges et maintenu le procès aux assises, contre l’avis du parquet. 

    L’enquête, ouverte dès le lendemain des faits et confiée à l’IGPN, a permis d’établir la chronologie précise d’une manifestation houleuse. Dans l’après-midi, des bouteilles, pavés, pétards et cocktails Molotov volent en direction des policiers et gendarmes, qui dénombrent quinze blessés, dont un CRS brûlé à la jambe. Aux alentours de 16 h 30, les forces de l’ordre enchaînent plusieurs « bonds offensifs » pour reprendre le contrôle de la place de la République, avant une relative accalmie. 

    Depuis la salle de commandement de la préfecture de police, le commissaire Alexis Marsan ordonne de procéder aux sommations réglementaires pour disperser les derniers manifestants. Entre 16 h 46 et 16 h 51, le commissaire Paul-Antoine Tomi relaie ces consignes sur le terrain : il tire trois fusées rouges. Comme en témoignent plusieurs vidéos versées au dossier, la place est en cours d’évacuation quand Laurent Théron est touché, à 16 h 53. 

    Plusieurs manifestants sont témoins de la scène. L’un d’entre eux voit « le bras d’un policier sortir d’une ligne de CRS et jeter une grenade en l’air », ce qui sera corroboré par l’enquête. Un autre décrit l’explosion, « à un mètre de distance » de la victime, après « un rebond ». Tous sont surpris par cette grenade, lancée à un moment où la situation paraît stabilisée. Plusieurs policiers auditionnés s’étonnent également du geste de leur collègue et s’en désolidarisent. 

    Grâce aux images, l’IGPN parvient à identifier à quelle compagnie appartient le tireur : la CRS 07, basée à Deuil-la-Barre (Val-d’Oise). Trois de ses membres ont déclaré un usage de grenade ce jour-là, dans le fichier dédié à cet effet. Parmi eux, Alexandre M., le seul gaucher, s’est signalé à sa hiérarchie. 

    Face aux enquêteurs puis devant le juge, le policier reconnaît être l’auteur du tir qui a blessé Laurent Théron. Mais il soutient avoir agi en légitime défense, alors qu’une foule hostile jetait des projectiles et qu’il venait d’être touché au bras, juste avant de riposter. Seul hic : ni ses collègues ni les images ne confirment sa version. Une autre compagnie était bien aux prises avec des manifestants sur la place, à sa droite, mais hors de sa portée. La victime se trouvait quant à elle sur sa gauche, à quatorze mètres. 

    Comme le procureur, les juges d’instruction ont écarté la légitime défense. Ils ont néanmoins exploré une autre piste : peut-être qu’Alexandre M. a obéi à un ordre de sa hiérarchie. Lui-même a esquissé cette hypothèse. Une heure plus tôt, alors que des cocktails Molotov avaient été lancés sur les forces de l’ordre, le capitaine de sa compagnie aurait donné l’instruction orale d’utiliser les grenades « en cas de danger ». Mais là encore, ses chefs et ses collègues démentent une telle consigne. 

    Une grenade mise de côté

    En tout état de cause, Alexandre M. n’aurait jamais dû se retrouver avec une grenade de désencerclement dans la main ce jour-là. Policier depuis 20 ans, dans une brigade de nuit du Val-d’Oise, il n’a rejoint la CRS 07 que deux semaines avant les faits et n’a encore reçu aucune formation au maintien de l’ordre. 
     
    Au cours de la manifestation, alors que cela chauffe sur la place, Alexandre M. accompagne un collègue au camion-armurerie pour ravitailler sa compagnie en grenades. Il prend alors l’initiative d’en garder une pour lui, au cas où, même s’il n’a pas l’habilitation nécessaire. Il dit d’ailleurs ignorer les dommages que peut causer cette arme et n’envisager que des blessures « minimes » aux jambes.

    Au moment où le CRS décide de tirer, il ne prévient pas ses collègues, comme le voudrait l’usage. Enfin, il lance la grenade [comme il l’a vu faire par ses collègues, ndc] d’une manière irrégulière et dangereuse : « en cloche », vers le haut, ce qui est strictement interdit. La doctrine exige de la lancer au ras du sol.
     
    « C’est l’échec de ma vie », a déclaré le CRS devant les magistrats, se disant « très affecté par les blessures » causées à Laurent Théron. Pour sa défense, il affirme qu’il s’est réellement senti en danger et n’avait pas l’intention de blesser quiconque. Depuis sa mise en examen, intervenue il y a cinq ans et demi, Alexandre M. est chargé de l’entretien des bâtiments de sa compagnie. 

    Un débat judiciaire particulièrement important s’est tenu en fin d’instruction. Les faits pour lesquels Alexandre M. est mis en examen – des « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente » – sont de nature criminelle, passibles de la cour d’assises. Mais le parquet de Paris a demandé leur « correctionnalisation », c’est-à-dire une requalification à la baisse, pour qu’ils soient considérés comme un délit et jugés devant le tribunal correctionnel. 

    La correctionnalisation permet de raccourcir les délais, pour que le procès ait lieu plus tôt. Elle conduit aussi à « zapper » le jury populaire au profit de trois juges professionnels. Favorable à cette solution « dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice », le parquet tient un raisonnement surprenant : il avance que l’expertise médicale ordonnée par le juge d’instruction « a certes conclu à la perte définitive de l’usage de son œil par Laurent Théron mais évalué une ITT à 30 jours ». « Aucune expertise n’a établi une incapacité permanente », ajoute-t-il, substituant la durée de l’interruption de travail (temporaire) à celle de « l’infirmité » (définitive). 

    Les juges d’instruction se sont cependant opposés à cette « confusion entre des notions juridiques distinctes » et ont maintenu le renvoi aux assises, confirmé par la cour d’appel. L’avocate de Laurent Théron, Lucie Simon, reproche au parquet d’avoir voulu « minimiser la responsabilité du policier de manière purement opportune et spécieuse ».
     
    Redonner « une dimension politique et collective » au procès

    Pour des mutilations causées par un policier dans l’exercice de ses fonctions, un procès aux assises est particulièrement rare : il ne semble exister que trois précédents. Dont deux condamnations à des peines de prison avec sursis.

    En octobre 2022, un policier de la BAC de Reims a été condamné par la cour d’assises de la Marne à deux ans de prison avec sursis et deux ans d’interdiction de port d’arme pour avoir éborgné un supporter bastiais avec sa matraque télescopique en février 2016. Il a fait appel du verdict. 

    En 2018, trois policiers étaient jugés devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour une intervention à Villemomble, en 2013, lors de laquelle une femme a été éborgnée par une grenade de désencerclement. Ils ont été acquittés en première instance et en appel, la légitime défense ayant été retenue. La victime, Fatouma Kebé, est décédée d’une maladie entre les deux procès. 

    En 2015, un gendarme a comparu devant la cour d’assises de Mayotte pour avoir éborgné un enfant de neuf ans sur une plage, en 2011, par un tir de flashball. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis, sans inscription au casier judiciaire. Il n’a pas fait appel. 

    Pour les collectifs Désarmons-les et L’Assemblée des blessés, dont Laurent Théron fait désormais partie, le procès d’Alexandre M. est une occasion rare de rouvrir le débat sur les violences policières. 
    En amont de l’audience, ces deux organisations ont diffusé un communiqué de presse commun rappelant que « plus de 66 personnes ont perdu l’usage d’un œil en 25 ans, dont près de 40 au cours du premier mandat de Macron ». N’attendant « rien de l’institution judiciaire », elles s’engagent à « faire le procès de l’État hors de l’enceinte des tribunaux »

    Ce débat devrait toutefois se glisser jusqu’à l’intérieur de la cour d’assises, où Laurent Théron a fait citer plusieurs témoins pour redonner « une dimension politique et collective » au procès. « Je veux profiter de cette parenthèse dans la norme du non-lieu pour donner la parole aux autres. La grande majorité des victimes de violences policières sont des personnes noires ou arabes, avec un destin plus tragique : elles ont été tuées par la police. C’est un privilège d’avoir un procès aujourd’hui, et si cela est possible, c’est parce que d’autres sont entrés en lutte pour que le sujet soit visible. Je suis donc aussi héritier de combats qui ont eu lieu avant moi. » À l’issue des trois jours d’audience, un verdict est attendu le mercredi 14 décembre.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/111222/un-policier-juge-aux-assises-pour-avoir-eborgne-un-manifestant-paris

    https://seenthis.net/messages/982579

    #violences_d’Etat #maintien_de_l'ordre #police

    • "Irresponsabilité pénale". Syndicaliste éborgné en manifestation : le CRS acquitté aux assises
      https://www.leparisien.fr/faits-divers/syndicaliste-eborgne-en-manifestation-le-crs-acquitte-aux-assises-14-12-2

      À l’ouverture de son procès, le policier de 54 ans s’était dit « sincèrement navré de la blessure gravissime » infligée au syndicaliste Laurent Theron, qui a perdu son œil droit lors d’une manifestation contre la loi travail en 2016.

      Il avait présenté ses excuses à l’ouverture du procès. La cour d’assises de Paris a acquitté mercredi soir un CRS jugé pour avoir lancé une grenade qui a éborgné un syndicaliste lors d’une manifestation contre la loi travail en septembre 2016, estimant qu’il avait agi en état de #légitime_défense (tout sauf les dires policiers démontre l’inverse !)

      Après trois heures et demi de délibéré, la présidente de la cour Catherine Sultan a annoncé que le brigadier-chef de 54 ans, Alexandre M., bénéficiait d’une cause d’#irresponsabilité_pénale, une décision immédiatement accueillie dans le public aux cris de « Police partout, justice nulle part ».

      Laurent Theron, définitivement aveugle de l’œil droit depuis qu’il a été atteint par cette grenade, a immédiatement quitté la salle d’audience alors que ses soutiens continuaient de scander « Honte sur vous ».

      Alexandre M. est sorti avec son avocat Laurent-Franck Liénard par une petite porte.

      Un tir « légitime »

      Le CRS a toujours défendu un tir « légitime », en réaction aux jets de projectiles de « groupes hostiles » sur la place de la République à Paris ce 15 septembre 2016, alors qu’il dispersait avec sa compagnie un cortège d’opposants à la loi travail.

      Il s’est aussi déclaré prêt à recommencer. Le proc avait refusé de requérir l’interdiction d’exercer. La justice reste une institution policière.

      #Laurent_Théron #justice #police #justice #la_hogra

    • Une condamnation reviendrait à « castrer tous les CRS de France », Laurent-Franck Liénard, avocat.

      [Le brigadier] Alexandre Mathieu semble lui-même très mal à l’aise. Il jette des coups d’oeil brefs et discrets à Laurent Théron.

      L’experte parle de son enfance difficile et évoque une période de "dérive sociale" dans sa jeunesse pour faire référence à son adhésion au mouvement punk (qu’elle qualifie de mouvement "sectaire" et "violent")... Ça pouffe très fort dans la salle.

      Acclamations et sifflements du côté droit du public, où se trouvent la majorité des soutiens de Laurent Théron. Son avocate, Maître Lucie Simon décrit cette analyse comme étant une « nouvelle violence pour la victime. »

      .... Arrivé sur la place, il constate une "nébuleuse de 200 hommes qui ont prit possession de la place et du skatepark." Pour se réapprovisionner, il se dirige avec un collègue, Claude M. témoin plus tôt dans l’après-midi. Il "découvre" qu’un camion armurerie les suit depuis le début.

      Malgré les avertissements de son collègue, Alexandre Mathieu garde une GMD dans sa poche. Il justifie son geste par le choc d’avoir vu son collègue brûler quelques dizaine de minutes plus tôt. "J’ai choisi de protéger la vie de mes hommes."

      S’en suit, selon lui, offensives policières et projectiles de manifestants. "Je confond un bout de verre et un cocktail Molotov loupé" et c’est à ce moment que le drame se produit : il choisit, par panique, de lancer cette grenade pour "provoquer un repli et avancer".

      La présidente s’interroge. "Avez-vous commis une erreur d’appréciation ? Vous êtes le seul à lancer une grenade. Les autres collègues, pour la plupart, ne semblent pas s’être senti dans un cas de légitime défense." Il ne se démonte pas. "Je pense, oui, qu’il fallait le faire."

      "J’ai lancé la grenade avec force, je voulais la faire rouler, elle s’est élevée, elle a fait une courbe. je le reconnais, je l’assume, j’ai raté mon jet. C’est malheureux."

      Parfois, les mots d’AM s’apparentent à une grosse blague. "Quand nous sommes rentrés dans le camion, on s’est quand même dit, c’est étrange ce qui s’est passé là... Ce serait quand même pas cette grenade ?"

      Margaux Harivel @margauxhrvl
      https://twitter.com/margauxhrvl/status/1602699092534169603

      en presse :

      Oui, le lancer de son client était « raté » et n’a pas atteint la cible visée, distante de plusieurs dizaines de mètres de la victime. Mais il n’empêche qu’il était « justifié », martèle l’avocat. Il répète ad nauseam les dangers encourus par les policiers, avant d’en venir aux « causes exonératoires de la responsabilité pénale ». Elles sont toutes remplies, selon Laurent-Franck Liénard : il y a eu un « commandement de l’autorité » validant l’usage de la #GMD (celui-ci est pourtant intervenu une heure avant les faits), Alexandre M. était en état de légitime défense (l’accusé dit avoir reçu une bouteille en verre), et de nécessité (le chef de groupe voulait « protéger ses hommes »)… Pour tout cela, l’avocat demande l’acquittement au jury. Une condamnation reviendrait à « castrer tous les CRS de France », et donc à menacer la sécurité de la société tout entière.

      idem

      .... Le défilé des CRS à la barre, entre amnésie et soupçon d’une volonté de protection de leur collègue, a donné une impression de louvoiement, que résument ces mots du voisin d’Alexandre Mathieu à l’instant des faits : « On était plus ou moins pris à partie, mais de façon éloignée. » ....

      Il n’y a donc pas de coupable dans cette affaire, a décidé la justice. En revanche, il y a bien une victime. Laurent Théron, père de deux enfants de 14 et 20 ans dont il a la garde exclusive, a raconté sa vie de cyclope depuis le 15 septembre 2016. Le champ de vision réduit et le relief qui disparaît. Les portes dans lesquelles on se cogne, l’eau qu’on verse à côté du verre, l’hésitation devant une petite marche. La fin du ping-pong et du football américain – impossible de renvoyer une balle ou d’attraper un ballon. Le certificat à obtenir pour continuer à conduire, la gêne pour faire ses créneaux à droite, les cinq accrochages en quatre ans qui ont incité la GMF à résilier son assurance. Les six opérations qu’il a subies. L’implant qui n’a pas tenu. Le mélange de lymphe et de sang qui coule la nuit, et le réveille. L’obligation de se laver l’œil cinq fois par jour, dix en été quand l’air est sec et chaud. Sans même parler de la dépression et des difficultés financières. « Ce 15 septembre 2016, je veux l’oublier, a dit Laurent Théron. Mais tous les jours, le miroir me le rappelle. »

      https://justpaste.it/ajtq4

      #porcherie