Coronavirus - Informations sur la pandémie

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  • La fin du port du masque dans les lieux soumis au pass sanitaire fait débat - Coronavirus - Le Télégramme
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    La fin du port du masque dans les lieux dont l’accès est soumis à la présentation du pass sanitaire ne fait pas l’unanimité parmi les politiques et les épidémiologistes.
    Lionel Le Saux

    Un décret publié mardi au Journal Officiel autorise le public des lieux soumis à la présentation du pass sanitaire à ne pas porter de masque. L’épidémiologiste Antoine Flahault apporte son éclairage sur une décision controversée.

    Publié mardi, et confirmé par le ministre de la Santé, Olivier Véran, le décret qui autorise le public à se démasquer dans les lieux dont l’accès est soumis à la présentation du pass sanitaire provoque des remous. Qu’il s’agisse des politiques à l’Assemblée nationale ou de scientifiques, la mesure suscite des inquiétudes, à l’heure où certaines villes et certains départements commencent à imposer de nouveau le port du masque à l’extérieur.

    Une mesure incitative
    Pour Antoine Flahault, spécialiste des épidémies et de santé publique à l’université de Genève, en Suisse, ce décret incite à la vaccination : « Le gouvernement français entend favoriser les vaccinés. Ce décret va dans ce sens ». Après avoir indiqué, ce mercredi, à l’AFP, qu’avec des contrôles, le risque de transmission serait faible, le chercheur a précisé, sur Twitter, trois cas dans lesquels le masque doit être conservé : « En présence d’enfants de moins de 12 ans dans des lieux clos et mal ventilés. Ils ne sont pas vaccinés et donc à haut risque d’être contaminés. Il en est de même dès que des personnes vulnérables ou âgées de plus de 80 ans se trouvent dans des lieux clos ». Enfin, il prévient, en pleine montée du variant Delta : « Cette mesure doit s’accompagner de contrôles stricts et de sanctions en cas de manquement aux règles ».

    Responsabiliser les non-vaccinés
    Antoine Flahault balaie la question de la discrimination des non-vaccinés. Selon lui, le gouvernement les responsabilise : « Tous les scientifiques qui adossent leurs raisonnements sur les observations, par exemple celles venant de l’expérience israélienne ou britannique, estiment que l’on ne sortira pas de ce cauchemar sans vaccination massive. Sans la vaccination, nous assisterions à une hécatombe en France et dans tous les pays occidentaux. Grâce au vaccin, on échappe à ce que vivent certains pays d’Afrique, qui aimeraient disposer des doses que certains Européens refusent. Les Russes, peu enclins à se faire vacciner (moins de 25 % de personnes ont reçu au moins une dose), paient un très lourd tribut, avec près de 800 décès rapportés par jour depuis plusieurs semaines. Comment, au vu de ces différences, peut-on être réticent à la vaccination sûre et efficace qui est à la disposition de la population européenne gratuitement ? »

    Une réponse « proportionnée »
    Cette mesure, dévoilée après les annonces d’un durcissement des règles d’accès aux lieux publics, vise-t-elle à favoriser l’acceptabilité sociale des décisions prises pour freiner la propagation de la covid-19 ? Pour Antoine Flahault, « chacun est dans son rôle : les scientifiques débattent des données de la recherche et de l’observation de la situation épidémique et conseillent les autorités et la population, tandis que les politiques prennent des décisions intégrant les différents aspects du problème, dont les aspects scientifiques, mais pas seulement ceux-là. L’acceptation sociale est très importante à gagner et à conserver pour lutter contre cette pandémie. La réponse française me semble proportionnée. Elle tente à la fois de contrer la quatrième vague et de préserver l’été des Français et des nombreux Européens qui séjournent sur son territoire pour s’y reposer, après un hiver éprouvant ».

  • Covid-19 : la Bretagne ne sera pas la région la plus à risque épidémique cet été - Coronavirus - Le Télégramme
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    La Bretagne ne devrait pas être la région à être frappée la première par la quatrième vague.
    Le Télégramme/Nicolas Arzur

    Selon une étude de l’Inserm, la quatrième vague frappera de manière très forte en premier lieu dans le Sud et le Sud-Ouest de la France. La Bretagne devrait être moins exposée, grâce à un afflux moindre de touristes et à la vaccination.

    La Bretagne ne devrait pas être la première région frappée par la quatrième vague. C’est l’un des enseignements des projections réalisées par les scientifiques de l’Inserm et de Sorbonne Université. Ils ont recensé les territoires où l’épidémie risque d’être la plus active dans les semaines à venir, et donc où la quatrième vague frappera le plus fort.

    La région Bretagne devrait donc être, pour le moment, un peu moins exposée que les autres à une vague épidémique forte. Mais elle ne sera pas, pour autant, le territoire le plus préservé. Les régions du nord de la France (Hauts-de-France, Ile-de-France, Grand Est, Normandie et Bourgogne-Franche-Comté) le seront davantage.

    Selon les calculs des scientifiques, le Finistère, le Morbihan et les Côtes-d’Armor ont un « risque moyennement élevé » (compris entre 0,2 et 0,4 sur une échelle allant jusqu’à 1) d’être exposés à une quatrième vague forte dans le mois et demi à venir. Le département d’Ille-et-Vilaine a, lui, un « risque faible » (compris entre 0 et 0,2).

    Arrivée des touristes
    Pour arriver à une telle conclusion, les scientifiques se sont appuyés sur différents paramètres, qui ont fait évoluer, à la hausse comme à la baisse, le risque global. Ils ont, par exemple, estimé que la « surpopulation durant la saison estivale » dans le Morbihan, avec l’afflux des touristes, était un risque épidémique qui pouvait accroître, avec le déplacement des populations, la présence du variant Delta sur le territoire. Et donc faire repartir à la hausse les contaminations, la mutation étant plus contagieuse.

    D’autres critères viennent néanmoins contrebalancer cette variable. Comme l’immunité acquise par les Bretons : avec une population à 60 % de primo-vaccinés, les Bretons ont su compenser leur très faible immunité naturelle (par la contamination, 8,7 %). La présence moins forte, pour le moment, du variant Delta en Bretagne (69 % des tests positifs), par rapport à d’autres régions, est aussi un atout.

    Risque très fort dans le Sud-Ouest
    Si la Bretagne devrait tirer son épingle du jeu, ce n’est pas le cas d’autres régions. « Le risque épidémique est estimé plus élevé dans le Sud et le Sud-Ouest de la France », constatent les scientifiques. En cause : « Un déplacement net de population vers le sud, les côtes et les régions de montagne pendant l’été ».

    Les Landes et des Hautes-Alpes sont ainsi les deux départements à « risque maximal ». En cas de quatrième vague cet été, ils seront frappés les premiers. « Le département des Landes a le risque le plus élevé de tous, dominé par la prévalence locale de la variante Delta parmi les personnes dépistées. Les Hautes-Alpes ont un risque dominé par le surpeuplement élevé pendant l’été », estiment les chercheurs. L’Ardèche, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Aude, la Lozère et la Vendée sont, eux, considérés comme des territoires « très exposés ». Douze départements sont à un niveau « élevé » de reprise active. Le cas de la Corse, particulièrement prisée l’été, n’est pas étudié.

    Reste que ces projections ne sont pas des prédictions. L’extension récente du pass sanitaire n’a pas été prise en compte, ni la ruée dans les centres de vaccination. Mais si le relâchement de la population est plus important qu’estimé, le risque pourrait être plus important qu’estimé dans certains territoires.

  • #Covid-19 : plusieurs cas de variant Delta détectés en #Bretagne et des suspicions

    Plusieurs cas de #variant_Delta (indien) ont été officiellement détectés en Bretagne. Ce sont les tout premiers cas dans la région. D’autres suspicions sont également signalées. Ce variant devrait devenir majoritaire dans la région à très court terme.

    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/premier-cas-de-variant-indien-detecte-en-bretagne-cinq-autres-suspicion

  • Covid-19 : la nouvelle stratégie pour traquer les mutations - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-la-nouvelle-strategie-pour-traquer-les-mutations-10-06-2021-12

    La traque aux variations de la covid-19 s’améliore en France, avec le déploiement cette semaine d’une nouvelle stratégie de dépistage.

    Finis les « variants », place aux « mutations » : pour traquer de façon « plus précise » et « plus réactive » la progression de formes préoccupantes du coronavirus sur le territoire français, la stratégie change à partir de cette semaine.

    « Aujourd’hui on observe une variété croissante de variants, qui font que rechercher spécifiquement un, deux ou trois variants ne répond plus au besoin de surveillance de la problématique "variants du Sars-CoV-2" », a expliqué jeudi une responsable de Santé publique France, lors d’un point presse en ligne. « Tout test positif doit toujours donner lieu à un criblage », mais l’idée est désormais « de suivre des mutations d’intérêt qui sont retrouvées dans un nombre important de variants », a poursuivi Sibylle Bernard-Stoecklin de la direction des maladies infectieuses de l’agence publique.

    Des résultats plus rapides
    Le criblage consiste à utiliser des kits de dépistage particuliers, qui passent au « crible » les tests PCR positifs pour savoir si le patient est porteur d’une forme préoccupante du virus Sars-CoV-2. Cette méthode a été mise en place en janvier, pour repérer l’émergence du variant « Alpha », identifié pour la première fois au Royaume-Uni en décembre 2020 et désormais majoritaire dans les cas positifs en France. Les kits utilisés ont ensuite été adaptés pour détecter les variants préoccupants « Bêta » (repéré pour la première fois en Afrique du Sud) et « Gamma » (qui a émergé au Brésil), avant l’arrivée du variant « Delta » (sous-lignée venue d’Inde).

    Si cette stratégie permet d’obtenir des résultats plus rapidement que par le séquençage, qui consiste à analyser l’ensemble de l’ARN du virus, elle comporte de nombreuses limites. D’abord, les laboratoires d’analyse français sont équipés de kits différents, qui ne détectent pas tous les mêmes mutations. Ensuite, un résultat positif signifie la « suspicion » de la présence d’un variant préoccupant, mais seul un séquençage permet de s’en assurer. Enfin, une même mutation pouvant être présente sur plusieurs variants, un même résultat de criblage pouvait être attribué à des variants différents selon les laboratoires.

    Nouvelle méthode lancée ce jeudi
    Par exemple, le variant responsable d’un cluster à Bordeaux fin mai, s’apparentant au variant « Alpha » mais ayant acquis plusieurs mutations supplémentaires, dont la E484Q, pouvait être répertorié abusivement comme variant « Bêta » ou « Gamma », ou en « variant indéterminé » ou en « absence de variant ». Ces dernières semaines, Santé publique France avait averti que les pourcentages de répartition des différents variants préoccupants étaient « à interpréter avec précaution ».

    Depuis fin mai, les laboratoires ont commencé à s’équiper avec les nouveaux kits de criblage, qui deviendront les seuls autorisés à partir de la mi-juin. Et Santé publique France cesse dès ce jeudi de publier la répartition des variants sur le territoire selon l’ancienne méthode, pour passer à la nouvelle nomenclature.

    Trois mutations ont été retenues, appelées E484K, E484Q et L452R. Présentes notamment sur les variants « Bêta », « Gamma » et « Delta », elles sont considérées « d’intérêt » car elles peuvent avoir un impact sur l’échappement immunitaire, la transmissibilité ou encore la gravité de l’infection. La liste se limite à trois car « plus on ajoute de mutations dans un kit de criblage, plus la sensibilité diminue », a souligné Sibylle Bernard-Stoecklin.

  • Antoine Flahault : « Le rôle des aérosols dans les contaminations a été trop longtemps négligé » - Coronavirus - Le Télégramme

    La PQR enfonce le clou : deuxième article en deux jours,…
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-le-role-des-aerosols-dans-les-contaminations-a-ete-trop-longte


    Antoine Flahault, ici à l’automne 2015, est épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale (ISG) à l’université de Genève, en Suisse. Son ouvrage « Covid : le bal masqué » a été publié en début d’année chez Dunod.
    Photo Catherine Bulle

    Commerces, musées, cinémas : de nombreux lieux clos vont rouvrir à partir de ce mercredi. Avec masque obligatoire pour éviter de diffuser des « aérosols », le mode de contamination prépondérant de la covid-19. L’épidémiologiste Antoine Flahault estime que sa prise en compte tardive a nui à la riposte contre la pandémie.

    Quels sont les différents modes de transmission du Sars-CoV-2 ?
    Il y en a trois. Tous concernent les microgouttelettes que nous exhalons en respirant, parlant ou chantant, voire en éternuant ou toussant. Lorsqu’elles dépassent 100 microns, elles retombent vers le sol dans un rayon de un à deux mètres. Elles peuvent alors rencontrer sur leur trajectoire les conjonctives oculaires, les narines ou la bouche d’une personne non protégée située très près. On appelle ce mode de contamination, la voie directe, ou balistique. Elles peuvent aussi retomber sur des surfaces planes comme nos smartphones ou des poignées de portes. On peut alors se contaminer en touchant ces surfaces infectées et en portant ses mains contaminées à la bouche, aux narines ou aux yeux. C’est la voie manuportée. Si les microgouttelettes font moins de 100 microns, elles peuvent flotter dans l’air plusieurs minutes, se déplacer au gré des courants d’air à plusieurs mètres, et si elles ne font que quelques microns seulement, elles peuvent flotter dans l’air jusqu’à plusieurs heures dans une pièce mal ventilée. C’est ce que l’on appelle la voie aérosol.

    Les aérosols sont-ils le mode qui pèse le plus lourd dans les contaminations ?
    Il semble que les voies balistique et manuportée soient très anecdotiques et seule, à ce jour, la voie aérosol a été largement rapportée dans la littérature scientifique sur le coronavirus. C’est la seule voie qui permet d’expliquer les chaînes de supercontaminations que l’on observe au cours d’une chorale, dans un restaurant ou une discothèque, dans un karaoké ou un club de fitness, ou encore dans un bus.

    Pourquoi les pouvoirs publics français ont-ils tardé à tenir compte du rôle des aérosols dans les contaminations ?
    La plupart des agences de sécurité sanitaire et de santé publique dans le monde, à commencer par l’OMS, ont mis beaucoup de temps à reconnaître le rôle prépondérant de la voie de transmission par aérosol. La France, comme les autres pays développés, ont donc tardé à tenir compte de l’importance de cette voie de contamination qui s’est imposée dans toute la littérature sur la covid-19. Cela a malheureusement nui à la qualité et l’efficacité de la riposte à la pandémie. Il faut aussi reconnaître que le discours négligeant la voie aérosol a été trop longtemps soutenu par de nombreux scientifiques.

    Le gouvernement ne s’est-il pas trompé sur ses préconisations, notamment sur le port du masque ?
    On a longtemps entendu, en France comme en Suisse ou ailleurs dans le monde, la recommandation de ne porter le masque en milieu intérieur que si l’on ne pouvait pas respecter la distance physique. C’était un non-sens à l’intérieur, il faut porter en permanence le masque, sauf, bien sûr, si l’on mange ou l’on boit. On voit encore de trop nombreux plateaux de télévision où présentateurs et invités ne portent pas de masque, or, on sait qu’ils jouent un rôle important en matière d’éducation sanitaire vis-à-vis du public. En revanche, on continue à imposer le port du masque à l’extérieur alors que les contaminations ne s’y font pas par voie aérosol. Il conviendrait de n’en réserver l’usage qu’aux personnes se rencontrant à l’extérieur à très faible distance et se faisant face. Les pouvoirs publics ont, hélas, réussi à inverser les priorités de leurs recommandations, par un discours peu cohérent et évoluant tardivement avec les connaissances accumulées sur le sujet.

    Quels sont les conseils que l’on peut donner pour bien ventiler et éviter les contaminations ?
    L’objectif de l’aération d’une pièce est de tendre le plus possible vers le milieu extérieur où le risque de contamination est très inférieur, peut-être 18 à 20 fois moins fréquent, que le milieu intérieur. Pour cela, il faut aérer au maximum la pièce. Il est très difficile de proposer des normes d’aération du genre « ouvrir les fenêtres trois fois par heure ». Il ne faut pas espérer l’absence de risque de contamination, quel que soit le milieu intérieur, en pratique, il vaut mieux viser la réduction du risque de transmission. Cela passe par une ventilation efficace des lieux clos, le port de masques faciaux en tissu, chirurgicaux ou FFP2 en permanence - sauf en mangeant ou buvant - des jauges de fréquentations appropriées, une durée de présence dans ces lieux la plus courte possible, et la distance physique maximale entre les personnes.

    En quoi les capteurs de CO2 permettent-ils de savoir si une pièce est bien ventilée ?
    Le problème que l’on rencontre avec l’aération d’une pièce est que l’on ne peut pas savoir aisément en entrant dans un local fermé s’il est suffisamment aéré ou non. Le capteur de CO2 est l’instrument qui permet de mesurer l’état de la ventilation d’une pièce à un moment donné. Une pièce peut tout à fait être correctement aérée au début d’un spectacle ou d’un cours, puis à mesure que le temps passe, la concentration en CO2 augmente jusqu’à un niveau qui indique que le confinement ou le manque d’aération de la pièce peut représenter un risque vis-à-vis de la transmission par aérosols du coronavirus. Lorsque la concentration de CO2 est inférieure à 800 ppm, le cours ou la représentation peut avoir lieu. Si le capteur indique une concentration entre 800 et 1 000 ppm, il est temps d’ouvrir les fenêtres ou de pousser le système de ventilation au maximum. Si le capteur passe à plus de 1 000 ppm, on peut sonner une récréation anticipée ou un entracte et sortir calmement de la salle, le temps qu’on l’aère efficacement et que les indicateurs reviennent au vert.

    Quels sont les autres dispositifs qui fonctionnent, comme les purificateurs d’air ?
    Il peut arriver que l’on n’arrive pas à ventiler efficacement une pièce, pour plusieurs raisons : absence d’ouverture possible des fenêtres, ventilation mécanique contrôlée pas assez puissante, etc. Dans ces cas, un spécialiste de la ventilation des espaces intérieurs peut apporter son expertise pour déterminer le type et la puissance du purificateur d’air qu’il conviendrait d’installer pour débarrasser l’air de ses particules fines, incluant les microgouttelettes de respiration humaines. Ces purificateurs, généralement équipés de filtres HEPA, sont très efficaces, lorsqu’ils sont correctement dimensionnés et bien maintenus, pour réduire le risque de transmission du coronavirus. Bien entendu, les purificateurs d’air ne modifient pas la concentration en CO2 de la pièce mais débarrasseront l’air du coronavirus, à défaut de rejeter à l’extérieur l’air vicié de la pièce. Lorsqu’un purificateur d’air est installé, le capteur de CO2 n’est donc plus informatif.

    Et les « gadgets » qui ne fonctionnent pas ?
    Beaucoup de fabricants de gadgets, par exemple les filtres à UV, proposent leurs services mais ne bénéficient pas d’homologation de la part des agences de sécurité sanitaire. Il faut donc en rester aux appareils et dispositifs homologués et recommandés par les autorités de santé et fondés sur un haut niveau de preuve scientifique de leur efficacité et innocuité.

  • La pandémie aurait pu être évitée, selon un rapport d’experts - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/la-pandemie-aurait-pu-etre-evitee-selon-un-rapport-d-experts-12-05-2021


    Wuhan, la ville chinoise considérée comme étant le berceau de la pandémie.
    Roman Pilipey/EPA

    Dans un rapport sévère, des experts indépendants mandatés par l’ONU ont estimé que la pandémie de covid-19 « aurait pu être évitée » et est due à « une myriade d’échecs, de lacunes et de retards ».

    La pandémie de covid-19 qui a tué plus de 3,3 millions de personnes, en a infecté des dizaines de millions d’autres et terrassé l’économie mondiale « aurait pu être évitée », selon des experts indépendants mandatés par l’OMS.

    Dans un rapport publié ce mercredi, ils dénoncent ce véritable « Tchernobyl du XXIe siècle » et réclament d’urgence de vastes réformes des systèmes d’alerte et prévention.

    « La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui aurait pu être évitée », a déclaré l’une des coprésidentes de ce panel, Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Libéria.

    S’il est sévère, le rapport ne pointe pas du doigt un seul coupable. Contrairement à l’ancien président américain Donald Trump, pour qui la Chine et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’il jugeait trop à la botte de Pékin, étaient les seules responsables du désastre sanitaire et économique dans lequel se trouve le monde.

    Au contraire, « cette situation est due à une myriade d’échecs, de lacunes et de retards dans la préparation et la réponse » à la pandémie, a souligné Ellen Johnson Sirleaf, en conférence de presse.

    Le rapport l’écrit aussi : « il est clair que la combinaison de mauvais choix stratégiques, d’un manque de volonté de s’attaquer aux inégalités et d’un système manquant de coordination a créé un cocktail toxique qui a permis à la pandémie de se transformer en une crise humaine catastrophique ».

    « Des retards partout »
    Institué par le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus en application d’une résolution adoptée en mai 2020 par les États membres de l’organisation, le panel indépendant, constitué de 13 experts, a passé les huit derniers mois à examiner la propagation de la pandémie et les mesures prises par l’agence sanitaire et par les États pour y faire face.

    Car depuis le début de la crise, l’OMS a été critiquée pour ses réponses à la crise, tardant notamment à recommander le port du masque. Surtout, elle a été accusée par les États-Unis d’avoir été extrêmement complaisante avec la Chine, où est apparu le coronavirus, et d’avoir tardé à déclarer l’état d’urgence sanitaire mondiale. La Chine quant à elle été accusée d’avoir essayé de camoufler l’épidémie.

    Certes, « nous pouvons dire qu’il y a eu clairement des retards en Chine, mais il y a eu des retards partout », a commenté l’ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui copréside le groupe d’experts.

    « Trop de temps s’est écoulé », constatent les experts, entre la notification d’un foyer épidémique de pneumonie d’origine inconnue dans la deuxième quinzaine de décembre 2019 et la déclaration, le 30 janvier par l’OMS, d’une urgence de santé publique de portée internationale, le plus haut niveau d’alarme.

    Pour les experts, cette déclaration aurait pu être faite dès la première réunion du comité d’urgence de l’OMS le 22 janvier. Mais quand bien même l’OMS aurait décrété l’urgence sanitaire une semaine plus tôt, les choses n’auraient guère changé face à « l’inaction de tant de pays », a reconnu Helen Clark. Car ce n’est que le 11 mars, lorsque le Dr Tedros a qualifié la situation de pandémie, que les capitales ont véritablement pris mesure du danger.

    Février 2020, un « mois perdu »
    À cet égard, février 2020 a été un « mois perdu » durant lequel bon nombre de pays auraient pu prendre des mesures pour enrayer la propagation du virus. En définitive, « retards, hésitations et dénis » ont permis à l’épidémie, puis à la pandémie d’éclore, conclut le rapport.

    Le groupe d’experts recommande aux gouvernements et à la communauté internationale d’adopter sans délai un ensemble de réformes visant à transformer le système mondial de préparation, d’alerte et de réponse aux pandémies.

    Pour cela, le rapport propose plusieurs pistes, dont la création d’un Conseil mondial de lutte contre les menaces sanitaires, ainsi que la mise en place d’un nouveau système mondial de surveillance fondé sur une « transparence totale ». Ce système donnerait à l’OMS le pouvoir de publier immédiatement des informations sur les épidémies susceptibles de donner lieu à une pandémie sans demander l’approbation des pays.

    Le rapport formule également une série de recommandations pour application immédiate afin de mettre fin à la propagation de la covid, appelant notamment les pays riches à fournir plus de deux milliards de doses de vaccin d’ici mi-2022, dont au moins un milliard d’ici septembre.

  • DIRECT - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-les-dernieres-infos-en-bretagne-et-en-france-direct-14-09-2020

    02/05/2021 à 18:36
    Jean-Michel Blanquer : « Il faut arrêter d’être obnubilé par le rôle de l’école dans les contaminations »
    Après deux semaines d’enseignement à distance, qui encadraient deux semaines de congés, les lycéens retrouveront, ce lundi, leur établissement en demi-jauge, avec une alternance de classe en présentiel et distanciel. Pour les collèges, la rentrée s’effectuera en présentiel, sauf pour les élèves de 4e et 3e des quinze départements les plus touchés par la pandémie. « Nous appliquons un protocole très strict, avec la fermeture de la classe dès le premier cas de covid et des demi-jauges dans tous les lycées et dans les classes de certains collèges », a expliqué Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, dans une interview au JDD. Avant d’ajouter : « Il faut arrêter d’être obnubilé par le rôle de l’école dans les contaminations. C’est loin d’être le facteur principal. »

  • DIRECT - Covid-19 : la réouverture des écoles « pas très raisonnable » pour le Pr Éric Caumes - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-les-dernieres-infos-en-bretagne-et-en-france-direct-14-09-2020

    09:16
    Le Pr Eric Caumes juge « pas très raisonnable » de rouvrir les écoles
    Les écoles primaires et maternelles rouvrent ce lundi, en France. Une décision que le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, juge « pas très raisonnable », ce lundi matin, sur BFM TV. "Je pense qu’il y avait d’autres choses qui ont emporté cette décision, des phénomènes qui ne relèvent de la médecine", a-t-il indiqué.

  • Covid-19 : le virus est-il très présent dans les eaux usées en Bretagne ? - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/le-virus-de-la-covid-est-il-tres-present-dans-les-eaux-usees-en-bretagn


    La station d’épuration de la zone portuaire de Brest figure, depuis quelques semaines, dans le réseau de surveillance du virus de la covid-19 dans les eaux usées.
    Archives Le Télégramme

    Un an tout juste après sa création, le réseau de surveillance du virus de la covid-19 dans les eaux usées diffuse des résultats détaillés, notamment pour la Bretagne. Enfin un indicateur miracle ? Pas encore, mais le recul temporel montre l’intérêt de suivre ces tendances.

    Traquer la reprise, ou la baisse : depuis un an, c’est l’enjeu crucial face à la circulation du coronavirus responsable de la covid-19. Comment estimer, le plus rapidement et le plus efficacement possible, si une mesure est efficace ? Si l’épidémie accélère soudain dans un territoire ? Parmi les pistes, celle que suivent des chercheurs français depuis un an, au sein du réseau Obépine, s’appuie sur les eaux usées : le virus s’y retrouve, puisqu’il est présent dans le tube digestif des personnes infectées. Pour la première fois, les données détaillées élaborées par cette équipe sont rendues accessibles.

    Plus de 160 stations de traitement font désormais l’objet de cette surveillance en France. On en compte sept en Bretagne (Saint-Malo, Rennes, Vannes, Lorient, Saint-Brieuc, Quimper et Brest). L’analyse y a toutefois débuté à des dates différentes. Les premiers résultats pour les eaux traitées à Rennes remontent à janvier, quand ceux de Brest n’existent que depuis quelques semaines. Le décalage temporel reste aussi important : les données les plus récentes disponibles correspondent au 11 avril.

    Une corrélation avec l’incidence
    Il ne s’agit donc pas (encore) d’un indicateur miracle. « Il convient de manipuler et d’interpréter ces indicateurs avec prudence en les croisant avec d’autres indicateurs épidémiologiques », soulignent les chercheurs du réseau. Certains éléments extérieurs, tels qu’un orage, peuvent d’ailleurs perturber les résultats ponctuellement. Mais la diffusion de ces tendances vise, justement, à développer leur usage et leur analyse.

    En les croisant ? Précisément, on peut ainsi les comparer plus facilement avec le taux d’incidence diffusé par Santé publique France, qui constitue l’un des principaux indicateurs actuels de suivi. En Bretagne, on remarque ainsi que l’augmentation de la présence du virus dans les eaux usées a augmenté, de la fin février à la fin mars. Ce qui correspond à une hausse observée de l’incidence sur cette période.

    Des tendances localisées sans dépistage
    Cette similarité des courbes avait déjà été observée du côté de l’Île-de-France, première zone à avoir été suivie par le réseau. Les chercheurs y avaient repéré une tendance à l’augmentation au cours de l’été 2020, avant l’explosion à l’automne de la « 2e vague ». Avec un atout potentiel : les hausses, comme les baisses, semblent s’amorcer plus tôt du côté des eaux usées. Et quelques jours d’avance, c’est précieux, face à ce virus.

    Au final, pourquoi s’intéresser aux eaux usées à l’heure où les capacités de dépistage sont importantes ? Parce que sans même avoir à utiliser un écouvillon, ce suivi pourrait permettre d’observer des tendances sur des zones localisées. L’évolution sur une semaine sur chaque station permet, par exemple, d’identifier des zones où plusieurs stations de traitement indiquent une augmentation de la présence du virus. Reste, à ce stade, à affiner davantage le lien entre tendance dans les eaux usées et évolution épidémique.

  • EXCLUSIF - Olivier Véran : « Depuis cinq jours, nous amorçons une décroissance de l’épidémie » - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/exclusif-olivier-veran-depuis-cinq-jours-nous-amorcons-une-decroissance


    Olivier Véran, ministre de la santé, s’est dit favorable à un déconfinement territorialisé en France à partir de mi-mai, dans une interview accordée en exclusivité au Télégramme.
    EPA

    Dans une interview exclusive accordée au Télégramme, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonce la création, pour 2027, d’un nouveau site hospitalier près de Saint-Malo et la rénovation du centre hospitalier Rance Émeraude. L’Etat s’engagera à hauteur de 100 millions d’euros. Il se déclare par ailleurs favorable à un déconfinement territorialisé et salue la mobilisation des personnels soignants durant les trois vagues épidémiques.

    1. Déconfinement
    Vous espériez atteindre le pic épidémique à la mi-avril. L’a-t-on dépassé ?
    Depuis cinq jours, nous amorçons une décroissance de l’épidémie. Il y a moins de nouveaux cas au quotidien : on était monté à 40 000, on est aujourd’hui aux alentours de 33 000 cas chaque jour en moyenne. Mais cette diminution reste fragile : nous sommes toujours à un niveau très élevé de l’épidémie et la descente n’est pas encore suffisamment rapide et tranchée. Il nous faut continuer nos efforts.

    Malgré cette fragilité, peut-on encore imaginer une levée des restrictions à la mi-mai ?
    Nous sommes en train d’y travailler et cela fera l’objet d’annonces en temps voulu. À ce jour, le calendrier est le suivant : le 26 avril, la réouverture des écoles en présentiel ; le 3 mai, la réouverture des collèges et lycées en présentiel ; et nous pourrons envisager ensuite un certain nombre d’allégements des mesures à partir de la mi-mai.

    Êtes-vous favorable à un allégement différencié des mesures de restriction, en fonction du contexte sanitaire local ?
    Je suis ouvert à l’idée d’une approche territoire par territoire dans la levée des mesures de freinage, comme j’y étais favorable lors de leur mise en place. Lorsqu’on envisage de lever un certain nombre de contraintes, il faut regarder la situation épidémique dans chaque territoire, la situation hospitalière et, de façon générale, le niveau de saturation des hôpitaux en France.

    On peut espérer que la descente soit plus rapide et précoce en Bretagne. Nous regardons la situation bretonne très attentivement
    Au regard de la situation sanitaire en Bretagne, la région peut-elle prétendre à voir toutes ses restrictions se lever rapidement ?

    La situation épidémique en Bretagne a toujours été moins préoccupante que dans le reste du territoire, et cela depuis la première vague. La Bretagne a été moins touchée par l’épidémie que le reste de la France. Mais elle n’a pas été épargnée non plus : sur la dernière semaine, l’incidence était en hausse de plus de 25 points, le taux d’incidence y a même dépassé les 200 malades pour 100 000 habitants sur sept jours. Et même 300 en Ille-et-Vilaine. Clairement, cela justifiait la mise en place des mesures de freinage. Étant donné que les indicateurs sont moins élevés dans la région qu’ailleurs - le Finistère a, par exemple, une incidence en dessous des 100 cas pour 100 000 - on peut espérer que la descente soit plus rapide et précoce en Bretagne. Nous regardons la situation bretonne très attentivement.

    Une levée du couvre-feu est-elle prévue avant le début des vacances d’été ?
    L’ensemble des mesures de freinage sera amené à être réévalué à différents moments, de façon progressive. J’espère qu’on aura un été serein, mais vigilant, comme celui de l’année dernière. Que les Français puissent retrouver le plus de libertés possible. Si nous tenons ensemble, alors nous y arriverons.

    Êtes-vous aussi optimiste que certains scientifiques qui affirment que la troisième vague peut être la dernière, malgré les variants ?
    Je m’efforce de n’être ni optimiste, ni pessimiste, mais d’être rigoureux avec les données que j’observe. Ce qui est vrai, c’est que nous vaccinons très vite, 350 000 Français chaque jour, l’équivalent d’un département français. C’est une bonne dynamique. Je constate aussi que la mortalité, bien que toujours élevée, est moins forte que ce qu’elle aurait pu être si nous n’avions pas vacciné les personnes âgées avant cette troisième vague. Nous avons su protéger les Ehpad. Nous maîtrisons également mieux le fonctionnement de ce virus donc, comme la vaccination se poursuivra crescendo, on pourrait sortir de la crise pour de bon. Mais avec la covid-19 et ses variants, nous ne sommes jamais à l’abri de mauvaises nouvelles… Je souhaite que les Français puissent enfin souffler. Pour ma part, je resterai sur le pont, comme depuis 14 mois, pour sonner l’alerte si des signaux de reprise épidémique devaient réapparaître ça et là.

    2. Création d’un nouvel hôpital en Bretagne
    L’État doit participer à un grand projet de rénovation du centre hospitalier Rance Émeraude. Que prévoyez-vous ?
    Je vous annonce que l’État va soutenir le projet hospitalier Rance Émeraude à hauteur de 100 millions d’euros [sur 400 millions, NDLR], grâce au plan d’investissement du Ségur de la santé. C’est un projet ambitieux et nécessaire, qui va rénover les deux sites hospitaliers existants, Dinan et Saint-Malo, et construire un nouvel hôpital à proximité de Saint-Malo. Ce projet, dont les habitants verront la concrétisation projet après projet au cours des prochaines années, sera terminé d’ici 2027.

    À Dinan, nous allons restructurer et rénover l’hôpital. Il accueillera un service d’urgences et une structure mobile d’urgence et de réanimation 24h/24. Il sera doté de services de médecine avec de l’hospitalisation conventionnelle, mais aussi de l’hôpital de jour, des consultations et des explorations spécialisées ; de la chirurgie ambulatoire sera également assurée grâce au plateau technique de la clinique privée de Dinan, tout comme l’imagerie médicale. Par ailleurs un service périnatal de proximité sera maintenu. Le site de Dinan verra également la construction d’un Ehpad et d’un service de soins de suite et de réadaptation. Enfin, un projet de relocalisation de l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) sur le site GH Rance Émeraude à Dinan est en cours, en accord avec le conseil régional.

    À Saint-Malo, l’hôpital est trop vétuste pour être rénové. Dès lors, l’idée est de le reconvertir en site ville-hôpital, avec des activités de consultations, d’exploration fonctionnelle, d’imagerie et d’hospitalisation de jour. Il y aura également un Ehpad et un service de soins de suite et de réadaptation. Les actes médicaux complexes seront envoyés à proximité, dans le nouvel hôpital.

    Enfin, à Cancale, ce seront un Ehpad et un service de soins de suite et de réadaptation qui seront développés, avec des consultations avancées de gériatrie. Nous y développerons aussi de la télémédecine.

    Que proposera le nouvel hôpital, situé près de Saint-Malo ?
    Il sera doté d’un plateau technique qui proposera un service d’urgences et de l’hospitalisation conventionnelle. Il y aura aussi un plateau interventionnel et opératoire, des soins critiques - donc de la réanimation.

    Pourquoi avoir retenu ce projet en particulier ?
    Les hôpitaux de Saint-Malo, Dinan et Cancale ont formé l’une des premières communautés hospitalières du territoire de France, au début des années 2009. C’est la première fois en France que plusieurs hôpitaux développaient un projet en commun, avec une direction commune. Pour autant, ce sont des établissements qui connaissent depuis plusieurs années des difficultés importantes : une offre de soins en miroir ; des ressources humaines contraintes, qui rendent difficilement soutenable la permanence des soins à Dinan et qui peuvent impacter la qualité et la sécurité des soins ; un déséquilibre budgétaire et un domaine immobilier vétuste.

    La restructuration des hôpitaux va permettre d’éviter d’avoir, au sein d’un même territoire, deux établissements qui développent les mêmes activités et mettent d’autres de côté. Chacun sera complémentaire et permettra de proposer l’ensemble des soins nécessaires pour la population. Ce projet est le parfait exemple de la nouvelle méthode du Ségur de la santé.

    Combien d’emplois seront créés et combien seront « délocalisés » depuis Dinan et Saint-Malo ?
    Je ne veux plus que des projets nouveaux soient synonymes de fermetures de lits ou de suppression de personnel. Je le montre, projet après projet : la donne a changé. J’ajoute que s’agissant de ces hôpitaux, 120 à 150 lits de soins de suite et de réadaptation seront ouverts. Reste maintenant aux acteurs sur le terrain - médecins, soignants, administrations, élus - de préciser l’organisation qu’ils souhaitent retenir pour ce bel outil de travail que constituera leur groupement hospitalier.

    L’ARS avait promis de tout faire pour sauver la maternité de Dinan en 2019, mais elle a finalement fermé en novembre 2020 faute de médecins voulant venir y travailler…
    La maternité avait constaté une baisse de son activité, elle avait même été interrompue en 2019 faute d’avoir suffisamment de personnel. Le dernier gynéco obstétricien titulaire menaçait de partir en octobre. Il a fallu que l’ARS transforme, avec les acteurs du territoire, la maternité en centre de périnatalité de proximité. Les syndicats étaient d’ailleurs favorables à cette transformation qui permet de réaliser le suivi pré et postnatal.

    3. Le variant breton
    L’apparition d’un variant local en Bretagne vous a-t-elle inquiété ?
    Je mentirais si je disais que sa détection ne m’avait pas interpellé très fortement. J’ai eu connaissance du premier diagnostic en mars, et le 14, il était classé comme variant à suivre. Nous avons mobilisé beaucoup de forces pour faire une cartographie des cas, assurer le contact tracing dans les meilleurs délais. Grâce au travail de séquençage, on a vu qu’il n’y avait pas beaucoup de diffusion de ce variant et qu’il n’était pas en train de déclencher une nouvelle épidémie. Il a été très bien maîtrisé. Nous avons également vacciné massivement à l’hôpital de Lannion et je constate que ça a été très efficace.

    Sa difficile détectabilité aurait pu remettre en cause tout le dispositif du tester-tracer, basé sur le PCR…
    Toute découverte d’un variant fait l’objet d’une mobilisation très forte pour pouvoir cerner, diagnostiquer. Je suis plutôt rassuré aujourd’hui que ce variant soit resté circonscrit [à l’hôpital de Lannion, NDLR], mais nous ne relâchons pas notre vigilance.

    4. La tension en réa
    Les personnels soignants sont épuisés. Quand prévoyez-vous de repasser sous la barre des 3 000 personnes en soins intensifs ?
    On est plutôt proche de la barre des 6 000 patients en soins intensifs et critiques pour cause de covid, bien que cela se stabilise depuis quelques jours… Plutôt qu’un objectif chiffré, ce qui m’importe, c’est qu’on puisse reprendre les opérations déprogrammées le plus vite possible, pour soigner les malades qui n’ont pas la covid dans les meilleures conditions.

    Dans cette crise, les personnels soignants ont été exemplaires. La France n’a pas à rougir de la manière dont les patients ont été traités durant les trois vagues. On n’a pas vu dans notre pays des scènes comme en Italie, Portugal ou en Angleterre, où les patients étaient sur les parkings des hôpitaux avec de l’oxygène ou s’en voyaient refuser l’entrée. En France, la gestion des patients a été possible grâce à la solidarité de l’ensemble des soignants de la nation. Certains, comme en Bretagne, ont pu quitter leur territoire pour aller aider dans le Grand Est, en Île-de-France ou en Hauts-de-France. C’est remarquable. Les hôpitaux de la région Bretagne ont aussi accueilli 174 patients en réanimation d’autres régions depuis le début de la crise sanitaire, dont 48 depuis le début de l’année 2021.

    Le Ségur de la santé permet de reconnaître cette mobilisation. On a revalorisé comme jamais les salaires. En Bretagne, cela représente 78 000 personnels paramédicaux et administratifs revalorisés (58 000 à l’hôpital, 20 000 en Ehpad), 4 500 médecins de l’hôpital public, 4 100 étudiants paramédicaux, 1 500 étudiants en médecine et 1 300 internes en médecine. On a investi en Bretagne 737 millions d’euros pour les hôpitaux et les Ehpad, auxquels on a ajouté 25 millions d’euros d’investissement pour le quotidien des établissements de santé bretons. Ce sont les plus importants investissements et hausses de salaire, aussi loin qu’on remonte.

    5. La campagne de vaccination
    De nombreux professionnels particulièrement exposés au virus ne sont toujours pas éligibles à la vaccination : les caissières, les chauffeurs de taxi, les commerçants… Comptez-vous leur ouvrir des créneaux dédiés, comme pour les enseignants ?
    Nous avons ouvert des créneaux spécifiques pour les enseignants et les forces de sécurité de plus de 55 ans car ce sont des professionnels qui sont susceptibles d’être en contact avec des personnes qui ne portent pas forcément un masque et qui ne peuvent pas forcément respecter les gestes barrières. Une concertation est menée par la Ministre du travail pour les salariés du privé. Mais notre priorité reste l’âge, car plus on est âgé, plus on a de risques de faire des formes graves et donc d’être hospitalisé. Quelqu’un qui n’a pas de travail mais qui est âgé de plus de 60 ans a beaucoup plus de risque de faire des formes graves que quelqu’un qui exerce un travail en première ligne mais qui est âgé de 30 ans. Jusqu’à ce que l’on soit descendu à un âge suffisamment bas dans la campagne vaccinale, nos priorités resteront l’âge et les comorbidités, seuls facteurs qui exposent à des formes graves. Quand nous en aurons fini, on pourra rediscuter de l’accès de tel ou tel à la vaccination. En définitive, nous visons une protection pour 100 % des Français.

    La défiance du public pour le vaccin d’AstraZeneca vous inquiète-t-elle ? Ce week-end, des centres de vaccination ont dû fermer plus tôt faute de volontaires, alors que les doses étaient bien là…
    La Bretagne est l’une des régions dans laquelle on a eu la meilleure adhésion à l’AstraZeneca ce week-end. Dans d’autres endroits, c’est vrai, c’est plus difficile. Mais vendredi, 100 000 Français se sont fait vacciner avec ce vaccin. AstraZeneca souffre d’une mauvaise presse. J’entends les inquiétudes mais je veux dire que nous y avons répondu avec les mesures les plus justes. On a même anticipé les recommandations internationales en limitant son administration aux plus de 55 ans. Aujourd’hui, j’invite les Français à se faire vacciner avec tous les vaccins disponibles, y compris l’AstraZeneca, car on a toutes les garanties qu’ils sont efficaces pour eux et qu’ils les protègent des risques de formes graves. Et je continuerai de porter ce message.

  • DIRECT - Covid-19 : selon Dominique Costagliola, « rien ne laisse espérer une embellie proche » - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-les-dernieres-infos-en-bretagne-et-en-france-direct-14-09-2020

    9h54 « Rien ne laisse espérer une embellie proche » :
    l’épidémiologiste Dominique Costagliola ne s’est pas montrée très optimiste ce lundi matin sur l’antenne de France Inter.
    Selon la directrice de recherches à l’Inserm, "il semble qu’on soit sur un plateau haut" de contaminations autour de 30 000 cas. Difficile dans ces conditions, selon elle, de rouvrir les écoles le 26 avril prochain, puis les collèges et les lycées la semaine suivante. Elle n’appelle pas pour autant à « laisser les écoles fermées jusqu’à la fin du mois de juin, mais il faudrait avoir pris des mesures sur l’aération qui permettent de limiter les risques ». L’épidémiologiste enjoint également le gouvernement de revoir le protocole sanitaire en vigueur, car il a été « allégé par rapport à celui que l’on avait avant. Il n’y a aucune logique à cette décision. »

  • DIRECT - Covid-19 : si « rien n’est décidé » pour le moment, Macron prêt à prendre « les mesures qui s’imposent » - Coronavirus - Le Télégramme
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    14:07 : Nouvelles mesures contre la covid-19 : « rien n’est décidé », assure Macron

    « Rien n’est décidé » quant à un nouveau tour de vis face à l’épidémie, a indiqué Emmanuel Macron dans un entretien paru dimanche dans le JDD. "Pour les jours qui viennent, nous allons regarder l’efficacité des mesures de freinage et nous prendrons si nécessaire celles qui s’imposent. Mais à cette heure, rien n’est décidé", précise M. Macron alors que les appels se multiplient pour des mesures plus strictes et une vaccination élargie. Un conseil de défense doit se tenir mercredi.

    « L’unanimité scientifique n’a jamais été au rendez-vous. Et parfois, les faits du lendemain viennent contrecarrer les certitudes de la veille », se défend Emmanuel Macron, qui se satisfait de ne pas avoir reconfiné en février. "Ailleurs, les confinements durs, depuis décembre, n’ont pas empêché une reprise de l’épidémie qui nécessite de réinstaurer ou de prolonger le confinement."Emmanuel Macron « assume totalement » par ailleurs la stratégie française de déployer le vaccin par catégories d’âge. Le chef de l’État se dit ainsi persuadé que « dans quelques semaines, on aura totalement rattrapé les Britanniques ».

  • Covid-19 : les soignants de « réa » s’inquiètent d’un afflux de patients plus jeunes - Coronavirus - Le Télégramme
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    Des patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la covid-19 et occupent des lits de réanimation : la troisième vague de l’épidémie inquiète gouvernement et médecins. « Des jeunes trentenaires, de 40 et quelques années, et qui n’ont pas forcément de comorbidités mais qui développent des formes graves ou intermédiaire_s » de la maladie affluent à l’hôpital, témoigne Patrick Pelloux. « _On n’est pas du tout dans le même cadre que l’an dernier », poursuit le président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).
    […]
    « Quelque chose a changé, mais on ne sait pas quoi »
    Ces nouveaux malades sont « de toutes les origines (africaines, asiatiques, caucasiennes) », de « tous les milieux sociaux », souligne le Dr Pelloux, qui se dit qu’« il s’est passé quelque chose dans l’épidémie. Quelque chose a changé, mais on ne sait pas quoi ». Relativement épargnés jusqu’à présent, les jeunes n’ont pas les bons réflexes et sont pris en charge un peu trop tard, selon lui : « Ils regardent sur internet pour trouver des réponses, tout en négligeant leurs symptômes, et retardent leurs appels aux services d’urgence et à leur médecin traitant ». Résultat : « Quand on arrive, c’est plus grave que si on avait donné un traitement plus précocement, avec de l’oxygène voire des corticoïdes », s’agace Patrick Pelloux.

    Un constat que partage Lidye (†), 33 ans, infirmière à l’hôpital privé Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) : « Les moins de 50 ans se disent qu’ils sont coriaces, invincibles, et tardent à appeler pour être pris en charge. Or, cette maladie touche tout le monde, qu’on soit sportif ou non, qu’on mange sainement ou non ». « Une fois que les poumons sont touchés, c’est plus compliqué », souffle l’infirmière mais, cette fois, avec l’expérience acquise en un an. « On n’est pas sur un protocole où on sédate la personne tout de suite et on l’intube. Là, on les garde éveillés et on leur donne de l’oxygène. »

    La troisième vague n’épargne aucune tranche d’âge
    Pour Mathias Wargon, « on a l’impression » que les patients admis en réanimation « sont plus jeunes. Mais que disent les statistiques ? », interroge cet urgentiste de Seine-Saint-Denis, en faisant valoir que si « on a un peu moins de vieux », c’est que « les vieux sont vaccinés ». « Depuis septembre, lorsqu’on regarde l’incidence par classe d’âge, on observe qu’elle augmente le plus chez les 20-29 ans, et cette augmentation se diffuse sur les autres classes d’âge », relève le Dr Wargon.

    Selon les dernières données de Santé Publique France, la troisième vague, attisée par le variant anglais, n’épargne aucune tranche d’âge, y compris chez les actifs. Ainsi, vendredi, on décomptait 120 personnes âgées de 30 à 39 ans en réanimation sur le territoire national (103 le 27 février), 339 chez les 40-49 ans (contre 228), 801 chez les 50-59 ans (contre 542).

    Selon Stéphane Gaudry, professeur de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Avicenne, à Bobigny, la moyenne d’âge des patients accueillis a diminué, passant d’« environ 65 ans il y a six semaines à plutôt 56-57 ans maintenant ». « Les appels au Samu de Paris ont augmenté de 30 % en à peine cinq jours », détaille Patrick Pelloux, qui plaide pour « une vaccination de masse. Il faut abandonner le concept de catégorie et vacciner toute la population ! »

  • Covid-19 : les rassemblements extérieurs de plus de six personnes interdits sur tout le territoire - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-les-rassemblements-exterieurs-de-plus-de-six-personnes-verbali


    Les quais de Seine sont un lieu privilégié de promenade pour les Parisiens.
    AFP

    Les rassemblements de plus de six personnes en extérieur sont interdits sur tout le territoire, selon une note de Gérald Darmanin adressée aux préfets.

    Les rassemblements de plus de six personnes en extérieur sont interdits sur tout le territoire, afin de tenter de freiner la propagation du virus de la covid-19, a précisé mercredi soir à l’AFP le ministère de l’Intérieur. Cette interdiction sur laquelle Gérald Darmanin a sensibilisé l’ensemble des préfets dans un télégramme mardi soir, ne s’applique pas seulement aux 16 départements concernés par les restrictions supplémentaires annoncées jeudi par le Premier ministre, a-t-on ajouté de même source.

    Ces mesures sont la déclinaison du décret du 19 mars publié après les annonces du Premier ministre Jean Castex. Elles ne s’appliquent pas pour les manifestations déclarées ainsi que dans certains autres cas (familles nombreuses, sport en extérieur, etc.), avait expliqué l’entourage du ministre de l’Intérieur, auparavant, en confirmant une information de RTL.

    Des verbalisations
    Mais, Gérald Darmanin a demandé aux préfets une application « stricte » de cette règle - « pas plus de 6 personnes en extérieur, dans les parcs… »- dans les 16 départements en très forte tension, a précisé son entourage. Il s’agit d’en appeler « au sens des responsabilités des Français », a-t-on poursuivi, en ajoutant qu’il avait été demandé aux forces de l’ordre de faire preuve de « discernement et de bon sens ». « Les forces de l’ordre verbaliseront les faits caractérisés d’abus de la règle », a-t-on insisté.

    Contrôles dans les gares et aux péages
    Le ministre a en outre demandé aux préfets de communiquer sur l’ensemble des mesures de restriction, à savoir le respect du couvre-feu, et les règles de fermeture des établissements accueillant du public… Des contrôles dans les gares et aux péages seront également organisés pour limiter les déplacements entre régions.

  • Covid-19 : ce que cache la courbe générale des hospitalisations et réanimations - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-ce-que-cache-la-courbe-generale-des-hospitalisations-et-reanim

    La tension sur les services de réanimation en Île-de-France inquiète. Pourtant, sur la vue d’ensemble, la situation ne semble pas s’emballer. Pour mieux comprendre, il faut désormais se pencher sur les différences selon les tranches d’âge de la population.

    Environ 25 000 lits occupés. C’est, à de faibles variations près, le niveau de présence des patients atteints de la covid-19 à l’hôpital en France depuis la fin du mois de février. Avant le pic d’hospitalisations enregistré ce mois-là, quelques semaines après les vacances de fin d’année, c’était aussi le niveau d’occupation observé depuis la mi-décembre. Depuis, en somme, que le confinement strict s’est transformé en couvre-feu.

    Cette stabilité laisse-t-elle penser que tout est sous contrôle ? En réalité, la situation générale à l’hôpital, comme sur d’autres indicateurs, est de plus en plus insuffisante pour comprendre précisément comment la situation évolue.

    Effet vaccin chez les plus âgés
    Un élément majeur est entré en jeu depuis janvier : la vaccination. D’abord réservée aux établissements pour personnes âgées, elle a été élargie à tous les plus de 75 ans dès le 18 janvier. Les premiers effets de protection apparaissent 12 à 14 jours après la première injection, même si une seconde est nécessaire pour assurer une protection complète.

    Avec un tiers des personnes de plus de 75 ans ayant reçu au moins une dose, les effets de cette couverture vaccinale sont scrutés. Et semblent visibles. On comptait un peu moins de 18 000 patients covid-19 de plus de 70 ans dans les hôpitaux le 19 février, contre 16 600 un mois plus tard. Le nombre global est pourtant resté stable. À l’inverse, les non-septuagénaires étaient 7 000 il y a un mois, lors du pic, contre 7 500 aujourd’hui.

    Il est encore tôt pour estimer précisément la contribution de la vaccination à la baisse de ces cas graves comme de l’incidence chez les plus âgés. Toutefois, le responsable de la campagne vaccinale, le Pr Alain Fischer, le souligne auprès du Figaro : « Le fait de voir une tendance à l’augmentation chez les gens de moins de 75 ans, alors que pour les plus de 80 ans, ça baisse, c’est significatif. Dans ce contexte, on voit mal comment ce pourrait être autre chose qu’un effet de la vaccination ».

    Davantage de cas graves chez les plus jeunes
    Le constat semble aussi net du côté des réanimations. Dans ces lits réservés aux cas les plus graves, on trouve très peu de personnes très âgées, qui ne peuvent supporter la lourdeur de la prise en charge. Le changement s’observe donc surtout chez les septuagénaires. Leur nombre dépassait constamment celui des sexagénaires depuis novembre. Or, depuis début mars, la tendance s’est inversée.

    Pourtant, la courbe globale des réas repart à la hausse. Cette augmentation se joue dans les classes d’âge plus jeunes. Le poids des 40-60 ans dans les cas graves est passé de 10 % à 13 %. Cette hausse régulière s’observe dans de nombreux territoires en France, et notamment en Île-de-France, actuellement sous tension. En Bretagne, la part des patients âgés de 40 à 60 ans en réanimation est passée de 18 % à 27 % en deux semaines.

    Possible effet du variant « britannique »
    Outre la vaccination qui protège les plus âgés, une autre raison avancée repose sur la présence accrue des variants. Le principal actuellement, celui dit « britannique », est plus contagieux et pourrait engendrer des cas plus graves. On le soupçonne d’ailleurs de contaminer plus fortement les plus jeunes.

    On assisterait alors à un phénomène similaire à celui de l’été 2020 : le virus circule d’abord chez les plus jeunes, qui se sentent moins menacés par la covid-19. « Il y a une accélération qui se fait depuis une dizaine de jours sur des patients qui sont plus jeunes », soulignait, le 22 février, Michel Carles, chef du service infectiologie du CHU de Nice. Jusqu’à il y a quelques jours, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur affichait le taux d’occupation le plus important en réanimation.

  • Covid-19 : la vaccination ne suffira pas pour éviter un bond des hospitalisations - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-la-vaccination-ne-suffira-pas-pour-eviter-un-bond-des-hospital

    Sans restrictions supplémentaires, la campagne vaccinale contre la covid-19 en France ne permettra pas d’éviter une hausse des hospitalisations, estime une étude de l’Institut Pasteur.

    La progression de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France ne permettra pas, sans restrictions supplémentaires, d’éviter un bond des hospitalisations à un niveau supérieur au pic de la première vague, estime une étude de l’Institut Pasteur publiée mercredi.

    Ce rebond des hospitalisations, en légère baisse depuis début février, serait lié à la progression du variant d’origine britannique du coronavirus, estimé 50 % plus contagieux que la souche historique. Il devrait représenter la majorité (56 %) des nouveaux cas dès le 1er mars et la quasi-totalité (91 %) un mois plus tard, selon les modélisations des chercheurs.

    « Dans la majorité des scénarios, on s’attend à ce qu’il y ait une reprise »
    Dans l’hypothèse où 100 000 doses de vaccins par jour seraient distribuées jusqu’en avril, puis 200 000 par la suite, « on s’attend à avoir 28 % d’hospitalisations en moins au 1er avril, et 46 % au 1er mai », par rapport à un scénario où on n’aurait pas de vaccin disponible, a expliqué à l’AFP Simon Cauchemez, responsable des modélisations mathématiques des maladies infectieuses à l’institut.

    « On voit que la vaccination a un réel impact sur le système de santé. Mais même si elle réussit très fortement à atténuer l’impact des variants, la situation restera compliquée sans réduction supplémentaire des taux de transmission. »

    Si le calendrier de ce nouveau pic est difficile à prévoir, « dans la majorité des scénarios on s’attend à ce qu’il y ait une reprise ». Le nombre de nouvelles hospitalisations pourrait frôler 4 500 par jour, contre environ 3 750 au pic de la première vague, et un peu plus de 2 500 pour la deuxième.

    Approche insuffisante contre les variants
    Pour éviter cette situation, « on a des approches qui marchent bien contre le virus historique, mais qui risquent d’être insuffisantes contre le variant britannique________ tard, à un moment où plus de monde sera vacciné », souligne Simon Cauchemez.

    17% de la population infectée par le virus Sars-CoV-2
    Dans une autre étude, l’Institut Pasteur estime par ailleurs qu’environ 17 % de la population adulte a désormais été infectée par le virus Sars-CoV-2 et donc « pourrait avoir acquis une immunité (au moins partielle et de court terme) ».

    Ce taux varie fortement selon les régions, de quelque 5 % en Bretagne à 30 % en Ile-de-France. Proche de 25 % chez les 20-39 ans, il décroît ensuite avec l’âge, jusqu’à environ 11 % chez les plus de 70 ans.


    (Institut Pasteur)

    À la sortie du premier confinement, en mai, l’organisme de recherche estimait « que cette proportion devait se situer aux environs de 5 % au niveau national, avec des variations importantes entre région (de l’ordre de 10 % en Ile de France et dans le Grand Est) ».

  • Les hôpitaux de Brest et Morlaix suspendent la vaccination AstraZeneca des soignants [Exclusif] - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/le-chru-de-brest-suspend-la-vaccination-astrazeneca-des-soignants-11-02


    Photo EPA

    Le vaccin AstraZeneca contre la covid-19 est administré depuis samedi au personnel soignant. De nombreux effets secondaires ont été constatés et l’hôpital de Morlaix, notamment, a décidé de suspendre la vaccination. Jeudi soir, l’Agence du médicament a délivré de nouvelles recommandations.

    Le vaccin AstraZeneca était attendu au CHRU de Brest, pour commencer la vaccination des soignants à grande échelle, dès lundi. Les premières doses sont arrivées un peu plus tôt, le week-end dernier. De source syndicale, sans perdre de temps, les premières injections ont eu lieu. Ces vaccinations ont débuté en priorité dans les services qui accueillent les malades covid : maladies infectieuses, urgences et réanimation. Mais face à une proportion importante de vaccinés présentant des effets secondaires, la direction du CHRU aurait pris la décision de suspendre la vaccination.

    Il s’agit de syndromes grippaux avec maux de tête et fortes fièvres qui, selon nos sources, ont obligé 20 à 25 % des personnels vaccinés à se mettre en arrêt de travail. Les mêmes réactions, dans les mêmes proportions auraient été enregistrées pour les personnels de l’hôpital de Quimper. L’hôpital de Morlaix qui devait recevoir les premières doses de vaccins AstraZeneca ce vendredi, pour commencer la vaccination des soignants, a aussi décidé de suspendre l’opération.

    « Désagréable mais pas très grave »
    Au CHU de Rennes, des syndromes grippaux ont aussi été relevés. Deux personnes ont même eu une température supérieure à 39°C. « Nous disposons de données sur 70 personnes. Environ la moitié d’entre elles a été concernée par un syndrome grippal mais une seule a ressenti cela comme quelque chose de grave », rapporte l’infectiologue François Bénézit. Des données « à consolider » montrent que leur état s’améliorait dès le lendemain. 9 % des 70 cas étudiés ont déclaré devoir arrêter leur activité, précise le médecin, tout en indiquant que les arrêts de travail dont il a eu connaissance n’ont pas dépassé les 24 heures. Il affirme par ailleurs n’avoir pas détecté de problème concernant les modalités d’injection et se veut rassurant sur la situation : « Voir ce type d’effet secondaire rapporté dans plusieurs centres, me fait penser à un défaut de communication sur les effets indésirables transitoires. Ils sont désagréables mais pas très graves ».

    Nouvelle préconisation de l’Agence du médicament
    Contactée par Le Télégramme, l’Agence du médicament, l’ANSM, précise avoir reçu 149 remontées de syndromes grippaux de ce type depuis samedi. « Ils étaient attendus mais s’avèrent d’une intensité assez élevée », explique un porte-parole. Conséquence, une nouvelle recommandation a été publiée dans la soirée : le vaccin AstraZeneca doit être administré de façon « échelonnée » au sein d’un même service afin d’éviter que trop de soignants soient affaiblis en même temps. S’ils souffrent de douleur ou de fièvre, une prise de paracétamol est conseillée.

    Une suspension de la vaccination n’est, en tout cas, pas indiquée pour l’instant. L’ANSM tempère les inquiétudes : « Il s’agit de 149 cas rapportés sur plus de 10 000 personnes vaccinées ». Et affirme poursuivre « le suivi ».

    Pourrait-il s’agir d’un lot défaillant ? « Des éléments d’investigation vont être conduits », précise l’Agence du médicament qui constate que « ce lot a eu son certificat, les analyses étaient conformes. Une vingtaine de pays l’utilisent et il n’y a pas eu de remontée particulière ».r

  • Covid-19 : le variant anglais circule davantage, forte inquiétude en Moselle - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-le-variant-anglais-circule-davantage-forte-inquietude-en-mosel


    Olivier Véran : "En tenant ensemble comme nous le faisons, nous espérons gagner assez de temps pour éviter un confinement"

    Circulation accrue des variants, inquiétude en Moselle, confinement toujours pas à l’ordre du jour : voici ce qu’il faut retenir du point-presse d’Olivier Véran sur l’épidémie de covid-19.

    Olivier Véran estime que la France « a gagné du temps » pour éviter un confinement dans les prochaines semaines. Mais le gouvernement « prendra ses responsabilités » si le pays devait être reconfiné face à une envolée de l’épidémie, a indiqué le ministre de la Santé, ce jeudi, lors d’une conférence de presse.

    Covid-19 : les dernières infos en direct
    « Les prochaines semaines nous dirons si les mesures prises ont suffi ou s’il faudra prendre d’autres mesures type confinement, a ajouté Olivier Véran. Nous ne faisons pas de pari sur l’avenir, et comme toujours nous prendrons nos responsabilités pour protéger les Français quand et si c’est nécessaire. Ce n’est pour l’heure pas le cas. Le nombre de nouvelles contaminations stagne, voire baisse légèrement. »

    Nombreux cas de variants détectés en Moselle
    Le ministre a notamment évoqué la circulation des variants. Le variant britannique représente « une infection sur quatre ou une infection sur cinq », a-t-il souligné, précisant que la part de ce variant augmente de 50 % par semaine.

    Nous n’avons pas, à ce stade, d’explications à la diffusion des variants dans ce département

    Mais Olivier Véran suit surtout avec attention sur la situation épidémique en Moselle, un département qui inquiète les autorités sanitaires et dans lequel le ministre se rendra vendredi pour échanger avec les élus sur les mesures à prendre.

    « C’est une situation plus inquiétante. Nous avons identifié dans ce département plus de 300 cas de variants sud-africain et brésilien ces derniers jours, a précisé Olivier Véran. Nous faisons tout notre possible pour tracer le virus. Nous n’avons pas, à ce stade, d’explications à la diffusion des variants dans ce département et nous explorons toutes les pistes. »

  • Chine : 4 ans de prison pour la journaliste citoyenne qui a couvert la covid - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/chine-4-ans-de-prison-pour-la-journaliste-citoyenne-qui-a-couvert-la-co


    Zhang Keke, avocat de Zhang Zhan.
    Leo Ramirez/AFP

    Elle avait produit et diffusé sur les réseaux sociaux des reportages sur la situation épidémique à Wuhan dès février 2020 : la journaliste citoyenne Zhang Zhan a été condamnée à quatre ans de prison.

    Une journaliste citoyenne qui avait couvert l’épidémie de covid-19 à Wuhan a été condamnée ce lundi à quatre ans de prison, au moment où le pouvoir chinois vante sa réussite dans la lutte contre la maladie répandue depuis à la surface du globe.

    Zhang Zhan « a parue très abattue quand le jugement a été annoncé », a déclaré à l’AFP l’un de ses avocats, Ren Quanniu, se disant « très inquiet » pour son état psychologique.

    Les journalistes et les diplomates étrangers n’ont pas été autorisés à entrer dans le tribunal de Shanghai où cette ancienne avocate âgée de 37 ans a été jugée en l’espace de quelques heures.

    Quelques-uns de ses partisans ont été repoussés par les forces de l’ordre lors de l’ouverture du procès, ont constaté les journalistes de l’AFP.

    Zhang Zhan encourait une sanction de cinq ans de prison.

    Environ 4 000 morts à Wuhan selon le bilan officiel
    Originaire de Shanghai, elle s’est rendue en février à Wuhan, alors en proie à l’épidémie, diffusant sur les réseaux sociaux des reportages, notamment sur la situation chaotique des hôpitaux.

    Selon le bilan officiel, la métropole de 11 millions d’habitants a compté à elle seule près de 4 000 morts du covid, soit la quasi-totalité des 4 634 morts dénombrés dans toute la Chine entre janvier et mai derniers.

    La réponse initiale de la Chine aux débuts de l’épidémie a été critiquée, Pékin ayant attendu le 23 janvier pour mettre Wuhan et sa région en quarantaine, alors que des cas avaient été signalés dès début décembre 2019.

    Le premier cas transmis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a été il y a pratiquement un an, le 31 décembre 2019.

    Mais simultanément, des médecins qui avaient évoqué l’apparition d’un mystérieux virus étaient interrogés par la police qui leur a reproché de « propager des rumeurs ».

    L’un d’entre eux, le docteur Li Wenliang, est décédé de la covid début février, libérant des torrents de colère sur les réseaux sociaux, avant d’être promptement canalisés par le pouvoir.

    « Extrêmement extraordinaire »
    Zhang Zhan était quant à elle arrêtée en mai sous l’accusation de « provocation aux troubles », une terminologie fréquemment utilisée contre les opposants au régime du président Xi Jinping.

    Concrètement, le tribunal lui a reproché d’avoir diffusé de fausses informations sur internet, a indiqué à l’AFP son autre avocat Zhang Keke.

    Zhang Zhan a entamé une grève de la faim en juin pour protester contre sa détention et a depuis été nourrie de force à l’aide d’un tube nasal, d’après ses avocats.

    « Quand je l’ai vue la semaine dernière, elle a dit : si je suis lourdement condamnée, je refuserai toute nourriture jusqu’au bout. Elle pense qu’elle mourra en prison », a rapporté Zhang Keke.

    Dans des articles qu’elle diffusait en ligne en début d’année, Zhang Zhan dénonçait le confinement imposé à Wuhan, évoquant « une grave violation des droits de l’Homme ».

    Trois autres journalistes citoyens, Chen Qiushi, Fang Bin et Li Zehua, ont également été placés en détention après avoir couvert ces événements. L’AFP n’a pas été en mesure de contacter leurs avocats.

    Le régime communiste, fort de son combat contre l’épidémie, cherche à faire oublier l’apparition du nouveau coronavirus sur son sol à la fin de 2019.

    Le procès de Zhang Zhan s’est déroulé alors qu’une équipe de l’OMS est attendue début janvier pour faire le point sur les origines de l’épidémie.

    Les dirigeants du parti au pouvoir se sont congratulés pour leur réussite « extrêmement extraordinaire » accomplie cette année, a rapporté vendredi l’agence Chine nouvelle, au terme d’une réunion du bureau politique du PCC.

    Le pouvoir chinois a pour habitude de condamner des opposants au moment des fêtes de fin d’année, lorsque l’attention du reste du monde est réduite.

    Lundi également doit s’ouvrir à Shenzhen (sud) le procès d’un groupe de militants hongkongais arrêtés en août dernier alors qu’ils tentaient de fuir en bateau l’ancienne colonie britannique à destination de Taïwan.

  • Covid-19 : une étude suggère que l’immunité « diminue assez rapidement » - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/covid-19-une-etude-suggere-que-l-immunite-diminue-assez-rapidement-27-1

    Selon une étude britannique, l’immunité acquise par les personnes qui ont guéri de la covid-19 « diminue assez rapidement ».

    Une étude britannique publiée ce mardi montre que l’immunité acquise par les personnes guéries du nouveau coronavirus « diminue assez rapidement », en particulier chez les malades asymptomatiques, et ne pourrait durer que quelques mois.

    Du 20 juin au 28 septembre, l’Imperial College de Londres et l’institut Ipsos Mori ont suivi 350 000 personnes choisies au hasard en Angleterre, qui se sont testées régulièrement chez elles pour voir si elles disposaient d’anticorps au coronavirus SARS-CoV-2.

    « Au cours de cette période, la proportion de personnes testées positives pour les anticorps de la covid-19 a diminué de 26,5 % », passant de 6 % à 4,4 % de la population testée, explique un communiqué, « ce qui suggère une réduction des anticorps dans les semaines ou les mois suivant l’infection ».

    « L’immunité diminue assez rapidement », a souligné Helen Ward, professeure en santé publique à l’Imperial College London.

    Quel niveau d’immunité ?
    L’étude montre aussi que « les personnes qui n’ont pas présenté de symptômes liés à la covid-19 sont susceptibles de perdre plus rapidement leurs anticorps détectables que celles qui ont présenté des symptômes ».

    La proportion d’anticorps chez les personnes testées positives au virus a diminué de 22,3 % au cours des trois mois, quand cette diminution a atteint 64 % chez celles qui n’avaient pas déclaré avoir été atteintes par la covid-19.

    Si toutes les classes d’âge sont concernées par cette baisse d’immunité, les personnes âgées sont plus touchées : entre juin et septembre, la proportion de personnes de plus de 75 ans disposant d’anticorps a diminué de 39 %, quand elle n’a diminué que de 14,9 % pour les 18-24 ans.

    « Cette étude constitue un élément crucial de la recherche, en nous aidant à comprendre comment évoluent les anticorps de la covid-19 à travers le temps », s’est félicité le secrétaire d’État à la Santé James Bethell.

    Cependant, « on ne sait pas encore si les anticorps confèrent un niveau d’immunité efficace ou, si une telle immunité existe, combien de temps elle dure », ont précisé les chercheurs, soulignant l’importance de continuer à respecter les consignes sanitaires.

    L’espoir du vaccin
    La virologue Wendy Barclay de l’Imperial College de Londres a expliqué que « ce nouveau coronavirus semble se comporter de manière assez similaire aux coronavirus saisonniers qui existent chez l’homme depuis des décennies, voire des centaines de milliers d’années ».

    On peut être « réinfecté tous les ans, ou tous les deux ans » par ces coronavirus saisonniers en raison d’une baisse d’immunité, a-t-elle détaillé à Times radio.

    Face à un éventuel risque de réinfection au nouveau coronavirus, la professeure n’est pas favorable au concept des « passeports d’immunités », destinés à permettre aux personnes guéries du nouveau coronavirus de mener une vie normale, et à assurer un déconfinement en toute sécurité.

    « Pour le moment, ce n’est pas une bonne idée car la qualité de la réponse anticorps peut varier selon les individus », a dit la professeure Barclay.

    La virologue a appelé à « rester optimistes quant aux vaccins parce que les vaccins fonctionneront différemment » et pourraient conférer une immunité plus longue.

    • What is the role of T cells in COVID-19 infection? Why immunity is about more than antibodies
      https://www.cebm.net/covid-19/what-is-the-role-of-t-cells-in-covid-19-infection-why-immunity-is-about-more-t

      October 19, 2020

      Annette Plüddemann, Jeffrey K. Aronson

      On behalf of the Oxford COVID-19 Evidence Service Team
      Centre for Evidence-Based Medicine, Nuffield Department of Primary Care Health Sciences
      University of Oxford

      Summary

      CD4+ T cells help B cells to produce antibodies and help CD8+ T cells to kill virus-infected cells
      One of the dominant cytokines produced by T cells is interferon gamma, a key player in controlling viral infection – see also [41]
      Lymphopenia is a main feature of COVID-19 infection, affecting CD4+ T cells, CD8+ T cells, and B cells, and is more pronounced in severely ill patients
      T cell responses in severely ill patients may be impaired, over-activated, or inappropriate, and further research is required to elucidate this and inform treatment strategies
      There is some evidence of cross-reactivity with seasonal/endemic coronaviruses
      Emerging studies suggest that all or a majority of people with COVID-19 develop a strong and broad T cell response, both CD4 and CD8, and some have a memory phenotype, which bodes well for potential longer-term immunity
      Understanding the roles of different subsets of T cells in protection or pathogenesis is crucial for preventing and treating COVID-19