Prescrire - Dans l’actualité - Dans l’actualité : Covid-19 et hydroxychloroquine : prudence

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  • Prescrire - Dans l’actualité - Dans l’actualité : Covid-19 et hydroxychloroquine : prudence
    https://www.prescrire.org/fr/203/1845/58619/0/PositionDetails.aspx


    #coronavirus

    Au terme de 2 semaines de suivi, l’état de santé de tous les patients s’est amélioré sans différence notable entre les groupes. Aucun patient n’est mort. Le test de diagnostic virologique par PCR sur prélèvement de gorge est devenu négatif après un délai médian de 4 jours dans le groupe #hydroxychloroquine versus 2 jours dans le groupe témoin. Le délai médian de disparition de la fièvre a été d’environ 1 jour dans les deux groupes. Au 3e jour après l’inclusion, une amélioration radiologique a été constatée (sur scanner thoracique) chez 5 patients dans le groupe hydroxychloroquine, versus 7 patients dans le groupe témoin. L’état de santé d’un patient s’est aggravé dans le groupe hydroxychloroquine versus aucun dans le groupe témoin. Les différences entre les groupes ne sont pas statistiquement significatives.

    En somme, ces résultats ne montrent pas d’efficacité de l’hydroxychloroquine, sans l’exclure pour autant vu la faible puissance statistique de l’essai. Étant donné les limites de la PCR sur prélèvement de gorge et le constat qu’elle devient le plus souvent rapidement négative chez les patients atteints de covid-19, y compris en l’absence d’hydroxychloroquine, ce critère semble peu pertinent pour évaluer l’intérêt clinique des traitements. Il en est de même avec les études sans comparaison à un groupe témoin recruté comme le groupe traité.

    Au total, dans cet essai randomisé chinois et dans une étude marseillaise médiatisée mi-mars 2020 (avec des résultats complémentaires rendus publics le 27 mars 2020), l’état de santé de plusieurs patients s’est aggravé, tous parmi les patients exposés à l’hydroxychloroquine . Cette donnée peut être interprétée comme un signal de risque d’aggravation du covid-19 par l’hydroxychloroquine, utilisée par ailleurs comme immunodépresseur faible dans certaines affections auto-immunes. Avant d’exposer les patients en routine, la conduite d’autres essais comparatifs randomisés, de plus grande ampleur, est justifiée pour explorer cette hypothèse, tel l’essai en cours au niveau européen (essai dit Discovery) (retrouvez l’analyse de l’étude marseillaise, 23 mars 2020 > ICI).

  • Efficacy of hydroxychloroquine in patients with COVID-19 : results of a randomized clinical trial | medRxiv
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.22.20040758v1

    En preprint, cette étude chinoise (Wuhan) indique que l’#hydroxychloroquine prescrite aux patients présentant des symptômes légers peut aider à accélérer la guérison. D’après la revue faite par les spécialistes de virologie de Mt Sinai (NYC), l’étude a été faite correctement. Elle ne permet pas de conclure sur l’intérêt de l’emploi de HCQ pour les cas graves de COVID-19.

    Significance

    Despite its limitations, the study design has good rigor as a double blind RCT and consistent symptom checks on each day of the trail. Now that the FDA has approved HCQ for treatment of COVID-19 in the USA, this study supports the efficacy of HCQ use early in treatment of patients showing mild symptoms, to improve time to clinical recovery, and possibly reduce disease progression. However, most of the current applications of HCQ have been in patients with severe disease and for compassionate use, which are out of the scope of the findings presented in this trial. Several additional clinical trials to examine hydroxychloroquine are now undergoing; their results will be critical to further validate these findings.

    Reviewed by Rachel Levantovsky as a part of a project by students, postdocs and faculty in the Immunology Institute at the Icahn school of Medicine at Mount Sinai.

    via @neoviral

    • Un autre essai, signalé par Prescrire, est moins positif :

      Au total, dans cet essai randomisé chinois et dans une étude marseillaise médiatisée mi-mars 2020 (avec des résultats complémentaires rendus publics le 27 mars 2020), l’état de santé de plusieurs patients s’est aggravé, tous parmi les patients exposés à l’hydroxychloroquine. Cette donnée peut être interprétée comme un signal de risque d’aggravation du covid-19 par l’hydroxychloroquine

      https://www.prescrire.org/fr/203/1845/58619/0/PositionDetails.aspx

      (discuté ici https://seenthis.net/messages/836776 )

    • Des médecins alsaciens voudraient permettre aux soignants infectés par le virus de tester le traitement à l’hydroxychloroquine en participant à une étude nationale dédiée.

      Six praticiens, dont quatre alsaciens, ont signé ce message adressé à Emmanuel Macron.

      Quand des soignants sont malades on leur demande de rester chez eux mais on les rappelle au bout de 7 jours. On ne sait absolument pas s’ils ne sont pas encore contagieux. Avec l’hydroxychloroquine, la charge virale se négative assez rapidement . Donc nous souhaitons leur proposer en premier lieu cette possibilité", avance-t-elle encore, en précisant qu’ au CHU de Strasbourg, plus de 350 professionnels seraient infectés par le virus .

      Concernant le protocole, rédigé par plusieurs professeurs de médecine entre Paris, la Guadeloupe et l’Est de la France, « il est extrêmement simple », indique le professeur Jean Sibilia. « Il n’y aura pas de groupes témoins, pas de randomisation. On est dans de l’ observationnel ». Pour le praticien hospitalier, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg et soutien du projet, l’intérêt sera donc scientifiquement modeste, « mais on donne la chance aux soignants de pouvoir bénéficier de ce traitement-là, précocement. C’est ça l’intérêt », reconnaît-t-il, avant d’admettre que « de nombreux médecins se sont déjà administrés du Plaquenil où hydroxychloroquine, quand ils ont été infectés . A partir du moment où on a des soignants qui ont déjà pris du Plaquenil dans une action empirique, pourquoi devrait-on laisser faire sauvagement et pourquoi ne pourrait-on pas guider cette attitude. On aura les résultats qu’on aura, mais au moins on aura essayé d’organiser un peu les choses. C’est une position de sagesse ».

      Reste à faire valider le test par la Direction Générale de la Santé, consultée le 27 mars dernier. « Pour l’instant c’est silence radio »

      Le CHU de Strasbourg aurait déjà fait savoir qu’il ne souhaitait pas soutenir l’étude, préférant se concentrer sur les protocoles de recherche validés par le Ministère de la Santé.

      https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/coronavirus-medecins-alsaciens-veulent-tester-traitemen

      #Coronavirus #Covid-19 #hydroxychloroquine

    • La Food and Drug Américaine (FDA) et le département américain de la santé (HHS) ont autorisé en urgence la prescription de l’hydroxychloroquine contre le COVID19 car même si les preuves scientifiques de son efficacité sont légères, son bénéfice potentiel excède les risques potentiels connus

      https://www.hhs.gov/about/news/2020/03/29/hhs-accepts-donations-of-medicine-to-strategic-national-stockpile-as-possible-t

      HHS accepts donations of medicine to Strategic National Stockpile as possible treatments for COVID-19 patients

      FDA issues emergency use authorization for donated hydroxychloroquine sulfate, chloroquine phosphate

      The U.S. Department of Health and Human Services (HHS) today accepted 30 million doses of hydroxychloroquine sulfate donated by Sandoz, the Novartis generics and biosimilars division, and one million doses of chloroquine phosphate donated by Bayer Pharmaceuticals, for possible use in treating patients hospitalized with COVID-19 or for use in clinical trials. These and other companies may donate additional doses, and companies have ramped up production to provide additional supplies of the medication to the commercial market.

      “President Trump is taking every possible step to protect Americans from the coronavirus and provide them with hope,” said HHS Secretary Alex Azar. “Scientists in America and around the world have identified multiple potential therapeutics for COVID-19, including chloroquine and hydroxychloroquine. The President’s bold leadership and the hard work of FDA and HHS’s Assistant Secretary for Preparedness and Response have succeeded in securing this large donation of medicine. We’ll continue working around the clock to get American patients access to therapeutics that may help them battle COVID-19, while building the evidence to evaluate which options are effective.”

      HHS’ Office of the Assistant Secretary for Preparedness and Response (ASPR) worked with colleagues within HHS, the companies, the Department of State, and the Department of Homeland Security to secure the donated shipments. Given the importance of understanding the efficacy of these medications for the treatment and prevention of COVID-19, federal agencies, such as the National Institutes of Health and ASPR’s Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA), are working together to plan clinical trials.

      The U.S. Food and Drug Administration (FDA) issued an Emergency Use Authorization (EUA) to BARDA to allow hydroxychloroquine sulfate and chloroquine phosphate products donated to the Strategic National Stockpile (SNS) to be distributed and prescribed by doctors to hospitalized teen and adult patients with COVID-19, as appropriate, when a clinical trial is not available or feasible.

      The EUA requires that fact sheets that provide important information about using chloroquine phosphate and hydroxychloroquine sulfate in treating COVID-19 be made available to health care providers and patients, including the known risks and drug interactions.

      The SNS, managed by ASPR, will work with the Federal Emergency Management Agency (FEMA) to ship donated doses to states. The SNS does not regularly stock either drug.

      Hydroxychloroquine sulfate and chloroquine phosphate are oral prescription drugs approved to treat malaria and other diseases. Although there are no currently approved treatments for COVID-19, both drugs have shown activity in laboratory studies against coronaviruses, including SARS-CoV-2 (the virus that causes COVID-19). Anecdotal reports suggest that these drugs may offer some benefit in the treatment of hospitalized COVID-19 patients. Clinical trials are needed to provide scientific evidence that these treatments are effective.

      When the Secretary of Health and Human Services declares that issuance of an EUA is appropriate, the FDA has the regulatory emergency use authority to facilitate access to unapproved medical countermeasures or unapproved uses of approved medical countermeasures needed to prepare for and respond to chemical, biological, radiological and nuclear threats.

      An EUA may be issued if the FDA determines that, among other criteria, the known and potential benefits of the product, when used to diagnose, prevent, or treat the identified disease or condition, outweigh the known and potential risks of the product, and there are no adequate, approved, available alternatives. Emergency access to a medical product under an EUA is separate from use of a medical product under an investigational drug application.

      #Coronavirus #Covid-19 #hydroxychloroquine