Charleroi Pour la Palestine -

/index.php

  • Khalida Jarrar à propos des prisonnières, de la résistance par l’éducation et de la libération
    14 juin 2022
    Publié le 22 mai 2022 sur Institute for Palestine Studies
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2022/06/14/khalida-jarrar-a-propos-des-prisonnieres-de-la-resistance-

    (...) Alors qu’elle était en prison, Khalida assurait des tâches d’enseignement au profit de ses compagnes de prison, lançant des programmes éducatifs secondaires et postsecondaires, introduisant clandestinement des textes sur les sujets traités et se chargeant même de ses propres études.

    Depuis sa libération en septembre 2021, Khalida Jarrar a assumé un poste de chercheuse à l’Institut Muwatin pour la démocratie et les droits humains à l’Université de Birzeit, où elle entreprend actuellement un projet de recherche fondamentales sur le thème des prisonnières palestiniennes.

    Dans cette interview, Ayah Kutmah, boursière de recherche invitée à l’Institut Muwatin pour la démocratie et les droits humains à l’Université de Birzeit, s’est entretenue avec Khalida à propos de son projet, des contributions qu’elle espère transmettre, de la prison et de l’enseignement et de la création d’un cadre éducatif libérateur.

    L’interview a été réalisée en arabe à l’Institut Muwatin de l’Université de Birzeit University. Elle a été retranscrite ensuite, traduite en anglais et publiée dans une version clarifiée et raccourcie. La présente traduction en français provient du texte anglais de l’interview. (...)

  • La CPI entend-elle aider Israël à s’en tirer dans l’assassinat de Shireen Abu Akleh ?
    Publié 31 mai 2022 · Maureen Clare Murphy, 27 mai 2022
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2022/05/31/la-cpi-entend-elle-aider-israel-a-sen-tirer-dans-lassassin

    (...) Lors d’une conférence organisée à La Haye ce lundi (23 mai 2022), Raji Sourani, le directeur du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), a déclaré que l’enquête de la CPI sur la Palestine n’avait pas avancé d’« un millimètre » depuis que l’avocat britannique Karim Khan avait entamé son mandat de procureur principal en juin dernier.

    L’enquête sur la Palestine avait été ouverte par la prédécesseuse de Karim Khan, Fatou Bensouda, après une investigation préliminaire qui avait été tirée en longueur et malgré une opposition farouche d’Israël et des EU.

    Pendant ce temps, a déclaré Raji Sourani, Karim Khan sollicite personnellement des donations d’États parties en faveur de la cour, privée de ressources, afin de soutenir son enquête en Ukraine, qui avait été lancée après le début de l’invasion russe, plus tôt cette année.

    Karim Khan s’est rendu en visite en Ukraine a deux reprises mais n’a fait aucune déclaration publique sur la Palestine, même après que des organisations palestiniennes en faveur des droits de l’homme et représentant des victimes devant le tribunal avaient été cataloguées de terroristes par Israël en octobre dernier.

    Du fait que le nouveau procureur principal semble surtout désireux de protéger, sinon de favoriser les intérêts de Washington et de ses alliés, la crédibilité déjà en charpie de la CPI a peut-être atteint définitivement son point le plus bas.

    Après des années d’intenses pressions de Washington sur le tribunal et de mesures de représailles contre Fatou Bensouda, Karim Khan a cessé de s’en prendre aux EU dans son enquête sur les crimes de guerre en Afghanistan.

    Et, curieusement, il a été prévu que Kevin Jon Heller, le conseiller spécial de Karim Khan sur le discours international en matière de lois pénales, délivre une conférence sur « la responsabilité dans le crime d’agression » en ce qui concerne la Russie et l’Ukraine. Cette conférence, il la donnera dans une université israélienne construite en partie sur des terres palestiniennes occupées et qui sert de moteur académique de la colonisation de la Palestine.

    Vu que sa réputation est en jeu, la CPI a besoin de la Palestine tout autant que la Palestine a besoin de la CPI, a déclaré Shawan Jabarin, la directeur d’Al-Haq, lors d’une conférence organisée à La Haye lundi 23 mai.

    Mais le tribunal a besoin de sentir la pression publique, pour avancer dans son enquête sur la Palestine, a déclaré la professeur Susan Akran, de l’Université de Boston. En même temps, elle a insisté sur le fait que les poursuites de la CPI « sont nécessaires mais non suffisantes » pour mettre un terme à l’impunité en Palestine, étant donné la portée limitée du tribunal – sur les plans temporel et géographique ainsi que dans les termes de son cadre juridique. (...)

    #CPI

  • Ahmad Mansour, le Palestinien qui se charge du sale boulot d’Israël en Allemagne
    par Ali Abunimah, 9 février 2022 – Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine – 17 févr 2022
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2022/02/16/ahmad-mansour-le-palestinien-qui-se-charge-du-sale-boulot-

    Ahmad Mansour entretient des liens étroits avec les groupes de réflexion pro-israéliens de l’extrême droite. Il ne fait pas de doute que son rôle en tant qu’enquêteur « indépendant » a conféré un vernis de crédibilité à la chasse aux sorcières contre les journalistes arabes en Allemagne – du moins aux yeux de l’establishment allemand. (...)

  • Le Liban pour cible
    Abdel Bari Atwan, 1er février 2022 | Publié le 1er février 2022 sur le site Rai al-Youm - Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2022/02/03/le-liban-pour-cible

    Le ministre intérimaire libanais de l’Information, Abbas al-Halabi, annonçait ce lundi le désamorçage de 17 réseaux d’espionnage gérés par l’État d’occupation israélien et l’arrestation de plus de 20 ressortissants libanais, palestiniens et syriens impliqués dans ces mêmes réseaux.

    C’est une importante réussite, pour les forces sécuritaires libanaises, surtout étant donné les circonstances politiques et économiques difficiles du pays. Cela confirme que, dans le même temps où d’autres gouvernements arabes peuvent se hâter à normaliser leurs relations avec Israël, ce dernier, pour le Liban, reste un occupant raciste et un ennemi.

    La mise au jour de ces réseaux et leur ampleur ne devraient pas constituer une surprise. Le Liban est une cible de premier choix pour Israël et ce pays est de toutes les conspirations en vue de semer au Liban une zizanie sectaire susceptible de le plonger dans une guerre civile. (...)

    #Israel #IsraelLiban

  • Georges Abdallah : l’examen de la requête déposée au Tribunal administratif de Paris
    Publié 28 janvier 2022 ·
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2022/01/28/georges-abdallah-lexamen-de-la-requete-deposee-au-tribunal

    Jeudi 27 janvier s’est tenue la séance qui devait examiner à 14 h la requête déposée en novembre 2021 par l’avocat de Georges Abdallah, Jean-Louis Chalancet, auprès du tribunal administratif de Paris, pour que le Ministre de l’Intérieur signe “l’arrêté d’expulsion” conditionnant la libération de notre camarade. Le tribunal rendra sa décision le 10 février.

    A sa sortie de l’audience, voici les informations transmises par Jean-Louis Chalancet :

    1- le tribunal composé de trois magistrats et d’une magistrate indépendante – rapporteur public – a examiné la demande dans un climat serein.
    2- Le ministère n’a envoyé aucun avocat pour le représenter : il a seulement rédigé son “mémoire” pour tenter de faire obstacle aux différents points de la requête déposée : toutes ces oppositions ont été rejetées par les magistrats.
    3- La magistrate indépendante a souligné l’incohérence de voir Georges Abdallah détenu après 37 ans ; elle a aussi souligné tout particulièrement l’importance que revêt l’évocation de notre camarade au Liban. Positionnement rare pour une telle instance et qui mérite d’être retenu. (...)

    #Georges_Abdallah

  • Les incessantes fanfaronnades d’Israël à propos de l’Iran
    Abdel Bari Atwan, 14 décembre 2021| Rai al-Youm | Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/12/16/les-incessantes-fanfaronnades-disrael-a-propos-de-liran

    Il n’est pour ainsi dire aucun haut responsable israélien qui n’ait menacé de lancer une attaque tous azimuts contre l’Iran afin de détruire ses sites nucléaires visibles et souterrains : depuis le Premier ministre Naftali Bennett et son ministre de la Guerre le général Benny Gantz jusqu’au chef de l’armée le général Aviv Kochavi et son bras-droit et commandant des forces aériennes le général Amikam Norkin.

    Tous cherchent à effrayer les dirigeants iraniens pour qu’ils fassent des concessions aux États-Unis, lesquelles résulteront dans la résurrection des vestiges pourrissants de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien (ou JCPoA – Joint Comprehensive Plan of Action). (...)

  • Israël – Exportateur de mort et de répression en Afrique
    Susan Abulhawa, Publié le 22 novembre 2021 sur MRN Media Review Network
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/30/israel-exportateur-de-mort-et-de-repression-en-afrique

    Alors que l’Union africaine se débat avec elle-même pour avoir octroyé récemment le statut d’observateur à Israël, il incombe au continent de chercher plus loin que des discussions politiques immédiates. Les critiques insistent, et à juste titre, en disant qu’il est contraire à la charte de l’UA d’admettre une nation coloniale dont l’existence est vouée au nettoyage historique et ethnique permanent des Palestiniens autochtones. Mais on ne dit pas grand-chose du rôle actuel et historique d’Israël dans toute l’Afrique. (...)

    #marchand_de-canons

  • Une « paix économique » pour Gaza ? - Charleroi Pour la Palestine
    Abdel Bari Atwan, Publié le 29 novembre 2021 sur le site Rai al-Youm , Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/29/une-paix-economique-pour-gaza

    La semaine dernière, dans une interview réalisée pour la chaîne de télévision al-Mayadeen, Ziyad al-Nakhalah, secrétaire général du mouvement du Djihad islamique palestinien, y est allé de quelques révélations étonnantes sur les développements relatifs à la Palestine et plus particulièrement à la bande de Gaza et à la progression croissante de la normalisation entre Israël et diverses capitales arabes.

    Nakhalah a révélé que des responsables égyptiens qu’il avait rencontrés au Caire le mois dernier lui avait dit que la direction égyptienne avait l’intention de transformer la bande de Gaza en un « second Dubaï » et que des milliards de dollars seraient injectés dans le territoire afin de concrétiser cet objectif. Une grande vague de reconstruction allait être lancée et les habitants de la bande de Gaza se verraient accorder une liberté de mouvement aller et retour avec l’Égypte exempte des habituels contrôles et fouilles humiliants au passage frontalier de Rafah ou dans les aéroports égyptiens. Entre autres, la construction d’une ville de villégiature est prévue à la frontière, avec des hôtels cinq étoiles, des cinémas et des installations de loisirs auxquels les habitants de Gaza auraient libre accès.

    Il a ajouté qu’Israël considère que Gaza est une bombe à retardement qu’il convient de désamorcer et que, du fait qu’il n’est pas parvenu à réprimer ses habitants ni à écraser la résistance sur place après une série de guerres, il va désormais recourir à un « plan B » visant à pacifier le territoire en améliorant ses conditions économiques. (...)

  • Ce que fait l’armée israélienne à ses soldats qui abattent des Palestiniens
    Gideon Levy, Alex Levac, 18 novembre 2021 - Haaretz
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/23/ce-que-fait-larmee-israelienne-a-ses-soldats-qui-abattent-

    De gauche à droite : Izz a-Din al-Batash ; Fehmiye Hrub ; Fadi Washaha ; les funérailles de Muhammad Khabisa ; le père de Khabisa avec sa petite-fille sur le bras. (Photos : Nasser Nasser / AP ; avec l’aimable autorisation de la famille Hrub ; Issam Rimawi : Anaadolu Agency via AFP ; Alex Levac)

    Sur 18 cas de Palestiniens, tués ou grièvement blessés, et ayant fait l’objet d’une enquête de l’armée israélienne, aucun n’a donné suite à un procès.

    Voici deux ans, le 11 novembre 2019, Omar Badawi, 22 ans, sortait de chez lui, dans le camp de réfugiés d’Al-Arroub, dans le sud de la Cisjordanie. Il voulait aller éteindre un petit feu qui avait été provoqué par un cocktail Molotov que des adolescents avaient lancé en direction des soldats qui envahissaient le camp, sans toutefois atteindre sa cible. Badawi était sorti avec un torchon pour éteindre les flammes qui léchaient le mur de sa maison. Ce fut l’erreur de sa vie. Au moment même où il mettait un pied dehors, les soldats déployés dans une allée toute proche firent feu sur lui et le tuèrent. Peut-être avaient-ils cru que le torchon constituait une menace pour leur vie ; après tout, ils avaient estimé que cela justifiait un tir meurtrier sur un civil innocent. La succession des événements – la sortie de Badawi de chez lui, le torchon, les coups de feu – figure sur une vidéo filmée par des journalistes présents sur les lieux. C’est un triste spectacle, mais sans équivoque aucune quant à ce qu’il révèle.

    Comme d’habitude, les Forces de défense israéliennes promirent de lancer une enquête dont « les conclusions seraient transmises à l’avocat général militaire ». Cela, c’était il y a deux ans. L’an dernier, pour l’anniversaire de la fusillade, Haaretz demanda à l’unité du porte-parole des FDI où l’on en était avec l’enquête sur la mort de Badawi. Elle n’était est toujours pas conclue, me répondit-on. Une autre année s’écoula et, cette semaine, l’unité du porte-parole des FDI fit parvenir l’information que voici à Haaretz :

    « L’un des combattants qui assurait la couverture des soldats a repéré dans l’allée un Palestinien qui tenait en main une loque blanche, que le combattant a identifiée comme faisant partie d’un cocktail Molotov qui n’avait pas encore été allumé, et il a tiré une balle vers l’homme. Le Palestinien est mort de ses blessures. Suite à l’incident, la police militaire a ouvert une enquête et, après l’examen des faits, il a été estimé que les preuves rassemblées ne justifiaient pas d’entreprendre une action en justice. »

    Un jeune homme non armé qui ne met la vie de personne en danger sort de chez lui, un soldat imagine que le linge qu’il tient en main va être utilisé pour faire un cocktail Molotov et il décide d’exécuter aussitôt l’individu innocent. Rien dans le comportement de l’exécuteur n’a soulevé les soupçons de l’armée de ce qu’un délit d’une sorte ou l’autre aurait pu être commis – ni un homicide, ni même le fait d’avoir provoqué la mort par négligence. Aux yeux de l’armée, tout, dans le comportement du soldat, a été impeccable, conforme aux normes, voire louable et l’affaire a été clôturée. La facilité intolérable avec laquelle on a pris la vie d’un Palestinien ne méritait même pas une réprimande, aux yeux de l’armée-la-plus-morale-du-monde.

    Que tous les soldats s’en imprègnent et le sachent, au cas où ils hésiteraient à abattre des Palestiniens armés de torchons.

    traduction en français de cet article : https://seenthis.net/messages/937226

  • « J’ai trouvé mes réponses » : les écrits de Basel al-Araj
    Publié 25 novembre 2021 · Publié le 5 avril 2021 sur Liberated Texts
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

    « Basel ne nous a pas demandé d’être des combattants de la résistance. Pas plus qu’il ne nous a demandé d’être des révolutionnaires. Basel nous a dit d’être vrais, et c’est tout. Si vous êtes vrais, vous serez des révolutionnaires et des combattants de la résistance. » Khaled Oudatallah, dans un éloge de Basel al-Araj prononcé à al-Walajah, le 8 mars 2017 (1)

    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/25/i-have-found-my-answers-jai-trouve-mes-reponses-les-ecrits

    Hazem Jamjoum, 5 avril 2021

    Ce ne devait pas être plus de quelques semaines après que j’avais entamé une nouvelle tâche aux côtés d’une organisation de défense des droits des réfugiés à Bethléem. C’était la fin d’une journée de travail. Un ami et collègue m’a dit :

    « Un de mes cousins est intéressé par les questions politiques, tout comme toi. Tu devrais le rencontrer… Viens, il nous attend. »

    Nous avons pris sa voiture, avons franchi le sommet de la colline et traversé Beit Jala, puis dépassé la base militaire israélienne et le check-point qu’on appelle communément le DCO, autrement dit, le Bureau de coordination du district, avant d’entrer dans le village d’al-Walajah. Nous avons roulé en direction de ce qui ressemblait à un immeuble résidentiel et, quand nous sommes entrés, je me suis rendu compte qu’en fait, le bâtiment avait été transformé en centre de jeunesse. Debout derrière un bureau au milieu du hall d’entrée, se tenait un homme très mince portant d’épaisses lunettes et agé de trente-cinq ans environ. Il s’appelait Basel al-Araj. (...)

    #Basel_al-Araj

  • L’attaque de colons dans les collines d’Hébron sert la politique israélienne d’expulsion des Palestiniens
    Amira Haas / Sep. 29, 2021 - Haaretz - Traduction : AFPS
    https://www.france-palestine.org/L-attaque-de-colons-dans-les-collines-d-Hebron-sert-la-politique-i

    Depuis des années, Israël tente de déraciner les habitants des grottes des collines d’Hébron en les déclarant zone militaire. L’attaque de mardi est une nouvelle tentative de les chasser.

    Les descriptions données par les témoins oculaires de l’attaque qui aurait été menée par des citoyens juifs israéliens mardi, jour de la fête de Simhat Torah, contre les habitants du village palestinien de Khirbat al-Mufkara sont horrifiantes.

    Basel Adraa, un activiste du village voisin d’al-Tuwani, a écrit que des dizaines d’hommes masqués « sont allés de maison en maison, et ont cassé des fenêtres, brisé des voitures avec des couteaux et des marteaux. Une grosse pierre qu’ils ont jetée a touché à la tête un garçon de 3 ans, Mohammed, qui est maintenant à l’hôpital. Les soldats les ont soutenus avec des gaz lacrymogènes. Les habitants ont fui. Je ne peux pas oublier comment les villageois ont quitté leurs maisons, terrifiés, les enfants criant, les femmes pleurant, tandis que les colons entraient dans leurs salons, comme s’ils étaient possédés par la violence et la colère. »

    Al-Mufkara est l’un des villages troglodytes situés à la périphérie de la ville de Yatta, dans le sud des collines d’Hébron, où, depuis des décennies, Israël tente de déraciner les habitants et de démolir les villages. Les habitants, quant à eux, ont fait preuve d’une résistance et d’une endurance suprêmes et sont restés. Ils refusent de quitter leurs maisons malgré les conditions de vie difficiles que leur imposent les interdictions israéliennes : il leur est interdit de se raccorder aux infrastructures d’eau et d’électricité, de construire - y compris des cliniques, des écoles et des terrains de jeux. Il est interdit de paver ou de réparer les routes d’accès entre eux. Néanmoins, nombreux sont ceux, surtout des jeunes, qui partent précisément à cause de ces interdictions draconiennes et de la façon dont elles limitent leurs possibilités de développement. (...)

    source : Settler attack on Palestinians in Hebron Hills serves Israeli policy - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-settler-attack-in-hebron-hills-serves-the-israeli-policy-of-palest

    • Témoignage : Un autre pogrom horrible contre les Palestiniens
      29 septembre 2021
      https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/09/29/temoignage-un-autre-pogrom-horrible-contre-les-palestinien

      Trouvez ci-dessous le témoignage en direct de Yuval Abraham, activiste israélien, présent dans le village Mufaqara, dans le sud des collines de Hébron, au moment du pogrom. Ce témoignage a été écrit le 28 septembre 2021.

      Dans un déchaînement d’une violence horrible, des dizaines de colons israéliens masqués ont commémoré un jour de fête en attaquant un village palestinien de Cisjordanie. Ils ont massacré des moutons, démoli des voitures, agressé sauvagement des résidents palestiniens, dont une douzaine au moins ont été blessés, parmi lesquels un petit garçon de trois ans. Ils ont également saccagé des maisons à l’aide de battes et de marteaux, pulvérisant les meubles et tout ce qui tombait à leur portée. Pendant tout ce temps, les soldats se tenaient derrière les agresseurs et n’ont rien fait pour les arrêter. Au contraire, ils ont lancé de grandes quantités de gaz ainsi que des grenades incapacitantes sur les Palestiniens. (...)

  • Breaking| Israeli army kills young man in Beita protest
    September 24, 2021 - Quds News Network
    https://qudsnen.co/?p=29683

    Occupied Nablus (QNN)- Muhammad Khabisah (28 years old) has succumbed to wounds in the head that he sustained during the Israeli repression of a peaceful protest in Beita, the Ministry of Health said.

    The red Crescent had said that 38 protesters were wounded in the protest, eight of them were shot, including Khabisahwho had a serious head injury.

    The injuries also included 18 suffocation cases and three falling injuries and burns.

    Locals of Beita carry out weekly protests on Sabih mountain in protest against the construction of a new Israeli illegal outpost in their village.

    #Palestine_assassinée #Beita

    • Une nuit avec les Défenseurs palestiniens de la montagne

      Publié 22 septembre 2021 ·
      https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/09/22/une-nuit-avec-les-defenseurs-palestiniens-de-la-montagne

      Comme des milliers de gens, j’ai suivi leur histoire sur les médias sociaux où la campagne #SaveBeita (préservez Beita) a attiré de plus en plus de monde et a entretenu un soutien massif aux Défenseurs de la montagne à Beita.

      Mohammed el-Kurd, 15 septembre 2021 sur The Nation

      Beita, Palestine — L’horloge indique presque 22 heures. C’est un dimanche soir du mois d’août et les habitants de ce village palestinien du nord de la Cisjordanie occupée se rassemblent au mont Sabih, où un avant-poste de peuplement illégal a été installé au début mai. Ils se préparent pour ce qu’ils appellent les « perturbations nocturnes », un rituel de résistance qui n’a pas cessé un instant, mais qui a évolué sans arrêt depuis une centaine de jours. Son but est de rendre insupportable le séjour des colons sur leurs terres.

      Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées au sommet de la montagne, ce soir. Des enfants évoluent çà et là avec des torches artisanales. Des hommes de près de 80 ans sont assis jambes croisées sur de gros rochers et pointent des rayons laser d’un vert brillant sur l’avant-poste. Quelques jeunes s’entraînent avec leurs catapultes. D’autres brûlent des pneus. D’autres encore scandent des slogans. De temps à autre, on entend une explosion dans le lointain, parfois il s’agit d’une bombe incapacitante israélienne, parfois d’un fût industriel que les défenseurs font sauter pour surprendre les militaires. Un homme se balade à la ronde, proposant du café et de l’eau à la foule. On entend quelques rires, qui retombent lentement au fur et à mesure que les Défenseurs de la montagne arrivent sur les lieux.

      « Nous sommes les enfants de Beita, les Défenseurs de la montagne », dit l’un d’eux, qui doit avoir un peu plus de trente ans et dont le visage est emballé dans un keffieh afin de dissimuler son identité. (...)

    • “Israeli Soldiers Kill A Young Palestinian Man Near Nablus”
      Sep 24, 2021
      https://imemc.org/article/israeli-soldiers-injure-dozens-of-palestinians-one-seriously-near-nablus

      Palestinian medical sources have confirmed, on Friday evening, that the seriously injured young man, who was shot by Israeli soldiers in Beita town, south of the northern West Bank city of Nablus, has died from his wounds.

      The sources said the young man, identified as Mohammad Ali Khabisa, 28, from Beita town, was shot with a live round in the head, in Sbeih Mountain, and was rushed to the an-Najah Hospital, in Nablus, but succumbed to his very serious injuries.

      The slain young man is a married father of an infant girl, only eights months of age, and is the eighth to be killed in Sbeih Mountain since the protests started 140 days ago after illegal Israeli colonizers installed an outpost on private Palestinian lands.

      It is worth mentioning that, two weeks ago, the soldiers shot the young man with a rubber-coated steel bullet in the head.

      During Friday protests, the soldiers also injured 29 Palestinians, including eight who were shot with rubber-coated steel bullets, 18 who suffered the effects of tear gas inhalation, and two who suffered burns.

      Beita has been witnessing constant protests, and repeated Israeli military invasions and violations since the illegal Israeli colonizers occupied the top of Sbeih Mountain and installed an outpost they named “Avitar.”

    • IOF Kill Palestinian Civilian and Wound 2 Others in Beita Village, Nablus
      Date: 25 September 2021
      https://pchrgaza.org/en/iof-kill-palestinian-civilian-and-wound-2-others-in-beita-village-nablus

      Yesterday afternoon, 24 September 2021, the Israeli Occupation Forces (IOF) killed a Palestinian civilian and wounded 2 others; one is an elderly man, during their attack on a peaceful protest against settlement expansion in Beita, southeastern Nablus, northern West Bank.

      According to PCHR investigations, IOF directly shot the Palestinian civilian in his head from a distance of only 40 meters while there was no threat to the lives of IOF, eliminating any justification to the murder crime. This crime is yet another stark example of IOF unjustifiable relaxed shooting standards in disregard for Palestinian civilians’ lives.(...)

  • Iran / Israël : L’escalade dans la « guerre sur mer »
    Abdel Bari Atwan, 3 août 2021- Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/08/05/iran-israel-lescalade-dans-la-guerre-sur-mer

    S’il y a du vrai dans l’accusation portée par Israël et prétendant que l’Iran était derrière l’attaque d’un drone la semaine dernière contre un tanker israélien au large de la côte d’Oman, cela signifie que l’Iran a décidé d’imposer une nouvelle équation dans la dissuasion. Celle-ci, en l’occurrence :

    « Chaque fois que vous nous frapperez, nous riposterons, et cela vaudra également pour vos navires en haute mer, dans les eaux internationales. Vous voilà prévenus. »

    La chose a été pour ainsi dire confirmée lorsque la chaîne officielle al-Aalam TV, citant le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), dont les Américains et les Israéliens sont convaincus qu’il est responsable de l’attaque, a expliqué que cette dernière avait été menée en guise de représailles suite au raid aérien israélien contre la base aérienne d’al-Daba en Syrie, au cours duquel un officier du CGRI avait été tué et quatre combattants du Hezbollah blessés, dont deux sont toujours dans un état critique.

    Des sources libanaises proches du CGRI ont confié à notre organe de presse que la raison pour laquelle les Iraniens se sentaient forcés de riposter rapidement et par la force était que les avions de combat israéliens avaient visé les quartiers habités de la base, plutôt que les pistes, comme ils le font habituellement.

    Selon les mêmes sources, cette riposte « sans précédent » est le signe de l’adoption d’une nouvelle stratégie par l’Iran, consistant à prendre l’initiative et à riposter rapidement aux agressions israéliennes. Le raid contre le tanker s’est effectué en deux étapes. Pour commencer, un drone ordinaire a été envoyé pour lancer des missiles contre le navire. Mais ceux-ci n’ont occasionné que peu de dégâts, ce qui fait qu’un drone suicide a été lancé à son tour pour viser le pont du navire dans le but de lui infliger des pertes humaines. Un garde sécuritaire et un membre roumain de l’équipage ont été tués, ce qui en a fait les deux premières victimes humaines de la « guerre sur mer » en cours. (...)

    #IsraelIran

  • "Tristes", les responsables UE sont heureux de collaborer avec Israël
    David Cronin Publié le 2 juillet 2021 sur The Electronic Intifada Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/07/05/bien-que-tristes-les-responsables-ue-sont-heureux-dencoura

    Si la demande d’Israël en vue de rallier Horizon Europe est acceptée, les fabricants d’armes habitués à assaillir Gaza vont probablement continuer à recevoir les subsides scientifiques de l’UE.

    Des documents obtenus par le biais d’une requête introduite au nom de la liberté d’information indiquent que la bureaucratie de Bruxelles a déjà décidé qu’Israël ferait partie d’Horizon Europe.

    Bien que les documents soient truffés de statistiques, il n’est nulle part fait mention de la façon dont les sociétés d’armement Elbit Systems et Israel Aerospace Industries vont être subventionnées par l’UE.

    Cette omission est révélatrice.

    Les documents ont été établis pour Mariya Gabriel, la commissaire de l’UE pour la science et la recherche. Prévenir Gabriel de la façon dont l’UE soutient les profiteurs des crimes de guerre israéliens n’a évidemment pas été jugé nécessaire par les responsables qui ont préparé ces mêmes documents.

    Au lieu de cela, les 25 années de participation israélienne aux activités de recherche de l’UE sont dépeintes comme tout à fait « bénignes ».

    « Israël contribue activement à l’image de marque mondiale de l’UE dans la recherche et l’innovation », lit-on dans un document.

    La coopération avec Israël fournit une « opportunité de gains commerciaux futurs pour l’Europe », ajoute-t-il. (...)

    #IsrelUE

  • A voir en ligne : le film « Les femmes palestiniennes »
    Publié 21 juin 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/06/21/a-voir-en-ligne-le-film-les-femmes-palestiniennes

    Deux courts métrages de la légendaire réalisatrice libanaise Jocelyne Saab, récemment disparue, vont être diffusés gratuitement en ligne, pendant une semaine seulement, à la fin de ce mois. Les deux films, « Les femmes palestiniennes » (1974) et « Les enfants de la guerre » (1976) seront diffusés dans le cadre des séries de films Mizna, du 23 au 27 juin. Ces séries de films dureront une semaine chaque mois pendant les trois mois à venir, et se concentreront sur Beyrouth, une année après l’explosion qui a complètement dévasté le port. (...)

  • Succès BDS : le Lothian Pension Fund désinvestit de la banque Hapoalim
    10 juin 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/06/10/succes-bds-le-lothian-pension-fund-desinvestit-de-la-banqu

    Le Lothian Pension Fund, la deuxième caisse de retraite des collectivités locales écossaises, vient d’annoncer son désinvestissement de la banque israélienne Hapoalim.

    Avec 84.000 adhérents et plus de 8 milliards de £ (plus de 9 milliards d’euros) d’actifs, le Lothian Pension Funds devient ainsi le troisième fonds de pension écossais à accéder aux revendications du mouvement de solidarité avec la Palestine et d’une série de syndicats.

    Avant lui, le Falkirk Pension Fund en 2018, et le Tayside Pension Fund début 2019, avaient ouvert la voie. A ce jour, indique la Scottish Palestine Solidarity Campaign (SPSC) plus aucune caisse de retraite des employés du secteur public écossais n’entretient donc de relations avec Hapoalim.

    Cette banque figure sur la liste noire des Nations-Unies des entreprises tirant profit de l’occupation des territoires palestiniens par le régime de l’apartheid. Hapoalim est notamment active dans le financement de la construction d’habitations dans les colonies de Cisjordanie occupée.

    #BDS

  • Quand un jeune Palestinien fait redécouvrir le poète Taha Muhammad Ali
    8 juin 2021 - Jonathan Cook - Publié le 14 mars 2017 sur Mondoweiss
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/06/08/quand-un-jeune-palestinien-fait-redecouvrir-le-poete-taha-

    La source de Saffouriya, al-Kastel, est restée un but de visite pour les familles de réfugiés en Israël. De petits enfants barbotent dans l’eau en été, alors que de nombreuses familles y viennent pour remplir des bouteilles d’eau qui leur dureront la semaine. (Photo : Jonathan Cook)

    (...) L’auteur et la vedette du spectacle, Amer Hlehel, joue la pièce en arabe depuis 2014. Il espère avoir été à même d’aider les jeunes Palestiniens à redécouvrir la poésie de Taha Muhammad Ali après son décès, survenu en 2011.

    Comme Taha, Hlehel fait partie de l’importante minorité des citoyens palestiniens d’Israël, forte aujourd’hui d’environ 1,7 million d’habitants, c’est-à-dire un cinquième de la population. Ils se sont retrouvés coincés de force dans une situation unique et embarrassante : territorialement à l’intérieur d’Israël et nominalement en tant que citoyens mais en dehors de la qualification juive que se confère lui-même l’État et exclus du consensus populaire d’Israël et de son cercle de privilèges ethniques. Il en résulte que la minorité a acquis une perspective inhabituelle et très édifiante tant de l’expérience israélienne que de l’expérience palestinienne.

    Les jeunes Palestiniens en Israël, dit Hlehel, sont las de ne voir dans la Nakba qu’un événement politique. Les grandes lignes de la Nakba sont de plus en plus connues, même des publics étrangers : Plus de 750 000 Palestiniens ont été expulsés en 1948 – et leurs centaines de villages rasés – afin de créer un État juif sur les ruines de leur patrie. Mais les poèmes de Taha donnent une voix aux expériences concrètes de ces réfugiés.

    « Sa poésie n’est politique qu’indirectement », me dit Hlehel.

    « Elle est éminemment personnelle, emplie de sentiment humain et trompeusement simple. C’est tout à fait à l’opposé d’une autre poésie palestinienne de cette époque et elle a eu une grande influence sur de jeunes poètes. L’idée de la pièce a démarré parce que je voulais trouver une façon de présenter sa poésie sur scène. » (...)

    Taha venait d’un grand et célèbre village de Galilée appelé Saffouriya. Comptant près de 6 000 habitants, il était situé près des ruines impressionnantes de Sephoris – dont il tirait son nom – et où le gouverneur romain de Galilée résidait voici 2 000 ans. Les villageois de Saffouriya étaient également les gardiens soigneux des ruines notables d’une église des croisés célébrant le site où l’on croit qu’est née Marie, la mère de Jésus. (...)

    #Taha_Muhammad_Ali

  • Jubilation in Gaza as ceasefire takes effect : Live | Gaza News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2021/5/21/jubilation-in-gaza-as-ceasefire-takes-effect-palestine-israel-live

    Voir aussi : Raucous celebrations break out in Gaza, West Bank & East Jerusalem as ceasefire takes effect (VIDEOS) https://www.rt.com/news/524390-palestinians-celebrate-ceasefire-israel

    Rarement les deux points de vue auront été aussi opposés. Dans le monde arabe et à commencer à Gaza, on exulte pour la victoire. Chez nous, dans la presse comme il faut, c’est toujours « très équilibré » !

    Le Monde : Cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza : un accord fragile, sans vainqueur ni vaincu
    Le Figaro : Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est officiellement entré en vigueur
    Libération : Israël-Hamas : un cessez-le-feu pour un conflit sans vainqueur

    Que cela plaise ou non, cette « victoire » du Hamas et de la résistance armée palestinienne est aussi importante que l’évacuation du sud du Liban par l’armée israélienne en 2000 et que son autre échec face au Hezbollah en 2006...

    #palestine

  • La réalité brutale des Palestiniens à Silwan, Jérusalem
    Jawad Siyam, 12 avril 2021 |Publié le 12 avril 2021 sur Haaretz | Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/04/14/la-realite-brutale-des-palestiniens-a-silwan-jerusalem

    Jawad Siyam : “Je suis l’un des organisateurs d’une communauté palestinienne du quartier de Silwan, à Jérusalem-Est. Permettez-moi de vous montrer ce que c’est que d’être assiégé par des colons et de vivre sous l’agression permanente des autorités israéliennes. Intimidation, extorsion, expulsion : Telle est la réalité brutale des Palestiniens à Silwan, Jérusalem “ (...)

    #colonialisme de peuplement

  • Le prisonnier Marwan Barghouti et les élections palestiniennes
    Abdelbari Atwan, le 1er avril 2021
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/04/06/le-prisonnier-marwan-barghouti-et-les-elections-palestinie

    Le président palestinien Mahmoud Abbas pourrait regretter d’avoir convoqué des élections législatives palestiniennes pour le mois prochain. A la clôture des dépôts de listes, les choses ne se présentent pas bien pour son mouvement Fatah. 3 des 36 listes de candidats enregistrées auprès de la commission électorale – dont 13 ont été approuvées à ce jour – sont des listes rivales du Fatah :

    –La liste officielle du Fatah, dirigée par le numéro deux d’Abbas, Mohamed Al Aloul, et comprenant cinq autres membres du comité central du Fatah.

    –La liste « Liberté » constituée par le leader du Fatah emprisonné Marwan Barghouti et l’ancien diplomate Nasser Al Qidwa, neveu de feu Yaser Arafat.

    –La liste « Avenir » parrainée par Mohamed Dahlan, l’ancien chef de la sécurité de Gaza basé aux Émirats arabes unis, qui a ensuite été exclu du Fatah.

    Il s’agit d’un clivage sans précédent au sein du mouvement politique palestinien dominant, qui menace non seulement de le priver d’une majorité au sein du corps législatif, mais aussi de son rôle historique de leader et du contrôle de l’Autorité palestinienne (AP), de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d’autres institutions palestiniennes telles que le Conseil national et le Conseil central.

    Et si les divisions du Fatah signifient que son vote sera fragmenté, son principal rival, le Hamas, a présenté une liste unique bénéficiant du soutien solide de sa base électorale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    Les derniers sondages d’opinion indiquent que la liste de Barghouti bénéficie du soutien de 28 % des électeurs, les listes pro-Abbas et du Hamas obtenant 22 % chacune. Cela signifie qu’une alliance entre Barghouti, le Hamas et d’autres factions, ce qui est probable, pourrait obtenir une majorité au sein de l’assemblée législative et former le prochain gouvernement. Le leader parlementaire de cette alliance deviendrait également président intérimaire de l’AP si le poste devenait vacant.

    Barghouti a résisté aux pressions et aux incitations des autres dirigeants du Fatah – transmises par Hussein Ech Cheikh qui a été envoyé le voir dans sa prison israélienne – et on s’attend maintenant à ce qu’il défie Abbas lors de l’élection présidentielle qui doit suivre le vote législatif. (...)

    • Élections en Palestine. On se remet à parler politique
      Israël/Palestine > Politiques > Samuel Forey > 7 avril 2021
      https://orientxxi.info/magazine/la-palestine-sort-de-l-hibernation-politique,4660

      Malgré le scepticisme initial, le processus électoral lancé le 15 janvier 2021 par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas suit son cours. Il devra franchir de nombreux obstacles pour parvenir à son terme. Mais la joute électorale relance le débat politique. Si le Hamas est le grand favori, le Fatah étale ses divisions.

    • Législatives palestiniennes : un grand pas vers les premières élections depuis 15 ans
      Publié le : 06/04/2021 , Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20210406-l%C3%A9gislatives-palestiniennes-un-grand-pas-vers-les-premi%C3%A8res-%

      (...) Le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, sera mis à l’épreuve, concurrencé par plusieurs de ses anciens membres, qui ont choisi de présenter leur propre liste. C’est le cas de Naser al Qudwa, ancien diplomate, auparavant au comité central du parti et neveu de Yasser Arafat avec sa liste « Liberté », soutenue par un influent cadre du parti en prison depuis 19 ans, Marwan Barghouti. Cette liste, en plus de diviser le parti, pourrait aussi gagner plus de sièges et battre ainsi Fatah comme Hamas.

      Mais cette division n’est pas la seule. Salam Fayyad, l’ancien Premier ministre palestinien, a aussi déposé sa liste, tout comme Mohammad Dahlan, ex-proche et désormais rival d’Abbas, exilé aux Émirats arabes unis. Ainsi le parti finit écartelé entre 4 listes. Selon des analystes palestiniens, ces divisions ne sont pas nouvelles, mais elles explosent à l’approche des élections, car le Fatah ne peut regrouper autant de factions.

      D’ici aux élections, il y a encore de nombreux obstacles comme la question du vote à Jérusalem-Est, ou d’éventuelles arrestations ou empêchement de la part des Israéliens. (...)