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  • Coronavirus : la confession d’Agnès Buzyn suscite une double polémique
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/18/coronavirus-la-confession-d-agnes-buzyn-suscite-une-double-polemique_6033469

    « Si nous n’avions pas pris au sérieux cet événement sanitaire, je n’aurais pas organisé une réunion dès le mois de janvier » ni « pris des décisions lourdes », a fait valoir M. Philippe sur France 2. Quant à l’alerte d’Agnès Buzyn sur la tenue des élections, il convient qu’elle a eu lieu le 30 janvier. Mais précise habilement qu’« à l’époque, beaucoup de médecins n’étaient pas d’accord avec elle ».

    #in_retrospect

    (Par décisions « lourdes » je suppose qu’il parle du poids de la matraque ?)

    « Qu’Agnès Buzyn ait alerté sur les dangers du coronavirus quand elle était ministre, c’est faux, assure de son côté une source gouvernementale. En public et en privé, elle tenait les mêmes propos. Elle disait qu’il n’y avait pas de risques. »

    En effet c’est la panique à bord !

    PS :

    Un cadre local [de LREM] envoie un SOS aux dirigeants : « Peut-on avoir d’urgence des éléments de langage sur cet article ? Vu la violence des réactions sur nos boucles et les réseaux sociaux, c’est une bombe si on n’arrête pas ça tout de suite. »

    (ici insultes censurées)

    • Ce que j’aime bien, c’est que dès le chapeau, la préoccupation est de savoir si la REM va devoir « changer à nouveau de candidat à Paris » (c’est ça leur « double polémique » ?) :

      Les regrets de l’ancienne ministre de la santé provoquent un débat sur la gestion de la crise du coronavirus, et sèment le trouble sur la suite des municipales. Le parti présidentiel pourrait devoir changer à nouveau de candidat à Paris.

      Manière de noyer le poisson : est-ce qu’on s’interroge sur la responsabilité criminelle d’un gouvernement d’abrutis incompétents (appelons ça une « débat sur la gestion de la crise », ou est-ce qu’on se lance dans d’interminables digressions sur la candidature à la mairie de Paris d’un parti qui de toute façon n’a aucune chance de remporter l’élection ?

      (Accessoirement, au Monde on te merde l’écriture inclusive, parce qu’on a tout de même des choses plus importantes à faire en ce moment – comme savoir si on va limoger la candidate du parti.)

    • Je suis d’accord avec Fil sur la question des injures bien que j’avoue qu’il est extrêmement difficile de ne pas les en couvrir jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans les poubelles nauséabondes de l’histoire (c’est mon défi quotidien mais j’ai des progrès à faire, je passe encore le point Godwin au bout de trois secondes, je pense pouvoir mieux faire).

      Mais je pense vraiment utile de références les comportement de ces crapules et de leurs ânes pour quand on en fera l’archéologies (novlangue, comportements, « éléments de langage », collaboration au sens propre du terme, mépris, mensonge, mode de gouvernement, violence, etc...).

    • J’écrivais ceci au soir du dernier discours de TdQ1er. Le confinement ne nous protégera pas d’une épidémie de cette maladie là...

      Nous sommes en guerre ! (si je vous dis que ça y est, je suis malade, je suis atteint. Par le syndrome de la tourette. J’ai écouté le discours. Et paf. Syndrome Gilles de la tourette. « Je veux remercier les soignants et les pompiers et toutes les professions essentielles... » qui se sont mangées des tirs de LBD pendant des semaines... Je vous dis. J’arrête pas. Gilles de la tourette...

    • Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est que le personnel « non-politique » de LREM, pseudo-parti qui a abusé de la volonté d’un paquet de gens de se payer un trip de pouvoir ou d’être utile, cette société civile bourgeoise qui constitue la moitié des députés et de ses recrues, est très indisciplinée. Elle ne comprend visiblement pas qu’on réussit en politique en réservant ses coups de poignards pour les coins sombres. Et d’une certaine manière, c’est rassurant, cette candeur !

      La tribune de Maxime Combes est parfaite au sujet de l’incurie du gouvernement et de son incurie et de la nécessité de faire le contraire du programme de LREM pour s’en sortir...

      https://seenthis.net/messages/831616

    • "On aurait dû tout arrêter" : les confidences lunaires d’Agnès Buzyn
      https://www.marianne.net/politique/aurait-du-tout-arreter-les-confidences-lunaires-d-agnes-buzyn


      Interrogée par Le Monde, l’ex-ministre de la Santé a affirmé qu’elle était devenue candidate macroniste à la mairie de Paris « en sachant que les élections n’auraient pas lieu ».
      JULIEN DE ROSA/POOL/SIPA

      Interrogée par Le Monde, l’ex-ministre de la Santé a affirmé qu’elle était devenue candidate macroniste à la mairie de Paris « en sachant que les élections n’auraient pas lieu ». Des déclarations qui pourraient entacher l’action de tout le gouvernement.

      Agnès Buzyn vient de lâcher une nouvelle bombe dans un contexte déjà rendu fortement anxiogène par l’épidémie de coronavirus qui sévit dans le pays, et les mesures de confinement décidées en conséquence par le gouvernement. Le 16 février dernier, la ministre de la Santé créait une première polémique en lâchant son poste pour succéder à Benjamin Griveaux comme candidate de La République en marche à Paris : était-ce le moment, alors que le COVID-19 progressait en France ? Toujours est-il que ce choix controversé n’a pas payé dans les urnes : avec seulement 17,26% des voix au premier tour des municipales, Agnès Buzyn a fini en troisième position loin derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati.

      Ce mardi 17 mars, la stupeur a succédé à l’agacement. En cause, un article publié par Le Monde dans lequel l’ancienne hématologue se livre à de stupéfiantes confidences : relatant s’être effondrée en larmes chez elle à l’issue du premier tour, Agnès Buzyn explique : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. » Un peu plus loin, l’éphémère candidate affirme n’avoir jamais été pleinement investie dans la campagne électorale : « Depuis le début, je ne pensais qu’à une chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. » Dans un autre passage, Agnès Buzyn relate avoir lancé l’alerte très tôt au sujet du coronavirus, le 11 janvier auprès d’Emmanuel Macron, le 30 du même mois auprès d’Edouard Philippe.

      GRAVES IMPLICATIONS
      Ces déclarations laissent interdit, et entraînent de nombreuses implications. Si l’ancienne ministre ment, c’est une bien piètre technique de communication pour tenter de justifier l’abandon de son poste au gouvernement dans une circonstance critique, puis son échec aux municipales. Si elle dit vrai, au contraire, cela pourrait signifier que l’exécutif, alerté à plusieurs reprises sur la gravité de la crise, a sous-estimé le danger, et qu’Agnès Buzyn elle-même a joué double-jeu : le 24 janvier, elle déclarait publiquement que « le risque de propagation du coronavirus dans la population [était] très faible ». Puis elle a accepté de participer aux élections. Quant à Emmanuel Macron, il s’était rendu au théâtre avec son épouse le 6 mars pour inciter les Français à ne pas « modifier [leurs] habitudes de sortie ».

      Au sein de la Macronie, les premiers échos relatent une réelle colère des fidèles de l’exécutif à l’encontre d’Agnès Buzyn après ce qui ressemble à un "lâchage" en bonne et due forme. Dans l’opposition, on tonne : « Y a-t-il eu dissimulation de la véritable gravité de la situation aux Français ? Nous sommes peut-être à l’aube d’un scandale sanitaire majeur », a déclaré Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon se demande de son côté si Agnès Buzyn « se rend compte qu’elle engage sa responsabilité pénale et celle des autres personnes qu’elle dit avoir prévenues. »

      Devant le tollé provoqué par ses déclarations, l’ex-ministre de la Santé a réagi dans un communiqué précisant que « les formulations employées relèvent de perceptions et d’intuitions personnelles ». « Ces propos, recueillis en pleine crise, doivent être pris dans leur contexte. La formulation de ’mascarade’ traduit en particulier le ressenti à posteriori d’Agnes Buzyn face au décalage de la campagne menée et de l’enjeu sanitaire présent », précise le texte, qui ajoute : « Agnès Buzyn regrette la tonalité de cet article et l’utilisation qui en est fait en cette actualité où tout le pays doit être tourné vers la gestion de crise. Elle considère que le gouvernement a été pleinement à la hauteur des défis pour affronter ce virus. »

      Invité du journal de 20 heures sur France 2, le Premier ministre Edouard Philippe pourrait réagir aux propos de son ancienne ministre.

    • tiens c’est marrant, au détour de cet article sur le comité scientifique on apprend que

      « Le président a été très clair, ces comités ne doivent pas conduire à la République des experts » (…)
      Selon plusieurs sources, l’exécutif a par exemple recadré, le 12 mars, les membres du conseil scientifique qui s’étaient interrogés sur le bien-fondé politique du maintien ou non du premier tour des élections municipales. Une véritable ligne de crête.

      Source : Coronavirus : comment Emmanuel Macron s’appuie sur les experts pour gouverner en temps de crise sanitaire
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/26/coronavirus-comment-macron-s-appuie-sur-les-experts-pour-gouverner-en-temps-

      alors qu’à la télé il nous a bien dit qu’il suivait l’avis des experts et qu’on pouvait aller voter sans aucun risque…

  • « On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade » : les regrets d’Agnès Buzyn
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/17/entre-campagne-municipale-et-crise-du-coronavirus-le-chemin-de-croix-d-agnes

    Agnès Buzyn n’est arrivée qu’en troisième position à Paris et sans attendre les directives de La République en marche (LRM) ou l’annonce du report du second tour, a annoncé ce lundi qu’« en raison de la situation sanitaire et dans les hôpitaux », elle se retirait du jeu. « C’est ma part de liberté, de citoyenne et de médecin. » L’avait-elle donc perdu, ce libre arbitre, durant son aventure électorale ? Ses propos le laissent deviner. « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. » Le mot dit tout. A-t-on jamais gagné une élection en affichant pareille dualité ?

    • #paywall, la suite ici.

      Tragédie intime
      En politique aussi, l’inconscient parle. Dimanche 15 mars, Agnès Buzyn est allée voter dans le 5 e
      arrondissement, près de chez elle. Essayer de voter, plutôt. La tête de liste de LRM avait d’abord oublié
      sa carte d’identité chez elle, dans un autre sac. Le temps que son équipe s’active, elle a fait le pied de
      grue devant le bureau de vote. Au moment de glisser son bulletin, impossible de débloquer la pompe
      du acon de gel hydroalcoolique... Mauvais karma, mauvais signal.
      Le soir, elle a été distancée par la maire socialiste sortante, Anne Hidalgo, et par Rachida Dati.
      Benjamin Griveaux aurait-il fait mieux ? « Sûrement pas, tranche-t-elle. Quand je suis arrivée, il était à
      13 %. » Par tempérament, Agnès Buzyn n’est pas du genre à jouer les supplétifs. Si elle s’est présentée,
      c’est avec la conviction qu’elle pouvait bousculer le jeu. C’était son moment, pensait-elle. Ou son
      calvaire, vues les circonstances. Aujourd’hui, c’est toute cette séquence qui lui revient, jusqu’à faire de
      sa confession l’expression d’une tragédie intime.
      Tout commence le 14 février. A l’époque, l’OMS ne parle pas encore de pandémie, les épidémiologistes
      comparent la mortalité du virus à celle de la grippe. Seule la province chinoise de Hubei est con née.
      Invitée sur France Inter, ce matin-là, Agnès Buzyn fait le point sur ses dossiers et la situation sanitaire.
      Elle n’a pas encore vu la vidéo intime de Benjamin Griveaux, qui tourne depuis peu sur les réseaux
      sociaux. Toujours pas candidate dans un arrondissement de la capitale ?, lui demande-t-on à
      l’antenne. Ce même Griveaux ne lui avait proposé qu’« une troisième position, dans le 15 e », précise-t-
      elle aujourd’hui. Pas forcément de son niveau. Elle n’entre pas dans ces détails et répète : « Je ne
      pourrai pas être candidate. J’avais déjà un agenda très chargé, j’ai beaucoup de réformes dans le
      ministère et s’est rajouté un surcroît de travail inattendu malheureusement, qui est cette crise du
      coronavirus. » L’a aire semble tranchée.
      « Paris est un beau mandat. J’ai appelé moi-même le président pour
      lui dire que j’y allais »
      Que se passe-t-il entre ce vendredi matin et le samedi soir suivant, qui la voit s’avancer sur le devant
      de la scène parisienne, alors que Griveaux jette l’éponge ? A l’entendre, elle devine déjà ce qui se
      pro le. « Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine : le 20 décembre, un blog anglophone
      détaillait des pneumopathies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé
      un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne
      pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein. » Dès lors, pourquoi tout lâcher pour
      remplacer Griveaux ? « Ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe ne m’ont mis la pression. Mais je
      recevais des milliers de textos me disant : “Il n’y a que toi...” Je me suis dit que je n’allais pas laisser La
      République en marche dans la difficulté... Paris est un beau mandat. J’ai appelé moi-même le président
      pour lui dire que j’y allais. »

      Un bref moment de bonheur
      Lucide sur la crise sanitaire et pourtant décidée à s’engager : nous sommes là au cœur du mystère
      Buzyn. La politique, cette hématologue réputée, entrée au gouvernement en 2017, en rêvait. « Depuis
      toujours, dit-elle. C’était aussi l’ ADN de la famille Veil », celui de Simone, son ex-belle-mère, qu’elle
      admire. Elle avait déjà manqué de sauter le pas lors du précédent quinquennat, quand François
      Hollande avait songé à la nommer ministre, sans nalement donner suite. Auparavant, François
      Fillon l’avait, lui aussi, remarquée, alors qu’elle présidait l’Institut de radioprotection et de sûreté
      nucléaire, et lui avait proposé de devenir sa suppléante à Paris, aux législatives de 2012. Par conviction
      de gauche – peut-être aussi parce que c’était un début trop modeste –, elle avait refusé.
      Agnès Buzyn se dit que ce dé parisien est une aubaine. La capitale, sa ville natale, semble lui tendre
      les bras. Elle le croit d’autant plus volontiers qu’au gouvernement, ses marges se sont rétrécies. Le
      corps hospitalier la voue aux gémonies, la réforme des retraites est un loupé, la future loi sur la
      dépendance n’aura pas les crédits exigés... Si elle est encore à ce poste en 2022 et que Macron échoue,
      con e-t-elle à des proches, que restera-t-il de sa réputation ? Agnès Buzyn n’aime pas perdre et une
      nouvelle carrière, politique celle-là, s’ouvre à elle. Olivier Véran, un ex-socialiste de 39 ans, neurologue
      et député, paraît taillé pour lui succéder.

      L’entrée en campagne est un bref moment de bonheur. La Macronie parisienne, sonnée par l’a aire
      Griveaux, se reprend à rêver. La candidate a les coudées franches. Elle enterre les projets-phares de
      son prédécesseur et pousse la promesse qui fait sa marque : l’aide aux personnes âgées à domicile.
      Bienveillance, proximité, mais aussi sécurité et propreté. Qu’apporte-t-elle de plus ? Son passé
      précisément, soit un sérieux, une compétence, une légitimité.
      Pendant quelques jours, elle croit à sa bonne étoile. Les sondages frémissent. On l’engueulait
      toujours, et désormais on l’aborde gentiment. « J’aime les gens, dit-elle, et quoi qu’on en dise, dans un
      ministère, il y a une distance qui se crée. » La candidate s’enhardit et commet la faute de critiquer le
      manque de préparation de la Mairie de Paris face à l’épidémie, alors qu’elle l’a félicitée un peu plus tôt
      – et par écrit – de sa mobilisation. A moins que ces critiques ne trahissent un sentiment de culpabilité
      personnel ? Le satané virus envahit tout et, à la télévision, c’est Olivier Véran qui prend la lumière.
      Précis, rassurant, il est jugé excellent. La révélation n’est plus là où on l’imaginait...
      Commence alors le chemin de croix. Sur le terrain, dans les débats, Agnès Buzyn montre un vrai
      savoir-faire mais elle stagne dans les sondages. Comment rassembler largement au second tour,
      comme promis, si elle arrive derrière Hidalgo et Dati ? « Je ne suis pas une politicienne mais une
      professionnelle de l’intérêt général », affirme le message audio qu’elle laisse sur 500 000 téléphones.
      La crise sanitaire la ramène sans cesse à son passé de ministre. Les réseaux sociaux reprennent ainsi
      cette petite phrase, lâchée le 24 janvier : « Le risque de propagation du coronavirus dans la population
      est très faible. »
      « Bien sûr, je n’aurais pas dû prononcer ces mots. Mais avant de partir du ministère, j’avais tout préparé,
      malgré une inertie... » Les quelques reproches qu’elle s’adresse se mêlent au désir de convaincre qu’elle
      n’a pas failli. « Je n’ai plus de boulot », glisse-t-elle, avant de se reprendre : « Je dis toujours : “Ministre
      un jour, médecin toujours”. L’hôpital va avoir besoin de moi. Il va y avoir des milliers de morts. »
      Ariane Chemin

      https://framadrop.org/r/R4WUtxqIqM#/cBYLp/Brzkn3cI7jqClDzWhS/CenIvLpTNf5jwdgvA

      #élections #coronavirus