Arrêt sur mirages | Allodoxia

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  • Le club des Têtes au Carré
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-15-fevrier-2019

    Sébastien Bolher viendra nous expliquer pourquoi notre cerveau risque aujourd’hui de causer notre perte. Dans son essai, le #Bug_humain, publié chez Robert Laffont, il explique que les neurones en charge d’assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir. Ainsi, nous sommes 8 milliards d’êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyper-consommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème... et se met gravement en péril. Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ?

    Dans les tests abordés, les femmes sont plus aptes au partage.

    #collapsologie #neurosciences


  • Arrêt sur mirages | Allodoxia
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages

    LA CHRONIQUE DE SEBASTIEN BOHLER DU 16 NOVEMBRE 2012 sur @SI

    Sa chronique du 16 novembre dernier [1] est un bon exemple de ce qui est fait très régulièrement dans les médias depuis de nombreuses années. Cela consiste à affirmer ou à suggérer, sous couvert de vulgarisation, qu’ « on sait » maintenant, ou qu’il vient d’être « montré scientifiquement » qu’il existe des différences entre les sexes d’ordre psychologique ou comportemental qui sont dues à des prédispositions biologiques. Or mes recherches m’ont amenée à la conclusion que c’est tout simplement faux. Mais tenons-nous en ici à l’analyse de cette chronique. A la fin de celle-ci, Daniel Schneidermann dit à Sébastien Bohler : « vous avez intérêt à avoir des références solides, parce que ça va contester sec », et ce dernier répond : « oui, j’ai tout préparé, oui, oui, j’ai mis les liens », et les références de quatre études sont en effet en ligne sur le site d’Arrêt sur images (@si). On peut aussi y lire : « pour les sceptiques, toutes les études d’où Bohler tire ces constatations bouleversantes sont indiquées sous la vidéo ». Trois des quatre références citées n’étant pas en accès libre, la plupart des internautes n’auront pu vérifier par eux-mêmes si ces « constatations » en sont effectivement tirées. J’y ai pour ma part accès en tant que chercheuse et peux donc en parler.

    L’analyse des quatre références fournies par Sébastien Bohler et le décryptage méthodique de sa chronique permettent de mettre en évidence ce qui en fait un discours profondément trompeur et complètement fallacieux. Comme on va le voir, ce discours n’est qu’une suite de violations de plusieurs règles de l’éthique journalistique, et un concentré de divers types de distorsions :
    – qualification trompeuse des disciplines scientifiques invoquées,
    – affirmation fausse que tout ce qui est dit est étayé par les sources citées en référence,
    – présentation erronée des résultats des études citées,
    – déductions et généralisations abusives,
    – absence de différenciation entre les faits (rapportés dans les études scientifiques), l’analyse de ces faits (par leurs auteurs), et l’opinion personnelle (de Sébastien Bohler),
    – invisibilisation du débat scientifique, consistant à présenter le résultat d’une étude comme un fait établi, consensuel, alors qu’il est contredit par d’autres ou qu’il ne s’agit que d’une étude préliminaire,
    – invocation du résultat d’une étude qui a été complètement invalidé.

    #sexisme #science



  • Arrêt sur mirages | Allodoxia
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages

    Texte de : Odile Fillod

    Sa chronique du 16 novembre dernier [1] est un bon exemple de ce qui est fait très régulièrement dans les médias depuis de nombreuses années. Cela consiste à affirmer ou à suggérer, sous couvert de vulgarisation, qu’ « on sait » maintenant, ou qu’il vient d’être « montré scientifiquement » qu’il existe des différences entre les sexes d’ordre psychologique ou comportemental qui sont dues à des prédispositions biologiques.

    (…)

    L’analyse des quatre références fournies par Sébastien Bohler et le décryptage méthodique de sa chronique permettent de mettre en évidence ce qui en fait un discours profondément trompeur et complètement fallacieux. Comme on va le voir, ce discours n’est qu’une suite de violations de plusieurs règles de l’éthique journalistique, et un concentré de divers types de distorsions :
    – qualification trompeuse des disciplines scientifiques invoquées,
    – affirmation fausse que tout ce qui est dit est étayé par les sources citées en référence,
    – présentation erronée des résultats des études citées,
    – déductions et généralisations abusives,
    – absence de différenciation entre les faits (rapportés dans les études scientifiques), l’analyse de ces faits (par leurs auteurs), et l’opinion personnelle (de Sébastien Bohler),
    – invisibilisation du débat scientifique, consistant à présenter le résultat d’une étude comme un fait établi, consensuel, alors qu’il est contredit par d’autres ou qu’il ne s’agit que d’une étude préliminaire,
    – invocation du résultat d’une étude qui a été complètement invalidé.

    Boum, boum et boum !

    Moi, quand on en fait trop, je ne correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile.

    signé Raoul…