Charleroi Pour la Palestine -

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  • "Tristes", les responsables UE sont heureux de collaborer avec Israël
    David Cronin Publié le 2 juillet 2021 sur The Electronic Intifada Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/07/05/bien-que-tristes-les-responsables-ue-sont-heureux-dencoura

    Si la demande d’Israël en vue de rallier Horizon Europe est acceptée, les fabricants d’armes habitués à assaillir Gaza vont probablement continuer à recevoir les subsides scientifiques de l’UE.

    Des documents obtenus par le biais d’une requête introduite au nom de la liberté d’information indiquent que la bureaucratie de Bruxelles a déjà décidé qu’Israël ferait partie d’Horizon Europe.

    Bien que les documents soient truffés de statistiques, il n’est nulle part fait mention de la façon dont les sociétés d’armement Elbit Systems et Israel Aerospace Industries vont être subventionnées par l’UE.

    Cette omission est révélatrice.

    Les documents ont été établis pour Mariya Gabriel, la commissaire de l’UE pour la science et la recherche. Prévenir Gabriel de la façon dont l’UE soutient les profiteurs des crimes de guerre israéliens n’a évidemment pas été jugé nécessaire par les responsables qui ont préparé ces mêmes documents.

    Au lieu de cela, les 25 années de participation israélienne aux activités de recherche de l’UE sont dépeintes comme tout à fait « bénignes ».

    « Israël contribue activement à l’image de marque mondiale de l’UE dans la recherche et l’innovation », lit-on dans un document.

    La coopération avec Israël fournit une « opportunité de gains commerciaux futurs pour l’Europe », ajoute-t-il. (...)

    #IsrelUE

  • A voir en ligne : le film « Les femmes palestiniennes »
    Publié 21 juin 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/06/21/a-voir-en-ligne-le-film-les-femmes-palestiniennes

    Deux courts métrages de la légendaire réalisatrice libanaise Jocelyne Saab, récemment disparue, vont être diffusés gratuitement en ligne, pendant une semaine seulement, à la fin de ce mois. Les deux films, « Les femmes palestiniennes » (1974) et « Les enfants de la guerre » (1976) seront diffusés dans le cadre des séries de films Mizna, du 23 au 27 juin. Ces séries de films dureront une semaine chaque mois pendant les trois mois à venir, et se concentreront sur Beyrouth, une année après l’explosion qui a complètement dévasté le port. (...)

  • Succès BDS : le Lothian Pension Fund désinvestit de la banque Hapoalim
    10 juin 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/06/10/succes-bds-le-lothian-pension-fund-desinvestit-de-la-banqu

    Le Lothian Pension Fund, la deuxième caisse de retraite des collectivités locales écossaises, vient d’annoncer son désinvestissement de la banque israélienne Hapoalim.

    Avec 84.000 adhérents et plus de 8 milliards de £ (plus de 9 milliards d’euros) d’actifs, le Lothian Pension Funds devient ainsi le troisième fonds de pension écossais à accéder aux revendications du mouvement de solidarité avec la Palestine et d’une série de syndicats.

    Avant lui, le Falkirk Pension Fund en 2018, et le Tayside Pension Fund début 2019, avaient ouvert la voie. A ce jour, indique la Scottish Palestine Solidarity Campaign (SPSC) plus aucune caisse de retraite des employés du secteur public écossais n’entretient donc de relations avec Hapoalim.

    Cette banque figure sur la liste noire des Nations-Unies des entreprises tirant profit de l’occupation des territoires palestiniens par le régime de l’apartheid. Hapoalim est notamment active dans le financement de la construction d’habitations dans les colonies de Cisjordanie occupée.

    #BDS

  • Quand un jeune Palestinien fait redécouvrir le poète Taha Muhammad Ali
    8 juin 2021 - Jonathan Cook - Publié le 14 mars 2017 sur Mondoweiss
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/06/08/quand-un-jeune-palestinien-fait-redecouvrir-le-poete-taha-

    La source de Saffouriya, al-Kastel, est restée un but de visite pour les familles de réfugiés en Israël. De petits enfants barbotent dans l’eau en été, alors que de nombreuses familles y viennent pour remplir des bouteilles d’eau qui leur dureront la semaine. (Photo : Jonathan Cook)

    (...) L’auteur et la vedette du spectacle, Amer Hlehel, joue la pièce en arabe depuis 2014. Il espère avoir été à même d’aider les jeunes Palestiniens à redécouvrir la poésie de Taha Muhammad Ali après son décès, survenu en 2011.

    Comme Taha, Hlehel fait partie de l’importante minorité des citoyens palestiniens d’Israël, forte aujourd’hui d’environ 1,7 million d’habitants, c’est-à-dire un cinquième de la population. Ils se sont retrouvés coincés de force dans une situation unique et embarrassante : territorialement à l’intérieur d’Israël et nominalement en tant que citoyens mais en dehors de la qualification juive que se confère lui-même l’État et exclus du consensus populaire d’Israël et de son cercle de privilèges ethniques. Il en résulte que la minorité a acquis une perspective inhabituelle et très édifiante tant de l’expérience israélienne que de l’expérience palestinienne.

    Les jeunes Palestiniens en Israël, dit Hlehel, sont las de ne voir dans la Nakba qu’un événement politique. Les grandes lignes de la Nakba sont de plus en plus connues, même des publics étrangers : Plus de 750 000 Palestiniens ont été expulsés en 1948 – et leurs centaines de villages rasés – afin de créer un État juif sur les ruines de leur patrie. Mais les poèmes de Taha donnent une voix aux expériences concrètes de ces réfugiés.

    « Sa poésie n’est politique qu’indirectement », me dit Hlehel.

    « Elle est éminemment personnelle, emplie de sentiment humain et trompeusement simple. C’est tout à fait à l’opposé d’une autre poésie palestinienne de cette époque et elle a eu une grande influence sur de jeunes poètes. L’idée de la pièce a démarré parce que je voulais trouver une façon de présenter sa poésie sur scène. » (...)

    Taha venait d’un grand et célèbre village de Galilée appelé Saffouriya. Comptant près de 6 000 habitants, il était situé près des ruines impressionnantes de Sephoris – dont il tirait son nom – et où le gouverneur romain de Galilée résidait voici 2 000 ans. Les villageois de Saffouriya étaient également les gardiens soigneux des ruines notables d’une église des croisés célébrant le site où l’on croit qu’est née Marie, la mère de Jésus. (...)

    #Taha_Muhammad_Ali

  • Jubilation in Gaza as ceasefire takes effect : Live | Gaza News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2021/5/21/jubilation-in-gaza-as-ceasefire-takes-effect-palestine-israel-live

    Voir aussi : Raucous celebrations break out in Gaza, West Bank & East Jerusalem as ceasefire takes effect (VIDEOS) https://www.rt.com/news/524390-palestinians-celebrate-ceasefire-israel

    Rarement les deux points de vue auront été aussi opposés. Dans le monde arabe et à commencer à Gaza, on exulte pour la victoire. Chez nous, dans la presse comme il faut, c’est toujours « très équilibré » !

    Le Monde : Cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza : un accord fragile, sans vainqueur ni vaincu
    Le Figaro : Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est officiellement entré en vigueur
    Libération : Israël-Hamas : un cessez-le-feu pour un conflit sans vainqueur

    Que cela plaise ou non, cette « victoire » du Hamas et de la résistance armée palestinienne est aussi importante que l’évacuation du sud du Liban par l’armée israélienne en 2000 et que son autre échec face au Hezbollah en 2006...

    #palestine

  • La réalité brutale des Palestiniens à Silwan, Jérusalem
    Jawad Siyam, 12 avril 2021 |Publié le 12 avril 2021 sur Haaretz | Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/04/14/la-realite-brutale-des-palestiniens-a-silwan-jerusalem

    Jawad Siyam : “Je suis l’un des organisateurs d’une communauté palestinienne du quartier de Silwan, à Jérusalem-Est. Permettez-moi de vous montrer ce que c’est que d’être assiégé par des colons et de vivre sous l’agression permanente des autorités israéliennes. Intimidation, extorsion, expulsion : Telle est la réalité brutale des Palestiniens à Silwan, Jérusalem “ (...)

    #colonialisme de peuplement

  • Le prisonnier Marwan Barghouti et les élections palestiniennes
    Abdelbari Atwan, le 1er avril 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/04/06/le-prisonnier-marwan-barghouti-et-les-elections-palestinie

    Le président palestinien Mahmoud Abbas pourrait regretter d’avoir convoqué des élections législatives palestiniennes pour le mois prochain. A la clôture des dépôts de listes, les choses ne se présentent pas bien pour son mouvement Fatah. 3 des 36 listes de candidats enregistrées auprès de la commission électorale – dont 13 ont été approuvées à ce jour – sont des listes rivales du Fatah :

    –La liste officielle du Fatah, dirigée par le numéro deux d’Abbas, Mohamed Al Aloul, et comprenant cinq autres membres du comité central du Fatah.

    –La liste « Liberté » constituée par le leader du Fatah emprisonné Marwan Barghouti et l’ancien diplomate Nasser Al Qidwa, neveu de feu Yaser Arafat.

    –La liste « Avenir » parrainée par Mohamed Dahlan, l’ancien chef de la sécurité de Gaza basé aux Émirats arabes unis, qui a ensuite été exclu du Fatah.

    Il s’agit d’un clivage sans précédent au sein du mouvement politique palestinien dominant, qui menace non seulement de le priver d’une majorité au sein du corps législatif, mais aussi de son rôle historique de leader et du contrôle de l’Autorité palestinienne (AP), de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d’autres institutions palestiniennes telles que le Conseil national et le Conseil central.

    Et si les divisions du Fatah signifient que son vote sera fragmenté, son principal rival, le Hamas, a présenté une liste unique bénéficiant du soutien solide de sa base électorale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    Les derniers sondages d’opinion indiquent que la liste de Barghouti bénéficie du soutien de 28 % des électeurs, les listes pro-Abbas et du Hamas obtenant 22 % chacune. Cela signifie qu’une alliance entre Barghouti, le Hamas et d’autres factions, ce qui est probable, pourrait obtenir une majorité au sein de l’assemblée législative et former le prochain gouvernement. Le leader parlementaire de cette alliance deviendrait également président intérimaire de l’AP si le poste devenait vacant.

    Barghouti a résisté aux pressions et aux incitations des autres dirigeants du Fatah – transmises par Hussein Ech Cheikh qui a été envoyé le voir dans sa prison israélienne – et on s’attend maintenant à ce qu’il défie Abbas lors de l’élection présidentielle qui doit suivre le vote législatif. (...)

    • Élections en Palestine. On se remet à parler politique
      Israël/Palestine > Politiques > Samuel Forey > 7 avril 2021
      https://orientxxi.info/magazine/la-palestine-sort-de-l-hibernation-politique,4660

      Malgré le scepticisme initial, le processus électoral lancé le 15 janvier 2021 par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas suit son cours. Il devra franchir de nombreux obstacles pour parvenir à son terme. Mais la joute électorale relance le débat politique. Si le Hamas est le grand favori, le Fatah étale ses divisions.

    • Législatives palestiniennes : un grand pas vers les premières élections depuis 15 ans
      Publié le : 06/04/2021 , Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20210406-l%C3%A9gislatives-palestiniennes-un-grand-pas-vers-les-premi%C3%A8res-%

      (...) Le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, sera mis à l’épreuve, concurrencé par plusieurs de ses anciens membres, qui ont choisi de présenter leur propre liste. C’est le cas de Naser al Qudwa, ancien diplomate, auparavant au comité central du parti et neveu de Yasser Arafat avec sa liste « Liberté », soutenue par un influent cadre du parti en prison depuis 19 ans, Marwan Barghouti. Cette liste, en plus de diviser le parti, pourrait aussi gagner plus de sièges et battre ainsi Fatah comme Hamas.

      Mais cette division n’est pas la seule. Salam Fayyad, l’ancien Premier ministre palestinien, a aussi déposé sa liste, tout comme Mohammad Dahlan, ex-proche et désormais rival d’Abbas, exilé aux Émirats arabes unis. Ainsi le parti finit écartelé entre 4 listes. Selon des analystes palestiniens, ces divisions ne sont pas nouvelles, mais elles explosent à l’approche des élections, car le Fatah ne peut regrouper autant de factions.

      D’ici aux élections, il y a encore de nombreux obstacles comme la question du vote à Jérusalem-Est, ou d’éventuelles arrestations ou empêchement de la part des Israéliens. (...)

  • Retrouver le corps de son fils dans une mare d’eau rougie de son sang
    Publié le 1er avril 2021 sur Haaretz
    Gideon Levy / Alex Levac, 1er avril 2021 | Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/04/05/retrouver-le-corps-de-son-fils-dans-une-mare-deau-rougie-d

    La police israélienne prétend qu’un Palestinien s’est tué dans une chute alors qu’il était pourchassé. Son père défend une tout autre théorie

    Gideon Levy / Alex Levac, 1er avril 2021

    L’image de son fils mort flottant dans l’eau rougie et stagnante au niveau moins 3 va hanter à jamais Musa Bib, un plâtrier. Chaque fois qu’il revoit la scène – l’image lui revient sans arrêt – des larmes affleurent dans ses yeux, déjà passablement rougis par l’insomnie.

    Personne ne s’est encore soucié de lui raconter exactement ce qui est arrivé à son fils, Mohammed, qui travaillait au rez-de-chaussée, alors que Musa lui-même travaillait au cinquième étage de la structure, qui en compte sept. Cinq étages séparaient le père et son fils, mercredi dernier, ce jour particulièrement sombre. Au moment où le père s’était précipité vers le bas, après avoir entendu des cris, son fils flottait déjà dans une mare, au bas de la cage d’ascenseur.

    Que s’était-il passé, en fait ? La Police des frontières affirme que le jeune homme s’est tué en sautant dans la cage d’ascenseur quand les policiers ont fait irruption sur le site en construction afin de poursuivre des Palestiniens se trouvant en Israël sans permis. Mais Musa a soulevé une série de questions embarrassantes, toujours sans réponse à l’heure qu’il est.

    Il nous montre une photographie du corps de son fils : Il porte une entaille très profonde à la tête, quelques égratignures sur le visage. Le reste du corps était intact, dit Musa. À son avis, cela l’autorise à soupçonner que Mohammed, 21 ans, n’est pas tombé de très haut, sinon la chute lui aurait laissé des fractures et des hématomes partout sur le corps. Il pense que quelque chose a provoqué la mort de son fils avant sa chute. L’autopsie qui était censée être effectuée avec le consentement de Musa n’a finalement pas eu lieu – on ne voit pas très clairement pourquoi non plus. (...) (

    https://seenthis.net/messages/908154

  • La féministe palestinienne Khalida Jarrar condamnée à deux ans de prison
    2 mars 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/03/02/la-feministe-palestinienne-khalida-jarrar-condamnee-a-deux

    Dans le cadre de la dernière injustice perpétrée dans les tribunaux militaires israéliens illégaux, Khalida Jarrar, parlementaire palestinienne de gauche, féministe et défenseuse des droits des prisonniers a été condamnée à deux ans de prison en Israël, ce lundi 1er mars 2021. (...)

  • Un fonds de pension anglais désinvestit d’Elbit Systems
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/02/12/un-fonds-de-pension-anglais-desinvestit-delbit-systems

    Une victoire majeure pour les activistes de Palestine Solidarity Campaign (PSC) : le fonds de pension du Sussex de l’Est (East Sussex Pension Fund – ESPF) a révélé qu’il avait désinvesti d’Elbit Systems, le plus important fabricant privé d’armes en Israël.

    #BDS

  • « Histoire d’un faux espoir » – les commissions d’enquête en Palestine
    Josh Ruebner, 4 janvier 2021 - Publié 4 février 2021 - Publié le 4 janvier 2021 sur The Electronic Intifada -Traduction : Jean-Marie Flémal

    Lori Allen, auteur du livre, “Histoire d’un faux espoir – les commissions d’enquête en Palestine” : pour les Palestiniens, le droit international s’est avéré être une “force pacificatrice antirévolutionnaire”.
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/02/04/histoire-dun-faux-espoir-les-commissions-denquete-en-pales

    (...) Le rapport Goldstone est l’une des six commissions internationales mises sur pied le siècle dernier et examinées par la Dre Lori Allen, professeure d’anthropologie à l’École des Études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres, dans son livre A History of False Hope : Investigative Commissions in Palestine (Histoire d’un faux espoir – les commissions d’enquête en Palestine) [publié en décembre 2020 par la Stanford University Press et toujours non traduit en français, NdT].

    En « mettant pour la première fois et de façon croissante l’emphase sur la CPI comme possible outil juridique international afin de garantir qu’Israël rende des comptes et qu’il soit mis un terme à son impunité », le rapport Goldstone a été perçu par les Palestiniens comme un « tournant décisif », écrit Allen.

    Mais les États-Unis ont émoussé les effets du rapport et l’ont finalement enterré afin de protéger Israël et d’empêcher ainsi qu’il soit tenu responsable de ses dévastations délibérées à l’encontre de la population et des infrastructures de la bande de Gaza. (...)

  • Khalida Jarrar fait passer une lettre adressée à « Palestine Writes »
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/12/11/khalida-jarrar-fait-passer-en-fraude-une-lettre-adressee-a


    Khalida Jarrar, 9 décembre 2020

    "Depuis la prison israélienne de Damon, située au sommet du mont Carmel à Haïfa, je vous adresse mes salutations au nom de moi-même et de mes 40 camarades, toutes combattantes palestiniennes pour la liberté détenues dans des prisons israéliennes.
    (...)
    La modeste bibliothèque utilisée par les détenus fait également l’objet d’inspections constantes afin que les gardiens de la prison puissent confisquer tout livre qui pourrait avoir été introduit à leur insu. Cela encourage les prisonniers à imaginer des moyens créatifs pour protéger les livres susceptibles d’être saisis. Empêcher les livres d’être confisqués par les autorités carcérales constitue l’une des tâches les plus importantes des prisonniers.

    C’est avec cela en tête que les prisonnières palestiniennes sont parvenues à faire entrer en secret un grand nombre de livres, en dépit des contraintes très strictes. Par exemple, outre certains livres de philosophie et d’histoire, de nombreux livres de Ghassan Kanafani, des œuvres d’Ibrahim Nasr-Allah et de Susan Abulhawa faisaient partie de ceux auxquels les prisonnières ont eu accès avec succès et qu’elles ont pu étudier. Le roman « La mère », de Maxime Gorki est devenu un réconfort pour les détenues privées de l’amour de leur mère. Les livres de Domitila Chúngara, Abd-Arahman Munif, Al-Taher Wattar, Ahlam Mustaghanmi, Mahmoud Darwich, « Les quarante règles de l’amour » d’Elif Shafak, « Les misérables » de Victor Hugo, ou encore les livres de Nawal El Saadawi, Sahar Khalifeh, Edward Saïd, Angela Davis et Albert Camus font partie des livres les plus appréciés à avoir échappé aux inspections et qui ont été introduits en fraude avec succès.

    Cependant, des livres comme « Écrits sous la potence » de Julius Fučík et « Cahiers de prison » d’Antonio Gramsci n’ont jamais pu échapper aux mesures et restrictions des geôliers. En fait, aucun des livres de Gramsci n’a jamais été autorisé en prison en raison de ce qui semble être une position très hostile des autorités d’occupation envers Gramsci. (...)

  • Gaza sous blocus affronte seule la crise du Covid-19
    Majed Abusalama, 5 décembre 2020
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/12/08/le-blocus-israelien-a-deja-paralyse-gaza-puis-est-venue-le

    La pandémie a lancé un défi formidable à ce qu’on appelle le « premier monde », mais la pauvreté omniprésente dans la bande de Gaza, avec ses 70 pour 100 de chômage, ainsi que la discrimination raciale et l’oppression institutionnalisée imposées par les occupants font qu’elle fait partie des sites les plus précaires et vulnérables du monde entier.

    En aucun autre endroit on n’est confronté aux mêmes rythmes d’oppression structurelle qu’à Gaza. Et c’est ainsi que le pire cauchemar pour la population de l’enclave a débuté en août avec un lock-down prolongé après que les premiers cas de maladie y ont été confirmés. Les résidents de la zone ont dû affronter non seulement la propagation du Covid-19, mais aussi une pandémie mortelle dans un contexte de siège, d’oppression et de bombardements aériens imposé par Israël.

    Après avoir enduré à maintes reprises des invasions et agressions militaires israéliennes au cours de ces quinze dernières années, les gens de Gaza subissent aujourd’hui un massacre d’un genre nouveau : plus lent, peut-être, sans pluie de bombes, mais qui inflige toujours des dégâts dévastateurs. Gaza – effectivement une prison à ciel ouvert – héberge plus de 2,13 millions de Palestiniens qui y sont confinés et se voient refuser la possibilité de voyager ailleurs en Palestine ou dans le monde.

    La bande de Gaza est déjà invivable, en réalité, sans eau potable disponible, avec de quatre à six heures d’électricité par jour et une crise de la sécurité alimentaire. Alors qu’en tant que puissance occupante Israël a des obligations légales envers Gaza, avec ou sans Covid-19, l’enclave, qui est sous contrôle total d’Israël, par air, par terre et par mer, doit lutter seule.

    La situation médicale à Gaza est l’un des aspects les plus déchirants du siège israélien. Selon un rapport de l’ONU publié en 2018, Gaza avait déjà atteint un « point de rupture » à la suite du refus par Israël que des équipements médicaux essentiels parviennent aux Palestiniens dans le territoire. Les experts de l’ONU ont réclamé une réponse internationale à large échelle au besoin accablant de soins de santé que connaissent les résidents de Gaza. (...)

    #GAZA

  • L’écrivain palestinien Majd Kayyal arrêté par la police israélienne à Haïfa
    8 décembre 2020 | Publié le 8 décembre 2020 sur Middle East Eye
    Traduction : Jean-Marie Flémal
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/12/08/lecrivain-palestinien-majd-kayyal-arrete-par-la-police-isr

    Kayyal, 30 ans, est une voix importante de la communauté des citoyens palestiniens d’Israël et il a écrit pour Middle East Eye.

    À 6 heures du matin, la police a fait irruption dans la maison qu’il partage avec sa mère et s’est emparée de lui et de son frère Ward, toujours étudiant.

    Afnan Khalifa, une avocate représentant Kayyal, a expliqué à Middle East Eye que les frères font l’objet d’une enquête du Shin Bet, le service de renseignement intérieur d’Israël. La police n’a pas transmis d’autres informations à Khalifa, qui n’a pas pu s’entretenir avec Kayyal ou son frère.

    Suhair Badarni, la mère de Kayyal, a déclaré à Middle East Eye :

    « Je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle ils l’ont arrêté. »

    « À 6 heures du matin, j’ai vu quelqu’un regarder à travers ma porte et j’ai pensé que c’était un de mes fils. Puis j’ai compris qu’il s’agissait d’une vingtaine d’hommes de la police. »

    « Je leur ai demandé s’ils avaient l’autorisation d’entrer, mais ça ne les a pas empêchés de franchir la porte avec agressivité. »

    Suhair Badarni a ajouté qu’après qu’ils étaient entrés chez elle, les policiers l’avait fait asseoir dans le living et ils étaient entrés dans la chambre de Kayyal, où ce dernier dormait, puis ils avaient fermé la porte.

    « Ensuite, ils ont demandé que j’appelle mon fils Ward et que je lui dise de venir à la maison. Quand j’ai refusé, ils l’ont appelé eux-mêmes et lui ont dit : »Nous allons arrêter ta mère, si tu ne viens pas » », a-t-elle rappelé. (...)

  • Le dernier cri en matière de moralité juive
    Amira Hass, 2 novembre 2020, Publié le 2 novembre 2020 sur Haaretz,
    Traduction : Jean-Marie Flémal
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/11/04/le-dernier-cri-en-matiere-de-moralite-juive-amira-hass

    • Mercredi dernier, une unité de l’Administration civile et des Forces de défense israéliennes ont détruit une conduite d’eau de 1,5 kilomètre et, ce faisant, ont privé les villages de Mughayer al-Abid et de Khirbet Al-Majaz, à Masafer Yatta (district de Hébron) de leur approvisionnement en eau.

    • Les vandales ont ignoré le fait que les villageois de Masafer Yatta avaient adressé une requête à la Haute Cour de justice contre les dégâts infligés aux canalisations qui leur apportent de l’eau depuis la vanne centrale située au village d’Al-Tawani. La procédure a été reportée à mars.

    • Les descendants des prophètes sont convaincus que les Palestiniens n’ont pas besoin d’eau, au contraire de nous, les Juifs. Les descendants des survivants ont décidé qu’alimenter en eau les canalisations destinées aux Palestiniens dans 62 pour 100 de la Cisjordanie contredisait la loi et la tradition de nos ancêtres.

    • Masafer Yatta est la zone historique des pâturages et de l’agriculture des résidents du village de Yatta (devenu une ville entre-temps), où certains d’entre eux se sont établis et ont fondé des communautés séparées déjà avant la création même de l’État d’Israël.

    • Israël prétend qu’il a le droit d’expulser les résidents de leurs villages, afin que les FDI puisse effectuer leurs exercices d’entraînement à tirs réels dans toute la zone. C’est pourquoi Israël interdit aux résidents de se relier aux infrastructures et détruit les routes qu’ils ont élargies et débarrassées de leurs pierrailles. L’État juif sait qu’aucun d’eux ne sera en mesure de continuer à vivre de cette façon et qu’ils finiront par s’en aller. En d’autres termes, les Israéliens les chassent tout en prétendant qu’il s’agit d’une question de liberté de choix. (...)

  • Rapport de Al-Shabaka disponible ici en anglais et en pdf :

    Reclaiming The PLO, Re-Engaging Youth
    Nijmeh Ali, Marwa Fatafta, Dana El Kurd, Fadi Quran et Belal Shobaki, Al-Shabaka, le 13 août 2020
    https://al-shabaka.org/focuses/reclaiming-the-plo-re-engaging-youth

    La plupart des textes de ce rapport ont été traduits en français :

    La reconstruction de l’OLP : le Jihad islamique et le Hamas peuvent-ils y contribuer ?
    Belal Shobaki, Al-Shabaka, le 13 août 2020
    https://www.chroniquepalestine.com/reconstruction-olp-jihad-islamique-et-le-hamas-peuvent-ils-y-con

    La question de la représentation palestinienne : Élections vs Recherche d’un consensus
    Nijmeh Ali, Al-Shabaka, le 13 août 2020
    http://www.ism-france.org/analyses/La-question-de-la-representation-palestinienne-lections-vs-Recherche-d-u

    Le leadership palestinien par la résistance ou la perpétuation sans leader ? Le rôle de la jeunesse
    Fadi Quran, Al-Shabaka, le 13 août 2020
    http://www.ism-france.org/analyses/Le-leadership-palestinien-par-la-resistance-ou-la-perpetuation-sans-lead

    Un modèle de guidance émanant de la diaspora palestinienne aux Etats-Unis
    Dana El Kurd, Al-Shabaka, le 13 août 2020
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/10/03/un-modele-de-guidance-emanant-de-la-diaspora-palestinienne

    Rendre des comptes : L’OLP, d’hier à demain
    Marwa Fatafta, Al-Shabaka, le 13 août 2020
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/10/03/rendre-des-comptes-l-olp-d-hier-a-demain

    Transcender la crise du mouvement national palestinien
    Al-Shabaka, le 13 août 2020
    https://www.chroniquepalestine.com/transcender-crise-mouvement-national-palestinien

    Il n’a jamais été aussi urgent d’envisager de rétablir l’OLP en tant que direction représentative du peuple palestinien dans toutes ses réalités géographiques, sociales et politiques. Ce rapport met en évidence les questions les plus urgentes auxquelles il faut s’attaquer pour y parvenir, notamment la réconciliation entre les factions politiques, les mécanismes de représentation et de responsabilité, et les modèles de direction. De telles mesures peuvent nous permettre de reconquérir l’OLP et d’atteindre l’objectif de libération.

    #Palestine #OLP #Al-Shabaka #Jeunesse #Jihad_islamique #Hamas #Élections #Résistance

  • Très très très étonnant : Richard Silverstein prétend avoir une source selon laquelle Israël a provoqué l’explosion du stock de nitrate d’ammonium en faisant exploser un stock d’armes du Hezbollah.

    À cet stade, évidemment, beaucoup beaucoup de pincettes. Mais le blog Tikun Olam n’est généralement pas considéré comme fantaisiste.

    BREAKING : Israel Bombed Beirut
    https://www.richardsilverstein.com/2020/08/04/breaking-israel-bombed-beirut

    A confidential highly-informed Israeli source has told me that Israel caused the massive explosion at the Beirut port earlier today which killed over 100 and injured thousands. The bombing also virtually leveled the port itself and caused massive damage throughout the city.

    Israel targeted a Hezbollah weapons depot at the port and planned to destroy it with an explosive device. Tragically, Israeli intelligence did not perform due diligence on their target. Thus they did not know (or if they did know, they didn’t care) that there were 2,700 tons of ammonium nitrate stored in a next door warehouse. The explosion at the arms depot ignited the next door warehouse, causing the catastrophe that resulted.

    À propos de Richard Silverstein :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Tikun_Olam_(blog)

  • L’Europe opte pour le pipe-line EastMed, le projet israélien controversé
    Publié le 22 juin 2020 sur Palestina Solidariteit | Traduction : Jean-Marie Flémal
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/07/21/leurope-opte-pour-le-pipe-line-eastmed-le-projet-israelien

    (...) En 2000, on a également découvert des gisements gaziers devant la côte de Gaza, lesquels, en théorie, ont un énorme potentiel économique pour les Palestiniens. Ces derniers pourraient en effet devenir indépendants vis-à-vis d’israël pour la satisfaction de leurs besoins en énergie.

    Les gisements pétroliers ont été de facto accaparés par Israël, en conséquence directe de l’occupation, et cela va à l’encontre du droit international. Juridiquement, les gisements gaziers gazaouis appartiennent aux Palestiniens, mais Israël exerce le contrôle de facto sur les réserves. En raison des restrictions imposées par Israël, le gaz palestinien n’a aucune valeur économique. La quantité de gaz contrôlée par Israël offre à ce dernier pays le potentiel de devenir une grande puissance de l’énergie et de consolider encore sa position internationale.

    L’EastMed Pipeline partira de la côte israélienne mais il est déjà certain qu’il traversera la Zone d’économie exclusive de Gaza, sans accord avec les Palestiniens, ce qui constituera une violation des directives des Nations unies. En outre, Israël n’a pas l’accord non plus des Palestiniens pour exploiter le gaz des régions frontalières maritimes, ce qui constitue une violation grave du droit international. L’extraction unilatérale, l’exploitation du gaz sans l’accord de l’Autorité palestinienne, viole la souveraineté du peuple palestinien sur ses ressources naturelles. Ceci comprend une violation du devoir d’Israël en tant que puissance occupante de protéger les biens immobiliers de l’État occupé. (...)

  • La société civile palestinienne rejette le financement conditionnel de l’UE
    Linah Alsaafin, 1er juillet 2020 — Publié le 1er juillet 2020 sur Al Jazeera — Traduction : Jean-Marie Flémal
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/07/03/la-societe-civile-palestinienne-rejette-le-financement-con

    Les organisations de la société civile palestinienne ont mis sur pied une campagne nationale qui rejette le financement conditionnel de l’Union européenne s’appuyant sur sa « clause antiterroriste ».

    La stipulation, qui a été ajoutée aux propositions de subvention à la fin de l’an dernier, identifie au moins sept partis politiques palestiniens comme des « groupes terroristes » et appelle les organisations de la société civile palestinienne à soumettre les individus à un contrôle minutieux afin de s’assurer qu’ils ne sont pas affiliés à ces partis.

    Cependant, ces organisations ont dit de ces conditions qu’elles « criminalisaient » la lutte nationale palestinienne contre l’occupation israélienne.

    « L’imposition de la clause et les mesures restrictives de l’UE constituent une criminalisation de la lutte de libération palestinienne et de ses combattants pour la liberté et cette criminalisation s’appuie sur les critères et les normes de l’Occident »,

    a déclaré Lubnah Shomali, la porte-parole de la campagne contre le financement conditionnel de l’UE. (...)

  • Les citoyens palestiniens d’Israël protestent contre la saisie de terres
    Lubna Masarwa & Mustafa Abu Sneineh, 22 juin 2020 | Middle East Eye
    Traduction : Jean-Marie Flémal
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/06/24/les-citoyens-palestiniens-disrael-protestent-contre-la-sai

    Lundi, des centaines de citoyens palestiniens d’Israël ont manifesté dans la région du Néguev afin de dénoncer la politique du gouvernement israélien consistant à démolir des maisons et à délivrer des ordres d’évacuation, entre autres, dans le village de Khirbet al-Watan. (...)