/2013

  • François Hollande : La capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie . René Naba - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/12/francois-hollande-la-capitulation-en-rase-campagne-du-foudre-de-gu

    L’homme de l’année 2016

    Fait sans précédent dans les annales de la Vème République, François Hollande a annoncé jeudi 1 er décembre 2016, qu’il renonçait à briguer un deuxième mandat présidentiel, tragique aveu d’une grande impuissance.

    L’homme qui avait mené deux batailles au Mali et en Syrie, a renoncé à livrer bataille sur le plan intérieur pour défendre son bilan. Pour un foudre de guerre sur la scène internationale, qui avait eu le plus grand mal à se retenir de bombarder la Syrie en 2013, ce renoncement a retenti comme une capitulation en rase campagne. Une implosion en plein vol.

    « L’Homme d’état de l’année 2016 » aura eu un triomphe météorique, à l’image de ses prédécesseurs malchanceux, les conservateurs européens, l’espagnol José Marie Aznar ou le britannique David Cameron (lauréat 2015) ; à l’image de l’adhésion populaire dont il a bénéficié à son élection, plombée à son envol par le tweet ravageur de la « première peste de France » (1), soutenant le rival de la propre mère des quatre enfants de son compagnon, symptomatique de la confusion mentale qui a régné au plus haut niveau de l’état, tant au niveau de la vie privée du premier magistrat de France que de sa politique.

    Scipion l’Africain au Mali (2), général Flamby (3) en Syrie, Scooter One Rue du Cirque -quel cirque- François II aura été aux antipodes de son prédécesseur. Falot et mal fagoté, au regard d’un florentin brillant et flamboyant, grand manœuvrier devant l’éternel. Retour sur la dérive de ce quinquennat calamiteux.

    De la trahison au Parti Socialiste ou le vaudeville d’une « présidence normale ».

    « La gauche de gouvernement devient suspecte dès qu’elle accède aux responsabilités et son destin est de toujours être accusée de trahison », soutient François Hollande dans un entretien à la revue débat.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/09/15/francois-hollande-la-gauche-de-gouvernement-est-toujours-accusee-de-trahison

    Non François Hollande, au vu de votre comportement et celui de votre gouvernement tout au long de votre mandat, ce n’est pas la gauche de gouvernement qui est accusé de trahison, c’est le gouvernement lui même qui a trahi et la nomenklatura « solférienne » avec.
    L’exemple vient de très haut, du premier des socialistes François Hollande lui même, qui a trahi sa compagne d’alors et mère de ses 4 enfants, avant de lui saborder sa campagne présidentielle, en 2007, puis de récidiver avec sa compagne présidentielle, la dénonciatrice des « sans dents », un scandale qui a terni durablement son mandat.

    Engagé sur deux théâtres d’opérations extérieurs (Syrie-Mali) et sur le front intérieur du chômage, ce vaudeville consternant a plombé durablement sa mandature présidentielle et sinistré le parti socialiste, faisant du socialo-motoriste, le plus impopulaire président de la Vme République
    Jean Pierre Jouyet, une prime à la trahison.

    En 2ème position, l’ami le plus proche du président, Jean Pierre Jouyet, en aura été l’incarnation la plus achevée. Ralliant sans hésitation ni vergogne, Nicolas Sarkozy au poste de ministre des Affaires européennes, le camarade de l’ENA « promotion Voltaire » sera néanmoins repêché par François Hollande au secrétariat général de l’Élysée. Un repêchage perçu comme une prime à la trahison. Autres transfuges célèbres, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères du néo gaulliste atlantiste Nicolas Sarkozy, de même qu’Eric Besson et Jean Marie Bockel, le « Tony Blair de gauche ». Une trahison à sens unique de la gauche vers la droite, sans le moindre mouvement en sens inverse.

    Sur fond d’un paysage dévasté par une considérable destruction de l’emploi industriel, de l’ordre de 1,4 millions d’emplois en 25 ans, – 407 usines fermés en deux ans, 190 usines en 2015 et 217 en 2014, l’armée française désormais équipée d’armes allemandes et de rangers allemands- de l’hémorragie du vote ouvrier vers le Front National, de la préemption démagogique des mots d’ordre sécuritaire de l’extrême droite sous l’effet d’une panique nationale (déchéance de nationalité), la fonction de la gauche depuis le début du XXI me siècle a surtout consisté à servir d’appoint électoral à la droite, sans renvoi d’ascenseur. Un marche pied.

    « Le PS a zappé le peuple ». L’admonestation de Pierre Mauroy lors de la présidentielle 2002, fatale à Lionel Jospin, demeure d’actualité. Plutôt que d’initier une politique de la demande et de la relance de la consommation par l’augmentation du pouvoir d’achat, l’ennemi de la haute finance s’est révélé un zélé passeur de plats du grand patronat. En 2015 et 2016, les entreprises françaises ont été les plus gros payeurs de dividendes d’Europe sur fond de casse sociale.
    La social démocratie préconisée par François Hollande apparaît rétrospectivement comme l’enterrement en grande pompe du socialisme par la mort du social.
    De Lionel Jospin ( 1997-2002) à François Hollande (2012-2017), la gauche s’est réduite à soutenir une droite qui se distingue de moins en mois de l’extrême droite.

    Ainsi le « Front Républicain de 2002 » est apparu comme une prime à la corruption en ce que Jean Marie Le Pen n’avait aucune chance de gagner la bataille présidentielle alors que Jacques Chirac avait été le dirigeant qui avait institutionnalisé la corruption au plus niveau de l’État, le seul président français depuis Pétain a être condamné par la justice pour des faits ayant rapports avec l’argent illicite.

    Il en a été de même avec le « Front Républicain pour les régionales 2016 », qui a débouché sur la propulsion du motoriste Christian Estrosi à la tête du PACA et l’élimination du PS de tous les exécutifs régionaux. La récidive a été fatale au crédit de la gauche de gouvernement qui a donné l’impression de courir derrière une droite de plus en plus contaminée par le discours Lepeniste. La démarcation s’est dissipée dans l’esprit des électeurs.
    Servir d’appoint électoral à la droite radicale et continuer à ostraciser un authentique homme de gauche, Jean Luc Mélenchon, relève de l’aberration mentale et explique la dispersion des forces du progrès en France et la perplexité de nombre de personnes se réclamant de la gauche, qui y voient un jeu d’apparatchik contre productif.

    De François Mitterrand à Lionel Jospin, à Harlem Désir et Jean Christophe Cambadélis, en passant par le socialo motoriste Hollande, le charisme du leadership socialiste s’est considérablement dégradé. Le PS souffre d’absence de clarté dans son positionnement. D’une locomotive. Évident manque d’appétence à son égard.

    Du bon usage de « Munich et des Sudètes de Tchécoslovaquie » : « Le changement, c’est maintenant »

    MUNICH : Seul pays au Monde à faire un usage intensif de ce terme pour stigmatiser ce qu’il considère être « le défaitisme » des adversaires de sa politique, « Munich » et par extension « Munichois », est en fait l’apanage du socialisme français. Son arme de destruction massive pour neutraliser toute critique à son égard.

    Harlem Désir, en la matière, n’est en fait que le piètre successeur de Guy Mollet, le dernier Premier ministre socialiste de la IV République, l’homme de Suez et d’Alger, -beau palmarès-, qui avait brandi cet argument pour disqualifier les opposants à l’agression tripartite de Suez, en 1956, contre Nasser. 57 ans après, Harlem Désir nous ressert la même rengaine… Le changement, c’est maintenant. Vraiment ?

    Dans la terminologie de l’époque, l’« expédition punitive » anglo-franco-israélienne, -menée, faut-il le souligner, par les deux puissances coloniales de l’époque en association avec leur pupille israélien-, devait châtier le « Bickbachi ». Terme de l’ordonnancement militaire ottoman équivalant au grade de Colonel, le Bickbachi Nasser sera ainsi désigné à la vindicte publique comme le nouvel Hitler de l’après-guerre, sous le vocable de Rayïss, que l’on faisait rimer dans le subconscient européen avec le Reich.

    Le 2ème Hitler arabe sera naturellement Yasser Arafat, le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine. Figure de croquemitaine dans l’imaginaire occidental, l’Arabe, surtout lorsqu’il est porteur d’une revendication nationaliste, est un Hitler en puissance, quand bien même les Arabes et les Africains (chrétiens et musulmans) ont été parmi les principaux pourvoyeurs de « chairs à canon » pour la libération de la France, à deux reprises en un même siècle, phénomène rarissime dans l‘Histoire. De Gamal Abdel Nasser (Égypte) à Mohammad Mossadegh, à l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny et Mahmoud Ahmadinejad (Iran) en passant par Yasser Arafat et Cheikh Ahmad Yassine (Palestine), à Moqtada Sadr (Irak) et Hassan Nasrallah (Liban), tous ont eu l’honneur d’assumer cette fonction sans que jamais personne n’ait songé à établir un lien entre l’arrogance occidentale et la radicalisation des contestataires de sa suprématie.

    Munich, spécialité française, est d’autant plus vigoureusement brandie que les socialistes, plutôt répressifs en ce domaine, n’ont jamais apporté le moindre soutien aux guerres de libération du tiers-monde. Pour exemple, Léon Blum, le chef du gouvernement du « Front Populaire » ne lèvera pas le petit doigt pour le « Fronte Popular » espagnol, ses confrères Républicains, lors de la guerre d’Espagne (1936) et Guy Mollet agressera l’Égypte nassérienne, ordonnant en prolongement les ratonnades d’Alger. C’est Pierre Cot, ministre communiste de l’aviation du gouvernement Léon Blum et son directeur de Cabinet, le mythique Jean Moulin, de connivence avec André Malraux qui doteront les Républicains espagnols de l’escadrille ESPANA.

    Alors Harlem Désir, Munich, la Chambre des Communes qui a infligé une retentissante leçon de démocratie à la France ? Munich, Barack Obama, qui a jugé plus conforme à l’éthique démocratique de prendre l’avis des représentants de la nation ?

    Munich, l’Inde qui a vaincu le colonialisme par la non-violence ? Munich, l’Afrique du Sud qui triomphé de la ségrégation raciale par une réconciliation nationale et non par la stigmatisation ? Munich, le Pape François qui prie pour la paix en Syrie quand le mufti de l’Otan, le prédicateur millionnaire du Qatar, Youssef Al Qaradawi, supplie que la Syrie soit bombardée par ces anciens colonisateurs ?

    Munich à la manière de Guy Mollet, comme en 1956…. Le changement, c’est maintenant ? Ou tout bonnement Harlem Désir, tête brûlée pour une politique de terre brûlée.

    Les Palestiniens, les Sudètes du XXI e siècle

    Dans sa démarche vis-à-vis de la Syrie, François Hollande, nous a chuchoté le quotidien Le Monde -jamais avare de confidence dès lors qu’il s’agit d’épauler le nouveau pouvoir socialiste au point de lui servir d’amplificateur médiatique et de relais diplomatique-, est hanté par le précédent de la Tchécoslovaquie et le sort des Sudètes (1938) qu’Hitler absorba sans crier gare du fait de la passivité européenne, résultante des accords de Munich.

    Le conditionnement idéologique est tel, la servitude intellectuelle si forte que les ravages de la pensée socialiste paraissent incommensurables. Ainsi Laurent Fabius, qui passe, à tort, pour être l’un des esprits les plus brillants de la République, préconisait avec morgue et suffisance d’armer l’opposition syrienne pour établir une parité militaire et créer les conditions équilibrées à une négociation avec le pouvoir syrien. Il suggérait de même une action énergique en vue de favoriser le retour des réfugiés syriens dans leur pays. Préoccupation humanitaire légitime qui aurait pu honorer son auteur si elle s’était accompagnée d’une requête similaire concernant les Palestiniens, dépouillés, exilés et déplacés, eux, depuis soixante ans…Eux, les véritables Les Sudètes du XXI me siècle.

    « La Syrie, le drame du XXIe siècle » ? La Syrie ou l’Irak ?

    Le premier drame du XXIe siècle est non la Syrie, comme le soutient François Hollande, mais l’Irak tant par son antériorité que par son ampleur. L’Irak où s’est refusé à s’enliser Jacques Chirac et non la Syrie ou se sont laissés embourbés Nicolas Sarkozy et François Hollande, deux philo-sionistes atlantistes patentés. « Des néoconservateurs américains avec un passeport français », selon l’expression du transfuge socialiste Eric Besson.

    Sauf à concéder à l’auteur de ce constat l’excuse de troubles précoces de mémoire, une telle approximation est inexcusable. Que dire de l’Irak, désormais dénommé « Le pays des veuves » ? Invasion américaine, Daech.., Mossoul, Falloujah, près de deux millions de victimes. Et des dizaines d’autres quotidiennement depuis treize ans.

    La prostitution en guise de survie alimentaire. Quatre millions d‘exilés, sans la moindre assistance humanitaire. De l’Uranium appauvri, arme de destruction massive prohibée par le droit international, abondamment utilisé contre biens et personnes par « le plus vieil allié de la France » et son nouveau partenaire dans l’équipée syrienne. Un fait avéré, qui ne fera l’objet de la moindre enquête dans l’ancien journal de référence Le Monde, davantage soucieux de faire office de caisse de résonance au Quai d’Orsay avec ses enquêtes préprogrammés et ses blogs relais.

    Le tropisme philo-sioniste ou le prurit belligène du socialisme français.

    De l’expédition de Suez contre Nasser, en 1956, ordonnée par Guy Mollet, aux ratonnades d’Alger par Robert Lacoste (1955-1958), au caillassage de Lionel Jospin à Bir Zeit pour avoir traité de « terroriste » le Hezbollah libanais, l’unique formation politico-militaire du monde arabe à avoir infligé un double revers militaire à Israël (2000-2006), à l’esplanade David Ben Gourion dédiée par Khoyya Bertrand Delanoë, le Maire de Paris, au fondateur de l’armée israélienne au lendemain de l’attaque navale israélienne contre un convoi humanitaire turc en direction de Gaza…. Le registre est connu et bien tenu.

    La filiation est lointaine et ne se dément pas, remontant au grand manitou du socialisme français, Léon Blum, qui invoquera son « trop d’amour » pour son pays « pour désavouer l’expansion de la pensée et de la civilisation française », admettant « le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ». Cette profession de foi surprenante est parue dans le journal « Le Populaire » en date du 17 juillet 1926, sans que ce vénérable humaniste, premier chef du gouvernement socialiste de la France moderne, artisan des premières conquêtes sociales sous le gouvernement du Front Populaire (1936), ne se doute que, lui-même, à son tour, subira, quinze ans plus tard, les lois de l’infériorité raciale de la part de ses compatriotes non coreligionnaires.

    La relève : Manuel Valls et Laurent Fabius (4)

    L’éviction de la vie politique française de Dominique Strauss Khan, un des parangons d’Israël, de même que la dérive xénophobe du gouvernement israélien matérialisée par la présence au sein du cabinet de l’ultra droitier Avigdor Libermann, ministre des Affaires étrangères puis de la défense, n’ont pas pour autant réduit la vigueur du tropisme pro-israélien au sein de la hiérarchie socialiste, en ce que la relève est désormais pleinement assurée par Manuel Valls, un sarkozyste de gauche, dont il a hérité de son poste à Beauvau, ainsi que Laurent Fabius.

    Manuel Valls, lié de son propre aveu, « de manière éternelle à la communauté juive et à Israël », stigmatise le boycott d’Israël, mais non la phagocytose de la Palestine ou sa rétention des recettes d’exportation des produits de Cisjordanie. Il se place ainsi sur la même longueur que Richard Prasquier, le président du CRIF, dont la tonitruance inconditionnellement pro-israélienne s’accommode mal du positionnement qui se veut « normal » du nouveau président français. En résonance avec son comportement abusivement dilatoire dans l’affaire Georges Ibrahim Abdallah où la diplomatie française a subi les diktats de Hillary Clinton à l’époque secrétaire d’État.

    Laurent Fabius : L’esbroufe comme mode opératoire.

    L’esbroufe aura été son mode opératoire. De même que le mépris et la morgue, ses deux plus implacables ennemis. En trois ans de parade au Quai d’Orsay, Laurent Fabius aura poussé les travers français à leurs expressions les plus extrêmes. Donné toute la mesure de ses faux talents, un mélange de malveillance, de bonne conscience, d’outrecuidance, de morgue et de mauvaise foi (5).

    La propulsion du premier ministre des Affaires étrangères de François Hollande à la tête d’une prestigieuse institution, clé de voûte du système juridique et politique français, loin de constituer le couronnement d’une carrière publique exemplaire, paraît devoir s’apparenter à une opération d’évacuation par le haut d’un personnage à bien des égards calamiteux, en application du vieux adage latin, plein de sagesse, « Promoveatur ut Amoveatur » dont la traduction administrative courante se décline en français par le principe anglais du « Principe de Peter ». Au delà des lauriers, au delà des louanges, la propulsion de Laurent Fabius à la présidence du Conseil Constitutionnel signe sa congélation politique ad vitam dans un placard doré, terme ultime d’un parcours désastreux.
    En fait Laurent Fabius avait été déjà carbonisé en direct par ses amis américains incommodés par son rôle de « bad cop » tant dans les négociations sur le nucléaire iranien que sur un éventuel règlement politique en Syrie.

    Les révélations de la presse américaine sur les frasques casinotières de l’aîné des Fabuis, Thomas, -sur des faits datant de 2013 mais fuités le 29 octobre 2015 à la veille de la première conférence multilatérale de Vienne sur la Syrie-, ont retenti comme un rappel à l’ordre américain renvoyant à ses pénates le paternel de l’enfant prodige.
    En lui suggérant de se préoccuper de ses affaires domestiques plutôt que de se trémousser dans la gestion des affaires du Monde, les États-Unis lui montraient par là même le chemin de la sortie.

    Les attentats de Paris-Bataclan quinze jours plus tard, le 13 novembre 2015, à la veille du deuxième round de Vienne, ont signé la fin de sa lévitation en même temps qu’ils scellaient son sort en ce que de nombreux observateurs ont perçu ce massacre collectif de Parisiens comme la sanction d’une politique erratique du socialo motoriste François Hollande en tandem avec son âme damné Fabiuçius.

    Bachar Al Assad « ne mérite pas d’être sur terre »

    Bachar Al-Assad « ne mérite pas d’être sur terre ». Laurent Fabius ne s’imagine sans doute pas les millions de personnes qui ont formulé pareil vœu à son égard tant sa morgue, sa suffisance et ses outrances verbales ont indisposé et choqué venant du chef de la diplomatie d’un pays réputé pour sa courtoisie et sa finesse d’esprit.

    Le plus capé des socialistes, réputé pour ces somnolences dans les forums internationaux, passera ainsi dans l’histoire comme « le petit télégraphiste des Israéliens dans les négociations sur le nucléaire iranien », le piètre pensionnaire du Quai d’Orsay de la gauche française, à l’égal du transfuge sarkozyste du socialisme Bernard Kouchner.

    François Hollande, non un homme de poids, mais un homme empesé

    Atteint de plein fouet sur le plan domestique par les gazouillis de la « Première peste de France » , caramélisé sur le plan international par la défection de ses deux alliés atlantistes, les États-Unis et le Royaume Uni, François Hollande, en dépit d’une reprise pondérale n’est pas un homme de poids, mais un homme empesé, affligé d’une posture dépareillée par un langage suranné, secondé par le pire ministre socialiste des Affaires étrangères de la Vème République.

    En contre pied de l‘aîné corrézien passé à la postérité pour sa gestuelle gaulliste de Chirac d’Irak, le point d‘orgue de sa double mandature par ailleurs calamiteuse, le cadet socialiste de Tulle, à dix ans de distance, s’est laissé happé par la tourmente d’un « anus horribilis », Scipion l’Africain du Mali, en janvier 2013, Général Flamby en Syrie, à l’automne de la même année, une performance qui sonnait prématurément son crépuscule diplomatique.
    Camouflet supplémentaire, « le plus vieille allié des États Unis » n’a pas échappé à l’espionnage de son partenaire outre atlantique, qui lui a dérobé près de 70 millions de communications électroniques entre décembre 2012 et Janvier 2013, en pleine campagne du Mali et de Syrie. Véritable dindon de la farce, que n’a-t-il perçu cela avant de s’engouffrer dans la brèche syrienne alors que ce scandale marquait et l’affaiblissement et la duplicité des États Unis.

    Ségolène Royal, meilleure présidente que François Hollande.

    En cinq ans de gouvernance, seul fait indubitable, François Hollande par ses bourdes successives pourrait accréditer l’idée que Ségolène Royal, la précédente postulante socialiste à la magistrature suprême, aurait fait meilleure présidente que lui, dans tous les cas de figure, qu’il a, comble de cynisme, lui, en tant que secrétaire général du PS, elle, en sa qualité de la mère de ses quatre enfants, plaqué au paroxysme de la campagne présidentielle ; indice indiscutable d’une grandeur d’âme.

    Quarante ans après Epinay, le glorieux parti de Jean Jaurès, le parti du conquérant François Mitterrand qui rêvait d’un dépassement du socialisme par l’Europe n’est plus que l’ombre de lui-même. Un syndicat de barons arc boutés sur des privilèges surannés. Sans créativité, ni réactivité. Sans novation ni innovation. Sans vitalité. Un électro-encéphalogramme plat.

    La Syrie apparaîtra rétrospectivement comme l’ultime expédition post coloniale d’un pays en déclin : « Parmi les grands perdants de la mondialisation, parmi les grands perdants de l’Européanisation », selon l’expression de Marcel Gauchet (6), la France de François Hollande figure aussi parmi les grands perdants en Syrie et, indice patent de la déflagration mentale des socialistes français, les meilleurs alliés des Saoudiens et néoconservateurs américains, des néo conservateurs israéliens.

    « JE RESTERAI TOUJOURS UN AMI D’ISRAËL » « Tamid esha’er haver shel Israel ! »*

    Accueilli en grande pompe par Benyamin Netanyahou, dès son atterrissage à Tel-Aviv, François Hollande entendait visiblement faire honneur au « tapis rouge » que le premier ministre droitier avait annoncé dérouler pour la visite du président français. Au point de le clamer, en hébreu dans le texte : « Je resterai toujours un ami d’Israël ».

    Une déclaration qu’aucun des présidents français n‘avait osé faire auparavant, pas même Nicolas Sarkozy, qui passait jusqu’à présent comme le plus philo-sioniste des dirigeants français. Chapeau l’artiste socialiste tel qu’en lui-même l’éternité le figera. CF : Le « chant d’amour » de François Hollande « pour Israël et ses dirigeants ».

    Malheur aux vaincus : L’ingratitude est la loi cardinale des peuples pour leur survie. Le naufrage collectif du socialisme français portera les noms de Dominique Strauss Khan et Jérôme Cahuzac, de parfaits représentants de la déliquescence du socialisme et non de sa quintessence, de même que sur le plan diplomatique, le nom du tandem comique Laurel et Hardy, alias Lolo et Flamby, une risée planétaire.

    Référence

    http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/exclu_-_julie_gayet_et_francois_hollande_leurs_stratagemes_pour_garder_leur_his

    1- La première peste de France :
    http://www.madaniya.info/2014/10/02/journalisme-metier-deontologie sport-combat/

    http://www.grazia.fr/societe/phenomenes/articles/valerie-trierweiler-la-premiere-peste-de-france-487191

    2-Scipion l’Africain (Publius Cornelius Scipio Africanus) est un général et homme d’État romain, né en 235 av. J.-C. mort en 183 av. J.-C. à Linterne en Campanie. Vaincu par le carthaginois Hannibal Barca à la bataille de Cannes, près de l’actuelle Canossa, il s’emploiera à prendre sa revanche à sa nomination Consul en 205 av. J.-C. A la tête d’une armada de 50 vaisseaux de guerre et 400 navires de transport, emportant près de 35.000 soldats, il passe en Afrique. Deux ans plus tard, il réussit à vaincre le général Carthaginois Hannon et prend le titre Scipion l’africain.

    3-Flamby : Pâtisserie sans œufs ni crème désigne péjorativement un être mollasson et onctueux. Sobriquet réservé à François Hollande avant son accession à la présidence de la république française.

    4-Le gouvernement Ayrault satisfait les Français d’Israël
    http://jssnews.com/2012/05/16/ayrault1

    Ainsi qu’ à propos du tropisme socialiste à l’égard d’Israël : La France gagnée par le sionisme, par Eyal Sivan
    http://www.rue89.com/2013/10/07/eyal-sivan-cineaste-israelien-france-est-gagnee-sionisme-246345

    5-Laurent Fabuis et la réforme du droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU http://www.madaniya.info/2016/02/10/5762

    6-Marcel Gauchet in « Les quatre failles d’une présidence », Le Monde en date du 1er octobre 2013, article de Françoise Fressoz, page 6.

    Illustration

    François Hollande et son prix, entourés notamment (de gauche à droite) par le milliardaire Carlos Slim et l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger le 19 septembre 2016. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

    http://www.renenaba.com

  • Garry Davis, Man of No Nation Who Saw One World of No War, Dies at 91 - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2013/07/29/us/garry-davis-man-of-no-nation-dies-at-91.html?nl=todaysheadlines&adxnnl=1&em

    On May 25, 1948, a former United States Army flier entered the American Embassy in Paris, renounced his American citizenship and, as astonished officials looked on, declared himself a citizen of the world.

    #état #nation #frontières #territoire #citoyenneté

  • Jusqu’ici c’est le meilleur papier sur l’univers d’un fan de Dieudonné : lecture obligatoire pour les "gauchistes" qui n’ont jamais les pieds dans un quartier populaire...

    "A en croire Internet, Nabil, 26 ans, est un dangereux « nazillon » qui inculque aux enfants « la haine raciale » et pose volontiers avec un fusil à pompes pour honorer Mohamed Merah.

    C’est en tout cas le portrait tord-boyaux brossé par le site JSS News, proche de la droite israélienne, qui s’est lancé dans une croisade anti-quenelle sur les réseaux sociaux.Parce qu’il a été mis en avant par ce site et qu’il n’a pas hésité à faire faire aux gamins dont il avait la charge une quenelle franchement grasse, l’éducateur a perdu son travail. Employé dans un centre de loisirs à Ferrières-en-Brie (Seine-et-Marne), Nabil explique avoir été contraint à la démission au début du mois de décembre.

    Mis à la porte, le jeune homme assume, se défend, regrette qu’on l’ait « mal compris », mais croit tout de même distinguer dans son évincement la mainmise d’un supposé « lobby qui contrôle les médias ».

    On s’est décidé à rendre visite à ce Nabil, « persécuté » pour la cause, qui va rejoindre l’« association des Justes », dernière provocation en date de l’humoriste Dieudonné.

    C’est un costaud plutôt avenant qui émerge quand on débarque. Barbe fine façon La Fouine, bras encré de son nom de scène (il est rappeur), T-shirt de l’association qu’il a fondée pour concilier musique et encadrement des gamins du quartier.

    Nabil vit chez ses parents. On passe du salon à la chambre. De la télé, toujours allumée, à l’ordinateur bardé d’enceintes. En dehors de la bestiole, pas grand-chose. Une guitare dans un coin, des fringues un peu partout. Pas un bouquin.

    Nabil regarde BFM-TV pour « écouter les conneries qu’on y raconte » et préfère « s’informer sur YouTube », en cliquant de vidéos en vidéos. Ça démarre avec un sketch ou un podcast de Dieudonné, et puis l’algorithme de Google fait le reste : Alain Soral, Tariq Ramadan et autres, de la période « Ce soir ou jamais », quand les comparses étaient encore invités sur les plateaux pour jouer les dézingue-bobos.

    C’est comme ça qu’il fabrique sa grille de lecture, en picorant sur Internet, fasciné par « ces mecs qui ont la tchatche, qui cassent ».

    Lui n’a jamais vu Dieudonné en spectacle (« Un peu cher, trop compliqué »), mais s’est gorgé des vidéos et des DVD de l’humoriste, de « Mes excuses » à « Foxtrot » :

    « Je fais des soirées Dieudo, comme j’ai fait des soirées Gad Elmaleh à l’époque. Je le connaissais déjà quand il était avec Elie Semoun, mais je le suis vraiment depuis qu’il y a eu son scandale [sur le plateau de Fogiel, en décembre 2003, ndlr]. Pour moi, c’est un humoriste comme un autre. »

    Encouragé par les saillies de ce dernier, il s’est mis à faire le geste de la quenelle sur son lieu de travail. Voilà quelques mois qu’il est employé comme éducateur par la mairie de la Ferrières. Il a toujours travaillé dans l’animation et l’encadrement, après un bac STI à Champigny.

    Quenelle, ananas, doigt tendu vers le ciel, bouche en cœur... Il poste sur Internet un paquet de références à Dieudonné, allant même jusqu’à faire poser les enfants dont il s’occupe, ses « petits quenelliers »..."

    http://www.rue89.com/2014/01/02/quenelle-nabil-perd-emploi-sans-comprendre-pourquoi-248704

  • On a visité le « supermarché socialiste » de New York - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/30/a-visite-supermarche-socialiste-new-york-248680
    Trop cool la boite, #mdr ! Décidément les socialos :)

    A la Coop, il n’y a pas de parking, contrairement à la plupart des supermarchés américains, mais un valet peut vous raccompagner chez vous ou à votre voiture.

    Pas de vigile ici, mais un(e) bénévole qui vérifie les cartes à l’entrée et les tickets de caisse à la sortie. Chacun peut déposer son manteau et son sac en toile (offert par la Coop lors de l’adhésion) dans un casier à l’entrée, histoire de se sentir vraiment comme à la maison.

    Mais attention, la sécurité a dû être renforcée après que «  l’affaire des nounous  » a porté un sale coup à la réputation de l’établissement. Dans ce quartier intello qui n’en finit pas de s’embourgeoiser, certains adhérents à l’emploi du temps trop chargé avaient choisi d’envoyer leur employé de maison bosser bénévolement à leur place – «  Le temps, c’est ce qu’on a de plus précieux  », philosophe Joe Holtz. Désormais, le contrôle à l’entrée se fait sur photo.

    Que du local quoi

    Ici, on trouve des pousses de wasabi et de fougère, du daïkon, treize sortes de champignons… et même, depuis 1991, de la viande (de l’agneau venu d’Australie

     :) au moins, c’est dit !

    Un autre revient sur un documentaire consacré à la gentrification de Brooklyn et réalisé par une des membres de la Coop.

  • Mazurka et pas de bourrée : le bal néo-trad mieux que la boîte de nuit
    http://www.rue89.com/2013/12/27/mazurka-bourree-bal-neo-trad-mieux-boite-nuit-248552
    A Paris l’appréciation doit être en demi-teinte malheureusement car il y a, de ce que j’ai entendu, deux tendances qui se sont séparé un peu et se côtoit peut (comme bcp ailleurs), avec d’un côté le néo-trad qui est ici mis en valeur, et de l’autre les plus traditionnels, ou la tranche d’age est l’inverse de celle indiqué dans cet article. Dommage donc que l’article n’est pas parlé des deux (sans les opposer). Sur Montpellier et alentours, c’est encore différent. Tous les jeunes font les baléti (notre mot occitan) sur montpellier même, car la plupart sont étudiant et n’ont pas de moyen de déplacement, et que montpellier est très cosmopolite (on est pas nombreux de la ville même), et dès que l’on sort de la ville, mais qu’on reste dans la région, le nombre de jeune décroit a une vitesse fulgurante. C’est dommage que le mélange si peut important.
    Je ne ferai pas de remarque sur l’article très parisianiste, ou il faut aller chercher dans les commentaires l’indication que oui, il y a des bals en Bretagne avec la culture bretonne, des baléti en occitani, des danses du Poitou, d’Auvergne, de Gascogne...
    #danse #baléti #trad #néo_trad #bal_folk

  • #Ouganda : ne pas dénoncer un homosexuel devient un délit - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/24/clandestinite-contrainte-kuchus-les-gays-ougandais-248571

    Passibles de prison à vie, les homosexuels ougandais se retranchent dans la clandestinité. Le projet de loi adopté le 20 décembre par le Parlement de ce pays conservateur d’Afrique de l’Est prévoit une peine de quatorze ans de prison pour toute relation homosexuelle, et la perpétuité en cas de récidive.

    Quiconque ayant eu vent de relations homosexuelles dans son entourage et ne l’ayant pas signalé aux autorités dans les 24 heures est aussi menacé de finir derrière les barreaux.

    #homophobie

    Call me Kuchu, un #documentaire bouleversant sur l’#homosexualité
    http://www.arte.tv/fr/call-me-kuchu-un-documentaire-bouleversant-sur-l-homosexualite/6938254,CmC=6935174.html

  • Sud-Soudan : pourquoi la guerre menace le plus jeune Etat d’Afrique

    http://www.rue89.com/2013/12/22/sud-soudan-pourquoi-guerre-menace-plus-jeune-etat-dafrique-248522

    Le tout nouvel Etat du Soudan du Sud, né le 9 juillet 2011 après une longue guerre avec le Nord, est au bord de la guerre civile, avec déjà des centaines de morts, des dizaines de milliers de réfugiés, et un engrenage de la violence que personne ne semble pouvoir stopper. Comment en est-on arrivé là ?

    #soudan_du_sud

  • Pourquoi Giscard n’a pas été invité aux funérailles de Mandela - Le nouvel Observateur

    http://www.rue89.com/2013/12/11/pourquoi-giscard-na-ete-invite-funerailles-mandela-248247

    L’« ex » est amer : « je n’ai pas été invité », a lâché Valéry Giscard d’Estaing à nos confrères du Lab en se rendant à l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris pour signer le livre d’or. A-t-on « oublié » VGE dans ce voyage à Johannesburg de François Hollande ET Nicolas Sarkozy ?

    Réponse : non. C’est faire injure à l’histoire que de considérer que Valéry Giscard d’Estaing aurait eu sa place à la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela, alors qu’il a présidé la France à une époque de collaboration active avec ses geôliers. De surcroît, VGE n’a jamais rencontré le premier président noir de l’Afrique du Sud après sa libération.

    #mandela #griscard #afrique_du°sud #collaboration #apartheid #afrique_australe #mozambique #angola #namibie

  • En bleu les riches, en rouge les pauvres... Faites le test dans votre quartier - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/19/bleu-les-riches-rouge-les-pauvres-faites-test-quartier-248481

    L’association Regards Citoyens attire notre attention sur une visualisation plutôt bien ficelée : les revenus des Français par carrés de 200m de côté...

    La carte se base sur les données de l’Insee, qui publie les revenus « carroyés » des ménages au 31 décembre 2010. Il s’agit des revenus fiscaux, c’est-à-dire de ceux déclarés par les contribuables avant tout abattement ou redistribution. D’autres données sont également disponibles : âge et densité de population.

    Etienne Côme, auteur de cette « data-viz », travaille à l’Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR) :

    « Pour les revenus, on constate l’“effet ville” et la richesse du littoral. En visualisant le lieu de résidence des plus âgés, on s’aperçoit qu’ils ont tendance à vivre près des parcs. »

    Vue dans son intégralité, la France est découpée en carré de 4km2 : en bleu les riches, en rouge les pauvres. En zoomant, le niveau de finesse atteint les carrés de 200m de côté. Avec une réserve tout de même : pour respecter la confidentialité des déclarations fiscales, l’Insee élargit le périmètre lorsque l’on y trouve moins de onze ménages.

    Les inégalités deviennent dès lors bien visibles. Par exemple, ci-dessous, en région parisienne, la coupure entre les villes riches du Sud-Ouest et les communes désargentées de la Seine-Saint-Denis.....

    #économie
    #inégalités

  • Toutes ces fois où le Rafale a failli être vendu à l’export - Aéronautique - Défense
    http://www.usinenouvelle.com/article/toutes-ces-fois-ou-le-rafale-a-failli-etre-vendu-a-l-export.N210348

    [ACTUALISÉ] - L’état-major de l’armée de l’air indienne aurait enfin trouvé un accord avec Dassault Aviation autour des offsets liés à l’achat de 126 avions de combat Rafale. Une étape décisive, qui entérinerait une signature officielle du contrat avant mars 2014. Soit plus de deux ans après l’ouverture des négociations exclusives entre l’Inde et Dassault, pendant lesquels le Rafale n’a cessé d’être acheté... sans vraiment être vendu. Le Brésil a décliné l’offre de Dassault Aviation en faveur du Gripen de Saab le 18 décembre 2013.
    Actualisation : Le Brésil a annoncé le 18 décembre sa décision d’attribuer le contrat FX2 pour le renouvellement de sa flotte d’avions de combat au suédois Saab, avec son Gripen NG. Dans un communiqué, Dassault Aviation a regretté que Brasilia ne choisisse pas le Rafale après avoir concédé des « transferts de technologies sans restriction », des « partenariats scientifiques, techniques et industriels » exigés par l’appel d’offre.
    Dassault Aviation n’a pas encore officiellement confirmé l’information de Reuters selon laquelle un accord aurait été trouvé avec l’Inde sur les offsets du contrat MRCA prévoyant la fourniture de 126 avions de combat Rafale. Le champagne n’a peut-être même pas été débouché au siège de l’avionneur à Saint-Cloud, en région parisienne.
    Car depuis sa mise en service, en 2001, le Rafale garnit certes les rangs de l’armée française, mais pas encore ceux de forces aériennes étrangères. Il a pourtant déjà été maintes fois « en bonne place », « favori », « sur le point d’être choisi » et même « vendu ». Si, en Inde, le chemin est certes long et tortueux vers l’aboutissement des négociations, l’appel d’offres du Brésil pour 36 avions de combat ne cesse d’être reporté et le Qatar ne semble pas prêt à se décider. Pourtant, dans la loi de programmation militaire 2014-2019, Paris mise sur deux contrats à l’export du Rafale d’ici 2019.

    1-LE RAFALE A DÉJÀ ÉTÉ VENDU QUATRE FOIS EN INDE...
    Le 31 janvier 2012, l’Inde entre en négociations exclusives avec Dassault pour l’achat de 126 avions de combat Rafale, dans le cadre de la compétition MRCA. A l’époque, le gouvernement Fillon espère finaliser le contrat « dans les six à neuf mois ». Un pronostic alors partagé par Eric Trappier, le directeur général International chez Dassault Aviation devenu PDG depuis, dans une interview aux Echos.
    Pourtant, en octobre 2012, le Rafale n’est toujours pas officiellement vendu. En novembre, l’ambassadeur indien en France Rakesh Sood affirme que la signature du contrat interviendra au premier semestre 2013, avant la fin du mois de mars et la clôture de l’année fiscale indienne.
    Mais en février 2013, il semble clair que l’Inde ne signera pas avant la clôture de son budget. Au ministère indien de la Défense, on parle alors de juillet. L’accord sur les offsets, les contreparties et transferts technologiques exigées par l’Inde pour fabriquer le Rafale sur son territoire après la réception des 18 premiers appareils embourbe les négociations. Après l’échéance initiale de 2013, l’hypothèse d’une signature en 2014 est dès lors prudemment avancée par les différentes parties.
    Le 17 octobre, la Confédération de l’industrie indienne laisse entendre que l’état-major de l’armée de l’air aurait trouvé un accord avec Dassault Aviation autour des offsets, ce qui entérine une signature officielle du contrat avant mars 2014.

    2... DEUX FOIS AU BRÉSIL...
    Le 1er octobre 2008, le Brésil retient, entre autres, le Rafale pour la compétition F-X2 portant sur l’acquisition de 36 avions de combat. Dès 2009, l’avion français apparaît comme favori grâce au transfert de technologie consenti par Dassault Aviation et d’affinités géopolitiques.
    Début 2010, la décision n’est toujours pas prise par le Brésil, essentiellement pour des motifs politiques. La France avance pourtant une prise de décision au premier semestre 2010. Le président brésilien Lula lui-même annonce qu’il rendra son verdict « avant la fin de son mandat », soit le 1er janvier 2011, avant de se raviser quelques mois plus tard pour laisser la décision entre les mains de la nouvelle chef d’Etat, Dilma Roussef.
    Attendu pour le printemps 2011, le choix est finalement reporté à « début 2012 ». Pire, des voix font entendre en sous-main que la nouvelle présidente brésilienne préfère le F-18 Super Hornet de Boeing au Rafale français. Depuis, le Brésil ne cesse de reporter sa décision, de la fin 2012 à la mi-2013, pour des raisons économiques.

    3... ET UNE FOIS AU QATAR
    En janvier 2011, le Qatar entame une évaluation technique de candidatures comprenant le Rafale pour l’achat de 24 à 36 appareils. Par trois fois en dix-huit mois, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian s’est fait le VRP de Dassault Aviation dans le pays arabe pour appuyer la candidature du Rafale. Le 9 octobre, il a assuré que l’industriel était « en bonne position ».
    Avant de trouver une issue au Brésil et au Qatar, la saga Rafale connaîtra encore de nombreux rebondissements. En Inde, l’affaire est bouclée et devrait déboucher sur une signature définitive en mars 2014... jusqu’au prochain épisode ?

    #Aéronautique
    #Défense
    #Rafale
    #Dassault-Aviation

  • Vivre sans argent en France, pas si difficile que ça
    http://www.rue89.com/2013/12/18/vivre-sans-argent-france-si-difficile-ca-248258

    Selon cet économiste, il est évident qu’une économie basée sur le don est la suite logique pour l’être humain. Quelques conditions subsistent cependant. Notre économie de marché doit se convertir en économie de partage, transition nécessaire à l’économie de don. Cette conversion doit être globale pour fonctionner et n’est plausible que si le système économique et social est morcelé en milliers de communautés d’environs 200 habitants.

  • TVA sur la presse en ligne : l’Etat attaque, Médiapart crie à la vendetta - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/18/tva-presse-ligne-letat-attaque-248426

    Parlons un peu de nous, pour changer. « L’Etat s’attaque à la presse en ligne » titre un éditorial d’Edwy Plenel dans Mediapart. De quoi s’agit-il ? De notre vieux contentieux fiscal sur la TVA. Le contentieux d’un certain nombre de médias en ligne (dont en première ligne @si) avec le fisc, nous vous en entretenons depuis des années.

    S’appuyant sur une interprétation de la loi qui date de la fin des années 90, avant même la création de médias en ligne, l’Etat considère que les « pure players » sont redevables sur leurs abonnements d’un taux de TVA à 19,6%. Ces mêmes pure players, réunis dans le Spiil, revendiquent l’égalité avec les médias imprimés. Ils ont pour eux un certain nombre d’arguments.

    Mediapart, Indigo, TerraEco... et @si

    Qu’on le lise en ligne ou sur papier, un article est un article. Son caractère d’intérêt public est identique. Un certain nombre de ces « pure players » (dont bien sûr @si) ont adopté un modèle économique ne reposant que sur la contribution de leurs abonnés, sans accepter un centime de subvention publique, dont la presse traditionnelle est vorace. Il est donc particulièrement paradoxal qu’ils soient pénalisés.

    Que dit le pouvoir ? Sa bouche et ses mains ne disent pas la même chose. Bouche d’or, il ne cesse de proclamer son plein accord avec les médias en ligne. Dernière en date, la ministre Aurélie Filippetti, qui vient de promettre l’alignement de la TVA pour 2014 (applicable dans le budget 2015). Mais de l’autre main, le même gouvernement, depuis trois ans, contrôle et redresse imperturbablement @si. Jusqu’à présent, nous étions seuls à jouir de ce peu enviable privilège. C’est fini. Le même jour, trois contrôles fiscaux sont annoncés chez trois membres fondateurs du SPiil, Mediapart, Indigo et TerraEco. Bienvenue au club !

    Depuis trois ans, donc, nous sommes redressés. De recours en contestation, nous avons jusqu’à présent évité de payer, mais en donnant au fisc la garantie d’un nantissement du fonds de commerce. Soyons clairs : si nous devions verser au fisc le montant des redressements réclamés sur les trois derniers exercices, cela nous condamnerait soit à un relèvement substantiel du tarif des abonnements (solution à laquelle nous nous refusons), soit à la fermeture à brève échéance.

    Une vendetta politique de Bercy ?

    Mais alors, quelle est notre stratégie, depuis trois ans ? Attendre que le législateur et le gouvernement tiennent enfin parole, et accordent à la presse en ligne le même taux de TVA qu’à la presse papier. Et ensuite, cette parole tenue, exiger la remise totale des sommes indûment réclamées.

    L’offensive d’aujourd’hui change à l’évidence la donne. Reste à l’interpréter. S’agit-il d’une vendetta politique, comme le sous-entend l’éditorial de Plenel ? Peut-être. Ne soyons pas naïfs. L’arme du contrôle fiscal a maintes fois été utilisée, dans le passé, pour intimider des médias indociles. Sauf que là, les pure players ont agi au grand jour. Ils n’ont rien à redouter, et tout à espérer de la lumière. Si c’est une vendetta politique de Bercy, par exemple « pour venger Cahuzac », elle est donc non seulement insupportable, mais particulièrement stupide. C’est le pouvoir, qu’elle fera passer pour liberticide.

    Compter sur nous-même et sur vous

    Il est donc plus vraisemblable qu’il s’agisse d’autre chose. Mais quoi ? On ne sait pas. Pas encore. Pourquoi ce zèle soudain ? Pourquoi cette brutalité ? (Les contrôles de Mediapart et d’Indigo ont été signifiés par huissier. Pour notre part, nous n’avons jamais eu droit à ce zèle particulier). Mystères. Mais on saura, puisque tout finit par se savoir.

    En tout état de cause, l’affaire est maintenant portée avec éclat devant l’opinion publique. Que faire ? Ne comptons pas trop, pour nous soutenir, sur la presse traditionnelle, que l’on entend grincer des dents devant le succès des pure players. Ne comptons que sur nous-même. Et sur vous : pétitionner, interpeller nos députés et nos sénateurs dans leurs circonscriptions, les moyens sont nombreux de faire entendre votre attachement à une presse libre. Reste à les inventer. Nous allons nous y employer.

    #TVA
    #presse-en-ligne
    #Daniel-Schneidermann
    #@arrêt-sur-images

  • Fin de vie : on n’avait jamais vu Aphatie écouter une écolo avec autant d’attention - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/17/fin-vie-navait-jamais-vu-aphatie-ecouter-ecolo-autant-dattention-248392

    Pas de caméras, pas de journalistes, pas de débats publics : après s’être réunie quatre week-ends de suite, après avoir entendu des experts désignés par le Comité national d’éthique (et d’autres de leur propre choix), la conférence citoyenne a préconisé de permettre aux patients en fin de vie, ou atteints d’une maladie grave et irréversible, le suicide médicalement assisté. S’agissant des malades incapables d’exprimer une volonté, les citoyens, s’ils ont refusé d’ouvrir un droit général à l’euthanasie, préconisent une « exception d’euthanasie ». Cet avis tranche radicalement avec la plupart des avis jusqu’ici émis par « les experts », et autres « Sages » (est-ce d’ailleurs un hasard, si cet avis « citoyen » retire du pouvoir au médecin, au juge et au législateur, pour le transférer... aux citoyens ?)

  • Impossible d’être efficace au boulot dans les heures qui suivent un réveil forcé - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/17/impossible-detre-efficace-boulot-les-heures-suivent-reveil-force-248401

    selon des neuroscientifiques, le cerveau met à peu près quatre heures pour être au maximum de son potentiel. Conséquence logique : on ne peut pas être efficace au boulot dans les heures qui suivent un réveil forcé.

    « Désolé chef, repassez à 11h, mon cerveau est en phase de démarrage »

  • Jouets pour enfants : quelques chiffres pour mesurer le sexisme - Le nouvel Observateur
    http://www.rue89.com/2013/12/14/jouets-enfants-quelques-chiffres-mesurer-sexisme-248340

    « En mettant en scène un univers extrêmement genré et stéréotypé, les spécialistes du jouet sont un des rouages de l’intériorisation des inégalités femmes-hommes. Ainsi, à la lecture des catalogues de Noël, non seulement certaines dichotomies seraient aussi genrées qu’irréconciliables (intérieur/extérieur, sécurité/danger ou coopération/compétition) mais garçons et filles n’auraient pas les mêmes potentiels. »

    #sexisme #stéréotypes

  • D’anciens #soldats israéliens parlent : « Il frappe un Arabe et je ne fais rien »

    Une association israélienne recueille et publie des #témoignages de #soldats qui dénoncent « l’#occupation » dans les Territoires. Les textes, parfois violents, sont percutants. Rue89 en publie quatre.

    http://www.rue89.com/2013/12/15/danciens-soldats-israeliens-parlent-frappe-arabe-fais-rien-241316

    #Israël #Palestine #territoires_occupés #récits