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  • EN DIRECT, budget 2026 : le PS et le gouvernement ont trouvé un terrain d’entente sur la surtaxe des bénéfices des entreprises ; les débats se poursuivent
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/10/27/en-direct-budget-2026-le-ps-et-le-gouvernement-ont-trouve-un-terrain-d-enten

    le PS et le gouvernement ont trouvé un terrain d’entente sur la surtaxe des bénéfices des entreprises ; les débats se poursuivent

    Quelle surprise !

  • Toi aussi, tu le vois l’effet de la non-censure du gouvernement par le PS ?

    Le budget va pouvoir être voté, avec toutes les mesures les plus néfastes.

    La clause orteil a fonctionné à plein. On décale dès que le budget est voté. Et tu vois, le reste est voté aussi. Et d’ailleurs, ton orteil, on te le reprend dans quelques mois. C’est juste qu’on est d’accord pour ne pas le prendre tout de suite.

    Les débats vont pouvoir continuer à être dirigé par les idées des fascistes. Ils sont au gouvernement.

    En fait, les socialistes nous permettent d’avoir la certitude que jusqu’en 2027, rien ne va changer.

    Tu vois. Tout va mieux.

  • La cour d’appel de Paris confirme avoir reçu trois appels et envisage un nouveau procès avec « une décision à l’été 2026 »
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/04/01/en-direct-condamnation-de-marine-le-pen-la-cour-d-appel-de-paris-envisage-un

    La cour d’appel de Paris ne précise pas qui a formé les appels reçus mardi. Si ces délais sont tenus, cela voudrait dire que ce deuxième procès se tiendrait au plus tard au début de 2026, et que la décision serait donc rendue plusieurs mois avant l’élection présidentielle de 2027, comme l’ont réclamé plusieurs responsables politiques.

    Ouf, un billet coupe-file pour faire passer les fachos plus rapidement que les prévenus qui ne sont rien… je commençais à m’inquiéter : je voyais tous les gens que j’apprécie habituellement sur les réseaux prétendre à la perfection et à la totale indépendance de la justice, ça va peut-être les ramener un tout petit peu sur terre.

    • Le premier président de la Cour de cassation, Christophe Soulard, a estimé sur BFM-TV que le calendrier annoncé par la cour d’appel de Paris était une « très bonne chose ».
      « Ça veut dire que la justice française est capable de s’adapter, qu’elle est consciente (…) des enjeux des décisions qu’elle rend » et « des conséquences politiques de ses décisions », a aussi déclaré M. Soulard, l’un des deux plus hauts magistrats de France. « Loin d’être déconnectée », la justice « a tout à fait conscience que, dans certaines circonstances, il faut se donner les moyens de rendre une justice dans le délai adéquat », a-t-il ajouté.

      Évidement, je ne trouve pas de données sur la durée qui sépare l’appel de son audiencement à Paris. Un exemple me semble parlant.

      TRAVAIL DISSIMULÉ CHEZ DELIVEROO : D’ANCIENS DIRIGEANTS CONDAMNÉS EN APPEL (05/09/2024)
      https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/travail-dissimule-chez-deliveroo-d-anciens-dirigeants-condamnes-en-appel_AD-2

      Les dirigeants de la société de livraison de repas avaient été condamnés [à 375 000 €, max prévu] en [avril] 2022, aux côtés de leur employeur, pour avoir employé des livreurs en tant qu’indépendants, plutôt que de les salarier, entre 2015 et 2017.

      #justice

      (sinon, c’est aussi, ruse de l’histoire, imposer un temps d’attente au RN. pas de quoi prospérer ?)

  • Marine Le Pen condamnée !


    https://piaille.fr/@Kalytis/114255988522091000

    « Marine Le Pen est déclarée coupable de détournement de fonds publics. »

    (le tribunal la condamne pour avoir utilisé quatre assistants parlementaires comme salariés du parti, dont Thierry Légier (garde du corps) ou Catherine Griset (assistante).)

    Le tribunal a évacué l’hypothèse d’une erreur administrative :

    « Il s’agit d’un détournement mis en place dans un système pour alléger les charges du parti. »

    « Tous les députés et assistants parlementaires ont été déclarés coupables »

    • 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour la cheffe
      https://piaille.fr/@Kalytis/114255988522091000

      Bon, en attendant la sentente pour Marine Le Pen :

      Bruno Gollnisch : 1 an ferme sous bracelet, 50k amende, 5 ans inéligibilité avec exécution provisoire.
      Louis Aliot : 18 mois dont 6 fermes sous bracelet, 8k amende, 3 ans inéligibilité sans EP.
      Nicolas Bay : 12 mois dont 6 fermes sous bracelet, 8k amende, 3 ans inéligibilité avec EP.
      Wallerand de Saint-Just : 3 ans dont 1 ferme sous bracelet, 50k amende, 3 ans inéligibilité avec EP.

      (aucune vanne : le Kremlin dénonce une « violation des normes démocratiques », Viktor Orban a tweeté « Je suis Marine », ça s’invente pas)

      🔴 Marine Le Pen est condamnée à 4 ans de prison, dont 2 fermes sous bracelet. 100.000 Euros d’amende. CINQ ANS d’inéligibilité, avec exécution provisoire.

      À moins d’une décision d’appel dans les 2 ans et 1 mois qui infirme l’exécution provisoire, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate :

      À l’élection présidentielle 2027
      À une élection législative jusqu’en 2030
      Aux élections régionales de 2028
      Aux élections européennes de 2029

      #happyday #RN

    • On a aussi le live du journal Le Monde si on veut la liste des personnalités condamnées :
      https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/03/31/en-direct-marine-le-pen-condamnee-pour-detournement-de-fonds-publics-dans-l-

      Les condamnations des anciens assistants parlementaires et collaborateurs du parti

      Catherine Griset. Cette proche amie de Marine Le Pen, dont elle a été la cheffe de cabinet et qui a été élue au Parlement européen en 2019, est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité assortis de l’exécution provisoire.

      Thierry Légier. Le garde du corps personnel de chaque dirigeant du FN, puis du RN, depuis le début des années 1990 est condamné à douze mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité, sans inscription au casier.

      Yann Le Pen. La sœur de Marine Le Pen et la mère de Marion Maréchal, soupçonnée d’avoir été injustement rémunérée comme collaboratrice de Bruno Gollnisch, est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis.

      Wallerand de Saint-Just. L’ancien trésorier du parti a été condamné à trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique à domicile, 50 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

      Julien Odoul. Aujourd’hui député de l’Yonne, l’ancien assistant parlementaire est condamné à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité sans exécution provisoire.

      Micheline Bruna. Rémunérée comme assistante au Parlement européen, au service notamment de Marine Le Pen et de Bruno Gollnisch, celle qui occupait au même moment la fonction de secrétaire particulière de Jean-Marie Le Pen est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis.

      Guillaume L’Huillier. Rémunéré comme collaborateur de Bruno Gollnisch et de Marine Le Pen, il est condamné à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité.

      Gérald Gérin. Ancien conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur et assistant personnel de Jean-Marie Le Pen, est condamné à douze mois de prison avec sursis et un an ferme d’inéligibilité.

      Timothée Houssin. Le député de l’Eure depuis 2022, qui avant ça avait été l’assistant parlementaire de l’eurodéputé Nicolas Bay, est condamné à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

      Loup Viallet. Rémunéré par l’eurodéputée Dominique Bilde, il occupait les fonctions de délégué national du FN chargé de la prospective. Il est condamné à six mois de prison avec sursis.

      Charles-Henri Hourcade. Rémunéré comme collaborateur de Louis Aliot, il était aussi graphiste au sein du pôle communication du Front national. Il est condamné à six mois de prison avec sursis.

      Jeanne Pavard. Rémunérée comme assistante parlementaire de Jean-François Jalkh, elle est condamnée à huit mois de prison avec sursis.

      Charles Van Houtte. Ce dernier, qui assurait la gestion centralisée des contrats, a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et une inéligibilité de deux ans avec exécution immédiate.

      Laurent Salles. Assistant parlementaire de Louis Aliot, qui travaillait au parti sur les grandes manifestations, est condamné à six mois de prison avec sursis.

      Christophe Moreau. L’ancien expert-comptable a été relaxé par le tribunal, car ce dernier a considéré qu’il « n’est pas établi qu’il était au courant » des détournements de fonds publics.

      Nicolas Crochet. Ce proche de longue date de Marine Le Pen qui a été employé comme expert-comptable par le parti et a occupé un « rôle central » dans l’affaire, a été condamné à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme aménagé ab initio, une inéligibilité de trois ans avec exécution provisoire.

      Les condamnations des six anciens eurodéputés FN, en plus de Marine Le Pen et Louis Aliot

      Bruno Gollnisch. L’ancien numéro deux du parti est condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un sous bracelet électronique, 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.

      Nicolas Bay. Secrétaire général du FN (2014-2017), puis vice-président du parti (2017-2018), il a rejoint Eric Zemmour en 2022 et est aujourd’hui député européen. Il est condamné à douze mois de prison dont six mois ferme sous bracelet électronique, 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

      Dominique Bilde. L’eurodéputée de 2014 à 2024 est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis.

      Mylène Troszczynski. L’eurodéputée de 2014 et 2019 est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis.

      Marie-Christine Boutonnet. L’ancienne cadre administrative qui a siégé au Parlement européen de 2014 à 2019 est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis.

      Marie-Christine Arnautu. Historique du parti, elle se voit infliger une peine de dix-huit mois avec sursis, 8 000 euros d’amende, dont 3 000 euros avec sursis, et une inéligibilité de trois ans.

      Fernand Le Rachinel. L’ancien eurodéputé a été condamné à deux ans avec sursis, 15 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.

    • Elle va faire appel, rapidement disait son avocat sur BFMTV, et l’appel est suspensif de la peine de prison, d’après Libé. Ses 2 ans ferme sous bracelet, elle va pas les faire tout de suite.

    • Et M. Sarkozy ? Vous l’oubliez ce pauvre M. Sarkozy...

      https://www.mediapart.fr/journal/france/310325/notre-emission-speciale-le-pen-sarkozy-au-nom-de-la-loi

      Marine Le Pen est condamnée pour détournement de fonds publics et inéligible pour cinq ans. L’extrême droite crie au « scandale démocratique ». Nicolas Sarkozy, lui, risque sept ans de prison pour corruption. Dans « À l’air libre », les journalistes de Mediapart qui ont révélé ces affaires vous font plonger dans ces deux dossiers judiciaires où les preuves pullulent.

      https://www.youtube.com/watch?v=J9GHlhhqS-E

    • Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, François Bayrou a fait part de ses « interrogations » sur l’application immédiate de l’inéligibilité et a considéré qu’une « réflexion » doit « être conduite » par les parlementaires. Gérald Darmanin a souhaité que le procès en appel de l’ancienne présidente du FN soit organisé dans un délai « le plus raisonnable possible ».

      Eric Ciotti annonce une proposition de loi pour supprimer l’exécution provisoire des peines d’inéligibilité

      https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/04/01/en-direct-condamnation-de-marine-le-pen-les-questions-au-gouvernement-a-l-as

    • Marine Le Pen livre une contre-attaque aux accents trumpiens, dans l’espoir de sauver sa candidature à la présidentielle

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/04/02/marine-le-pen-livre-une-contre-attaque-aux-accents-trumpiens-dans-l-espoir-d

      Rompant avec des années d’efforts de dédiabolisation du Rassemblement national, la leader d’extrême droite a lancé, mardi, une guérilla médiatique qui a aussi pour effet de détourner les regards du fond du dossier. Son procès en appel devrait se tenir au printemps 2026.

    • L’accélération de la procédure Le Pen porte atteinte à l’égalité devant la loi
      Analyse - Franck Johannès

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/04/l-acceleration-de-la-procedure-le-pen-porte-atteinte-a-l-egalite-devant-la-l

      La décision d’avancer la date du procès en appel des assistants parlementaires du Front national à l’été 2026, en raison du calendrier électoral, pose une série de problèmes qui affaiblissent l’institution judiciaire.

      [fin de l’article :]

      Troisième problème, cette fois pour le procès en appel. Et il est cornélien : soit la cour confirme, dans les grandes lignes, le jugement et l’inéligibilité de Marine Le Pen, avec application immédiate ou pas, et s’attend à être, à son tour, vouée aux gémonies. Soit elle a entendu le message et va devoir déployer des trésors d’ingéniosité pour sauver les apparences. Le dossier des assistants du Front national au Parlement européen, longuement analysé à l’audience, est accablant. Comment confirmer la culpabilité de la plupart des prévenus, tout en trouvant une solution afin que Marine Le Pen puisse se présenter à la présidentielle ?

      Ironie de l’histoire

      C’est dire que le politique demande implicitement au futur président en appel de rendre non seulement un arrêt, mais aussi un service : sauver la candidature Le Pen. Trois chambres financières sont compétentes en appel, les 2-12, 2-13 et 2-14. Un représentant du parquet général, chargé de l’audiencement, doit se mettre d’accord avec les trois présidents de chambre pour distribuer les dossiers, en particulier celui-là. La chancellerie, et donc l’exécutif, suivra évidemment l’affaire de près et les magistrats vont se retrouver au pied du mur de leur indépendance.

      L’arrêt, précipité à l’été 2026, bousculera nécessairement le célèbre adage du Lord Chief Justice (le plus haut responsable judiciaire d’Angleterre et du pays de Galles) Gordon Hewart, en 1924 : « La justice ne doit pas seulement être rendue, elle doit également donner le sentiment qu’elle a été bien rendue. » La Cour européenne des droits de l’homme l’a consacré dans ses arrêts Delcourt (1970), puis Borgers (1991). Ironie de l’histoire, malicieusement exhumée par Le Canard enchaîné : si, après une probable confirmation de la condamnation en appel, avec ou sans inéligibilité ou exécution provisoire, Marine Le Pen se pourvoit en cassation, l’arrêt de la cour sera suspendu – et le jugement de première instance, donc l’inéligibilité de Marine Le Pen, avec application immédiate pendant cinq ans, devra s’appliquer, en raison de l’effet suspensif du pourvoi. Il existe, à ce propos, une jurisprudence du Conseil d’Etat (20 décembre 2019, n° 432078) et deux autres de la chambre criminelle de la Cour de cassation (28 septembre 1993 n° 92-85.473 ; 16 décembre 2014 n° 13-85.351).

      Suffirait-il alors de ne pas se pourvoir en cassation, si aucune inéligibilité n’est prononcée ? Marine Le Pen, dans cette hypothèse, serait définitivement condamnée pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’empêcherait pas, juridiquement, d’être élue présidente de la République, son éventuelle peine de prison serait suspendue pendant la durée du mandat.

    • La condamnation sans appel de Marine Le Pen, Le Canard enchaîné (2 avril 2025)

      EN ANNONÇANT, le 31 mars, faire appel de sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, la patronne du Rassemblement national s’expose à une petite perfidie juridique que n’ont relevée jusqu’à présent que les fins juristes du « Canard » !

      Si la cour d’appel la condamnait de nouveau à l’inéligibilité — mais cette fois sans application immédiate -, Marine Le Pen serait logiquement tentée de se pourvoir en cassation pour avoir le droit de se présenter à la présidentielle. C’est là qu’un détail diabolique débarque. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation, « l’effet suspensif du pourvoi entraîne le maintien de l’exécution provisoire ordonnée en première instance » (extrait de « La Cassation en matière pénale », Dalloz). En clair : le jugement du 31 mars, qui la condamne à l’inéligibilité immédiate pendant cinq ans, resterait en vigueur ! Il lui serait donc impossible de concourir pour l’Elysée. « Le pourvoi la met dedans », estime un juriste.

      Si, après l’appel, la députée condamnée à l’inéligibilité ne formait pas de pourvoi, sa peine deviendrait définitive, et la présidentielle lui serait de fait toujours interdite. La seule issue pour elle serait donc que la cour d’appel ne prononce pas du tout d’inéligibilité ou une ineligibilite réduite. Un scénario qui n’est pas des plus probables.

      M.B.

      Conclusion : MLP est présidentiellement morte politiquement.

    • « Le Monde » publie les principaux extraits du jugement condamnant Marine Le Pen : « Un système mis en place pour alléger les charges du parti »

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/01/un-systeme-mis-en-place-pour-alleger-les-charges-du-parti-les-principaux-ext

      Les attendus du jugement rendu, lundi 31 mars, par le tribunal correctionnel de Paris. Vingt-quatre personnes ont été condamnées, dont la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen.

    • Au RN, l’hypothèse Bardella alimente les rivalités

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/04/17/au-rn-l-hypothese-bardella-alimente-les-rivalites_6596794_823448.html

      Marine Le Pen laisse désormais entendre qu’il serait « irresponsable » de sa part de ne pas se retirer de la course à la présidentielle si sa peine était confirmée en appel à l’été 2026. Au sein du parti, certains préparent déjà le terrain à une candidature de Jordan Bardella quand d’autres refusent de l’envisager.

      [...]

      En ouvrant l’hypothèse de sa succession, Marine Le Pen prend le risque de déclencher une guerre des clans au sein de l’appareil. « Il y a une transition forcée qui est en train de s’opérer et elle ne va pas s’opérer en douceur, estime un de ses interlocuteurs réguliers. Des gens ont compris que si elle laissait sa place, ils devraient laisser leur place aussi. »

      Son successeur, Jordan Bardella, marche sur des œufs, sachant qu’aucun écart ne lui sera pardonné. Sa mise en orbite n’en suscite pas moins des craintes dans un parti dépourvu de contre-pouvoir, où le rôle du bureau exécutif est symbolique et où les décisions sont prises en cercle ultra-restreint autour de la cheffe.

    • Le Pen, Sarkozy : au nom de la loi
      Mediapart, émission À l’air libre (31 mars 2025, vidéo, 1h)

      https://seenthis.net/messages/1107117

      Marine Le Pen est jugée coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement national au Parlement européen. La députée d’extrême droite du Pas-de-Calais a été condamnée ce lundi 31 mars à quatre ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, aménageable avec un bracelet électronique, et à 100 000 euros d’amende. Mais surtout, l’ancienne présidente du Rassemblement national est déclarée immédiatement inéligible et pour une durée pour cinq ans ans.

      Cette décision majeure bouscule le paysage politique français. Elle intervient quelques jours à peine après le réquisitoire du Parquet national financier qui a demandé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy pour « corruption, association de malfaiteurs, recel de détournement de fonds publics et financement illicite de campagnes électorale » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.

      Dans « A l’air libre », retour sur les faits, sur sur ces deux affaires, sur ces procès, et ce que dit la loi. Une émission enregistrée lundi 31 mars, avant l’intervention de Marine Le Pen sur TF1.

  • Le coup d’État macrono-lepéniste soutenu par le PS, c’est trominion.
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/02/03/en-direct-budget-2025-francois-bayrou-va-recourir-deux-fois-au-49-3-lundi_65

    Le Parti socialiste a décidé de ne pas censurer le gouvernement Bayrou

    D’après des informations de l’Agence France-Presse et de Public Sénat dont Le Monde a obtenu confirmation, le bureau national du Parti socialiste, réuni ce lundi, a pris la décision de ne pas voter la censure du gouvernement de François Bayrou.

    Je répète souvent que je suis assez vieux pour avoir connu le tandem Pasqua-Pandraud. Ben maintenant tu pourras dire que tu as connu le couple Retailleau-Darmanin.

    • (je rigole, je l’avais pas vue venir celle-là :

      « Le PS ne votera pas la censure. Il faudrait que ça serve de leçon à LFI, qui nous sort le PS de la naphtaline à chaque fois en faisant alliance avec eux, pour se faire trahir 6 mois plus tard.
      Laissez crever le PS ! Plus d’alliance, que le PS disparaisse ! »

      LFI, y sont pas trop intransigeants, y sont trop indulgents, avec le PS)

    • On dirait un remake d’un nanard avec des morts vivants, tout ces crétins décrépis, incapables de penser à autre chose qu’à leur propre petit profit se précipitant avec leurs haches en main pour te saccager le NFP, et voila comment ceux que vous avez détestez reviennent d’entre les morts : Hollande, Vals, même Jospin sort du sable. On les détestait on croyait s’en être débarrassé, mais non, une poignée de députés suffisent pour que le FN et Marcon ressuscitent le PS.

    • Le groupe PS, c’est 59 députés élus sous étiquette PS et 7 divers gauche. Plus d’un demi escadron, c’est pas rien.
      Obtenue à nos frais, car la persistance de notabilités locales et nationales n’y aurait pas suffit, leur élection les a remis en selle. Puis, faute de désignation d’un.e PM NFP, la combinaison politique NFP s’est effondrée. D’abord, avec la censure, le RN a fait office de « groupe central », sans censure, le PS le remplace dans cette fonction. C’est le game.

      Confier la victoire au succès d’un homme providentiel et à un « parti mouvement » rétif à toute démocratie, ne serait-ce que participative, ce n’est pas sérieux. L’indifférence à la démocratie réelle de cette formation radicalement étatiste a peu dans notre contexte peu de chance de donner « le pouvoir au peuple », sauf dans un schéma fasciste. LFI ne politise rien, si peu de monde, car il n’y a pas l’espace, qui est verrouillé (venez faire les marionnettes à la manif, dans l’isoloir, et sion, fermez-la, on s’en occupe). La vision là encore électoraliste « des quartiers » vient de perdre à Villeneuve Saint-Georges, où une autre politique aurait pu - peut-être- in fine contraindre le PS à se coucher.

      Le pape de la gauche étatiste française, combien de divisions ?

      #électoralisme #combinaisons_politiques #gauche_de_droite #LFI

  • L’hallucination du jour sur Le Monde :

    En direct, Michel Barnier : les chefs de LR demandent au premier ministre une « politique de droite » avec « plus de sécurité » et « moins d’immigration »

    #mais_quelle_surprise !
    Moi qui pensait qu’ils allaient demander de donner tout le pouvoir aux soviets !

    Allez, faites-vous du mal :
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/09/12/en-direct-michel-barnier-les-republicains-demandent-au-premier-ministre-une-

  • Le Monde titre : « Choix d’un premier ministre : l’Elysée teste la piste Bernard Cazeneuve »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/08/30/choix-d-un-premier-ministre-l-elysee-teste-la-piste-bernard-cazeneuve_629930

    Alors le résultat du « test », auprès du Monde, on peut déjà considérer qu’il est positif et que le Monde approuve ce choix. Puisque selon le Monde, et sans guillemets :

    Après avoir permis à un François Hollande contesté de toute part de terminer son quinquennat en 2017, l’ancien premier ministre (2016-2017)…

    Homme d’Etat respecté à droite comme à gauche, Bernard Cazeneuve est l’une des rares personnalités…

    J’en conclue que les gens qui ne « respectent » pas Cazeneuve s’excluent d’eux-même de l’arc républicain…

  • Coup de théâtre dans le scénario pour écarter Lucie Castets | Tribune de Genève
    https://www.tdg.ch/coup-de-theatre-dans-le-scenario-pour-ecarter-lucie-castets-467492656327

    Et surtout, il lui sera plus difficile d’espérer diviser le Nouveau Front populaire en attirant des socialistes modérés pour soutenir le premier ministre de son choix. Car le coup de maître de Mélenchon en acceptant de se sacrifier ou en faisant mine de le faire, c’est non seulement de déséquilibrer l’adversaire, mais aussi, en même temps, de renforcer la cohésion et la solidarité dans son camp…

    • Un gouvernement à bout de souffle, et Macron qui consulte | Tribune de Genève
      https://www.tdg.ch/un-gouvernement-a-bout-de-souffle-et-macron-qui-consulte-682146389241

      Humiliation insupportable

      C’est sur ce point peut-être que la nomination de Lucie Castets est inacceptable pour Emmanuel Macron. On ne peut en effet pas totalement exclure que, à la tête d’un gouvernement NFP, elle puisse obtenir une majorité parlementaire pour faire tomber la réforme des retraites, ce qui constituerait une humiliation politique insupportable pour le président.

      Les consultations de vendredi et lundi devraient l’aider à arrêter son choix, sur lequel rien de concret ne fuite pour l’instant. En attendant que le président se prononce, les jours passent et l’absence d’un gouvernement régulièrement nommé fait sentir toujours plus cruellement la vacance du pouvoir, avec des délais constamment repoussés pour l’établissement du budget, avec une crise inapaisée en Nouvelle-Calédonie qui en est à son onzième mort, avec une cinquantaine de services d’urgence hospitaliers contraints à des mesures de fermeture dans le pays et avec la rentrée scolaire qui approche.

    • Verbatim : l’intégralité du communiqué de presse de l’Elysée

      https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/08/26/en-direct-emmanuel-macron-ecarte-l-option-d-un-gouvernement-du-nfp-et-annonc

      « Le président de la République a reçu vendredi 23 août et lundi 26 août, en vue de la nomination d’un premier ministre, les responsables des partis représentés au Parlement ainsi que les présidents des deux chambres. Les échanges ont été loyaux, sincères et utiles.

      Il les a reçus dans son rôle constitutionnel d’arbitre, garant de la stabilité institutionnelle et de l’indépendance de la Nation.

      Au terme des consultations, le président de la République a constaté qu’un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l’alliance regroupant le plus de députés, le Nouveau Front populaire, serait immédiatement censuré par l’ensemble des autres groupes représentés à l’Assemblée nationale. Un tel gouvernement disposerait donc immédiatement d’une majorité de plus de 350 députés contre lui, l’empêchant de fait d’agir. Compte tenu de l’expression des responsables politiques consultés, la stabilité institutionnelle de notre pays impose donc de ne pas retenir cette option.

      Les échanges avec le groupe LIOT et les partis [Ensemble pour la République], MoDem, Horizons, le [Parti radical] et UDI ont dessiné des voies de coalition et de travail commun possibles entre différentes sensibilités politiques. Ces groupes se sont montrés ouverts à soutenir un gouvernement dirigé par une personnalité qui ne serait pas issue de leurs rangs. Le Parti socialiste, les écologistes et les communistes n’ont à ce stade pas proposé de chemins pour coopérer avec les autres forces politiques. Il leur appartient désormais de le faire. La Droite républicaine a défini ses lignes rouges, détaillé son pacte législatif sans s’engager à un vote du budget ni à un soutien ou une participation au gouvernement.

      Dès demain mardi 27 août un nouveau cycle de consultations avec les responsables des partis et des personnalités se distinguant par l’expérience du service de l’Etat et de la République reprendra. En ce temps inédit dans la Ve République, où les attentes des Françaises et des Français sont fortes, le chef de l’Etat appelle l’ensemble des responsables politiques à se hisser à la hauteur du moment en faisant preuve d’esprit de responsabilité.

      Le président de la République déclare : “Ma responsabilité est que le pays ne soit ni bloqué, ni affaibli. Les partis politiques de gouvernement ne doivent pas oublier les circonstances exceptionnelles d’élection de leurs députés au second tour des législatives. Ce vote les oblige.” »

    • Le coup d’état qui vient
      https://contre-attaque.net/2024/08/26/le-coup-detat-qui-vient

      Refus de nommer une première ministre de gauche, passage en force, dissolution suivie de l’effacement d’une élection : récapitulons la gravité de la situation

      Revenons un peu en arrière. Au début du mois de juin, Macron créait un chaos politique inattendu : il prononçait, juste avant l’été et au soir d’élections européennes qui avaient vu triompher l’extrême droite, une dissolution de l’Assemblée Nationale. En urgence, il convoquait ainsi des élections législatives cruciales dans un laps de temps extrêmement court, à la veille des vacances estivales.

      Macron n’avait qu’un seul objectif : une victoire de l’extrême droite. Absolument toutes les conditions étaient réunies : le RN plus haut que jamais, renforcé par son score aux Européennes, la gauche divisée et défaite, le camp macroniste détesté, les médias en ordre de bataille pour faire campagne en faveur de l’extrême droite et contre la gauche. Tout était prêt, jamais la situation n’avait été aussi favorable au RN.

      Le 14 juin, Le Monde révélait cet échange de Macron avec un « grand patron, familier de l’Élysée » qui lui avait demandé à propos de la dissolution : « Pas trop dures, ces journées ? ». Réponse de Macron, amusé : « Mais pas du tout ! Je prépare ça depuis des semaines, et je suis ravi. Je leur ai balancé ma grenade dégoupillée dans les jambes. Maintenant on va voir comment ils s’en sortent… »

      Macron a même mis sa pierre à l’édifice : pendant trois semaine, son camp a cogné de toutes ses forces contre la gauche, accusée de tous les maux. Et le président a lui même dénoncé « l’immigrationnisme » du Front Populaire, et la possibilité de « changer de sexe », reprenant ainsi les mots et les idées de l’extrême droite. Et pour être sur de bien clarifier les choses, Macron a fait savoir dans l’entre-deux tour dans la presse qu’il comptait nommer Bardella Premier Ministre, même sans majorité absolue du RN. Tout était prêt, la seule question dans les médias, était de savoir à quel niveau serait la victoire des fascistes.

      Contre toute attente, c’est finalement l’alliance du Front Populaire qui est arrivée en tête. Une surprise pour Macron. Et d’un coup, tout s’est arrêté. Il n’était plus question d’urgence, plus question de nommer un Premier Ministre dans la foulée des élections, plus question d’un nouveau gouvernement. Non, il fallait une « trêve olympique », qui dure désormais depuis deux mois. Et toute parole politique était accusée de “gâcher la fête”.

      Depuis deux semaines, pour continuer à gagner du temps, les macronistes intensifient les diffamations, répétant jusqu’à la nausée que la France Insoumise, premier parti de gauche, serait « anti-républicain », transformant les insoumis en épouvantails absolus qu’il faudrait écarter à tout jamais d’un gouvernement, même en cas de succès électoral.

      Le 24 août, Jean-Luc Mélenchon a donc accepté d’écarter toute nomination de ministres LFI dans un gouvernement du Nouveau Front Populaire. Puisque c’est ce qui était censé bloquer, en théorie, plus rien ne s’opposait à la nomination du gouvernement.

      Mais le camp présidentiel a encore changé de posture. Les macronistes assurent qu’ils voteront une motion de censure contre tout gouvernement de gauche, même sans les insoumis. L’élue Renaissance Nathalie Loiseau estime que « le programme du Front Populaire entraînerait un déclassement inévitable pour notre pays. Il serait irresponsable de soutenir un gouvernement décidé à l’appliquer » et le député Karl Olive estime « Ce n’est pas parce que La France Insoumise ne sera pas dans le poulailler que Jean Luc Mélenchon ne sera pas à la plume ! Ça ne change strictement rien ». Ces gens ont un grave problème avec la démocratie, même représentative.

      En parallèle, Macron fait savoir qu’il ne nommera pas Lucie Castets Première Ministre. Cette énarque de centre-gauche proche du PS était pourtant désignée par le Front Populaire, le groupe arrivé en tête le 7 juillet. Elle avait même annoncé être prête à négocier avec les autres groupes, ce que les macronistes n’ont jamais fait. Mais peu importe, pas question.

      Les masques tombent. Les procès en « anti-républicanisme », en antisémitisme, en « bordélisation » qui visaient la France Insoumise touchent désormais toute la gauche jusqu’au PS. Ces accusations ont toujours été malhonnête et factices, c’est désormais toute l’opposition qui est considérée comme étant “hors de l’arc républicain”. C’est le verdict des élections – que les macronistes ont eu même provoqué – qui est refusé. Ces gens ne lâcheront pas le pouvoir, il empêcheront par tous les moyens la gauche, même la plus tiède, d’accéder à une once de pouvoir. Il s’agit bien d’un coup d’État institutionnel et légal du camp néolibéral.

      Selon Le Parisien, Macron ne veut pas voir « détricoter » ses réformes économiques et sociales. Le Monde avait déjà indiqué qu’Emmanuel Macron « refusait de changer sa politique sur le fond », après sa double défaite électorale. Le 25 juillet, il invitait à l’Élysée des grands patrons internationaux venus pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, notamment Elon Musk et Bernard Arnault. « Selon une conseillère élyséenne, Emmanuel Macron a voulu “rassurer” les patrons inquiets après des élections législatives désastreuses, en se portant garant que ses réformes structurelles ne seraient pas remises en cause ». Il n’a jamais eu l’intention de se conformer à un vote qui lui serait défavorable.

      En parallèle, alors que son gouvernement est prétendument « démissionnaire », les attaques n’ont pas arrêté de pleuvoir durant l’été : modification du code du travail, licenciements à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, baisse, réforme scolaire, loi immigration, projet de programme d’austérité, baisse des aides à l’emploi pour les personnes en situation de handicap …

      Macron voulait terminer son mandat par une cohabitation avec l’extrême droite, qui lui aurait permis d’aller encore plus loin dans l’autoritarisme, de continuer à assurer les intérêts des plus riches et de créer le chaos qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat. Son plan a échoué, mais il compte bien l’appliquer quand même. Si cela se passait dans n’importe quel autre pays, les médias parleraient de putsch.

      Les riches ont toujours maintenu leur domination, mais en France, c’était sous les apparences de la démocratie et de l’alternance jusqu’à présent.
      À présent, ils se radicalisent. Tout le monde peut constater que le vote ne sert à rien. La bourgeoisie ensauvagée est mauvaise perdante. Pour la ramener à la raison, il ne reste que la rue.

    • Tout à fait !
      Il faut que toutes les organisations du mouvement ouvrier appellent à la mobilisation le 7 septembre !

      Ludivine Bantigny : « Maintenant que tout le monde a compris, il faut que tout ce que ce pays compte de collectifs, partis, syndicats, associations, médias croyant en la justice et la démocratie, organise une immense mobilisation, par la grève et par la rue. Si on veut être à la hauteur de l’heure. »

  • En direct, résultats législatives 2024 : Gabriel Attal annonce que les candidats du camp présidentiel arrivés troisièmes se désisteront pour faire barrage au RN, avec des exceptions
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/06/30/en-direct-resultats-legislatives-2024-la-gauche-appelle-ses-candidats-arrive

    Qualifié au second tour face au RN, François Ruffin devrait bénéficier du retrait de la candidate Ensemble

    Député sortant, François Ruffin se qualifie pour le second tour avec 33,9 % des voix, derrière la candidate du RN Nathalie Ribeiro Billet (40,7 %). Egalement qualifiée, la candidate Renaissance Albane Branlant a annoncé se retirer au profit de M. Ruffin. Celui qui s’est dit « aussi capable d’être premier ministre » pourrait ainsi bénéficier d’un report de voix favorable pour l’emporter dans cette circonscription où il est élu depuis 2017.

  • En direct, législatives 2024 : LFI engage une procédure d’urgence contre Renaissance pour diffusion de fausses informations
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/06/28/en-direct-legislatives-2024-lfi-engage-une-procedure-d-urgence-contre-renais

    Au cours du débat de jeudi, Gabriel Attal a attaqué le Nouveau Front populaire sur ses hausses d’impôts, appelant les électeurs à consulter un site créé par Ensemble pour évaluer les conséquences d’une telle mesure. Mais ce dernier semble de nature à induire en erreur les retraités qui voudraient faire une simulation sur leur pension.

    HTeuMeuLeu : « Dans le code source du site de… » - Mastodon
    https://mastodon.social/@HTeuMeuLeu/112693058483473056

    Dans le code source du site de l’enfer de calcul de retraite Macroniste, il y a des traces de calculs de la différence avec le programme du RN, mis en commentaires. J’imagine que quelqu’un chez Renaissance a dû dire « Non mais c’est bon, on tape pas sur les copains. » https://www.maretraitenupes.fr/scripts.js

  • Franck Allisio (Rassemblement national) dit craindre des « pogroms » contre les juifs si le Nouveau Front populaire arrivait au pouvoir
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/06/17/en-direct-elections-legislatives-2024-la-campagne-officielle-est-ouverte-a-d

    Interrogé sur Public Sénat quant à la capacité de son parti à exercer le pouvoir, le député sortant des Bouches-du-Rhône Franck Allisio (Rassemblement national, RN) a estimé : « Les personnes qui ont mis ce pays dans le mur, c’est la majorité au pouvoir. » « Nous sommes l’alternance, une force politique responsable, nous sommes entourés de hauts fonctionnaires et d’experts et nous avons deux à trois fois le nombre de personnes expérimentées pour faire un gouvernement », a-t-il assuré.

    Le député sortant a ensuite déclaré : « Aujourd’hui il y a des manifestations, y compris chez moi à Marseille, des manifestations d’extrême gauche devant les synagogues, demain il y aura peut-être des pogroms. Je mesure ce que je dis et je ne veux pas que mon pays prenne le risque de l’extrême gauche.

    – Vous dites qu’il y aura des pogroms sur le sol français si jamais l’extrême gauche arrive au pouvoir, c’est ce que vous dites ?, lui a demandé la journaliste Oriane Mancini.

    – Ah clairement, je considère que nos compatriotes de confession juive si LFI, si l’extrême gauche arrive au pouvoir, oui, clairement, je m’inquiète. »

    Le terme de pogrom fait référence aux attaques violentes encouragées par le pouvoir, souvent accompagnées de destruction et de pillages, contre des communautés juives en Russie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

    « Nous ferons barrage à cette gauche qui a été absorbée » par l’extrême gauche, a-t-il poursuivi. Quant à Eric Ciotti, le président du parti Les Républicains ; qui a fait alliance avec le RN, il apporte « 75 % » des militants LR, veut croire M. Allisio en dépit de la contestation de cette alliance par tous les ténors des Républicains.

    Mais à Bonneuil, Seine-et-Marne, un individu armé a menacé les festivités de l’Aïd el Kébir
    https://pbs.twimg.com/media/GQMW6L_WgAA2L4P?format=jpg&name=900x900
    https://x.com/bonneuil94/status/1802309559521808431

  • Marine Le Pen salue le choix de Serge Klarsfeld, qui préfère le RN à la France insoumise

    Marine Le Pen salue dimanche le choix de l’historien et avocat Serge Klarsfeld, grand défenseur de la cause des déportés juifs de France, qui a annoncé la veille qu’en cas de duel avec La France insoumise lors des législatives, il voterait pour le Rassemblement national (RN), qui a « fait sa mue » et qui « soutient les juifs ».

    https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/06/16/en-direct-elections-legislatives-2024-dernier-jour-pour-les-depots-de-candid

    #électionsLégislatices2024

    • et tir de barrage dans Libé :

      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/lettre-a-mes-amis-et-a-mes-compatriotes-francais-juifs-et-legitimement-in

      Serge Klarsfeld, historien de la Shoah, a fait polémique ce dimanche en déclarant qu’en cas de duel au second tour il voterait pour le RN et pas pour le Front populaire. Le meilleur choix, plaide l’écrivain Mahir Guven, est de s’engager d’abord contre la partie la plus antisémite du spectre politique français : le Rassemblement national. Ensuite viendra le moment de la nécessaire clarification de l’antisémitisme à gauche.

    • « Minimiser le danger que représenterait pour les juifs l’arrivée d’une extrême droite au pouvoir est naïf et dangereux », Laurent Joly, Historien, Marie-Anne Matard-Bonucci, Historienne
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/minimiser-le-danger-que-representerait-pour-les-juifs-l-arrivee-d-une-extrem

      Les déclarations récentes de #Serge_Klarsfeld qualifiant le Rassemblement national [#RN] de « parti projuif » qui « soutient l’Etat d’Israël » et justifiant un vote éventuel pour cette formation face à un candidat La France insoumise [LFI] suscitent stupeur et tristesse chez nombre d’historiennes et d’historiens dont nous sommes. Est-il besoin de rappeler le rôle considérable qu’a joué Serge Klarsfeld pour la connaissance des mécanismes et de la responsabilité de Vichy dans la déportation des juifs ? La stupeur est redoublée d’incrédulité lorsque l’on a travaillé soi-même sur ces sujets.
      Lire aussi | En direct, législatives 2024 : suivez la campagne officielle et les annonces sur les programmes

      On ne reviendra pas ici sur ce qui motive la déclaration de Serge Klarsfeld : qu’il y ait eu des prises de position plus qu’ambiguës, sinon antisémites, dans les rangs de LFI ne fait aucun doute, à commencer par certaines affirmations de son leader. Que ces prises de position soient le résultat d’un calcul électoraliste en direction d’un électorat arabo-musulman ou de préjugés plus enracinés ne change rien à leur gravité. Pour autant, minimiser le danger que représenterait aujourd’hui l’arrivée d’une extrême droite au pouvoir, pour les juifs et pour l’ensemble des minorités, est naïf et dangereux.

      On pourrait critiquer la posture, bien peu universaliste, qui consiste à choisir un parti politique uniquement en fonction du soutien déclaré à une minorité. On pourrait également expliquer que la « mue » du RN en un parti respectable reste superficielle et que celui-ci n’a jamais véritablement condamné l’héritage historique dont il est issu, comme l’ont maintes fois rappelé politistes et historiens et historiennes de l’#extrême_droite.

      Forme d’aveuglement

      En se posant en « défenseurs autoproclamés des juifs de France », les dirigeants du RN ne veulent pas seulement faire sauter le dernier verrou de la dédiabolisation. Dans une posture symétrique à l’antisionisme affiché de certains dirigeants de LFI, ils tentent de séduire un électorat tétanisé par un antisémitisme dont la résurgence, plus qu’inquiétante, prospère sur fond de conflit israélo-palestinien.

      Pourtant, céder à cette tentation ne peut être qu’une forme d’aveuglement consistant à ignorer le lien intime entre xénophobie et #antisémitisme, amplement documenté par les travaux de Serge Klarsfeld lui-même. Faut-il rappeler que la plupart des politiques antijuives contemporaines ont été précédées de mesures à l’encontre des étrangers et que, en dépit de différences initiales souvent affichées par les Etats persécuteurs entre juifs dits « nationaux » et juifs étrangers, les discriminations finirent par se généraliser ?

      L’histoire montre que les accusations antijuives, les « antisémythes » [néologisme inventé par Marie-Anne Matard-Bonucci], sont susceptibles d’être remobilisées dans des contextes particuliers lorsque certains acteurs y voient une utilité politique. Faut-il rappeler que les grandes associations antiracistes dites universalistes ne concevaient pas, à juste titre, la lutte contre l’antisémitisme sans prise en compte de toutes formes de racisme ? A l’opposé, le communautarisme et la concurrence des mémoires, encouragés aussi bien par l’extrême droite Soral-Dieudonné que par le parti des Indigènes de la République, font le lit des hostilités identitaires.

      Faut-il rappeler que les extrêmes droites, quand bien même elles affichent une culture politique nationaliste, agissent dans un environnement international et s’influencent les unes les autres et/ou pratiquent une forme de surenchère ? Quelles seraient, enfin, pour les juifs et juives de France les conséquences d’une politique menée par un gouvernement ciblant, en les essentialisant, certaines catégories de population tout en se déclarant « ami des juifs » ? L’antisémitisme a-t-il vraiment besoin de cette nouvelle configuration pour continuer à prospérer ?

    • « Serge Klarsfeld court-circuite l’histoire pour la dérouler à l’envers », Michèle Cohen-Halimi, Professeure de philosophie, Francis Cohen
      Ecrivain, Leopold von Verschuer, Traducteur et comédien
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/serge-klarsfeld-court-circuite-l-histoire-pour-la-derouler-a-l-envers_624175

      Entre le Nouveau Front populaire (#NFP) et le Rassemblement national (RN), monsieur Klarsfeld n’hésitera pas, il donnera sa voix au Rassemblement national qui aurait fait sa « mue ». Suffit-il au Rassemblement national de ne plus se dire antisémite pour ne plus l’être ? A quelle extraordinaire magie de la parole M. Klarsfeld donne-t-il crédit ! Suffit-il, en effet, d’une habileté tactique et rhétorique pour effacer l’#histoire et l’idéologie fondatrice d’un parti ?

      Qu’est-ce qui assure M. Klarsfeld de l’effectivité de cette mue dans un moment politique et électoral où la tactique impose d’y faire croire ? Faut-il donc penser de manière charitable que M. Klarsfeld s’abandonne à une crédulité désastreuse, quand il ne peut ignorer de quelle mémoire, de quel travail de mémoire, son nom est porteur ? A-t-il donc impunément décidé d’impliquer à lui seul cette mémoire dans son ralliement au Rassemblement national ?

      A entendre récemment M. Klarsfeld s’entretenant avec le journaliste Darius Rochebin sur LCI, le RN serait un parti « pro-juif » : « Le Rassemblement national soutient les juifs, soutient l’Etat d’Israël, et il est tout à fait normal, vu l’activité que j’ai eue ces soixante dernières années, qu’entre un parti antisémite et un parti pro-juif je voterai [sic] pour un parti pro-juif. »

      Un parti pro-juif est la figure spéculaire d’un parti antisémite : c’est un parti qui sait qui sont les juifs, un parti qui sait les reconnaître, un parti qui sait où ils sont. C’est un parti qui peut répondre à la question : « Qu’est-ce qu’un juif ? » Et nul n’ignore où a conduit ce discours essentialiste. Un tel parti n’est donc pas nouveau, ce qui est nouveau, en revanche, c’est qu’un tel parti puisse dire qu’il n’est pas antisémite.

      Effacement de l’histoire

      Et Serge Klarsfeld va encore plus loin dans la requalification idéologique du RN, lorsqu’il dit que ce parti est « populiste », ce qui pour lui signifie « populaire » ou, mieux encore, composé de « braves gens », car il court-circuite alors l’histoire pour la dérouler à l’envers et la réécrire en considérant que les « braves gens » du Rassemblement national auraient indubitablement fait partie des « braves gens » qui ont aidé les juifs en France pendant la seconde guerre mondiale : « C’est un parti populaire, populiste, on dit. Ce sont de braves gens et les braves gens pendant la guerre, ce sont ceux qui ont aidé les juifs en France. »

      Serge Klarsfeld n’alimente pas la confusion, il l’aggrave et il surenchérit sur l’effacement de l’histoire, qui fait partie du programme idéologique du Rassemblement national.

      Les procès pour négationnisme, les poursuites pour délits antisémites ont-ils condamné des femmes et des hommes de gauche ou d’extrême gauche ces dernières années ? Lorsque, le 5 novembre 2023, sur un plateau de BFM-TV, un journaliste demandait à Jordan Bardella si Jean-Marie Le Pen était antisémite, celui-ci répondit : « Je ne sonde pas les cœurs et les reins, mais je ne le crois pas. » M. Klarsfeld, quant à lui, croit Jordan Bardella.

      M. Klarsfeld apporte sa voix à une légitimation inespérée du RN, mais sa voix – l’aurait-il oublié ? – fait aussi résonner celles de toutes ces femmes, de tous ces enfants et de tous ces hommes qui, grâce à lui, sont présents à notre mémoire, qu’il trahit désormais. Car il n’est pas douteux que toutes ces femmes, tous ces enfants et tous ces hommes n’avaient pas besoin d’un parti « pro-juif ».

      Les signataires : Michèle Cohen-Halimi est professeure à l’université de Paris-VIII. Elle a publié « L’Action à distance. Essai sur le jeune Nietzsche politique » (Nous, 2021) et dirige la collection « Critique de la politique » aux éditions Klincksieck ; Francis Cohen est écrivain et professeur de philosophie au lycée Montaigne (Paris). Petit-fils de déporté, il a récemment publié : « Etat. Une politique de l’imprononçable » (Eric Pesty éditeur, 2023) ; Leopold von Verschuer est un comédien et metteur en scène, traducteur allemand de Valère Novarina depuis 1995, dont il vient de créer « Der Mensch ausser sich » [L’Homme hors de lui] (TD Berlin, 2024). Il est le petit-fils de l’eugéniste Otmar von Verschuer (1896-1969), qui fut le mentor de Josef Mengele (1911-1979).

  • « L’antithèse du président » : Raphaël Glucksmann propose Laurent Berger à Matignon si la gauche gagne
    https://www.bfmtv.com/politique/elections/europeennes/l-antithese-du-president-raphael-glucksmann-propose-laurent-berger-a-matignon

    Pour enrayer l’extrême droite, le vainqueur de la gauche aux européennes, Raphaël Glucksmann pense qu’il faudrait qu’une personne issue de la société civile incarne l’opposition. Il a annoncé sur France 2 qu’il voyait Laurent Berger, l’artisan de la sortie de crise sur la réforme des retraites, endosser ce costume.

    Le vainqueur de la gauche te propose de te faire gouverner par celui qui t’a dit que la réforme des retraites, elle était définitive, et qu’il fallait passer à autre chose (ce qui n’est pas la moindre de ses leçons de renoncement, d’ailleurs, à ce grand monsieur de la société civile, qui n’en demandait pas tant, maintenant qu’il est au chaud avec ses pantoufles, dans le privé).

    Quand je pense que sur mes réseaux sociaux, il y a eu des gens pour t’expliquer que Glucksmann, finalement, il apportait de la nouveauté et du sérieux et que ça faisait du bien à la gauche.

    Note que le CRIF est d’accord avec le vainqueur de la gauche. Ce sera sans Mélenchon, l’unité de la gauche, et sans sectarisme aucun, c’est une histoire de valeurs.

    « Je pense que les accords d’appareil ne suffiront pas, les politiques ont largement échoué », a également estimé l’eurodéputé, ajoutant que « ça sera pas clairement Jean-Luc Mélenchon ».

    Pour l’avis du CRIF, je te donne juste l’URL d’un post mastodon :
    https://framapiaf.org/@bazouzabou@mstdn.fr/112593552195700631

    (as-tu compté le nombre de fois où la LFI a été désignée comme le vainqueur de la gauche, quand cela est arrivé ? ça doit être pas loin de 0, mais je suis sans doute de mauvaise foi)

  • Élections européennes : Jordan Bardella largement en tête, l’Hérault futur eldorado du RN ?
    https://www.midilibre.fr/2024/06/10/elections-europeennes-jordan-bardella-largement-en-tete-lherault-futur-eld

    Ce n’est pas une surprise, puisque le RN était déjà arrivé en tête en 2019, comme en 2014 : Jordan Bardella s’impose dans l’Hérault. Aisément. Largement. Avec 34,98 % des suffrages, il améliore son score de plus de six points. Surtout, quand il n’en comptait « que » neuf d’avance sur sa rivale LREM il y a cinq ans, il creuse un écart encore plus considérable : 20 points sur Glucksmann (14,41 %) 6e en 2019 qui cette fois décroche la 2e place ; 23 points sur Hayer (11,35 %) qui devance tout juste Aubry (10,92 %). La majorité présidentielle s’effondre dans le département et ce n’est pas ce qui va rassurer les députés Renaissance dans la perspective des législatives à venir. Les trois élus restaient d’ailleurs sur la réserve dimanche.

    Et pour cause, Jordan Bardella place le RN en tête dans la quasi-totalité des communes de l’Hérault. Entre autres exemples : 51,39 % à Valras-Plage ; 49,32 % à Agde ; 42,17 % à Palavas-les-Flots ; 39,72 % à Mauguio… Même dans des villes où le parti lepéniste est habituellement à la peine, il gagne : 24,72 % à Grabels ; 23,63 % à Prades-le-Lez ; 21,2 % à Castelnau-le-Lez.

    • Comment peuvent-ils dire vouloir « éradiquer Hamas » et en même temps demander au Hamas de leur rendre leurs otages ?
      Si je tenais des otages et que la partie adverse disait vouloir l’éradiquer, accepterais je de les rendre ?

      Et où sont les questions sur la doctrine Hannibal à l’origine du meurtre d’israéliens par l’armée elle-même ?

    • Les indiens d’Amérique étaient aussi mauvais que le Hamas. A l’époque ils attaquaient les pionniers pour un rien, alors même qu’on leur avait donné un territoire rien qu’à eux, et qu’on avait signé la paix. Alors pour faire cesser ces actes de terrorisme, menés par les indiens sur les pionniers, la seule solution était de montrer que force devait rester à la loi et à la paix, en refusant les cesser le feu, et en détruisant les membres des terroristes, jusqu’au dernier. Il y avait des victimes collatérales, certes. Mais elles n’avaient qu’à pas être au mauvais endroit. Et parfois, sincèrement, si elles étaient là, c’est qu’elles n’étaient pas tout à fait innocentes.

      La mauvaise foi est sans limite et la seule façon d’y mettre fin est encore plus de mauvaise foi. Le donnant-donnant est hélas la seule solution.

    • « Jamais nous ne laisserons prospérer l’esprit de revanche », affirme Emmanuel Macron, qui souligne que « dans ces moments de deuil, rien ne doit nous diviser ». « La France restera unie pour elle-même et pour les autres, (…) unie dans ces moments de souffrance pour les Israéliens et les Palestiniens, afin d’œuvrer sans relâche pour répondre aux aspirations à la paix et à la sécurité de tous au Proche-Orient », ajoute le chef de l’Etat.
      [...]
      https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/02/07/en-direct-hommage-aux-victimes-du-hamas-suivez-la-ceremonie-aux-invalides-pr

      N’y aurait-il pas quand même un peu "d’esprit de revanche" dans les propos de l’ambassadrice ? En fait, non, c’est plus que cela : c’est de la haine à l’état brut, comme la haine qui s’exprime par le pilonnage de Gaza et la colonisation sauvage de Cisjordanie, depuis 4 mois.

      "La France restera unie". Bien entendu, et ceux qui osent avancer une vision critique du discours officiel seront traités de nazis.

      Quant aux réponses de la France aux "aspirations à la paix et à la sécurité de tous", on voit ce qu’il en est pour les Palestiniens. Avec de telles "réponses" Macron ferait mieux d’arrêter de faire le coq et de se la boucler pour de bon pour venir, queue entre les pattes, au pied du grand frère américain.

      Et encore une fois ce « Proche-Orient », voire ce « Moyen-Orient », employé en tant qu’élément de rhétorique globalisant, quand il est question d’évoquer le conflit entre Israël et les Palestiniens. C’est très commode : d’une part, ça permet d’escamoter les rapports de pouvoir et de domination coloniale et, d’autre part, on désigne de cette façon une entité géopolitique confuse, dans laquelle Israël semble s’imposer pour apporter la lumière, la démocratie et la civilisation (j’ai entendu ce genre de propos à la radio, dès le 8 octobre). C’est d’ailleurs pour cela, nous dit-on, que les puissances occidentales fournissent à ce pays - qui n’est absolument pas dirigé par des populistes - le soutien inconditionnel qu’il mérite.

  • Pour le chercheur Antoine Math, « il s’agit d’une #préférence_nationale déguisée »

    Mediapart : Est-ce un changement de nature du versement des prestations sociales avec un #délai_de_carence étendu de six mois à cinq ans ou est-ce que ce texte signe un rapprochement du concept de préférence nationale ?

    Antoine Math : Il s’agit d’une préférence nationale déguisée. L’objectif, ou les effets recherchés, de la préférence nationale, c’est d’exclure les étrangers du seul fait d’être #étrangers. Cette fois-ci, vous atteignez presque la même chose si vous édictez une condition de plus en plus difficile à remplir pour les personnes étrangères. C’est extrêmement grave au regard du principe d’égalité.

    Cette condition d’antériorité de titre de séjour a pour fonction de fait de se substituer à une préférence nationale, qui, elle, est formellement et juridiquement impossible au regard de la Constitution actuelle et des engagements de la France, notamment la Convention européenne des droits de l’homme. Comme on ne peut pas exclure tous les étrangers, on fait en sorte d’en exclure une proportion toujours plus grande pour se rapprocher des effets de la préférence nationale.

    Cette condition ne va pas de soi et va conduire à exclure même des personnes étrangères remplissant cette condition. En effet, le moindre renouvellement de #titre_de_séjour peut prendre plus longtemps que prévu [ah oui...]. Il suffit d’avoir une rupture administrative de quelques jours le temps de décrocher un rendez-vous ou une convocation à la préfecture, ou de recevoir un récépissé ou une attestation de demande de titre ou de renouvellement de titre, pour que tous les compteurs soient remis à zéro, que l’on considère que la personne ne remplit plus la condition d’antériorité de séjour régulier de façon continue. Le fonctionnement de cette condition est connu puisqu’on a l’expérience avec le #RSA, avec la #prime_d’activité ou le #minimum_vieillesse.

    Donc, on a des gens, ils sont là parfois depuis 20 ans, en situation régulière, et ils sont pourtant exclus. 

    En outre, quand vous disposez d’un titre de séjour, par exemple une carte de résident d’une durée de validité de 10 ans qui vous a été attribuée ou renouvelée il y a 2 ans, vous pouvez justifier avec cette carte d’une antériorité de séjour régulier de 2 ans, mais pas de 5 ans. Or, pour le justifier, vous ne disposez plus des titres de séjour précédents que vous avez rendus à la préfecture lors du renouvellement. Donc si vous n’avez pas eu la présence d’esprit de conserver des photocopies ou des scans, ou que vous les avez perdus, vous ne pouvez justifier de cette condition.

    Le parti Les Républicains (LR) colle au programme du RN, qui se félicite de cette victoire idéologique, et les parlementaires de Renaissance donnent du crédit à cela, c’est un changement de paradigme important, comment en est-on arrivé là ?

    On dit souvent que le problème n’est pas seulement le bruit des bottes mais aussi le silence des pantoufles. Mais je crois qu’entre les deux, il y a aussi les lâchetés de tous ceux qui ont bénéficié, au moins à un moment, de la voix ou du pouvoir, y compris à #gauche.

    Ce projet de loi vient de loin, ça fait longtemps que les esprits sont préparés. En 2004 par exemple, la première loi Sarkozy sur l’#immigration fait passer cette condition de séjour régulier de trois à cinq ans pour pouvoir toucher le #RSA (RMI à l’époque). En 2006, cette condition de cinq ans est étendue au minimum invalidité et au minimum vieillesse. En 2012, un amendement a fait passer de cinq à dix ans la condition d’antériorité de titre de séjour pour le minimum invalidité et le minimum vieillesse.

    La même année, le RSA est introduit à Mayotte en 2012, mais avec une condition portée à 15 ans. Idem pour percevoir l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse. En Guyane, comme dans l’hexagone, la condition d’antériorité de titres de séjours pour percevoir le RSA est de 5 ans.

    Sauf qu’en 2018, cette majorité a fait voter au Parlement, lors du projet de loi de finances, une disposition pour porter cette durée à 15 ans. Cette disposition a finalement été censurée par le Conseil constitutionnel. Mais cet épisode témoigne bien que le basculement ne s’est pas produit hier. Les esprits ont été contaminés, bien au-delà de l’extrême droite et de la droite depuis un certain temps.

    [A.M. préserve la gauche au cas où elle puisse servir à quelque chose. C’est 1988, en fait https://seenthis.net/messages/1032496#message1032561]

    Qu’est-ce que la mise en œuvre de cette loi pourrait changer avec l’impossibilité de toucher les prestations sociales dans un délai raisonnable ?

    Concrètement, cela va générer un grand désordre avec une mise en œuvre infernale et des #démarches_infinies. Car, au regard des textes internationaux, il y aura des personnes épargnées de cette restriction grâce à des textes internationaux les protégeant et exigeant l’égalité de traitement ou la non-discrimination. On peut citer le cas des Algériens, déjà non concernés par les restrictions existantes pour l’accès au RSA, à la prime d’activité ou au minimum vieillesse.
    Si la mesure est appliquée, les personnes vont aussi devoir conserver des copies de tous leurs titres de séjour – qui sont rendus à la préfecture à chaque renouvellement – pour prouver qu’ils sont en France depuis un certain nombre d’années. Ceux qui ne savent pas qu’il faut tout archiver ou qui vont perdre ces documents ne vont pouvoir prétendre à aucune allocation.

    Sans compter la paupérisation accentuée de cette population déjà fragilisée…

    C’est évident, cela va être catastrophique pour les personnes concernées et leur entourage. Cela va priver des familles et des enfants de prestations sociales. Cela va conduire des familles à ne plus pouvoir se loger, à ne plus pouvoir payer le #loyer, à subir des #expulsions en raison des impayés. On peut imaginer qu’il y ait une proportion assez importante des quartiers populaires qui soient touchés. Ils n’ont pas besoin de se voir tailler davantage dans leurs droits et dans leurs ressources.

    Puis, ça instille dans les esprits l’idée que le #principe_d’égalité est plus que secondaire dès lors qu’on parle de personnes étrangères. Cette réforme est une étape supplémentaire dans la mise de côté des principes élémentaires qui président à notre système de #protection_sociale, en particulier l’égalité des #droits ou l’#universalité_[orique]_. Et cette dégradation risque d’être suivie, derrière, d’autres étapes, encore bien pires, de manière graduelle.

    On épargne certaines catégories, celles et ceux qui ont un #emploi, avec cette idée qu’il y aurait d’un côté les méritants et de l’autre les #assistés #fraudeurs.

    Ce projet de loi omet de prendre en compte le fait que les étrangers contribuent au système social par leur travail ou leurs impôts. Au-delà de la philosophie de la mesure, c’est foncièrement injuste de les priver des prestations sociales…

    Ce sont des arguties [que Mediapart et une gauche du macronisme soudés par l’idéologie du travail cultivent] pour justifier les restrictions et se draper derrière une forme de rationalité. On emprunte un discours de légitimation des droits, certains ayant un caractère contributif car au moins en partie financés par les cotisations des bénéficiaires qui pourraient être un peu épargnés, et d’autres droits, considérés comme moins contributifs, pour lesquels on pourrait opérer tout type de restriction et de discrimination.

    Depuis les restrictions introduites en 1993, il ne suffit pas de cotiser ou d’avoir cotisé pour bénéficier de prestations d’assurances sociales – vieillesse, maladie, invalidité, etc. - dès lors que vous êtes étranger.
    Par exemple, aujourd’hui, même si vous avez travaillé et cotisé pendant 40 ans et que, pour une raison X ou Y, vous n’avez pas de titre de séjour au moment où vous partez à la retraite (soit que vous avez eu un problème lors d’un renouvellement, soit qu’après être parti de France, vous êtes revenu justement pour faciliter la liquidation de votre retraite), vous ne toucherez pas votre #retraite tant que vous n’aurez pas de titre de séjour. Peu importe que vous ayez cotisé pendant des années.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/191223/pour-le-chercheur-antoine-math-il-s-agit-d-une-preference-nationale-deguis

    #AAH